
Elon Musk tire la sonnette d’alarme, la Hongrie est TOMBÉE aux mains de Soros
Le Premier ministre de droite Viktor Orban vient de perdre les élections nationales, et Alex Soros — fils de George Soros — célèbre cela
ELON : « L’Organisation Soros a pris le contrôle de la Hongrie »
Le peuple va REGRETTER CELA !
@CWeillRaynal
Ce n est pas aussi simple
Le candidat hongrois vainqueur des élections – Magyar – a déclaré : – Budapest continuera d’acheter du pétrole russe – Ne participera pas au prêt de l’UE à l’Ukraine – S’oppose à une adhésion accélérée de l’Ukraine à l’UE – Espère que l’UE lèvera les sanctions contre la Russie après la guerre – Exige que Kiev règle la question de la loi linguistique et autorise la minorité hongroise à utiliser légalement le hongrois
·
Quand Viktor Orban gagne démocratiquement les élections durant seize années, la Hongrie est une « dictature ».
Quand son rival gagne démocratiquement les élections, la Hongrie redevient une démocratie.
Derrière ce sophisme, se cache une vision très inquiétante de la vie politique partagée par une bonne partie de la gauche européenne :
Tout ce qui n’est pas de gauche serait illégitime et condamnable.
C’est sur ce même principe que certains essaient en France de faire interdire
@CNEWS
, d’instaurer une police de la pensée et de brider la liberté d’expression.
Et lorsque ce n’est pas suffisant, on lance des cabales judiciaires contre les opposants politiques.
« Tous les sept eurodéputés du parti hongrois Tisza, y compris le chef de parti (et vainqueur des élections, NDLR)
@magyarpeterMP lui-même, ont reçu des sanctions de la part du Parti populaire européen (PPE) parce que les politiciens hongrois n’ont pas soutenu la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen lors d’une motion de censure qui avait été déposée contre elle auparavant. En conséquence des mesures disciplinaires du groupe, aucun des sept eurodéputés TISZA ne pourra prendre la parole lors des débats en plénière ni devenir rapporteur pour de nouveaux dossiers jusqu’en septembre. »
Selon Politico, le nouveau Premier ministre hongrois s’oppose fermement aux livraisons d’armes hongroises ou à l’envoi d’argent à l’Ukraine. Il rejette aussi l’adhésion accélérée de Kiev à l’UE et promet de soumettre la question à un référendum national — un moyen quasi certain de tout bloquer, vu les sentiments profondément anti-ukrainiens de la société hongroise (64 % opposés à l’adhésion, 74 % contre l’aide financière selon les sondages). Magyar ajoute que tout dialogue avec Moscou est « inévitable » et qu’il parlera uniquement au nom de la Hongrie, pas pour défendre les intérêts de Kiev. Seule lueur pour Bruxelles : il pourrait débloquer les fonds européens gelés (dont une partie du paquet de 90 milliards d’euros pour l’Ukraine) afin de normaliser les relations avec l’UE.
Au cours de sa campagne, il n’a jamais contesté le refus d’Orban de toute immigration. Il a annoncé qu’il rejetterait, comme lui, les pactes européens qui veulent leur imposer des migrants sur le sol hongrois.
jean-dominique merchet
@jdomerchet
Hongrie #Magyarország En Hongrie, pays que je connais bien, la lourde défaite électorale de Viktor Orbán
@orbanviktor
après 16 ans de pouvoir, nous apprend plusieurs choses:
La Hongrie de Orbán n’était pas une dictature. La preuve par les élections d’hier. Orbán avait le soutien d’une majorité d’électeurs, il l’a perdu, il s’en va. Le pays est donc resté une démocratie, certes « illibérale », mais une démocratie quand même. Comme je l’ai récemment écrit dans la
@Revuedes2Mondes
, Orban est un représentant des « néo-démocrates » avec Netanyahou ou Erdogan, par exemple.
Son échec s’explique par plusieurs raisons. D’abord, l’économie. Le pays se porte mal depuis 2020 et les prix ont fortement augmenté. Le contraste est frappant avec le dynamisme économique de la Pologne, voire de la Roumanie, ce qui est vécu comme une humiliation. La politique économique « non-orthodoxe », avec un fort interventionnisme du pouvoir, n’a pas donné de brillants résultats.
.L’usure naturel du pouvoir après quatre mandats consécutifs (16 ans) et même cinq s’il l’on tient compte du premier (1998-2002). Viktor Orban est sur la scène politique hongroise depuis 1989.
Faute de pouvoir présenter un bon bilan économique, Orbán avait choisi de faire campagne sur le thème de la paix (éviter d’être entrainer dans la guerre d’Ukraine). Cela n’a pas marché.
Une question reste ouverte : son illibéralisme a-t-il été rejeté ? En partie, mais en partie seulement. Le futur Premier ministre Peter Magyar est un homme de droite (il siège avec LR et la CDU au Parlement européen), même s’il a bénéficié du soutien des progressistes. Il se réconciliera avec Bruxelles (à la manière de Giorgia Meloni) ce qui lui permettra de bénéficier des fonds européens mais conservera une ligne anti-immigration et une certaine prudence vis-à-vis de l’Ukraine dont la cause n’est pas populaire en Hongrie – tout en s’éloignant de Moscou. Toutefois, le pays reste extrêmement dépendant de la Russie pour son approvisionnement en énergie (pétrole, gaz, nucléaire).














