Au moment où le prix du pétrole s’envole la priorité absolue de Zélensky et Macron et d’empêcher la Russie d’exporter du pétrole et de faire baisser les prix

France’s President Emmanuel Macron (R) welcomes Ukraine’s President Volodymyr Zelensky at the Elysee Palace in Paris, on January 6, 2026, prior to the Coalition of the Willing summit on security guarantees for Ukraine. The summit of the group of Ukraine supporters dubbed the « Coalition of the Willing » is the latest of several meetings planned for the new year as diplomatic efforts to end Europe’s deadliest conflict since World War II have gained pace in recent weeks. (Photo by Ludovic MARIN / AFP)

Oui, au moment où le prix du pétrole s’envole (Brent autour de 110-120 $ le baril en mars 2026, avec des pics plus hauts dus à la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran dans le cadre de la guerre avec les USA/Israël), la priorité absolue de Zelensky et Macron reste bien d’empêcher la Russie d’exporter librement son pétrole et de maximiser la pression sur ses revenus, malgré le contexte qui rend cela paradoxal et politiquement coûteux.

la fermeture (ou plutôt la quasi-fermeture effective) du détroit d’Ormuz depuis fin février 2026, suite à l’escalade de la guerre entre la coalition américano-israélienne et l’Iran, est un vrai coup dur pour l’économie mondiale… mais pas forcément « malin » du point de vue de la stratégie anti-russe de Macron et Zelensky. Au contraire, ça complique leur priorité numéro un : étrangler les revenus pétroliers de la Russie.Voici pourquoi c’est un double tranchant pour eux :

  • Effet pervers immédiat : Le blocage a fait exploser les prix du pétrole (baril Brent > 100 $ récemment, avec des pics à 115 $ et des anticipations à 150 $ si ça dure). La Russie en profite énormément car :
    • Son brut (Urals) devient plus attractif et compétitif pour les acheteurs comme l’Inde, la Chine ou d’autres pays non-alignés.
    • Les exportations russes via la « flotte fantôme » (shadow fleet) se vendent mieux et plus cher, malgré les sanctions.
    • Moscou a vu une hausse de la demande pour son pétrole « sanctionné », ce qui booste ses revenus de guerre – exactement l’inverse de ce que veulent Macron et Zelensky.
  • Position ferme de Macron et du G7 : Macron l’a répété plusieurs fois ces derniers jours (notamment lors de la visioconférence G7 du 11 mars) : le blocage d’Ormuz « ne justifie en aucun cas de lever les sanctions » contre la Russie. Il a exclu toute assouplissement, même sous pression américaine (Trump a évoqué temporairement lever certaines restrictions russes pour stabiliser les marchés). L’UE et le G7 maintiennent le price cap, les listes noires sur la shadow fleet, et préparent même un renforcement (interdiction totale de services maritimes pour les tankers russes).
  • Mesures compensatoires : Pour atténuer la crise énergétique mondiale :
    • L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a débloqué 400 millions de barils des réserves stratégiques (équivalent à 20-30 jours de flux via Ormuz).
    • Macron a salué ça comme un « signal au marché » pour calmer les prix, tout en appelant à une mission internationale « purement défensive » pour rouvrir le détroit une fois la guerre calmée.
    • Mais ça reste une rustine temporaire ; les prix repartent à la hausse dès que les marchés doutent.
  • Pour Zelensky et Macron : Leur réunion de vendredi 13 mars à l’Élysée portera justement sur le renforcement de la pression sur la Russie, notamment contre la flotte fantôme pétrolière. Ils veulent accélérer les saisies de tankers russes, baisser encore le price cap (déjà à ~44 $ pour le brut Urals), et interdire plus de services (assurance, etc.) pour compenser le « bonus » que la Russie tire de la crise Ormuz.

Les « récalcitrants » ou voix discordantes :

  • Hongrie (Orbán) et Slovaquie : Les plus opposés. Orbán a écrit aux leaders UE pour suspendre les sanctions sur l’énergie russe face à la flambée des prix (Ormuz). Ils bloquent le 20e paquet (veto). Ils dépendent encore du pipeline Druzhba (endommagé en janvier, réparations lentes), et ont des exemptions partielles. Ils veulent reprendre les flux russes pour baisser les prix domestiques.
  • Grèce, Chypre, Malte : Inquiets pour leurs industries maritimes (assurance, shipping). Ils craignent que le bannissement total des services profite à la concurrence (Inde, Chine) et renforce paradoxalement la shadow flee
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Les socialo escrologisto macroniens devraient se cacher dans un égout après le désastre énergétique qu’ils ont provoqué et qu’ils perpétuent

“L’abandon du programme Astrid restera dans l’histoire comme un modèle de stupidité ou de cynisme”, l’ex Haut Commissaire a l’énergie atomique ne mâche pas ses mots devant la Commission d’enquête parlementaire..

https://t.co/aC3SRBz5OK

@fmomboisse

“La gestion de l’intermittence des #enr et leur déploiement massif conjugué à la perte de capacités pilotables conduit à une dépendance grave vis-à-vis du gaz”.. ci-dessous le lien vers la vidéo de l’audition. A écouter sans modération.;) http://videos.assemblee-nationale.fr/video.12555849_638655cbdebe4.souverainete-et-independance-energetique-de-la-france–m-yves-brechet-ancien-haut-commissaire-a-l-29-novembre-2022

Après l’audition de l’ex Haut Commissaire à l’énergie atomique, l’avis d’experte d’

@alicecoffin s’impose..

Ceux qui ont commandité l’arrêt du programme Astrid qui créait plusieurs milliers d’années d’électricité en France
à partir du recyclage des déchets nucléaires présents sur le territoire français.

Yves Bréchet, membre de l’Académie des sciences, nous livre sa réflexion après la décision de la France d’arrêter la recherche scientifique pour les réacteurs nucléaires du futur. Un texte sans détour, en exclusivité pour la revue Progressistes.

Par Yves Bréchet*

L’électricité joue un rôle fondamental dans nos sociétés depuis un siècle, et donner accès à ses bénéfices est une signature du développement industriel et sociétal d’un pays. Il s’ensuit naturellement qu’elle ne peut être considérée comme une marchandise parmi d’autres, aussi bien parce qu’elle est difficilement stockable que parce qu’elle nécessite des investissements lourds pour la produire, la transporter, la distribuer. C’est pour cela que dans l’après-guerre, la République française a décidé d’en faire une mission régalienne. Cette décision a permis l’électrification du pays, le développement de l’hydroélectricité et, pour répondre à la crise pétrolière des années 1970, le déploiement du programme électronucléaire Français. Grâce à des serviteurs de l’État exemplaires comme Marcel Boiteux, nous avons hérité d’un parc électrogène et d’un réseau de distribution exceptionnel qui de surcroît positionne la France au meilleur niveau de la lutte contre le réchauffement climatique. Une certaine idéologie a voulu sortir de cette dynamique, qui était issue de la nécessité d’un bien commun, et soumettre l’ensemble aux lois du marché selon le dogme que le marché conduit nécessairement à des solutions optimisées.

Il faudra un jour faire un bilan de cette injonction doctrinaire mais une caractéristique des idéologies, quelles que soient leurs couleurs, est qu’elles sont rétives à la comparaison aux faits. Le découplage de la production et de la distribution pour cause de concurrence européenne, la nécessité de donner accès au parc hydroélectrique lors même qu’il est indispensable et tout juste suffisant pour stabiliser le réseau électrique mis à mal par la pénétration à marche forcée des énergies intermittentes, et plus récemment le choix ahurissant de se séparer de notre industrie des turbines, dans un pays ou l’énergie électrique est à 90 % nucléaire ou hydraulique, devraient suffire pour démontrer à quel point l’État a cessé d’être un État stratège pour devenir un bouchon flottant au fil de l’eau, le courant dominant étant la logique budgétaire, et les turbulences les effets de modes et les pressions électorales, ce qui nous amène fort loin des grands noms qui ont réindustrialisé la France dans l’après-guerre. Ces exemples nous montrent aussi, sans que cela puisse nous rassurer, à quel point cette tendance de fond transcende les partis politiques. La récente décision du gouvernement d’arrêter le projet ASTRID de réacteur à neutrons rapides est un cas d’école de démission de l’État, dans une vision court-termiste dont on peut raisonnablement se demander ce qui l’emporte du désintérêt pour l’intérêt commun ou de l’ignorance patente des aspects scientifiques et industriels de la question.

UN SYSTÈME ÉLECTRIQUE ROBUSTE ET COHÉRENT

Dans le tournant du millénaire, nos prédécesseurs nous ont laissé un système électrique de grande qualité. La France dispose d’un parc électronucléaire de 58 réacteurs qui contribue pour 75 % à sa production d’électricité – un cas exemplaire d’électricité à 90 % décarbonée ! – et qui en fait du pays un des meilleurs élèves de la planète en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Ayant une énergie électrique à 90 % déjà décarbonée, on pourrait penser qu’une véritable politique environnementale pour lutter contre le réchauffement climatique pourrait utiliser les moyens de l’État autrement qu’en essayant de décarboner une électricité déjà décarbonée ! On pourrait même penser que l’électrification du transport et la rénovation thermique des bâtiments pourraient être une priorité. Mais c’est sans doute trop simple pour de puissants esprits formés à l’ENA.

L’énergie nucléaire nécessite une denrée qui n’est pas inépuisable, l’uranium, et génère des déchets à longue durée de vie. Sur ces deux questions les réacteurs à neutrons rapides apportent une réponse techniquement éprouvée : la surgénération, en permettant d’utiliser le plutonium issu du retraitement des combustibles usés, et l’uranium appauvri, sous-produit de l’enrichissement, diviserait par 10 le volume des déchets produits, et assurerait notre autonomie en matière de ressources en uranium et d’autonomie énergétique pour un bon millier d’années au rythme actuel de consommation.

Actuellement, et contrairement à ce que la doxa verte affirme, personne n’est capable de dire quelle proportion d’énergies décarbonées non nucléaires est compatible avec nos sociétés industrielles. Ce n’est pas une question du coût des renouvelables, qui baisse constamment, c’est une question de physique. On ne sait pas quelles sont les capacités de stockage réalistes, on ne sait pas les modifications indispensables du réseau de distribution, on ne sait pas quelle part de production et de consommation localisées est compatible avec un mix énergétique donné, et enfin la production à partir d’énergies fossiles d’une électricité décarbonée rendue possible par un stockage de masse du CO2 est à ce jour un vœu pieux. Dans cette situation, faire le pari qu’on pourra se passer du nucléaire relève plus de la méthode Coué que de la saine gestion politique. La France devrait rester, au moins pour les décennies à venir, un pays à forte composante nucléaire, et c’est d’ailleurs ce qui avait été maintes fois répété par le président Emmanuel Macron. Mais il ne semble pas évident, au moins au vu des dernières décisions, que la cohérence soit une vertu majeure de l’actuelle politique énergétique.

DES CONSÉQUENCES EXIGEANTES POUR UN NUCLÉAIRE DURABLE : LA FERMETURE DU CYCLE

La présence d’une composante importante d’électricité nucléaire impose de regarder en face deux problèmes : la gestion des déchets (l’aval du cycle) et la gestion des ressources. La politique de « fermeture du cycle des matières nucléaires », clé de voûte de la politique électronucléaire responsable depuis presque cinquante ans, vise à éviter l’accumulation des déchets nucléaires, dont le déchet majeur est le plutonium alors que c’est un excellent combustible fissile, et à tirer le maximum d’énergie des matières premières issues du minerai d’uranium. Cette clé de voûte a été pensée par un État stratège soucieux d’assurer au pays, dans le sillage de la crise pétrolière des années 1970, une indépendance énergétique.

C’est aussi une condition pour un nucléaire durable et responsable, et c’est bien là le problème… D’aucuns aimeraient bien que le nucléaire ne soit pas durable, ce qui serait une excellente raison pour en sortir, et ils ont parfaitement compris le point dur que les gouvernants actuels semblent avoir quelques difficultés à comprendre. Il se trouve que les réacteurs à neutrons rapides (RNR) sont capables de brûler tous les isotopes du plutonium, et donc de transformer ce déchet en ressource. Ils peuvent également brûler l’uranium naturel et l’uranium appauvri. Les RNR peuvent donc transformer les déchets, en particulier le plutonium, en ressource, et consommer toutes les matières fissiles issues de la mine. Ce faisant, de facto, les RNR permettent une gestion rationnelle de la ressource « site de stockage profond ». Parmi les différentes possibilités techniques pour réaliser la fermeture du cycle, le RNR à caloporteur sodium est l’option technologique la plus mature. Arrêter le programme des RNR en arguant de solutions de remplacement est au mieux aventureux, au pis malhonnête.

Ne pas fermer le cycle condamnerait, à terme, le nucléaire dans notre pays. Renoncer à cette option sans le dire forcerait la décision politique de façon malhonnête en donnant de facto au nucléaire un statut d’énergie de transition. Garder l’option de fermeture du cycle laisse au contraire possible l’usage du nucléaire dans la proportion qui sera nécessaire car à tout moment le flux de matières entrant et sortant sera équilibré, sans accumulation, comme c’est le cas actuellement de déchets non ultimes. Ne pas fermer le cycle, c’est rendre le nucléaire non durable ni responsable : en faisant ce choix aujourd’hui, on prive demain le politique d’une marge de manœuvre et, de facto, on « décide » à sa place.

Vous me direz que d’avoir fait le choix du nucléaire dans les années 1970 conduit aussi à choisir « à la place » des générations suivantes, tant est difficile la gestion de la longue durée dans ce domaine industriel. Mais c’est un choix fait par les hommes politiques de l’époque en réponse a une crise grave (le choc pétrolier). Par contraste, le choix actuel n’a rien à voir avec la crise mondiale autrement plus grave du réchauffement climatique. Le GIEC, pourtant peu enclin à tresser des lauriers au nucléaire, déclare en 2018 que dans la lutte contre le réchauffement climatique l’énergie nucléaire jouera un rôle essentiel. Ce chapitre du rapport du GIEC a, semble-t-il, du mal à trouver son chemin jusqu’au bureau où s’écrivent les discours enflammés de nos chevaliers blancs du climat.

La fermeture du cycle est une condition indispensable pour un nucléaire durable et responsable, quelle qu’en soit la proportion. Les RNR sodium sont la technologie la plus mature pour réaliser cette fermeture. C’est le prix de l’uranium qui dictera la cinétique de déploiement de cette ressource. Et le jour ou le prix de l’uranium le permettra l’industrie qui sera prête avec une technologie éprouvée aura un avantage concurrentiel considérable. Mais il faut avoir une idée bien singulière de ce qu’est une filière industrielle pour penser qu’on pourra se positionner dans cette course en se contentant d’études papier qui par miracle s’incarneraient dans un objet industriel le moment venu. Une telle idée ne peut germer quand dans l’entrelacs de neurones de hauts fonctionnaires qui, pour reprendre le mot féroce de Rivarol, ont « le terrible avantage de n’avoir jamais rien fait ». C’est pourtant ce que l’arrêt du programme ASTRID signifie : le renoncement à construire, tout en prétendant conserver la compétence.

PENDANT CE TEMPS, AILLEURS DANS LE MONDE…

Au prix d’une pirouette rhétorique, la fermeture du cycle du combustible demeure la politique officielle de la France. Pour faire bonne mesure, on s’offrira quelques études sur des solutions technologiquement moins matures (pour être bien certains qu’elles ne passent jamais à l’étape d’industrialisation), on prétendra faire du multirecyclage en REP (alors que les problèmes de redressement isotopiques du plutonium sont largement non triviaux et que les décideurs industriels le savent… ou devraient le savoir), et par une admirable tartufferie on renoncera à la fermeture du cycle tout en prétendant le conserver. On peut être admiratif de la manœuvre en termes de communication politique sans pour autant considérer qu’elle soit digne d’hommes d’État.

Entre-temps, le monde continue à tourner… et les grandes puissances engagées dans le domaine du nucléaire, et qui ont choisi la fermeture du cycle du combustible comme politique (suivant en cela l’exemple de la France), s’engagent sur la voie de la réalisation concrète de réacteurs à neutrons rapides refroidis au sodium (suivant la France dans ce choix, mais ne l’imitant pas dans ses hésitations et ses inconséquences).

Le premier béton du réacteur RNR-Na chinois CDFR-600 (China Demonstration Fast Reactor de 600 MWe) a été coulé le 29 décembre 2017 à Xiapu, dans la province de Fuijan. Ce réacteur est conçu et construit par CNNC (China National Nuclear Corporation). Le planning actuel prévoit sa mise en service en 2023. Cette construction se déroule dans la prolongation du programme sur les RNR refroidis au sodium qui se déroulait au CIAE (China Institute of Atomic Energy), près de Beijing. C’est dans ce centre que le réacteur CEFR (China Experimental Fast Reactor), un RNR-Na de 65 MWt/20 MWe a été construit, et mis en service en 2010. Ce réacteur a été acheté à la société russe OKBM Africantov qui en avait assuré la conception et la fabrication. Il y a plusieurs années, des négociations avaient également eu lieu à haut niveau quant à l’achat de deux réacteurs BN-800 identiques à celui mis en service en 2016 à Beloïarsk, en Russie. Ce projet d’achat de réacteurs BN-800 semble abandonné. Les relations techniques entre la Chine et la Russie sur les RNR-Na restent cependant très fortes et bien développées. CNNC annonce que les RNR-Na seront la principale technologie déployée en Chine au milieu de ce siècle. Ils prévoient une série de cinq CDFR-600 devant être construits pour 2030, suivie du projet commercial CFR-1000 déjà à l’étude. Concernant le combustible, CNNC annonce que le CDFR-600 utilisera du combustible mixte d’uranium et de plutonium (MOx RNR) avec des performances de 100 GWj/t de taux de combustion. Toutes ces informations étaient connues du gouvernement français au moment de sa décision d’arrêter le projet ASTRID.

Si nous devons aller vers des horizons culturellement plus proches de ceux des princes qui nous gouvernent, prenons l’exemple de la société TerraPower appartenant à Bill Gates. Aux États-Unis TerraPower promeut un concept de RNR-Na appelé Traveling Wave Reactor, dont les dernières évolutions de design sont finalement très proches d’un RNR-Na classique. TerraPower et CNNC ont créé un joint-venture en octobre 2017 pour le codéveloppement du TWR.

Le volontarisme chinois, tout comme l’implication forte de la Russie ou les développements soutenus par Bill Gates semblent bien indiquer que « le train se met en route ». Les Japonais eux-mêmes étaient largement partie prenante du programme ASTRID, témoignant là aussi d’un État stratège. Ce train, celui des réacteurs à neutrons rapides, bénéficie des travaux menés en France depuis 1957 avec le réacteur expérimental Rapsodie à Cadarache, opérationnel en 1969. Malgré l’arrêt de Superphénix (là aussi résultant d’arrangements politiques d’arrière-cuisine), réacteur conduisant au développement du combustible MOx pour utiliser au moins partiellement le plutonium, ces travaux nous positionnaient encore il y a quelques années en tête des grandes nations industrielles sur ce sujet. Mais il semble que, toujours créatifs dans notre capacité à manquer les rendez-vous de l’histoire, la France s’apprêter à descendre d’un train que nous avons contribué à construire, au moment même où il va partir !

COMMENT EN EST-ON ARRIVÉ LÀ ?

Alors que la nécessité de conserver, au moins pendant quelques décennies, un parc électronucléaire important semble comprise par les dirigeants, les conséquences d’une telle décision ne semblent pas avoir été intégrées. Les arguments contre le nucléaire : stockage de grandes quantités de déchets et dépendance vis-à-vis des importations d’uranium, sont rationnellement contraignants dès lors qu’on s’est privé de la solution des réacteurs à neutrons rapides qui permet de les résoudre ! Mais pourquoi se priver de cette solution ? Comme le disait Bossuet, « Dieu se rit des hommes qui se plaignent des effets dont ils chérissent les causes ».

L’argumentaire pour renoncer à la filière RNR est simple, sinon simpliste : le besoin d’utiliser l’uranium appauvri comme combustible n’est pas à courte échéance (il faudrait un triplement du cours de l’uranium pour que les RNR deviennent rentables comme réacteurs électrogènes en comparaison avec les REP standards). Plus sournoisement, la question de requalifier l’uranium appauvri en déchet, qui est la conséquence logique de l’arrêt de la filière à neutrons rapides, ne se posera qu’aux successeurs de ceux qui ont pris la décision. Et, en attendant que les réacteurs rapides deviennent économiquement nécessaires, on parie que les énergies renouvelables auront pris le relai. La baisse des coûts des énergies renouvelables, passant sous silence les questions non résolues de stockage massif et de renforcement du réseau qui contrebalancent ces alléchantes perspectives, sert d’argument pour affirmer que la sortie du nucléaire est inévitable et qu’on trouvera bien une solution pour peu que les financements appropriés soient détournés de la recherche sur le nucléaire à la recherche sur les renouvelables. Autrement dit, on saute de l’avion en espérant bien pouvoir tricoter le parachute avant de s’écraser au sol.

Le raisonnement des Chinois, qui développent aussi massivement les énergies renouvelables, profitant d’ailleurs largement des investissements européens dans ce domaine, est le suivant : si le nucléaire se développe (et il est en train de se développer massivement en Chine, en particulier dans le cadre d’un partenariat… avec la France), les besoins en combustible seront tels que ceux qui maîtriseront les technologies des réacteurs à neutrons rapides auront un avantage concurrentiel majeur. C’est un pari sur la nécessité d’une contribution importante du nucléaire dans la lutte contre le réchauffement climatique. C’est très certainement faux puisqu’ils sont chinois et que nos élites politiques savent toujours tout mieux que tout le monde ! Et qu’importe puisque dans trente ans nous pourrons, si besoin, leur acheter cette technologie dont nous étions les maîtres. Nul doute que, reconnaissants, ils nous l’offriront à bas prix !

On a quand même un peu de mal à voir dans la position actuelle du gouvernement autre chose qu’un exercice comptable ou un calcul politique de verdissement de son image. En renonçant à la filière RNR, les actionnaires seront heureux que l’électricien français ne s’engage pas dans des dépenses pour un futur trop lointain (le futur, voilà un terme bien étrange…). Pour avoir oublié la cohérence d’ensemble du parc électronucléaire, de ses réacteurs et de ses combustibles et de l’ensemble du cycle des matières, c’est le bien commun que l’on est en train, consciemment ou non, de détruire.

Regardons les choses en face et appelons un chat un chat : l’arrêt d’ASTRID est une ânerie historique, le gâchis de soixante-dix années d’investissement de la République, presque 1 milliard d’euros partis en fumée… Mais ce n’est qu’un révélateur parmi d’autres de la déliquescence du tissu industriel de notre pays et la décrépitude du service de l’État.

COMMENT DE TELLES DECISIONS SONT-ELLES POSSIBLES ?

Pour qu’on puisse partir dans de tels errements, un certain nombre de conditions doivent être réunies. Quand les décideurs ont un mode de raisonnement exclusivement comptable, quand ils s’imaginent avoir une stratégie alors qu’ils n’ont qu’une vision, quand ils pensent connaître un sujet dès lors qu’ils savent en faire un discours, quand ils croient qu’il suffit d’un décret pour lancer, arrêter ou relancer une filière industrielle parce qu’ils n’ont plus la moindre idée de ce qu’est un outil industriel, il y a fort à parier que les décisions seront médiocrement instruites. Dans le cas de la décision sur l’arrêt du programme ASTRID, non contents de brader des décennies d’investissement du pays, on tente de minimiser la décision en affirmant que, certes, on ne construira rien mais qu’on conservera les compétences en poursuivant des études. Comme s’il n’était pas évident, en observant les déboires de la filière industrielle ces dernières années, qu’on ne conserve des compétences industrielles qu’en continuant à construire et que c’est l’absence pendant vingt ans de projet nucléaire d’envergure qui a conduit à la situation actuelle. Il faut avoir une bien singulière conception des compétences pour s’imaginer qu’on les conserve par des « études papier » : une telle conception ne peut s’apprendre que dans les plus prestigieuses écoles de formation de nos élites, et par une fréquentation assidue des couloirs des ministères.

Si on peut pardonner au politique de manquer cette vision, et de sacrifier une stratégie a des visées électorales, au moins ont-ils l’excuse de ne pas savoir. Mais quand ils sont servis par des hauts fonctionnaires qui, faute d’avoir jamais pratiqué la science et la technique, allient une incompétence encyclopédique sur les aspects scientifiques et industriels à une mentalité de courtisans qui s’imaginent qu’obéir aux princes est synonyme de servir l’État, les derniers remparts contre les décisions techniquement absurdes cèdent.

CONCLUSION : UN CAS D’ÉCOLE DE L’ÉTAT STRATÈGE À L’ÉTAT CAMÉLÉON

Au-delà de l’erreur stratégique que constitue l’abandon de la filière à neutrons rapide et de l’hypocrisie – ou de l’ignorance – consistant à prétendre garder la politique de fermeture du cycle, le nucléaire sert une fois encore, pour son malheur, de cas d’école pour mesurer la dégradation des capacités de l’État stratège.

À supposer, au bénéfice du doute, que nous ne soyons pas devant un cas de cynisme total et de calculs électoralistes d’arrière-boutique, il nous faut admettre que l’État, au plus haut niveau décisionnel, est incapable d’avoir une vision globale de la question énergétique en général et de la question du nucléaire en particulier. Cette incapacité résulte de l’illusion de savoir quand on ne fait qu’effleurer, qui rend nos décideurs incapables de bénéficier d’analyses scientifiques et techniques dont ils ne ressentent pas même le besoin.

L’État stratège, qui dans les années 1970 a pensé une politique énergétique qui assurait l’indépendance du pays par un usage optimal des ressources, a cédé la place à un État caméléon, qui rend le pays dépendant de la Chine pour le photovoltaïque et le met entre les mains de la Russie pour l’approvisionnement en gaz…, tout en s’autorisant de la lutte contre le réchauffement climatique alors que rien dans cette lutte ne justifie la décroissance de l’énergie nucléaire.

Cette accumulation de contresens donne aux dirigeants actuels, par cette décision d’arrêter le projet ASTRID, le douteux privilège de rentrer dans l’histoire non pas par la grandeur des projets qu’ils pourraient lancer mais par l’incapacité à comprendre la valeur des projets dont ils ont hérité et dont ils décrètent l’arrêt avec une légèreté confondante.

Par charité, on peut mettre cela sur le compte de l’inexpérience, mais alors rappelons-nous la parole de l’Ecclésiaste : « Malheur à la ville dont le prince est un enfant. »

*YVES BRÉCHET est membre de l’Académie des sciences.

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A propos de …

Qu’est ce que le projet ASTRID ?

Le projet ASTRID avait pour objectif la conception et la réalisation d’un réacteur à neutrons rapides de 4ème génération de 600 MWe afin de réaliser une démonstration industrielle des options innovantes retenues pour ce réacteur et de disposer le moment venu d’un retour d’expérience important pour fiabiliser le déploiement d’une filière industrielle. Le projet s’appuyait sur deux piliers : la R&D et les études d’ingénierie. Même si le principe de la technologie est le même que pour Superphénix (lui-même arrêté par le gouvernement Jospin, pour des raisons politiques), ASTRID devait amener la conception des réacteurs précédents aux standards de sûreté les plus modernes, y compris la prise en compte dès la conception des leçons tirées de l’accident de Fukushima. Il devait aussi permettre de prendre le temps du retour d’expérience d’exploitation avant le déploiement industriel et mettre à profit ce retour d’expérience pour améliorer les performances, du combustible par exemple, de sorte d’améliorer la compétitivité d’une future filière. Avant les demandes gouvernementales de réduction budgétaire, le projet impliquait environ 300 temps pleins au CEA et autant du côté des 14 partenaires industriels, en particulier ce qui est aujourd’hui Framatome, mais aussi Bouygues, Alstom et d’autres, avec un budget annuel situé entre 80 et 100 millions d’euros. Fin 2017, plus de 800 M€ avaient déjà été consacrés à ce programme. Le projet, piloté par une équipe d’environ 30 personnes au CEA, a débuté en 2010. L’avant-projet sommaire a été terminé fin 2015 et l’avant-projet détaillé a été lancé début 2016. Cet avant-projet détaillé n’ira pas jusqu’à son terme en raison des décisions prises en 2018.

Qu’est ce que la fermeture du cycle ?

Cette stratégie consiste à utiliser le plutonium conjointement avec l’uranium appauvri, pour en faire un combustible qui, dans le réacteur, régénère le plutonium et in fine, conduit a consommer uniquement de l’uranium appauvri qui de déchet devient ressource. Le cycle actuel effectue ce qu’on appelle le mono-recyclage (c’est le combustible MOX) mais ne peut effectuer de multi-recyclage, le cycle des RNR devait être capable de multi-recycler le plutonium. Le parc actuel de 60GWe, base sur cycle actuel avec mono-recyclage en réacteur à eau pressurisée sous forme de MOX, consomme chaque année 8000 t d’uranium naturel par an, conduisant a 6900 t d’uranium appauvri, 940 tonnes d’uranium de retraitement, 40 tonnes de déchets ultimes (immobilisés dans des matrices de verre), 120 tonnes de combustibles MOX usés (entreposés en piscine actuellement) contenant 7 tonnes de plutonium. La même puissance fournie par un parc de Réacteurs a Neutrons rapide peut fonctionner avec l’uranium appauvri déjà disponible (à raison de 40t/an, le stock actuel de 300000t) et ne nécessite donc pas d’importation minière (pendant 7500 ans !). Et la quantité de déchets ultimes reste de 40t/ans et 10 fois moins de déchets à vie longue (dont le Plutonium est le plus abondant). Avec son « cycle fermé », le RNR utilise environ 100 fois mieux la ressource naturelle que les réacteurs à eau légère comme les REP, stabilise le bilan en Plutonium et ne dégrade pas le bilan en déchets à vitrifier.

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Pour le reste du monde, Macron est…fou, il veut tout seul rouvrir le détroit d’Ormuz

Les lunettes aviator bleues à Davos (pour une « condition oculaire mineure ») + son insistance sur le Groenland (« crazy » pour les tentatives US d’achat) ont relancé et les trolls. Trump l’a moqué publiquement (« What the hell happened? »), et des posts viraux le montrent comme un « clown » ou un « Top Gun wannabe ».

Philippe Murer 🇫🇷
@PhilippeMurer
·
,
Macron est en ce moment même ridiculisé par des comptes X dans le
monde entier !
✅La marine 🇺🇸 dit qu’il est trop dangereux pour elle de débloquer le détroit d’Ormuz, Macron dit qu’il va le faire.

Interrogé sur l’annonce de Macron d’une mission « purement défensive » pour rouvrir progressivement le détroit d’Ormuz, l’ex-analyste de la CIA Larry C. Johnson lâche, perplexe :

« Je n’en ai aucune idée… Je pense qu’il est, vous savez,
réputé être un consommateur de
cocaïne. Peut-être qu’il est en plein trip. »

😁 À ce stade, même les analystes US se demandent si le train de l’Élysée est encore sur les rails.

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La Chine du Grand Bond en Avant: un système où dire la vérité était suicidaire Un désastre écologique et humain. Hier les moineaux, aujourd’hui le CO2

@aileastick1
👇🤨 Le Grand Bond en avant Vs Le Grand Bouleversement.
En 1958, en Chine, le Grand Bond en avant a fait 30 millions de morts, ceci à cause d’une fake news d’État, amplifiée par les médias dociles.
En 2020, la peur du #Covid et la foi aveugle dans l’obligation vaccinale ont à nouveau soumis des millions d’esprits.
Depuis 2023, c’est le climat et le #CO₂ qui servent de nouveaux épouvantails.
Chaque fois, la même mécanique : entre mensonges d’État et propagande médiatique,
Le compteur des victimes continue de grimper… mais tout va bien, c’est pour notre bien .
À croire que l’être humain est condamné à répéter les erreurs du passé, encore et encore.

Le rôle des moineaux (principalement le moineau friquet, Passer montanus) dans le contexte du Grand Bond en avant (1958-1962) en Chine est devenu un symbole emblématique d’une erreur écologique majeure orchestrée par l’État.Tout part de la Campagne des quatre nuisibles (ou « Campagne des quatre fléaux/pestes », en chinois : 除四害运动 / Chú Sì Hài Yùndòng), lancée en 1958 par Mao Zedong comme l’une des premières actions du Grand Bond en avant. L’objectif officiel était d’améliorer l’hygiène publique et la productivité agricole en éradiquant quatre « ennemis » :Les rats (porteurs de maladies, mangeurs de grains).
Les mouches (vecteurs de maladies).
Les moustiques (vecteurs de maladies comme le paludisme).
Les moineaux (accusés de consommer des graines de céréales dans les champs, privant ainsi les paysans de nourriture).

Les moineaux ont été particulièrement visés parce que Mao et les autorités estimaient qu’ils étaient responsables d’une perte significative de récoltes (certains calculs officiels affirmaient qu’un moineau consommait environ 4,5 kg de grains par an). Des affiches de propagande montraient des paysans triomphants en train de les chasser, et la population entière (enfants, adultes, écoles, usines) fut mobilisée pour les exterminer.Comment s’est déroulée la campagne contre les moineaux ?Destruction massive de nids, cassage d’œufs, tuerie d’oisillons.
Chasse active : coups de fusil, frondes, etc.
Méthode la plus spectaculaire : faire du bruit incessant (casseroles, tambours, gongs) pour empêcher les moineaux de se poser et de se reposer → ils s’épuisaient en vol et tombaient morts du ciel par épuisement.
Bilan revendiqué : des centaines de millions (voire 2 milliards selon certaines estimations propagandistes) de moineaux tués en peu de temps, entraînant une quasi-disparition des oiseaux insectivores dans de nombreuses régions.

Le rôle écologique réel des moineaux (et l’effet boomerang)Les moineaux mangent effectivement des graines, mais ils consomment aussi énormément d’insectes (surtout en période de reproduction pour nourrir leurs petits), dont les criquets et autres locustes qui sont de redoutables ravageurs agricoles.En éliminant les moineaux :Les populations d’insectes (criquets en tête) ont explosé sans prédateurs naturels.
Ces insectes ont dévasté les cultures restantes, aggravant massivement les pertes agricoles.
Cela a contribué à la famine, en plus des autres facteurs (sur-réquisitions de grains, mauvaises méthodes agricoles, sur-déclarations, météo défavorable, etc.).

La campagne contre les moineaux a donc eu l’effet inverse de celui escompté : au lieu d’augmenter la production alimentaire, elle a aidé à la détruire.Conséquences et suitesDès 1960, face à l’évidence de la catastrophe (invasions de criquets, famine généralisée), Mao a discrètement arrêté la campagne contre les moineaux et remplacé le « quatrième nuisible » par les punaises de lit.
La Chine a même importé des moineaux d’Union soviétique pour repeupler certaines zones (notamment Shandong).
Cet épisode est aujourd’hui reconnu comme l’un des facteurs (pas le seul, mais significatif) de la Grande Famine chinoise (15 à 55 millions de morts selon les estimations).
Il illustre parfaitement les dangers de l’interventionnisme écologique mal informé, de l’idéologie qui ignore la science, et des effets en cascade dans les écosystèmes.

En résumé : les moineaux n’étaient pas des « nuisibles » absolus, mais des contrôleurs naturels d’insectes ravageurs. Leur extermination massive a été une erreur catastrophique qui a amplifié la famine. C’est l’un des exemples les plus cités de comment une « bonne intention » autoritaire peut tourner au désastre écologique et humain.

Le bilan humain : La famine associée au Grand Bond en avant (1959-1961 principalement) est l’une des pires de l’histoire humaine. Les estimations du nombre de morts excessifs (par rapport à la mortalité normale) varient selon les méthodes et les sources :Estimations basses : ~15-20 millions (certaines sources officielles chinoises post-Mao ou démographiques prudentes).
Estimations médianes les plus couramment citées : 30-38 millions (souvent retenues dans les synthèses académiques récentes).
Estimations hautes : jusqu’à 45-55 millions (notamment Frank Dikötter dans Mao’s Great Famine, basé sur des archives locales).
Le chiffre de 30 millions est donc plausible et fréquemment utilisé, même s’il n’est pas exact à l’unité près (la démographie chinoise de l’époque rend les comptes précis impossibles).

Les causes principales : Ce n’était pas une simple « fake news » isolée amplifiée par des médias, mais un enchaînement systémique de politiques désastreuses combiné à une culture de mensonge institutionnalisé :Politiques centralisées utopiques de Mao : collectivisation forcée en communes populaires, backyard furnaces (petits hauts-fourneaux inutiles), méthodes agricoles pseudoscientifiques inspirées de Lyssenko (semis trop denses, labour profond, campagne contre les moineaux qui a aggravé les invasions de criquets).
Sur-réquisitions de grains : L’État a prélevé des quantités énormes pour les villes, l’export (pour payer des dettes soviétiques ou projeter une image de succès), et les réserves, en se basant sur des rapports falsifiés.
Sur-déclaration généralisée : Les cadres locaux, sous pression hiérarchique intense (peur d’être accusés de « droitisme » après la campagne anti-droitiers de 1957), ont massivement exagéré les rendements agricoles pour montrer leur loyauté. Ces chiffres gonflés ont servi de base pour augmenter les quotas de livraison à l’État → moins de nourriture sur place → famine accélérée. C’était un mensonge systémique de bas en haut, encouragé par le système totalitaire, pas une unique « fake news » descendante.
Facteurs aggravants : Mauvaises conditions météo (sécheresses, inondations localisées), mais les historiens s’accordent sur le fait que les erreurs humaines/politiques ont représenté 70 % ou plus des causes (selon Liu Shaoqi lui-même en 1962 : « 30 % catastrophes naturelles, 70 % erreurs humaines »).

Rôle de la propagande et des « médias dociles » : La presse chinoise (entièrement contrôlée) et la propagande d’État ont effectivement diffusé des images et récits triomphalistes de récoltes record, de « bonds » miraculeux, ignorant ou minimisant la réalité. Des journalistes et cadres étrangers (y compris certains sympathisants occidentaux) ont parfois relayé ces récits sans vérification critique. Mais le cœur du problème n’était pas tant une « fake news » virale moderne (comme on l’entend aujourd’hui sur internet), mais un mensonge d’État structurel : un système où dire la vérité était politiquement suicidaire, et où la critique était punie.

En résumé : Oui, le Grand Bond en avant a causé environ 30 millions de morts (estimation raisonnable), et la désinformation d’État y a joué un rôle central

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Les listes électorales de Marseille révèlent la présence de la doyenne de l’humanité!…de 785 centenaires et 9% d’inscrits en plus

𝗟𝗔𝗦𝗛 𝗜𝗡𝗙𝗢 — À Marseille, plusieurs candidats aux municipales dénoncent la présence sur les listes électorales de 785 électeurs âgés de 100 ans ou plus, dont une électrice née en 1905 qui aurait aujourd’hui 120 ans.

Si cette électrice était réellement en vie, elle serait tout simplement la doyenne de l’humanité, alors que la personne la plus âgée connue au monde est actuellement la Britannique Ethel Caterham, âgée de 116 ans.

Le candidat RN Franck Allisio a saisi le procureur de la République, soupçonnant que de nombreuses personnes décédées depuis des années figurent toujours sur les listes électorales.

Martine Vassal a réclamé « une mise sous tutelle immédiate de l’organisation des municipales », dénonçant un possible risque de fraude électorale massive.

(Source : 20 Minutes)

Plusieurs candidats (notamment du RN comme Franck Allisio, et de la droite/centre comme Martine Vassal et ses colistiers) ont dénoncé une anomalie sur les listes électorales de la ville : 785 électeurs seraient âgés de 100 ans ou plus, un chiffre jugé très élevé par rapport aux statistiques démographiques nationales (la France compte environ 0,06 % de centenaires en moyenne).Parmi eux, une femme née le 24 décembre 1905 en Italie (inscrite dans les 11e-12e arrondissements) aurait aujourd’hui 121 ans (ou 120 ans selon les sources). Si elle était toujours en vie, elle surpasserait largement l’actuelle doyenne reconnue de l’humanité (la Britannique Ethel Caterham, 116 ans en 2026). D’autres inscrits dépasseraient même les 115-116 ans.Les explications officielles pointent surtout un problème administratif :De nombreux centenaires (surtout décédés à l’étranger) ne sont pas systématiquement radiés des listes, car l’INSEE ne procède pas toujours à des mises à jour rapides pour ces cas.
La base REU (Répertoire Electoral Unique) conserve parfois ces inscriptions obsolètes.

Certains candidats parlent cependant de soupçons plus graves : fraudes potentielles, électeurs fantômes (décédés depuis des années mais toujours inscrits), ou incompétence majeure dans la gestion des listes par la mairie (dirigée par Benoît Payan). Franck Allisio a saisi le procureur via l’article 40 du Code de procédure pénale, et Martine Vassal a demandé une mise sous tutelle préfectorale du scrutin.La mairie de Marseille assure que les radiations ont été effectuées pour les cas connus, mais l’affaire alimente les débats sur la fiabilité du système électoral dans la deuxième ville de France, surtout avec une croissance inhabituelle d’inscrits (+9 % récemment, pour une démographie stagnante).

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Des scientifiques sud-coréens réalisent une avancée majeure :les cellules cancéreuses redeviennent des cellules normales.

des scientifiques sud-coréens de l’KAIST (Korea Advanced Institute of Science and Technology) ont réalisé une avancée significative dans ce domaine, publiée fin 2024 et largement relayée en 2025-2026.Détails de la découverteÉquipe : Dirigée par le professeur Kwang-Hyun Cho (département de Bio et Brain Engineering).
Approche : Au lieu de tuer les cellules cancéreuses (comme avec la chimiothérapie ou la radiothérapie), ils ont développé une technologie pour reprogrammer les cellules cancéreuses en cellules normales ou quasi-normales, en ciblant des « interrupteurs moléculaires » (switches) dans le réseau génétique.
Méthode :Ils ont modélisé un « jumeau numérique » (digital twin) du réseau génétique des cellules du côlon.
Ils ont identifié un état de transition critique (critical transition) où les cellules normales deviennent instables avant de basculer irréversiblement vers le cancer.
En utilisant des outils de biologie des systèmes (framework REVERT ou BENEIN), ils ont repéré trois gènes régulateurs maîtres clés : MYB, HDAC2 et FOXA2.
En inhibant/supprimant ces gènes, les cellules cancéreuses du côlon (colorectal cancer) ont retrouvé des caractéristiques de cellules saines : arrêt de la prolifération incontrôlée, restauration de la différenciation normale (forme, fonction intestinale).

Preuves :Expériences in vitro (cellules en culture).
Études sur modèles animaux (souris).
Résultats publiés dans Advanced Science (décembre 2024, DOI: 10.1002/advs.202402132 et mise à jour février 2025 sur le switch moléculaire, DOI: 10.1002/advs.202412503).

Type de cancer : Principalement testé sur le cancer du côlon (colorectal), un des plus courants.

Les scientifiques de l’équipe KAIST (dirigée par le Pr. Kwang-Hyun Cho) ont identifié MYB, HDAC2 et FOXA2 comme les trois régulateurs maîtres (master regulators) clés dont l’inhibition simultanée permet de reprogrammer les cellules cancéreuses du côlon (colorectal cancer) en cellules normales ou quasi-normales (similaires aux entérocytes sains).Méthode d’inhibition utilisée dans l’étudeDans l’article publié dans Advanced Science (décembre 2024, DOI: 10.1002/advs.202402132, avec mises à jour en 2025) :

  • Knockdown simultané (réduction ou suppression de l’expression) des trois gènes :
    • Réalisé par des techniques expérimentales classiques en biologie moléculaire : siRNA (small interfering RNA) ou shRNA (short hairpin RNA) pour cibler et faire taire l’expression de MYB, HDAC2 et FOXA2.
    • Cela a été validé in vitro (lignées cellulaires de cancer colorectal humain) et in vivo (modèles de xénogreffes chez la souris).
  • Inhibition pharmacologique possible pour HDAC2 (déjà existante) :
    • HDAC2 est une histone désacétylase ; des inhibiteurs d’HDAC (HDAC inhibitors, comme le vorinostat/SAHA, romidepsine, etc.) sont déjà approuvés pour certains cancers (lymphomes, myélome) et ont été testés dans l’étude pour réduire son activité.
    • Pour MYB et FOXA2 (facteurs de transcription), l’inhibition directe est plus difficile ; pas d’inhibiteurs spécifiques cliniquement approuvés, donc knockdown génétique (siRNA/shRNA) a été privilégié en preuve de concept.
  • Approche combinée : L’inhibition doit être simultanée des trois pour obtenir l’effet maximal (similarité ~0,97 avec l’état normal, bassin d’attraction 100 % vers le phénotype entérocyte différencié). Inhiber un seul ou deux est moins efficace.

Résultats observés

  • Les cellules cancéreuses perdent leur prolifération incontrôlée, leur caractère souche-like et invasif.
  • Elles restaurent la différenciation (forme, fonction intestinale normale), expriment des marqueurs comme KRT20, VDR, etc.
  • Dans les modèles murins : tumeurs significativement plus petites, régression tumorale sans tuer massivement les cellules.

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LE scientifique du GIEC admet l’impact des facteurs naturels dans le réchauffement des dernières années mais il oublie les plus importants, sinon tout s’effondre!

ATTENTION aux mensonges, aux sacrés mensonges et aux statistiques climatiques : accélération du réchauffement

Stefan Rahmstorf, fervent défenseur de la crise climatique depuis de nombreuses années, vient de publier un article affirmant que le réchauffement climatique s’est accéléré, au grand bonheur des alarmistes du climat et au grand désespoir des personnes ignorant tout des sciences.

Alors, n’hésitez pas à partager ce message avec vos amis : il leur expliquera pourquoi cette hypothétique accélération du réchauffement et l’aggravation de la crise climatique ne sont que des inepties statistiques !

Les climatologues alarmistes se plaignent depuis longtemps que la variabilité naturelle les empêche de présenter une tendance statistiquement significative à l’accélération du réchauffement, corrélée à l’augmentation du CO2. µ

Les variations naturelles de réchauffement et de refroidissement à court terme génèrent un « bruit statistique » trop important.

La solution de Rahmstorf a donc consisté à supprimer trois sources de variation naturelle à court terme : les volcans, El Niño et l’irradiance solaire.

Cela a permis d’obtenir une tendance au réchauffement statistiquement significative, largement relayée sur Internet.

Mais Rahmstorf a malhonnêtement laissé d’autres données de réchauffement naturel à long terme fausser cette tendance et empêcher une attribution honnête.

L’utilisation de l’irradiance solaire a longtemps été une tentative malhonnête de nier que le soleil accélère le réchauffement climatique. En effet, le nombre de taches solaires a diminué depuis les années 1990. Rahmstorf a donc naturellement utilisé ce nombre comme indicateur de l’irradiance solaire. Une méthode très trompeuse ! La mesure critique et fiable devrait être l’insolation de surface, c’est-à-dire la quantité d’énergie solaire atteignant la surface de la Terre.

L’insolation de surface est influencée par les taches solaires, la couverture nuageuse et les aérosols ! Or, plusieurs études ont montré que l’insolation de surface a augmenté (voir les données japonaises dans le graphique ci-joint), et de nombreuses autres études révèlent que la couverture nuageuse mondiale a diminué (voir graphique ci-joint), parallèlement à une réduction des aérosols. Ces deux facteurs contribuent à l’accélération de l’insolation solaire.

De plus, les scientifiques alarmistes ne tiennent pas compte des effets du réchauffement climatique liés à l’urbanisation, alors que l’effet d’îlot de chaleur urbain est depuis longtemps reconnu pour surestimer les données de température !

Le graphique ci-joint montre que l’urbanisation mondiale s’est accélérée sur le long terme, créant une courbe en forme de crosse de hockey qui accentue le biais de réchauffement urbain.Enfin, les eaux réchauffées dans l’Atlantique tropical sont transportées vers l’Arctique et se maintiennent entre 100 et 900 mètres de profondeur. La chaleur de ces eaux est empêchée de se dissiper et de réchauffer l’Arctique, ni de faire fondre la glace, en raison de leur forte salinité qui les rend plus denses qu’une couche d’eau moins salée située au-dessus, appelée halocline (voir graphique ci-joint). Depuis les années 1990, les scientifiques ont observé que l‘halocline s’est réduite, permettant ainsi à davantage de chaleur de se dissiper, ce qui entraîne la fonte des glaces et le réchauffement de l’air. C’est la principale cause de l’amplification arctique. Comparé au réchauffement dû à l’ajout de CO₂, qui ne représente pas plus de 2 watts/m², le rétrécissement de l’halocline permet à plus de 10 watts/m² de chaleur stockée de se dissiper dans l’Arctique.

: l’article de Foster & Rahmstorf (2026) n’a pas retiré toutes les explications naturelles possibles du réchauffement. Il se concentre uniquement sur trois facteurs de variabilité naturelle à court terme (décennies ou moins)

L’article de Rahmstorf en questionRahmstorf et Foster ont analysé plusieurs jeux de données de températures globales (NASA, NOAA, HadCRUT, Berkeley Earth, ERA5). Ils ont retiré statistiquement l’influence de trois facteurs de variabilité naturelle à court terme :

  • El Niño/La Niña (via l’indice NINO3.4),
  • Éruptions volcaniques (via l’opacité optique des aérosols),
  • Variations solaires (via le nombre de taches solaires comme proxy).

Cela réduit le « bruit » naturel, révélant une accélération statistiquement significative (> 98 % de confiance) : le taux de réchauffement passe d’environ 0,2 °C par décennie (1970-2015) à ~0,35 °C par décennie depuis 2015.

Cette accélération est cohérente sur tous les datasets et méthodes. Les auteurs notent que cela n’explique pas les causes (ils mentionnent par exemple la réduction des émissions de polluants des navires depuis 2020, diminuant les aérosols réfléchissants), mais isolent le signal anthropique.L

Sur l’irradiance solaire et le proxy des taches solairesLe message affirme que l’utilisation du nombre de taches solaires est « trompeuse » et que l’insolation de surface (surface solar radiation) a augmenté grâce à moins de nuages et d’aérosols.En effet, les taches solaires sont un proxy classique pour l’irradiance solaire totale (TSI), qui a légèrement diminué depuis les années 1990 (cycle solaire faible). Mais les observations montrent un phénomène de « brightening » (augmentation de la radiation solaire atteignant la surface) depuis les années 1980-1990 dans de nombreuses régions (Europe, Amérique du Nord, Atlantique Nord), dû à :

  • Réduction des aérosols anthropiques (pollution diminuée par les régulations),
  • Changements dans la couverture nuageuse (souvent moins opaque ou moins couvrante).

Cela contribue à un forçage radiatif positif supplémentaire (environ +1 à +3 W/m² dans certaines régions sur des décennies), £Le brightening renforce même le réchauffement anthropique global, plutôt que de le contredire.Sur l’effet d’îlot de chaleur urbain (UHI) et l’urbanisation

  • Stations rurales vs urbaines comparées,
  • Ajustements pour les changements de site,
  • Utilisation de données océaniques (70 % de la planète) et reanalyses.

Sur l’Arctique, l’halocline et les flux de chaleurL’amplification arctique est bien documentée, et la weakening de la cold halocline (couche haline froide et stable) joue un rôle clé dans certaines régions (bassin eurasien). Des observations (Polyakov et al., 2020 et suivis) montrent que la stratification s’est affaiblie, augmentant les flux de chaleur océanique vers la surface en hiver : de ~3-4 W/m² (années 2000) à >10 W/m² dans certaines zones (2016-2018 et après).Cela contribue fortement à la fonte de glace et au réchauffement local (via Atlantification : influx d’eaux atlantiques chaudes).

Oscillations multi-décennales non filtrées : comme l’AMO (Atlantic Multidecadal Oscillation), qui est en phase positive depuis les années 1990 et contribue au réchauffement atlantique/arctique. Leur modèle ne retire pas ces oscillations à plus longue période.
Feedbacks et amplificateurs liés au réchauffement : Diminution de l’albédo (perte de glace → plus d’absorption solaire),
Changements de couverture nuageuse (brightening global ou régional, souvent lié à moins d’aérosols),
Weakening de l’halocline arctique (comme vous l’évoquiez précédemment), permettant plus de flux de chaleur océanique vers la surface,
Libération de méthane ou CO₂ du pergélisol, etc.

Ces feedbacks sont considérés comme amplificateurs du forçage anthropique principal (GES), mais ils peuvent s’auto-renforcer et ne sont pas retirés dans l’analyse statistique.
Autres influences naturelles persistantes : variations solaires à très longue échelle (si elles existent au-delà des cycles ~11 ans), ou influx océaniques comme l’Atlantification de l’Arctique.

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Poutine prêt à fournir aux européens tout le pétrole et le gaz nécessaires si engagements à long terme ou à couper complétement et dès maintenant le robinet

La Russie est prête à collaborer avec les Européens sur les approvisionnements en pétrole et en gaz, mais des signes concrets de sa volonté sont nécessaires. Le président russe Vladimir Poutine l’a annoncé le 9 mars lors d’une réunion consacrée à la situation des marchés mondiaux de l’énergie.

« Si les entreprises et les acheteurs européens décident soudainement de se réorienter et de nous offrir une coopération durable et à long terme, libre de toute pression politique, qu’ils le fassent. Nous n’avons jamais refusé et nous sommes prêts à travailler avec les Européens », a déclaré le chef de l’État.

Cependant, Poutine a précisé que la Russie a besoin de signaux de la part des pays européens indiquant qu’ils sont prêts et disposés à collaborer et capables de garantir la pérennité et la stabilité du pays. Le président a ajouté que ces questions relèvent du contrôle de l’État.

Par ailleurs, le gouvernement pourrait décider de réorienter ses approvisionnements énergétiques du marché européen vers des destinations plus attractives, sans pour autant s’attendre à ce que l’Europe s’y oppose catégoriquement. Il est à noter qu’il sera important pour la Russie de s’implanter durablement sur ce nouveau marché. Poutine a déclaré que le gouvernement avait été chargé d’évaluer la faisabilité et l’opportunité d’interrompre les livraisons d’énergie russes au marché européen.

Au cours de cette même réunion, Poutine a annoncé que la Russie augmentait ses livraisons de pétrole et de gaz à ses partenaires fiables dans plusieurs régions du monde, notamment la Hongrie et la Slovaquie.

Oui, la Russie se déclare actuellement prête à fournir (et même à augmenter) ses livraisons d’hydrocarbures, mais cela dépend fortement des acheteurs et du contexte géopolitique en mars 2026.Contexte principal : crise au Moyen-Orient et tensions dans le détroit d’OrmuzUne crise majeure (liée à la guerre en Iran et au contrôle du détroit d’Ormuz) perturbe les flux mondiaux de pétrole et de gaz. Cela fait grimper les prix (baril +40 %, gaz +65 % en une semaine selon certaines sources) et crée une demande urgente d’alternatives fiables.La Russie se positionne comme un fournisseur prêt et capable :Le vice-Premier ministre Alexander Novak a déclaré que la Russie est toujours prête à augmenter ses livraisons de pétrole vers la Chine et l’Inde si la demande croît. Il a insisté : « Nous vendrons s’il est acheté », soulignant que le pétrole russe reste très demandé.
Des sources indiquent que Moscou pourrait rediriger jusqu’à 9,5 millions de barils déjà en route ou près des côtes indiennes, et potentiellement couvrir jusqu’à 40 % des besoins en brut de l’Inde en cas de perturbations prolongées.
Le Kremlin (via Dmitry Peskov) réaffirme que la Russie a toujours été et reste un fournisseur fiable d’huile et de gaz (y compris par gazoduc et GNL), capable de garantir la continuité des contrats existants.

Vers l’Europe : ton plus menaçantVladimir Poutine a déclaré que la Russie pourrait cesser dès maintenant ses livraisons de gaz vers l’Europe pour se réorienter vers des « marchés émergents » plus rentables. Cela s’inscrit dans un contexte où l’UE accélère sa sortie du gaz russe (interdiction totale du GNL russe fin 2026/début 2027, et gazoduc à l’automne 2027).Autres éléments récentsLa Russie a promis d’envoyer du pétrole à Cuba (solidarité réaffirmée en février 2026).
Malgré les sanctions occidentales et une chute des revenus des hydrocarbures en 2025 (-25 % environ), les volumes exportés de pétrole restent supérieurs aux niveaux d’avant-guerre, principalement vers l’Asie (Chine, Inde, Turquie).

En résumé : la Russie est très ouverte à fournir plus d’hydrocarbures, surtout vers l’Asie où la demande explose avec la crise au Moyen-Orient. Elle utilise cette position pour compenser la perte progressive du marché européen et maximiser ses revenus dans un marché tendu. Les prix élevés actuels lui sont favorables, même si ses recettes globales restent sous pression à long terme.

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Les tiques lone star existent depuis toujours aux USA mais elles ne rendent allergique à la viande que depuis peu! Elles sauveront la planète! Le rêve d’écolos cinglés

Plus de 450 000 Américains souffrent aujourd’hui du syndrome alpha-gal. Ils sont allergiques à la viande rouge à vie. La tique étoilée en est la cause.

Il s’agit de la même tique que l’armée américaine a relâchée à 282 800 exemplaires en Virginie dans les années 1960, rendue radioactive au carbone 14.

Avant ces expériences, les tiques étoilées étaient absentes au nord de la ligne Mason-Dixon. Désormais, elles sont présentes dans plus de 30 États et s’étendent chaque année vers le nord. Le CDC n’a reconnu le syndrome alpha-gal comme un diagnostic qu’en 2009. La plupart des médecins passent encore à côté. Pendant des années, on diagnostique chez les patients de l’anxiété ou un syndrome du côlon irritable avant que l’on pense à prescrire des tests. Un programme gouvernemental a permis de créer des tiques militarisées. Ces tiques provoquent désormais une mystérieuse allergie à la viande qui n’existait pas auparavant. Et personne à Washington ne veut faire le lien publiquement.

Selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), jusqu’à 450 000 personnes pourraient être touchées par le syndrome alpha-gal (alpha-gal syndrome ou AGS) aux États-Unis. Cette estimation date de rapports publiés en 2023, mais elle reste la référence actuelle en 2026, car le syndrome n’est pas une maladie à déclaration obligatoire au niveau national, et les données précises manquent encore.Entre 2010 et 2022, plus de 110 000 cas suspects ont été identifiés via des tests de laboratoire.
Le nombre réel est probablement plus élevé en raison des cas non diagnostiqués (symptômes souvent atypiques, retardés de plusieurs heures après consommation de viande, et faible sensibilisation chez certains médecins).

Le syndrome alpha-gal provoque une allergie à vie (ou du moins durable) à la viande rouge (bœuf, porc, agneau, etc.) et parfois à d’autres produits mammifères (laitages, gélatine, certains médicaments). Les réactions allergiques peuvent être graves : urticaire, troubles digestifs, anaphylaxie, etc.La cause principale aux États-Unis est bien la tique lone star (Amblyomma americanum, tique étoilée solitaire en français), dont la salive introduit le sucre alpha-gal dans l’organisme, déclenchant la production d’anticorps IgE spécifiques.

Quelques points complémentaires :La répartition est concentrée dans le Sud, le Midwest et le Mid-Atlantic des États-Unis, là où la tique étoilée est la plus présente, mais des cas apparaissent de plus en plus au Nord et à l’Ouest en raison de l’expansion de la tique (liée au réchauffement climatique et à l’augmentation des populations de cerfs).
D’autres tiques (comme la tique à pattes noires) ont été associées à des cas rares.
Le nombre de cas diagnostiqués ou testés positifs a fortement augmenté ces dernières années (certains rapports parlent d’une hausse explosive, jusqu’à 100 fois plus de tests positifs entre 2013 et 2024 dans certaines analyses).

En résumé : oui, plus de 450 000 Américains sont estimés atteints aujourd’hui, et la tique étoilée en est la principale responsable. C’est un problème de santé publique en pleine expansion. Si tu as des symptômes après une piqûre de tique (ou même sans souvenir de piqûre), un test sanguin spécifique (IgE anti-alpha-gal) peut confirmer le diagnostic.

Il n’y a aucune preuve historique, cas rapporté ou étude indiquant des cas d’allergie à la viande rouge causée par des tiques avant les années 1980-1990, et encore moins avant les années 1950 ou pendant la guerre.

: Des expériences militaires ont bien eu lieu dans les années 1950-1960 pour étudier les tiques comme vecteurs potentiels d’armes biologiques (par exemple, pour propager des maladies comme la tularémie ou la fièvre récurrente). Des documents déclassifiés mentionnent des lâchers de tiques radioactives (marquées au carbone-14 ou à d’autres isotopes) pour tracer leur dispersion, notamment autour de Norfolk, en Virginie. Ces tests impliquaient des « centaines de milliers » de tiques, y compris des tiques étoilées, pour évaluer leur propagation écologique.

Les tiques lone star existaient historiquement aux USA (présentes avant la colonisation européenne, avec fluctuations dues à la déforestation et chasse aux cerfs), mais aucun rapport médical ancien ne décrit d’allergie à la viande rouge post-piqûre.
Des allergies retardées existaient (eczéma, etc.), mais pas ce pattern spécifique à la viande mammifère.
Aucune archive médicale, rapport militaire ou étude pré-1950 ne mentionne cela, même dans des contextes de piqûres de tiques fréquentes (agriculture, armée pendant la guerre).

Avant les années 1980 : Aucune mention ou cas documenté d’allergie retardée à la viande rouge (bœuf, porc, agneau) liée à des tiques. Les allergies alimentaires connues à l’époque étaient typiquement immédiates et liées à des protéines (arachides, fruits de mer, etc.), pas à un sucre comme l’alpha-gal. Les tiques étaient déjà étudiées pour d’autres maladies (fièvre pourprée des montagnes Rocheuses, Lyme découverte en 1975), mais pas pour cette allergie spécifique.
Années 1989-1991 : Premiers cas rapportés aux États-Unis. Une infirmière (Sandra Latimer) et un allergologue (Dr. Antony Deutsch) en Géorgie collectent 10 cas de réactions retardées (urticaire, anaphylaxie) à la viande mammifère, avec lien à des piqûres de tiques semaines/mois avant. Présenté à la Georgia Allergy Society et au CDC en 1991, mais pas publié largement à l’époque.
Années 1990 : Quelques cas isolés supplémentaires aux USA et ailleurs (ex. : Sheryl van Nunen en Australie voit son premier patient vers 1987-1990, lié à la tique Ixodes holocyclus).
2002 : Identification formelle aux États-Unis par Thomas Platts-Mills (UVA) : lien clair avec l’alpha-gal via des patients réagissant au médicament cetuximab (contenant alpha-gal) et à la viande rouge, avec antécédents de piqûres de tiques.
2007-2009 : Confirmation indépendante en Australie (van Nunen, 25 cas) et publication majeure aux USA (Commins et al.). Le syndrome est nommé « alpha-gal syndrome » autour de 2009.
Depuis 2010 : Explosion des cas diagnostiqués (plus de 110 000 suspects aux USA entre 2010-2022, estimation 450 000 affectés), liée à l’expansion des tiques (lone star tick surtout).

Pourquoi pas avant la guerre ?
Les tiques lone star existaient historiquement aux USA (présentes avant la colonisation européenne, avec fluctuations dues à la déforestation et chasse aux cerfs), mais aucun rapport médical ancien ne décrit d’allergie à la viande rouge post-piqûre.
Des allergies retardées existaient (eczéma, etc.), mais pas ce pattern spécifique à la viande mammifère.
Aucune archive médicale, rapport militaire ou étude pré-1950 ne mentionne cela, même dans des contextes de piqûres de tiques fréquentes (agriculture, armée pendant la guerre).

En résumé : le syndrome alpha-gal est une découverte relativement récente (fin XXe – début XXIe siècle), émergente avec l’augmentation des cas due à plus de tiques (climat, cerfs, sensibilisation médicale). Il n’y a pas de preuve qu’il existait avant la guerre

L’AGS force certains à arrêter la viande rouge (bœuf, porc, agneau), ce qui réduit la consommation de viande de ruminants – un secteur majeur d’émissions de méthane (gaz à effet de serre).Des articles et débats (ex. : professeurs en bioéthique discutant si « propager » l’AGS pourrait être un « bioenhancer moral » pour forcer un virage vers des régimes végétaux) ont émergé, mais c’est hautement spéculatif et critiqué comme dangereux/éthique.

Oui, cette idée a émergé dans un article académique controversé publié en 2025 par deux professeurs en bioéthique de la Western Michigan University : Parker Crutchfield et Blake Hereth. Dans leur papier intitulé Beneficial Bloodsucking (publié dans la revue Bioethics), ils explorent l’hypothèse que propager le syndrome alpha-gal (AGS) pourrait être considéré comme un « bioenhancer moral » (moral bioenhancer) pour encourager – voire forcer – les gens à adopter des régimes végétaux, en supposant que la consommation de viande est moralement répréhensible.

La piqûre de la tique étoilée transmet le syndrome alpha-gal (SAG), une affection dont le seul effet est l’apparition d’une allergie à la viande rouge grave, mais non mortelle. Les services de santé publique mettent en garde contre les tiques étoilées et le SAG, et les scientifiques travaillent à la mise au point d’un vaccin contre ce syndrome. Nous soutenons ici que si la consommation de viande est moralement répréhensible, alors les efforts visant à prévenir la propagation du SAG transmis par les tiques le sont également. Après avoir expliqué les symptômes du SAG et leur mode de transmission par les tiques, nous affirmons que le SAG transmis par les tiques constitue un facteur de motivation morale s’il incite les individus à cesser de consommer de la viande. Nous défendons ensuite ce que nous appelons l’argument de convergence : si l’action de « x » empêche le monde de se dégrader significativement, ne viole les droits de personne et encourage les actions ou les comportements vertueux, alors cette action est fortement pro tanto obligatoire ; la promotion du SAG transmis par les tiques remplit chacune de ces conditions. Par conséquent, la promotion du SAG transmis par les tiques est fortement pro tanto obligatoire. Il est actuellement possible de modifier génétiquement la capacité des tiques à transmettre des maladies. Si cette pratique peut être appliquée aux tiques porteuses d’AGS, alors favoriser la prolifération des AGS transmises par les tiques est moralement impératif.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40693342/

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le monde entier s’est arrêté pendant la pandémie de COVID Le CO2 atmosphérique ne l’a même pas remarqué.

un arrêt massif de notre économie n’aurait quasiment aucun impact sur les émissions et aucun impact mesurable sur le climat. Le concept de « zéro émission nette » est une idée catastrophique et stupide… que des souffrances pour aucun gain.Traduire le post

Vous vous souvenez quand le monde entier s’est arrêté pendant la pandémie de COVID ?Avions cloués au sol.
Usines fermées.
Des milliards de personnes sont restées chez elles.Le CO atmosphérique ₂ ne l’a même pas remarqué.

le monde entier (ou presque) s’est arrêté net. Avions cloués au sol, usines à l’arrêt, rues vides, milliards de personnes confinées chez elles. C’était historique.Et pourtant, le CO₂ atmosphérique n’a pratiquement pas « remarqué » cette pause forcée — du moins pas de façon visible et durable sur la concentration globale.Voici ce que les données scientifiques montrent (basées sur les mesures fiables de NOAA à Mauna Loa, la référence mondiale pour le CO₂ atmosphérique) :

  • Les émissions anthropiques de CO₂ (issues des combustibles fossiles) ont bien chuté : environ -7 % sur l’année 2020 par rapport à 2019 (soit environ -2,4 milliards de tonnes de CO₂ en moins). Au pic des confinements (avril 2020), la baisse quotidienne mondiale atteignait même -17 % (voire plus localement, jusqu’à -26 % dans certains pays). C’était inédit depuis la Seconde Guerre mondiale.
  • Mais la concentration atmosphérique de CO₂ (mesurée en ppm) a continué d’augmenter presque au même rythme :
    • 2019 → croissance annuelle ~2,5 ppm
    • 2020 → croissance ~2,3 ppm (légèrement ralentie, mais pas spectaculaire)
    • Le pic saisonnier de mai 2020 a atteint 417,1 ppm (contre 414,7 ppm en 2019), soit +2,4 ppm.
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