L’enquête EU-Vigil trouve 2 322 888 signalements à l’EMA relatifs aux vaccins Covid-19 dont 1 million de graves, 30 000 décès

Périmètre de l’enquête. L’enquête EU-Vigil recense l’ensemble des effets indésirables déclarés pour les vaccins Covid-19 présentant au moins un critère réglementaire de gravité (décès, hospitalisation, séquelles, invalidité, pronostic vital engagé, anomalie congénitale ou autre situation médicalement importante) dans la base européenne de pharmacovigilance. Elle étudie 81 682 couples vaccin–effet, répartis entre le bilan global, les neuf marques vaccinales et leurs 22 formulations, à l’aide de quatre méthodes statistiques : ROR, PRR, BCPNN et GPS.

RÉSUMÉ

Nous avons appliqué aux 2 322 888 signalements relatifs aux vaccins Covid-19 les quatre méthodes de détection des autorités sanitaires : le ROR de l’EMA, le PRR de l’agence britannique (MHRA), la méthode bayésienne BCPNN de l’OMS et le Gamma-Poisson Shrinker de la FDA. Sur 12 203 effets testés, 612 sont détectés par les quatre méthodes à la fois.

Tous les signaux que l’EMA a officiellement reconnus figurent parmi eux. Les mêmes calculs révèlent des signaux dont l’agence ne rend rien public : atteintes neurologiques graves dont la maladie de Creutzfeldt-Jakob, syndromes chroniques post-vaccinaux, phénomènes immunitaires et une série de thromboses touchant presque tout le système veineux. La méthode retrouve ce que l’agence a fini par admettre. Elle détecte tout autant ce que l’agence ne montre pas.

1Une base publique, des résultats confidentiels

La pharmacovigilance repose sur un principe simple. Un médicament mis sur le marché continue d’être surveillé, et chaque effet indésirable suspecté doit pouvoir être déclaré, rassemblé et analysé. En Europe, cette surveillance passe par EudraVigilance, la base gérée par l’EMA, où convergent les signalements des professionnels de santé, des patients et des laboratoires.

Jamais cette base n’a été autant sollicitée qu’avec les vaccins Covid-19 : plus de deux millions de signalements les concernant y ont été enregistrés en quelques années. Jamais non plus la question de la transparence ne s’est posée avec autant d’acuité. Sur 13 083 016 signalements analysables, seuls 6 300 772 sont consultables sur le portail public de l’EMA. Les 6 782 244 autres, soit 51,8 %, restent hors de portée du public, des chercheurs indépendants et des journalistes.

Surtout, l’agence ne publie aucun résultat de détection des signaux. Elle calcule pourtant en interne des indicateurs de disproportionnalité, au premier rang desquels le ROR. Le citoyen ne voit que des listes de cas. Il ne voit jamais la mesure qui permettrait de savoir si un effet est déclaré plus souvent avec un vaccin qu’avec le reste des médicaments.

Le citoyen voit des listes de cas. Il ne voit jamais la mesure qui dit si un vaccin pose problème.

Cette enquête comble ce manque. Nous avons calculé, pour chaque vaccin et chaque effet déclaré, les quatre indicateurs de référence des autorités sanitaires, sur la base complète.

Les données

L’analyse porte sur l’intégralité des 13 083 016 signalements analysables de la base EudraVigilance. Parmi eux, 2 322 888 mentionnent au moins un vaccin Covid-19.

Ce calcul a une exigence absolue : connaître tous les autres signalements de la base, qui forment le groupe de comparaison. C’est précisément ce que le portail public de l’EMA ne permet pas. Sans la base complète, aucun signal ne peut être calculé sur l’ensemble des données.

Quatre méthodes, quatre autorités

RORUtilisé par l’EMA
Rapport des cotes de déclaration. Signal si la borne basse de l’intervalle de confiance à 95 % dépasse 1.

PRRUtilisé par la MHRA
Rapport des proportions de déclaration (Evans et al., 2001). Signal si PRR ≥ 2, χ² ≥ 4 et au moins 3 cas.

BCPNNUtilisé par l’OMS
Méthode bayésienne de l’Uppsala Monitoring Centre, appliquée à VigiBase. Signal si la borne basse IC₀₂₅ est positive.

GPSUtilisé par la FDA
Gamma-Poisson Shrinker (DuMouchel, 1999 ; Szarfman et al., 2002). Signal si la borne basse EB05 atteint 2.

L’ampleur des signalements

Sur les 2 322 888 signalements relatifs aux vaccins Covid-19, 972 293 sont classés graves, soit 41,9 %. Plus de quatre signalements sur dix décrivent un événement ayant entraîné au moins un critère de gravité réglementaire. On est loin de l’image d’une pharmacovigilance dominée par les réactions bénignes au point d’injection.Tableau 1 · Signalements par critère de gravité, tous vaccins Covid-19

CritèreSignalementsPart
Hospitalisation196 3478,5 %
Invalidité94 3124,1 %
Séquelles58 8302,5 %
Pronostic vital engagé45 8132,0 %
Décès29 9311,3 %
Anomalie congénitale1 154—

Sur les 12 203 effets testés pour l’ensemble des vaccins, 1 674 franchissent le seuil d’au moins une méthode et 612 celui des quatre. Les 612 sont associés à au moins un critère de gravité, et 306 à au moins un signalement avec décès.

4Des profils très différents selon les vaccins

Avec 1 310 153 signalements, Pfizer-BioNTech domine en volume, ce qui reflète d’abord sa place dans les campagnes européennes. Mais le volume ne dit rien de la gravité relative, et les proportions racontent une autre histoire.Tableau 2 · Profil des principaux vaccins

VaccinSignalementsGravesAvec décèsSignaux 4/4
Pfizer-BioNTech1 310 15340,7 %1,16 %399
AstraZeneca555 68147,3 %1,15 %315
Moderna403 33838,6 %1,76 %507
Janssen73 15143,6 %2,08 %547
Novavax2 03639,8 %1,42 %78

Janssen présente le profil le plus préoccupant. Sur 73 151 signalements, 2,08 % portent un critère de décès, la proportion la plus élevée parmi les grands vaccins. Surtout, 11,4 % des effets testés pour ce vaccin sont des signaux 4/4, presque trois fois plus que pour Pfizer (4,1 %). Moderna suit, avec 1,76 % de signalements avec décès et 11,1 % avec hospitalisation, contre 8,2 % pour Pfizer. AstraZeneca a la plus forte proportion de signalements graves (47,3 %) et de séquelles (3,0 %).

Les signaux reconnus, tous détectés

Un outil de détection se juge d’abord à sa capacité à retrouver ce qui est déjà établi. Le résultat est sans ambiguïté : chacun des signaux que l’EMA a fini par reconnaître est détecté par les quatre méthodes.

La myocardite totalise 16 776 signalements, dont 8 459 avec hospitalisation et 401 avec décès, pour un ROR de 8,26. La péricardite (ROR 10,05) et la myopéricardite (ROR 17,04) suivent. Le syndrome de thrombose avec thrombopénie affiche un ROR de 599, l’un des plus élevés de toute l’analyse, et 194 signalements avec décès. Le syndrome de Guillain-Barré compte 3 395 signalements avec hospitalisation et atteint un ROR de 9,30 chez Janssen. Les saignements menstruels abondants totalisent 48 762 signalements, ROR 15,5.

Ces signaux n’ont été intégrés aux notices des vaccins qu’au terme de longues procédures d’évaluation, parfois après des mois d’usage massif. Les données les contenaient. Ces calculs, l’agence pouvait les faire et les rendre publics.Tableau 3 · Signaux reconnus par l’EMA : les 4 indicateurs

Effet indésirableSignal.DécèsHosp.ROR
EMA
[IC 95 %]
PRR
MHRA
(χ²)
BCPNN
OMS
IC (IC₀₂₅)
GPS
FDA
EBGM (EB05)
MyocarditeMyocarditis · tous vaccins16 7764018 4598,26[8,05–8,46]8,20(39 269)1,87(1,84)3,66(3,61)
PéricarditePericarditis · tous vaccins14 884714 57810,0[9,77–10,3]9,99(39 168)1,97(1,94)3,92(3,87)
MyopéricarditeMyopericarditis · tous vaccins3 307182 39517,0[15,8–18,3]17,0(10 976)2,18(2,11)4,52(4,40)
Thrombose avec thrombopénieThrombosis with thrombocytopenia syndrome · tous vaccins997194564599[299–1 201]599(4 731)2,52(2,39)5,74(5,45)
Thrombose des sinus veineux cérébrauxCerebral venous sinus thrombosis · tous vaccins1 8632211 3674,52[4,24–4,82]4,52(2 629)1,49(1,41)2,81(2,71)
Syndrome de Guillain-BarréGuillain-Barre syndrome · tous vaccins5 0681023 3953,52[3,40–3,65]3,52(5 273)1,29(1,25)2,45(2,40)
Syndrome de Guillain-BarréGuillain-Barre syndrome · Janssen575124119,30[8,55–10,1]9,23(4 014)3,12(3,00)8,81(8,22)
Saignements menstruels abondantsHeavy menstrual bleeding · tous vaccins48 762074215,5[15,2–15,8]15,2(155 971)2,14(2,12)4,41(4,38)

Chaque ligne franchit les 4 seuils : borne basse du ROR > 1 · PRR ≥ 2 et χ² ≥ 4 · IC₀₂₅ > 0 · EB05 ≥ 2.

La méthode fonctionne. Et elle détecte aussi tout le reste.Les signaux que l’EMA ne montre pas

Au-delà des signaux reconnus, l’analyse fait apparaître des signaux tout aussi robustes, qui franchissent les seuils des quatre méthodes. L’EMA n’en rend aucune trace publique.

Atteintes neurologiques

Le signal le plus frappant concerne la maladie de Creutzfeldt-Jakob associée au vaccin Pfizer. Le signal apparaît dans les données dès février 2022 : 70 signalements, dont 43 avec décès, et un ROR de 3,57. Cette maladie à prion, rare et toujours mortelle, est déclarée avec ce vaccin plus souvent qu’avec le reste des médicaments, et les quatre méthodes l’attestent.

D’autres atteintes graves suivent. La myélite, inflammation de la moelle épinière, totalise 484 signalements avec Pfizer, dont 317 avec hospitalisation. La myélite transverse compte 281 signalements avec AstraZeneca, dont 163 avec hospitalisation. L’absence de réaction aux stimuli apparaît dans 1 060 signalements avec Moderna, dont 193 avec décès. L’hémiparésie, paralysie partielle d’un côté du corps, totalise 205 signalements avec Janssen.

Sur l’ensemble des vaccins, les troubles de la sensibilité pèsent lourd : 72 399 signalements de fourmillements, dont 6 482 avec hospitalisation, et 44 304 de perte de sensibilité, dont 5 397 avec hospitalisation. S’y ajoutent 10 504 névralgies et 8 680 paralysies faciales.

Syndromes chroniques

Un deuxième ensemble dessine une réalité que la communication officielle a longtemps tenue à l’écart. Le syndrome de fatigue chronique compte 3 635 signalements, dont 817 avec hospitalisation (ROR 9,9). Le syndrome post-vaccinal, sous ce terme exact, totalise 1 226 signalements pour Pfizer, dont 307 avec hospitalisation (ROR 18,3). Les acouphènes atteignent 27 882 signalements, dont 1 368 avec hospitalisation. Le zona, réactivation du virus de la varicelle, en compte 27 040, dont 1 427 avec hospitalisation. Le brouillard cérébral, qui associe troubles de la concentration et de la mémoire, apparaît dans 6 431 signalements.

Ces tableaux cliniques, longtemps relégués au rang de témoignages isolés, prennent ici une consistance statistique.

Phénomènes immunitaires

La facilitation de l’infection par les anticorps désigne le mécanisme par lequel une immunité vaccinale peut aggraver une infection au lieu de la prévenir. Elle apparaît dans 49 signalements, dont 12 avec décès, avec un ROR de 78,5. L’effectif est faible, mais le signal franchit les quatre seuils, y compris ceux des méthodes bayésiennes, conçues précisément pour écarter les faux signaux fondés sur peu de cas. Le syndrome inflammatoire multisystémique de l’enfant totalise 109 signalements avec Pfizer, dont 85 avec hospitalisation (ROR 18,4).Tableau 4 · Signaux que l’EMA ne publie pas : les 4 indicateurs

Effet indésirableSignal.DécèsHosp.ROR
EMA
[IC 95 %]
PRR
MHRA
(χ²)
BCPNN
OMS
IC (IC₀₂₅)
GPS
FDA
EBGM (EB05)
Maladie de Creutzfeldt-JakobCreutzfeldt-Jakob disease · Pfizer7043253,57[2,71–4,71]3,57(92)1,47(1,08)2,81(2,30)
MyéliteMyelitis · Pfizer48443172,57[2,33–2,85]2,57(363)1,15(1,01)2,23(2,07)
Myélite transverseMyelitis transverse · AstraZeneca28151633,57[3,15–4,05]3,57(449)1,68(1,50)3,21(2,91)
Absence de réaction aux stimuliUnresponsive to stimuli · Moderna1 0601932752,26[2,13–2,41]2,26(696)1,12(1,03)2,18(2,07)
HémiparésieHemiparesis · Janssen205131352,79[2,43–3,20]2,78(229)1,45(1,25)2,74(2,44)
Fourmillements (paresthésies)Paraesthesia · tous vaccins72 399456 4824,19[4,15–4,23]4,09(92 411)1,42(1,40)2,67(2,65)
Perte de sensibilitéHypoaesthesia · tous vaccins44 304775 3973,10[3,06–3,14]3,06(37 836)1,18(1,16)2,26(2,24)
NévralgieNeuralgia · tous vaccins10 50471 3314,27[4,16–4,38]4,25(13 882)1,45(1,41)2,73(2,68)
Paralysie facialeFacial paralysis · tous vaccins8 680292 1945,19[5,04–5,35]5,18(14 101)1,59(1,55)3,01(2,96)
Syndrome de fatigue chroniqueChronic fatigue syndrome · tous vaccins3 63508179,89[9,35–10,5]9,88(9 492)1,96(1,90)3,90(3,80)
Syndrome post-vaccinalPost vaccination syndrome · Pfizer1 226030718,3[16,6–20,2]18,3(6 749)2,76(2,66)6,81(6,50)
AcouphènesTinnitus · tous vaccins27 882131 3684,32[4,25–4,39]4,28(37 245)1,45(1,43)2,74(2,71)
ZonaHerpes zoster · tous vaccins27 040261 4272,78[2,74–2,82]2,76(19 369)1,08(1,06)2,12(2,10)
Brouillard cérébralBrain fog · tous vaccins6 43165923,24[3,13–3,34]3,23(5 923)1,22(1,18)2,33(2,29)
Facilitation de l’infection par les anticorpsAntibody-dependent enhancement · tous vaccins49122278,5[24,5–252]78,5(211)2,30(1,74)5,22(4,10)
Syndrome inflammatoire multisystémique de l’enfantMultisystem inflammatory syndrome in children · Pfizer10948518,4[13,3–25,5]18,4(596)2,69(2,34)6,69(5,69)

Chaque ligne franchit les 4 seuils : borne basse du ROR > 1 · PRR ≥ 2 et χ² ≥ 4 · IC₀₂₅ > 0 · EB05 ≥ 2.

Thromboses : presque tout le système veineux

Pour les vaccins à vecteur adénoviral, le signal de thrombose ne se limite pas au syndrome de thrombose avec thrombopénie, seul retenu dans la communication publique. Chez AstraZeneca, les quatre méthodes détectent une série complète de localisations.Tableau 5 · Thromboses détectées par les 4 méthodes, AstraZeneca

Effet indésirableSignal.DécèsHosp.ROR
EMA
[IC 95 %]
PRR
MHRA
(χ²)
BCPNN
OMS
IC (IC₀₂₅)
GPS
FDA
EBGM (EB05)
Sinus veineux cérébrauxCerebral venous sinus thrombosis · AstraZeneca9021526267,14[6,63–7,70]7,13(3 637)2,50(2,40)5,68(5,37)
Thrombose avec thrombopénieThrombosis with thrombocytopenia syndrome · AstraZeneca70914237055,8[48,7–63,9]55,7(11 207)4,06(3,92)17,1(16,1)
Thrombose cérébraleCerebral thrombosis · AstraZeneca287671482,68[2,37–3,02]2,68(269)1,31(1,14)2,49(2,26)
Veines cérébralesCerebral venous thrombosis · AstraZeneca294591772,86[2,53–3,22]2,86(314)1,40(1,22)2,64(2,40)
Veine portePortal vein thrombosis · AstraZeneca332402093,48[3,10–3,90]3,48(507)1,65(1,48)3,14(2,87)
Sinus sagittal supérieurSuperior sagittal sinus thrombosis · AstraZeneca10919643,64[2,97–4,45]3,64(178)1,68(1,39)3,24(2,76)
Veine mésentériqueMesenteric vein thrombosis · AstraZeneca12615863,31[2,75–3,99]3,31(176)1,57(1,30)3,00(2,58)
Artère cérébraleCerebral artery thrombosis · AstraZeneca6713403,43[2,66–4,44]3,43(99)1,59(1,22)3,06(2,50)
Sinus transverseTransverse sinus thrombosis · AstraZeneca7913463,24[2,56–4,10]3,24(105)1,52(1,19)2,92(2,42)
Veine spléniqueSplenic vein thrombosis · AstraZeneca6510414,76[3,64–6,21]4,76(157)1,96(1,58)4,01(3,25)
Veines viscéralesVisceral venous thrombosis · AstraZeneca4052718,2[12,1–27,6]18,2(355)3,09(2,55)10,3(7,77)
Axe porto-spléno-mésentériquePortosplenomesenteric venous thrombosis · AstraZeneca2922410,4[6,70–16,1]10,4(163)2,59(2,00)6,91(4,97)
Sinus sigmoïdeSigmoid sinus thrombosis · AstraZeneca203139,90[5,87–16,7]9,90(106)2,44(1,73)6,45(4,32)
Embolie aortiqueAortic embolus · AstraZeneca3031311,3[7,28–17,4]11,3(182)2,67(2,08)7,34(5,30)

Chaque ligne franchit les 4 seuils : borne basse du ROR > 1 · PRR ≥ 2 et χ² ≥ 4 · IC₀₂₅ > 0 · EB05 ≥ 2.

Chez Janssen, le tableau est le même : 1 374 signalements de thrombose, dont 96 avec décès, 861 thromboses veineuses profondes, 197 thromboses pulmonaires, 142 thromboses des sinus veineux cérébraux, mais aussi 35 thromboses des artères coronaires, dont 10 avec décès, et 51 thromboses des ventricules cardiaques. La gravité se lit dans les soins rapportés : 96 signalements mentionnent une intubation, dont 50 avec décès, 171 un passage en soins intensifs et 58 une ventilation mécanique.Tableau 6 · Thromboses détectées par les 4 méthodes, Janssen

Effet indésirableSignal.DécèsHosp.ROR
EMA
[IC 95 %]
PRR
MHRA
(χ²)
BCPNN
OMS
IC (IC₀₂₅)
GPS
FDA
EBGM (EB05)
ThromboseThrombosis · Janssen1 374964954,52[4,28–4,77]4,45(3 600)2,12(2,04)4,36(4,17)
Thrombose veineuse profondeDeep vein thrombosis · Janssen861294192,46[2,30–2,63]2,44(724)1,27(1,17)2,42(2,29)
Thrombose pulmonairePulmonary thrombosis · Janssen197121536,20[5,38–7,15]6,19(824)2,55(2,34)5,94(5,28)
Sinus veineux cérébrauxCerebral venous sinus thrombosis · Janssen142231137,04[5,96–8,33]7,03(702)2,70(2,46)6,69(5,81)
Thrombose avec thrombopénieThrombosis with thrombocytopenia syndrome · Janssen87176617,4[14,0–21,7]17,4(1 211)3,76(3,45)15,9(13,3)
Thrombose cérébraleCerebral thrombosis · Janssen869575,85[4,72–7,25]5,85(330)2,43(2,12)5,54(4,62)
Artères coronairesCoronary artery thrombosis · Janssen3510234,05[2,90–5,66]4,05(76)1,86(1,38)3,79(2,85)
Ventricules cardiaquesCardiac ventricular thrombosis · Janssen517413,50[2,65–4,61]3,49(87)1,70(1,31)3,35(2,65)

Chaque ligne franchit les 4 seuils : borne basse du ROR > 1 · PRR ≥ 2 et χ² ≥ 4 · IC₀₂₅ > 0 · EB05 ≥ 2.

Le cœur, au-delà de l’ARNm

L’atteinte cardiaque ne se résume pas à la myocardite des jeunes hommes, seule entrée dans le discours public. L’arythmie compte 18 160 signalements, dont 232 avec décès. La tachycardie totalise 25 568 signalements avec Pfizer, dont 3 740 avec hospitalisation. La syncope apparaît dans 8 584 signalements avec Moderna, dont 113 avec décès. La douleur thoracique atteint 58 323 signalements, dont 12 088 avec hospitalisation et 523 avec décès.

Plus inattendu : Novavax, vaccin à protéine recombinante présenté comme l’alternative à la technologie ARN, présente lui aussi des signaux cardiaques détectés par les quatre méthodes. Ils concernent la péricardite (ROR 7,9), la myopéricardite (ROR 12,6), l’arythmie (ROR 7,4), la tachycardie (ROR 7,7) et l’épanchement péricardique. Les effectifs sont modestes, à la mesure de sa faible diffusion, mais la concordance est complète.Tableau 7 · Atteintes cardiaques : les 4 indicateurs

Effet indésirableSignal.DécèsHosp.ROR
EMA
[IC 95 %]
PRR
MHRA
(χ²)
BCPNN
OMS
IC (IC₀₂₅)
GPS
FDA
EBGM (EB05)
ArythmieArrhythmia · tous vaccins18 1602323 3572,62[2,57–2,67]2,61(11 700)1,03(1,01)2,04(2,02)
TachycardieTachycardia · Pfizer25 568873 7402,52[2,49–2,56]2,49(18 169)1,12(1,10)2,18(2,15)
SyncopeSyncope · Moderna8 5841131 1512,67[2,61–2,73]2,64(8 131)1,33(1,30)2,51(2,47)
Douleur thoraciqueChest pain · tous vaccins58 32352312 0882,89[2,86–2,92]2,84(44 184)1,11(1,09)2,16(2,14)
PéricarditePericarditis · Novavax26077,91[5,37–11,6]7,82(148)2,61(2,06)7,16(5,03)
MyopéricarditeMyopericarditis · Novavax80612,6[6,27–25,2]12,5(74)2,37(1,40)10,5(4,79)
ArythmieArrhythmia · Novavax56067,36[5,65–9,61]7,19(293)2,68(2,30)6,88(5,47)
TachycardieTachycardia · Novavax1330167,73[6,48–9,22]7,29(721)2,79(2,54)7,16(6,18)
Épanchement péricardiquePericardial effusion · Novavax10044,35[2,34–8,10]4,33(22)1,67(0,79)3,67(2,15)

Chaque ligne franchit les 4 seuils : borne basse du ROR > 1 · PRR ≥ 2 et χ² ≥ 4 · IC₀₂₅ > 0 · EB05 ≥ 2.

9Les cycles menstruels

L’EMA n’a reconnu que les saignements menstruels abondants. Les données montrent une perturbation bien plus large du cycle. Pour le seul vaccin Pfizer, les quatre méthodes détectent 35 352 signalements de saignements abondants, 27 619 de troubles menstruels, 18 651 de règles irrégulières, 18 417 de règles douloureuses, 14 168 de règles retardées, 13 049 de cycles trop fréquents et 5 029 de cycles trop espacés. On relève aussi 341 cycles sans ovulation et 188 ovulations retardées, avec un ROR de 22,7.Tableau 8 · Cycle menstruel, Pfizer : les 4 indicateurs

Effet indésirableSignal.DécèsHosp.ROR
EMA
[IC 95 %]
PRR
MHRA
(χ²)
BCPNN
OMS
IC (IC₀₂₅)
GPS
FDA
EBGM (EB05)
Saignements abondantsHeavy menstrual bleeding · Pfizer35 352046711,7[11,5–11,9]11,4(151 186)2,50(2,48)5,67(5,62)
Troubles menstruelsMenstrual disorder · Pfizer27 619025419,2[18,9–19,7]18,9(154 662)2,79(2,76)6,89(6,83)
Règles irrégulièresMenstruation irregular · Pfizer18 651117213,4[13,1–13,7]13,2(87 120)2,59(2,57)6,04(5,97)
Règles douloureusesDysmenorrhoea · Pfizer18 417014216,3[15,9–16,7]16,0(95 490)2,70(2,68)6,52(6,44)
Règles retardéesMenstruation delayed · Pfizer14 16805012,7[12,3–13,0]12,5(64 136)2,56(2,53)5,91(5,83)
Cycles trop fréquentsPolymenorrhoea · Pfizer13 04914419,9[19,3–20,5]19,7(74 372)2,81(2,77)6,99(6,89)
Cycles trop espacésOligomenorrhoea · Pfizer5 02902420,2[19,2–21,2]20,1(28 879)2,81(2,76)7,04(6,88)
Cycle sans ovulationAnovulatory cycle · Pfizer3410214,1[11,9–16,7]14,1(1 642)2,61(2,41)6,16(5,63)
Ovulation retardéeOvulation delayed · Pfizer1880122,7[17,4–29,6]22,7(1 126)2,81(2,55)7,21(6,38)

Chaque ligne franchit les 4 seuils : borne basse du ROR > 1 · PRR ≥ 2 et χ² ≥ 4 · IC₀₂₅ > 0 · EB05 ≥ 2.

Ce n’est pas seulement le volume des règles : c’est le cycle hormonal dans son ensemble qui apparaît touché.

10

L’échec de la protection

Un dernier résultat éclaire la question de l’efficacité. Parmi les signalements avec décès, les termes les plus cités ne désignent pas un effet toxique : ils désignent l’échec de la protection. On relève 2 317 signalements « COVID-19 » avec décès, 1 225 « échec vaccinal » et 754 « pneumonie COVID-19 ». Pour Pfizer, « COVID-19 » et « échec vaccinal » arrivent en tête des signalements avec décès, avec respectivement 1 105 et 937 cas.

S’y ajoute un signal propre aux schémas vaccinaux : le mélange de vaccins de fabricants différents apparaît dans 19 004 signalements, dont 203 avec décès, pour un ROR de 282.Tableau 9 · Échec de la protection : les 4 indicateurs

Effet indésirableSignal.DécèsHosp.ROR
EMA
[IC 95 %]
PRR
MHRA
(χ²)
BCPNN
OMS
IC (IC₀₂₅)
GPS
FDA
EBGM (EB05)
COVID-19COVID-19 · tous vaccins178 2672 3179 65721,2[21,0–21,5]19,7(630 711)2,22(2,21)4,67(4,65)
Échec vaccinalVaccination failure · tous vaccins144 8441 2253 74223,0[22,7–23,3]21,6(524 955)2,25(2,24)4,75(4,73)
Pneumonie COVID-19COVID-19 pneumonia · tous vaccins2 9407542 2653,32[3,17–3,48]3,32(2 816)1,24(1,18)2,37(2,30)
Mélange de vaccinsInterchange of vaccine products · tous vaccins19 0042031 359282[253–315]280(89 254)2,51(2,48)5,71(5,64)

Chaque ligne franchit les 4 seuils : borne basse du ROR > 1 · PRR ≥ 2 et χ² ≥ 4 · IC₀₂₅ > 0 · EB05 ≥ 2.

11Discussion

Ce que l’EMA pouvait publier

Aucun des calculs présentés ici ne nécessite de moyens hors de portée d’une agence européenne. Ils reposent sur des méthodes publiées depuis plus de vingt ans, dont l’une est l’indicateur de l’EMA elle-même. Ils s’appliquent à des données que l’agence détient intégralement. La question n’est donc pas de savoir si l’EMA pouvait produire ces résultats. Elle est de savoir pourquoi elle ne les publie pas.

Le portail public de l’agence propose des listes de cas et des agrégats. Ce sont des chiffres bruts, que n’importe quel commentateur peut balayer d’un revers de main au nom des biais de déclaration. Il ne propose aucune mesure de disproportionnalité, c’est-à-dire précisément l’outil qui permet de dépasser ces objections en comparant chaque vaccin au reste de la base. Et la moitié de la base reste fermée, ce qui empêche quiconque de reconstituer ces calculs à partir des données publiques.

La valeur de la concordance

L’objection habituelle aux analyses de pharmacovigilance porte sur la fragilité des signaux isolés. Elle ne tient pas ici. Les 612 signaux mis en évidence franchissent simultanément le critère de l’EMA, celui de la MHRA, celui de l’OMS et celui de la FDA. Deux de ces méthodes sont bayésiennes et pénalisent systématiquement les petits effectifs. Un signal qui résiste aux quatre n’est pas un artefact statistique. C’est exactement ce que les autorités sanitaires elles-mêmes définissent comme un signal devant être évalué.

Portée des données

Les signalements de pharmacovigilance sont des déclarations spontanées. Leur nombre dépend de la diffusion du produit, de l’attention médiatique et des pratiques de déclaration : c’est pourquoi cette enquête raisonne en disproportion et non en nombres absolus. Un signalement « avec décès » porte le critère de gravité décès. Un même signalement pouvant citer plusieurs effets, les nombres par effet ne s’additionnent pas. Les effets à faible effectif gagneront à être réévalués à mesure que la base s’enrichit. Aucune de ces précautions ne retire aux signaux leur statut : ce sont ceux que la réglementation impose d’examiner.

Conclusion

Appliquées à la base EudraVigilance complète, les quatre méthodes de détection des autorités sanitaires mettent en évidence 612 signaux robustes associés aux vaccins Covid-19. Elles retrouvent tous les signaux que l’EMA a reconnus. Elles en révèlent d’autres, tout aussi solides statistiquement, dont l’agence ne publie rien : maladie de Creutzfeldt-Jakob, myélites, syndromes chroniques post-vaccinaux, thromboses de multiples localisations, atteintes cardiaques au-delà des vaccins ARNm, perturbations étendues du cycle menstruel.

Ces résultats posent une question qui dépasse la science : celle du droit du public à connaître ce que contiennent les données de surveillance des médicaments qu’on lui administre.

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Macron veut la lutte des races pour parachever le désastre et jette délibérément de l ‘huile sur le feu

Solidarité avec les familles des victimes ! L’enquête vient à peine de commencer que l’on présente déjà le tueur comme un individu raciste, « rationnel », animé par un véritable projet idéologique. Outre le fait que des rumeurs circulent parallèlement sur de possibles troubles psychiatriques, voire une schizophrénie (qui ne sont absolument pas avérées pour le moment), on peut se poser une question : combien de fois, après des attentats ou attaques islamistes, a-t-on vu surgir presque immédiatement la figure du « déséquilibré » dans les médias, comme si la piste psychiatrique devait nécessairement relativiser la dimension idéologique du passage à l’acte, mais uniquement quand celui-ci affiche des motivations islamistes ! Il serait avisé de réclamer la même rigueur, la même prudence et les mêmes critères d’analyse pour tous les criminels, quelles que soient leurs convictions réelles ou supposée

voilà que l’affaire de Trappes prend soudain une drôle de tournure.
Le suspect en garde à vue qu’on voit ici assis au pied de son véhicule, présenté comme Kevin T. par tous les médias mainstream n’aurait pas le visage qui a été diffusé sur les réseaux sociaux tout l’après-midi.
À l’origine de ce présumé quiproquo, le média 78Actu appartenant au groupe Ouest France, média mainstream progressiste assumé qui aurait depuis « tripatouillé » ses publications initiales.
D’autres anomalies émergent d’ailleurs dans ce dossier alors que Macron s’est rendu à Trappe

« C’est la première fois qu’il y a eu un acte planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, à raison de leur couleur de peau ou de la religion qu’on leur donne« , ajoute-t-il.

. Cela n’ôte évidement rien à l’horreur de ce qui s’est passé à #Trappes, mais on aurait aimé un peu de mémoire de la part du Président

@ELevyCauseur
Soit cette vidéo a été fabriquée par l’IA, soit Macron affirme, au sujet de l’attentat ignoble de Trappes, que « c’est la première fois qu’il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, à raison de leur couleur de peau ou de la religion qu’on leur donne ». On ne va pas chipoter pour quelques juifs assassinés à l’école Ozar-Hatorah de Toulouse ou à l’Hyper-cacher (ni pour les Français tués le 7 octobre qui étaient aussi nos compatriotes). Le président a oublié Thomas, peut-être victime du racisme anti-blanc, le père Hamel, les fidèles, chrétiens agressés dans leurs églises. Et les Charlie qui n’ont pas été assassinés pour leur religion, mais pour le droit de ne pas en avoir et de se moquer de celle des autres. Visiblement, pour Emmanuel Macron, certaines victimes sont plus égales que d’autres. On nous dira que sa langue a fourché. Je crains plutôt que son inconscient ait parlé.
Et bien sûr, les victimes de Trappes méritent notre compassion et notre solidarité, exactement comme tous nos compatriotes (et même ceux qui ne le sont pas d’ailleurs).

Ce que dit E. Macron est faux 2012 Toulouse Merah tue 3 enfants parce qu’ils sont juifs 2015 Coulibaly assassine 4 pers à l’Hyper Cacher, demandant aux clients s’ils étaient juifs 2016 le père Hamel égorgé dans son église + nb autres ex. actes « planifiés » déjoués ou non fr.wikipedia.org/wiki/Attentats… bbc.com/news/world-eur… fr.wikipedia.org/wiki/Prise_d%2… leparisien.fr/faits-divers/9… franceinfo.fr/faits-divers/a…

Aujourd’hui Macron a affirmé depuis Trappes : « La République, elle est une et indivisible. La République, elle n’a que des citoyennes et des citoyens, elle ne les discrémine jamais, ni à raison de leur couleur de peau, ni à raison de leur religion, ni à raison de leur opinion politique. » Et en même temps, le 16 février 2024, dans un entretien accordé à l’Humanité, il affirmait : « Je n’ai jamais considéré que le RN ou Reconquête s’inscrivaient dans l’arc républicain. » Le si fameux en même temps de Macron!

Macron choisit son parcours de compassion pour imposer un récit.

@PhdeVilliers : « C’est très bien qu’il aille à Trappes. J’ai beaucoup regretté qu’il n’aille pas en 2018 voir les deux jeunes filles qui ont été assassinées à Marseille. Leurs familles attendaient la visite du président de la République. Harmonie Comyn, elle aussi attendait le coup de téléphone du PR. La maman d’Elias, elle attendait le coup de téléphone du PR. La famille de Thomas à Crépol, où il y a eu un crime raciste, il a fallu trois ans pour le reconnaître, ça va moins vite que le Parquet antiterroriste. Elle attend toujours la visite du PR.

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La vitamine C pourrait améliorer la survie chez des personnes présentant des troubles sanguins précancéreux ou des cancers du sang à un stade précoce

En France, aucun protocole pour utilisation vitamine C pour le cancer. En Allemagne et Suisse, certains établissements privés l’administrent par voie intraveineuse.

Résumé de l’article ScienceDaily (20 octobre 2026)

Une étude clinique de phase 2 (essai EVITA) suggère qu’une prise quotidienne de vitamine C pourrait améliorer la survie chez des personnes présentant des troubles sanguins précancéreux ou des cancers du sang à un stade précoce.⁠Sciencedaily

Ce que l’étude a testé

  • Participants : 109 patients atteints de cytopénie clonale de signification indéterminée (CCUS) ou de syndrome myélodysplasique (MDS) à faible risque. Ces conditions peuvent évoluer vers une leucémie aiguë myéloïde (LAM).
  • Intervention : 1 000 mg de vitamine C par voie orale par jour pendant 1 an, contre placebo.
  • Conception : essai randomisé, en double aveugle, contrôlé par placebo.

Principaux résultats

  • Les patients sous vitamine C ont eu moins d’événements indésirables.
  • Des modifications de certaines cytokines (molécules de signalisation immunitaire) ont été observées, associées à des profils plus favorables.
  • La vitamine C n’a pas significativement ralenti l’expansion des cellules anormales.
  • En analyse exploratoire, les patients sous vitamine C avaient une meilleure survie après environ 3 ans de suivi par rapport au placebo. Ce bénéfice potentiel doit être confirmé dans un essai de phase 3 plus large.

Plus de la moitié des patients avaient des niveaux de vitamine C insuffisants au départ. La vitamine C intervient notamment dans le fonctionnement de l’enzyme TET2, impliquée dans la régulation épigénétique et souvent mutée dans ces troubles. L’idée est d’intervenir tôt (« cancer interception ») avant que la maladie ne progresse.

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Les lots de vaccins sont ils éparpillés pour éviter que des lots nocifs distribués sur un même lieu n ‘attirent l attention par une concentration d ‘effets secondaires

NINE babies DIED after receiving Pfizer’s DPT vaccine from the same lot.  Did Pfizer halt production and investigate?  Of course not. That would be too ethical.  Instead, they covered their tracks. “What they decided to do is never again distribute one lot of vaccine to a specific state or county or city so no one would ever be able to identify that there were a number of deaths associated with this particular lot of vaccines.” — Barbara Loe Fisher
@CHDTVLive

Ce message avance une accusation grave : neuf nourrissons seraient morts après avoir reçu un vaccin DPT de Pfizer provenant du même lot, et l’entreprise aurait ensuite modifié sa distribution pour empêcher d’identifier d’éventuels décès liés à un lot.

L accusation rappelle un évènement historique.

Il s’agit du « Tennessee DPT cluster », une série de décès soudains de nourrissons survenus aux États-Unis en 1978-1979, après des vaccinations contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DPT).

Les archives de l’époque rapportent que plusieurs nourrissons avaient reçu un vaccin provenant du même lot, le lot 64201 de Wyeth. En mars 1979, quatre décès avaient conduit à un rappel de ce lot à l’échelle nationale, alors même qu’un lien de causalité n’était pas établi.

The Washington Post

Ce que montrent les documents historiques ?
La chronologie permet de préciser l’accusation :
Élément Ce que les sources indiquent
Fabricant Wyeth Laboratories, devenu une partie de Pfizer en 2009
Vaccin DPT, contre diphtérie, tétanos et coqueluche
Lot concerné 64201
Décès Plusieurs décès soudains de nourrissons ont été signalés ; neuf des onze nourrissons mentionnés dans certains récits avaient reçu ce lot
Réaction initiale Wyeth a retiré le lot de la distribution en mars 1979
Distribution ultérieure Un document interne daté du 27 août 1979 évoque une politique visant à limiter la concentration de doses d’un même lot dans une seule région

Le document interne est particulièrement important. Il indique que Wyeth avait discuté de la limitation de la distribution de grandes quantités de doses d’un même lot dans un État, un comté ou une ville, et que la direction avait accepté d’avancer sur ce plan.

PDF

Cela confirme qu’une décision de distribution destinée à éviter la concentration géographique des lots a bien été discutée. En revanche, le motif exact — protéger les nourrissons ou empêcher que des décès soient reliés à un lot — ne peut pas être établi uniquement par cette phrase du document.

Le rapport du CDC de mars 1979 indique que le lot avait été retiré de la distribution et de l’utilisation aux États-Unis.

CDC Stacks

La publication scientifique de 1982 a ensuite examiné les décès et la relation possible avec la vaccination.

PubMed

En résumé : le témoignage de Barbara Loe Fisher renvoie à un dossier historique réel et à un document interne préoccupant.

Oui, la dispersion des lots entre différentes zones géographiques est bien une pratique qui a été mise en place chez Wyeth après l’épisode du Tennessee en 1979.

Le document interne du 27 août 1979 évoque explicitement une limitation des livraisons importantes d’un même lot à un seul État, comté ou service de santé municipal. Il s’agit donc d’une mesure historique documentée, et pas simplement d’une hypothèse.

Et pour revenir au cas de 1979 : le rappel du lot 64201 est documenté. Le soupçon d’une politique destinée à diluer les décès dans la population est sérieux et mérite d’être examiné à partir des archives internes complètes, mais il ne faut pas le présenter comme une pratique universelle actuelle sans preuves supplémentaires.

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De Pigasse à Mélenchon, la dangereuse fascination de la gauche pour la guillotine, Robespierre et la Terreur

Avec cette phrase — « La décapitation du roi est un jour de fête » — on comprend mieux ce qui choque dans les propos de Matthieu Pigasse.

Il ne s’agit pas simplement de reconnaître que la Révolution française a mis fin à la monarchie absolue. La formule présente explicitement la mise à mort de Louis XVI comme un événement à célébrer.

Ce que cette phrase signifie politiquement

Trois niveaux de lecture sont possibles :

1. La célébration de la rupture monarchique. Le 21 janvier 1793 symbolise la fin de la souveraineté royale de droit divin et l’affirmation de la souveraineté nationale. Pigasse peut vouloir célébrer cette rupture plutôt que la mort physique du roi.

2. La célébration du régicide. Si la fête porte bien sur la décapitation elle-même, il s’agit d’approuver symboliquement l’élimination physique du souverain. C’est une position plus radicale : la mort devient le signe de la victoire politique.

3. La glorification de la violence révolutionnaire. Si cette déclaration s’accompagne d’une admiration pour Saint-Just ou pour la Terreur, la question devient celle de la légitimité de la violence exercée au nom du peup

La fascination d’une partie de la gauche française actuelle pour la guillotine, Robespierre et la Terreur est un phénomène intéressant, parce qu’il mêle mémoire historique, radicalité politique, imaginaire révolutionnaire et rapport à la violence. Mais il faut distinguer plusieurs choses : la référence à Robespierre, la nostalgie de la Révolution française et la véritable glorification de la Terreur ne sont pas nécessairement équivalentes.

1. Robespierre, le symbole d’une révolution qui ne transige pas

Pour une partie de la gauche radicale, Robespierre incarne une idée politique : celle d’une révolution qui ne se contente pas de remplacer les dirigeants, mais qui cherche à transformer profondément les rapports sociaux.

Il représente notamment :

  • La souveraineté populaire contre les privilèges des élites.
  • L’égalité politique et sociale, au moins comme horizon.
  • La lutte contre la corruption et les intérêts particuliers.
  • La volonté de défendre une révolution menacée par ses ennemis intérieurs et extérieurs.

Dans cette lecture, Robespierre n’est pas d’abord l’homme de la guillotine, mais celui qui refuse que la révolution soit confisquée par les riches, les modérés ou les anciens privilégiés.

Il existe aussi une tradition historique de gauche qui considère que la Révolution française a été interrompue ou trahie : par Thermidor, par Napoléon, puis par la restauration des hiérarchies sociales. Robespierre devient alors une figure de la révolution inachevée.

2. Pourquoi la guillotine fascine-t-elle ?

La guillotine est un symbole beaucoup plus ambigu.

Elle peut être utilisée de façon provocatrice pour exprimer :

  • Le rejet des milliardaires et de l’oligarchie.
  • La colère contre les inégalités et l’impunité des puissants.
  • Le fantasme d’une justice populaire radicale, capable de renverser l’ordre établi.

Dans les manifestations ou sur les réseaux sociaux, l’image de la guillotine fonctionne parfois comme une métaphore : « qu’ils rendent des comptes », « qu’on en finisse avec les privilèges ».

Lorsque la guillotine devient un objet de célébration en elle-même, on entre dans une logique politique plus inquiétante : celle où la violence est perçue comme une purification de la société.

3. Le paradoxe de Robespierre : la vertu et la Terreur

C’est probablement le point le plus intéressant.

Robespierre se présentait comme un défenseur de la vertu républicaine. Il considérait que la République devait être fondée sur la justice et l’égalité, mais aussi qu’elle devait se défendre contre ceux qui menaçaient son existence.

Dans son célèbre discours du 5 février 1794, il défend l’idée que la vertu et la Terreur sont les deux principes nécessaires au gouvernement révolutionnaire en temps de guerre.

La logique est la suivante : si le peuple est souverain, ceux qui conspirent contre lui deviennent des ennemis de la République ; leur élimination est alors présentée comme une défense de la liberté collective.

C’est précisément ce raisonnement qui pose un problème politique majeur.

Qui décide qu’un individu est un ennemi du peuple ? Qui contrôle ceux qui prétendent défendre la révolution ? Et comment empêcher que la justice révolutionnaire ne devienne un instrument d’élimination des opposants ?

La Terreur historique montre à quel point ces questions sont dangereuses. Les accusations de trahison, les tribunaux révolutionnaires et les exécutions ont fini par frapper des personnes très diverses, y compris des révolutionnaires eux-mêmes.

Robespierre fut finalement arrêté et exécuté en juillet 1794.

4. Une gauche qui se réclame de Robespierre est-elle nécessairement totalitaire ?

On peut défendre l’égalité, la redistribution des richesses et la souveraineté populaire sans considérer la Terreur comme une expérience politique admirable. On peut aussi critiquer les privilèges et les abus de pouvoir sans transformer la guillotine en symbole désirable.

le phénomène le plus préoccupant n’est pas tant l’admiration pour Robespierre que la tentation de diviser la société entre un peuple réputé vertueux et des ennemis qu’il faudrait éliminer.

Cette conception peut se nourrir de plusieurs frustrations contemporaines :

  • Le sentiment que les élites économiques et politiques échappent à toute sanction.
  • La conviction que les institutions démocratiques sont incapables de produire des changements profonds.
  • Une colère sociale qui cherche des symboles historiques puissants.
  • La fascination pour les moments où l’histoire semble basculer brutalement.

Mais cette logique contient une contradiction : elle prétend libérer le peuple tout en risquant de supprimer les libertés de ceux qui ne partagent pas sa définition du peuple.

La Révolution française est précisément un avertissement à ce sujet. Elle a produit des avancées considérables en matière de citoyenneté et de droits, mais elle a également montré comment la défense de la liberté pouvait être invoquée pour justifier la répression.

En définitive, il est parfaitement légitime de s’interroger sur la complaisance de certains discours de gauche envers la Terreur. La question essentielle est de savoir si ces discours emploient Robespierre comme une référence historique à discuter, comme une provocation politique ou comme un modèle de gouvernement.

Ces trois attitudes ne sont pas les mêmes, et les confondre empêcherait de comprendre ce qui se joue réellement.

.

Mélenchon : Robespierre comme référence politique

Chez Mélenchon, la référence à Robespierre est plus explicite. Il s’inscrit dans une tradition républicaine qui valorise la Révolution française, la souveraineté populaire et la rupture avec les privilèges.

Robespierre représente alors une figure de radicalité politique : celle d’un homme qui entend faire passer l’égalité et la volonté populaire avant les intérêts des élites.

Mais il y a une ambiguïté majeure : Mélenchon peut invoquer Robespierre comme symbole de la République sociale et de la souveraineté populaire sans pour autant revendiquer la Terreur comme modèle de gouvernement.

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L’Artémisia annua, cette plante qui soigne la malaria (paludisme) et bien d’autres maladies plus efficacement que les médicaments de big pharma.

Différents types de préparations à base d’Artemisia sont utilisées par voie interne comme externe.

L’infusion : communément, un quart de tasse de feuilles fraîches est ajouté à une tasse d’eau bouillante et infusé 10 min. Le mélange est ensuite filtré et l’infusion résultante est sucrée avec du miel. Cette préparation est prise par voie orale pour soulager la plupart des maux. L’infusion chaude est aussi utilisée comme gargarisme pour traiter les maux de gorge. L’infusion d’une double poignée de feuilles dans un litre d’eau est administrée sous forme de lavement pour les plaintes fébriles.

La décoction : plante bouillie pendant 10 min, est un remède contre la fièvre et peut aussi être appliquée comme lotion sur des inflammations glandulaires ou cutanées, de l’herpès, des plaies et peut être utilisée pour baigner des parties du corps (conduit auditif externe, hémorroïdes). Une infusion de feuilles ou une décoction de racines est également utilisée pour le traitement du diabète dans la province du Cap oriental d’Afrique du Sud.

L’inhalation : les affections respiratoires, les maux de gorge sont traités en inhalant la vapeur de feuilles bouillantes et parfois la fumée des feuilles qui se consument.

Le cataplasme des feuilles et onguents est appliqué pour soulager des névralgies, des inflammations glandulaires et cutanées (oreillons), la teigne tondante et placé sur l’abdomen pour traiter les coliques infantiles.

L’extraction alcoolique : il est également possible de réduire les coliques en administrant une teinture faite de feuilles mouillées par le cognac.Le réseau de La Maison de l’Artemisia est constitué de 153 Maisons de l’Artemisia dans 27 pays ainsi que de nombreux scientifiques et universités au Nord comme au Sud, engagés dans la recherche.

Les Maisons de l’Artemisia sont des pôles de compétences pluridisciplinaires chargés d’encadrer la culture et la diffusion raisonnée et éthique de l’Artemisia.

Les infusions d’Artemisia annua et afra sont utilisées depuis des siècles en Chine et en Afrique contre les parasites. Nous faisons tout pour accélérer leur reconnaissance dans l’offre de soin pour les populations les plus démunies.

Depuis quelques années, le rythme des publications sur les Artemisia s’accélère. En santé humaine comme animale mais aussi en agronomie et environnement, de nouveaux articles scientifiques ouvrent des perspectives extrêmement intéressantes

Artemisia annua L est originaire de Chine, son nom chinois Qing Hao, signifie littéralement « herbe verte ».
En Chine, la connaissance des vertus médicinales des armoises est très ancienne. C’est notamment le cas des espèces Artemisia annua et Artemisia apiacea.

La première mention de ces plantes médicinales et de leur indication – le traitement des hémorroïdes suintantes – a été retrouvée dans les tombes de la dynastie des Han Mawangdui sur un rouleau de soie daté de 168 avant JC.

200 après JC : première rédaction du Shen Nong Ben Cao Jing, livre fondateur de la phytothérapie chinoise, somme de la connaissance de la phytothérapie transmise oralement depuis des siècles (Shou-zhong, 1997). Le texte affirme qu’entre autres propriétés, Qing Hao « soulage la chaleur logée dans les joints », ce qui pourrait être interprété comme le traitement de maladies fébriles.

Zhang Ji (150-219 après JC) dans son texte classique, sur « les dommages causés par le froid » (Shang Han Lun) recommande une décoction de Qing Hao pour traiter les fièvres avec transpiration et jaunisse (Mitchell et al., 1999).

Le médecin-philosophe Ge Hong est le premier à mentionner les propriétés anti fébriles de ces plantes dans son « Manuel de prescriptions pour les traitements d’urgence » au début du 4ème siècle. Le mode de la préparation était une extraction aqueuse à froid : une poignée des parties aériennes de la plante devait être trempée dans deux sheng (environ 1 à 2 l) d’eau, et le jus devait être bu en entier (Tu, 1999).

L’utilisation d’Artemisia annua comme médicament majeur des fièvres intermittentes apparaît sous la dynastie Song (960-1279). La décoction de Qing Hao est décrite dans la « Collection médicale générale de la bienveillance royale ». L’expansion des rizières à cette époque, démultiplia les terrains de reproduction idéaux pour les moustiques vecteurs du parasite de la malaria.

Ce n’est qu’au 16ème siècle, que le célèbre médecin et naturaliste Li Shizhen, sous la dynastie Ming, décrit l’utilisation de Qing Hao pour traiter la fièvre paroxystique du paludisme dans son Ben Cao Gang Mu (Compendium Materia Medica).

Fin 18ème, Wenbing Tiaobian utilise Qing Hao en mélange avec d’autres plantes selon le type de fièvre (cité dans Laughlin et al., 2002)

Feuilles et tiges d’A. annua sont également brûlées en Chine comme insecticide fumigeant pour tuer les moustiques (Foster et Chongxi, 1992).

Au cours de la première moitié du 20ème siècle, la colonisation de la Chine conduisit à une dévalorisation des connaissances traditionnelles et au mépris de la phytothérapie de l’Empire au profit de la médecine occidentale, et ce n’est que dans le contexte après la Deuxième Guerre mondiale, que les vertus de l’Artemisia annua vont être de nouveau mises en lumière.

Confrontées dans les années 1960 à une forte recrudescence du paludisme dans les Provinces du sud, les autorités chinoises lancent le “Programme 523” qui consiste à explorer les potentialités de la phytothérapie traditionnelle chinoise. Les scientifiques de l’Institut de Materia Medica de Pékin ont découvert une région du sud sans paludisme et où les habitants buvaient une préparation à base d’Artemisia annua dès les premiers symptômes du paludisme. La consultation des traités traditionnels bencao par les scientifiques chinois leur fit également découvrir l’ancienneté de cette indication médicinale.

Pendant la guerre du Vietnam, le Viêt-Cong qui opérait dans les marécages, les rizières et forêts tropicales perdait plus de soldats par les piqûres de moustiques infectés que par les balles et bombes américaines. Hô Chi Minh s’est alors tourné vers la Chine et l’envoi massif d’Artemisia annua et d’Artemisia apiacea permit aux soldats nord-vietnamiens de se prémunir de la menace paludique.

C’est en 1972 que la molécule d’artémisinine est isolée des feuilles de la plante. Les médicaments chinois à base d’artémisinine ne furent diffusés que dans la sphère de Pékin (Vietnam, Cambodge et quelques pays africains).

Au cours des années 1980, les autorités sanitaires prirent conscience de l’aggravation du phénomène de résistance du parasite responsable du paludisme aux dérivés de la quinine. Et c’est à ce moment-là que l’artémisinine devient connue dans le monde entier et suscitent l’intérêt des grandes firmes pharmaceutiques, qui se mettent à fabriquer des dérivés semi-synthétiques et déploient sur le marché en 1986 les premiers médicaments (artésunate hydrosoluble, arthéméter liposoluble).

En 2015, l’une des chercheuses du programme 523, le Professeur Tu Youyou se vit décernée un prix Nobel de médecine pour la découverte de l’artémisinine.

Artemisia afra

Artemisia afra s’est fait beaucoup discrète dans l’histoire que sa cousine chinoise. Les vertus et modalités d’usage d’Artemisia afra furent transmises oralement au sein des sociétés africaines qui l’ont inclus dans leur pharmacopée. Cette plante pousse naturellement dans les régions montagneuses du sud-est de l’Afrique entre 1.500 et 3.000 mètres d’altitude.

Artemisia afra Jacq. est présente sur les plateaux de l’Est de l’Afrique, de l’Afrique du Sud à l’Éthiopie. Comparée à la Médecine Traditionnelle Chinoise, la Médecine Traditionnelle Africaine est beaucoup moins documentée du fait du morcellement culturel et linguistique du vaste continent africain.

L’Artemisia afra entre dans la pharmacopée traditionnelle de nombreuses ethnies qui la nomment « Umhlonyane », « Mhlonyane », « Lanyana », « Lengana », « Fivi », « Lusange », « Lunyaga » …

Elle est utilisée pour traiter une grande variété de maux allant des pathologies des voies respiratoires (toux, rhume, mal de gorge, grippe, asthme), aux désordres gastro-intestinaux (la dyspepsie, les parasitoses intestinales, gastrite), à l’usage topique pour les affections cutanées (teigne tondante, furoncles, acné, hémorroïdes, herpès, plaies) aux problèmes gynécologiques (dysménorrhée, aménorrhée, crampes menstruelles) à la fièvre.

L’infusion d’A. afra est largement utilisée dans la lutte contre le paludisme parfois en association avec Lippia javanica, la tuberculose pulmonaire et le diabète. Elle est également utilisée dans des maladies inflammatoires (rhumatismes, goutte) et des troubles neurologiques comme l’épilepsie.

https://twitter.com/CitoyenInitie/status/2112603661977182543/video/1

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Gag, la gauche prend le contrôle de la commission d’enquête sur l’émeute du 17 octobre

https://twitter.com/EricMorillot/status/2112891540716621949/video/1

Marine Le Pen réagit après les magouilles à l’Assemblée Nationale qui empêchent le RN d’avoir un poste de rapporteur dans la commission d’enquête parlementaire sur les émeutes du 17 octobre :

« Contrairement à la parole donnée par les présidents de groupe en conférence des présidents, la gauche a manœuvré pour empêcher le RN d’avoir, à la commission d’enquête sur le 17 octobre, un rapporteur sur les 3 prévus.

Cette commission devient donc un entre-soi gauchiste dont l’objectif sera encore d’accabler la police. Cette commission est discréditée avant même d’avoir débuté ses travaux

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La pression américaine permettra t elle cette fois ci la paix en Ukraine? URSULA PAS CONTENTE

Ce qui vient de changer (au 21 octobre 2026)

  • Aujourd’hui : L’envoyé spécial de Trump, Steve Witkoff, a rencontré Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg pendant environ 3 heures. Le Kremlin a indiqué être « prêt en principe » à reprendre des pourparlers trilatéraux (États-Unis – Russie – Ukraine) après le 10 novembre, éventuellement à Abou Dhabi. L’accent serait mis sur un dispositif de sécurité post-conflit. Un Américain détenu en Russie a aussi été libéré.⁠CNN
  • Hier (20 octobre) : Witkoff a vu Volodymyr Zelensky en Norvège (Oslo). Les discussions ont été qualifiées de productives ; l’Ukraine a présenté de nouvelles idées. Zelensky se dit favorable à un gel/cessez-le-feu sur la ligne de front actuelle, puis à des négociations (idéalement trilatérales avec Trump et Poutine, et si possible avec les Européens). Il insiste sur des garanties de sécurité.⁠Reuters
  • Contexte récent : Accord américain pour acheter du diesel russe (assouplissement de sanctions), annonce par Trump d’un cessez-le-feu énergétique (partiellement ou pas respecté, contesté), pression de Trump sur Zelensky (appels à un nouveau leadership ou à des élections en cas de long cessez-le-feu), et propositions russes d’un sommet Trump-Poutine-Xi. Des rounds trilatéraux ont déjà eu lieu début 2026 (Abou Dhabi, Genève) sans percée.⁠Rferl

Les obstacles principaux

La Russie exige le contrôle total du Donbass (y compris les zones encore ukrainiennes) et refuse en général un cessez-le-feu simple avant un accord global. L’Ukraine rejette de céder des territoires encore tenus et veut des garanties solides (type OTAN ou équivalent) contre une nouvelle agression. Les combats et frappes continuent. Les tentatives précédentes ont souvent stagné sur ces points.

En résumé : La médiation américaine crée une dynamique diplomatique plus forte qu’il y a quelques mois, avec une fenêtre de pourparlers trilatéraux en novembre. Cela augmente les chances d’un gel temporaire ou de discussions techniques, mais une paix durable dépend encore d’un compromis majeur sur les territoires et la sécurité — ce qui n’est pas encore acquis. La situation reste fluide et dépend fortement de la volonté des parties (et de la pression américaine).

Il n’existe pas un « plan de paix de Trump » officiel et public unique et figé, mais des propositions américaines en évolution, portées par les envoyés Steve Witkoff et Jared Kushner. Elles visent un cessez-le-feu puis un accord global, avec une pression forte sur l’Ukraine pour accepter des compromis.⁠CNN

Éléments principaux des propositions récentes (octobre 2026)

Les discussions actuelles (Oslo le 20 octobre, puis Saint-Pétersbourg le 21) portent sur un cadre comprenant :

  • Garanties de sécurité : Des engagements de type Article 5 de l’OTAN (réponse militaire coordonnée des États-Unis et de l’Europe en cas de nouvelle attaque russe). Zelensky a confirmé que ces garanties « fortes » sont dans le document présenté aux Russes.⁠Intellinews
  • Territoires : Gel le long de la ligne de front actuelle (« line of control ») dans les versions plus récentes discutées, ou, dans des drafts antérieurs/plus détaillés, reconnaissance de facto de la Crimée, Louhansk et Donetsk comme russes (y compris par les États-Unis), gel de Kherson et Zaporijjia sur la ligne de contact, et retrait ukrainien des parties restantes du Donetsk (zone tampon démilitarisée). L’Ukraine refuse de céder les territoires encore tenus.⁠International.astroawani
  • Armée et statut de l’Ukraine : Dans certains drafts (28 points), plafond des forces ukrainiennes (ex. 600 000), renoncement constitutionnel à l’OTAN et exclusion par les statuts de l’Alliance, pas de troupes OTAN en Ukraine. D’autres versions plus récentes parlent de maintien autour de 800 000 et de garanties sans exclure forcément tout avenir européen.
  • Économie et reconstruction : Plan de reconstruction pour l’Ukraine (Banque mondiale, BlackRock, fonds de développement, ressources), réintégration progressive de la Russie (levées de sanctions par phases, accords économiques, retour éventuel au G8), utilisation d’avoirs gelés russes, et architecture de sécurité européenne plus large.
  • Autres points : Cessez-le-feu immédiat (y compris énergétique sur les infrastructures), non-agression mutuelle, échanges de prisonniers, retour des enfants/otages, élections en Ukraine, amnistie, supervision (parfois un « Board of Peace » présidé par Trump), et conditions spécifiques sur les garanties américaines.

Un draft en 28 points (vu par Reuters/Axios) détaille beaucoup de ces éléments, notamment la neutralité, les plafonds militaires et les concessions territoriales. Les Européens ont préparé des contre-propositions hostiles à à Moscou (plafond plus élevé, pas d’exclusion automatique de l’OTAN, moins de cessions).

État actuel

Après les entretiens d’Oslo (qualifiés de productifs) et de Saint-Pétersbourg, la Russie a accepté en principe des pourparlers trilatéraux mi-novembre (après le 10, éventuellement à Abou Dhabi), centrés sur un dispositif de sécurité post-conflit. Le territoire reste le principal point de blocage, et aucun accord n’est conclu. Trump pousse fortement pour un règlement rapide, avec des incitations économiques à la Russie (diesel, sanctions) et une pression sur Kiev.

En résumé, le « plan » américain actuel est un cadre négocié (garanties de type Article 5 + reconstruction + gel de la ligne de front + architecture européenne) plutôt qu’un texte public définitif. Il évolue selon les retours de Kiev et de Moscou, et reste très contesté sur les concessions territoriales.

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UN MILITANT ESCROLOGAUCHISTE accusé de l incendie de l’ hôtel de ville de Limoges

Qui est cet homme de 34 ans, interpellé au petit matin par le Raid de Bordeaux et la brigade criminelle de Limoges ? Hodei C.D, né le 9 mars 1992 est présenté comme un militant d’ultragauche par le parquet, engagé notamment dans la défense de l’environnement. Il est soupçonné d’avoir participé à l’incendie volontaire de l’hôtel de ville de Limoges, survenu samedi 17 octobre, lors des manifestations selon la procureure de la République.

Le suspect n’est pas inconnu de la justice. Il avait notamment été poursuivi pour avoir giflé un policier, le visage dissimulé, lors d’une manifestation contre l’industriel Biosyl à Guéret. Relaxé en première instance par le tribunal de Guéret, il avait ensuite été condamné en appel à Limoges. Un pourvoi en cassation serait actuellement en cours.

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les émeutes des 17-18 octobre 2026 présentent des éléments de dimension raciale et antisémite: intifada à Paris, nuit de cristal à Marseille

Oui, les émeutes des 17-18 octobre 2026 (issues de la mobilisation contre la « vie chère », l’éducation et les politiques budgétaires) présentent des éléments de dimension raciale et antisémite, mais ceux-ci doivent être distingués des faits établis, du narratif officiel et des interprétations politiques.

Dimension antisémite

  • Une synagogue temporaire de la communauté Ohalei Yaakov (rue Burnouf, 19e arrondissement de Paris) a été saccagée dans la nuit du 17 au 18. Livres de prières, téfilines et contenu de casiers ont été jetés au sol, et le bureau du rabbin fouillé. Les rouleaux de la Torah sont restés intacts, et aucun graffiti antisémite n’a été signalé sur place. Les responsables de la communauté et le SPCJ (Service de protection de la communauté juive) privilégient majoritairement la piste d’une tentative de cambriolage opportuniste (recherche d’argent), tout en relevant que le choix d’un lieu juif n’est probablement pas totalement fortuit. L’enquête est en cours.⁠Jpost
  • Des drapeaux palestiniens et des graffitis « Free Palestine » / « Free Gaza » ont été visibles dans plusieurs cortèges et zones de violence (Paris, Lyon, etc.). Cela s’inscrit dans un contexte où l’antisémitisme a explosé en France depuis le 7 octobre 2023 (environ 1 320 actes antisémites recensés en 2025, soit ~53 % des actes antireligieux, alors que les juifs représentent moins de 1 % de la population).⁠Thejc
  • Sur les réseaux sociaux, des théories complotistes antisémites ont proliféré (plus de 1 300 posts recensés par le Combat Antisemitism Movement), accusant le Mossad, Israël ou des « élites juives » d’être derrière les émeutes.

Les émeutes elles-mêmes n’étaient pas centrées sur un agenda antisémite explicite ; la synagogue apparaît davantage comme un fait collatéral (ou opportuniste) dans un climat de chaos et de tensions déjà très élevées.

Dimension raciale / ethnique

La France n’établit pas de statistiques ethniques. Aucun bilan officiel de nationalité ou d’origine des ~2 400 interpellés n’a été publié. Les autorités (Macron, Nuñez) attribuent la violence principalement à des éléments d’ultra-gauche / black blocs et à des délinquants opportunistes. Les profils décrits sont majoritairement des jeunes hommes majeurs (18-30 ans), avec un mélange d’activistes radicaux et de jeunes issus des quartiers populaires.⁠Europe1

Sources policières et observations sur le terrain mentionnent toutefois une participation de jeunes des banlieues aux pillages. Les cortèges et scènes de violence ont montré une présence visible de drapeaux palestiniens, algériens et d’autres drapeaux nord-africains. Des responsables de droite (Le Pen, Zemmour, Ciotti parlant d’« intifada française ») et des commentaires étrangers (Trump, Vance) insistent sur l’origine immigrée des casseurs et le lien avec des décennies d’immigration et d’échec d’intégration.

Cela reprend un schéma connu des émeutes urbaines françaises de 2005 et 2023 (après la mort de Nahel) : concentration dans des territoires ségrégués à forte population d’origine maghrébine et africaine, où se superposent précarité, ségrégation résidentielle/scolaire et tensions avec la police. Le mouvement de base (syndicats, étudiants, Gilets jaunes) était plus large et social, mais la violence a mobilisé des profils déjà surreprésentés dans les émeutes de banlieue.

Synthèse

La dimension raciale est réelle dans la géographie sociale et la composition visuelle des groupes violents, mais non quantifiée officiellement et niée ou relativisée par le narratif gouvernemental (qui insiste sur l’ultra-gauche et les opportunistes). La dimension antisémite est présente via l’incident de synagogue (même si le motif reste ambigu), les symboles pro-palestiniens s, dans un contexte d’antisémitisme structurellement élevé en France.

Les faits bruts sont le chaos, les pillages massifs, l’incendie de la mairie de Limoges et l’attaque de la synagogue. Les interprétations politiques (immigration vs ultra-gauche vs crise sociale) divergent fortement selon les camps.

Nice : des riverains font leurs courses pendant les pillages

https://twitter.com/JulietteBriens/status/2112111878109585777/video/1

La purge

https://twitter.com/francesafetytra/status/2111616136261558344/video/1

master poulet est protégé car Halal

https://twitter.com/ElCrackitoDuNet/status/2111743008102117484/video/1

Le journaliste français Paul Amar :

« Ils sont venus préparés. Ils avaient les adresses des mairies. Ils avaient les adresses des propriétaires de magasins juifs.

Dans une rue de Marseille, tous les commerces appartenant à des Juifs ont été incendiés. Les commerces tenus par des musulmans, non. »

https://twitter.com/JeremBenhaim/status/2111759053084860764/video/1

Fatma, commerçante : « J’ai décidé de défendre mon commerce. Je me suis fait frapper par un monsieur. J’ai 15 jours d’ITT. Ils avaient des couteaux. 80%, c’étaient des gens de ma communauté musulmane. Ils étaient des milliers. On est foutu ! »

https://twitter.com/GG_RMC/status/2112119842337681505/video/1

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