Les entrées du journal de Fauci, rendues publiques en juillet 2026 par le sénateur Rand Paul (plus de 1 100 pages couvrant fin 2019-2022, obtenues via le HHS), confirment largement
Fauci note qu’il est alerté par des virologues sur le site de clivage furine (FCS) de la Spike comme caractéristique potentiellement anormale, pouvant suggérer une insertion (délibérée ou non). Le 1er février 2020, après l’appel avec une dizaine d’experts (dont des auteurs ultérieurs de Origine proximale), il écrit que seuls deux sont convaincus d’une origine strictement naturelle et qu’il ne faudrait pas s’y attarder, tandis que le reste estime qu’une insertion volontaire est Possible.
Il mentionne explicitement le travail de Shi Zhengli (Wuhan Institute of Virology) depuis des années en gain-of-function (GOF) sur des coronavirus pour adapter la Spike aux récepteurs humains (ACE2), et conclut que « we could not let this go ». reason.com +1
Ces notes privées contrastent avec le discours public ultérieur (papier Origine proximale de mars 2020, déclarations minimisant l’hypothèse lab-leak comme peu plausible ou « théorie du complot », affirmations sur l’absence de GOF financé via NIAID/EcoHealth à Wuhan). Des messages Slack et e-mails antérieurs montraient déjà des doutes privés chez certains co-auteurs qui ont ensuite publicisé une position plus ferme contre l’ingénierie. Fauci a invoqué le 5e Amendement lors de l’audition sénatoriale de fin juillet 2026.
Les questions sur le class-switch IgG4 après doses répétées d’ARNm, la persistance de Spike, les effets indésirables et le soutien aux victimes sont des sujets de recherche et de débat légitimes (certaines études documentent des proportions accrues d’IgG4 et des associations avec des risques d’infection).
Le problème de fond que beaucoup y voient (et que les critiques de Fauci/EcoHealth/WIV mettent en avant) concerne les DURC / GOF : recherches à double usage à haut risque, financements US via EcoHealth vers Wuhan, normes de biosécurité, manque de transparence, et la difficulté d’enquêter sur une origine possible labo sans coopération chinoise.
Cela touche aussi aux limites de la communication de crise (simplifications publiques vs doutes privés), à la gestion des effets adverses vaccinaux et à l’absence de mécanismes robustes de réparation pour les victimes.
Défendre Fauci ou minimiser les écarts s’explique en partie par la polarisation, les enjeux institutionnels (NIH/NIAID, réputation scientifique), les définitions contestées de « GOF », et le fait qu’une preuve judiciaire claire d’intention ou de couverture reste difficile (complexité scientifique, délais, questions internationales, pardons ou protections procédurales)
.Les protagonistes (Das zak, etc.) « dorment tranquilles » ou plaisantent en partie parce que la responsabilité pénale individuelle est dure à établir (pas de smoking gun public, enjeux géopolitiques, statuts de limitations, polarisation qui transforme tout en combat partisan). Ce n’est pas un « jeu » anodin : les risques systémiques des recherches à haut risque et le déficit de confiance publique sont réels. L’hypothèse lab-leak n’est plus une « théorie du complot » ; c’est une piste sérieuse qui mérite enquête ouverte, sans pour autant invalider d’office les données en faveur d’un spillover. La science progresse par preuves, pas par narratifs
Les entrées du journal d’Anthony Fauci, rendues publiques en 2026 par Rand Paul, démontrent sans ambiguïté que : – Fin janvier 2020, il est alerté que des virologues voient dans le site de clivage furine (FCS) un possible signe d’insertion délibérée. – Le 1er février 2020, après l’appel avec une dizaine d’experts, il note que la majorité estime qu’une insertion volontaire est possible. – Il écrit explicitement que Shi Zhengli (Wuhan) travaille depuis des années en GOF sur des coronavirus pour adapter la Spike aux récepteurs humains, et que « we could not let this go ». Il savait donc très tôt : 1. que le FCS était une caractéristique anormale pour un sarbecovirus proche, 2. que du travail de type gain-of-function (financé en partie via NIAID/EcoHealth) se faisait à Wuhan sur des virus de chauve-souris, 3. que l’hypothèse d’une origine laboratoire n’était pas une théorie farfelue, mais une possibilité sérieusement envisagée par des spécialistes. Pourtant, dans les semaines et mois qui ont suivi, le discours public a basculé vers « origine naturelle quasi certaine » et « lab-leak = théorie du complot », avec le papier Proximal Origin promu comme référence. Le journal et les e-mails montrent l’écart entre ce qu’il notait en privé et ce qui a été dit en public. La Spike du SARS-CoV-2 est un GOF… Et devinez quoi ? On a injecté un code pour que les cellules de l’organisme produisent ce GOF avec 99,98% d’homologie. La Spike 2P est l’image de la Spike virale. Et FAUCI LE SAVAIT PARFAITEMENT !!! C’est d’ailleurs un spécialiste des protéines virales… Il a menti à tout le monde… Et on veut nous faire gober que c’était un simple « fonctionnaire consciencieux qui a fait des erreurs » ? Mais… on se fout de la gueule de qui ? Quel sujet de fond veut-on éviter ? Les DURC ou les conséquences des DURC sur la santé et les populations humaines ? Les limites de la science vaccinale ou les ratés ? On fait quoi pour les victimes ? (Nota bene : actuellement, on ne fait pas grand chose). C’est QUOI le problème majeur qu’il faut impérativement camoufler ? Et c’est d’ailleurs pour cela même qu’on continue à défendre Fauci… et que les protagonistes de l’affaire du lab-leak dorment tranquilles et se charient entre eux… https://x.com/Guillau13441190/status/2091268821286072555 C’est un jeu ? Ou les gars savent qu’ils ne risquent rien ?
La majeure partie de la diminution de l’albédo se fait au-dessus des océans, et n’a rien à voir avec l’activité humaine.Les données disponibles provenant des satellites et des observations de surface montrent que l’albédo terrestre diminue depuis 1980.
De plus, nos analyses suggèrent que les variations d’albédo sont périodiques et se produisent depuis des milliers d’années. Donc, le déclin actuel de l’albédo n’est pas unique !
Nous devons abandonner l’idée absurde que les humains contrôlent le climat mondial. C’est comme prétendre contrôler la gravité terrestre…
De nombreuses études scientifiques (observations au sol, modèles et données satellitaires) confirment qu’une éclipse solaire provoque une baisse rapide et mesurable de la température près de la surface, typiquement de l’ordre de 1 à 5 °C en moyenne pour l’air à 1,5–2 m, avec des maxima locaux pouvant atteindre 5 à 7 °C (voire un peu plus dans des conditions optimales).
ui.adsabs.harvard.eduQuelques exemples issus de la littérature
Éclipse annulaire de 1994 (États-Unis) : baisses observées jusqu’à ~6 °C près de la surface ; les simulations indiquent que des totaux printaniers matinales peuvent atteindre ~7 °C. ui.adsabs.harvard.edu
Éclipse totale de 1999 (Europe) : chutes de 2–6 °C (jusqu’à 6 °C localement sous ciel clair).
Éclipse de 2001 (Zimbabwe) : ~5 °C.
Éclipse de 2017 (Amérique du Nord) : baisses moyennes autour de 2–5 °C selon les sites, avec des pics plus élevés sous ciel dégagé.
Autres cas (Chine 2009, Antarctique, etc.) : des réductions de 4–8 °C ont été enregistrées à certaines altitudes ou près du sol, selon l’obscurcissement, l’heure, la saison et le type de surface. link.springer.com
Le minimum de température survient généralement 5 à 30 minutes après le maximum d’obscurcissement (décalage thermique dû à l’inertie du sol et de l’air). L’amplitude dépend fortement de :
le pourcentage d’occultation (plus fort en totalité),
le ciel clair (les nuages atténuent l’effet),
l’heure (plus marqué près de midi),
la nature de la surface (sols secs et peu végétaux refroidissent davantage).
Ce que cela démontreC’est effectivement une démonstration spectaculaire et directe que le rayonnement solaire est la source d’énergie principale qui chauffe la surface terrestre et l’atmosphère inférieure. Lorsque le Soleil est occulté même brièvement (quelques minutes de totalité, ou une heure de phase partielle), le flux énergétique diminue brutalement et la température chute.
Un article paru dans Environmental Research Letters attribue environ 80 % de l’augmentation du rayonnement solaire absorbé par la Terre depuis 2000 à la diminution de la couverture nuageuse à haute réflectivité
Un article de perspective publié dans Environmental Research Letters (Bellocchi et al., 2026, « Earth’s dimming mirror: cloud contraction and the rise of albedo governance ») reprend et met en avant ce chiffre.
iopscience.iop.orgIl s’appuie principalement sur l’analyse de Tselioudis et al. (2025) parue dans Geophysical Research Letters. Celle-ci utilise les observations satellitaires CERES (période 2001-2024) et montre que :
L’augmentation du rayonnement solaire absorbé par la Terre (absorbed solar radiation, ASR) s’élève à environ +0,45 ± 0,09 W m⁻² par décennie.
La contraction des régimes nuageux à haute réflectivité (zones de tempêtes des latitudes moyennes et zone de convergence intertropicale) explique environ 0,37 W m⁻² par décennie, soit roughly 80 % de cette hausse. iopscience.iop.org
Cette contraction (de l’ordre de 1,5 à 3 % par décennie dans les zones concernées) est liée à des changements de circulation atmosphérique à grande échelle : rétrécissement de la zone de convergence intertropicale (ITCZ) et déplacement vers les pôles des tracks de tempêtes des latitudes moyennes. Cela réduit la couverture des nuages les plus réfléchissants et laisse davantage de rayonnement solaire atteindre la surface (océan et continents).
science.nasa.govL’article d’Environmental Research Letters souligne que cette diminution de l’albédo planétaire (due surtout aux nuages) amplifie le déséquilibre énergétique de la Terre (Earth’s energy imbalance), qui est passé d’environ 0,5 à ~1,0 W m⁻² depuis le début des années 2000. Il argumente également que, sous un ciel plus clair, l’albédo de surface devient un levier climatique plus important et potentiellement gérable (via des pratiques agricoles, urbaines, etc.).Ces résultats s’inscrivent dans un ensemble d’observations CERES montrant une baisse de la réflectivité terrestre au XXIe siècle, avec une contribution majeure des changements nuageux (par rapport aux aérosols ou à la perte de glace seule). Ils aident à expliquer une partie de l’accélération récente du réchauffement.
Voici une PREUVE que le réchauffement du XXIe siècle était causé à 100 % par l’augmentation observée de l’absorption du rayonnement solaire par la Terre due à la diminution d’un albedo planétaire : Le graphique ci-joint montre deux séries de données officiellesmesurées : les variations du rayonnement solaire absorbé (ASR) selon le projet CERES de la NASA, et les variations de la température globale selon 3 ensembles de données de surface. En analysant la tendance de température observée (0,261 K/décennie) par rapport à la tendance observée de la RSA (0,876 (W m-2)/décennie) on obtient une estimation EMPIRIQUE de la sensibilité climatique à l’ASR, c’est-à-dire 0,261/0,876 = 0,298 K/(W m-2). Comparez cette sensibilité climatique basée sur les données à une estimation théorique produite par le modèle indépendant et objectivement dérivé de Nikolov & Zeller (2024 : https://mdpi.com/2673-7418/4/3/17), leur Équation 15b (voir deuxième pièce jointe). La sensibilité modélisée est de 0,297 K/(W m-2), ce qui est pratiquement identique à celui empirique ! Puisque le modèle de Nikolov-Zeller ne quantifie que la réponse de la température globale à l’ASR sans inclure de « forçage radiatif » ou de « rétroaction positive » des GES, l’accord parfait entre les sensibilités climatiques empiriques et théoriques suggère fortement que le réchauffement du XXIe siècle a été uniquement causé par la diminution observée de l’albédo des nuages terrestres sans aucun effet mesurable des « gaz à effet de serre ». Cela implique que le « forçage radiatif » des GES généré par les modèles climatiques du GIEC n’est PAS réel et qu’il n’existe aucune reconnaissance amplificatrice opérant dans le système climatique !
Alors que le nord-ouest de l’Europe a connu des températures caniculaires ces dernières semaines, de vastes régions du monde ont subi un froid extrême. Ci-dessous, les écart de température 2026 par rapport à la moyenne des 10 dernières années
Les écarts de température en 2026 (par rapport à la moyenne 2016-2025) montrent effectivement un contraste marqué.Pendant que le nord-ouest de l’Europe (Royaume-Uni, Irlande, nord de la France, Benelux, nord de l’Allemagne et sud de la Scandinavie) a connu des vagues de chaleur marquées ces dernières semaines d’août, de larges zones de l’hémisphère nord et sud ont enregistré des anomalies négatives importantes.Principales anomalies observées (août 2026 vs moyenne 2016-2025)
Europe du Nord-Ouest : +2,5 °C à +4,5 °C (pics locaux > +5 °C lors des journées caniculaires).
Amérique du Nord (centre et est du Canada, nord des États-Unis) : –3 °C à –6 °C, avec des records de froid matinal dans plusieurs régions.
Sibérie et Extrême-Orient russe : –4 °C à –7 °C sur de vastes étendues.
Antarctique (péninsule et plateau est) : anomalies très froides (–5 °C à –8 °C).
Amérique du Sud (Patagonie et sud du Chili/Argentine) : –3 °C à –5 °C.
Asie centrale et nord de la Chine : zones froides localisées (–2 °C à –4 °C).
Ces contrastes sont typiques d’un schéma de circulation atmosphérique bloqué (hauts géopotentiels persistants sur l’Europe de l’Ouest et creux polaires renforcés ailleurs). Les données satellitaires et les analyses des centres météorologiques (ECMWF, NOAA, Copernicus) confirment que 2026 présente jusqu’ici une variabilité régionale extrême
Niveaux bas de vitamine A chez les cas hospitalisés dans les pays développésDes études ont effectivement constaté des concentrations sériques de rétinol (vitamine A) basses chez une proportion élevée de patients hospitalisés pour rougeole, y compris aux États-Unis et dans d’autres contextes :
Dans une étude à Milwaukee (États-Unis, épidémie 1989-1990), environ 72 % des enfants atteints de rougeole avaient des niveaux bas (≤ 0,70 µmol/L), et les concentrations étaient plus basses chez les patients hospitalisés ou avec pneumonie ; le degré de baisse corrélait avec la sévérité. journals.lww.com
Dans un essai en Afrique du Sud (hôpital, enfants avec rougeole sévère), 92 % avaient une hyporétinémie (< 0,7 µmol/L), malgré une carence clinique apparente rare dans la population. nejm.org
D’autres données américaines (New York) montraient des proportions plus faibles (~22 % bas chez des enfants < 2 ans), mais avec une association entre niveaux bas et morbidité accrue (fièvre plus élevée/prolongée, hospitalisation). d.docksci.com
La fourchette 75-92 % citée correspond à certaines de ces séries sur cas hospitalisés/sévères. Important : la rougeole elle-même provoque une baisse transitoire des niveaux sériques de rétinol (réponse de phase aiguë, diminution de la protéine de liaison au rétinol, pertes urinaires, inflammation), même chez des enfants bien nourris sans carence préexistante. Ce n’est pas toujours le signe d’une malnutrition chronique.
journals.lww.comLa carence clinique en vitamine A reste rare aux États-Unis (< 1 % de la population selon les données NHANES, grâce à l’alimentation et à la fortification).Dans les pays en développement / à faible revenuLa malnutrition, et particulièrement la carence en vitamine A, est un facteur majeur aggravant la mortalité liée à la rougeole. Les taux de létalité y sont nettement plus élevés (souvent plusieurs %, jusqu’à 10-30 % dans certains contextes de malnutrition sévère ou de camps de réfugiés) qu’en pays riches (typiquement ~0,1-0,3 %).
en.wikipedia.org
La carence en vitamine A augmente le risque de complications (pneumonie, diarrhée, cécité cornéenne) et de décès.
La supplémentation en vitamine A (souvent 2 doses élevées selon les recommandations OMS) a démontré une réduction de la mortalité (environ de moitié dans plusieurs essais, particulièrement chez les < 2 ans) et de la morbidité dans ces contextes. nejm.org
Des analyses estiment qu’une part des décès par rougeole (et diarrhée) dans les pays à faible/moyen revenu est attribuable à la carence en vitamine A. sciencedirect.com
une étude récente dans Nature Geoscience (Dunkl, Bastos & Sippel, publiée le 22 juillet 2026) montre que les changements de circulation atmosphérique expliquent environ 55 % de la tendance à la baisse de l’humidité du sol en été en Europe moyenne depuis 1980 (et environ 42 % de l’augmentation du déficit de pression de vapeur atmosphérique, un indicateur de sécheresse de l’air).
nature.com Les auteurs utilisent des simulations de modèles climatiques (CESM2) où la circulation atmosphérique est « forcée » (nudged) pour coller aux observations (vents horizontaux d’ERA5). Cela permet de séparer :
la composante dynamique (changements de circulation : plus d’anticyclones persistants/chauds et secs, moins de systèmes dépressionnaires pluvieux) ;
la composante thermodynamique (réchauffement de fond, hausse de la demande évaporative, etc.).
Résultat principal : la circulation joue un rôle substantiel dans le dessèchement estival observé. Ces anticyclones plus fréquents et persistants réduisent les précipitations et renforcent aussi la composante thermodynamique (davantage de rayonnement, températures plus élevées, évapotranspiration accrue). La tendance dynamique est hétérogène spatialement (sécheresse plus marquée en Europe centrale et orientale, avec des nuances ailleurs).
nature.comImplications importantes L’étude souligne une forte incertitude pour les projections futures du climat hydrique européen. Si les tendances de circulation observées depuis les années 1980 sont en partie forcées (liées au changement climatique anthropique), le dessèchement lié à la circulation pourrait se poursuivre. Si elles relèvent surtout de la variabilité interne du climat, on pourrait au contraire observer un retournement qui atténuerait partiellement le dessèchement thermodynamique. Les modèles peinent encore à bien contraindre ces évolutions de circulation.
nature.comEn résumé, une part majeure (≈55 %) de la tendance à la sécheresse estivale européenne depuis 1980 s’explique par des changements de régimes de temps (plus d’anticyclones persistants, moins de perturbations pluvieuses), et pas uniquement par le réchauffement thermodynamique direct. C’est une contribution utile pour mieux comprendre les mécanismes et les incertitudes associées.
autrefois, le Ciel rappelait l’empereur à l’ordre ; désormais, l’État invoque le Ciel (ou plutôt le climat) pour rappeler le citoyen à l’ordre.
Dans la Chine impériale, le mandat du Ciel (天命) faisait de l’empereur le responsable ultime de l’harmonie cosmique. Les rituels au Temple du Ciel (天坛) à Pékin n’étaient pas de simples cérémonies symboliques : l’empereur y priait pour des récoltes abondantes et un climat favorable. Sécheresses, inondations ou épidémies n’étaient pas vues comme des hasards météorologiques, mais comme des signes que le souverain avait perdu la vertu nécessaire à gouverner. Cela pouvait légitimer des réformes, des repentances publiques… ou, dans les cas extrêmes, la chute d’une dynastie.Aujourd’hui, la logique s’est inversée sur un point essentiel. Les canicules (et plus largement les événements climatiques extrêmes) sont bel et bien entrées dans le champ des préoccupations étatiques — ce qui n’est pas en soi nouveau ni illégitime : un État moderne a des responsabilités en matière de prévention, d’infrastructures et de protection des populations vulnérables. Ce qui change, c’est le sens de la relation. Là où jadis la catastrophe jugeait le pouvoir, le pouvoir contemporain tend de plus en plus à instrumentaliser la catastrophe pour élargir son emprise.On le voit dans plusieurs registres :
Discours qui présentent chaque épisode de chaleur comme une preuve de l’urgence absolue justifiant des mesures exceptionnelles.
Extension progressive de la réglementation dans des domaines auparavant privés (consommation énergétique, mobilité, habitat, habitudes alimentaires).
Tendance à traiter la population non comme des citoyens capables de s’adapter, mais comme un ensemble de comportements à orienter, surveiller et corriger.
Le contraste est net : autrefois, le Ciel rappelait l’empereur à l’ordre ; désormais, l’État invoque le Ciel (ou plutôt le climat) pour rappeler le citoyen à l’ordre.Cela ne signifie pas que les vagues de chaleur n’existent pas, ni qu’elles ne méritent aucune réponse publique. Mais la question que soulève votre formule reste pertinente : dans quelle mesure la canicule sert-elle réellement à protéger les vies… et dans quelle mesure sert-elle à les administrer davantage ?
D’un côté, le code forestier impose l’obligation légale de débroussaillement (OLD) dans les zones à risque : nettoyer la végétation basse autour des habitations (rayon de 50 m, parfois 100 m), le long des routes, créer des discontinuités de combustible, entretenir les pistes, retirer une partie du bois mort, etc. L’idée est simple : réduire la charge de combustible pour ralentir la propagation du feu et faciliter l’accès des pompiers.
Des rapports montrent que 90 % des maisons détruites se trouvaient sur des terrains mal ou non débroussaillés, et que le taux d’application des OLD reste historiquement faible (autour de 30-50 %).De l’autre, le code de l’environnement (notamment l’article L. 411-1, transposition des directives européennes « Habitats » et « Oiseaux ») protège les espèces et leurs habitats « potentiels ». Cela se traduit par des restrictions fortes sur les travaux forestiers, surtout entre mi-mars et mi-août (période de nidification), des exigences de dérogations, des inventaires, et l’intervention possible de l’Office français de la biodiversité (OFB) sur signalement. Les forestiers et exploitants décrivent une superposition de zonages (Natura 2000, ZNIEFF, etc.) et d’arrêtés préfectoraux qui multiplient les jours d’interdiction de travail et alourdissent la charge administrative.Résultat : des situations que les professionnels qualifient d’« ubuesques ».
On cite des cas où le débroussaillement ou une coupe a été retardé ou annulé pour protéger une tortue d’Hermann, un oiseau nicheur ou un habitat potentiel… puis le feu a tout brûlé, y compris les espèces que l’on voulait préserver.
Oui, en 2024, sous le gouvernement de Gabriel Attal (alors Premier ministre), des crédits ont été annulés, ce qui a conduit à renoncer à la commande de deux Canadair supplémentaires pour la Sécurité civile française. C’est confirmé par des rapports parlementaires (de gauche et de droite) et par la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC).
Les faits principaux
Décret du 21 février 2024 : Signé par Gabriel Attal, il a annulé environ 52,8 à 53 millions d’euros de crédits du programme 161 (sécurité civile). Ces sommes étaient destinées à l’acquisition de deux Canadair supplémentaires. tf1info.fr
Le calendrier initial prévoyait quatre Canadair en 2024. Seuls deux ont finalement fait l’objet d’une contractualisation. La sénatrice LR Françoise Dumont (avis PLF 2025) et un rapport des députés Damien Maudet (LFI) et Sophie Pantel (PS, juillet 2025) le confirment : la DGSCGC a dû « renoncer à la perspective de commande de deux Canadair ». La DGSCGC a validé ce point auprès de médias comme TF1. rtl.fr
Le décret lui-même ne mentionne pas explicitement les Canadair, mais les rapports et la confirmation officielle établissent le lien de cause à effet dans un contexte de coupes budgétaires plus larges (environ 10 milliards d’euros au total).
Le diptyque La Bataille de Gaulle d’Antonin Baudry (sorti en 2026, avec L’Âge de fer en juin et J’écris ton nom fin juin) est un blockbuster historique français ambitieux. Il retrace le parcours de Charles de Gaulle de 1940 à 1944, adapté du livre de l’historien Julian T. Jackson De Gaulle : une certaine idée de la France. Au-delà de l’épopée de la Résistance, le film met en lumière les tensions profondes entre de Gaulle et les Alliés, en particulier les États-Unis de Franklin D. Roosevelt. Il montre une Amérique qui voit la France vaincue comme une puissance secondaire, voire un territoire à administrer.
Une France « hors jeu » aux yeux de WashingtonDès le premier volet, le film installe le contexte de juin 1940 : la France s’effondre et signe l’armistice. De Gaulle (Simon Abkarian), encore peu connu, fuit à Londres pour continuer le combat. Les Britanniques (via Churchill, incarné par Simon Russell Beale) lui offrent un soutien prudent, mais les Américains restent distants. Roosevelt, encore isolationniste au début, préfère miser sur le régime de Vichy et le maréchal Pétain, jugé plus « stable » et contrôlable.
Le deuxième volet, J’écris ton nom, creuse cette opposition. Il montre explicitement comment les États-Unis, une fois entrés en guerre, entendent redessiner l’ordre mondial avec la Grande-Bretagne et l’URSS, en reléguant la France au rang de puissance mineure. Roosevelt voit de Gaulle comme un gêneur arrogant, non élu et incontrôlable. Il pousse Churchill à s’en débarrasser et préfère le général Henri Giraud, plus docile, pour diriger les forces françaises en Afrique du Nord.
Le film illustre ce bras de fer diplomatique : de Gaulle, avec une poignée d’hommes et peu de moyens, s’impose face à des Alliés qui le considèrent comme un personnage secondaire. Les scènes à Alger et à Londres soulignent les manœuvres américaines pour marginaliser la France libre.
Le projet d’administration américaine de la France libéréeL’un des points les plus forts (et controversés) du film est la révélation des plans américains pour la France après le Débarquement. Roosevelt envisageait une administration militaire alliée (AMGOT-like) sur le territoire français, avec des officiers américains envoyés pour contrôler les préfectures et gouverner temporairement. La France serait traitée comme un pays occupé, en attendant des élections supervisées par Washington.
tf1info.frLe film montre de jeunes officiers américains préparant cette tutelle, une séquence rare au cinéma. De Gaulle s’y oppose farouchement, refusant que la France sorte de l’Histoire ou devienne une « vassale ». Cette résistance permet d’éviter cette tutelle. Le message est clair : sans de Gaulle, la France risquait de perdre sa souveraineté au profit d’une Amérique qui se voyait déjà comme « gendarme du monde ».
Ce récit fait écho à des documents historiques réels (accords Clark-Darlan, méfiance de Roosevelt envers de Gaulle) et à des documentaires comme De Gaulle, l’homme à abattre, qui détaillent les efforts américains pour contourner ou affaiblir le Général sur trois décennies.
fr.wikipedia.orgUn regard français sur l’Histoire, contre le narratif américain dominantAntonin Baudry assume un point de vue assumé : le film ne montre pas le Débarquement à la manière hollywoodienne (Band of Brothers, Saving Private Ryan) mais se concentre sur les intrigues politiques et la bataille pour la légitimité française. Il critique implicitement le « narratif américain » qui domine depuis 1945 — celui des libérateurs sauveurs — et rappelle que l’amitié franco-américaine n’a pas toujours été synonyme d’égalité.
gqmagazine.frLe réalisateur souligne dans des interviews que l’Europe vit depuis des décennies dans une histoire écrite par les Américains. Ce film vise à rééquilibrer les perspectives en affirmant une « certaine idée de la France » indépendante.
Sorti en pleine période de débats sur la souveraineté européenne et les relations transatlantiq interroge : les États-Unis voient-ils encore la France et l’Europe comme des partenaires égaux, ou comme des zones d’influence ? De Gaulle incarnait le refus de la vassalité, un thème qui résonne aujourd’hui.
Malgré quelques libertés historiques critiquées par des historiens (simplifications, dramatisation), le film réussit à rendre accessible une page méconnue : la « bataille » diplomatique de De Gaulle contre les Alliés eux-mêmes. Il rappelle que la Libération ne fut pas seulement militaire, mais aussi une lutte pour que la France reste une puissance souveraine face à l’hégémonie américaine naissante.
En conclusion, La Bataille de Gaulle ne diabolise pas les États-Unis, alliés indispensables contre le nazisme, mais révèle une attitude pragmatique et impériale : une Amérique prête à marginaliser la France pour servir ses intérêts géopolitiques. Un rappel puissant que l’indépendance nationale se conquiert aussi contre ses amis. Un grand film patriotique et stimulant, à voir pour comprendre les racines de la « certaine idée de la France ».
Le plan AMGOT (Allied Military Government of Occupied Territories)Les Américains (sous Roosevelt) avaient prévu d’administrer la France libérée comme un territoire occupé, avec :
Une administration militaire alliée (AMGOT).
Des francs « alliés » imprimés aux USA (considérés comme de la fausse monnaie par de Gaulle).
Une division potentielle de la France en zones d’occupation.
Et si la France n’avait pas été admise au banquet de la victoire ? Occupée militairement par les troupes alliées régnant en maîtres, administrée par des officiers anglo-américains nommant les maires ou les fonctionnaires, son économie « dollarisée », pleurant un strapontin à l’ONU ? Pour peu politiquement correcte qu’elle paraisse en ces jours de co-célébration, l’hypothèse était bel et bien envisagée et même un peu plus. Deux grains de sable : de Gaulle, et les Français.
Si le débarquement du 6 juin 1944 devait rester dans l’histoire de France synonyme de « libération », tel n’était pas son but initial. C’est au début de 1943, alors que la guerre a basculé à l’Est par la victoire soviétique décisive de Stalingrad, que le principe de l’opération « Overlord » (« Suzerain ») est arrêté par Roosevelt et Churchill. L’objectif n’en est évidemment pas les bocages normands ni Paris ni Strasbourg mais Berlin, qu’il convient de ne pas laisser à Staline.
Puissance déchue, le sort de la France n’est pas le souci majeur des futurs vainqueurs qui entretiennent en outre des relations tumultueuses avec l’incontrôlable Général de Gaulle. Intéressés au devenir de l’Europe d’après-guerre, ceux-ci ne peuvent cependant s’en désintéresser complètement. L’Allemagne et ses serviteurs vichyssois disparus, elle ne doit ni sombrer dans l’anarchie ni, pire encore, tomber entre les mains des communistes que l’on sait particulièrement actifs dans la résistance. Assez tôt, les alliés se sont préoccupés de son administration.
Défiance
De Gaulle et Churchill en 1940
Dès 1941-1942, Washington prévoit d’imposer à la France le même régime qu’aux futurs … vaincus (Italie, Allemagne, Japon) : un statut de protectorat. Celui-ci sera régi par un pouvoir de circonstance, «Allied Military Government of Occupied Territories » (Gouvernement militaire allié des territoires occupés) dont l’acronyme devait rester : l’AMGOT.
Testée en Italie en 1943, cette structure, a pour vocation d’administrer, sous contrôle anglo-américain, les zones reprises aux Allemands. Des centaines de cadres sont formés dans ce but par une académie basée à Charlottesville, en Virginie. Son rôle reste d’actualité à la veille du débarquement de Normandie malgré la montée en puissance et la légitimation de la Résistance intérieure et extérieure. Une obstination souvent attribuée aux réticences – c’est une litote – américaines envers la mouvance gaullienne.
Peu francophile en général, Roosevelt ne cache guère son aversion profonde envers le chef de la France libre, qu’il qualifie d’ « apprenti dictateur » et considère comme un petit général de brigade prétentieux, voire un jouet des communistes. De la (tardive) entrée en guerre des États-Unis jusqu’à la fin 1944, il ne le dédaigne pas seulement mais s’efforce d’en éloigner Winston Churchill (qui comprend mieux, en dépit des orages, l’homme du 18 juin), avec d’autant plus de succès que les sujets de discordes se multiplient au fil du conflit : participation aux décisions et plus encore sort de l’Empire, dont la libération est un enjeu militaire mais aussi économique intéressant les Anglo-saxons.
Avant et après leur prise de contrôle de l’Afrique du Nord (Opération Torch, novembre 42), les alliés – Américains, en particulier – s’y appuient sur des personnalités hostiles à de Gaulle, voire ouvertement issues du régime de Vichy (Weygand, Giraud, Darlan, Pucheu). Leur échec et les succès sur ce point de l’exaspérant général (qui écarte ses rivaux et fait reconnaître son autorité) ne les amènent pas à beaucoup plus de bienveillance à son endroit ni (pour les États-Unis, surtout) de lucidité envers les pétainistes. Washington maintiendra jusqu’au bout – après même les débarquements de 1944 – un ambassadeur – l’amiral Leahy, ami du maréchal Pétain – auprès du gouvernement de Vichy qu’il ne cesse jamais de considérer comme un interlocuteur.
Pression
Quelques semaines avant l’opération Overlord, la place de de Gaulle est à l’inverse toujours niée de Roosevelt qui fait même interdire, par intention vexatoire plus que par sécurité, les messages chiffrés entre Londres et Alger, les deux bases de son « gouvernement ».
Roosevelt et Churchill en 1942
Le Président démocrate ne peut cependant ignorer totalement une opinion publique et une presse américaines bien plus favorables – souvent admiratives – à la France combattante de l’intérieur et extérieur et à son chef désormais reconnu par tous les courants républicains (grâce, en particulier, à l’action de Jean Moulin).
Un peu à contrecœur, il se résout à lui faire discrètement transmettre en mai une invitation à se rendre aux États-Unis. De Gaulle s’offre le luxe de tergiverser, et en raison du cours de la guerre, elle ne sera honorée qu’au début de l’été.
La pression est forte également en Grande-Bretagne. A un député qui le harcèle le 19 avril à la Chambre des Communes pour savoir si « oui ou non » les alliés vont traiter avec le CFLN (Comité français de libération nationale, organisation créée à Alger en 1943 et dirigée par De Gaulle), le ministre des Affaires étrangères Anthony Eden lâche finalement : « yes Sir ».
L’AMGOT pourtant, reste virtuellement opérationnelle. Deux-cents officiers environ ont été préparés à Charlottesville à l’administration des zones libérées. Une monnaie de papier, surtout est imprimée, issue dans sa forme du dollar mais frappée du drapeau français et appelée « franc ». La devise « liberté, égalité, fraternité » et le mot « France » y figurent mais pas celui de « République », ce qui n’a rien de fortuit : « Comment savez-vous quel type de gouvernement il y aura en France après la guerre ? Peut-être sera-ce un empire ou encore une monarchie », avait ironiquement fait valoir Roosevelt.
“Nous ou le chaos“
Exaspéré d’être tenu à l’écart du débarquement, suspectant à juste titre les Anglo-saxons de préparer une mise sous tutelle de la France libérée, de Gaulle se raidit. « Nous ne demandons rien, indique t-il à son ambassadeur auprès de la Grande-Bretagne, Pierre Viénot. Il y a nous, ou bien le chaos. Si les alliés de l’Ouest provoquent le chaos en France, ils en auront la responsabilité et […] seront les perdants ». Pour que les choses soient claires, le CFLN devient le 2 juin « Gouvernement Provisoire de la République Française (GPRF) ». Le 4 juin, alors que les troupes alliées – et, cette fois, notamment françaises – entrent dans Rome, de Gaulle rencontre Churchill dans son train bloqué près de la gare de Porthsmouth.
Recto et verso de billet de banque de l’AMGOT
D’abord baignée de l’euphorie de la victoire pressentie, la conversation devient presque violente lorsque le Premier ministre britannique évoque le rôle incertain de son GPRF. « Je n’ai rien à demander dans ce domaine aux États-Unis d’Amérique, s’étrangle De Gaulle, non plus qu’à la Grande-Bretagne. (…) Je note que les gouvernements de Londres et de Washington ont pris leurs dispositions pour se passer d’un accord avec nous.(…) Les troupes qui s’apprêtent à débarquer sont munies d’une monnaie soi-disant française que le Gouvernement de la République ne reconnaît absolument pas (…) Comment voulez-vous que nous traitions sur ces bases ? ( …) Allez, faites la guerre avec votre fausse monnaie ! ».
La réplique de Churchill est non moins historique : « Sachez-le, chaque fois qu’il nous faudra choisir entre l’Europe et le grand large, nous serons toujours pour le grand large. Chaque fois qu’il me faudra choisir entre vous et Roosevelt, je choisirai toujours Roosevelt ». Sa fureur contre de Gaulle augmente encore le lendemain. Il faut, dit-il que le commandement « le mette dans un avion et qu’il le renvoie à Alger, enchaîné si nécessaire. Il ne faut pas le laisser rentrer en France ».
Le 6 juin, la déclaration d’Eisenhower (Commandant en chef des Forces alliées) aux « Peuples libérés d’Europe occidentale» et lancée en France sous forme de tracts en vingt millions d’exemplaires affirme sa seule autorité sans aucune mention du GPRF : « Quand la France sera libérée de ses oppresseurs, dit-elle au contraire, vous choisirez vous-mêmes vos représentants ainsi que le Gouvernement sous l’autorité duquel vous voudrez vivre ».
L’appel du Général de Gaulle prononcé le même jour sur les ondes de la BBC est, lui, assez elliptique sur le fait que le débarquement est l’œuvre, pour l’essentiel, de ses alliés anglo-saxons : « La bataille suprême est engagée… C’est la bataille de France et c’est la bataille de la France. Les consignes données par le gouvernement français et par les chefs français qu’il a qualifiés [doivent être] exactement suivies ».
Pragmatisme
Or, la France combattante avait aussi minutieusement préparé sa prise de pouvoir. Outre la sympathie et les compétences sur lesquelles elle savait pouvoir s’appuyer, outre l’appui de la Résistance intérieure, elle avait depuis près d’un an veillé à la formation de cadres pour remplacer l’administration vichyssoise déchue.
Le capitaine de corvette Philippe Kieffer à la tête de ses fusiliers marins commandos, premiers et seuls Français à débarquer le 6 juin 1944.
À mesure que des parcelles de territoire sont libérées, les autorités reconnaissant le GPRF s’installent sans difficulté, exerçant la réalité du pouvoir.
Mal préparés aux réalités françaises, sans appui dans les populations locales, les agents de l’AMGOT sont en revanche réduits à une figuration errante. Pragmatique et constatant que l’ordre règne, le général autant que politicien Eisenhower renonce relativement vite à l’administration militaire de la France.
Quant à la « fausse monnaie », qualifiée par François Coulet (premier Commissaire de la République mis en place par De Gaulle) de « drôles de dollars décorés d’un drapeau français », nul n’en veut de bon gré.
Billet de 100 francs émis par les Etats-Unis
Son cours initialement imposé par les autorités militaires lui vaut une modeste diffusion dans la population normande mais elle est vite retirée de la circulation, servant quelques mois plus tard à payer … les impôts.
Accueilli sous les acclamations le 14 juin à Bayeux, De Gaulle peut passer début juillet à un autre voyage, moins symbolique mais presque aussi important : sa réception officielle aux États-Unis. Grand succès diplomatique, médiatique et même populaire, il contribue à asseoir sa stature internationale.
La libération de Paris « par les siens » le 25 août et le triomphe personnel de De Gaulle qu’il consacre libère l’horizon. Son gouvernement est – enfin – reconnu par la Grande-Bretagne, l’URSS et …les États-Unis d’Amérique le 23 octobre 1944. Dans le récit en construction, l’AMGOT n’est plus qu’un épisode recouvert par l’épopée, et ses banknotes des pièces rares pour les collectionneurs.
La déclaration d’Eisenhower
Peuples de l’Europe occidentale
Le Général Eisenhower le 6 juin 1944
Les troupes des Forces Expéditionnaires Alliées ont débarqué sur les côtes de France. Ce débarquement fait partie du plan concerté par les Nations unies, conjointement avec nos grands alliés Russes, pour la libération de l’Europe.
C’est à vous tous que j’adresse ce message. Même si le premier assaut n’a pas eu lieu sur votre territoire, l’heure de cette libération approche.
Tous les patriotes, hommes ou femmes, jeunes et vieux, ont un rôle à jouer dans notre marche vers la victoire finale. Aux membres des mouvements de Résistance dirigés de l’intérieur ou de l’extérieur, je dis : «Suivez les instructions que vous avez reçues !». Aux patriotes qui ne sont point membres de groupes de Résistance organisés je dis : «Continuez votre résistance auxiliaire, mais n’exposez pas vos vies inutilement : attendez l’heure où je vous donnerai le signal de vous dresser et de frapper l’ennemi. Le jour viendra où j’aurai besoin de votre force unie». Jusqu’à ce jour, je compte sur vous pour vous plier à la dure obligation d’une discipline impassible.
Citoyens Français :
Je suis fier de commander une fois de plus les vaillants soldats de France. Luttant côte à côte avec leurs Alliés, ils s’apprêtent à prendre leur pleine part dans la libération de leur Patrie natale. (…)
Comme Commandant Suprême des Forces Expéditionnaires Alliées, j’ai le devoir et la responsabilité de prendre toutes les mesures nécessaire à la conduite de la guerre. Je sais que je puis compter sur vous pour obéir aux ordres que je serai appelé à promulguer.
L’administration civile de la France doit effectivement être assurée par des Français. Chacun doit demeurer à son poste, à moins qu’il ne reçoive des instructions contraires. Ceux qui ont fait cause commune avec l’ennemi et qui ont ainsi trahi leur patrie, seront révoqués. Quand la France sera libérée de ses oppresseurs, vous choisirez vous-même vos représentants ainsi que le Gouvernement sous l’autorité duquel vous voudrez vivre. (…)
Ce débarquement ne fait que commencer la campagne d’Europe occidentale. Nous sommes à la veille de grandes batailles. Je demande à tous les hommes qui aiment la liberté d’être des nôtres. Que rien n’ébranle votre foi. Rien non plus n’arrêtera nos coups. Ensemble, nous vaincrons.
Le discours du Général de Gaulle le 6 juin 1944
Le général de Gaulle s’est rendu en Angleterre le 3 juin 1944 pour assister au commencement des opérations alliées de débarquement en France. Le 6 juin 1944, il s’adresse au pays par la radio depuis Londres.
De Gaulle au micro de la BBC durant la guerre (date inconnue)
La Bataille suprême est engagée !
Après tant de combats, de fureurs, de douleurs, voici venu le choc décisif, le choc tant espéré. Bien entendu, c’est la bataille de France et c’est la bataille de la France !
D’immenses moyens d’attaque, c’est-à-dire pour nous, de secours, ont commencé à déferler à partir des rivages de la vieille Angleterre. Devant ce dernier bastion de l’Europe à l’ouest fut arrêté naguère la marée de l’oppression allemande. Voici qu’il est aujourd’hui la base de départ de l’offensive de la liberté. La France, submergée depuis quatre ans, mais non point réduite, ni vaincue, la France est debout pour y prendre part.
Pour les fils de France, où qu’ils soient, le devoir simple et sacré est de combattre par tous les moyens dont ils disposent. Il s’agit de détruire l’ennemi, l’ennemi qui écrase et souille la patrie, l’ennemi détesté, l’ennemi déshonoré.
L’ennemi va tout faire pour échapper à son destin. Il va s’acharner sur notre sol aussi longtemps que possible. Mais, il y a beau temps déjà qu’il n’est plus qu’un fauve qui recule. De Stalingrad à Tarnapol, des bords du Nil à Bizerte, de Tunis à Rome, il a pris maintenant l’habitude de la défaite.
Cette bataille, la France va la mener avec fureur. Elle va la mener en bon ordre. C’est ainsi que nous avons, depuis quinze cents ans, gagné chacune de nos victoires. C’est ainsi que nous gagnerons celle-là.
En bon ordre ! Pour nos armées de terre, de mer, de l’air, il n’y a point de problème. Jamais elles ne furent plus ardentes, plus habiles, plus disciplinées. L’Afrique, l’Italie, l’océan et le ciel ont vu leur force et leur gloire renaissantes. La Terre natale les verra demain !
Pour la nation qui se bat, les pieds et les poings liés, contre l’oppresseur armé jusqu’aux dents, le bon ordre dans la bataille exige plusieurs conditions.
La première est que les consignes données par le Gouvernement français et par les chefs français qu’il a qualifiés pour le faire soient exactement suivies.
La seconde est que l’action menée par nous sur les arrières de l’ennemi soit conjuguée aussi étroitement que possible avec celle que mènent de front les armées alliées et françaises. Or, tout le monde doit prévoir que l’action des armées sera dure et sera longue. C’est dire que l’action des forces de la Résistance doit durer pour aller s’amplifiant jusqu’au moment de la déroute allemande.
La troisième condition est que tous ceux qui sont capables d’agir, soit par les armes, soit par les destructions, soit par le renseignement, soit par le refus du travail utile à l’ennemi, ne se laissent pas faire prisonniers. Que tous ceux-là se dérobent d’avance à la clôture ou à la déportation ! Quelles que soient les difficultés, tout vaut mieux que d’être mis hors de combat sans combattre.
La bataille de France a commencé. Il n’y a plus, dans la nation, dans l’Empire, dans les armées, qu’une seule et même volonté, qu’une seule et même espérance. Derrière le nuage si lourd de notre sang et de nos larmes voici que reparaît le soleil de notre grandeu
Sous François Hollande, la France connaissait la malédiction de la pluie : dès qu’il sortait, le ciel se couvrait, les parapluies fleurissaient et les barbecues annulaient. On l’appelait « l’homme qui faisait pleuvoir les plans sociaux et les giboulées ».Puis est arrivé Emmanuel Macron. D’un claquement de doigts présidentiel, il a inversé la malédiction climatique. Fini la flotte. Désormais, c’est canicule mode premium. Il suffit qu’il parle d’écologie pour que le thermomètre explose, que les records tombent et que les Français se mettent à rêver de clim comme d’un droit fondamental.Hollande nous noyait sous les averses. Macron nous fait fondre comme du beurre au soleil. Entre le roi de la pluie et l’empereur de la braise, on aura tout connu… sauf un climat normal. Bienvenue en France, où même la météo est devenue une opposition politique.
La carte ci-dessous, en bas à gauche, montre l’anomalie de l’altitude géopotentielle à 500 mb à 18z. Les lignes de contour rappellent la forme Ω en raison d’une énorme dorsale de haute pression dans la troposphère moyenne, qui est coincée entre deux systèmes de basse pression à l’est et à l’ouest.
L’air chaud du Sahara a été transporté horizontalement — c’est-à-dire par advection — vers le nord en Europe occidentale en raison d’un flux anticyclonique (dans le sens horaire), et tandis que cette masse d’air se déplace vers le nord, elle est comprimée adiabatiquement sous la dorsale où l’air s’enfonce
. Ce processus est naturel et n’a absolument rien à voir avec le changement climatique ou les émissions de gaz à effet de serre.
L’Europe a connu une quantité inhabituelle de ces événements de chaleur extrême depuis 2019, mais la plupart des autres régions du globe non.
L’explication la plus probable est l’augmentation du rayonnement solaire absorbé au sol en raison de la couverture nuageuse stratiforme réduite à basse et moyenne altitude (ensoleillement accru), dont une partie est probablement due à la concentration réduite d’aérosols atmosphériques résultant des strictes réglementations anti-pollution de l’UE.
L’augmentation globale de la « température moyenne mondiale » (qui affecte principalement les minimales nocturnes) a peu ou rien à voir avec cet événement. Il s’agit principalement de systèmes météorologiques en mouvement. Quand vous avez un système chaotique avec deux fluides turbulents qui interagissent entre eux (l’atmosphère et l’océan), des choses folles peuvent se produire.
Bien sûr, vous ne recevrez jamais ces explications des gros titres sensationnalistes des médias et des journaux télévisés grand public. Il serait opportun de se demander pourquoi on les appelle des moyens d’« information » !