Glucksmann, semeur sans semence,marche dans un champ moissonné, sous un ciel bas. Derrière lui, une éolienne blanche se dresse comme une croix sans Christ…

Un des plus beau textes publié sur X il est de Didier Maisto

Didier Maïsto

@DidierMaisto

·

Un brin de sémiologie, suite : Glucksmann, le semeur sans semence Un homme en costume sombre marche dans un champ moissonné, sous un ciel bas.

Derrière lui, une éolienne blanche se dresse comme une croix sans Christ, ou comme le dernier totem d’une religion qui a petit-remplacé le salut par le kilowatt.

Raphaël Glucksmann ne regarde pas l’objectif. Il regarde ailleurs, un ailleurs suffisamment vague pour contenir à la fois l’avenir belliqueux, l’Europe corrompue et le prochain communiqué hystérisé. Pas de bottes, pas de veste de chasse, pas même ce jean que les élus mettent quand ils veulent « aller au contact ». Non : le veston de ville, légèrement ouvert, qui laisse apercevoir la doublure comme on laisse apercevoir une conviction.

L’intellectuel n’a pas besoin de se déguiser en paysan, il traverse le réel. Le champ n’est pas un lieu de travail, c’est un décor. Les chaumes dorés font office de tapis rouge agricole. On n’y cultive plus le blé, on y cultive l’allégorie. C’est ici que le cliché devient un contre-type. Face à Glucksmann, il faut convoquer la Semeuse d’Oscar Roty -celle des pièces, des timbres, de la République qui avance en semant. Elle aussi marche dans un champ. Mais elle marche pour le champ. Le bras levé, le grain qui s’envole, le bonnet phrygien pris dans le vent, le soleil levant dans le dos : elle est le geste même de la promesse. Elle ne traverse pas une terre déjà vidée, elle la féconde. Elle est femme, populaire, allégorique, légèrement décoiffée par l’Histoire.

Lui est homme, urbain, nommé, légèrement déboutonné par la communication. Elle sème ce qui n’existe pas encore. Il marche dans ce qui a déjà été récolté. Le vent, chez la Semeuse, gonfle la robe et emporte la semence.

Chez Glucksmann, le vent a été délégué à la machine : il tourne là-haut, propre, blanc, vertical, pendant que l’homme, en bas, avance entre les chaumes comme un commentaire. Le champ, d’ailleurs, est vide, ras, sans haie, sans arbre, sans oiseau visible.

Une monoculture intensive qui a déjà rendu l’âme au mois d’août. La « révolution écologique » s’annonce au milieu d’un paysage qui ressemble à une nature morte. L’éolienne, elle, a pris la place du soleil. Verticale, blanche, solitaire.

Chez Roty, l’astre se lève derrière la semeuse comme une garantie cosmique. Ici, l’astre a été remplacé par une pale. Le progrès n’est plus solaire, il est rotatif. On n’attend plus la germination, on attend le facteur de charge. Glucksmann n’est plus que la figurine que l’on place au premier plan pour donner l’échelle et pour donner un visage.

La machine est propre, lisse, presque angélique. Elle ne pue pas, elle ne fume pas, elle ne vote pas. Elle tourne, ou du moins elle en a l’air. C’est la version contemporaine de la cathédrale : on y monte, on en redescend extasié, et l’on proclame les « cent jours de la révolution écologique ». Cent jours. Comme Bonaparte, mais avec moins de courage et plus de PowerPoint. Le ciel, lui, refuse de jouer le jeu de l’optimisme. Il est gris, chargé, un peu menaçant. Parfait. Un ciel bleu aurait été vulgaire et aurait trop ressemblé à celui de la Semeuse

. Ici, le climat fait office de directeur artistique : il confirme que les temps sont graves, que l’Histoire pèse, que Hölderlin n’avait pas tout à fait tort. Le danger est dans les nuages, le salut est dans la pale. Et puis il y a la marche. Ce n’est pas une marche vers quelqu’un. C’est une marche à travers. La Semeuse avance en ouvrant le futur. Glucksmann avance en citant le passé des images. Le corps est dégingandé, les bras sont ballants et c’est là que le parallèle devient cruel : elle a les mains pleines de grain, lui a les mains vides

. L’ombre portée le suit, fidèle, comme un attaché de presse. Ce que l’image dit, avec une ironie dont elle n’est peut-être pas tout à fait consciente, c’est la marche de l’épouvantail et la mutation flottante du symbole républicain. Un homme seul dans une étendue trop vaste, une machine trop grande, un ciel trop bas.

Publié dans éducation prépa école de commerce | Laisser un commentaire

Dragon Ball le contribuable financera un imaginaire. Ici l’imaginaire n’est ni français ni même saoudien : il est japonais, packagé par Riyad,

la France comme parc d’attractions de la mondialisation, pas comme puissance qui écrit encore son propre récit.

  • le capital vient d’ailleurs (fonds souverain saoudien, hier Disney, demain peut-être un autre);
  • le territoire français fournit le foncier, les transports, le label « près de Paris », la main-d’œuvre;
  • le contenu n’est pas un récit national (Mirapolis / Gargantua / Rabelais), mais une licence globale (Dragon Ball), choisie parce qu’elle se vend partout;
  • l’État français se présente comme intermédiaire d’attractivité : « 6 milliards », « 22 000 emplois », « du jamais vu depuis Disneyland ».

Dans cette lecture, la France n’industrialise plus autant qu’elle aménage le séjour : Disney à l’est, Astérix au nord, un complexe saoudien à l’ouest, Tour Eiffel au milieu. Le touriste mondial enchaîne les journées. Cergy devient une succursale de loisirs d’un fonds du Golfe, comme Qiddiya est la vitrine de Vision 2030.

Nicolas de Villiers le dit autrement : on n’investit pas seulement dans un manège, on finance un imaginaire. Ici l’imaginaire n’est ni français ni même saoudien : il est japonais, packagé par Riyad, implanté en Île-de-France.Ce que l’argument a de juste

  • Le site de Mirapolis devait raconter les légendes françaises. Il a échoué. Quarante ans plus tard, on le recycle avec une IP étrangère et de l’argent étranger.
  • L’Élysée vend l’opération comme un trophée d’attractivité, pas comme un projet culturel français.
  • Les riverains n’ont pas choisi le thème. Les élus locaux découvrent un protocole déjà signé.
  • C’est cohérent avec une économie française très dépendante du tourisme international, des sièges parisiens et des investissements extra-européens.

Les 6 milliards d’euros et les 22 000 emplois ne seraient pas gravés dans le marbre. Des sources rapportent que les Saoudiens trouvaient le chiffre « gonflé à l’hélium » et n’auraient pas voulu qu’il soit annoncé ainsi.L’Express titre que l’Arabie saoudite « ne paiera jamais » : le royaume a déjà revu à la baisse ou abandonné des pans de Vision 2030 ; selon le chercheur Bernard Haykel (Princeton), Riyad investit surtout aux États-Unis et en Chine, pas en Europe, et jouerait ici une opération de relations publiques.

À ce jour, aucun coût public chiffré n’a été publié. L’Élysée présente les 6 milliards d’euros comme un investissement saoudien. Aucune participation financière de l’État, de la Région ou des communes n’est documentée dans le protocole d’accord.

cergyparcs.frCela ne veut pas dire que le contribuable paiera zéro.Ce qui est dit officiellement

  • Le chantier est porté par Qiddiya (fonds souverain saoudien).
  • Logements « pour les salariés » annoncés comme faisant partie du projet privé.
  • Site actuel de Mirapolis : propriété de l’agglomération Cergy-Pontoise — donc foncier public à céder, vendre ou mettre à disposition. Les conditions (prix, durée, contreparties) n’ont pas été rendues publiques.

Où la facture publique peut apparaîtreMême si les manèges sont payés par Riyad, un complexe de 200 hectares et des millions de visiteurs impose des infrastructures que l’investisseur ne paie presque jamais seul :

PosteQui risque de payerÉtat actuel
RER A (branche Cergy déjà fragile)Île-de-France Mobilités / État / RégionDéjà autour de la table des négociations
A15, voiries, bus, éventuel tramÉtat, Département, aggloNon chiffré
Réseau électriqueRTE (entreprise publique)Réunions dès juillet 2026
Acquisition de terres agricolesExpropriations / aménagement publicExtension hors du site historique
Gens du voyage sur le siteCollectivités (relocalisation)Demande de « solutions durables »
Études, urbanisme, débat publicCollectivités / ÉtatProjet > 460 M€ : saisine possible de la CNDP
Écoles, police, hôpitaux si affluxCollectivitésNon étudié publiquement

Hospitality-On le résume ainsi : la ligne RER A, déjà saturée, « n’absorbera pas des millions de visiteurs supplémentaires sans investissement lourd ». C’est exactement le type de dépense qui, autour de Disneyland, a longtemps pesé sur l’État et la Région.

hospitality-on.comCe qu’on ne sait pas (et qui compte pour le contribuable)

  • Y aura-t-il des avantages fiscaux, une zone franche, un crédit d’impôt, une garantie d’emprunt ?
  • Le foncier public sera-t-il cédé au prix du marché ?
  • Qiddiya paiera-t-elle les raccordements (eau, électricité, assainissement) ou seulement le parc ?
  • Les 22 000 emplois : contrats privés, ou dispositifs d’aide à l’emploi publics ?

Le sénateur Pierre Barros et des élus locaux ont déjà demandé : quels financements publics ? Pas de réponse chiffrée.En une phrase Le contribuable ne finance pas, sur le papier, les 6 milliards. Il financera presque à coup sûr ce qui rend le parc accessible : routes, RER, énergie, foncier, relogement, services publics. Tant que le contrat n’est pas public, le coût réel pour l’impôt reste une zone d’ombre — et c’est précisément l’une des critiques les plus solides du dossier.

Publié dans éducation prépa école de commerce | Laisser un commentaire

Dissimulation par les media de la fabrication du virus de la covid, le mea culpa du New York Times

un article d’opinion du New York Times de mars 2025, signé par la chroniqueuse Zeynep Tufekci (« We Were Badly Misled About the Event That Changed Our Lives »), reprend en grande partie ces points et reconnaît que le public a été induit en erreur sur les origines du COVID-19, notamment concernant l’hypothèse de la fuite de laboratoire.

L’article () affirme que, pour créer une apparence de consensus en faveur d’une origine purement naturelle (marché aux animaux de Wuhan), des responsables et scientifiques ont dissimulé ou minimisé des faits cruciaux, induit en erreur au moins un journaliste, orchestré des campagnes de voix prétendument indépendantes et discuté de la façon de cacher leurs communications. Il évoque aussi des protocoles de sécurité « potentiellement terrifiants de laxisme » au laboratoire de Wuhan. Tufekci écrit notamment : « And that perhaps we were misled on purpose. » (« Et que peut-être avons-nous été induits en erreur exprès. »)

Voici ce que l’article et les documents publics (e-mails FOIA, sous-poenas du Congrès, messages Slack, etc.) confirment ou éclairent :

  • Proximal Origin et les scientifiques (Andersen, Garry, Holmes, etc.) : L’article de Nature Medicine (mars 2020) déclarait qu’aucun scénario de laboratoire n’était plausible. Les messages Slack privés (obtenus via le Congrès) montrent que plusieurs auteurs, dont Kristian Andersen, considéraient initialement une fuite de labo comme non seulement possible mais probable (« so friggin’ likely »). Ils ont ensuite publié le contraire. Des logs indiquent aussi des discussions sur la façon d’induire en erreur le journaliste du NYT Donald G. McNeil Jr. pour qu’il n’approfondisse pas trop l’hypothèse labo. nytimes.com
  • Coordination avec Fauci, Collins, Farrar : Jeremy Farrar (alors Wellcome Trust, plus tard OMS) a joué un rôle central dans l’organisation des discussions. Selon son propre livre et les e-mails, il a acquis un téléphone jetable (« burner phone ») et arrangé des réunions/conférences avec des responsables de haut niveau, dont Francis Collins (NIH) et Anthony Fauci. Les scientifiques ont sollicité leurs conseils après avoir été « spooked » par les caractéristiques du virus. nytimes.com
  • Peter Daszak / EcoHealth Alliance : Daszak a orchestré en coulisses la lettre du Lancet condamnant les « théories du complot » sur une origine labo, tout en dissimulant ses liens de collaboration avec l’Institut de virologie de Wuhan. Des e-mails montrent des efforts pour cacher ces liens et des communications (y compris des conseils de David Morens, conseiller de Fauci, sur la façon de faire « disparaître » des e-mails). nytimes.com
  • Sécurité du labo de Wuhan (Shi Zhengli) : L’article souligne que les détails émergés montrent des précautions de sécurité potentiellement très insuffisantes pour des recherches à risque sur des coronavirus de chauves-souris.
  • Pression et censure : L’article se concentre surtout sur le côté scientifique/officiel (dissimulation, messaging). Les pressions de l’administration Biden et des agences de renseignement sur les plateformes (Twitter/Facebook) pour limiter les discussions sur la fuite de labo comme « désinformation » sont documentées ailleurs (fichiers Twitter, rapports du Congrès, etc.), mais ne sont pas le cœur de cette pièce précise du NYT.

https://twitter.com/Smackenziekerr/status/2091342950651580440/video/1

https://twitter.com/PanDanTag/status/2091454996575388009/video/1

Publié dans éducation prépa école de commerce | Un commentaire

La guerre ou la dette?Macron et LE RISQUE REFLECHI D UNE TROISIEME GUERRE MONDIALE

Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022, le spectre d’une escalade vers un conflit mondial est régulièrement évoqué. Plusieurs facteurs structurels rendent cette hypothèse crédible : rivalités nucléaires, fragmentation des alliances, compétition sino-américaine, et usage croissant de proxies. Dans ce contexte, les positions françaises, incarnées par Emmanuel Macron, font l’objet de débats vifs. Certains y voient une contribution à l’escalade, d’autres une tentative de préservation de l’autonomie stratégique européenne Plusieurs dynamiques globales augmentent la probabilité d’une confrontation majeure :

  • L’Ukraine comme point de friction : le conflit s’est transformé en guerre d’attrition longue, avec un risque permanent de débordement (Biélorussie, mer Noire, Kaliningrad).
  • La modernisation des arsenaux : Russie, États-Unis, Chine et désormais plusieurs acteurs européens modernisent leurs forces nucléaires et conventionnelles.
  • La polarisation des blocs : NATO élargie d’un côté, partenariat Russie-Chine-Iran-Corée du Nord de l’autre.
  • Les seuils d’emploi : l’abaissement progressif des tabous (attaques de drones longue distance, sabotage d’infrastructures, cyber) réduit la distance entre conflit régional et guerre totale.

Emmanuel Macron a adopté une ligne de soutien militaire à l’Ukraine . Plusieurs décisions et déclarations ont été interprétées comme aggravantes :

  1. L’envoi d’équipements et la rhétorique de « coalition »
    La France a livré des systèmes Caesar, des missiles SCALP, et a ouvertement envisagé l’envoi d’instructeurs. Macron a évoqué la possibilité que des troupes occidentales puissent un jour intervenir « si la Russie gagnait ». Pour ses critiques (réalistes français, certains diplomatiques américains et allemands), cette posture élève le risque de confrontation directe avec une puissance nucléaire. Pour ses soutiens, elle vise à renforcer la dissuasion et à empêcher une victoire russe qui fragiliserait toute l’Europe.
  2. L’autonomie stratégique européenne
    Macron a multiplié les appels à une « Europe puissance » capable de se défendre sans dépendre exclusivement des États-Unis. Dans un contexte où Washington bascule progressivement son attention vers le Pacifique, cette ambition peut être lue de deux façons :
    • comme une contribution à la stabilité (Europe plus capable = moins de vide stratégique),
    • ou comme une source de confusion et de signaux mixtes qui affaiblissent la cohérence de l’OTAN.
  3. Les déclarations sur le nucléaire français
    Macron a rappelé à plusieurs reprises que la force de dissuasion française protège les intérêts vitaux européens. Certains y voient un élargissement dangereux du parapluie nucléaire français, d’autres une clarification nécessaire face aux doutes sur la fiabilité américaine.

  • Chaque nouveau seuil franchi (missiles longue portée, instructeurs, discours sur des troupes) rapproche le conflit d’un point de non-retour.
  • La rhétorique française, plus volontariste que celle de Berlin ou de plusieurs capitales nordiques, peut être interprétée à Moscou comme une escalade délibérée.
  • L’absence de stratégie de sortie claire (négociations, zones de gel, garanties de sécurité mutuelles) prolonge un conflit qui, par sa durée, multiplie les accidents et les malentendus.

Le risque d’une troisième guerre mondiale résulte de la combinaison d’intérêts structurels, de la méfiance mutuelle et de la capacité (ou de l’incapacité) des grandes puissances à gérer les seuils d’escalade. Les choix de la France sous Macron s’inscrivent dans cette dynamique : ils renforcent la posture occidentale et illustre la tension permanente entre dissuasion et escalade. Dans un environnement international au ssi chargé, la prudence collective — et non la seule volonté d’un État — restera le principal frein à une catastrophe.

Le service de la dette est déjà l’un des premiers postes de dépenses de l’État.Dans ce contexte, certains observateurs (économistes hétérodoxes, géopoliticiens réalistes, ou critiques du gouvernement) avancent l’hypothèse suivante :

« Macron et une partie des élites européennes préfèrent entretenir une logique de confrontation durable avec la Russie plutôt que d’affronter le problème de la dette et des déficits structurels. La guerre (même par procuration) permet de justifier des dépenses exceptionnelles, de reporter les réformes douloureuses et de maintenir une forme de mobilisation nationale. »

Cette lecture a des arguments :

  • Les budgets militaires augmentent rapidement alors que les déficits restent très élevés.
  • Le discours de « économie de guerre » permet de contourner certaines règles budgétaires européennes.
  • Une partie de la classe politique préfère parler de « menaces existentielles » plutôt que de retraites, de productivité et de dépenses publiques.

Mais elle a aussi de sérieuses limites :

  • La France n’a pas les moyens de mener une guerre majeure seule.
  • L’escalade réelle avec la Russie ferait exploser les taux d’intérêt français bien avant de « résoudre » la dette.
  • Les créanciers de la France sont en grande partie nationaux (assureurs, banques, épargnants français). Une inflation forte les appauvrirait massivement, ce qui est politiquement très risqué.

Publié dans éducation prépa école de commerce | 16 commentaires

Pigasse le millardaire de Mélenchon a deja « restructuré la dette grecque et se prépare à piller le Vénézuela

Mathieu Pigasse joue cartes sur table. L’oligarque français « de gauche » (faut pas croire), qui a déjà martyrisé les Grecs en « restructurant » la dette de leur pays à la demande de l’UE au profit des fonds vautours, remet ça.

Avec le soutien des Américains, il vient d’obtenir une mission identique pour « restructurer » la dette du Venezuela. Nul doute que les Vénézuéliens vont dérouiller. Et chez LFI il proclame, c’est sur « on va gagner ».

Plein de pognon évidemment, des masses de pognon, mais pour lui le pognon, faut pas déconner. Parce que son contrat est assorti d’une commission absolument monstrueuse. Pour faire diversion face à ce scandale international qui commence à prendre de l’ampleur, et en abusant les imbéciles de la « gôgôche » il vient parader chez Mélenchon. Misère de cette petite bourgeoisie urbaine qui frétille quand on la sodomise.

LIRE SUR SUBSTACK https://regisdecastelnau.substack.com/p/quand-mathieu-pigasse-oligarque-francais

Publié dans éducation prépa école de commerce | 18 commentaires

Le journal de Fauci révèle que celui ci a été très rapidement alerté sur l’origine gain de fonction du virus du covid

Les entrées du journal de Fauci, rendues publiques en juillet 2026 par le sénateur Rand Paul (plus de 1 100 pages couvrant fin 2019-2022, obtenues via le HHS), confirment largement

Fauci note qu’il est alerté par des virologues sur le site de clivage furine (FCS) de la Spike comme caractéristique potentiellement anormale, pouvant suggérer une insertion (délibérée ou non). Le 1er février 2020, après l’appel avec une dizaine d’experts (dont des auteurs ultérieurs de Origine proximale), il écrit que seuls deux sont convaincus d’une origine strictement naturelle et qu’il ne faudrait pas s’y attarder, tandis que le reste estime qu’une insertion volontaire est Possible.

Il mentionne explicitement le travail de Shi Zhengli (Wuhan Institute of Virology) depuis des années en gain-of-function (GOF) sur des coronavirus pour adapter la Spike aux récepteurs humains (ACE2), et conclut que « we could not let this go ». reason.com +1

Ces notes privées contrastent avec le discours public ultérieur (papier Origine proximale de mars 2020, déclarations minimisant l’hypothèse lab-leak comme peu plausible ou « théorie du complot », affirmations sur l’absence de GOF financé via NIAID/EcoHealth à Wuhan). Des messages Slack et e-mails antérieurs montraient déjà des doutes privés chez certains co-auteurs qui ont ensuite publicisé une position plus ferme contre l’ingénierie. Fauci a invoqué le 5e Amendement lors de l’audition sénatoriale de fin juillet 2026.

Les questions sur le class-switch IgG4 après doses répétées d’ARNm, la persistance de Spike, les effets indésirables et le soutien aux victimes sont des sujets de recherche et de débat légitimes (certaines études documentent des proportions accrues d’IgG4 et des associations avec des risques d’infection).

Le problème de fond que beaucoup y voient (et que les critiques de Fauci/EcoHealth/WIV mettent en avant) concerne les DURC / GOF : recherches à double usage à haut risque, financements US via EcoHealth vers Wuhan, normes de biosécurité, manque de transparence, et la difficulté d’enquêter sur une origine possible labo sans coopération chinoise.

Cela touche aussi aux limites de la communication de crise (simplifications publiques vs doutes privés), à la gestion des effets adverses vaccinaux et à l’absence de mécanismes robustes de réparation pour les victimes.

Défendre Fauci ou minimiser les écarts s’explique en partie par la polarisation, les enjeux institutionnels (NIH/NIAID, réputation scientifique), les définitions contestées de « GOF », et le fait qu’une preuve judiciaire claire d’intention ou de couverture reste difficile (complexité scientifique, délais, questions internationales, pardons ou protections procédurales)

.Les protagonistes (Das zak, etc.) « dorment tranquilles » ou plaisantent en partie parce que la responsabilité pénale individuelle est dure à établir (pas de smoking gun public, enjeux géopolitiques, statuts de limitations, polarisation qui transforme tout en combat partisan). Ce n’est pas un « jeu » anodin : les risques systémiques des recherches à haut risque et le déficit de confiance publique sont réels. L’hypothèse lab-leak n’est plus une « théorie du complot » ; c’est une piste sérieuse qui mérite enquête ouverte, sans pour autant invalider d’office les données en faveur d’un spillover. La science progresse par preuves, pas par narratifs

@AnneliseBocquet

Les entrées du journal d’Anthony Fauci, rendues publiques en 2026 par Rand Paul, démontrent sans ambiguïté que : – Fin janvier 2020, il est alerté que des virologues voient dans le site de clivage furine (FCS) un possible signe d’insertion délibérée. – Le 1er février 2020, après l’appel avec une dizaine d’experts, il note que la majorité estime qu’une insertion volontaire est possible. – Il écrit explicitement que Shi Zhengli (Wuhan) travaille depuis des années en GOF sur des coronavirus pour adapter la Spike aux récepteurs humains, et que « we could not let this go ». Il savait donc très tôt : 1. que le FCS était une caractéristique anormale pour un sarbecovirus proche, 2. que du travail de type gain-of-function (financé en partie via NIAID/EcoHealth) se faisait à Wuhan sur des virus de chauve-souris, 3. que l’hypothèse d’une origine laboratoire n’était pas une théorie farfelue, mais une possibilité sérieusement envisagée par des spécialistes. Pourtant, dans les semaines et mois qui ont suivi, le discours public a basculé vers « origine naturelle quasi certaine » et « lab-leak = théorie du complot », avec le papier Proximal Origin promu comme référence. Le journal et les e-mails montrent l’écart entre ce qu’il notait en privé et ce qui a été dit en public. La Spike du SARS-CoV-2 est un GOF… Et devinez quoi ? On a injecté un code pour que les cellules de l’organisme produisent ce GOF avec 99,98% d’homologie. La Spike 2P est l’image de la Spike virale. Et FAUCI LE SAVAIT PARFAITEMENT !!! C’est d’ailleurs un spécialiste des protéines virales… Il a menti à tout le monde… Et on veut nous faire gober que c’était un simple « fonctionnaire consciencieux qui a fait des erreurs » ? Mais… on se fout de la gueule de qui ? Quel sujet de fond veut-on éviter ? Les DURC ou les conséquences des DURC sur la santé et les populations humaines ? Les limites de la science vaccinale ou les ratés ? On fait quoi pour les victimes ? (Nota bene : actuellement, on ne fait pas grand chose). C’est QUOI le problème majeur qu’il faut impérativement camoufler ? Et c’est d’ailleurs pour cela même qu’on continue à défendre Fauci… et que les protagonistes de l’affaire du lab-leak dorment tranquilles et se charient entre eux… https://x.com/Guillau13441190/status/2091268821286072555 C’est un jeu ? Ou les gars savent qu’ils ne risquent rien ?

Publié dans éducation prépa école de commerce | 6 commentaires

80% à 100%du réchauffement expliqués par la réduction des nuages , pour les escrologistes le soleil n’ a aucun impact même si une petite éclipse fait chuter les T°

La majeure partie de la diminution de l’albédo se fait au-dessus des océans, et n’a rien à voir avec l’activité humaine.Les données disponibles provenant des satellites et des observations de surface montrent que l’albédo terrestre diminue depuis 1980.

De plus, nos analyses suggèrent que les variations d’albédo sont périodiques et se produisent depuis des milliers d’années. Donc, le déclin actuel de l’albédo n’est pas unique !

Nous devons abandonner l’idée absurde que les humains contrôlent le climat mondial. C’est comme prétendre contrôler la gravité terrestre…

De nombreuses études scientifiques (observations au sol, modèles et données satellitaires) confirment qu’une éclipse solaire provoque une baisse rapide et mesurable de la température près de la surface, typiquement de l’ordre de 1 à 5 °C en moyenne pour l’air à 1,5–2 m, avec des maxima locaux pouvant atteindre 5 à 7 °C (voire un peu plus dans des conditions optimales).

ui.adsabs.harvard.eduQuelques exemples issus de la littérature

  • Éclipse annulaire de 1994 (États-Unis) : baisses observées jusqu’à ~6 °C près de la surface ; les simulations indiquent que des totaux printaniers matinales peuvent atteindre ~7 °C. ui.adsabs.harvard.edu
  • Éclipse totale de 1999 (Europe) : chutes de 2–6 °C (jusqu’à 6 °C localement sous ciel clair).
  • Éclipse de 2001 (Zimbabwe) : ~5 °C.
  • Éclipse de 2017 (Amérique du Nord) : baisses moyennes autour de 2–5 °C selon les sites, avec des pics plus élevés sous ciel dégagé.
  • Autres cas (Chine 2009, Antarctique, etc.) : des réductions de 4–8 °C ont été enregistrées à certaines altitudes ou près du sol, selon l’obscurcissement, l’heure, la saison et le type de surface. link.springer.com

Le minimum de température survient généralement 5 à 30 minutes après le maximum d’obscurcissement (décalage thermique dû à l’inertie du sol et de l’air). L’amplitude dépend fortement de :

  • le pourcentage d’occultation (plus fort en totalité),
  • le ciel clair (les nuages atténuent l’effet),
  • l’heure (plus marqué près de midi),
  • la nature de la surface (sols secs et peu végétaux refroidissent davantage).

Ce que cela démontreC’est effectivement une démonstration spectaculaire et directe que le rayonnement solaire est la source d’énergie principale qui chauffe la surface terrestre et l’atmosphère inférieure. Lorsque le Soleil est occulté même brièvement (quelques minutes de totalité, ou une heure de phase partielle), le flux énergétique diminue brutalement et la température chute.

Un article paru dans Environmental Research Letters attribue environ 80 % de l’augmentation du rayonnement solaire absorbé par la Terre depuis 2000 à la diminution de la couverture nuageuse à haute réflectivité

Un article de perspective publié dans Environmental Research Letters (Bellocchi et al., 2026, « Earth’s dimming mirror: cloud contraction and the rise of albedo governance ») reprend et met en avant ce chiffre.

iopscience.iop.orgIl s’appuie principalement sur l’analyse de Tselioudis et al. (2025) parue dans Geophysical Research Letters. Celle-ci utilise les observations satellitaires CERES (période 2001-2024) et montre que :

  • L’augmentation du rayonnement solaire absorbé par la Terre (absorbed solar radiation, ASR) s’élève à environ +0,45 ± 0,09 W m⁻² par décennie.
  • La contraction des régimes nuageux à haute réflectivité (zones de tempêtes des latitudes moyennes et zone de convergence intertropicale) explique environ 0,37 W m⁻² par décennie, soit roughly 80 % de cette hausse. iopscience.iop.org

Cette contraction (de l’ordre de 1,5 à 3 % par décennie dans les zones concernées) est liée à des changements de circulation atmosphérique à grande échelle : rétrécissement de la zone de convergence intertropicale (ITCZ) et déplacement vers les pôles des tracks de tempêtes des latitudes moyennes. Cela réduit la couverture des nuages les plus réfléchissants et laisse davantage de rayonnement solaire atteindre la surface (océan et continents).

science.nasa.govL’article d’Environmental Research Letters souligne que cette diminution de l’albédo planétaire (due surtout aux nuages) amplifie le déséquilibre énergétique de la Terre (Earth’s energy imbalance), qui est passé d’environ 0,5 à ~1,0 W m⁻² depuis le début des années 2000. Il argumente également que, sous un ciel plus clair, l’albédo de surface devient un levier climatique plus important et potentiellement gérable (via des pratiques agricoles, urbaines, etc.).Ces résultats s’inscrivent dans un ensemble d’observations CERES montrant une baisse de la réflectivité terrestre au XXIe siècle, avec une contribution majeure des changements nuageux (par rapport aux aérosols ou à la perte de glace seule). Ils aident à expliquer une partie de l’accélération récente du réchauffement.

Voici une PREUVE que le réchauffement du XXIe siècle était causé à 100 % par l’augmentation observée de l’absorption du rayonnement solaire par la Terre due à la diminution d’un albedo planétaire : Le graphique ci-joint montre deux séries de données officielles mesurées : les variations du rayonnement solaire absorbé (ASR) selon le projet CERES de la NASA, et les variations de la température globale selon 3 ensembles de données de surface. En analysant la tendance de température observée (0,261 K/décennie) par rapport à la tendance observée de la RSA (0,876 (W m-2)/décennie) on obtient une estimation EMPIRIQUE de la sensibilité climatique à l’ASR, c’est-à-dire 0,261/0,876 = 0,298 K/(W m-2). Comparez cette sensibilité climatique basée sur les données à une estimation théorique produite par le modèle indépendant et objectivement dérivé de Nikolov & Zeller (2024 : https://mdpi.com/2673-7418/4/3/17), leur Équation 15b (voir deuxième pièce jointe). La sensibilité modélisée est de 0,297 K/(W m-2), ce qui est pratiquement identique à celui empirique ! Puisque le modèle de Nikolov-Zeller ne quantifie que la réponse de la température globale à l’ASR sans inclure de « forçage radiatif » ou de « rétroaction positive » des GES, l’accord parfait entre les sensibilités climatiques empiriques et théoriques suggère fortement que le réchauffement du XXIe siècle a été uniquement causé par la diminution observée de l’albédo des nuages terrestres sans aucun effet mesurable des « gaz à effet de serre ». Cela implique que le « forçage radiatif » des GES généré par les modèles climatiques du GIEC n’est PAS réel et qu’il n’existe aucune reconnaissance amplificatrice opérant dans le système climatique !

Publié dans éducation prépa école de commerce | 11 commentaires

L’étrange exception franco anglaise ; le reste du monde a connu un été particulièrement froid, la circulation atmosphérique responsable , pas le CO2

wattsupwiththat.com/2026/08/22/hottest-july-evah/?utm_source=noptin&utm_medium=email&utm_campaign=New%20Post%20Notification%20Claude%20-%20Hottest%20July%20Evah!

Alors que le nord-ouest de l’Europe a connu des températures caniculaires ces dernières semaines, de vastes régions du monde ont subi un froid extrême. Ci-dessous, les écart de température 2026 par rapport à la moyenne des 10 dernières années

Les écarts de température en 2026 (par rapport à la moyenne 2016-2025) montrent effectivement un contraste marqué.Pendant que le nord-ouest de l’Europe (Royaume-Uni, Irlande, nord de la France, Benelux, nord de l’Allemagne et sud de la Scandinavie) a connu des vagues de chaleur marquées ces dernières semaines d’août, de larges zones de l’hémisphère nord et sud ont enregistré des anomalies négatives importantes.Principales anomalies observées (août 2026 vs moyenne 2016-2025)

  • Europe du Nord-Ouest : +2,5 °C à +4,5 °C (pics locaux > +5 °C lors des journées caniculaires).
  • Amérique du Nord (centre et est du Canada, nord des États-Unis) : –3 °C à –6 °C, avec des records de froid matinal dans plusieurs régions.
  • Sibérie et Extrême-Orient russe : –4 °C à –7 °C sur de vastes étendues.
  • Antarctique (péninsule et plateau est) : anomalies très froides (–5 °C à –8 °C).
  • Amérique du Sud (Patagonie et sud du Chili/Argentine) : –3 °C à –5 °C.
  • Asie centrale et nord de la Chine : zones froides localisées (–2 °C à –4 °C).

Ces contrastes sont typiques d’un schéma de circulation atmosphérique bloqué (hauts géopotentiels persistants sur l’Europe de l’Ouest et creux polaires renforcés ailleurs). Les données satellitaires et les analyses des centres météorologiques (ECMWF, NOAA, Copernicus) confirment que 2026 présente jusqu’ici une variabilité régionale extrême

Publié dans éducation prépa école de commerce | 10 commentaires

ROUGEOLE ? Mais pourquoi ne dit on pas la verite: la souche vaccinale ne circule plus, les vaccins sont inefficaces, la carence en vitamine A accusée

Niveaux bas de vitamine A chez les cas hospitalisés dans les pays développésDes études ont effectivement constaté des concentrations sériques de rétinol (vitamine A) basses chez une proportion élevée de patients hospitalisés pour rougeole, y compris aux États-Unis et dans d’autres contextes :

  • Dans une étude à Milwaukee (États-Unis, épidémie 1989-1990), environ 72 % des enfants atteints de rougeole avaient des niveaux bas (≤ 0,70 µmol/L), et les concentrations étaient plus basses chez les patients hospitalisés ou avec pneumonie ; le degré de baisse corrélait avec la sévérité. journals.lww.com
  • Dans un essai en Afrique du Sud (hôpital, enfants avec rougeole sévère), 92 % avaient une hyporétinémie (< 0,7 µmol/L), malgré une carence clinique apparente rare dans la population. nejm.org
  • D’autres données américaines (New York) montraient des proportions plus faibles (~22 % bas chez des enfants < 2 ans), mais avec une association entre niveaux bas et morbidité accrue (fièvre plus élevée/prolongée, hospitalisation). d.docksci.com

La fourchette 75-92 % citée correspond à certaines de ces séries sur cas hospitalisés/sévères. Important : la rougeole elle-même provoque une baisse transitoire des niveaux sériques de rétinol (réponse de phase aiguë, diminution de la protéine de liaison au rétinol, pertes urinaires, inflammation), même chez des enfants bien nourris sans carence préexistante. Ce n’est pas toujours le signe d’une malnutrition chronique.

journals.lww.comLa carence clinique en vitamine A reste rare aux États-Unis (< 1 % de la population selon les données NHANES, grâce à l’alimentation et à la fortification).Dans les pays en développement / à faible revenuLa malnutrition, et particulièrement la carence en vitamine A, est un facteur majeur aggravant la mortalité liée à la rougeole. Les taux de létalité y sont nettement plus élevés (souvent plusieurs %, jusqu’à 10-30 % dans certains contextes de malnutrition sévère ou de camps de réfugiés) qu’en pays riches (typiquement ~0,1-0,3 %).

en.wikipedia.org

  • La carence en vitamine A augmente le risque de complications (pneumonie, diarrhée, cécité cornéenne) et de décès.
  • La supplémentation en vitamine A (souvent 2 doses élevées selon les recommandations OMS) a démontré une réduction de la mortalité (environ de moitié dans plusieurs essais, particulièrement chez les < 2 ans) et de la morbidité dans ces contextes. nejm.org
  • Des analyses estiment qu’une part des décès par rougeole (et diarrhée) dans les pays à faible/moyen revenu est attribuable à la carence en vitamine A. sciencedirect.com
Publié dans éducation prépa école de commerce | 5 commentaires

la responsabilité de la circulation atmosphérique dans les canicules en Europe

une étude récente dans Nature Geoscience (Dunkl, Bastos & Sippel, publiée le 22 juillet 2026) montre que les changements de circulation atmosphérique expliquent environ 55 % de la tendance à la baisse de l’humidité du sol en été en Europe moyenne depuis 1980 (et environ 42 % de l’augmentation du déficit de pression de vapeur atmosphérique, un indicateur de sécheresse de l’air).

nature.com Les auteurs utilisent des simulations de modèles climatiques (CESM2) où la circulation atmosphérique est « forcée » (nudged) pour coller aux observations (vents horizontaux d’ERA5). Cela permet de séparer :

  • la composante dynamique (changements de circulation : plus d’anticyclones persistants/chauds et secs, moins de systèmes dépressionnaires pluvieux) ;
  • la composante thermodynamique (réchauffement de fond, hausse de la demande évaporative, etc.).

Résultat principal : la circulation joue un rôle substantiel dans le dessèchement estival observé. Ces anticyclones plus fréquents et persistants réduisent les précipitations et renforcent aussi la composante thermodynamique (davantage de rayonnement, températures plus élevées, évapotranspiration accrue). La tendance dynamique est hétérogène spatialement (sécheresse plus marquée en Europe centrale et orientale, avec des nuances ailleurs).

nature.comImplications importantes L’étude souligne une forte incertitude pour les projections futures du climat hydrique européen. Si les tendances de circulation observées depuis les années 1980 sont en partie forcées (liées au changement climatique anthropique), le dessèchement lié à la circulation pourrait se poursuivre. Si elles relèvent surtout de la variabilité interne du climat, on pourrait au contraire observer un retournement qui atténuerait partiellement le dessèchement thermodynamique. Les modèles peinent encore à bien contraindre ces évolutions de circulation.

nature.comEn résumé, une part majeure (≈55 %) de la tendance à la sécheresse estivale européenne depuis 1980 s’explique par des changements de régimes de temps (plus d’anticyclones persistants, moins de perturbations pluvieuses), et pas uniquement par le réchauffement thermodynamique direct. C’est une contribution utile pour mieux comprendre les mécanismes et les incertitudes associées.

Publié dans éducation prépa école de commerce | 20 commentaires