le contraste entre Nayib Bukele (Salvador) et la situation française sur la criminalité est très marqué.
Au Salvador
Depuis l’arrivée de Bukele et surtout l’état d’exception de 2022 :
Le taux d’homicides est passé d’environ 106 pour 100 000 habitants en 2015 à 1,3 en 2025, et il est en route vers ~0,97 en 2026 (48 homicides du 1er janvier au 10 octobre 2026).Diarioelsalvador
Plus de 90 000 personnes ont été arrêtées (gangs MS-13, Barrio 18 et collaborateurs). Le pays enregistre régulièrement des dizaines de jours sans homicide.
Les autorités présentent le pays comme étant sur la voie de devenir l’un des plus sûrs du monde. Les États-Unis ont relevé le Salvador au niveau 1 de leurs conseils aux voyageurs (le meilleur), devant la France (niveau 2).Bloomberg
La méthode repose sur une politique très dure : suspension de certaines garanties, incarcération massive, contrôle territorial par la police et l’armée. Elle a produit des résultats spectaculaires sur les homicides liés aux gangs, mais est critiquée pour des atteintes aux droits (plaintes, décès en détention, etc.).
En France
Les chiffres officiels (ministère de l’Intérieur) montrent une situation différente :
Les homicides sont relativement stables (environ 975 victimes en 2025), avec une légère baisse récente sur 12 mois glissants (-3 %).
En revanche, les violences physiques progressent (+5 à +7 % selon les périodes), les tentatives d’homicide ont augmenté sur plusieurs années, et les violences sexuelles aussi.
Les émeutes et violences urbaines restent un problème récurrent (cf. les événements du 17 octobre 2026 avec plus de 1 200 à 1 800 interpellations, mairie de Limoges incendiée, pillages, etc.).
La France a une criminalité structurellement différente (trafic de drogue dans certaines banlieues, violences d’opportunité, émeutes politiques/sociales, terrorisme) et un cadre juridique beaucoup plus contraint.
En résumé
Bukele a choisi une stratégie de rupture radicale contre les gangs et a obtenu une chute historique des homicides. La France, avec un modèle démocratique classique, des règles de procédure strictes et des problèmes de criminalité plus diffus, n’a pas connu de baisse comparable et continue de subir des épisodes de violences urbaines importantes.
La presse étrangère décrit un « chaos » multiforme en France en octobre 2026 : instabilité politique chronique depuis les élections anticipées de 2024, crise budgétaire et de la dette, et explosion sociale (mouvement lycéen élargi au coût de la vie, avec violences marquées le 17 octobre).NYTimes
Le tableau dressé par les médias internationaux
Les analyses convergent sur trois crises imbriquées :
Politique : Parlement sans majorité depuis 2024, succession de gouvernements (dont un de 14 heures), fin de règne de Macron (élection présidentielle au printemps 2027). « Fin de règne » et absence de plan clair pour les prochains mois reviennent souvent.NYTimes
Budgétaire et financière : Dette autour de 115-119 % du PIB, déficit supérieur à 5 %, rendements des obligations à 10 ans proches de 5 % et spreads face à l’Allemagne au plus haut depuis ~15 ans. Les marchés questionnent la capacité de la France à se gouverner et à assainir ses finances.Dailymaverick
Sociale : Protestations lycéennes (conditions dégradées des écoles, absences de professeurs) qui se sont élargies au pouvoir d’achat et aux services publics. La journée du 17 octobre (550 000 à 800 000 participants selon les sources) a dégénéré en violences, pillages et incendies (mairie de Limoges, attaques de mairies/préfectures, barricades à Paris, etc.), avec plus de 1 200 interpellations.BBC
Principales réactions par pays/médias
États-Unis et Royaume-Uni (les plus alarmistes sur le risque systémique) :
New York Times : Macron termine son mandat dans une « crise systémique » après avoir promis une « Révolution » en 2017. « Automne de mécontentement » (grèves, barricades, paralysie budgétaire, taux qui s’envolent, peur d’une victoire de l’extrême droite). Il a laissé son Premier ministre gérer les protestations pendant qu’il assistait à un tir de missile.NYTimes
Wall Street Journal : Journée de « chaos » le 17 octobre. Émeutiers qui saccagent des villes ; les revendications coûteuses (pouvoir d’achat, éducation) se heurtent à un État « aux finances exsangues ».
Bloomberg, Financial Times, The Economist : La France perd sa « prime de sécurité » (sanity premium). « Maillon faible » de l’Europe, spirale négative (incertitude politique qui freine la croissance, ce qui aggrave le déficit). Paul Krugman (Nobel) évoque une trajectoire « fiscalement insoutenable » et le risque que la France soit devenue « trop grande pour être sauvée » par la BCE.Bloomberg
BBC, Guardian, Reuters : Violences, pillages et bâtiments en feu qualifiés parmi les pires émeutes de rue des dernières années ; contexte d’incertitude politique avant 2027.
Allemagne :
FAZ : La France est un « avertissement » pour l’Allemagne. Pays « bloqué », protestations récurrentes, dette hors de contrôle (service de la dette déjà le premier poste budgétaire), stagnation économique et chômage des jeunes en hausse. Depuis 2024, les gouvernements minoritaires se succèdent sans consensus.Faz
Des titres antérieurs (Zeit, Spiegel) parlaient déjà de « tout va mal en France » ou de « jour de chaos à Paris ».
Autres :
El Mundo (Espagne) : « Violence extrême », chaos, pillages ; Macron a abandonné sa prudence pour condamner les « semeurs de chaos ».Courrierinternational
Nikkei (Japon) : Le vrai problème n’est pas seulement la taille de la dette, mais la gouvernance et la fragmentation politique.
Carnegie Endowment : « L’UE a un problème France » ; risque pour la zone euro si les populistes (Le Pen ou Mélenchon) arrivent au pouvoir ou si la dette dérape.Carnegieendowment
Synthèse de Courrier International (qui reprend la presse étrangère) : scènes de « chaos », manifestations qui « dégénèrent en émeutes et en pillages ». Le mouvement lycéen s’est transformé en colère plus large contre le gouvernement Macron, dans un contexte de budget d’austérité et d’élection présidentielle.Courrierinternational
Ton dominant
Inquiétude forte, souvent alarmiste. La France est présentée comme en « fin de règne », incapable de se réformer durablement malgré les promesses de 2017, avec une jeunesse qui se révolte contre des services publics dégradés alors que la dette explose.. La combinaison d’impasse politique + colère sociale + mathématiques budgétaires défavorables est vue comme un risque pour la zone euro.
Les commentaires restent factuels sur les chiffres (dette, taux, participation, interpellations) tout en soulignant le contraste entre les promesses de rénovation de Macron et la réalité de 2026.
e président ukrainien Zelensky demandait 70 milliards d’euros à l’Union Européenne.
Ce soir, Ursula von der Leyen confirme un déficit de financement de 70 milliards d’euros pour l’Ukraine en 2027,
La question porte sur les positions des candidats à l’élection présidentielle française de 2027 (scrutin prévu en avril-mai 2027) à l’égard de l’Ukraine.Lefigaro
En octobre 2026, le sujet est devenu central dans la campagne, notamment après les déclarations de Marine Le Pen sur l’arrêt des aides financières. La France a fourni environ 27 milliards d’euros d’aide (bilatérale + via l’UE) depuis l’invasion russe de février 2022, selon l’Institut Kiel.Lefigaro
Positions des principaux candidats
Marine Le Pen (Rassemblement national – RN) Elle a annoncé dans le Financial Times (et répété depuis) qu’elle maintiendrait le soutien français pendant six mois après une éventuelle élection, puis arrêterait les financements, en raison de la situation budgétaire de la France (« nous n’avons plus les moyens »). Elle plaide pour une grande conférence de paix. Le RN précise que Poutine est bien l’agresseur et que des sanctions calibrées restent possibles, mais priorise les finances françaises. Jordan Bardella (président du RN, pressenti comme Premier ministre) défend une aide plus « transactionnelle » (garanties, achats d’armes européens, etc.) et a répondu à Zelensky sur des demandes supplémentaires d’aide UE que « la France ne les a pas ». Le RN a historiquement voté contre de nombreux textes d’aide au Parlement européen.Franceinfo
Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise – LFI) Il défend une ligne de non-alignement. Il refuse que la France devienne « co-belligérante » en Ukraine (ou ailleurs) et appelle à « la paix maintenant » et à la fin du « carnage ». Il a critiqué les tirs en profondeur ukrainiens en Russie comme potentiellement imprudents et susceptibles d’escalader la menace. LFI a régulièrement voté contre les paquets d’aide. Il privilégie la diplomatie et le dialogue plutôt que l’escalade militaire occidentale/OTAN.Franceinfo
Édouard Philippe (Horizons) Position très ferme en faveur du maintien (voire du renforcement) du soutien. Il a qualifié la proposition de Le Pen de « trahison » et d’affaiblissement de l’Ukraine au moment où il faut « serrer les rangs ». Il a visité Kyiv en 2026, y a exprimé un soutien personnel et politique, plaide pour l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN et pour d’éventuelles troupes européennes après un cessez-le-feu. Pour lui, « soutenir les Ukrainiens, c’est nous soutenir nous-mêmes : notre sécurité en dépend ».Lefigaro
Gabriel Attal (Renaissance) Il s’inscrit dans la continuité de la ligne Macron : le soutien n’est pas de l’humanitaire, mais un investissement pour la sécurité française et européenne. Il a vivement critiqué Le Pen (accusée de défendre les intérêts de Poutine) et réaffirmé un « soutien indéfectible ». Il a effectué plusieurs déplacements à Kyiv.Franceinfo
Raphaël Glucksmann (Place publique / vainqueur de la primaire social-démocrate) Position parmi les plus pro-ukrainiennes. « Défendre l’Ukraine, c’est défendre l’Europe ». Il dénonce la proposition de Le Pen comme une « capitulation » qui soumettrait l’Europe à Poutine. Il défend une aide renforcée, la saisie des avoirs russes gelés pour financer la résistance ukrainienne, une défense européenne plus autonome et le chemin d’intégration de l’Ukraine (UE/OTAN). Il est député européen très engagé sur le dossier (délégation UE-Ukraine).Prm
Bruno Retailleau (Les Républicains – LR) Soutien clair à l’Ukraine. Il a choisi Kyiv pour son premier déplacement international de campagne en 2026, a rendu hommage aux victimes et déclaré que « le combat des Ukrainiens est aussi le nôtre » et que la sécurité de l’Europe est en jeu. Il critique le RN sur la politique internationale et défend la livraison du matériel nécessaire.Ouest-france
Synthèse des camps
Réduction ou arrêt des aides financières prioritaires : RN (Le Pen/Bardella) et LFI (Mélenchon). Priorité aux finances françaises, à la négociation/paix et au non-alignement.
Maintien ou renforcement du soutien (vu comme enjeu de sécurité française/européenne) : Philippe, Attal, Glucksmann, Retailleau, ainsi que la plupart des figures du centre, de la droite traditionnelle et de la gauche social-démocrate/écologiste.
Ces positions restent évolutives jusqu’au scrutin de 2027. Les déclarations récentes de Le Pen ont cristallisé le débat, avec des critiques croisées (trahison vs. réalisme budgétaire).
LES NOUVELLES PRISES DE POSITION
Aide à l’Ukraine : « Je pense qu’il faut respecter les engagements et la parole de la France »,
« La chienlit, mais ils vous diront que c’est les Russes ou c’est la faute à Trump. »
Oui, c’est une formule classique. Dès qu’il y a du désordre, des difficultés économiques, une crise énergétique, des tensions sociales ou des résultats décevants, une partie des médias et de la classe politique a le réflexe d’externaliser la responsabilité : soit « c’est les Russes » (ingérence, guerre, énergie, désinformation…), soit « c’est la faute à Trump » (ou à l’Amérique, selon les périodes).
Ça permet d’éviter de parler des choix internes : politique énergétique, gestion des dépenses publiques, immigration, sécurité, compétitivité, etc. Le problème est rarement uniquement externe, et rarement uniquement la faute d’un seul pays ou d’un seul homme.
Non, la dette publique française n’est pas la faute de Poutine ou de Trump.
Chiffres actuels (octobre 2026)
Dette publique : 119 % du PIB au 2ᵉ trimestre 2026 (3 595,5 milliards d’euros), niveau record depuis l’après-guerre.Ifrap
Prévisions : autour de 119,3 % fin 2026, et potentiellement 121-122 % en 2027.
Déficit public : encore autour de 5,4 % du PIB en 2026.
Charge des intérêts en forte hausse (vers 80-90 milliards d’euros), qui devient un poste majeur du budget.
Les vraies causes (structurelles et internes)
La dette s’est accumulée sur des décennies à cause de :
Déficits primaires répétés : l’État (et les administrations) dépense structurellement plus qu’il ne perçoit.
Dépenses publiques très élevées (~57 % du PIB), surtout protection sociale (retraites, santé, etc.).
Baisses d’impôts non compensées par des réductions de dépenses équivalentes.
Crises successives (2008, COVID, soutien énergie 2022-2023) qui ont accéléré le stock, mais la tendance de fond existait déjà (la dette était déjà ~98 % du PIB en 2019).
Dire « c’est la faute à Poutine » ou « à Trump » pour la dette française, c’est exactement : externaliser la responsabilité pour éviter de parler des choix budgétaires internes (niveau de dépenses, efficacité de la dépense publique, réforme des retraites/santé, etc.).
Prix du gaz
En 2022, les prix européens ont flambé (pics au-dessus de 300 €/MWh) après l’invasion russe, la réduction des livraisons par gazoduc et la destruction de Nord Stream (septembre 2022).
En 2026, les prix de gros sont à nouveau élevés (autour de 80-88 €/MWh récemment), des stocks bas et de la fin progressive du GNL russe. Les factures des ménages français ont augmenté d’environ 40 % sur un an.Selectra
Nord Stream
Les explosions de Nord Stream (septembre 2022) ont coupé une voie majeure de gaz russe vers l’Europe. Les procureurs allemands ont mis en accusation un officier ukrainien (procès en cours en 2026), en l’accusant d’avoir agi pour le compte d’agences étatiques ukrainiennes.
Frappes ukrainiennes sur les raffineries russes
Oui, l’Ukraine a mené une campagne de frappes (drones) sur des raffineries russes en 2025-2026. Cela a réduit la capacité de raffinage russe (estimations de 20-45 % hors service selon les périodes), provoqué des pénuries internes en Russie et réduit les exportations de diesel. Cela a contribué à resserrer le marché mondial du diesel/produits raffinés.
Comparaison prix du pétrole (Brent/WTI)
Année
Brent moyen approx.
Commentaire
2018
~71-72 $/baril
Niveau « normal » pré-COVID
2022
~99-101 $/baril
Pic post-invasion (spikes >120 $)
2025
~69 $/baril
Plus bas
2026
~90-95 $ (moyenne YTD), spikes >130 $
Hausse liée surtout à l’Iran / Ormuz
Les prix actuels (octobre 2026) tournent autour de 100-110 $ pour le Brent.Crudeoilprice
En résumé : l’explosion des prix du gaz en Europe vient d’abord de la rupture des flux russes après l’invasion de 2022 (amplifiée par Nord Stream). Les frappes ukrainiennes sur les raffineries ont un effet réel sur les produits raffinés (diesel),
Alors qu’une majorité des pays européens, les États-Unis et d’autres, stoppent leur aide à Zelensky, Macron, lui, s’en fout royalement des voyants rouges et continue des aides financières et militaires au détriment des Français, à quelques mois de la fin de son mandat. La France ne peut plus aider :
Les pilotes ukrainiens commencent leur formation sur Rafale en France (annoncée pour novembre). Cela s’ajoute aux engagements précédents : feuille de route pour 16 Rafale (premiers vols possibles vers 2028-2029), avec un projet total allant jusqu’à 100 appareils. Depuis 2022, la contribution française totale (aide bilatérale + part via l’UE) est estimée autour de 26-27 milliards d’euros selon les données de l’Institut de Kiel.Kyivpost
Aucun effet, aucune leçon pour Macron malgré les moyens de la France :
Malgré un déficit public autour de 5,1 à 5,4 % du PIB, une dette publique proche de 119 % du PIB et en hausse, des coûts d’intérêts qui explosent (dizaines de milliards d’euros par an) et une situation budgétaire sous tension avec des mesures d’austérité prévues, Macron continue d’ouvrir les vannes. Les critiques sur le coût pour les Français n’ont aucun impact visible sur sa politique : il justifie l’escalade en affirmant que la Russie « s’enlise », alors que la guerre se prolonge et que les finances françaises sont sous pression.
Ils ont engagé la France dans une aide militaire et industrielle continue (formation de pilotes, licences de production locale en Ukraine, systèmes anti-balistiques, aviation de combat), financée en partie par des prêts européens et des contributions nationales, tout en maintenant une ligne d’escalade plutôt que de recherche prioritaire de Paix. Les engagements de longue durée (Rafale, production sous licence) lient durablement les capacités françaises et européennes au conflit.
Macron et Zelensky sont des parasites qui prolongent le conflit au détriment des intérêts et des finances des peuples européens (et ukrainien), sans tenir compte des moyens limités de la France ni des conséquences pour les citoyens. Pour ceux qui partagent cette vision, ils doivent être écartés du pouvoir le plus rapidement possible afin d’arrêter l’hémorragie financière et de prioriser la Paix l’aide illimitée stop.
Alors comme ça, Richard Ferrand, le dirigeant socialiste rallié à Macron et n’ayant aucune compétence juridique, propulsé à la Présidence du Conseil constitutionnel par son taulier, vient encore de faire parler de lui. Les fois d’avant, c’était le récit de ses exploits délictuels liés à ses escroqueries au détriment de mutuelles de santé, pour lesquelles il avait obtenu des prescriptions de complaisance délivrées par une magistrature docile. Il a donc rejoint cette institution pour la présider (!). Avec les huit autres « sages » (!), complétant la cohorte des analphabètes juridiques qui y siègent (sept sur neuf). Curieusement, le Rassemblement National qui aurait pu empêcher cette nomination, et qui avait pourtant tout à craindre, à la fois du Conseil et de Ferrand, a jugé bon de regarder ailleurs et s’est abstenu. Justifiant dans les couloirs l’avoir fait pour éviter une autre candidature « qui aurait été pire ». Pire que Ferrand ? À part Al Capone, on voit mal qui pourrait mériter ce qualificatif.
En tout cas, jusqu’à présent le nouveau président de notre cour suprême à nous qu’on a, est resté relativement discret. Et voilà qu’il sort du bois, venant doctement nous dire (en substance) que l’utilisation de l’article 11 de la Constitution serait une atteinte terrifiante à « l’État de droit ». C’est-à-dire ce système exclusivement destiné à priver le peuple français de sa souveraineté. Charles de Gaulle, père de la cinquième République et de sa Constitution considérait que le Président de la République avait un pouvoir direct de solliciter le peuple par référendum sur sa révision. Pouvoir d’initiative qui cohabitait avec un pouvoir d’initiative du gouvernement pour saisir le Parlement d’une procédure de révision obéissant à des règles de majorité renforcée. De Gaulle s’est servi deux fois du pouvoir de l’article 11. D’abord en 1962 pour instaurer l’élection du président de la République au suffrage universel, ce qui fut massivement approuvé par le peuple. Puis en 1969 lorsque son projet de « régionalisation » fut rejeté, entraînant son départ. On aurait pu penser que ces deux occurrences, et leurs résultats consacraient son interprétation. Personne ne peut sérieusement avancer, que les 53 % de français qui votèrent non le 27 avril 1969 l’ont fait parce qu’ils considéraient que la seule révision possible était celle de l’article 89.
Petite méchanceté avec la publication de la vidéo de l’interview qu’il avait donnée à Michel Droit avant le référendum de 1969 qu’il allait perdre. Méchanceté car le spectacle de la supériorité nous fait rendre encore plus insupportable, la clochardisation de notre classe politique.
Le problème c’est une fois de Gaulle parti, le bloc élitaire n’eut de cesse de fermer la porte de l’appel au peuple. La procédure parlementaire a été utilisée plus de 20 fois pour déchiqueter la Constitution de 1958 dont il ne reste que 30 articles intacts sur les 90 initiaux. La cible principale fut bien évidemment la confiscation de la souveraineté nationale au profit des institutions européennes. En parallèle on organisa aussi celle du pouvoir législatif, avec Valéry Giscard d’Estaing modifiant les conditions de saisine du contrôle de constitutionnalité. Puis sous la baguette de Robert Badinter, l’élargissement quasi indéfini de son pouvoir de contrôle par l’interprétation, non plus de la conformité avec la lettre de la constitution, mais avec celle d’un soi-disant « bloc de constitutionnalité » inventé. Ce qui fait qu’aujourd’hui, le véritable législateur n’est plus le Parlement français, mais bien le Conseil constitutionnel lui-même.
Au cours de ces années, restait un problème. La tentation que pouvait avoir un président de la République de solliciter directement l’avis du peuple en application de l’article 11. On n’est jamais trop prudent, alors par une décision du 25 juillet 2000 (Hauchemaille), le Conseil constitutionnel a trouvé une astuce et porté un nouveau coup à ce qu’avait voulu les fondateurs de la Ve République. Jusqu’alors le Conseil s’estimait incompétent pour contrôler les actes préparatoires à un référendum (en particulier le décret présidentiel de convocation des électeurs ou d’organisation du scrutin). Il considérait qu’en tant que juridiction électorale, il n’avait qu’un rôle de contrôle des opérations électorales et de proclamation des résultats a posteriori.
Par la décision Hauchemaille, il s’est déclaré compétent pour examiner en amont les recours dirigés contre les décrets d’organisation et de convocation d’un référendum pris par le président de la République ou le Premier ministre.
Ainsi le Conseil s’arroge désormais le droit de juger la légalité du décret de convocation avant le vote. Par conséquent un requérant peut théoriquement invoquer l’illégalité du décret au motif que le champ matériel de l’article 11 n’est pas respecté. Ben voyons ! Par exemple au hasard, mais vraiment au hasard, si le projet de loi soumis à référendum modifie la constitution…
En 1962, le Conseil avait refusé de censurer la loi sur l’élection du président suffrage universel massivement adoptée par le peuple par voie référendaire. Estimant que la loi référendaire exprimée directement la souveraineté nationale et échappe donc à son contrôle. Ce qui instaure un risque de blocage effectif : en exerçant pleinement son contrôle sur le fondement du décret de l’article 11 avant le scrutin, il pourrait techniquement annuler le décret de convocation s’il estimait que le domaine de l’article 11 est manifestement dévoyé. En ce que d’après lui il contournerait la compétence exclusive de la procédure de révision parlementaire.
Par conséquent, la décision Hauchemaille a brisé le « verrou » de l’irrecevabilité absolue, et le Conseil constitutionnel disposerait théoriquement de l’arme juridique pour bloquer l’opération avant le vote en annulant le décret présidentiel de convocation.
Le fait que Ferrand ait choisi de sortir du bois à ce moment, et de rappeler les exigences du bloc central, est évidemment dû à la perspective désormais difficile à éviter d’une victoire de Marine Le Pen à l’élection présidentielle de mai prochain. Celle-ci a publiquement fait état dans le cadre de sa campagne de sa volonté d’utiliser l’article 11 pour procéder rapidement à un certain nombre de réformes.
Cette sortie porterait elle en elle, une forme de résignation à ce qui apparaît désormais à beaucoup comme inéluctable ? Notre très honnête spécialiste des acrobaties immobilières au détriment des mutuelles de Bretagne serait-il en train de se placer pour l’après ? En tout cas, en intervenant dans le débat présidentiel, il vient à nouveau de se déconsidérer en violant grossièrement ses obligations d’impartialité et son devoir de réserve renforcé. Ne tenant aucun compte du fait qu’il préside une Cour suprême chargée du contrôle juridictionnel de la prochaine élection présidentielle. Certes, il nous avait certes habitué à des rapports très élastiques avec la code pénal et la simple morale, mais le voilà en train de piétiner allègrement les règles élémentaires de sa fonction. Du macronisme chimiquement pur, en fait.
Beaucoup qualifient les protestations de Marine Le Pen d’hypocrites, pour ne s’être pas opposé à sa nomination. Ce n’est pas faux. Mais on se dit que finalement, laisser ce type accéder à la Présidence du Conseil constitutionnel était peut-être une bonne façon de déconsidérer cette institution encore un peu plus.
Alors soyons clairs, si Marine Le Pen (une fois élue…) décidait d’utiliser la voie de l’article 11 pour des révisions constitutionnelles, il est sûr il y aurait des recours contre le décret de convocation. Le Conseil constitutionnel prendrait-il la responsabilité de l’annuler et d’aller à l’affrontement avec un pouvoir politique ayant récemment reçu l’onction de la « vox populi ». Pas sûr que Richard Ferrand, Alain Juppé, et les quelques autres y soient prêts. Car cela mettrait singulièrement en danger la poursuite de leur pantoufle confortable.
Alors si Marx nous a appris que le Droit était une superstructure de domination, Max Weber (rappelé récemment dans ces colonnes par Victor Sarkis), nous a expliqué que le Droit est une abstraction, tant que les petits hommes avec des casques à pointe ne viennent pas le faire appliquer. Lénine quant à lui, considérait que « face à une crise historique ou à un enjeu de pouvoir, c’est la politique qui commande en premier
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Oui, la contribution française au budget de l’UE est en hausse : l’Assemblée nationale a voté hier (14 octobre 2026) un montant de 30,91 milliards d’euros pour 2027.Capital
Chiffres clés
2027 : 30,91 milliards d’euros (hausse de 8,7 % par rapport à 2026).
2026 : environ 28,4 milliards d’euros.
Vote : 111 voix pour, 93 contre. Le RN, LFI, les communistes et l’UDR ont voté contre ; le texte est passé grâce aux autres groupes.Lcp
Le « 5 milliards » dont vous parlez
Le Rassemblement national a déposé un amendement pour baisser la contribution de 11 milliards d’euros afin de limiter la contribution nette de la France à 5 milliards d’euros. Cet amendement a été rejeté, tout comme ceux de LFI (qui proposaient des baisses conditionnelles, par exemple liées à Frontex, aux règles budgétaires européennes, au Mercosur, etc.).Gentside
Marine Le Pen et d’autres ont également évoqué l’idée de ne plus accorder plus de 5 milliards de contribution nette.
Contexte
La France reste le 2ᵉ contributeur derrière l’Allemagne et est contributrice nette (elle verse plus qu’elle ne reçoit en retour direct).
LES MEDIA ADMETTENT ENFIN QUE NORTHSTREAM A ETE SABOTE PAR LES UKRAINIENS ET NON LES RUSSES
Oui, les médias occidentaux (BBC, Wall Street Journal, Reuters, Guardian, etc.) couvrent actuellement le procès qui vient de s’ouvrir à Hambourg le 14 octobre 2026, et l’enquête allemande pointe clairement vers une équipe ukrainienne, pas vers la Russie.WSJ
Ce que dit l’enquête allemande :
Un ancien officier des forces spéciales ukrainiennes, identifié comme Serhii K. (ou Serhii Kuznetsov), est jugé pour avoir dirigé une équipe (plongeurs, expert en explosifs, capitaine) qui a saboté les pipelines Nord Stream en septembre 2022. Ils auraient utilisé un yacht de location (l’Andromeda), des explosifs militaires, et agi « sur ordre d’autorités étatiques ukrainiennes » pour couper les revenus gaziers russes qui finançaient la guerre.BBC
Les procureurs allemands parlent d’un crime de guerre (attaque d’infrastructure civile). Le Wall Street Journal et d’autres médias avaient déjà rapporté en 2024-2025 qu’une petite équipe ukrainienne (civils + militaires) était derrière, avec des liens possibles au commandement militaire de l’époque (Zaluzhnyi).WSJ
Ce qui a changé par rapport au début :
Au moment des explosions (septembre 2022), beaucoup de médias et de responsables occidentaux ont d’abord pointé la Russie (ou même les États-Unis/Royaume-Uni selon certaines théories).
Les enquêtes suédoise et danoise se sont arrêtées sans identifier de coupables. L’enquête allemande, elle, a suivi les traces (yacht, passeports falsifiés, ADN, photos de radar, etc.) jusqu’en Ukraine.
La Russie est largement écartée par les enquêteurs allemands. Poutine continue d’accuser les « Anglo-Saxons ».
Nuances importantes :
Zelensky et Kyiv nient toute implication officielle de l’État ukrainien.
Le procès vient juste de commencer ; le prévenu nie les faits. Un autre suspect (plongeur) est en Croatie et résiste à l’extradition.
Certains juges polonais ont déjà considéré que si c’était une opération ukrainienne, elle était « justifiée » dans le contexte de la guerre.
Ce n’est pas encore un « aveu final et unanime » de tous les médias du monde, mais le récit dominant dans les grands médias occidentaux a basculé : on parle maintenant d’une opération ukrainienne (avec ou sans ordre direct du plus haut niveau), et plus de « les Russes ont saboté leur propre pipeline ».
En résumé, les faits rapportés par les médias depuis 2024-2025 et surtout avec ce procès confirment que les soupçons se sont concentrés sur des Ukrainiens, et non sur les Russes. C’est un tournant net par rapport à la version initiale.
URGENT – LE VATICAN CONFIRME QUE LE PAPE LÉON XIV EST ATTEINT D’UN CANCER DU POUMON
🔴 Dans un nouveau communiqué publié ce mardi soir, la Salle de presse du Saint-Siège annonce que les analyses réalisées pendant l’intervention chirurgicale ont confirmé la présence d’un adénocarcinome pulmonaire, une forme de cancer du poumon.
🔴 Les chirurgiens ont procédé à l’ablation complète du lobe inférieur du poumon droit, par une technique de chirurgie vidéo-assistée.
🔴 Le Saint-Père est resté environ trois heures au bloc opératoire. L’intervention proprement dite a duré 90 minutes. L’opération s’est déroulée avec succès, sans aucune complication.
🔴 Léon XIV s’est réveillé normalement et a regagné sa chambre au dixième étage de l’hôpital après une brève période d’observation.
🔴 L’intervention était dirigée par le professeur Stefano Margaritora. Le Vatican ne donne pour l’heure aucune précision sur le stade du cancer ni sur les éventuels traitements à venir
Demandons aussi l’aide puissante de la Bienheureuse Vierge Marie pour qu’elle supplie son Filsde nous conserver son Vicaire dont nous avons tant besoin ! . Il demeure toutefois pour nous catholiques et je l’espère pour d’autres, un signe d’espérance ! Pape Léon nous vous aimons ! Nous avons besoin de vous !