Les vrais gaullistes souverainistes d’aujourd’hui applaudissent souvent (ou tolèrent) l’alliance Le Pen–Orbán : ils y voient une Europe des nations contre Bruxelles et Washington.
Le gaullisme historique (indépendance nationale forte, critique de l’OTAN à l’époque, Europe des nations, État fort, etc.) est aujourd’hui revendiqué par plusieurs camps :
Une partie du RN / Marine Le Pen (qui se présente comme « gaulliste souverainiste »).
Des souverainistes purs (Dupont-Aignan, etc.).
Et une frange de LR qui se dit encore gaulliste.
Les Russes avaient aussi acheté de Gaulle ????
Les critiques contre Orban sont celles des atlantistes de Glucksmann à Retailleau en passant par Lisnard
23 mars 2026 : Le Washington Post publie un article affirmant que Péter Szijjártó appelle régulièrement son homologue russe Sergueï Lavrov pendant les pauses des réunions du Conseil de l’UE à Bruxelles. Il lui transmettrait en « temps réel » les discussions confidentielles entre les 27. Un responsable européen anonyme déclare : « Depuis des années, la Russie est en quelque sorte présente à chaque réunion de l’Union européenne. » Réaction immédiate d’Orbán (le même jour) : Il dénonce « la mise sur écoute d’un membre du gouvernement » comme « une attaque grave contre la Hongrie ». Il annonce avoir demandé au ministre de la Justice d’ouvrir une enquête immédiate. Sur Facebook, il parle d’une opération visant à déstabiliser la Hongrie avant les élections législatives du 12 avril 2026.
Selon Orbán et Szijjártó, le numéro de téléphone du ministre aurait été transmis aux services ukrainiens (SBU) par une journaliste hongroise d’investigation. Des enregistrements auraient été réalisés. Szijjártó dit avoir été « choqué » d’apprendre que ses conversations étaient interceptées. Des médias pro-Orbán parlent d’une opération coordonnée avec l’opposition (Péter Magyar / Tisza) et Kiev pour faire tomber le gouvernemen
Orbán présente l’UE comme une menace pour la souveraineté hongroise et pour la paix :
Il accuse Bruxelles de vouloir le « remplacer » via un comPlot impliquant l’opposition hongroise (notamment Péter Magyar et son parti Tisza,
Il affirme que l’UE, et non la Russie, est la « véritable menace » pour la Hongrie, surtout à l’approche des élections législatives d’avril 2026. fr.euronews.com
Il qualifie certaines décisions européennes (accélération de l’adhésion de l’Ukraine, utilisation d’actifs russes gelés, etc.) de « déclaration de guerre » contre la Hongrie. politico.eu
Il se pose en défenseur de la paix : la Hongrie refuse d’envoyer des armes ou des soldats en Ukraine et veut rester en dehors d’une « coalition européenne de la guerre ».
Hier (23 mars), Marine Le Pen s’est rendue à Budapest pour l’Assemblée des Patriotes pour l’Europe (rassemblement des droites nationales).Elle a apporté son soutien explicite à Viktor Orbán avant les législatives hongroises du 12 avril 2026. Elle l’a qualifié d’« ami », de « visionnaire » et de « pionnier ». Elle a approuvé les veto hongrois sur l’aide à l’Ukraine (« bonne décision ») et dénoncé la « guerre de Bruxelles » contre les patriotes.
Le Pr. Didier Raoult a défendu dès 2020 l’utilisation de l’hydroxychloroquine (HCQ), souvent en association avec l’azithromycine, pour le traitement précoce du COVID-19, affirmant qu’elle réduisait la charge virale et les hospitalisations.
Le Pr. Raoult avait raison sur le fait que l’HCQ n’était pas « inutile » dans tous les contextes — les données les plus récentes (2024) de COPCOV et méta-analyses montrent un bénéfice en prophylaxie précoce ou traitement très précoce Raoult a été validé partiellement par ces tardifs résultats Oxford
Le Pr. Raoult avait raison. L’HCQ réduit le risque de COVID-19 lorsqu’elle est utilisée en prophylaxie ou en traitement précoce (le traitement tardif et un dosage excessif peuvent augmenter le risque). Le plus grand essai clinique randomisé (ECR) HCQ/CQ (Oxford COPCOV) montre une réduction de 57 % des cas symptomatiques de COVID-19 PCR positifs (p = 0,0002).
Les auteurs d’Oxford ont également inclus une méta-analyse de 8 ECR confirmant une réduction significative des cas symptomatiques PCR+. https://c19early.org/schilling3.html Ce résultat a été retenu pendant plus de 800 jours jusqu’à la fin 2024. L’ECR Oxford PRINCIPLE montre une récupération significativement plus rapide chez les patients ambulatoires. https://c19early.org/hobbs2.html Ce résultat a été retenu pendant plus de 5 ans jusqu’en 2025.
COPCOV (Oxford, Schilling et al., PLOS Medicine, septembre 2024) : Cet essai randomisé en double aveugle (le plus grand pour la prophylaxie pré-exposition) a inclus 4 652 participants (principalement soignants ou exposés). Il a testé HCQ ou chloroquine (CQ) vs placebo pendant ~3 mois.
Cependant, les auteurs rapportent une réduction plus marquée pour les infections respiratoires toutes causes (majoritairement SARS-CoV-2) : RR 0.61 (p = 0.009), et moins de jours perdus au travail. Leur méta-analyse préspécifiée de tous les ECR de prophylaxie pré-exposition (incluant COPCOV + 11 autres) conclut à un bénéfice modéré contre les cas symptomatiques : RR 0.80 (IC 95 % 0.71-0.91, p < 0.001). . L’essai a été retardé par les controverses initiales et la vaccination, et n’a pas atteint la taille prévue (initialement 40 000 participants). L’HCQ/CQ était bien tolérée, sans SAE liés au médicament.
Avant l’ECR Oxford COPCOV, l’efficacité prophylactique a été démontrée par deux ECR américains en 2021 : « The HERO-HCQ and COVID PREP studies are compared in Supplemental Table 3. Pooling the main results using the Mantel-Haenszel method resulted in an estimate of the common odds ratio of 0.74 (95% CI 0.55 to 1.00) with a p-value of 0.046 » https://c19early.org/naggie.html
Tout le dispositif de promotion d’Édouard Philippe tend à instiller, d’en haut, l’idée d’une compétence exceptionnelle. Malgré un bilan de merde et un intérêt limité du public, les médias imposent de manière lancinante cette perception. pic.twitter.com/Pq7cdKPbC7
Épidémie de méningite B au Royaume-Uni : on soupçonne l’émergence souche hautement pathogène issue du laboratoire national de recherche sur le méningocoque
Méningite induite par la vaccination L’examen clinique et paraclinique des patients atteints de méningite a révélé que parmi les 23 patients, 73,9% et 21,7% étaient vaccinés respectivement par ARNm et par vecteur viral. Maintenant vous le savez… https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC11468859/
LE COLLECTIF 🅻🅴 🅲🅾🅻🅻🅴🅲🆃🅸🅵 🇫🇷 @tatiann69922625 · 20h Hypothèse de travail !
ÉPIDÉMIE DE MÉNINGITE EN ANGLETERRE
Quelles pourraient en être les causes ? Examinons les données disponibles
« Accumulation de protéine Spike du SARS-CoV-2 dans l’axe crâne-méninges-cerveau : implications potentielles pour les complications neurologiques à long terme après une infection au COVID-19 [ou la vaccination]
Résumé succinct L’accumulation de la protéine Spike du SARS-CoV-2 dans l’axe crâne-méninges-cerveau présente des mécanismes moléculaires potentiels et des cibles thérapeutiques pour les complications neurologiques dans le COVID-19 de longue durée [ou le vaccin]
De plus, nous avons observé la présence de protéine Spike dans le crâne de personnes décédées longtemps après leur infection au COVID-19 [ou leur « vaccination »], ce qui suggère que la persistance de la protéine Spike pourrait contribuer à des symptômes neurologiques à long terme. »
Zhouyi Rong, Hongcheng Mai, Saketh Kapoor, Victor G. Puelles, Jan Czogalla, Julia Schädler, Jessica Vering, Claire Delbridge, Hanno Steinke, Hannah Frenzel, Katja Schmidt, Özüm Sehnaz Caliskan, Jochen Martin Wettengel, Fatma Cherif, Mayar Ali, Zeynep Ilgin Kolabas, Selin Ulukaya, Izabela Horvath, Shan Zhao, Natalie Krahmer, Sabina Tahirovic, Ali Önder Yildirim, Tobias B. Huber, Benjamin Ondruschka, Ingo Bechmann, Gregor Ebert, Ulrike Protzer, Harsharan Singh Bhatia, Farida Hellal, Ali Ertürk
« Entre 1990 et 2010, 722 cas de méningite ont été signalés aux États-Unis 🇺🇸 à la suite d’une vaccination. Dans 415 cas (57,5 %), la méningite s’est déclarée dans les six semaines suivant la vaccination, et dans 327 cas (45,2 %), dans les deux semaines. »
conférence de l’American Academy of Neurology, publié dans Neurology (volume 78, supplément 1, abstract P03.243).Voici les détails clés extraits de l’abstract original :Période étudiée : 1990–2010. Source des données : Vaccine Adverse Event Reporting System (VAERS), système passif de surveillance post-commercialisation géré par le CDC et la FDA aux États-Unis. Il collecte des signalements d’événements indésirables possibles après vaccination (mais ne prouve pas la causalité). Nombre total de cas signalés de méningite après vaccination : 722 cas (âge moyen 9,3 ans, extrêmes 0,1 à 74,7 ans). Délai d’apparition :Dans les 6 semaines suivant la vaccination : 415 cas (57,5 %). Dans les 2 semaines : 327 cas (45,2 %) (lorsque la date de vaccination est connue).
Gravité : Hospitalisation dans 549 cas (76 %) ; invalidité rapportée dans 50 cas (6,9 %). Vaccins les plus fréquemment associés (certains cas peuvent impliquer plusieurs vaccins) :Haemophilus influenzae b : 314 cas (43 %) Hépatite B : 115 cas (15,9 %) Polio oral : 114 cas (15 %) DTP : 104 cas (14,4 %) DTaP : 89 cas (12,3 %) Pneumococcique conjugué (PCV7) : 88 cas (12,1 %) ROR (MMR) : 84 cas (11,6 %) Polio inactivé (IPV) : 67 cas (9,2 %)
Les auteurs concluent que « la distribution inégale des signalements de méningite dans les 6 premières semaines après la vaccination suggère la possibilité que certains cas puissent être déclenchés par la vaccination ».
Risque de méningite aseptique après vaccination ROR Publié en 1993 Citation “Sudden And Unexpected” @toobaffled · 21 mars The risk of aseptic Meningitis after the MMR vaccine. The link is to the full scientific paper. It was published in the Lancet in 1993.
Regardez attentivement cette image. Un parasite – paré de médailles qu’il n’a pas méritées – se nourrissant du travail et de la réputation d’autrui, désormais épuisé aux pieds de ceux qu’il cherchait à discréditer : la meute du réseau PubPeer et de ses attaques « PubSmear ». Les dégâts sont réels. Le silence est bien réel. Et le système qui l’a permis est mis à nu.
PubPeer reste un outil controversé — anonymat permet des abus PubPeer et ses contributeurs (comme Elisabeth Bik, souvent visée) sont dépeints de plus en plus comme des « parasites » opportunistes qui se nourrissent de la réputation des vrais scientifiques pour se faire de la notoriété (conférences payées, prix « integrity », etc.). Le narratif accuse un « PubSmear Mob » (mob de diffamation PubPeer) d’orchestrer harcèlement, censure sur PubPeer même, et protection d’un cercle interne.
@SciGuardians ,@Prof_Chabriere ,@tatianni69922625 accusent Bik d’être une « harceleuse », liée à des « réseaux » (Arnold Foundation, Epstein , et de faire partie d’un « PubSmear mob » (diffamation via PubPeer). Ils publient des vidéos et threads montrant les vrais rôles (Bik comme fraudeuse, Raoult comme victime).
Thomas Südhof, neuroscientifique à Stanford et lauréat du Nobel de Physiologie/Médecine 2013, a effectivement été très critiqué sur PubPeer depuis 2022-2023.
Selon les déclarations de John Ioannidis lui-même dans des interviews (notamment une vidéo relayée en 2025-2026), il affirme avoir reçu des menaces de mort très courantes pendant la pandémie, non seulement contre lui, mais aussi contre tous les membres de sa famille. Il décrit un environnement « toxique » où les attaques étaient inimaginables, au point que de nombreux scientifiques compétents en épidémiologie ont préféré se taire par peur d’être « anéantis », de voir leur carrière détruite, ou pire. Il dit mot pour mot : « Death threats were very commonplace. […] Of course [to me]. I think both myself and every single member in my family, we were attacked in ways that I could never have imagined… » Et il ajoute que cela a conduit beaucoup d’experts à abandonner le débat, laissant le champ à des non-spécialistes
.Ces propos reviennent dans plusieurs sources (interviews, podcasts, articles rétrospectifs sur la polarisation autour des politiques COVID). Ioannidis, connu pour ses critiques précoces des confinements généralisés (dès mars 2020, il soulignait le manque de données fiables et estimait que les mesures pouvaient causer plus de tort que le virus dans certains contextes), a été très attaqué, accusé de minimiser la menace, et a vu sa réputation remise en cause par une partie de la communauté scientifique.
Concernant Thorp il a défendu dans ses éditoriaux les mesures comme les confinements et les masques (par exemple en 2020-2022, en critiquant les sceptiques et en soutenant des figures comme Anthony Fauci). Des posts récents (2026) lui reprochent d’avoir contribué à normaliser un climat hostile envers les dissidents comme Ioannidis, tout en admettant plus tard (dans un éditorial de février 2026) que beaucoup d’Américains voient désormais les confinements comme « évitables », alimentant la défiance envers la science – sans, selon ses critiques, assumer sa part de responsabilité
@tatiann69922625 Les personnes ayant promu ce désastreux médicament devraient être traînées devant les tribunaux ! 🤬
Des études cliniques confirment un risque accru de complications graves liées à la COVID-19, d’insuffisance rénale aiguë, de lésions hépatiques et de troubles cardiaques lors d’un traitement au remdesivir.
Le remdesivir est un analogue nucléosidique qui interfère avec la réplication de l’ARN et peut entraîner une toxicité mitochondriale et organique. Une méta-régression portant sur la durée du suivi montre une augmentation de la mortalité à mesure que le suivi s’allonge : les effets antiviraux pourraient être contrebalancés par des effets secondaires graves.
La méta-analyse des études menées à ce jour montre un risque accru, mais la plupart des études ne rendent compte que d’un suivi à court terme. Le bilan réel pourrait être plus lourd en termes de morbidité et de mortalité à long terme. Détails : http://c19early.org/smeta.html
un diagramme de dispersion (ou plot de type forest/scatter) résumant les effets groupés (pooled effects) issus de méta-analyses sur de nombreux traitements contre la COVID-19.Description du graphiqueAxe horizontal (X) : Risque relatif (Relative Risk, RR). Valeurs < 1 : risque réduit (bénéfice du traitement). Valeur = 1 : pas d’effet. Valeurs > 1 : risque accru (préjudice).
La ligne verticale à 1 est la zone de neutralité. Cercles bleus : Résultats d’études individuelles (taille souvent proportionnelle au poids ou à la taille de l’étude). Losanges/triangles : Effets groupés (pooled) avec intervalles de confiance. Points rouges : Souvent indiquent un risque accru ou un manque de bénéfice. Côté gauche (« Lower risk ») : Traitements favorables. Côté droit (« Increased risk ») : Traitements défavorables ou neutres.
Traitements affichés et leurs positions principales (selon l’image et les données du site en mars 2026)Ivermectine (en haut) : De nombreux cercles bleus regroupés à gauche de 1, avec effet groupé favorable (autour de 0,4–0,6 RR dans les analyses similaires du site). Le site rapporte une réduction globale du risque de 60 % sur 106 études (>220 000 patients), dont 47 % pour la mortalité, 52 % dans les essais randomisés contrôlés (RCT), 61 % en traitement précoce et 84 % en prophylaxie. Autres traitements à gauche (bénéfice apparent) :Vitamine D, Mélatonine, Metformine, Zinc, HCQ (hydroxychloroquine), Vitamine C.
Mixtes ou neutres : Régime alimentaire (Diet), Alcalinisation, PVP-I (povidone-iode). À droite (risque accru, souvent en rouge) :Remdesivir (mis en évidence avec notes comme « worse longer follow-up » → pire avec suivi prolongé) : Risque accru de mortalité, lésions rénales/hépatiques, troubles cardiaques. Acétaminophène (paracétamol), Inhibiteurs de pompe à protons (PPIs), Cannabidiol (intervalle large), Molnupiravir (noté « mutagenic teratogenic » → mutagène et tératogène), Paxlovid (notes sur refus d’essais indépendants), Plasma convalescent.
Autres : Regdanvimab (plus neutre/mixte).
Légende et contexte du site (mars 2026)La légende (en français dans l’image) indique :Il s’agit d’un diagramme de dispersion présentant les résultats dans le contexte de plusieurs traitements contre la COVID-19. Les losanges représentent les résultats de méta-analyses à effets aléatoires. Seulement 0,5 % des plus de 11 000 traitements proposés ont montré une efficacité révélée (avec ≥3 études ou plus de 131 ? – possible référence cumulative).
Le site c19early.org (ex-c19ivm.org) est une agrégation indépendante en temps réel de méta-analyses, gérée par Covid Analysis (associée à des défenseurs de médicaments repurposés/low-cost). En mars 2026 :Plus de 6 400 études analysées sur 216 traitements. Accent sur les traitements précoces/low-cost (ivermectine, vitamine D, etc.) montrant des réductions de risque >25–60 %. Critique des traitements coûteux (remdesivir ~$3 120, Paxlovid ~$1 300) et de la censure médiatique (98 % des études positives low-cost censurées selon le site). Adoption de l’ivermectine dans 24 pays ; protocoles combinés (ex. : ivermectine + doxycycline + vitamines) montrant une mortalité très basse (0,1 % vs 6,2 % en late treatment).
Pourquoi avons-nous accepté de signer une auto-attestation pendant la crise sanitaire de 2020 ? Comment la peur s’est-elle propagée au point de justifier un conditionnement social sans précédent ? Comment comprendre l’enchaînement des décisions prises à l’échelle individuelle et collective qui continuent à marquer nos modes de communication ? Emmanuel Carré propose une analyse communicationnelle rigoureuse de cette période en relisant les auteurs des sciences de l’information et de la communication, de la psychologie sociale et de l’anthropologie. Une préface documentée de Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS, complète ce décryptage des processus systémiques à l’œuvre. Avoir question à tout : une posture nécessaire pour comprendre les fondements et les enjeux de la communication et du pouvoir à l’ère numérique et pour cultiver un esprit critique plus que jamais nécessaire.
Emmanuel Carré mène depuis une trentaine d’années une double carrière d’enseignant-chercheur et de directeur d’écoles ou de programmes dans des écoles de commerce ou de communication.
Diplômé en gestion (DESCAF et DEA), il est également titulaire d’un doctorat en sciences de l’information et de la communication.
Il a publié une douzaine d’ouvrages grand public dans le domaine du management, de la communication interpersonnelle, de la créativité et de l’orientation professionnelle.
La réalité est à la fois plus banale, plus inquiétante, et s’explique par des processus sociologiques déjà bien étudiés. Elle tient dans la convergence de rationalités individuelles parfaitement ordinaires dont la résultante produit un effet systémique.
Les responsables politiques craignent par-dessus tout le reproche d’inaction et cherchent à se maintenir au pouvoir ; les experts se refusent à contredire le consensus autorisé de peur d’être marginalisés ; les médias, en plus d’être conformistes, amplifient la peur parce qu’elle fait de l’audience ; l’industrie pharmaceutique saisit une opportunité de marché historique ; les citoyens veulent se montrer « responsables » etc.
Ce type de convergence sans coordination centralisée mondiale, c’est précisément ce que le sociologue Manuel Castells décrit dans sa théorie de la société en réseaux : une architecture d’intérêts qui se renforcent mutuellement sans obéir à aucun centre de commandement.
À cela s’ajoute un phénomène distinct, et peut-être plus préoccupant sur le long terme. L’État a su tirer parti de la situation comme ce que John Kingdon appelle une policy window, une fenêtre d’opportunité politique ouverte par la conjonction d’un problème saillant, d’une solution disponible et d’un contexte favorable, qui permet de faire passer des réformes autrement impossibles. La digitalisation de la surveillance sociale est un projet idéologique de longue date des États modernes, de leurs administrations et de leurs dirigeants. Le Covid lui a fourni sa justification : d’abord avec le passe sanitaire, présenté comme mesure d’exception temporaire ; puis, une fois l’outillage normatif rodé, avec des dispositifs comme les Zones à Faibles Émissions (ZFE), qui empruntent la même logique de contrôle numérique des déplacements. C’est plus qu’un complot : c’est une logique animant les États qui, en vérité, n’a rien de nouveau. Au XIXe siècle, Alexis de Tocqueville observait déjà que les sociétés démocratiques favorisaient l’expansion d’un pouvoir administratif et centralisateur. Se percevant comme sachants, ses acteurs sont toujours plus désireux de contrôler la vie du citoyen dans ses moindres recoins au détriment des libertés individuelles.
Le 7 mars 2020, Emmanuel Macron va au théâtre avec son épouse avec l’objectif affiché… d’inciter les Français à sortir malgré l’épidémie de coronavirus. Cependant, à peine dix jours plus tard, le 16 mars, le président de la République annonce au 20 heures que « nous sommes en guerre » et que la France entrerait en confinement dès le lendemain. Entre-temps, le jour même était sorti la fameuse prédiction de l’Imperial College London prédisant un nombre de morts stratosphérique sans confinement. Puis il y a eu un moment dans la crise où admettre qu’on avait pu se tromper était devenu impossible, parce que c’est l’ensemble du dispositif qui se serait écroulé, avec à la clé un désordre social et psychologique difficile à contenir.
On a donc préféré empiler les mesures, jusqu’à ce que les gens n’y comprennent plus rien. Ce qui n’est pas un bug, mais la fonction. Ce mécanisme a d’ailleurs été théorisé : le chercheur Robert Proctor appelle ça l’agnotologie : la production délibérée d’ignorance par saturation informationnelle. Au nom de l’état de guerre, les autorités ont ainsi simplement réactivé des ressorts psychologiques documentés depuis 70 ans. L’urgence a ceci de particulier qu’elle suspend la logique. Elle crée un état mental très spécifique où le citoyen se rend parfois bien compte que l’obéissance est irrationnelle, mais obéit quand même, parce qu’il a peur. À cette peur s’est ajoutée la normalisation de la surveillance mutuelle comme mode de régulation sociale, avec le voisin délateur. Cette tension finit par s’épuiser en soumission résignée, ce que le psychologue Martin Seligman a documenté sous le nom d’« impuissance apprise » : à force d’être confronté à des situations qu’on ne contrôle pas, on renonce à réagir, même quand on le pourrait. Enfin, les États ont, comme je le disais, une tendance historique presque naturelle à vouloir étendre leur contrôle sur les populations qu’ils administrent. En France, si l’on replace la crise sanitaire dans le contexte de l’époque – les Gilets jaunes, la contestation sociale, les fractures qui agitaient le pays -, elle apparaît rétrospectivement comme une divine surprise pour le gouvernement : elle a tout éteint d’un coup. L’exception sanitaire devait être temporaire : « quinze jours pour aplatir la courbe ». Sa prolongation a progressivement habitué les populations à l’idée que l’exception et l’arbitraire peuvent devenir la règle. Et c’est peut-être là le legs le plus durable de cette période : on a appris, collectivement, que l’état d’urgence transitoire pouvait devenir un mode normal de gouvernement, somme toute bien pratique pour ceux qui dirigent.
The Lancet est une référence absolue de la littérature médicale mondiale, ce qui lui confère une influence politique directe, au sens où ses publications peuvent provoquer des effets réglementaires immédiats. L’article paraît précisément au moment où les essais cliniques commencent à livrer leurs premiers résultats encourageants sur l’hydroxychloroquine et où les autorités s’apprêtent à statuer sur la poursuite des recherches. Il a l’effet d’un détonateur. L’OMS suspend son essai clinique dans le cadre de l’étude Solidarity le 25 mai ; la France abroge l’autorisation de prescription par décret le 27, après l’avis défavorable rendu la veille par le Haut Conseil de la santé publique ; d’autres pays européens et les États-Unis font de même. Et lorsque l’étude est finalement rétractée, aucune de ces décisions n’est pour autant révisée. La rétractation reçoit par ailleurs une couverture médiatique sans commune mesure avec celle qu’avait suscitée la publication initiale, ce qui, en termes d’impact sur l’opinion, revient peu ou prou au silence. Cette affaire révèle aussi l’hypocrisie structurelle du système de déclaration des conflits d’intérêts. Mehra siège dans les comités consultatifs de plusieurs laboratoires, perçoit des honoraires de consultation, participe à des essais cliniques sponsorisés. Mais le simple fait de les mentionner en fin d’article suffit à « purifier » des relations qui influencent manifestement ses travaux. La transparence formelle tient lieu de garantie réelle, ce qui est une fiction commode pour tout le monde. Ce qui frappe également, c’est l’impunité générale qui s’ensuit. Des années après la rétractation, Mehra n’a fait l’objet d’aucune sanction et conserve ses responsabilités. Richard Horton continue de diriger The Lancet après de simples « excuses ». Ce dénouement envoie un message très clair à la communauté scientifique : la falsification ne menace pas durablement les carrières, pourvu qu’elle serve les bons intérêts au bon moment… C’est en ce sens que toute cette affaire illustre une transformation plus profonde que Jean-François Lyotard avait analysée dans La Condition postmoderne : le savoir scientifique cesse d’être un instrument de recherche de la vérité pour devenir un outil de production du consensus, un consensus autorisé, performatif, dont la fonction est moins d’établir des faits que de légitimer des décisions déjà orientées. Le 4 mars 2020, en tout début d’épidémie, Olivier Véran affirmait que les masques étaient « inutiles » pour quiconque n’était ni malade, ni soignant, ni personne fragile. « Le port du masque, en population dans la rue, ça ne sert à rien », déclarait le ministre de la Santé. Quatre mois plus tard, en juillet 2020, le masque devenait obligatoire, y compris en plein air dans certaines villes, avec peine d’amendes en cas de non-respect de la mesure. Ceux qui pointaient l’absurdité de cette politique étaient aussitôt renvoyés au rang des irresponsables. Et pourtant, en juillet 2023, la revue Cochrane, référence en médecine fondée sur les preuves, a conclu « avec certitude modérée » que le port du masque ne fait « pas ou peu de différence ». Mais face aux implications de cette publication, Karla Soares-Weiser, rédactrice en chef de la revue, a choisi de soutenir que les conclusions avaient été « mal interprétées ». Que vous inspire toute cette séquence ? Qu’elle illustre tout d’abord ce que l’école de Palo Alto a analysé sous le nom de double bind, cette situation dans laquelle une personne reçoit des injonctions contradictoires et se trouve systématiquement prise en défaut, quelle que soit sa réponse. L’État maintient ainsi sa légitimité en présentant ses revirements successifs non comme des erreurs, mais comme une capacité d’adaptation aux circonstances, ce qui est, en soi, une manière très habile de transformer l’incohérence en vertu. La dissonance cognitive à l’œuvre au cours de cette période était d’ailleurs parfois d’une crudité presque comique : on achetait et portait des masques pour se protéger d’un virus, alors que les boîtes indiquaient explicitement qu’ils ne protégeaient pas des virus. Peu de gens s’en sont émus. Ce détail, en apparence anecdotique, en dit long sur l’état mental dans lequel la gestion de crise avait plongé les populations. La réaction de la rédactrice en chef du Lancet face à l’étude Cochrane n’est donc pas surprenante. Lorsque des preuves contredisent des politiques établies, on ne remet pas en cause la politique, mais on réinterprète les preuves. On relativise, on minimise, on dénonce de mauvaises lectures. Techniques classiques. La revue Cochrane aurait dû déclencher un mea culpa public ; elle a été neutralisée par ces stratégies de réinterprétation. Ce mécanisme, la sociologue Diane Vaughan l’a documenté sous le nom de normalisation de la déviance : le processus par lequel une institution en vient à intégrer progressivement l’écart entre ce qu’elle proclame et ce qu’elle démontre, jusqu’à ce que cet écart devienne invisible, non pas parce qu’il a disparu, mais parce qu’on apprend à ne plus le voir. On a pris une figure scientifique de renommée internationale, le Pr Raoult, qu’on a progressivement cessé d’interroger sur ses protocoles, ses données, sa méthodologie pour lui demander ce qu’il ressentait, s’il mesurait sa popularité, s’il envisageait une carrière politique. Le scientifique disparaissait derrière un personnage de foire, exactement ce que Guy Debord décrivait dans sa théorie de la société du spectacle. Raoult n’a pas été invisibilisé : il a été surinvesti médiatiquement, découpé en extraits spectaculaires, réduit à ses moments de colère ou à ses formules les plus abruptes. C’est précisément ce que Michel Foucault, théoricien du biopouvoir, décrivait dans l’évolution des techniques de pouvoir : non plus censurer, mais spectaculariser ; non plus réfuter, mais caricaturer ; non plus convaincre de l’erreur, mais dissuader d’écouter. Et le résultat, c’est qu’on a créé les conditions dans lesquelles votre ami ou votre collègue pouvait vous dire : « Non, mais tu ne vas quand même pas m’dire que tu écoutes ce charlatan ? » : un homme que l’écrivaine Mona Azouf a fini par accuser publiquement d’être un « criminel ». Et il y a un effet en retour, qui complète le piège. La diabolisation engendre chez certains une vénération symétrique, qui achève paradoxalement de discréditer le message scientifique qu’elle prétend défendre. René Girard l’avait analysé dans La Violence et le Sacré : il devient alors très facile de disqualifier l’ensemble de ses positions en les associant au fanatisme de ses supporters les plus excessifs : la vieille technique de la disqualification par association. Le débat scientifique se mue alors en conflit identitaire, l’argumentation cède la place au réflexe tribal. On ne cherche plus la vérité : on défend des personnes et des positionnements.
Pour comprendre comment cette perception s’est construite et maintenue dans une grande partie de la population, il faut s’arrêter sur quatre biais cognitifs bien documentés, que le dispositif médiatique a favorisés. Le premier est l’effet de saillance, théorisé par Shelley Taylor et Susan Fiske : notre cerveau accorde naturellement plus d’importance à ce qui sort du lot. Un service de réanimation filmé en état de saturation capte toute l’attention ; les 95 % de lits occupés silencieusement, eux, n’ont pas existé médiatiquement. À cela s’ajoute l’heuristique de disponibilité de Tversky et Kahneman : on juge la probabilité d’un risque à l’aune de la facilité avec laquelle on peut se le représenter. Des images de réanimation diffusées en boucle ont suffi à faire croire que tout le monde risquait d’y atterrir. Vient ensuite l’effet de simple exposition, découvert par Robert Zajonc : la répétition quotidienne des chiffres de cas et de morts transforme une donnée statistique ponctuelle en sensation d’urgence permanente. Enfin, le biais de négativité documenté par Roy Baumeister explique pourquoi un service qui déborde fait infiniment plus de bruit médiatique qu’un service qui fonctionne normalement. Les TGV médicalisés du printemps 2020 sont l’illustration presque trop parfaite de cette mécanique. 200 patients transférés dans un dispositif spectaculaire : trains, hélicoptères, ambulances, commentaire en temps réel. Ce que les caméras ne montraient pas : 4000 lits de réanimation disponibles dans les cliniques privées, qui n’attendaient que d’être utilisés. La mise en scène était grossière. Le mot qui convient est manipulation. Dans le registre des manipulations, le slogan « Tous vaccinés, tous protégés » reste aussi l’un des mensonges institutionnels les plus flagrants de toute la campagne sanitaire française. Au moment de sa diffusion, au printemps 2021, les données israéliennes, britanniques et américaines indiquaient déjà que les vaccinés pouvaient être infectés, transmettre le virus et développer des formes graves. L’usage du quantificateur « tous » est en lui-même révélateur de l’esprit totalitaire qui régnait alors : aucune exception admise, aucune nuance tolérée. Alors même qu’on savait que le vaccin n’empêchait pas la transmission et que les jeunes sans comorbidité ne couraient aucun risque sérieux, un pass sanitaire a été imposé à tous au nom de ce mot d’ordre. Le slogan sera discrètement amendé dans les mois suivants : « tous vaccinés, moins de formes graves », puis « tous vaccinés, moins d’hospitalisations », sans qu’aucun média ne souligne cette rétractation silencieuse. Cela révèle quelque chose d’important sur la nature du régime communicationnel à l’œuvre : l’enjeu n’est plus que les promesses soient tenues, mais que les dispositifs produisent temporairement l’adhésion comportementale nécessaire aux objectifs politiques du moment. Et pour cela, on recourt à toute une gamme de procédés rhétoriques (dramatisation, arguments d’autorité, culpabilisation, disqualification par les étiquettes « complotiste » ou « extrême droite »). Ce à quoi nous avons assisté, c’est au fonctionnement d’une démocratie post-rationnelle : un système dans lequel les décisions collectives ne résultent plus du débat critique, mais de l’ingénierie du consentement par manipulation des affects, conduite par l’État lui-même. Dans ce système, la vérité devient une variable d’ajustement au service de l’efficacité comportementale, et non plus une exigence démocratique conditionnant la légitimité du pouvoir.
C’est un mécanisme de déni assez classique. Ce que les gens font, collectivement, c’est ce que l’historien Tony Judt appelait l’amnésie organisée : la capacité des sociétés à effacer ce qui remet en cause leur image de rationalité. Et cette amnésie n’est pas que politique, elle est d’abord psychologique : il est infiniment plus confortable de se dire que les décisions prises étaient « justifiées par les circonstances », sans plus de réflexion, que d’admettre qu’on a pu être manipulé. Personne n’aime l’idée d’avoir obéi à l’absurde : ça abîme l’image qu’on se fait de sa propre intelligence, de son sens critique. Alors on réécrit, on rationalise, on arrange les souvenirs. À cela s’ajoute l’absence de tout grand débat public sur ce qui s’est réellement passé. Il n’y a même pas eu de commission d’enquête digne de ce nom, alors même que la crise sanitaire est terminée depuis des années. Tout a été mis sous le boisseau pour « passer à autre chose », avec pour message implicite que chacun avait fait de son mieux, qu’il y avait certes eu des erreurs, mais que l’essentiel était derrière nous. Aucune sanction, aucune responsabilité établie. La vie politique a repris son cours. Ce n’est pas neutre. Une société qui n’a pas fait le travail de mémoire sur une période aussi structurante reste précisément disponible pour que ça recommence. Si la mécanique a fonctionné une fois, pourquoi ne pas la réemployer, au nom, cette fois, d’une urgence climatique ou sécuritaire ?
Avoir question à tout, Emmanuel Carré (éditions L’Harmattan), 19€.
« La mairie de Paris a refusé de saisir l’inspection générale suite aux agressions sexuelles dans le périscolaire. Les premiers signalements datent de 2015 : en dix ans, il ne s’est rien passé ! »
📺 « La mairie de Paris a refusé de saisir l’inspection générale suite aux agressions sexuelles dans le périscolaire. Les premiers signalements datent de 2015 : en dix ans, il ne s’est rien passé ! »@gabriellecluzel sur Face à l’Info (@CNEWS) pic.twitter.com/agT82PRUIP
🔴Réseau pédocriminel au sein du périscolaire parisien : quand le chroniqueur Tristan Mendès France présentait sur France Inter la pédocriminalité comme un "fantasme de complotistes". pic.twitter.com/cB3L0oDq85
— Observatoire du journalisme (Ojim) (@ojim_france) March 20, 2026
🔴💸 ALERTE : Eugénie Bastié réagit au scandale des enfants violés à Paris, estimant que "si le périscolaire parisien avait été géré par l'Église catholique, je pense que cela aurait été traité depuis bien plus longtemps." (CNEWS) pic.twitter.com/nPylIL5PPp
Oui, la levée des sanctions contre la Russie résoudrait en partie la crise énergétique actuelleEn mars 2026, l’Europe fait face à une nouvelle crise énergétique aiguë, aggravée par la guerre au Moyen-Orient (conflit Iran-Israël) qui bloque le détroit d’Ormuz et perturbe les flux pétroliers mondiaux. Les prix du pétrole ont flambé, et l’Europe subit une pénurie de gaz et d’énergie, alors que les sanctions contre la Russie (mises en place depuis 2022) sont toujours en vigueur pour l’UE.
bbc.com +1
Contexte des sanctions actuellesL’UE a quasiment éliminé les importations russes : Pétrole russe interdit depuis 2022 (avec un prix plafond G7 à 44,10 $/baril). Gaz russe (pipeline + GNL) : interdiction progressive, totale d’ici fin 2027. L’UE prépare même un ban permanent sur le pétrole russe d’ici 2027. L’Europe s’est diversifiée (GNL américain/qatari, renouvelables, etc.), réduisant sa dépendance à la Russie de ~45 % (gaz) et ~27 % (pétrole) en 2021 à moins de 13 % aujourd’hui.
consilium.europa.eu +1
Les États-Unis (sous Trump) ont toutefois assoupli temporairement leurs sanctions sur le pétrole russe bloqué en mer (jusqu’au 11 avril 2026) pour calmer les prix mondiaux. L’UE a vivement critiqué cette décision unilatérale comme « très préoccupante » et un risque pour la sécurité européenne.
fr.euronews.com +1
Pourquoi une levée (totale ou partielle) résoudrait-elle en partie la crise ?
Pétrole : La Russie est le 2e exportateur mondial. Une levée libérerait rapidement des volumes supplémentaires sur le marché mondial (pétrole fongible). Cela augmenterait l’offre, réduirait les prix (déjà en hausse de 45 % en quelques jours) et atténuerait la pénurie liée à Ormuz. Les États-Unis l’ont fait temporairement précisément pour cette raison. Des analystes estiment que cela soulagerait les coûts européens sans que la Russie en profite massivement (la plupart de ses revenus viennent déjà de l’Asie).
nytimes.com
Gaz : La Russie détient les plus grandes réserves mondiales. Un retour via pipelines (Druzhba, etc.) ou GNL pourrait combler une partie du déficit européen actuel. Poutine a explicitement proposé de « retravailler avec l’Europe » si elle envoie des signaux. Certains États (Hongrie) réclament déjà une suspension des sanctions pour éviter la récession.
aljazeera.com
En résumé économique : oui, cela injecterait de l’offre bon marché et ferait baisser les prix à court terme (comme lors de la crise de 2022 où les sanctions ont contribué à la hausse avant que l’Europe ne s’adapte).Mais ce ne serait pas une solution complète les infrastructures pipelines russes sont en partie endommagées ou redirigée
Conclusion des auteurs : sur ces très longues échelles de temps (millions d’années), le CO₂ n’explique pas à lui seul l’ensemble du refroidissement et des transitions climatiques observées. D’autres facteurs ont joué un rôle majeur :
Forçages orbitaux (cycles de Milankovitch).
Changements dans la circulation océanique et la redistribution de la chaleur (surface vs. abysses).
Rétroactions liées aux calottes glaciaires (albédo, élévation du continent, etc.).
Dynamique des plaques tectoniques et fermeture d’istmes (ex. : Panama).
L’article publié dans Nature le 18 mars 2026 (DOI : 10.1038/s41586-025-10032-y) s’intitule : « Broadly stable atmospheric CO₂ and CH₄ levels over the past 3 million years » (Traduction : Niveaux atmosphériques de CO₂ et CH₄ globalement stables au cours des 3 derniers millions d’années).Auteurs principauxJulia Marks-Peterson (première auteure, Oregon State University), Sarah Shackleton, John Higgins, Jeffrey Severinghaus, Edward Brook et al. (équipe internationale liée notamment au projet COLDEX pour l’étude des glaces anciennes).
Résumé principal (en français)Les carottes de glace classiques de l’Antarctique fournissent des enregistrements continus des gaz à effet de serre (CO₂ et CH₄) sur les 800 000 dernières années, montrant leur lien avec les cycles glaciaires-interglaciaires. Des zones de glace bleue avaient déjà étendu ces données jusqu’à environ 2 millions d’années. Avant cela, les informations restaient incertaines.Cette étude utilise des carottes de glace peu profondes et discontinues (des « instantanés ») prélevées dans la zone de glace bleue des Allan Hills (Antarctique), couvrant environ 3,1 à 0,5 millions d’années. Les résultats montrent :Aucune variation importante du méthane atmosphérique moyen (CH₄). Un léger déclin du CO₂ d’environ 20 ppm entre 2,9 Ma et 1,2 Ma, puis des concentrations stables (±10 ppm) pendant la Transition du Pléistocène moyen (1,2–0,8 Ma).
Pour les échantillons du Pliocène tardif (~2,8–3,1 Ma), corrigés des effets de respiration microbienne grâce aux isotopes du carbone (δ¹³C), le CO₂ atmosphérique moyen est d’environ 250 ± 10 ppm — un niveau très proche de celui du Pléistocène précoce.Ces enregistrements représentent des moyennes pondérées sur les cycles climatiques (influencées par les taux d’accumulation de neige, supposés constants ici).
Malgré les complications liées aux processus post-dépôt (diffusion, gravité, etc.), ils prouvent que les mesures directes de gaz à effet de serre peuvent être étendues jusqu’au Pliocène tardif.Principales conclusions et implications
Les concentrations atmosphériques de CO₂ et CH₄ sont restées étonnamment stables sur 3 millions d’années, malgré un refroidissement global marqué, une baisse du niveau des mers, l’expansion des calottes glaciaires de l’hémisphère Nord (~2,7 Ma) et l’intensification des cycles glaciaires. Le refroidissement et la glaciation plio-pléistocène n’ont donc pas été principalement pilotés par une forte baisse des gaz à effet de serre, contrairement à certaines hypothèses antérieures. D’autres facteurs ont probablement joué un rôle plus important : forçages orbitaux (cycles de Milankovitch), changements dans la circulation océanique, redistribution de la chaleur entre surface et abysses, dynamique des calottes glaciaires, rétroactions amplificatrices (albédo, etc.). Une étude complémentaire (même numéro de Nature) utilise les gaz nobles (Xe/Kr) dans des carottes similaires pour montrer un refroidissement océanique global de ~2–2,5 °C sur la même période, avec des décalages entre océan de surface et profond.