Les négociations entre EDF / l’État français et la Commission européenne sur le financement des six EPR2 sont effectivement sous tension, avec un calendrier serré.
Le contexte
EDF vise une décision finale d’investissement (FID) avant fin 2026 pour lancer la construction des six réacteurs EPR2 (coût estimé à environ 72,8 Md€ en euros 2020). Pour cela, le mécanisme de soutien public doit être validé par Bruxelles au titre des règles sur les aides d’État.Lesechos
La France a notifié le dispositif en novembre 2025. Le 31 mars 2026, la Commission a ouvert une enquête approfondie (affaire SA.119469). Elle reconnaît que le marché seul ne peut pas financer de tels investissements nucléaires (défaillances de marché), mais elle examine si l’aide est proportionnée et ne fausse pas la concurrence.Pilotable
Le montage proposé par la France
Un prêt bonifié (via le Fonds d’épargne de la Caisse des Dépôts) couvrant 60 % des coûts de construction.
Un contrat pour différence (CfD) bidirectionnel sur 40 ans, avec un prix d’exercice autour de 100 €/MWh (euros 2024).
Un partage des risques en cas de dépassements de coûts (EDF assume les premiers 15 Md€, puis un partage avec l’État).
Les points de friction avec Bruxelles
Selon les informations récentes (notamment La Lettre du 26 octobre 2026 et d’autres sources), la Commission demande :
Davantage d’interconnexions avec les pays voisins.
Des gages sur la commercialisation : une partie de la production des EPR2 doit être vendue à des acteurs tiers (pour limiter la position dominante d’EDF).
Des garanties que le mécanisme ne transfère pas une part excessive du risque à l’État et ne crée pas de distorsions de marché.Lalettre
EDF (sous Bernard Fontana) et l’État français font front commun pour obtenir un accord avant fin 2026. Un éventuel accord politique entre Emmanuel Macron et la Commission est jugé nécessaire. Les délais sont tendus : ces procédures d’aides d’État durent souvent 12 à 18 mois (voire plus), ce qui pourrait dépasser l’objectif de FID fin 2026 et interférer avec le calendrier électoral de 2027.Montelnews
Une théorie scientifique solide n’a nul besoin de recourir aux arguments d’autorité, à l’intimidation ou à la peur pour triompher de ses contradicteurs : il lui suffit de répondre aux objections et à la critique avec la force tranquille d’une théorie bien étayée. Lorsqu’elle exige, en revanche, que l’on fasse taire ses adversaires, qu’on les insulte, qu’on les discrédite, voire qu’on les poursuive devant les tribunaux ou les autorités administratives pour leur faire payer l’outrecuidance de leurs questionnements inopportuns, on est en droit de se demander ce qu’elle cherche à protéger (la vérité ou un dogme ?) — et surtout ce qu’elle redoute (la mise en lumière de ses faiblesses, voire de sa profonde vacuité ?).
Nous ne reviendrons pas ici sur les bases scientifiques de la thèse du réchauffement climatique anthropique défendue par le GIEC, que nous avons examinées dans de précédents articles[1]. Nous nous intéresserons plutôt aux moyens par lesquels le Réchauffisme[2] s’impose dans l’espace public. Car la forme et la manière ne sont jamais tout à fait étrangères au fond ; les méthodes employées pour imposer une idée en disent parfois autant sur celle-ci que les arguments censés la soutenir.
Nous montrerons d’abord que les grandes règles de la propagande de guerre sont toutes appliquées, à des degrés divers, par les promoteurs du discours climatique dominant (1). Nous verrons ensuite comment la peur est devenue une méthode de persuasion aux mains des défenseurs du dogme réchauffiste (2), puis comment la censure médiatique a sorti le climat du champ du débat (3). Nous examinerons alors les menaces et les sanctions auxquelles les contradicteurs doivent faire face dès lors qu’ils contestent l’infaillibilité du dogme (4), et constaterons enfin, avec inquiétude, l’érosion programmée des libertés qui sont à la base de notre édifice démocratique (5).
1. Les principes de la propagande de guerre appliqués au climat
e.
Première règle : cacher les intérêts & se déclarer vertueux
Aucune guerre n’est présentée sous l’angle des intérêts économiques qui la motivent ; on la vend toujours comme une aventure morale nécessaire. Elle est immanquablement défendue et engagée au nom d’une grande et noble cause. La transition énergétique, dont nous avons montré ailleurs[3] qu’elle était une guerre menée contre les peuples (à travers l’arme économique) et la biodiversité (à travers l’obésité extractive des énergies renouvelables), mobilise des milliers de milliards d’euros, sous forme de subventions, de marchés publics, de crédits carbone et de produits financiers « verts ». Cette manne colossale et indécente enrichit une petite caste où se mêlent bureaucrates du climat et capitalistes de la transition, tous épris d’une écologie industrielle qui déverse ses flots d’éoliennes et de panneaux solaires inutiles dans nos belles campagnes. Pourtant, à entendre le discours dominant, seuls les sceptiques auraient des intérêts, nécessairement pétroliers (et sans doute russes ?). Le Réchauffiste, lui, ne défendrait que la planète pour le bien de tous et n’agirait que par altruisme désintéressé.
Deuxième règle : inverser la victime et l’agresseur
Dans le récit climatique, ce sont les Réchauffistes qui se disent assiégés par la « désinformation », alors qu’ils disposent des États, de l’ONU, des universités, des médias publics et des régulateurs qui relayent sans cesse leurs propos (et leurs délires). Le chercheur dissident privé de crédits, l’économiste sanctionné pour une phrase à la télévision (voir la partie 4 ci-dessous) ou l’automobiliste modeste exclu des centres-villes deviennent, par un renversement admirable, les agresseurs, les ennemis, les fauteurs de troubles, les responsables de tous les malheurs présents et à venir.
Troisième règle : cacher (ou falsifier) l’histoire
La propagande de guerre efface le contexte qui rendrait le conflit intelligible. Le Réchauffisme, lui, ignore, réécrit ou même falsifie l’histoire du climat et les règles élémentaires de la science moderne pour donner raison à sa thèse.
L’exemple le plus célèbre de falsification de l’histoire climatique est la courbe dite « en forme de crosse de hockey », publiée en 1998 et 1999 par le climatologue américain Michael Mann, de l’université du Massachusetts, et ses collègues Raymond Bradley et Malcolm Hughes[4]. Sur le graphique, les températures de l’hémisphère Nord restaient presque stables pendant un millénaire, formant une longue ligne plate semblable au manche d’une crosse de hockey, avant de s’envoler brusquement au XXᵉ siècle, comme la lame recourbée qui la termine. L’Optimum médiéval et le Petit Âge glaciaire, que les historiens documentaient depuis des décennies, y étaient gommés. Il n’y avait pas eu de réchauffement climatique depuis 10 siècles ! Érigée en icône par le troisième rapport du GIEC en 2001, la courbe fut bientôt mise en cause par deux chercheurs canadiens, le statisticien Stephen McIntyre et l’économiste Ross McKitrick, de l’université de Guelph. Ils montrèrent que la méthode statistique employée tendait à produire une forme en crosse de hockey quelles que soient les données de départ[5]. En 2009, des courriels piratés de l’unité de recherche climatique de l’université d’East Anglia furent rendus publics. Dans l’un d’eux, daté du 16 novembre 1999, son directeur Phil Jones se félicitait d’avoir, comme Michaeal Mann, ajouté les températures mesurées aux séries reconstituées afin de « cacher le déclin » d’une série de données issues des cernes d’arbres, qui contredisait le caractère exceptionnel du réchauffement récent[6]. Disparue pendant quelques années des rapports du GIEC, la courbe est revenue sur le devant de la scène dans la dernière mouture des travaux de nos « experts climatiques ».
Les Réchauffistes passent aussi sous silence leur propre histoire, jalonnée de prophéties constamment démenties. Citons quelques exemples parmi des centaines. En 1989, Noel Brown, directeur du bureau new-yorkais du Programme des Nations unies pour l’environnement, déclarait que des nations entières pourraient être rayées de la carte par la montée des eaux si le réchauffement n’était pas inversé avant l’an 2000[7]. En 2007, le GIEC prédisait la disparition probable des glaciers de l’Himalaya d’ici 2035. En décembre 2009, à la conférence de Copenhague, l’ancien vice-président américain Al Gore estimait, en citant des modèles, à 75 % la probabilité que l’océan Arctique soit entièrement libre de glace en été dans les cinq à sept ans. En janvier 2020, le parc national de Glacier, aux États-Unis, dut remplacer les panneaux qui annonçaient la disparition de tous ses glaciers… pour 2020[8]. Chaque échéance manquée est aussitôt remplacée par une autre, plus lointaine, sans que jamais la crédibilité des prophètes de l’apocalypse en soit entamée.
Le Réchauffisme, c’est un mélange de science soviétique et de procès staliniens appliqués au climat et de logique orwellienne où le chaud et le froid, la cause et l’effet deviennent des notions intervertibles, fongibles et soluble dans les nécessités d’une propagande politique avide de procès et de condamnation.
Pour plus d’exemples sur les insuffisances scientifiques (assumées) des partisans du réchauffement climatique anthropique, nous renvoyons les lecteurs vers notre article intitulé La Nature a horreur du GIEC.
Quatrième règle : diaboliser l’adversaire
Le contradicteur n’est pas un savant qui se trompe peut-être ; c’est un « négationniste », un « complotiste », un « marchand de doute », un « ennemi de l’humanité ». Le mot « climatosceptique » lui-même est une trouvaille très orwellienne : il transforme le doute, vertu cardinale de la science, en tare morale. Quant au terme « climato-négationniste », il assimile délibérément une discussion sur la sensibilité climatique au CO2 à la négation de crimes contre l’humanité. On ne réfute plus : on excommunie en disqualifiant.
Cinquième règle : monopoliser l’information
Les médias de guerre ne donnent la parole qu’aux « sources et experts acceptables », c’est à dire, dans notre cas, à ceux et seulement à ceux qui (i) confirment le rôle prépondérant de l’homme dans les changements climatiques, (ii) ne voient dans ces changements que des catastrophes et (iii) n’attribuent ces changements qu’aux particules de CO2 émises par nos civilisations modernes (avec celles des autres gaz équivalents).
Tous les autres sont exclus et méprisés. Qu’ils soient climatologues et doutent de la sensibilité du climat au CO2, physiciens et s’interrogent sur le rôle du soleil ou des nuages, ou économistes et contestent le coût exorbitant des politiques de transition, les dissidents se voient refuser le titre d’expert, quels que soient leurs travaux et leur réputation. On les présente comme des propagandistes à la solde des lobbies pétroliers, quand on ne les réduit pas à leurs supposées accointances politiques (Russes encore ?). On refuse de les écouter sous prétexte que leur donner la parole reviendrait à légitimer leurs thèses, à semer la confusion dans l’esprit du public, voire à se rendre complice d’une désinformation mortelle pour la planète, l’ours polaire ou la marmotte grise du Juras. L’argument a l’avantage de dispenser de toute réfutation : on ne discute pas avec un hérétique, on l’écarte. Ainsi se referme le cercle des « experts acceptables », dont la parole fait autorité précisément parce qu’aucune autre n’est admise à la contredire.
2. La peur comme méthode de persuasion
Toutes les propagandes commencent par instiller la peur, car un esprit effrayé ne raisonne plus ; il obéit.
L’un des leviers de la peur passe par le choix du vocabulaire. On ne parle pas seulement de réchauffement, mot trop rassurant pour un climat qui s’adoucit, mais de « dérèglement », de « crise », « d’urgence », de « chaos », « d’effondrement ». En juillet 2023, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, décrétait que « l’ère du réchauffement climatique est terminée » et que « l’ère de l’ébullition mondiale est arrivée ». L’hyperbole n’a pas pour fonction de décrire : elle a pour fonction d’effrayer.
Au choix des mots s’ajoute la répétition inlassable des messages terrifiants et angoissants, qui finit par installer la peur au cœur même de la vie quotidienne. Canicules, incendies, inondations, fonte des glaces, espèces menacées : il n’est guère de journée où les journaux, les écrans et les réseaux sociaux ne nous annoncent une nouvelle catastrophe, présentée comme le signe avant-coureur d’un désastre plus grand encore. Gustave Le Bon l’avait observé dès 1895 dans Psychologie des foules : l’affirmation, la répétition et la contagion suffisent à imposer une idée, quelle que soit sa vérité. Martelée sans relâche, l’alerte agit comme un poison lent qui paralyse ses proies et les prive peu à peu de leur sens critique. Car un esprit maintenu en état d’alarme permanente ne cherche qu’à être rassuré, et se range docilement derrière ceux qui prétendent détenir le remède.
Les effets de cette stratégie sur les esprits, en particulier chez les plus jeunes, sont mesurables. En 2021, une enquête publiée dans The Lancet Planetary Health auprès de 10 000 jeunes de 16 à 25 ans dans dix pays révélait que 75 % d’entre eux jugeaient « l’avenir effrayant » et que 56 % pensaient que « l’humanité est condamnée »[9]. On a inventé un mot pour cela, l’éco-anxiété, que l’on traite comme une pathologie alors qu’elle est le produit direct d’un conditionnement. En 2019 à Davos, Greta Thunberg lançait aux dirigeants du monde : « Je veux que vous paniquiez. » Jamais propagande n’avait formulé son objectif avec une telle candeur.
La peur, enfin, a un avantage politique décisif : elle justifie l’exception. Une « urgence » ne se discute pas, elle se gère. On a vu, pendant la crise sanitaire, avec quelle facilité des libertés séculaires pouvaient être suspendues au nom de l’urgence. L’urgence climatique a ceci de remarquable qu’elle est permanente : elle ne finit jamais, puisque chaque échéance apocalyptique non advenue est aussitôt remplacée par la suivante.
Le Réchauffisme, c’est l’état d’urgence perpétuel !
3. La censure, ou l’art de sortir le climat du débat
Le 29 août 2022, Radio France présentait son « Tournant environnemental ». Le service public de l’audiovisuel, financé par tous les contribuables, y proclamait : « Nous nous tenons résolument du côté de la science, en sortant du champ du débat la crise climatique, son existence comme son origine humaine. Elle est un fait scientifique établi, pas une opinion parmi d’autres. »[10]
Relisons lentement cette déclaration, et arrêtons-nous sur sa formule centrale : « sortir du champ du débat la crise climatique ». Une radio publique décide, par simple communiqué, qu’une question scientifique encore discutée dans les revues spécialisées (la sensibilité du climat au CO2, la part de la variabilité naturelle, le rôle des nuages, la fiabilité des modèles) ne sera plus discutée à l’antenne. Ce n’est pas la science qui a tranché : c’est une direction éditoriale. Et la phrase mêle habilement deux choses très différentes : l’existence d’un réchauffement, que personne ne conteste sérieusement, et son ampleur, ses causes exactes et ses conséquences, qui font précisément l’objet du débat. En fusionnant les deux, on interdit le second au nom du premier.
Radio France n’a pas inventé la méthode. En septembre 2018, la BBC diffusait à ses journalistes une note interne : « Le changement climatique étant accepté, vous n’avez pas besoin d’un « négationniste » pour équilibrer le débat. »[11] Elle comparait ensuite le contradicteur à quelqu’un qui nierait que Manchester United a gagné 2-0 samedi dernier. La complexité du système climatique terrestre est ainsi réduite à un score de football ; on mesure ici la profondeur de la réflexion épistémologique.
En France, d’autres rédactions ont suivi (Vert, Reporterre, Politis ou Socialter, parmi des dizaines d’autres), notamment en signant la « Charte pour un journalisme à la hauteur de l’urgence écologique » (2022)[12]. Dans ce sillage, le débat contradictoire, pilier du journalisme, y est qualifié de « faux équilibre ». Un concept ingénieux : il permet de présenter la censure comme une exigence de rigueur.
C’est là que l’on retrouve la cinquième règle de la propagande de guerre : monopoliser l’information, ne donner la parole qu’aux « sources et experts acceptables ». Le « consensus » affiché n’est donc pas le constat d’un accord supposé ; il est aussi un instrument pour le produire.
Le philosophe des sciences Karl Popper rappelait qu’une théorie n’est scientifique que si elle accepte d’être réfutée. Une théorie que l’on protège de la réfutation en interdisant aux contradicteurs de s’exprimer sort, par définition, du champ de la science pour entrer dans celui de la doctrine. En « sortant le climat du débat », Radio France n’a pas défendu la science ; elle l’a suspendue et niée.
Au sein du Réchauffisme, le climat ne se débat pas, parce que c’est un dogme.
4. Intimider, poursuivre, sanctionner
Après la peur et le silence vient la troisième étape : la punition.
Le 8 août 2023, dans l’émission Punchline Été sur CNews, l’économiste Philippe Herlin qualifie le réchauffement climatique d’origine humaine de « mensonge », « d’escroquerie » et de « forme de totalitarisme ». Les propos sont vifs. Ils relèvent pourtant de l’opinion, exprimée par un invité sur un plateau de débat. Saisie, l’Arcom inflige à la chaîne, le 10 juillet 2024, une amende de 20 000 euros. Le motif : avoir laissé diffuser des propos contraires au consensus scientifique sans qu’aucun contradicteur ne vienne les réfuter, en violation de l’obligation « d’honnêteté de l’information ». Le 6 novembre 2025, le Conseil d’État rejette le recours de CNews et confirme la sanction[13].
L’association QuotaClimat, à l’origine de la procédure, s’en est félicitée comme d’une première mondiale : jamais un régulateur de l’audiovisuel n’avait sanctionné financièrement une chaîne pour « désinformation climatique ». Le message adressé aux rédactions est limpide : inviter un sceptique est désormais un risque juridique et financier.
L’ironie de l’affaire mérite d’être soulignée. On reproche à CNews l’absence de contradicteur face à un sceptique. Mais nul n’a jamais exigé de Radio France qu’elle invite un contradicteur face aux climatologues alarmistes. L
Les scientifiques eux-mêmes ne sont pas épargnés. En juillet 2023, le Fonds monétaire international annule, quatre jours avant la date prévue, la conférence de John Clauser, prix Nobel de physique 2022, intitulée « Jusqu’à quel point peut-on faire confiance aux prévisions climatiques du GIEC ? ». Quelques semaines plus tôt, Clauser avait déclaré publiquement : « Je ne crois pas qu’il y ait une crise climatique. » Un prix Nobel peut donc être déprogrammé pour avoir posé une question. En Australie, le physicien Peter Ridd[14], ancien directeur du département de physique de l’université James Cook et spécialiste reconnu de la Grande Barrière de corail, a payé plus cher encore sa liberté de ton. Pour avoir mis publiquement en doute la fiabilité des travaux alarmistes sur l’état du récif, il a fait l’objet de deux ans de procédures disciplinaires, puis a été licencié en 2018 pour manquement au code de conduite de l’université. Un premier jugement, en 2019, lui a donné raison, le juge reprochant à l’université de n’avoir « pas compris le concept même de liberté intellectuelle ». Mais cette décision a été annulée en appel, et la Haute Cour d’Australie a définitivement validé son licenciement en 2021. Aux États-Unis, la climatologue Judith Curry[15], qui dirigeait l’école des sciences de la Terre et de l’atmosphère du Georgia Institute of Technology, a démissionné en 2017. Elle expliquait ne plus savoir comment conseiller ses étudiants pour qu’ils traversent sans dommage la « folie » qui s’était emparée de sa discipline, où toute déviation du consensus pouvait briser une carrière.
e.
La démonisation fait le reste : « Climatosceptique », « climato-négationniste », « complotiste », « marchand de doute », « idiot utile des pétroliers » : l’étiquette dispense de l’argument. C’est la logique de la propagande de guerre appliquée à la lettre : celui qui doute est un traître. On ne lui répond pas, on le disqualifie. On ne le réfute pas, on le sanctionne.
5. L’érosion programmée des libertés
La sanction de CNews n’est pas un accident. Elle est une étape dans la construction méthodique d’un appareil juridique destiné à encadrer la parole sur le climat.
Au niveau européen, le règlement sur les services numériques (Digital Services Act, 2022) oblige les très grandes plateformes à identifier et à atténuer les « risques systémiques » liés à la désinformation. Qui décide de ce qui relève de la désinformation ? Les autorités, et les « signaleurs de confiance » qu’elles agréent.[16]
Au niveau mondial, la COP30 de Belém a adopté en novembre 2025, pour la première fois dans l’histoire des COP, une Déclaration sur l’intégrité de l’information en matière de changement climatique. Douze États l’ont signée d’emblée, dont la France. Ils s’y engagent à « combattre » la désinformation climatique et à démanteler ses réseaux. Le Brésil a doté d’un premier million de dollars un fonds mondial consacré à cette cause[17].
Au niveau national, l’Assemblée nationale a adopté le 12 janvier 2026 une résolution « visant à garantir l’intégrité de l’information sur le changement climatique face à la désinformation climatique et aux ingérences étrangères ». Le titre est à lui seul un programme : le doute climatique y est rangé dans la même catégorie que les manipulations de puissances étrangères. Le sceptique n’est plus seulement un ignorant ; il devient un agent de l’ennemi. On reconnaît là, une fois encore, le vocabulaire de la propagande de guerre.
C’est ici que l’analogie avec la propagande de guerre prend tout son sens. La propagande de guerre ne sert pas seulement à faire accepter la guerre ; elle sert à faire accepter ce que la guerre permet : les sacrifices, les restrictions, la mise au pas de l’opinion. La « guerre contre le réchauffement » fonctionne exactement ainsi. L’ennemi est invisible, la menace est totale, le front est partout et la mobilisation est permanente.
Pour conclure
Une démocratie repose sur quelques fondements simples, parmi lesquels la libre circulation des idées, le droit de contester les vérités officielles, le pluralisme de l’information, l’égalité des citoyens devant la parole publique. Or ces fondements s’érodent dramatiquement sous nos yeux : un régulateur sanctionne une chaîne pour une opinion, un service public décrète ce qui peut être débattu, des États s’engagent à « combattre » les idées non conformes, et l’on menace de retirer à chacun, au nom de l’urgence climatique, la liberté de circuler, de se chauffer ou de se loger comme il l’entend.
La question climatique n’a pas engendré ce délitement démocratique ; elle en est, cependant, l’un des symptômes les plus évidents, et peut-être même le laboratoire. Car ce que l’on accepte aujourd’hui au nom de la planète, on l’acceptera demain au nom de n’importe quelle autre urgence décrétée par ceux qui détiennent le monopole de la parole légitime.
Le Réchauffisme ne veut pas de contradicteurs. Il veut des croyants. Il ne veut pas des citoyens qui réfléchissent et se posent des questions. Il veut des consommateurs éco-anxieux qui obéissent et s’abreuvent d’apocalypses renouvelables à l’infini.
Schizophrénie : Oui. Kévin T. (39 ans) a déclaré être suivi pour schizophrénie. Sa garde à vue a été levée pour une observation psychiatrique de 48 h à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police. Des sources proches du dossier confirment le diagnostic et le traitement.Leparisien
Consommation de drogues : Cannabis et cocaïne retrouvés dans son sang. Antécédents judiciaires pour stupéfiants, vols et conduite sous alcool.Corsematin
Livres au domicile : Mein Kampf, une Bible et un Coran ont bien été découverts lors de la perquisition (appartement à Plaisir, déjà piégé avec des bouteilles de gaz).Leparisien
Déclarations du suspect : Il a indiqué aux policiers avoir voulu « venger les commerçants » pillés le 17 octobre en ciblant des Noirs et des Arabes. Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête pour assassinat/tentatives en lien avec une entreprise terroriste, avec circonstance aggravante raciste. Macron et l’Élysée ont qualifié les faits d’« attentat terroriste raciste ».Lejdf
Victime Pengo Bossio Wangi : 26 ans, combattant amateur de MMA, d’origine africaine (Congo). Sa sœur a déclaré : « J’ai la foi, je suis chrétienne, lui aussi il l’était. » Un proche a précisé qu’il n’était pas musulman.Leparisien
Éléments rapportés par des proches / s Le JDD)
Un ami d’enfance interrogé par Le Journal du Dimanche décrit un profil différent du « militant d’extrême droite »:
Il traînait « avec tout le monde, sans distinction d’origine ».
Il avait tourné dans des clips de rap et cherchait parfois à se donner une image de « dur ».
Il dealait du cannabis dans le quartier des Saules à Guyancourt.
Gros consommateur d’alcool, cannabis et cocaïne. Désocialisé, sans emploi stable récent.
Pas de radicalité politique visible dans son entourage proche selon ce témoignage.Lejdd
Points non confirmés dans les médias grand public
Militantisme avec France Palestine Solidarité (AFPS) : Des comptes sur X (notamment @SwordOfSalomon) affirment l’avoir identifié via reconnaissance faciale sur des photos d’un événement AFPS à Guyancourt en 2018, avec un élu de gauche local. Ces éléments circulent largement à droite, mais n’ont pas (à ce stade) été repris ni vérifiés par les grands médias ou les autorités.
Composition exacte des blessés : Bilan officiel = 1 mort + 5 blessés (dont une fillette de 12 ans touchée par huit balles). Les maires et médias insistent sur les origines africaines et maghrébines des victimes (un jeune de 21 ans d’origine maghrébine, des agents d’entretien « de type africain », etc.). Aucune source sérieuse ne confirme « deux Blancs et deux Noirs » parmi quatre blessés. Les tirs ont été décrits comme relativement aléatoires par certains élus.
En résumé : le profil est composite (troubles psychiatriques + drogues + antécédents de délinquance + matériaux idéologiques mixtes + déclarations ciblant explicitement Noirs et Arabes après les pillages du 17 octobre). La qualification « attentat terroriste raciste » repose principalement sur ses propres déclarations et le ciblage apparent. Les éléments sur un passé de dealer local, les clips de rap et un éventuel passé pro-palestinien restent pour l’instant dans le registre des témoignages et des réseaux, en attente de confirmation judiciaire.
Bally Bagayoko lors de la Manif anti RN à Orléans (village antifa).
« Je viens ici en tant que Français, originaire du Mali, musulman…la France n’a eu de cesse…que de piller les richesses de ces pays… »
La colonisation a coûté nettement plus qu’elle n’a rapporté. , les crédits de la France à ses colonies se sont élevés à 3 fois celui des aides US à le France de 1945 à 1955
C est un mensonge, une absurdité
La thèse de Jacques Marseille (soutenue en 1984) affirme que l’empire colonial français n’a globalement pas été une « bonne affaire » pour la métropole : il a plutôt constitué un « boulet » qui a freiné la modernisation du capitalisme français.Rue-des-livresSoumbala
Pendant des années, Jacques Marseille a travaillé sur la question de savoir si l’empire colonial français a plus rapporté d’argent à la métropole qu’il ne lui en a coûté. Se fiant au départ aux analyses de Lénine qui considérait le colonialisme comme la suite logique en forme de fuite en avant du capitalisme, Marseille a d’abord considéré que celle-ci avait été favorable au colonisateur au détriment du colonisé. Mais au fil de ses fort longues études, il en arriva à la conclusion inverse. La colonisation a coûté nettement plus qu’elle n’a rapporté. de 1900 à 1970, les crédits offerts par la France à ses colonies pour compenser leurs déficits se sont élevés à plus de quatre fois le montant des emprunts russes et à plus de trois fois celui des aides américaines à le France de 1945 à 1955. Outre ce qu’elles ont coûté, on peut se demander à quoi elles ont servi, quelle fonction elle ont assumée dans la croissance et les transformation structurelles du capitalisme français. Elément moteur ou frein de cette dynamique ? « Empire colonial et capitalisme français » est un essai économique et historique majeur sur une question qui fait controverse, certains restant focalisés sur le prétendu pillage des ressources du tiers monde. Cet ouvrage est une somme, un gros pavé de 682 pages, de lecture souvent laborieuse, largement pourvu en graphiques et autres statistiques. le lecteur croule sous les chiffres et les citations. le lecteur y apprendra que le marché colonial qu’il fallut souvent soutenir face à la concurrence internationale fut inutile et même encombrant dans la mesure où il contribuait à freiner la modernisation de l’appareil productif français. Pour que cette colonisation fut vraiment bénéficiaire à la métropole il eut fallu se contenter de comptoirs commerciaux, sans véritable mise en place d’infrastructures lourdes et coûteuses, telles les routes, chemins de fer, hôpitaux, écoles, etc. Dans l’AOF (20 millions d’habitants à l’époque), la France employait beaucoup plus de fonctionnaires européens qu’il n’y en avait dans les Indes britanniques dix fois plus peuplées. Il faut dire que l’esprit socialiste du colonialisme des années 1880 à 1930, celui de Jules Ferry et autres se voulait généreux et émancipateur. Les Britanniques, eux, parlaient du « fardeau de l’homme blanc » (Kipling).
L’ouvrage et son contexte
Il s’agit de sa thèse d’État (doctorat d’État ès lettres), soutenue en 1984 à l’Université Paris I (Sorbonne) sous la direction de Jean Bouvier, et publiée la même année sous le titre Empire colonial et capitalisme français. Histoire d’un divorce (Albin Michel).Wikipedia
Marseille, alors communiste, était parti dans l’intention de vérifier (et plutôt de confirmer) les thèses léninistes sur l’impérialisme comme « stade suprême du capitalisme ». Ses recherches statistiques et archivistiques (comptes de centaines de sociétés coloniales, commerce extérieur 1880-1960, archives ministérielles, etc.) l’ont conduit à la conclusion inverse.Dygest
Les principaux arguments
Pas de moteur essentiel de la croissance française. Les colonies représentaient une part limitée du commerce global (environ 10 % avant 1914), même si elles étaient cruciales pour certains secteurs traditionnels (textiles cotonniers, certaines métallurgies, brasseries, etc.). Elles ont surtout servi de « béquille » ou de « bouée de sauvetage » à des branches peu modernes, protégées d’une concurrence qui les aurait forcées à se moderniser.Alternatives-economiques
Un coût net important. La France a massivement financé les déficits structurels des colonies (crédits et aides). De 1900 à 1970, ces transferts auraient été plus de quatre fois supérieurs aux emprunts russes et plus de trois fois supérieurs à l’aide américaine reçue par la France entre 1945 et 1955.Babelio
Un « divorce » croissant. Jusqu’aux années 1930, l’empire pouvait encore s’accorder avec un capitalisme français relativement archaïque et un marché intérieur limité. À partir de la crise des années 1930, puis surtout après 1945, les fractions les plus modernes du patronat et certains responsables politiques (de Gaulle, Mendès France, etc.) ont considéré que le maintien de l’empire freinait la modernisation et l’intégration européenne. La décolonisation est devenue, pour eux, un intérêt économique.Rue-des-livres
Réfutation des schémas classiques. Contrairement à l’idée d’un « grand capital » impérialiste unifié pillant les colonies pour s’enrichir, Marseille montre l’absence d’un bloc homogène État-affaires et souligne que la conquête a souvent été plus politique et militaire que purement économique. L’opinion publique elle-même est restée longtemps indifférente, avant de se convertir tardivement à l’« idée impériale » (Exposition de 1931, etc.), alors même que les contraintes économiques devenaient plus fortes.
Nuances chronologiques
Marseille ne dit pas que les colonies n’ont jamais été utiles à certaines entreprises. Il distingue plutôt les périodes : peu ou pas rentables avant 1914 pour l’économie nationale, utiles comme débouché protégé dans l’entre-deux-guerres (surtout pendant la crise), puis clairement coûteuses et contre-productives après 1945. La croissance vigoureuse des Trente Glorieuses après les indépendances renforce son argument : la perte de l’empire n’a pas ruiné la France, elle a plutôt coïncidé avec son essor.Dygest
En résumé, pour Marseille, l’empire a plus retardé la modernisation du capitalisme français qu’il ne l’a stimulée. Sa thèse reste une référence majeure dans l’histoire économique de la colonisation française, même si elle a été discutée et nuancée par la suite.
lternatives Economiques : Vous montrez que l’empire est profitable à bien des entreprises françaises avant 1930. Faut-il y déceler une confirmation de la thèse marxiste, qui voit dans le colonialisme un des soutiens essentiels du développement du capitalisme à l’âge de l’ » impérialisme » ? Jacques Marseille : Contrairement à ce que voulaient démontrer autrefois les auteurs hostiles aux théories marxistes de l’impérialisme, mes recherches statistiques, publiées il y a près de vingt ans, soulignaient au contraire le fait que l’empire colonial était, à la veille de la Première Guerre mondiale, et plus encore par la suite, un champ privilégié de l’exportation des capitaux et un débouché essentiel pour les exportations françaises. Cette analyse était essentiellement fondée sur la désagrégation des chiffres globaux, qui, comme toujours, masquent la diversité des réalités sectorielles. Si, en 1913, les colonies représentaient à peine 10 % du commerce extérieur de la France – pourcentage inlassablement repris par les auteurs hostiles à l’analyse marxiste -, elles assuraient déjà un débouché essentiel pour l’industrie cotonnière (plus de 80 % des exportations totales de tissus de coton étaient réalisées dans l’empire), la métallurgie (70 % des locomotives exportées, plus de 50 % des rails) ou la brasserie (75 % de la bière exportée). Toujours à cette date, l’empire colonial était le deuxième fournisseur de la métropole (derrière la Grande-Bretagne, mais devant les Etats-Unis et l’Allemagne) et le troisième client (derrière la Grande-Bretagne et l’Allemagne). Et ceci à une époque où, il faut le rappeler avec insistance, le taux d’exportation par rapport au PIB était très élevé (plus de 15 %), plus élevé qu’à l’aube des années 70. A la veille de la décolonisation, ces pourcentages étaient encore plus importants, l’empire colonial représentant alors près de 40 % du commerce extérieur de la France et la moitié des capitaux exportés.
Les colonies jouent-elles pour autant un rôle essentiel dans le développement économique français ? Ces chiffres, qui pouvaient faire croire que l’analyse marxiste était juste, révèlent au contraire, en les disséquant encore davantage, que, loin d’être la proie du » capital financier « , pour reprendre le concept clé de la théorie marxiste, l’empire était surtout la bouée de sauvetage de branches peu modernes, qui profitaient de ce débouché protégé pour retarder leur modernisation et, de ce fait, la modernisation globale de l’économie française. C’est en ce sens que, au bout du compte, ma thèse allait à l’encontre des analyses marxistes de l’impérialisme et qu’elle fut, à l’époque de sa publication, plus louangée par la droite que par la gauche.
En France, la reconnaissance d’une irresponsabilité pénale pour troubles mentaux permet souvent d’échapper à un procès pénal classique. Une fois de plus, l’étiquette de la psychiatrie pourrait servir d’écran. Ce barbare doit être neutralisé durablement et tenu à l’écart de la société jusqu’à la fin de ses jours. Pensées pour les familles de la victime décédée et de la petite de 12 ans qui se bat encore pour rester en vie.
L’assassin de trappes est bien un cinglé, malheureusement de Macron à Bally il a ete catégorisé terroriste et le Rn responsable
cette information est confirmée par le Parquet national antiterroriste (PNAT) et relayée par de nombreux médias ce dimanche 25 octobre 2026.Midilibre
La garde à vue de Kévin T. (39 ans, né en 1987, domicilié à Plaisir dans les Yvelines), principal suspect de l’attaque du vendredi 23 octobre à Trappes et La Verrière, a été levée/suspendue à l’issue d’un examen psychiatrique réalisé samedi soir. Conformément aux conclusions de l’expert, il a été transféré à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris pour une période d’observation pouvant durer jusqu’à 48 heures. Cette mesure vise à vérifier si son état de santé psychiatrique est compatible avec la poursuite des auditions.Rtl
L’analyse toxicologique a bien révélé la présence de cannabis et de cocaïne dans son sang.Rtbf
Rappel des faits
Le 23 octobre vers 10 h, Kévin T. a ouvert le feu en rafales depuis sa voiture (arme : pistolet-mitrailleur de type Sten, catégorie A) sur des passants à Trappes puis à La Verrière. L’attaque a fait un mort — Pengo Bossio Wangi, 26 ans, combattant amateur de MMA d’origine africaine — et cinq blessés, dont une fillette de 12 ans (dont l’état s’améliorerait selon le maire de La Verrière).Midilibre
L’enquête du PNAT porte notamment sur des assassinats et tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance aggravante du mobile raciste (le suspect aurait déclaré viser des « Noirs et des Arabes »). Son appartement avait été piégé (bouteilles de gaz + minuteur). Il était connu pour des délits de droit commun (vols, stupéfiants, conduite sous alcool) mais pas des services de renseignement. Des proches (dont sa mère) restent en garde à vue.Wikipedia
Attention : un autre Kevin T. (innocent, habitant aussi à Plaisir) a été confondu et harcelé sur les réseaux sociaux. Ne relayez pas d’identité complète sans confirmation judiciaire.
Plusieurs personnalités de gauche ont accusé le Rassemblement national (RN) d’avoir contribué à un climat raciste qui a favorisé l’attentat de Trappes (23 octobre 2026), sans lui attribuer une responsabilité directe dans les actes du tireur.Huffingtonpost
Les plus visibles sont :
Ali Rabeh, maire de Trappes (Génération.s) : il a ciblé Jordan Bardella et Marine Le Pen en rappelant leurs propos passés qualifiant Trappes de « petite France transformée en nouvelle terre d’islam » ou de « république islamiste ». Il a déclaré qu’avec de tels discours, « on peut avoir un type à côté de Trappes qui se dit que c’est son rôle de faire la guerre à une république islamiste ».Huffingtonpost
Olivier Faure (premier secrétaire du PS) : il a dit qu’il n’y avait « pas de responsabilité directe du RN dans les actes de ce terroriste », mais que le parti était « responsable » d’un « climat délétère, raciste, xénophobe depuis très longtemps ».Huffingtonpost
Bally Bagayoko (maire LFI de Saint-Denis) et d’autres élus de gauche (Manon Aubry, Ian Brossat, Thomas Portes, etc.) : ils ont fait le lien entre les discours du RN (notamment les anciennes déclarations de Bardella sur Trappes) et l’attentat, estimant que l’idéologie d’extrême droite « tue » ou alimente ce type d’actes.Wikipedia
Jean-Luc Mélenchon a réagi plus brièvement en écrivant « Le racisme tue ».Information.tv5monde
De son côté, le RN (Marine Le Pen et Jordan Bardella) a condamné l’attentat comme un acte barbare au mobile raciste et a rejeté toute responsabilité.
Périmètre de l’enquête. L’enquête EU-Vigil recense l’ensemble des effets indésirables déclarés pour les vaccins Covid-19 présentant au moins un critère réglementaire de gravité (décès, hospitalisation, séquelles, invalidité, pronostic vital engagé, anomalie congénitale ou autre situation médicalement importante) dans la base européenne de pharmacovigilance. Elle étudie 81 682 couples vaccin–effet, répartis entre le bilan global, les neuf marques vaccinales et leurs 22 formulations, à l’aide de quatre méthodes statistiques : ROR, PRR, BCPNN et GPS.
RÉSUMÉ
Nous avons appliqué aux 2 322 888 signalements relatifs aux vaccins Covid-19 les quatre méthodes de détection des autorités sanitaires : le ROR de l’EMA, le PRR de l’agence britannique (MHRA), la méthode bayésienne BCPNN de l’OMS et le Gamma-Poisson Shrinker de la FDA. Sur 12 203 effets testés, 612 sont détectés par les quatre méthodes à la fois.
Tous les signaux que l’EMA a officiellement reconnus figurent parmi eux. Les mêmes calculs révèlent des signaux dont l’agence ne rend rien public : atteintes neurologiques graves dont la maladie de Creutzfeldt-Jakob, syndromes chroniques post-vaccinaux, phénomènes immunitaires et une série de thromboses touchant presque tout le système veineux. La méthode retrouve ce que l’agence a fini par admettre. Elle détecte tout autant ce que l’agence ne montre pas.
1Une base publique, des résultats confidentiels
La pharmacovigilance repose sur un principe simple. Un médicament mis sur le marché continue d’être surveillé, et chaque effet indésirable suspecté doit pouvoir être déclaré, rassemblé et analysé. En Europe, cette surveillance passe par EudraVigilance, la base gérée par l’EMA, où convergent les signalements des professionnels de santé, des patients et des laboratoires.
Jamais cette base n’a été autant sollicitée qu’avec les vaccins Covid-19 : plus de deux millions de signalements les concernant y ont été enregistrés en quelques années. Jamais non plus la question de la transparence ne s’est posée avec autant d’acuité. Sur 13 083 016 signalements analysables, seuls 6 300 772 sont consultables sur le portail public de l’EMA. Les 6 782 244 autres, soit 51,8 %, restent hors de portée du public, des chercheurs indépendants et des journalistes.
Surtout, l’agence ne publie aucun résultat de détection des signaux. Elle calcule pourtant en interne des indicateurs de disproportionnalité, au premier rang desquels le ROR. Le citoyen ne voit que des listes de cas. Il ne voit jamais la mesure qui permettrait de savoir si un effet est déclaré plus souvent avec un vaccin qu’avec le reste des médicaments.
Le citoyen voit des listes de cas. Il ne voit jamais la mesure qui dit si un vaccin pose problème.
Cette enquête comble ce manque. Nous avons calculé, pour chaque vaccin et chaque effet déclaré, les quatre indicateurs de référence des autorités sanitaires, sur la base complète.
Les données
L’analyse porte sur l’intégralité des 13 083 016 signalements analysables de la base EudraVigilance. Parmi eux, 2 322 888 mentionnent au moins un vaccin Covid-19.
Ce calcul a une exigence absolue : connaître tous les autres signalements de la base, qui forment le groupe de comparaison. C’est précisément ce que le portail public de l’EMA ne permet pas. Sans la base complète, aucun signal ne peut être calculé sur l’ensemble des données.
Quatre méthodes, quatre autorités
RORUtilisé par l’EMA Rapport des cotes de déclaration. Signal si la borne basse de l’intervalle de confiance à 95 % dépasse 1.
PRRUtilisé par la MHRA Rapport des proportions de déclaration (Evans et al., 2001). Signal si PRR ≥ 2, χ² ≥ 4 et au moins 3 cas.
BCPNNUtilisé par l’OMS Méthode bayésienne de l’Uppsala Monitoring Centre, appliquée à VigiBase. Signal si la borne basse IC₀₂₅ est positive.
GPSUtilisé par la FDA Gamma-Poisson Shrinker (DuMouchel, 1999 ; Szarfman et al., 2002). Signal si la borne basse EB05 atteint 2.
L’ampleur des signalements
Sur les 2 322 888 signalements relatifs aux vaccins Covid-19, 972 293 sont classés graves, soit 41,9 %. Plus de quatre signalements sur dix décrivent un événement ayant entraîné au moins un critère de gravité réglementaire. On est loin de l’image d’une pharmacovigilance dominée par les réactions bénignes au point d’injection.Tableau 1 · Signalements par critère de gravité, tous vaccins Covid-19
Critère
Signalements
Part
Hospitalisation
196 347
8,5 %
Invalidité
94 312
4,1 %
Séquelles
58 830
2,5 %
Pronostic vital engagé
45 813
2,0 %
Décès
29 931
1,3 %
Anomalie congénitale
1 154
—
Sur les 12 203 effets testés pour l’ensemble des vaccins, 1 674 franchissent le seuil d’au moins une méthode et 612 celui des quatre. Les 612 sont associés à au moins un critère de gravité, et 306 à au moins un signalement avec décès.
4Des profils très différents selon les vaccins
Avec 1 310 153 signalements, Pfizer-BioNTech domine en volume, ce qui reflète d’abord sa place dans les campagnes européennes. Mais le volume ne dit rien de la gravité relative, et les proportions racontent une autre histoire.Tableau 2 · Profil des principaux vaccins
Vaccin
Signalements
Graves
Avec décès
Signaux 4/4
Pfizer-BioNTech
1 310 153
40,7 %
1,16 %
399
AstraZeneca
555 681
47,3 %
1,15 %
315
Moderna
403 338
38,6 %
1,76 %
507
Janssen
73 151
43,6 %
2,08 %
547
Novavax
2 036
39,8 %
1,42 %
78
Janssen présente le profil le plus préoccupant. Sur 73 151 signalements, 2,08 % portent un critère de décès, la proportion la plus élevée parmi les grands vaccins. Surtout, 11,4 % des effets testés pour ce vaccin sont des signaux 4/4, presque trois fois plus que pour Pfizer (4,1 %). Moderna suit, avec 1,76 % de signalements avec décès et 11,1 % avec hospitalisation, contre 8,2 % pour Pfizer. AstraZeneca a la plus forte proportion de signalements graves (47,3 %) et de séquelles (3,0 %).
Les signaux reconnus, tous détectés
Un outil de détection se juge d’abord à sa capacité à retrouver ce qui est déjà établi. Le résultat est sans ambiguïté : chacun des signaux que l’EMA a fini par reconnaître est détecté par les quatre méthodes.
La myocardite totalise 16 776 signalements, dont 8 459 avec hospitalisation et 401 avec décès, pour un ROR de 8,26. La péricardite (ROR 10,05) et la myopéricardite (ROR 17,04) suivent. Le syndrome de thrombose avec thrombopénie affiche un ROR de 599, l’un des plus élevés de toute l’analyse, et 194 signalements avec décès. Le syndrome de Guillain-Barré compte 3 395 signalements avec hospitalisation et atteint un ROR de 9,30 chez Janssen. Les saignements menstruels abondants totalisent 48 762 signalements, ROR 15,5.
Ces signaux n’ont été intégrés aux notices des vaccins qu’au terme de longues procédures d’évaluation, parfois après des mois d’usage massif. Les données les contenaient. Ces calculs, l’agence pouvait les faire et les rendre publics.Tableau 3 · Signaux reconnus par l’EMA : les 4 indicateurs
Effet indésirable
Signal.
Décès
Hosp.
ROR EMA [IC 95 %]
PRR MHRA (χ²)
BCPNN OMS IC (IC₀₂₅)
GPS FDA EBGM (EB05)
MyocarditeMyocarditis · tous vaccins
16 776
401
8 459
8,26[8,05–8,46]
8,20(39 269)
1,87(1,84)
3,66(3,61)
PéricarditePericarditis · tous vaccins
14 884
71
4 578
10,0[9,77–10,3]
9,99(39 168)
1,97(1,94)
3,92(3,87)
MyopéricarditeMyopericarditis · tous vaccins
3 307
18
2 395
17,0[15,8–18,3]
17,0(10 976)
2,18(2,11)
4,52(4,40)
Thrombose avec thrombopénieThrombosis with thrombocytopenia syndrome · tous vaccins
997
194
564
599[299–1 201]
599(4 731)
2,52(2,39)
5,74(5,45)
Thrombose des sinus veineux cérébrauxCerebral venous sinus thrombosis · tous vaccins
1 863
221
1 367
4,52[4,24–4,82]
4,52(2 629)
1,49(1,41)
2,81(2,71)
Syndrome de Guillain-BarréGuillain-Barre syndrome · tous vaccins
5 068
102
3 395
3,52[3,40–3,65]
3,52(5 273)
1,29(1,25)
2,45(2,40)
Syndrome de Guillain-BarréGuillain-Barre syndrome · Janssen
575
12
411
9,30[8,55–10,1]
9,23(4 014)
3,12(3,00)
8,81(8,22)
Saignements menstruels abondantsHeavy menstrual bleeding · tous vaccins
48 762
0
742
15,5[15,2–15,8]
15,2(155 971)
2,14(2,12)
4,41(4,38)
Chaque ligne franchit les 4 seuils : borne basse du ROR > 1 · PRR ≥ 2 et χ² ≥ 4 · IC₀₂₅ > 0 · EB05 ≥ 2.
La méthode fonctionne. Et elle détecte aussi tout le reste.Les signaux que l’EMA ne montre pas
Au-delà des signaux reconnus, l’analyse fait apparaître des signaux tout aussi robustes, qui franchissent les seuils des quatre méthodes. L’EMA n’en rend aucune trace publique.
Atteintes neurologiques
Le signal le plus frappant concerne la maladie de Creutzfeldt-Jakob associée au vaccin Pfizer. Le signal apparaît dans les données dès février 2022 : 70 signalements, dont 43 avec décès, et un ROR de 3,57. Cette maladie à prion, rare et toujours mortelle, est déclarée avec ce vaccin plus souvent qu’avec le reste des médicaments, et les quatre méthodes l’attestent.
D’autres atteintes graves suivent. La myélite, inflammation de la moelle épinière, totalise 484 signalements avec Pfizer, dont 317 avec hospitalisation. La myélite transverse compte 281 signalements avec AstraZeneca, dont 163 avec hospitalisation. L’absence de réaction aux stimuli apparaît dans 1 060 signalements avec Moderna, dont 193 avec décès. L’hémiparésie, paralysie partielle d’un côté du corps, totalise 205 signalements avec Janssen.
Sur l’ensemble des vaccins, les troubles de la sensibilité pèsent lourd : 72 399 signalements de fourmillements, dont 6 482 avec hospitalisation, et 44 304 de perte de sensibilité, dont 5 397 avec hospitalisation. S’y ajoutent 10 504 névralgies et 8 680 paralysies faciales.
Syndromes chroniques
Un deuxième ensemble dessine une réalité que la communication officielle a longtemps tenue à l’écart. Le syndrome de fatigue chronique compte 3 635 signalements, dont 817 avec hospitalisation (ROR 9,9). Le syndrome post-vaccinal, sous ce terme exact, totalise 1 226 signalements pour Pfizer, dont 307 avec hospitalisation (ROR 18,3). Les acouphènes atteignent 27 882 signalements, dont 1 368 avec hospitalisation. Le zona, réactivation du virus de la varicelle, en compte 27 040, dont 1 427 avec hospitalisation. Le brouillard cérébral, qui associe troubles de la concentration et de la mémoire, apparaît dans 6 431 signalements.
Ces tableaux cliniques, longtemps relégués au rang de témoignages isolés, prennent ici une consistance statistique.
Phénomènes immunitaires
La facilitation de l’infection par les anticorps désigne le mécanisme par lequel une immunité vaccinale peut aggraver une infection au lieu de la prévenir. Elle apparaît dans 49 signalements, dont 12 avec décès, avec un ROR de 78,5. L’effectif est faible, mais le signal franchit les quatre seuils, y compris ceux des méthodes bayésiennes, conçues précisément pour écarter les faux signaux fondés sur peu de cas. Le syndrome inflammatoire multisystémique de l’enfant totalise 109 signalements avec Pfizer, dont 85 avec hospitalisation (ROR 18,4).Tableau 4 · Signaux que l’EMA ne publie pas : les 4 indicateurs
Effet indésirable
Signal.
Décès
Hosp.
ROR EMA [IC 95 %]
PRR MHRA (χ²)
BCPNN OMS IC (IC₀₂₅)
GPS FDA EBGM (EB05)
Maladie de Creutzfeldt-JakobCreutzfeldt-Jakob disease · Pfizer
Facilitation de l’infection par les anticorpsAntibody-dependent enhancement · tous vaccins
49
12
22
78,5[24,5–252]
78,5(211)
2,30(1,74)
5,22(4,10)
Syndrome inflammatoire multisystémique de l’enfantMultisystem inflammatory syndrome in children · Pfizer
109
4
85
18,4[13,3–25,5]
18,4(596)
2,69(2,34)
6,69(5,69)
Chaque ligne franchit les 4 seuils : borne basse du ROR > 1 · PRR ≥ 2 et χ² ≥ 4 · IC₀₂₅ > 0 · EB05 ≥ 2.
Thromboses : presque tout le système veineux
Pour les vaccins à vecteur adénoviral, le signal de thrombose ne se limite pas au syndrome de thrombose avec thrombopénie, seul retenu dans la communication publique. Chez AstraZeneca, les quatre méthodes détectent une série complète de localisations.Tableau 5 · Thromboses détectées par les 4 méthodes, AstraZeneca
Chaque ligne franchit les 4 seuils : borne basse du ROR > 1 · PRR ≥ 2 et χ² ≥ 4 · IC₀₂₅ > 0 · EB05 ≥ 2.
Chez Janssen, le tableau est le même : 1 374 signalements de thrombose, dont 96 avec décès, 861 thromboses veineuses profondes, 197 thromboses pulmonaires, 142 thromboses des sinus veineux cérébraux, mais aussi 35 thromboses des artères coronaires, dont 10 avec décès, et 51 thromboses des ventricules cardiaques. La gravité se lit dans les soins rapportés : 96 signalements mentionnent une intubation, dont 50 avec décès, 171 un passage en soins intensifs et 58 une ventilation mécanique.Tableau 6 · Thromboses détectées par les 4 méthodes, Janssen
Chaque ligne franchit les 4 seuils : borne basse du ROR > 1 · PRR ≥ 2 et χ² ≥ 4 · IC₀₂₅ > 0 · EB05 ≥ 2.
Le cœur, au-delà de l’ARNm
L’atteinte cardiaque ne se résume pas à la myocardite des jeunes hommes, seule entrée dans le discours public. L’arythmie compte 18 160 signalements, dont 232 avec décès. La tachycardie totalise 25 568 signalements avec Pfizer, dont 3 740 avec hospitalisation. La syncope apparaît dans 8 584 signalements avec Moderna, dont 113 avec décès. La douleur thoracique atteint 58 323 signalements, dont 12 088 avec hospitalisation et 523 avec décès.
Plus inattendu : Novavax, vaccin à protéine recombinante présenté comme l’alternative à la technologie ARN, présente lui aussi des signaux cardiaques détectés par les quatre méthodes. Ils concernent la péricardite (ROR 7,9), la myopéricardite (ROR 12,6), l’arythmie (ROR 7,4), la tachycardie (ROR 7,7) et l’épanchement péricardique. Les effectifs sont modestes, à la mesure de sa faible diffusion, mais la concordance est complète.Tableau 7 · Atteintes cardiaques : les 4 indicateurs
Chaque ligne franchit les 4 seuils : borne basse du ROR > 1 · PRR ≥ 2 et χ² ≥ 4 · IC₀₂₅ > 0 · EB05 ≥ 2.
9Les cycles menstruels
L’EMA n’a reconnu que les saignements menstruels abondants. Les données montrent une perturbation bien plus large du cycle. Pour le seul vaccin Pfizer, les quatre méthodes détectent 35 352 signalements de saignements abondants, 27 619 de troubles menstruels, 18 651 de règles irrégulières, 18 417 de règles douloureuses, 14 168 de règles retardées, 13 049 de cycles trop fréquents et 5 029 de cycles trop espacés. On relève aussi 341 cycles sans ovulation et 188 ovulations retardées, avec un ROR de 22,7.Tableau 8 · Cycle menstruel, Pfizer : les 4 indicateurs
Chaque ligne franchit les 4 seuils : borne basse du ROR > 1 · PRR ≥ 2 et χ² ≥ 4 · IC₀₂₅ > 0 · EB05 ≥ 2.
Ce n’est pas seulement le volume des règles : c’est le cycle hormonal dans son ensemble qui apparaît touché.
10
L’échec de la protection
Un dernier résultat éclaire la question de l’efficacité. Parmi les signalements avec décès, les termes les plus cités ne désignent pas un effet toxique : ils désignent l’échec de la protection. On relève 2 317 signalements « COVID-19 » avec décès, 1 225 « échec vaccinal » et 754 « pneumonie COVID-19 ». Pour Pfizer, « COVID-19 » et « échec vaccinal » arrivent en tête des signalements avec décès, avec respectivement 1 105 et 937 cas.
S’y ajoute un signal propre aux schémas vaccinaux : le mélange de vaccins de fabricants différents apparaît dans 19 004 signalements, dont 203 avec décès, pour un ROR de 282.Tableau 9 · Échec de la protection : les 4 indicateurs
Effet indésirable
Signal.
Décès
Hosp.
ROR EMA [IC 95 %]
PRR MHRA (χ²)
BCPNN OMS IC (IC₀₂₅)
GPS FDA EBGM (EB05)
COVID-19COVID-19 · tous vaccins
178 267
2 317
9 657
21,2[21,0–21,5]
19,7(630 711)
2,22(2,21)
4,67(4,65)
Échec vaccinalVaccination failure · tous vaccins
144 844
1 225
3 742
23,0[22,7–23,3]
21,6(524 955)
2,25(2,24)
4,75(4,73)
Pneumonie COVID-19COVID-19 pneumonia · tous vaccins
2 940
754
2 265
3,32[3,17–3,48]
3,32(2 816)
1,24(1,18)
2,37(2,30)
Mélange de vaccinsInterchange of vaccine products · tous vaccins
19 004
203
1 359
282[253–315]
280(89 254)
2,51(2,48)
5,71(5,64)
Chaque ligne franchit les 4 seuils : borne basse du ROR > 1 · PRR ≥ 2 et χ² ≥ 4 · IC₀₂₅ > 0 · EB05 ≥ 2.
11Discussion
Ce que l’EMA pouvait publier
Aucun des calculs présentés ici ne nécessite de moyens hors de portée d’une agence européenne. Ils reposent sur des méthodes publiées depuis plus de vingt ans, dont l’une est l’indicateur de l’EMA elle-même. Ils s’appliquent à des données que l’agence détient intégralement. La question n’est donc pas de savoir si l’EMA pouvait produire ces résultats. Elle est de savoir pourquoi elle ne les publie pas.
Le portail public de l’agence propose des listes de cas et des agrégats. Ce sont des chiffres bruts, que n’importe quel commentateur peut balayer d’un revers de main au nom des biais de déclaration. Il ne propose aucune mesure de disproportionnalité, c’est-à-dire précisément l’outil qui permet de dépasser ces objections en comparant chaque vaccin au reste de la base. Et la moitié de la base reste fermée, ce qui empêche quiconque de reconstituer ces calculs à partir des données publiques.
La valeur de la concordance
L’objection habituelle aux analyses de pharmacovigilance porte sur la fragilité des signaux isolés. Elle ne tient pas ici. Les 612 signaux mis en évidence franchissent simultanément le critère de l’EMA, celui de la MHRA, celui de l’OMS et celui de la FDA. Deux de ces méthodes sont bayésiennes et pénalisent systématiquement les petits effectifs. Un signal qui résiste aux quatre n’est pas un artefact statistique. C’est exactement ce que les autorités sanitaires elles-mêmes définissent comme un signal devant être évalué.
Portée des données
Les signalements de pharmacovigilance sont des déclarations spontanées. Leur nombre dépend de la diffusion du produit, de l’attention médiatique et des pratiques de déclaration : c’est pourquoi cette enquête raisonne en disproportion et non en nombres absolus. Un signalement « avec décès » porte le critère de gravité décès. Un même signalement pouvant citer plusieurs effets, les nombres par effet ne s’additionnent pas. Les effets à faible effectif gagneront à être réévalués à mesure que la base s’enrichit. Aucune de ces précautions ne retire aux signaux leur statut : ce sont ceux que la réglementation impose d’examiner.
Conclusion
Appliquées à la base EudraVigilance complète, les quatre méthodes de détection des autorités sanitaires mettent en évidence 612 signaux robustes associés aux vaccins Covid-19. Elles retrouvent tous les signaux que l’EMA a reconnus. Elles en révèlent d’autres, tout aussi solides statistiquement, dont l’agence ne publie rien : maladie de Creutzfeldt-Jakob, myélites, syndromes chroniques post-vaccinaux, thromboses de multiples localisations, atteintes cardiaques au-delà des vaccins ARNm, perturbations étendues du cycle menstruel.
Ces résultats posent une question qui dépasse la science : celle du droit du public à connaître ce que contiennent les données de surveillance des médicaments qu’on lui administre.
Solidarité avec les familles des victimes ! L’enquête vient à peine de commencer que l’on présente déjà le tueur comme un individu raciste, « rationnel », animé par un véritable projet idéologique. Outre le fait que des rumeurs circulent parallèlement sur de possibles troubles psychiatriques, voire une schizophrénie (qui ne sont absolument pas avérées pour le moment), on peut se poser une question : combien de fois, après des attentats ou attaques islamistes, a-t-on vu surgir presque immédiatement la figure du « déséquilibré » dans les médias, comme si la piste psychiatrique devait nécessairement relativiser la dimension idéologique du passage à l’acte, mais uniquement quand celui-ci affiche des motivations islamistes ! Il serait avisé de réclamer la même rigueur, la même prudence et les mêmes critères d’analyse pour tous les criminels, quelles que soient leurs convictions réelles ou supposée
voilà que l’affaire de Trappes prend soudain une drôle de tournure. Le suspect en garde à vue qu’on voit ici assis au pied de son véhicule, présenté comme Kevin T. par tous les médias mainstream n’aurait pas le visage qui a été diffusé sur les réseaux sociaux tout l’après-midi. À l’origine de ce présumé quiproquo, le média 78Actu appartenant au groupe Ouest France, média mainstream progressiste assumé qui aurait depuis « tripatouillé » ses publications initiales. D’autres anomalies émergent d’ailleurs dans ce dossier alors que Macron s’est rendu à Trappe
« C’est la première fois qu’il y a eu un acte planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, à raison de leur couleur de peau ou de la religion qu’on leur donne« , ajoute-t-il.
. Cela n’ôte évidement rien à l’horreur de ce qui s’est passé à #Trappes, mais on aurait aimé un peu de mémoire de la part du Président
@ELevyCauseur Soit cette vidéo a été fabriquée par l’IA, soit Macron affirme, au sujet de l’attentat ignoble de Trappes, que « c’est la première fois qu’il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, à raison de leur couleur de peau ou de la religion qu’on leur donne ». On ne va pas chipoter pour quelques juifs assassinés à l’école Ozar-Hatorah de Toulouse ou à l’Hyper-cacher (ni pour les Français tués le 7 octobre qui étaient aussi nos compatriotes). Le président a oublié Thomas, peut-être victime du racisme anti-blanc, le père Hamel, les fidèles, chrétiens agressés dans leurs églises. Et les Charlie qui n’ont pas été assassinés pour leur religion, mais pour le droit de ne pas en avoir et de se moquer de celle des autres. Visiblement, pour Emmanuel Macron, certaines victimes sont plus égales que d’autres. On nous dira que sa langue a fourché. Je crains plutôt que son inconscient ait parlé. Et bien sûr, les victimes de Trappes méritent notre compassion et notre solidarité, exactement comme tous nos compatriotes (et même ceux qui ne le sont pas d’ailleurs).
Aujourd’hui Macron a affirmé depuis Trappes : « La République, elle est une et indivisible. La République, elle n’a que des citoyennes et des citoyens,elle ne les discrémine jamais, ni à raison de leur couleur de peau, ni à raison de leur religion,ni à raison de leur opinion politique. » Et en même temps, le 16 février 2024, dans un entretien accordé à l’Humanité, il affirmait : « Je n’ai jamais considéré que le RN ou Reconquête s’inscrivaient dans l’arc républicain. » Le si fameux en même temps de Macron!
Macron choisit son parcours de compassion pour imposer un récit.
@PhdeVilliers : « C’est très bien qu’il aille à Trappes. J’ai beaucoup regretté qu’il n’aille pas en 2018 voir les deux jeunes filles qui ont été assassinées à Marseille. Leurs familles attendaient la visite du président de la République. Harmonie Comyn, elle aussi attendait le coup de téléphone du PR. La maman d’Elias, elle attendait le coup de téléphone du PR. La famille de Thomas à Crépol, où il y a eu un crime raciste, il a fallu trois ans pour le reconnaître, ça va moins vite que le Parquet antiterroriste. Elle attend toujours la visite du PR.
En France, aucun protocole pour utilisation vitamine C pour le cancer. En Allemagne et Suisse, certains établissements privés l’administrent par voie intraveineuse.
Résumé de l’article ScienceDaily (20 octobre 2026)
Une étude clinique de phase 2 (essai EVITA) suggère qu’une prise quotidienne de vitamine C pourrait améliorer la survie chez des personnes présentant des troubles sanguins précancéreux ou des cancers du sang à un stade précoce.Sciencedaily
Ce que l’étude a testé
Participants : 109 patients atteints de cytopénie clonale de signification indéterminée (CCUS) ou de syndrome myélodysplasique (MDS) à faible risque. Ces conditions peuvent évoluer vers une leucémie aiguë myéloïde (LAM).
Intervention : 1 000 mg de vitamine C par voie orale par jour pendant 1 an, contre placebo.
Conception : essai randomisé, en double aveugle, contrôlé par placebo.
Principaux résultats
Les patients sous vitamine C ont eu moins d’événements indésirables.
Des modifications de certaines cytokines (molécules de signalisation immunitaire) ont été observées, associées à des profils plus favorables.
La vitamine C n’a pas significativement ralenti l’expansion des cellules anormales.
En analyse exploratoire, les patients sous vitamine C avaient une meilleure survie après environ 3 ans de suivi par rapport au placebo. Ce bénéfice potentiel doit être confirmé dans un essai de phase 3 plus large.
Plus de la moitié des patients avaient des niveaux de vitamine C insuffisants au départ. La vitamine C intervient notamment dans le fonctionnement de l’enzyme TET2, impliquée dans la régulation épigénétique et souvent mutée dans ces troubles. L’idée est d’intervenir tôt (« cancer interception ») avant que la maladie ne progresse.
NINE babies DIED after receiving Pfizer’s DPT vaccine from the same lot. Did Pfizer halt production and investigate? Of course not. That would be too ethical. Instead, they covered their tracks. “What they decided to do is never again distribute one lot of vaccine to a specific state or county or city so no one would ever be able to identify that there were a number of deaths associated with this particular lot of vaccines.” — Barbara Loe Fisher @CHDTVLive
Ce message avance une accusation grave : neuf nourrissons seraient morts après avoir reçu un vaccin DPT de Pfizer provenant du même lot, et l’entreprise aurait ensuite modifié sa distribution pour empêcher d’identifier d’éventuels décès liés à un lot.
L accusation rappelle un évènement historique.
Il s’agit du « Tennessee DPT cluster », une série de décès soudains de nourrissons survenus aux États-Unis en 1978-1979, après des vaccinations contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DPT).
Les archives de l’époque rapportent que plusieurs nourrissons avaient reçu un vaccin provenant du même lot, le lot 64201 de Wyeth. En mars 1979, quatre décès avaient conduit à un rappel de ce lot à l’échelle nationale, alors même qu’un lien de causalité n’était pas établi.
The Washington Post
Ce que montrent les documents historiques ? La chronologie permet de préciser l’accusation : Élément Ce que les sources indiquent Fabricant Wyeth Laboratories, devenu une partie de Pfizer en 2009 Vaccin DPT, contre diphtérie, tétanos et coqueluche Lot concerné 64201 Décès Plusieurs décès soudains de nourrissons ont été signalés ; neuf des onze nourrissons mentionnés dans certains récits avaient reçu ce lot Réaction initiale Wyeth a retiré le lot de la distribution en mars 1979 Distribution ultérieure Un document interne daté du 27 août 1979 évoque une politique visant à limiter la concentration de doses d’un même lot dans une seule région
Le document interne est particulièrement important. Il indique que Wyeth avait discuté de la limitation de la distribution de grandes quantités de doses d’un même lot dans un État, un comté ou une ville, et que la direction avait accepté d’avancer sur ce plan.
PDF
Cela confirme qu’une décision de distribution destinée à éviter la concentration géographique des lots a bien été discutée. En revanche, le motif exact — protéger les nourrissons ou empêcher que des décès soient reliés à un lot — ne peut pas être établi uniquement par cette phrase du document.
Le rapport du CDC de mars 1979 indique que le lot avait été retiré de la distribution et de l’utilisation aux États-Unis.
CDC Stacks
La publication scientifique de 1982 a ensuite examiné les décès et la relation possible avec la vaccination.
PubMed
En résumé : le témoignage de Barbara Loe Fisher renvoie à un dossier historique réel et à un document interne préoccupant.
Oui, la dispersion des lots entre différentes zones géographiques est bien une pratique qui a été mise en place chez Wyeth après l’épisode du Tennessee en 1979.
Le document interne du 27 août 1979 évoque explicitement une limitation des livraisons importantes d’un même lot à un seul État, comté ou service de santé municipal. Il s’agit donc d’une mesure historique documentée, et pas simplement d’une hypothèse.
Et pour revenir au cas de 1979 : le rappel du lot 64201 est documenté. Le soupçon d’une politique destinée à diluer les décès dans la population est sérieux et mérite d’être examiné à partir des archives internes complètes, mais il ne faut pas le présenter comme une pratique universelle actuelle sans preuves supplémentaires.