
Yannick Jadot mène la guerre contre Total, il faudra cesser d’importer le pétrole et le gaz russe, Biden le remercie il pourra vendre son gaz de schiste plus cher et bousiller la planète comme ils disent . Et c’est plus cher…
Depuis 2005, les Etats-Unis se sont lancés corps et âme dans la ruée vers le gaz de schiste et l’exploitation de ces hydrocarbures dits “non conventionnels” grâce à la technologie de la fracturation hydraulique, le fracking. Le développement de cette production a permis aux Etats-Unis de retrouver son indépendance énergétique et même de devenir le premier producteur de gaz au monde. Mais, la fracturation hydraulique suscite de plus en plus d’inquiétude : cette révolution énergétique n’est pas sans conséquences pour l’environnement et la santé. Si le gaz de schiste rejette moins de CO2 dans l’atmosphère que le charbon, son extraction demande des quantités d’eau colossales, afin d’injecter de nombreux composants chimiques dans les sols pour en extraire le gaz.
En quelques années, les États-Unis sont devenus les rois du pétrole. L’Energy Information Administration (EIA) table sur une moyenne de 12,45 millions de barils produits par jour en 2019 et 13,38 en 2020. « La production américaine de pétrole est 2,5 fois plus importante qu’en 2008 », calcule Daniel Yergin, de la société de consulting IHS. Si bien que le pays est devenu le premier producteur mondial, devant la Russie et l’Arabie saoudite.
La production de gaz naturel a elle aussi connu son plus haut niveau en 2018, en hausse de 11% par rapport à 2017, elle-même déjà une année record, selon l’EIA. Le sous-secrétaire d’État à l’énergie a d’ailleurs trouvé un nouveau nom pour désigner cette ressource qui a vocation à s’exporter : le « freedom gas » (« gaz de la liberté »). Selon la Commission européenne, les exportations de gaz naturel liquide américain vers l’Europe ont augmenté de 272 % depuis juillet 2018.
https://reporterre.net/L-exploitation-du-gaz-de-schiste-devaste-les-Etats-Unis
Les défenseurs de l’environnement dénoncent, eux, ses conséquences ravageuses : destruction des paysages, pollution des eaux, séismes locaux, émission de gaz à effet de serre… Ce nouvel eldorado a, aussi, un coût pour la santé (cancers, naissances prématurées, impacts sur le système nerveux et respiratoire…) puisque 17 millions d’Américains vivent désormais à moins de 1,6 kilomètre d’un puits de gaz ou de pétrole.En Pennsylvanie, comme dans d’autres États, les forages dégradent les forêts, les plaines ou les terres agricoles. Ecoflight
Pennsylvanie, Texas, Dakota du Nord… Les paysages de plusieurs États ont été défigurés par les forages. Une étude publiée dans la revue Science en 2015 estimait déjà que des millions d’hectares de Grandes Plaines des États-Unis et du Canada étaient « en train d’être transformés en paysages industrialisés ». « C’est l’échelle de cette transformation qui est importante, car l’accumulation de la dégradation des terres peut avoir un impact à l’échelle continentale qu’on ne peut pas détecter lorsqu’on se focalise sur une seule région », écrivent les auteurs. Ils font état d’une « perte directe de végétation » au profit, par exemple, de la construction de routes d’acheminement d’hydrocarbures. Entre 2000 et 2012, c’est l’équivalent de plus de la moitié du pâturage annuel sur les terres publiques gérées par le Bureau de gestion du territoire américain (Bureau of Land Management) qui a disparu. Sur les terres agricoles, la perte est équivalente à 120,2 millions de boisseaux de blé, soit environ 6 % du blé produit en 2013 dans le Midwest. Les auteurs ont également estimé les conséquences sur la vie sauvage : voies migratoires chamboulées, comportement et mortalité de la faune modifiés, plantes invasives encouragées à s’implanter.
Autre coût environnemental : la pollution des eaux, engendrée par la technique utilisée depuis la fin des années 1990 pour extraire le pétrole et le gaz de schiste, appelée fracturation hydraulique (ou fracking). Pour briser la roche enfouie sous terre, il faut une quantité phénoménale d’eau et de produits chimiques injectés à forte pression. Le pompage sur place de cette ressource ou son importation depuis des lacs ou des rivières d’autres États menace les réserves d’eau potable. Des fuites risquent de polluer les nappes phréatiques, et le stockage des eaux usées ainsi que leur transport sont eux aussi des sources de pollution potentielle. Le problème n’a fait qu’évoluer avec le temps. Une étude publiée dans Sciences Advances a conclu que les entreprises de forage ont utilisé 770 % d’eau supplémentaire par puits entre 2011 et 2016. Conséquence : une augmentation de 1 440 % d’eaux usées toxiques relâchées.
Les émissions de méthane (95 % du gaz naturel) sont également montrées du doigt. Ce gaz à effet de serre est en effet 25 fois plus puissant que le CO2. Or les experts estiment qu’environ 4 % du méthane libéré lors du forage s’échappe dans l’atmosphère. Dans la formation de schiste de Barnett, au Texas, les émissions de méthane ont été 50 % plus importantes qu’estimées par l’EPA. La fracturation hydraulique et les infrastructures qui l’accompagnent contribuent à la grande majorité des émissions de méthane dans la région, note le même rapport.
https://reporterre.net/L-exploitation-du-gaz-de-schiste-devaste-les-Etats-Unis
Profitant de l’envolée des cours et des menaces d’embargo sur la Russie, la production américaine de pétrole et de gaz de schiste est repartie à la hausse. Elle pourrait atteindre des niveaux records en 2023.
Mais même les prévisions les plus optimistes ne donnent pas une augmentation de la production pétrolière américaine de plus de 3 millions de barils par jour en trois ans.
Yannick Jadot est bizarre il a obtenu l’interdiction de la production du gaz de schiste en France . Bon il est pour le charbon , contre le nucléaire et pour les voitures à charbon
























