ET SI MME HIDALGO FAISAIT SOUFFRIR LES AUTOMOBILISTES DE BANLIEUE POUR RIEN …

 

 

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La piétonnisation des voies sur berges rive droite a très sensiblement allongé le temps de transport le soir sur les quais hauts au cœur de Paris, selon un rapport d’étape commandé par la Région Ile-de-France, très critique à l’égard de cette initiative très polémique de la Ville de Paris qui se félicite au contraire de chiffres « loin d’être alarmistes »….

Ben oui pour la mairie un doublement de certains temps de transport n’est pas alarmiste

Tout a été fait pour passer sous silence le rapport  du Professeur Carli..

 

 

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Paris saturé

 

Les quais hauts ont été particulièrement impactés par les reports de trafic avec une hausse moyenne de 67 % du trafic le matin et 30 % le soir, soit le niveau de saturation absolu. Les carrefours se sont fortement congestionnés aggravant les conditions de circulation sur les axes séquents. Les temps de parcours sur les quais hauts le soir ont augmenté de 65 % et cette croissance est demeurée invariée sur toute la période d’observation

 

Les quais hauts sont le principal axe de report du trafic depuis les voies sur berges. Les conditions de circulation sur les quais hauts se sont fortement dégradées dès le mois de septembre 2016 et jusqu’à juin 2017. Avant la fermeture des voies sur berges, le trafic en heure de pointe sur les quais hauts (section de la Mégisserie) avoisinait 1 500 véhicules/heure le matin et 1 900 véhicules/heure le soir. Les augmentations de trafic sont de l’ordre de + 1 000 véhicules supplémentaires par heure le matin (+ 67 %), soit un trafic de 2 500 véhicules qui est le niveau de saturation absolue. Le soir, l’augmentation de trafic est en moyenne de + 600 véhicules/heure (+ 30 %). À la journée, le trafic sur les quais hauts (section quai de la Mégisserie) avant fermeture était d’environ 30 000 véhicules/jour. Après fermeture, il atteint les 45 000, donc un trafic supplémentaire d’environ 15 000 véhicules, soit une augmentation de 50 %.

Si on analyse les temps de parcours sur les différents quais, on observe même entre juin 2016 et juin 2017 des hausses de + 102 % sur les quai François Mitterrand et quai du Louvre et de + 70 % sur le quai de la Mégisserie.

Pour parcourir les 3,3 km du boulevard Saint-Germain du pont de la Concorde au pont Sully,

les allongements de temps de parcours fluctuent selon le mois, entre 14 et 32 % le matin et

entre 20 % et 50 % le soir par rapport à l’année précédente.

De même la traversée de la Seine reste souvent problématique avec des temps de parcours en très forte augmentation sur le pont de Sully (+ 70 % en septembre, +80 % en juin) et le pont Saint-Michel (+ 90 % en septembre, + 54 % en juin). Rive gauche, le soir, la situation est toujours aussi dégradée en juin 2017 avec des temps de parcours qui se rallongent sensiblement, notamment sur l’itinéraire passant par Denfert et Place d’Italie (+ 30 %), le boulevard Saint-Michel (+ 27 %) et l’itinéraire passant par Port Royal (+ 34 %).

En plus de la diffusion spatiale au-delà de l’hypercentre, un autre phénomène se produit depuis septembre 2016 : l’étalement des pointes de trafic. Les conditions de circulation dégradées sur les quais hauts et le boulevard Saint Germain peuvent inciter les automobilistes, non seulement à se diffuser plus largement sur le réseau de voirie afin d’éviter les bouchons sur les deux axes, mais également à modifier leurs horaires de déplacements pour éviter l’hyperpointe horaire ou par précaution pour anticiper les retards.

 

 

Boulevard périphérique ; les allongements des temps de parcours en juin 2017 par rapport

à juin 2016 sont encore notables, de 8 à 9 % sur le BP sud et de 13 % sur le BP nord le

matin.

 

 

Caricatures UMP sur Hidalgo

PARIS pollué

Aucun phénomène d’évaporation du trafic (renonciation à des déplacements automobile) n’a pu être observé ou établi plus d’un an après la fermeture de la voie. Le niveau de circulation dans Paris n’a pratiquement pas varié par rapport à son évolution tendancielle connue, on a même pu observer en début de période un ralentissement du rythme annuel de diminution du trafic parisien tel qu’observé depuis 15 ans .

Le niveau du bruit au niveau des façades sur les quais hauts a fortement augmenté, allant jusqu’à un doublement de l’énergie sonore la nuit (+2 à +4 dB). Cette détérioration n’avait pas été anticipée par l’étude d’impact, ni relevée par le Commissaire Enquêteur. Elle oblige juridiquement le maître d’ouvrage à prendre des mesures.

– Le niveau de la pollution atmosphérique a été particulièrement élevé durant toute la période d’observation (septembre 2016 à juin 2017), avec 20 épisodes au lieu de 6 l’année précédente, mais cette forte détérioration est principalement imputable aux conditions météorologiques qui ont été moins favorables à la dispersion des polluants.

Si l’on exclut le facteur météorologique (modélisation réalisée par AIRPARIF), on constate que la pollution s’est, pour l’essentiel, simplement déplacée. Le niveau de concentration de dioxyde d’azote a diminué sur les quais hauts et bas (sauf carrefours) jusqu’à – 25 % tout en y restant très élevé. Le niveau de concentration de dioxyde d’azote a en revanche augmenté à la sortie de la section concernée par le projet (quartier Henri IV notamment : + 5 % à + 10 %) et le long des axes de report (+ 1 % à + 5 %).

L’absence d’impact positif sur la qualité de l’air est directement lié à l’augmentation du niveau de congestion du trafic, avec des temps de parcours détériorés sur de nombreux axes en heures de pointe, quais hauts, boulevard SaintGermain, grands boulevards, boulevard des invalides, rue de la Convention, Périphérique, RD50 Boulogne, A86 sud, etc. Ces congestions entraînent le plus souvent des baisses du débit de ces voies en heure de pointe ce qui, à son tour, entraîne des reports de trafic vers d’autres itinéraires ou d’autres horaires (étalement des heures de pointe).

Localement, les riverains des axes de report du trafic ont été impactés négativement en termes de bruit et d’émissions, mais la modélisation de la pollution atmosphérique par AIRPARIF à l’échelle de Paris et de la petite couronne montre que ces effets locaux n’ont aucun impact significatif sur l’exposition de la population prise dans son ensemble (2,2 millions d’habitants à Paris et 7 millions dans Paris et Petite couronne).

Les temps de parcours des bus (environ 25 lignes concernées) ont été impactés de manière significative dans leur traversée du secteur, en raison notamment de la congestion des carrefours, mais cela n’a pas affecté leur fréquentation qui a légèrement augmenté (+ 0,5 % de validations sur les stations du secteur). L’allongement des temps de parcours a été le plus fort pour les lignes qui empruntent les quais hauts. La période la plus impactée se situe entre 17 h et 18 h dans le sens ouest vers est avec un allongement moyen de 3 minutes 30 secondes.

Le temps de parcours des quais par les services mobiles d’urgence a augmenté d’une minute en moyenne, mais ces services estiment que cela n’a aucun impact sur le risque sanitaire pour les personnes secourues. Les temps de parcours ont augmenté dans les mêmes proportions pour les autres services de secours (Réf. Auditions du Comité préfectoral),

 

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Dossier géopolitique : fiasco syrien et fausse guerre contre les islamistes

 

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La France s’est plantée face à la menace islamiste aussi bien en  Syrie que sur le territoire national. La responsabilité de pseudos experts est totale ; ils occupent les plateaux télévisés et les cabinets ministériels. Filliu ,Burgeat, Bonniface  se sont trompés et nous ont trompés. Faut-il en douter ? Sur le terrain, en s’alliant aux iraniens et à Erdogan, Poutine a permis la victoire de Bachar el Assad  et l’élimination  de Daesh. Les Kurdes soutenus par l’Occident sont l’ennemi commun à tous les autres…

Le front arabe a éclaté l’Arabie saoudite a même fini par avoir peur des islamistes et du Qatar. L’Emirat ne finance pas que le Paris Saint Germain…  Plusieurs universitaires analysent  le fiasco occidental , il s’agit de Christopher Davidson, Fabrice Balanche et Frédéric Pichon

 

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Comment la coalition a protégé Daech des frappes russes, syriennes et iraniennes

Shadow Wars: The Secret Struggle for the Middle East  Christopher Davidson

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/daech-un-atout-strategique-sous-la-190942

Il faut beaucoup de courage pour trouver le fil conducteur de l’occident en dehors de la détestation de Bachar. Soutien aux rebelles et à l’Armée syrienne libre ? Probl7me, très vite les rebelles modérés n’existent plus et l’Asl passe en grande partie aux islamistes .

La carrière d’Omar Gharba, de l’Armée Syrienne Libre, soutenue par Washington et par Paris, est une excellente illustration . En 2012 il est interviewé comme rebelle de l’ASL

Trump totalement incontrôlable a relayé ce mercredi sur Twitter trois vidéos anti-musulmanes qui avaient initialement été mises en ligne par un petit parti d’extrême droite britannique, « Britain First ».

La deuxième, « Un musulman détruit une statue de la Vierge Marie », a été publiée en 2013 sur YouTube.

Le briseur de statue d’une des vidéos n’est autre qu’Omar Gharba, à l’époque membre  de l’Armée Syrienne Libre…soutenue par Washington et par Paris.

« Si Dieu le veut, seul Dieu sera vénéré dans la terre du Levant », a déclaré le terroriste qui a détruit la statue, notant que « aucune autre idole ne sera adorée après ces jours. » Nous n’accepterons que la religion d’Allah et la Sunnah de notre prophète Mohammed bin Abdullah.  »

 

https://www.youtube.com/watch?v=f8HrBOfSp54

https://www.youtube.com/watch?v=ScvhAd33-u8

La scène se déroule en octobre 2013 à Yaaqoubiya dans la province d’Idlib en Syrie les islamistes publient une autre vidéo montrant un chretien qu’ils viennent de ture.

A cette époque-là Daesh n’est pas présente dans la région, il faut attendre le mois de décembre
https://ofpra.gouv.fr/sites/default/files/atoms/files/1602_syr_chronologie_idlib.pdf

Nizar Nayyouf est un journaliste  , il accuse  l’armée syrienne libresoutenu par les occidentaux

Rédacteur en chef du journal Sawt al-Democratiyya (La Voix de la Démocratie), publié par le Comité pour la Défense de la Liberté Démocratique en Syrie (CDF) et contributeur à l’hebdomadaire Al-Hurriya, il a été emprisonné en 1992. Condamné à 10 ans de prison pour appartenir au CDF et diffuser de « fausses informations », confiné dans la prison militaire de Mezze et régulièrement torturé, sa santé est devenue très précaire.

En février 2012, tout en restant opposé au régime syrien, il dénonce le « djihad » mené contre la Syrie par des groupes islamistes.

le 30 octobre, sur son  site de Nizar Nayyouf, affirme que « le terroriste apparaissant sur la vidéo en train de détruire une statue de Marie, dans les environs d’Idlib, n’appartient ni à l’Etat islamique, ni au Jabhat al-Nusra, contrairement à ce qui a été colporté sur son compte, mais au « gang » des Frères Musulmans et de l’Armée libre dirigée par Sélim Idriss. Il fait donc partie des combattants de la Coalition nationale et du Conseil national syrien »…

Celui qu’il renommait Abou Omar al-Ghouraba’, pour apparenter son nom à celui de la plupart des chefs militaires des groupes islamistes, apparaissait sur sapage Facebook avec sur la poitrine les couleurs du drapeau de l’Indépendance et l’emblème de l’Armée libre que n’arborent jamais ni l’Etat islamique, ni le Jabhat al-Nusra.,

Selon Yonah et Dean Alexander dans leur livre « The Islamic State – Combating The Caliphate Without Borders », le cheikh Gharba aurait fini par quitter l’Armée Syrienne Libre pour rejoindre l’Etat Islamique en Irak et Au levant.

L’ affaire est révélatrice du devenir de nos alliés de l’ASL ralliés pour beaucoup aux djihadistes dès la fin 2013 au moment où François Hollande voulait que la France bombarde Damas pour les soutenir
les groupes engagés en Syrie modifient fréquemment leurs allégeances

 

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Mais depuis 2013 nous avons persisté dans l’erreur  en continuant à soutenir nos ennemis , telle est la thèse de plusieurs chercheurs comme l’explque Maxime Chaix

Dans son dernier livre Shadow Wars, à travers lequel il analyse les causes profondes des Printemps arabes et de leurs échecs, le docteur Christopher Davidson soutient avec des arguments crédibles que Daech n’était pas considéré comme un ennemi par l’administration Obama et ses principaux alliés, mais comme un turbulent « atout stratégique ». Consultant pour le Parlement britannique, l’OTAN, le GCHQ, la British Petroleum (BP) ou les ministères des Affaires étrangères néozélandais et néerlandais, cet expert du Moyen-Orient a été décrit par le prestigieux The Economist comme « l’un des universitaires les mieux informés sur [cette] région ». D’après le Financial Times, qui a sélectionné Shadow Wars pour son prochain festival littéraire d’Oxford, le docteur Davidson estime que, sous la présidence Obama, «  les services secrets américains considér[aient] l’État Islamique comme un atout stratégique [indirect] à utiliser contre leurs ennemis, à l’instar d’al-Qaïda  » dans différentes opérations.

Comme il l’écrit dans son livre, « il semblerait au contraire que ces frappes de la coalition aient eu un double objectif : satisfaire l’opinion en agissant ostensiblement contre la barbarie de Daech, tout en s’assurant que les forces aériennes des puissances rivales ne commencent pas à prendre les choses en main, et qu’elles ne tentent pas de réellement détruire l’État Islamique.Comme l’explique Christopher Davidson dans son ouvrage, après l’entrée en guerre russe en Syrie à la fin du mois de septembre 2015, « la concentration des appareils de l’opération Inherent Resolve dans les cieux de la majeure partie des territoires occupés par l’État Islamique, et les informations selon lesquelles les États-Unis avaient pris le contrôle d’un (…) couloir aérien dans le Nord-Est de la Syrie [ont contraint] les forces russes à restreindre le périmètre de leurs frappes au nord-ouest de ce pays. » Comme il l’a précisé au site TheArabist.net, la Russie «  a été gênée dans sa capacité à bombarder Daech puisque la coalition dirigée par les États-Unis a mis en place une zone d’exclusion aérienne effective au-dessus de la plupart des territoires contrôlés par l’État Islamique. Les avions russes, syriens et iraniens ne peuvent voler dans cette zone. Les États-Unis disposent même d’une base aérienne dans l’extrême Nord-Est de la Syrie, à seulement quelques kilomètres de cibles de Daech facilement atteignables.  »

 

 

Dans son ouvrage, Christopher Davidson rappelle également les menaces explicites de James Clapper, le directeur national du Renseignement américain, qui affirma au début du mois de novembre 2015 que l’intervention russe en Syrie risquait de ressembler à la débâcle afghane de l’Armée rouge dans les années 1980. En d’autres termes, si des soldats étaient déployés en nombre par le Kremlin, ou si les appareils russes s’aventuraient dans l’espace aérien contrôlé par la coalition, ils risquaient d’essuyer de lourdes pertes. Ironiquement, les leaders occidentaux et leurs alliés moyen-orientaux demandaient alors au Président russe de « concentrer ses efforts sur le combat contre Daech », ce qui revenait à lui demander d’épargner les 65 000 combattants liés ou affiliés à al-Qaïda qui tentaient de renverser Bachar el-Assad, et qui partagent majoritairement l’idéologie de l’« État Islamique ».

Nous avons pu le constater récemment, lors de la reprise de Palmyre par 4 000 combattants de l’EI en décembre 2016. Selon le docteur Davidson, cette offensive victorieuse de Daech « mériterait une enquête approfondie. En effet, des preuves indiquent que les frappes américaines contre un regroupement inoccupé de camions-citernes ont eu lieu dans la périphérie de Palmyre le jour où l’EI lançait l’assaut pour reconquérir cette ville. En d’autres termes, le Pentagone avait “réservé” cette date du jeudi 8 décembre 2016 pour occuper l’espace aérien de Palmyre, rendant impossible toute patrouille d’avions russes dans cette zone. »

Le 9 octobre 2015, alors que l’armée de l’air russe était engagée en Syrie depuis une dizaine de jours, la coalition du Pentagone menait des opérations aériennes au nord d’Alep (Marea et Manbij, plus à l’est). Malgré la présence de ces avions censés combattre Daech, cette milice put lancer ce jour-là une offensive majeure dans cette zone et se rapprocher dangereusement de la périphérie aleppine.

 

Plus globalement, l’opération Inherent Resolve semble avoir permis au Pentagone de ne pas « détruire » Daech mais de « contenir » cette organisation, voire même de couvrir ses avancées à Ramadi, Palmyre ou Deir ez-Zor. Piégés par l’EI dans cette localité stratégique de l’Est syrien, les dizaines de milliers de civils qui survivent à ce siège dans des conditions effroyables ne semblent pas être une priorité pour les généraux de la coalition

 

 

Ces nombreuses contradictions doivent être mises en parallèle avec l’attaque « accidentelle » d’une position fixe de l’Armée Arabe Syrienne (AAS) protégeant l’aéroport de Deir ez-Zor, le 17 septembre dernier. Ayant mobilisé quatre avions armés de mitrailleuses lourdes, cette prétendue « bavure » de la coalition a permis aux jihadistes de l’EI de s’emparer temporairement de la zone stratégique du mont Thourda

 

Son caractère intentionnel faisant peu de doute, cette attaque de l’armée syrienne par la coalition nous amène à suspecter que cette dernière ait appuyé directement au moins deux opérations de l’EI dans ce pays. Interrogé sur cette frappe de Deir ez-Zor, Christopher Davidson rappelle que « ce bombardement, qui a probablement tué jusqu’à cent soldats syriens, n’était pas un acte isolé.

Comme l’avait souligné la journaliste Lina Kennouche après cette « bavure » controversée de septembre 2016, « une reconquête de cette zone [de l’Est de la Syrie] par les alliés du régime signifierait la réouverture de l’axe stratégique Téhéran-Bagdad-Damas, et donc le rétablissement d’une continuité territoriale et d’une profondeur stratégique ; ce que Washington entend à tout prix éviter. » Mettant en parallèle cette attaque avec une frappe israélienne contre l’AAS, qui avait alors favorisé le Front al-Nosra au sud de la Syrie, Lina Kennouche en conclut que la priorité du Pentagone et de ses alliés était l’« affaiblissement durable » du gouvernement el-Assad, et non la lutte antiterroriste. Au vu de ces éléments, il semblerait que, sous la présidence Obama, l’EI était considéré non pas comme un ennemi, mais comme un « atout stratégique  » dans la satisfaction de cet objectif.

, Michel Goya expliquait dans ce même entretien de juillet 2016 que « les moyens aériens sont faits pour affaiblir un adversaire ou le contraindre à négocier, ce qui n’est pas le cas avec Daech. La France n’est pas à la hauteur des enjeux. Douze avions déployés et, au bilan, une bombe par jour sur un territoire grand comme le Royaume-Uni. Tout ceci est très coûteux et inefficace ».

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Nous actionnons les leviers émotionnels de la diabolisation de Bachar el Assad, tandis qu’il se promène entre Damas et Sotchi et que Poutine réunit Rohani et Erdogan et parle à Netanyahu.

Frédéric Pichon est un géopolitologue, spécialiste du Moyen-Orient. Auteur d’une thèse de doctorat sur la Syrie et chercheur associé à l’Université de Tours, il a publié Syrie: Pourquoi l’Occident s’est trompé (éd. Éditions du Rocher, 2014) et Syrie, une guerre pour rien (éditions du Cerf, 2017)

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http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2017/12/06/31002-20171206ARTFIG00145-syrie-la-desillusion-des-pourparlers-de-paix-a-geneve.php

 

Frédéric PICHON.- Les négociations de Genève sont une comédie et pas seulement depuis cette session. D’un côté, les émissaires de Damas font du «tourisme politique» car ils savent que l’opposition est fragmentée, impuissante et n’a pas d’articulation militaire décisive sur le terrain. D’autre part, l’opposition continue de réclamer comme préalable le départ d’Assad. En 2012, on pouvait à la rigueur le comprendre. Mais en 2017, c’est un manque de réalisme confondant. Comment voulez-vous que cela aboutisse à quelque chose? En réalité, tout cela s’est déjà joué en partie à Astana en décembre 2016 et à Sotchi en novembre 2017. Quand Poutine invite par surprise Assad à l’ouverture de sa rencontre avec les Présidents turcs et iraniens, le message est pourtant très clair: il fait partie de l’équation, qu’on le veuille ou non. Et tout le monde le sait, y compris en Arabie Saoudite et à Paris. C’est d’autant plus cruel et pathétique pour les opposants qui sont vraiment les acteurs d’une tragi-comédie.

C’est d’un accord entre la Turquie, la Russie, l’Iran et la Syrie que sortira un cadre que l’on peut deviner à peu près: pas de départ d’Assad avant au moins 2021, date de la fin de son mandat (qu’il pourra renouveler théoriquement jusqu’en 2028) ; organisation d’élections incluant des listes d’ «opposants» (plus ou moins proches de Moscou) et promulgation d’une nouvelle constitution faisant davantage de place à une forme de décentralisation. Tout le reste n’est que spéculations destinées à combler par de l’activisme diplomatique l’impuissance totale des chancelleries occidentales. Nous voilà réduits à actionner les leviers émotionnels de la diabolisation de Bachar el Assad via Arte et Le Monde, tandis qu’il se promène tranquillement entre Damas et Sotchi et que Poutine réunit Rohani et Erdogan et parle à Netanyahu.

Si l’on regarde en termes de troupes et de matériels au sol, ce sont les Iraniens (Pasdarans) et leurs supplétifs (milices chiites irakiennes ou Hazaras afghans) qui sont les plus nombreux. Mais il n’y a pas -officiellement- de bases iraniennes en Syrie. Or les Russes ont la base navale de Tartous, celle de Mheimim et implantent une base d’écoute supplémentaire dans le désert syrien (en plus de celle de Kassab): ils sont là pour un demi-siècle. Ils ont été les seuls à déployer leur aviation et leurs systèmes anti-aériens en Syrie. Politiquement, ils sont plus influents que l’Iran en Syrie, comme le reconnaissent certains responsables syriens qui s’en félicitent d’ailleurs. Je ne crois pas à un «grand remplacement» iranien ou chiite en Syrie comme le brandissent certains illuminés. Les Syriens restent nationalistes et ce ne sont pas les quelque 400 000 chiites syriens qui risquent de submerger la démographie syrienne, majoritairement sunnite. Cela dit, plus que jamais, la Syrie est un élément de continuité territoriale dans le dispositif iranien qui se déploie vers la Méditerranée. Téhéran cherche à en faire un élément de plus en plus imbriqué, y compris au niveau économique et énergétique.

L’Occident est mort en Syrie. Si nous ne l’avons pas encore compris, les mois qui viennent vont se charger de nous l’apprendre. Nous n’avons su poser ni les mots ni les actes sur ce conflit inédit. Autrefois, les guerres se décidaient à Washington, Paris ou Londres, les paix se signaient à Genève ou Camp David. Astana et Sotchi viennent d’entrer dans les annales diplomatiques. Et pour longtemps.

L’administration américaine a beaucoup reculé sur le dossier syrien depuis 2013. Les programmes d’aide aux rebelles ont été supprimés. Les Kurdes des Syrian Democratic Forces, armés et entraînés par Washington vont faire les frais de ce désengagement. Actuellement, Washington veut encore rester dans le Nord Est, jusqu’en 2021 au moins, pour être sûr qu’Assad partira bien et que la reconstruction n’aura pas lieu avec lui. Mais il peut arriver plein de choses d’ici là: on sait comment faire partir les petits contingents étrangers dans la région. Et puis Trump n’est pas à l’abri d’un départ précipité de la Maison Blanche… Quant à la France, elle ne pèse plus grand-chose faute de Realpolitik.

Le Président Macron a semblé montrer une forme de rupture avec ses prédécesseurs. Il n’a de cesse depuis son élection que de rappeler l’irresponsabilité des politiques néoconservatrices et le manque de prudence dans les dossiers libyen et syrien. Emmanuel Macron a utilisé des mots très forts comme par exemple lorsqu’il a déclaré: «On ne m’a pas encore présenté le successeur légitime de Bachar el Assad». Mais ce ne sont que des mots.

Via le Qatar, la France se rapproche de l’Iran et pourrait rééquilibrer sa relation avec l’Arabie.

Sur le dossier syrien, de toute façon la France n’a quasiment aucun levier direct. En revanche, il semble que la politique française dans le Golfe soit en train d’évoluer et que cela pourrait avoir un impact sur la Syrie: via le Qatar, la France se rapproche de l’Iran et pourrait rééquilibrer sa relation avec l’Arabie qui après avoir détruit le Yémen et «kidnappé» le Premier ministre libanais, a terriblement perdu son crédit. Quant aux contrats d’armements français, peu ont été honorés et ce que Manuel Valls présentait comme mirifique s’avère très congru, depuis que Washington a tout raflé au printemps dernier.

Beaucoup de Syriens commencent à revenir de Turquie et de Jordanie notamment. Au Liban, près d’1,5 millions attendent que la stabilité revienne. Mais ne nous faisons pas d’illusions: beaucoup ne sont pas les bienvenus et ne reviendront jamais. Même chez les loyalistes, la question du service militaire empêche encore des milliers de jeunes gens de revenir. La paix et la réconciliation ne sont pas pour demain. En tous les cas, il est évident que les Européens sont face à un dilemme: la position française officielle est d’empêcher que l’aide à la reconstruction ne transite par les organes du gouvernement syrien, afin de ne pas légitimer Bachar el Assad. Mais alors, c’est prendre le risque de ralentir le retour des réfugiés et même, par le biais du regroupement familial, c’est prendre le risque d’augmenter encore leurs effectifs en Europe. Or Federica Mogherini, encouragée par certains pays d’Europe centrale comme ceux du «groupe de Visegrad» ne tient à ce que la situation ne pourrisse. Les prochaines semaines seront déterminantes.

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On en est toujours là en France, on préfère avoir tort avec Jean-Pierre Filliu que raison avec Gilles Kepel.

 

Spécialiste reconnu de la Syrie, Fabrice Balanche est aujourd’hui exilé aux États-Unis pour poursuivre ses recherches. Écarté d’un poste de maître de conférences à Sciences Po Lyon en 2014, il regrette le poids de l’idéologie en France à propos de l’islam et du Moyen-Orient. Entretien.

Finalement, l’histoire a donné raison à ceux qui, comme moi, disaient que le régime de Bachar al-Assad n’allait pas tomber. Non pas parce que nous sommes pro-Assad, mais parce que dès le départ nous avons fait des analyses sérieuses sur la résilience du régime et sur la situation géopolitique. Laurent Fabius a balayé cela et a écarté ceux, au-delà du ministère, qui avaient une analyse différente, se disant que les diplomates sont disciplinés et tiennent aussi à leur carrière. Certains d’entre eux ont préféré se tenir à l’écart et demander des postes ailleurs que dans la division Afrique du Nord-Moyen Orient pour ne pas être en porte-à-faux avec le ministre et ne pas non plus trahir leur morale et leur déontologie. Les journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot le décrivent bien dans leur livre Les Chemins de Damas. D’un autre côté, des personnalités comme François Burgat ou Jean-Pierre Filiu ont placé leurs élèves : ils ont les postes, les bourses et peuplent les médias. Ils sont pourtant en dehors de la réalité et projettent leur idéologie sur la Syrie. Jean-Pierre Filiu, ancien trotskiste, voit dans le printemps arabe la révolution communiste de sa jeunesse.

Quand on a entendu par exemple qu’il y avait 500.000 manifestants contre le régime à Hama, comment est-ce possible dans une ville de 300.000 habitants, sachant que seuls les hommes manifestent et que 40% de la population a moins de 15 ans ? Au maximum, si tous les hommes entre 15 et 70 ans avaient manifesté, le chiffre tombe à 90.000. Les chiffres répétés ont été ceux de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), un instrument de propagande basé au Royaume-Uni et créé par le businessman Rami Abdel Rahman. Désormais, cet observatoire a une équipe plus étoffée, notamment parce qu’il a été largement subventionné par la France et la Grande-Bretagne et qu’il a obtenu des subventions de l’Union européenne. Les images des “casques blancs” en train de sauver des personnes prises au piège dans les décombres par les bombardements à Alep font aussi partie de cette instrumentalisation, ils ont d’ailleurs été épinglés en train de faire des mises en scène. L’opposition syrienne, grâce à Al-Jazeera et au Qatar, est passée maître dans l’art de la propagande et de la communication.

Le Qatar a mis sa chaîne de télévision au service de l’opposition syrienne. Tout un tas de sites Internet est sponsorisé par le Qatar, comme ce fut le cas pour l’OSDH dans les premières années. En 2016, il n’y avait pas 250.000 ou 300.000 personnes dans Alep Est, contrairement à ce qu’on entendait dans les médias. En juin 2014, j’étais allé faire une enquête sur les réfugiés syriens dans le sud de la Turquie. Les humanitaires de Médecins sans frontières qui s’occupaient des dispensaires et de l’aide médicale pour les quartiers rebelles estimaient à 200.000 personnes la population d’Alep Est. Comment voulez-vous que le chiffre ait augmenté entretemps ? La zone était bombardée quotidiennement, la nourriture manquait et la population savait que l’encerclement total était proche. Le décompte de la population civile évacuée d’Alep Est effectué par la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) en décembre 2016 est d’environ 100.000 personnes. Lorsque Georges Malbrunot, qui est allé à Alep, a demandé à un fonctionnaire de l’ONU pourquoi les chiffres étaient gonflés, la réponse a été qu’“il fallait bien aider les insurgés”. L’ONU se décrédibilise complètement en bidonnant les chiffres. Comment peut-on ensuite avoir confiance ? Comment Jean-Marc Ayrault peut-il répéter ces chiffres ? À un moment donné, pour être crédible et ne pas ressembler à Bachar al-Assad, il faut avoir un langage de vérité.

 

Le focus sur la Syrie fait oublier le Yémen alors que les Saoudiens sont en train de détruire ce pays en bombardant des villes, avec la complicité et le silence des Occidentaux. La crise humanitaire dépasse tout ce qu’on voit en Syrie. Mais, comme c’est l’Arabie saoudite qui dirige les opérations, personne ne critique. Les Saoudiens disent que les rebelles houthis sont l’équivalent du Hezbollah et que l’Iran les finance. À la base, ce n’était pas le cas. C’était une révolte classique d’une périphérie contre le centre pour demander un rééquilibrage des pouvoirs, avec également des considérations tribales. Aujourd’hui, il est vrai de dire que les Iraniens sont allés aider les houthis. Ils leur ont donné des armes, en faible quantité, de manière à maintenir le conflit et à ouvrir un nouveau front contre l’Arabie saoudite pour qu’elle lâche sur la Syrie. Lorsque l’Arabie saoudite se décidera à lâcher sur la Syrie, les houthis seront lâchés par les Iraniens. Mais c’est aussi, dans une moindre mesure, la même chose que ce qu’il se passe dans le sud-est de la Turquie contre les Kurdes. Depuis un an, le président Erdogan a rasé des quartiers, voire des villes entières. Et tout le monde se tait. Pourquoi ? Parce que l’Europe n’a qu’une peur : qu’il ouvre les portes de l’Europe aux migrants.

 

Aujourd’hui, cela fait plus de vingt-cinq ans que l’Union soviétique s’est écroulée. Dans les années 1980, quand j’étais étudiant, le poids idéologique me paraissait moindre car ce qu’il se passait en Union soviétique n’était plus caché. Il était plus difficile de soutenir le marxisme comme dans les années 70 et les idéologues marxistes ont, de ce dont je me souviens, fait plutôt profil bas. C’était plutôt l’heure de gloire des libéraux avec l’école de Chicago, plutôt dans les sciences économiques. À mon avis, il y a une résurgence de l’idéologie marxiste ou néo-marxiste dans les sciences humaines et sociales depuis les années 2010, puisqu’une génération a passé depuis la chute de l’URSS. Il y a aussi ce que l’on appelle le droit-de-l’hommisme qui concerne beaucoup de personnalités au sein des universités. Plus spécifiquement dans mon domaine, qui est le Moyen-Orient et l’islam, il y a un poids énorme de ce que Gilles Kepel a appelé l’islamogauchisme. C’est-à-dire les anciens soixante-huitards et néo-marxistes qui voient dans le musulman de banlieue le prolétaire du XIXe siècle et dans le Printemps arabe la révolution communiste de leur jeunesse. L’un des finalistes de la primaire socialiste, Benoît Hamon, est tout à fait dans cette ligne. Ainsi, à propos des cafés de banlieue où les femmes sont persona non grata, il a tout simplement affirmé qu’elles étaient aussi interdites dans les bars ouvriers du XIXe siècle. À mon avis, il n’a pas lu L’Assommoir d’Émile Zola. Ces idéologues ont eu leur heure de gloire puisqu’ils étaient finalement en phase avec la politique étrangère française, pour qui il fallait soutenir la révolution syrienne. C’est un phénomène assez rare selon moi. Pendant la guerre d’Algérie, par exemple, il y avait la position de l’État français et les universitaires étaient complètement contre. Seule une minorité était pour l’Algérie française.

En France, le fait qu’une école de pensée domine et se voit attribuer les crédits de recherche marque la fin du pluralisme. Moi, ça ne me dérange pas qu’il y ait des marxistes et des libéraux à l’université. Au contraire, c’est dans le débat que l’on va progresser. Mais, quand il y a le monopole d’une certaine école de pensée sur la recherche, ça ne va plus, et c’est ce qu’il se passe aujourd’hui. Ce que je dénonce, c’est que, si nous en sommes là sur l’islam, le Moyen-Orient et le terrorisme en France, c’est aussi à cause de certains universitaires qui préfèrent avoir tort avec Jean-Paul Sartre que raison avec Raymond Aron. On en est toujours là en France, on préfère avoir tort avec Jean-Pierre Filliu que raison avec Gilles Kepel.

http://www.lelanceur.fr/fabrice-balanche-sur-le-dossier-syrien-la-domination-dune-ecole-de-pensee-marque-la-fin-du-pluralisme/

 

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Classements des écoles de commerce : dilution des effets de la com et retour à la hiérarchie traditionnelle

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Deux groupes d’écoles apparaissent clairement. Le premier comprend  les trois parisiennes  mais aussi Lyon et l’Edhec qui  progressent et dépassent les autres écoles de province . Le second regoupe  Grenoble( en recul) ,Audencia , Neoma (en forte progression ),Skema et Kedge . La SITUATION REDEVIENT NORMALE.

Les classements Du Financial Times et de l’Etudiant s’appuient sur des critères contestables mais à la différence des autres la méthodologie est explicitée, les indicateurs vérifiables. Si les chiffres sont donnés, il est possible de dénoncer les erreurs. Le minimum me semble-t-il pour des classements…

 

 

 

Classement des masters en management du Financial Times

 

Il s’agit du classement de référence des programmes « GRANDE ECOLE », les autres formations en particulier les MBA et les Msc ne sont pas pris en compte

Encore faut il que les écoles jouent le jeu et présentent toutes le même PROGRAMME au classement du Financial Times , à savoir donc  le programme Grande école

http://rankings.ft.com/businessschoolrankings/masters-in-management-2017

Les performances de ces formations ne sont pas révélatrices de de celles de la Grande ECOLE. Le fait n’est pas nouveau et il explique pourquoi pendant des années, Grenoble se trouvait dans ce classement devant l’Edhec et Lyon.

Gem présente non son PGE mais son Master in International Business, programme élitiste qui n’a rien à voir avec la Grande école

Audencia présente son MSc in Management-Engineering,les doubles diplômes de   l ‘Ecole Centrale

Seulement 260 étudiants sont pris en compte pour GEM et 101 pour Audencia. LES EFFECTIFS déclarés  par Skema ne représentent que la moitié des effectifs du PGE .

Grenoble annonce 95% de diplômés employés dans les trois mois  (à partir de 75% de la promotion)

Audencia annonce également 95% d’emplois  (à partir de 100%)

Les fiches envoyées par ces écoles au ministère pour le PGE DONNENT DES RESULTATS BIEN DIFFERENTS

Ainsi Grenoble avoue 75% de diplômés employés (pour 65% de réponses sur une promotion de 782 étudiants).

Ces erreurs sont fâcheuses car toutes les écoles ne les font pas. Nous avons une bien meilleure correspondance entre les indicateurs du FT et ceux du ministère pour des écoles qui à cause de cela seront moins bien classées …

Il faut donc espérer que le classement 2019 se fera avec plus de transparence …

Depuis des années GEM Audencia et Skema   PROFITENT DE L’ABSENCE DE REGLES CLAIRES. Les trois écoles figurent dans le top 10, entre Lyon et Neoma ,  mais les confusions soulignées  empêchent d’aller plus loin dans le classement et surtout qu’elles seraient devant Neoma, TBS et Kedge.

Il sera possible de retenir le classement suivant pour les écoles post prépas  qui sont étudiés sur leurs effectifs totaux du  programme grande école :

HEC Paris

Essec Business School

ESCP Europe

Edhec Business

EMLyon

Neoma

Toulouse

Kedge

 

https://www.ft.com/content/6b52615a-8694-11e7-8bb1-5ba57d47eff7

Certaines écoles françaises reculent dans le classement au profit d’autres institutions en particulier britanniques

 

Cette année, le FT a annoncé avoir changé sa méthodologie en collectant désormais des informations sur l’évolution de salaire, trois ans après la sortie de l’école, ainsi que sur l’avancement de carrière. C’est à la faveur de l’ajout de ces deux nouveaux critères que les établissements britanniques progressent fortement

La progression de salaire entre la date d’obtention du diplôme et trois années après, un nouveau critère judicieux qui semble avoir pris au dépourvu les services com de certaines écoles françaises.

Les parisiennes maintiennent leurs positions.

Dans le deuxième groupe d’écoles nous constatons une bonne résistance à l’exception de Grenoble qui perd plus de 20 places à l’international et 2 en France se retrouve logiquement derrière l’EDHEC et Lyon. L’école aurait peut-être intérêt à jouer le jeu et à présenter à l’avenir son programme grande école .

La modification des critères a manifestement dilué les effets des services de com …

 

Classement des écoles européennes de commerce du Financial Times

Ce classement est établi en combinant le précédent et ceux des MBA .

J’ai dénoncé les stratégies de diversification par le bas cherchant à créer un maximum de formation undergraduate de type bachelor pour  « faire du chiffre ».

La stratégie gagnante des écoles est toute autre, il s’agit de la diversification par le haut sur le modèle INSEAD . Elle revient à compléter le PGE par des formations post graduate (second cycle, c’est-à-dire après le master).

Il y a surtout le diplôme roi du monde anglo saxon, le MBA conçu pour booster la carrière des cadres en exercice il n’intéresse donc pas directement les étudiants du PGE. Il intervient comme un complément de formation après une expérience professionnelle.

Le prestige du MBA TRADUIT DIRECTEMENT LE RAYONNEMENT DE L’ECOLE SUR L’ENTREPRISE. A vocation non académique, le MBA n’est pas un doctorat.

Le classement général des formations nous donne pour les écoles post prépas :

HEC Paris

ESCP

Edhec Business School

Grenoble Ecole de Management

EMLyon Business School

Essec Business School

Kedge Business School

Neoma Business School

Toulouse Business School

ESC Rennes

Audencia et Skéma arrivent ensuite . Notons la présence de l’insead et l’absence d’écoles à recrutement post bac.

Le classement général profite aux écoles qui ont investi dans la logique des MBA

Le classement le moins pire est celui de l’Etudiant

Nous ne revenons pas sur les critiques déjà formulées par ailleurs mais l’Etudiant est   transparent   et la méthode s’améliore .

L’Étudiant a fait le choix d’introduire de nouveaux critères, expliquant en partie l’évolution du classement de certaines écoles. Le premier concerne la mesure de la qualité du corps professoral. A été pris en compte l’ensemble des enseignants de haut niveau, c’est-à-dire ayant obtenu leur doctorat dans une école ou université accréditée ou présente dans le classement de Shanghai, qu’elle soit française ou étrangère.

Au niveau des relations aux entreprises, a été introduit un critère « entrepreneuriat », mesuré à partir du nombre d’entreprises créées ces trois dernières années par les étudiants et diplômés.

Enfin, la partie « excellence internationale » a particulièrement été revue : certains critères jugés obsolètes par les écoles ont ainsi été remplacés. Outre la part de professeurs ayant obtenu un doctorat à l’étranger, ont été retenus l’exposition multiculturelle (basée sur le nombre de nationalités représentées chez les élèves et chez les enseignants), la part de partenaires accrédités, ainsi que le taux de satisfaction des diplômés concernant les relations internationales.

 

Il est habituel de totaliser les points obtenus dans les trois critères les plus importants

EXC ACADEMIQUE        JNTERNATIONAL      PROX ENTREPRISE       TOTAL

HEC                                 25                                  25                                  25                                75

ESSEC                              25                                  25                                  24                                74

ESCP                                23                                  23                                  24                                70

LYON                               23                                  21                                  21                                65

EDHEC                             22                                  20                                   20                              62

GRENOBLE                     22                                   20                                  17                               59

AUDENCIA                     20                                   18                                  20                               58

NEOMA                          20                                  19                                   18                                57

SKEMA                            22                                   19                                  16                               57

TOULOUSE                     20                                   16                                  16                            52

KEDGE                             19                                 17                                   16                            52

 

Il est possible de constater quelques erreurs  mais le magazine afait degros efforts de simplification.  NOUS REVIENDRONS SUR LES ANALYSES  ET NOUS REPRENDRONS LES INDICATIONS CHIFFREES

Il manqueun point à Kedge et Neoma  pour le nombre  d’anciens sur Linkedin . Ces écoles avec 50 000 anciens sont très proches des parisiennes, pourtant elles n’ont qure 4 points au lieu de 5 comme des écoles à 20 000.

 

LE RETOUR A LA RAISON?

Nous devrions avoir des différentes significatifs entre les classements relativement transparents et la bouillie des autres .Pourtant des classements aussi hiérarchisés n’ont pas de sens , il faut raisonner  en groupes d’écoles.

https://pgibertie.com/2017/04/08/le-guide-critique-2017-des-ecoles-de-commerce-tout-ce-que-vous-auriez-voulu-savoir-sur-les-ecoles-mais-que-lon-ne-vous-dira-jamais/

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SALAUDS DE PROPRIETAIRES

 

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Difficile d’être entendu quand on ose contester une mesure économique du nouveau président, j’ai osé le faire pour la csg, la fin de l’assurance chômage ou la mort de la politique industrielle. Tout aussi grave un ensemble de mesures frappant l’immobilier.

 

Hulot prévoit « une modulation des taxes foncières ou des droits de mutation en fonction du diagnostic de performance énergétique des logements. Sur le plan juridique, c’est tout à fait possible, à condition de ne pas porter atteinte au droit de propriété. Une mission a été lancée pour explorer les différentes options possibles »

Qu importe s’il s’agit d’une résidence secondaire que vous ne chauffez pas   car vous ne l’habitez pas l’hiver ….

Les khmers verts nous ont déjà fait le coup avec les 2ch Citroën  à leurs yeux plus menaçantes pour la planète que le 4×4 de M  Hulot.

La fiscalité sur l’immobilier est en France trois fois plus élevée qu’en Allemagne et ce n’est qu’un début?

« Je transformerai l’ISF en impôt sur la rente immobilière. J’exonérerai tout ce qui finance l’économie réelle ». Devenu depuis président de la République, l’ex-ministre de l’Economie distingue ainsi le capital dit productif de celui qui serait improductif, voire mauvais pour la croissance. C’est ainsi que le nouveau gouvernement justifie la refonte de l’ISF : il faut favoriser « le financement de l’économie réelle ».

Le discours plaît aux locataires, en particulier chez les jeunes actifs des grandes métropoles qui éprouvent des difficultés à se loger. Pourtant, le bien-fondé de cette notion de rente immobilière est très peu étayé, lorsqu’on reprend un à un les arguments de ses défenseurs.

Il sera difficile de défendre l’exonération des revenus de la spéculation en démontrant sa logique productive.

Il sera difficile de  faire de l’immobilier un secteur improductif.

 

Entre 2000 et 2017, les loyers ont augmenté de 40%, selon les données de Clameur. Soit une progression légèrement plus rapide mais finalement assez proche de celles de l’inflation (+30%) et des revenus des ménages (+27%), quand les prix à l’achat, eux, explosaient (+117%). Cela signifie en miroir que le rendement d’un investissement locatif a chuté en deux décennies. Ce qui nous éloigne encore de la vision d’un marché de rentiers. Aujourd’hui, un investisseur peut espérer obtenir un rendement brut par rapport au prix au m2 généralement compris entre 4 et 6%. Mais une fois pris en compte les charges courantes, l’entretien, la taxe foncière et l’impôt sur le revenu, le rendement net est souvent plus proche des 1% à 2%. Voire moins s’il y a de la vacance ou des impayés.

Ranger le secteur immobilier dans la case des investissements improductifs paraît bien hasardeux. La filière, qui intègre à la fois l’architecture, la construction des bâtiments ou encore leur commercialisation et leur financement, pèse 10% du PIB. En 2015, c’est 217 milliards d’euros de valeur ajoutée, selon la première édition du « Real Estate & Urban Employment Monitor » publiée en 2017 et réalisée par EY, la Fondation Palladio et Business Immo. Le secteur emploie par ailleurs 2,1 millions de personnes, soit 8,2% de la population active.

 

Et encore, c’est sans compter les effets indirects. Car l’immobilier alimente l’activité d’autres secteurs comme les entreprises de matériaux de construction et les cimentiers. Autre exemple à l’autre bout de la chaîne, avec l’engouement des Français pour la décoration et les petits travaux, qui a créé un véritable boom du marché du bricolage au cours des dernières décennies. Un marché qui pesait la bagatelle de 25 milliards d’euros en 2016, d’après une étude d’Unibal et de la Fmb, les organisations représentatives du secteur.

https://www.challenges.fr/immobilier/actu-immo/la-rente-immobiliere-de-macron-un-mythe-tres-politique_488841

France Stratégie a lancé une idée pour le moins originale, puisque le think tank GOUVERNEMENTAL suggère «  l’instauration d’un impôt exceptionnel sur le capital immobilier résidentiel ». [… ] France Stratégie propose donc que l’État devienne « copropriétaire de tous  les terrains construits résidentiels, à hauteur d’une fraction fixée de leur valeur, et [ … ] ce nouveau droit de propriété serait désormais incessible ». Il percevrait donc « une partie du loyer qu’un propriétaire touche lorsqu’il loue son bien, celle qui relève de la rémunération du droit d’occupation du sol (actif non produit), l’autre partie correspondant au paiement par le locataire d’une consommation de service de logement, lié à l’occupation de la maison ou de l’appartement loué (actif produit) »

Le premier ministre  a jugé  ce rapport « farfelu ». Beaucoup de bruit pour rien?

Il y a un peu moins d’un an, l’organisme de réflexion avait repris à son compte une idée défendue par plusieurs économistes de gauche (OFCE, Terra Nova, Conseil d’analyse économique, Thomas Piketty). Il s’agissait de faire payer aux propriétaires occupant leur logement des prélèvements sociaux sur des «loyers implicites», c’est-à-dire la somme qu’ils devraient payer s’ils étaient locataires de leur logement.

Le sacrifice de l’immobilier sera lourd de conséquences

Le chef de l’État a décidé d’ opter pour une politique «anti-propriétaires»avec la transformation de l’ISF en un impôt immobilier et la suppression de la taxe d’habitation qui pourrait engendrer une hausse de la taxe foncière,. «Le chef de l’État n’aime pas l’immobilier, sans doute parce qu’il n’en possède pas lui-même», lâche Jean Perrin, président de l’UNPI (Union nationale de la propriété immobilière) . Poussant cette logique jusqu’au bout, le parti qu’il a lancé en avril 2016 a préféré louer son nouveau siège dans le IIe arrondissement de Paris plutôt que de l’acheter. Et ceci malgré le fait qu’il dispose désormais d’une confortable cagnotte de dotations publiques.

http://immobilier.lefigaro.fr/article/proprietaires-ces-taxes-et-projets-fous-auxquels-vous-avez-echappe_8d43ea2a-afea-11e7-818a-d686c41c69f8/Gc0EEo

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Grenoble à égalité avec l’EDHEC pour le classement du Figaro … mais à partir de données fausses

via Classement des écoles de commerce: bonnet d’âne pour le Figaro

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Classement des écoles de commerce: bonnet d’âne pour le Figaro

 

Grenoble à égalité avec l’EDHEC pour le classement du Figaro … mais à partir de données fausses

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Le classement du Figaro est pour moi un mystère. La méthodologie est vague et invérifiable puisque les chiffres ne sont pas accessibles à l’exception du nombre d’alternants , mais alors certains sont faux…

http://etudiant.lefigaro.fr/etudes/ecoles-de-commerce/classement/

 

Les vrais chiffres de l’apprentissage en école de commerce sont pourtant disponibles
Pour le ministère l’alternance et particulièrement l ‘apprentissage doivent jouer un rôle important, les classements retiennent tous ce critère mais le Figaro  s’emmêle les pinceaux dans des chiffres fantaisistes.

Selon le Figaro, Gem aurait 30% d’alternants dans son programme grande école. Chiffres totalement fantaisistes. Il faudrait que l’école propose plus de 1000 contrats ; impossible. L’école avoue 114 contrats d’apprentissages sur son site et au ministère (3,2%…) sur 3213 étudiants            .

On peut y ajouter des contrats de professionnalisation mais le Figaro s’est bien mélangé les pinceaux. Gem indique 434 alternants à l’Etudiant, ce qui ferait vraiment beaucoup de contrats de professionnalisation (224) mais qu’importe  434 alternants  ce n’est toujours pas 3O% mais16%
Comparez avec les vrais chiffres….

https://www.cefdg.fr/documents/11607/71ff7e79-1c95-47c5-bf7c-a3ad84b6ee8a
La pratique de contrats de professionnalisation complète les contrats d’apprentissage mais le questionnaire du ministère ne porte pas sur ce type d’alternance. Pour en savoir plus il faut se tourner vers les sites des écoles. Nous l’avons fait et nous avons pu constater que certaines écoles peu portées sur l’apprentissage ont signé des accords avec ADDECO. La hiérarchie n’en sera pas modifiée pour autant car l’alternance est complexe à mettre en œuvre, il faut adapter les emplois du temps.

% d’apprentis déclarés au ministère
MONTPELLIER 842/2377           35.5%
ESSEC 358/2842                            12 .5%
NEOMA 522/5534                             11%
SKEMA 424/4356                            9.8
EDHEC 236/3471                           6.8
RENNES 128/2235                          5.7
KEDGE 302/5884                             5.1
ESCP 142/2932                               4.8
TBS 94/2500                                        4
GEM 113/3076                                     3.7%
AUDENCIA 42/2392                         2%
IESEG 119/3932                           2.5
EM LYON 26/2993                       1%
HEC                                          0

Montpellier a fait le choix de donner la priorité à l’alternance. Un groupe d’école mené par l’Essec, Neoma, Skema ,offre de belles possibilités.
Les autres écoles ont fait d’autres choix tout autant respectables

 

Le Figaro oublie les accréditations de l’Edhec, Neoma, Skema et TBS

 

« Pour évaluer les écoles dans ce domaine, nous avons pris en compte : le nombre d’articles signés par des enseignants-chercheurs parus dans les meilleures revues de recherche, les accréditations internationales (Equis, AACSB, Amba-MBM, Epas»

Soit encore faut-il ne pas en oublier ce qui est le cas pour trois écoles : vérifiez aucune indication de l’ Amba-MBM

AMBA est le sigle de l’Association of Masters of Business Administration, un organisme basé au Royaume-Uni, qui se charge d’accréditer les programmes MBA, MBM et DBA. L’Association of MBA peut être comparée à l’AACSB, une autre organisation d’accréditation aux Etats-Unis.

 

La progression de Gem semble factice aux yeux de ces indications …Cette école appartient au même groupe que Audencia ,Neoma,  et quelques autres

Les erreurs n’empêchent cependant pas Neoma et Skema de gagner trois places.

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Parcoursup  Le nouvel APB OU LE BORDEL ORGANISE

 

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Faut-il le rappeler, Apb avait été conçu pour des formations sélectives  et même initialement  pour les classes prépas. L’élargissement à l’ensemble du système n’était pas cohérent et les algorithmes ne pouvait gérer le recrutement dans des sections sans sélection. Plutôt que d’assumer  en généralisant la sélection  à toute les formations  gérée par APB, le gouvernement  a mis en place une sélection inavouée et a remplacé APB par un processus kafkaïen et anxiogène

APB est mort remplacé par  « Parcoursup » qui repose sur une logique adapté sans doute à l’Université mais totalement inadapté aux autres formations.

Le portail Parcoursup ouvrira ses portes virtuelles le 15 janvier 2018. Les candidats pourront dès lors consulter les fiches des formations (contenu, prérequis, date des journées portes ouvertes, taux de réussite, débouchés…), avant de s’inscrire à compter du 22 janvier.

En mars, les lycéens devront lister leurs choix de poursuite d’études – 10 voeux au lieu des 24 d’APB. Le chef d’établissement donnera un avis pour chaque voeu, transmis aux différents établissements d’enseignement supérieur. A partir de mai, les lycéens vont recevoir des propositions, publiées sur la plate-forme Parcoursup.

A la différence d’APB, les lycéens ne classeront plus leurs voeux par ordre de préférence.. Dans APB, les lycéens recevaient une seule réponse à chacune des trois étapes de la procédure, les autres voeux étant remis dans un pot commun. A partir de mai, ils recevront des réponses au fil de l’eau. Dès qu’ils auront deux réponses «oui » à leurs voeux, ils auront une semaine pour choisir. Les propositions non retenues seront ensuite libérées, par le jeu des désistements.

le système va tourner en permanence, et non plus en trois phases comme pour APB

Le tout secompliqueavec le projetde loi en préparation  qui laisse le Conseil d4Etat dubitatif….

La sélection est de fait mise en place à l’Univrersité mais de manière sournoise puisque certains étudiants seront contraints de faire une année d’adaptation :

« Le projet  abroge les dispositions figurant dans ce même article, issues de la loi n° 84‑52 du 26 janvier 1984 sur l’enseignement supérieur, selon lesquelles, d’une part, « tout candidat est libre de s’inscrire dans l’établissement de son choix » et, d’autre part, « les dispositions relatives à la répartition entre les établissements et les formations excluent toute sélection ».

Le projet maintient le principe selon lequel l’inscription dans une formation du premier cycle est prononcée à l’issue d’une procédure nationale de préinscription. Au cours de celle-ci, les candidats seront appelés à exprimer sur une plateforme numérique, qui remplacera le portail « Admission-Postbac » et les mettra en relation avec les établissements, leurs demandes d’inscription sans les classer selon un ordre de priorité.

Pas de priorité , pas de classement mais en tout et pour tout dix vœux  et des réponses qui arriveront au fur et à mesure …

. Le projet permet à l’autorité académique de fixer une priorité d’accès pour des formations du premier cycle sous forme d’un pourcentage minimal de bacheliers bénéficiaires d’une bourse nationale de lycée. Ce pourcentage est établi en fonction du rapport entre le nombre des bacheliers boursiers candidats à l’accès à cette formation et le nombre total de demandes d’inscription dans cette formation enregistrées dans le cadre de la procédure de préinscription

IMPOSSIBLE POUR LES RECRUTEURS   DE GERER LE REMPLISSAGE

Pour les classes préparatoires et les écoles postbac recrutant via APB  le remplissage de leurs classes, est soumis à un équilibre complexe. Sans hiérarchisation des vœux, impossible de prévoir quel cursus choisira le lycéen. Par conséquent, dire oui à trop de candidats signifierait pour l’établissement risquer le sur-remplissage. Et un recrutement trop prudent déboucherait sur des classes en sous-effectif.

Lorsqu’un candidat prend sa décision d’intégrer , les autres places qui lui étaient accordées retournent dans le pot commun. 

Mais sans visibilité accepte a-t-il la première proposition venue alors qu’il pourra espérer une meilleure proposition ?

Saura-t-il, au moment de prendre sa décision en faveur d’un établissement de second choix qui l’a accepté s’il est sur liste d’attente ou refusé dans l’établissement de ses rêves ? Peut-il ou non contacter cet établissement ?

Du 4 avril au 18 mai,les établissements répondront. Soit par un « oui », réponse positive ou de liste d’attente ; soit par « oui si », sous condition d’une remise à niveau ; soit par « non ».

Problème le oui si  ne  veut rien dire ,les établissements peuvent répondre « oui si », et puis, finalement, dire « non » ! Dès qu’il aura deux « oui », l’élève devra choisir entre les deux établissements, en une semaine ! Et ainsi de suite…

Un candidat stressé, pourrait privilégier la première formation où il est admis »,

Il peut répondre OUI SI à une formation et resteren lice pour celles où il est officiellement en attente , mais alors l’anxiété se déplace ducôté des recruteurs qui auront à gérer des désistements jusqu’à la rentrée

Il existe un vrai risque que cette procédure prenne beaucoup de temps

Autre motif de crainte : la limitation à dix vœux, au lieu de 24 sous l’ère APB. Cette diminution constitue un véritable problème pour les CPGE, chaque filière et chaque lycée faisant jusqu’alors l’objet d’un vœu spécifique.  Les élèves de terminale postuleront moins aux prépas et privilégieront d’autres formations, moins sélectives.

Un candidat stressé, qui se retrouve sur liste d’attente, pourrait privilégier la première formation où il est admis.

 

Les candidats déposaient leur dossier sur APB. Ce service d’interface,  sera-t-il encore assuré ? Les établissement devront ils créer leur  propre plate-forme afin de réceptionner les dossiers

 

ANXIETE GARANTIE POUR LES  LYCEENS

Siles étudiants ne peuvent avoir d’informations sur la situation de leur dossier au moment où un établissement les accepte, ils devront prendre leur décision  à l’aveugle , accepter n’importe quoi ou prendre le risque de ne rien obtenir par la suite ..

Un retour vingt ans en arrière

On ne peut que conseillers aux établissements de mettre en place des journées portes ouvertes  avec examen sélectif des dossiers pour  donner à l’avance les informations aux étudiants comme cela se faisait jadis…

Mais il faut compter sur la bêtise de l’administration pour interdire aux établissements d’obtenir les adresses des candidats

Ce sera donc le système D

 

 

 

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