La bonne surprise de l’été, LA BATAILLE DE GAULLE, Un grand film patriotique et stimulant, à voir pour comprendre les racines de la « certaine idée de la France ».

Le diptyque La Bataille de Gaulle d’Antonin Baudry (sorti en 2026, avec L’Âge de fer en juin et J’écris ton nom fin juin) est un blockbuster historique français ambitieux. Il retrace le parcours de Charles de Gaulle de 1940 à 1944, adapté du livre de l’historien Julian T. Jackson De Gaulle : une certaine idée de la France. Au-delà de l’épopée de la Résistance, le film met en lumière les tensions profondes entre de Gaulle et les Alliés, en particulier les États-Unis de Franklin D. Roosevelt. Il montre une Amérique qui voit la France vaincue comme une puissance secondaire, voire un territoire à administrer.

Une France « hors jeu » aux yeux de WashingtonDès le premier volet, le film installe le contexte de juin 1940 : la France s’effondre et signe l’armistice. De Gaulle (Simon Abkarian), encore peu connu, fuit à Londres pour continuer le combat. Les Britanniques (via Churchill, incarné par Simon Russell Beale) lui offrent un soutien prudent, mais les Américains restent distants. Roosevelt, encore isolationniste au début, préfère miser sur le régime de Vichy et le maréchal Pétain, jugé plus « stable » et contrôlable.

Le deuxième volet, J’écris ton nom, creuse cette opposition. Il montre explicitement comment les États-Unis, une fois entrés en guerre, entendent redessiner l’ordre mondial avec la Grande-Bretagne et l’URSS, en reléguant la France au rang de puissance mineure. Roosevelt voit de Gaulle comme un gêneur arrogant, non élu et incontrôlable. Il pousse Churchill à s’en débarrasser et préfère le général Henri Giraud, plus docile, pour diriger les forces françaises en Afrique du Nord.

Le film illustre ce bras de fer diplomatique : de Gaulle, avec une poignée d’hommes et peu de moyens, s’impose face à des Alliés qui le considèrent comme un personnage secondaire. Les scènes à Alger et à Londres soulignent les manœuvres américaines pour marginaliser la France libre.

Le projet d’administration américaine de la France libéréeL’un des points les plus forts (et controversés) du film est la révélation des plans américains pour la France après le Débarquement. Roosevelt envisageait une administration militaire alliée (AMGOT-like) sur le territoire français, avec des officiers américains envoyés pour contrôler les préfectures et gouverner temporairement. La France serait traitée comme un pays occupé, en attendant des élections supervisées par Washington.

tf1info.frLe film montre de jeunes officiers américains préparant cette tutelle, une séquence rare au cinéma. De Gaulle s’y oppose farouchement, refusant que la France sorte de l’Histoire ou devienne une « vassale ». Cette résistance permet d’éviter cette tutelle. Le message est clair : sans de Gaulle, la France risquait de perdre sa souveraineté au profit d’une Amérique qui se voyait déjà comme « gendarme du monde ».

Ce récit fait écho à des documents historiques réels (accords Clark-Darlan, méfiance de Roosevelt envers de Gaulle) et à des documentaires comme De Gaulle, l’homme à abattre, qui détaillent les efforts américains pour contourner ou affaiblir le Général sur trois décennies.

fr.wikipedia.orgUn regard français sur l’Histoire, contre le narratif américain dominantAntonin Baudry assume un point de vue assumé : le film ne montre pas le Débarquement à la manière hollywoodienne (Band of Brothers, Saving Private Ryan) mais se concentre sur les intrigues politiques et la bataille pour la légitimité française. Il critique implicitement le « narratif américain » qui domine depuis 1945 — celui des libérateurs sauveurs — et rappelle que l’amitié franco-américaine n’a pas toujours été synonyme d’égalité.

gqmagazine.frLe réalisateur souligne dans des interviews que l’Europe vit depuis des décennies dans une histoire écrite par les Américains. Ce film vise à rééquilibrer les perspectives en affirmant une « certaine idée de la France » indépendante.

Sorti en pleine période de débats sur la souveraineté européenne et les relations transatlantiq interroge : les États-Unis voient-ils encore la France et l’Europe comme des partenaires égaux, ou comme des zones d’influence ? De Gaulle incarnait le refus de la vassalité, un thème qui résonne aujourd’hui.

Malgré quelques libertés historiques critiquées par des historiens (simplifications, dramatisation), le film réussit à rendre accessible une page méconnue : la « bataille » diplomatique de De Gaulle contre les Alliés eux-mêmes. Il rappelle que la Libération ne fut pas seulement militaire, mais aussi une lutte pour que la France reste une puissance souveraine face à l’hégémonie américaine naissante.

En conclusion, La Bataille de Gaulle ne diabolise pas les États-Unis, alliés indispensables contre le nazisme, mais révèle une attitude pragmatique et impériale : une Amérique prête à marginaliser la France pour servir ses intérêts géopolitiques. Un rappel puissant que l’indépendance nationale se conquiert aussi contre ses amis. Un grand film patriotique et stimulant, à voir pour comprendre les racines de la « certaine idée de la France ».

Le plan AMGOT (Allied Military Government of Occupied Territories)Les Américains (sous Roosevelt) avaient prévu d’administrer la France libérée comme un territoire occupé, avec :

  • Une administration militaire alliée (AMGOT).
  • Des francs « alliés » imprimés aux USA (considérés comme de la fausse monnaie par de Gaulle).
  • Une division potentielle de la France en zones d’occupation.

Et si la France n’avait pas été admise au banquet de la victoire ? Occupée militairement par les troupes alliées régnant en maîtres, administrée par des officiers anglo-américains nommant les maires ou les fonctionnaires, son économie « dollarisée », pleurant un strapontin à l’ONU ? Pour peu politiquement correcte qu’elle paraisse en ces jours de co-célébration, l’hypothèse était bel et bien envisagée et même un peu plus. Deux grains de sable : de Gaulle, et les Français.

Si le débarquement du 6 juin 1944 devait rester dans l’histoire de France synonyme de « libération », tel n’était pas son but initial. C’est au début de 1943, alors que la guerre a basculé à l’Est par la victoire soviétique décisive de Stalingrad, que le principe de l’opération « Overlord » (« Suzerain ») est arrêté par Roosevelt et Churchill. L’objectif n’en est évidemment pas les bocages normands ni Paris ni Strasbourg mais Berlin, qu’il convient de ne pas laisser à Staline.

Puissance déchue, le sort de la France n’est pas le souci majeur des futurs vainqueurs qui entretiennent en outre des relations tumultueuses avec l’incontrôlable Général de Gaulle. Intéressés au devenir de l’Europe d’après-guerre, ceux-ci ne peuvent cependant s’en désintéresser complètement. L’Allemagne et ses serviteurs vichyssois disparus, elle ne doit ni sombrer dans l’anarchie ni, pire encore, tomber entre les mains des communistes que l’on sait particulièrement actifs dans la résistance. Assez tôt, les alliés se sont préoccupés de son administration.

Défiance

1944 : l'autre bataille de la France

De Gaulle et Churchill en 1940

Dès 1941-1942, Washington prévoit d’imposer à la France le même régime qu’aux futurs … vaincus (Italie, Allemagne, Japon) : un statut de protectorat. Celui-ci sera régi par un pouvoir de circonstance, «Allied Military Government of Occupied Territories » (Gouvernement militaire allié des territoires occupés) dont l’acronyme devait rester : l’AMGOT.

Testée en Italie en 1943, cette structure, a pour vocation d’administrer, sous contrôle anglo-américain, les zones reprises aux Allemands. Des centaines de cadres sont formés dans ce but par une académie basée à Charlottesville, en Virginie. Son rôle reste d’actualité à la veille du débarquement de Normandie malgré la montée en puissance et la légitimation de la Résistance intérieure et extérieure. Une obstination souvent attribuée aux réticences – c’est une litote – américaines envers la mouvance gaullienne.

Peu francophile en général, Roosevelt ne cache guère son aversion profonde envers le chef de la France libre, qu’il qualifie d’ « apprenti dictateur » et considère comme un petit général de brigade prétentieux, voire un jouet des communistes. De la (tardive) entrée en guerre des États-Unis jusqu’à la fin 1944, il ne le dédaigne pas seulement mais s’efforce d’en éloigner Winston Churchill (qui comprend mieux, en dépit des orages, l’homme du 18 juin), avec d’autant plus de succès que les sujets de discordes se multiplient au fil du conflit : participation aux décisions et plus encore sort de l’Empire, dont la libération est un enjeu militaire mais aussi économique intéressant les Anglo-saxons.

Avant et après leur prise de contrôle de l’Afrique du Nord (Opération Torch, novembre 42), les alliés – Américains, en particulier – s’y appuient sur des personnalités hostiles à de Gaulle, voire ouvertement issues du régime de Vichy (Weygand, Giraud, Darlan, Pucheu). Leur échec et les succès sur ce point de l’exaspérant général (qui écarte ses rivaux et fait reconnaître son autorité) ne les amènent pas à beaucoup plus de bienveillance à son endroit ni (pour les États-Unis, surtout) de lucidité envers les pétainistes. Washington maintiendra jusqu’au bout – après même les débarquements de 1944 – un ambassadeur – l’amiral Leahy, ami du maréchal Pétain – auprès du gouvernement de Vichy qu’il ne cesse jamais de considérer comme un interlocuteur.

Pression

Quelques semaines avant l’opération Overlord, la place de de Gaulle est à l’inverse toujours niée de Roosevelt qui fait même interdire, par intention vexatoire plus que par sécurité, les messages chiffrés entre Londres et Alger, les deux bases de son « gouvernement ».

1944 : l'autre bataille de la France

Roosevelt et Churchill en 1942

Le Président démocrate ne peut cependant ignorer totalement une opinion publique et une presse américaines bien plus favorables – souvent admiratives – à la France combattante de l’intérieur et extérieur et à son chef désormais reconnu par tous les courants républicains  (grâce, en particulier, à l’action de Jean Moulin).

Un peu à contrecœur, il se résout à lui faire discrètement transmettre en mai une invitation à se rendre aux États-Unis. De Gaulle s’offre le luxe de tergiverser, et en raison du cours de la guerre, elle ne sera honorée qu’au début de l’été.

La pression est forte également en Grande-Bretagne. A un député qui le harcèle le 19 avril à la Chambre des Communes pour savoir si « oui ou non » les alliés vont traiter avec le CFLN (Comité français de libération nationale, organisation créée à Alger en 1943 et dirigée par De Gaulle), le ministre des Affaires étrangères Anthony Eden lâche finalement : « yes Sir ».

L’AMGOT pourtant, reste virtuellement opérationnelle. Deux-cents officiers environ ont été préparés à Charlottesville à l’administration des zones libérées. Une monnaie de papier, surtout est imprimée, issue dans sa forme du dollar mais frappée du drapeau français et appelée « franc ». La devise « liberté, égalité, fraternité » et le mot « France » y figurent mais pas celui de « République », ce qui n’a rien de fortuit : « Comment savez-vous quel type de gouvernement il y aura en France après la guerre ? Peut-être sera-ce un empire ou encore une monarchie », avait ironiquement fait valoir Roosevelt.

“Nous ou le chaos“

Exaspéré d’être tenu à l’écart du débarquement, suspectant à juste titre les Anglo-saxons de préparer une mise sous tutelle de la France libérée, de Gaulle se raidit. « Nous ne demandons rien, indique t-il à son ambassadeur auprès de la Grande-Bretagne, Pierre Viénot. Il y a nous, ou bien le chaos. Si les alliés de l’Ouest provoquent le chaos en France, ils en auront la responsabilité et […] seront les perdants ». Pour que les choses soient claires, le CFLN devient le 2 juin « Gouvernement Provisoire de la République Française (GPRF) ». Le 4 juin, alors que les troupes alliées – et, cette fois, notamment françaises – entrent dans Rome, de Gaulle rencontre Churchill dans son train bloqué près de la gare de Porthsmouth.

1944 : l'autre bataille de la France

Recto et verso de billet de banque de l’AMGOT

D’abord baignée de l’euphorie de la victoire pressentie, la conversation devient presque violente lorsque le Premier ministre britannique évoque le rôle incertain de son GPRF. « Je n’ai rien à demander dans ce domaine aux États-Unis d’Amérique, s’étrangle De Gaulle, non plus qu’à la Grande-Bretagne. (…) Je note que les gouvernements de Londres et de Washington ont pris leurs dispositions pour se passer d’un accord avec nous.(…) Les troupes qui s’apprêtent à débarquer sont munies d’une monnaie soi-disant française que le Gouvernement de la République ne reconnaît absolument pas (…) Comment voulez-vous que nous traitions sur ces bases ? ( …) Allez, faites la guerre avec votre fausse monnaie ! ».

La réplique de Churchill est non moins historique : « Sachez-le, chaque fois qu’il nous faudra choisir entre l’Europe et le grand large, nous serons toujours pour le grand large. Chaque fois qu’il me faudra choisir entre vous et Roosevelt, je choisirai toujours Roosevelt ». Sa fureur contre de Gaulle augmente encore le lendemain. Il faut, dit-il que le commandement « le mette dans un avion et qu’il le renvoie à Alger, enchaîné si nécessaire. Il ne faut pas le laisser rentrer en France ».

Le 6 juin, la déclaration d’Eisenhower (Commandant en chef des Forces alliées) aux « Peuples libérés d’Europe occidentale» et lancée en France sous forme de tracts en vingt millions d’exemplaires affirme sa seule autorité sans aucune mention du GPRF : « Quand la France sera libérée de ses oppresseurs, dit-elle au contraire, vous choisirez vous-mêmes vos représentants ainsi que le Gouvernement sous l’autorité duquel vous voudrez vivre ».

L’appel du Général de Gaulle prononcé le même jour sur les ondes de la BBC est, lui, assez elliptique sur le fait que le débarquement est l’œuvre, pour l’essentiel, de ses alliés anglo-saxons : « La bataille suprême est engagée… C’est la bataille de France et c’est la bataille de la France. Les consignes données par le gouvernement français et par les chefs français qu’il a qualifiés [doivent être] exactement suivies ».

Pragmatisme

Or, la France combattante avait aussi minutieusement préparé sa prise de pouvoir. Outre la sympathie et les compétences sur lesquelles elle savait pouvoir s’appuyer, outre l’appui de la Résistance intérieure, elle avait depuis près d’un an veillé à la formation de cadres pour remplacer l’administration vichyssoise déchue.

1944 : l'autre bataille de la France

Le capitaine de corvette Philippe Kieffer à la tête de ses fusiliers marins commandos, premiers et seuls Français à débarquer le 6 juin 1944.

À mesure que des parcelles de territoire sont libérées, les autorités reconnaissant le GPRF s’installent sans difficulté, exerçant la réalité du pouvoir.

Mal préparés aux réalités françaises, sans appui dans les populations locales, les agents de l’AMGOT sont en revanche réduits à une figuration errante. Pragmatique et constatant que l’ordre règne, le général autant que politicien Eisenhower renonce relativement vite à l’administration militaire de la France.

Quant à la « fausse monnaie », qualifiée par François Coulet (premier Commissaire de la République mis en place par De Gaulle) de « drôles de dollars décorés d’un drapeau français », nul n’en veut de bon gré.

1944 : l'autre bataille de la France

Billet de 100 francs émis par les Etats-Unis

Son cours initialement imposé par les autorités militaires lui vaut une modeste diffusion dans la population normande mais elle est vite retirée de la circulation, servant quelques mois plus tard à payer … les impôts.

Accueilli sous les acclamations le 14 juin à Bayeux, De Gaulle peut passer début juillet à un autre voyage, moins symbolique mais presque aussi important : sa réception officielle aux États-Unis. Grand succès diplomatique, médiatique et même populaire, il contribue à asseoir sa stature internationale.

La libération de Paris « par les siens » le 25 août et le triomphe personnel de De Gaulle qu’il consacre libère l’horizon. Son gouvernement est – enfin – reconnu par la Grande-Bretagne, l’URSS et …les États-Unis d’Amérique le 23 octobre 1944. Dans le récit en construction, l’AMGOT n’est plus qu’un épisode recouvert par l’épopée, et ses banknotes des pièces rares pour les collectionneurs.

La déclaration d’Eisenhower

Peuples de l’Europe occidentale

La déclaration d'Eisenhower

Le Général Eisenhower le 6 juin 1944

Les troupes des Forces Expéditionnaires Alliées ont débarqué sur les côtes de France.
Ce débarquement fait partie du plan concerté par les Nations unies, conjointement avec nos grands alliés Russes, pour la libération de l’Europe.

C’est à vous tous que j’adresse ce message. Même si le premier assaut n’a pas eu lieu sur votre territoire, l’heure de cette libération approche.

Tous les patriotes, hommes ou femmes, jeunes et vieux, ont un rôle à jouer dans notre marche vers la victoire finale. Aux membres des mouvements de Résistance dirigés de l’intérieur ou de l’extérieur, je dis : «Suivez les instructions que vous avez reçues !». Aux patriotes qui ne sont point membres de groupes de Résistance organisés je dis : «Continuez votre résistance auxiliaire, mais n’exposez pas vos vies inutilement : attendez l’heure où je vous donnerai le signal de vous dresser et de frapper l’ennemi. Le jour viendra où j’aurai besoin de votre force unie». Jusqu’à ce jour, je compte sur vous pour vous plier à la dure obligation d’une discipline impassible.

Citoyens Français :

Je suis fier de commander une fois de plus les vaillants soldats de France. Luttant côte à côte avec leurs Alliés, ils s’apprêtent à prendre leur pleine part dans la libération de leur Patrie natale. (…)

Comme Commandant Suprême des Forces Expéditionnaires Alliées, j’ai le devoir et la responsabilité de prendre toutes les mesures nécessaire à la conduite de la guerre. Je sais que je puis compter sur vous pour obéir aux ordres que je serai appelé à promulguer.

L’administration civile de la France doit effectivement être assurée par des Français. Chacun doit demeurer à son poste, à moins qu’il ne reçoive des instructions contraires. Ceux qui ont fait cause commune avec l’ennemi et qui ont ainsi trahi leur patrie, seront révoqués. Quand la France sera libérée de ses oppresseurs, vous choisirez vous-même vos représentants ainsi que le Gouvernement sous l’autorité duquel vous voudrez vivre. (…)

Ce débarquement ne fait que commencer la campagne d’Europe occidentale. Nous sommes à la veille de grandes batailles. Je demande à tous les hommes qui aiment la liberté d’être des nôtres. Que rien n’ébranle votre foi. Rien non plus n’arrêtera nos coups. Ensemble, nous vaincrons.

Le discours du Général de Gaulle le 6 juin 1944

Le général de Gaulle s’est rendu en Angleterre le 3 juin 1944 pour assister au commencement des opérations alliées de débarquement en France. Le 6 juin 1944, il s’adresse au pays par la radio depuis Londres.

Le discours du Général de Gaulle le 6 juin 1944

De Gaulle au micro de la BBC durant la guerre (date inconnue)

La Bataille suprême est engagée !

Après tant de combats, de fureurs, de douleurs, voici venu le choc décisif, le choc tant espéré. Bien entendu, c’est la bataille de France et c’est la bataille de la France !

D’immenses moyens d’attaque, c’est-à-dire pour nous, de secours, ont commencé à déferler à partir des rivages de la vieille Angleterre. Devant ce dernier bastion de l’Europe à l’ouest fut arrêté naguère la marée de l’oppression allemande. Voici qu’il est aujourd’hui la base de départ de l’offensive de la liberté. La France, submergée depuis quatre ans, mais non point réduite, ni vaincue, la France est debout pour y prendre part.

Pour les fils de France, où qu’ils soient, le devoir simple et sacré est de combattre par tous les moyens dont ils disposent. Il s’agit de détruire l’ennemi, l’ennemi qui écrase et souille la patrie, l’ennemi détesté, l’ennemi déshonoré.

L’ennemi va tout faire pour échapper à son destin. Il va s’acharner sur notre sol aussi longtemps que possible. Mais, il y a beau temps déjà qu’il n’est plus qu’un fauve qui recule. De Stalingrad à Tarnapol, des bords du Nil à Bizerte, de Tunis à Rome, il a pris maintenant l’habitude de la défaite.

Cette bataille, la France va la mener avec fureur. Elle va la mener en bon ordre. C’est ainsi que nous avons, depuis quinze cents ans, gagné chacune de nos victoires. C’est ainsi que nous gagnerons celle-là.

En bon ordre ! Pour nos armées de terre, de mer, de l’air, il n’y a point de problème. Jamais elles ne furent plus ardentes, plus habiles, plus disciplinées. L’Afrique, l’Italie, l’océan et le ciel ont vu leur force et leur gloire renaissantes. La Terre natale les verra demain !

Pour la nation qui se bat, les pieds et les poings liés, contre l’oppresseur armé jusqu’aux dents, le bon ordre dans la bataille exige plusieurs conditions.

La première est que les consignes données par le Gouvernement français et par les chefs français qu’il a qualifiés pour le faire soient exactement suivies.

La seconde est que l’action menée par nous sur les arrières de l’ennemi soit conjuguée aussi étroitement que possible avec celle que mènent de front les armées alliées et françaises. Or, tout le monde doit prévoir que l’action des armées sera dure et sera longue. C’est dire que l’action des forces de la Résistance doit durer pour aller s’amplifiant jusqu’au moment de la déroute allemande.

La troisième condition est que tous ceux qui sont capables d’agir, soit par les armes, soit par les destructions, soit par le renseignement, soit par le refus du travail utile à l’ennemi, ne se laissent pas faire prisonniers. Que tous ceux-là se dérobent d’avance à la clôture ou à la déportation ! Quelles que soient les difficultés, tout vaut mieux que d’être mis hors de combat sans combattre.

La bataille de France a commencé. Il n’y a plus, dans la nation, dans l’Empire, dans les armées, qu’une seule et même volonté, qu’une seule et même espérance. Derrière le nuage si lourd de notre sang et de nos larmes voici que reparaît le soleil de notre grandeu

https://information.tv5monde.com/international/6-juin-1944-lautre-bataille-de-la-france-1433

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le réchauffement climatique c’est uniquement en France les autres pays ont des températures normales de saison

Sous François Hollande, la France connaissait la malédiction de la pluie : dès qu’il sortait, le ciel se couvrait, les parapluies fleurissaient et les barbecues annulaient. On l’appelait « l’homme qui faisait pleuvoir les plans sociaux et les giboulées ».Puis est arrivé Emmanuel Macron.
D’un claquement de doigts présidentiel, il a inversé la malédiction climatique. Fini la flotte. Désormais, c’est canicule mode premium. Il suffit qu’il parle d’écologie pour que le thermomètre explose, que les records tombent et que les Français se mettent à rêver de clim comme d’un droit fondamental.Hollande nous noyait sous les averses.
Macron nous fait fondre comme du beurre au soleil. Entre le roi de la pluie et l’empereur de la braise, on aura tout connu… sauf un climat normal. Bienvenue en France, où même la météo est devenue une opposition politique.

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vous ne recevrez jamais ces explications des gros titres sensationnalistes des médias et des journaux télévisés grand public.

Critica Climatica Alias Fortunato Nardelli

@climacritic

À l’origine en italien et traduit

La carte ci-dessous, en bas à gauche, montre l’anomalie de l’altitude géopotentielle à 500 mb à 18z. Les lignes de contour rappellent la forme Ω en raison d’une énorme dorsale de haute pression dans la troposphère moyenne, qui est coincée entre deux systèmes de basse pression à l’est et à l’ouest.

L’air chaud du Sahara a été transporté horizontalement — c’est-à-dire par advection — vers le nord en Europe occidentale en raison d’un flux anticyclonique (dans le sens horaire), et tandis que cette masse d’air se déplace vers le nord, elle est comprimée adiabatiquement sous la dorsale où l’air s’enfonce

. Ce processus est naturel et n’a absolument rien à voir avec le changement climatique ou les émissions de gaz à effet de serre.

L’Europe a connu une quantité inhabituelle de ces événements de chaleur extrême depuis 2019, mais la plupart des autres régions du globe non.

L’explication la plus probable est l’augmentation du rayonnement solaire absorbé au sol en raison de la couverture nuageuse stratiforme réduite à basse et moyenne altitude (ensoleillement accru), dont une partie est probablement due à la concentration réduite d’aérosols atmosphériques résultant des strictes réglementations anti-pollution de l’UE.

L’augmentation globale de la « température moyenne mondiale » (qui affecte principalement les minimales nocturnes) a peu ou rien à voir avec cet événement. Il s’agit principalement de systèmes météorologiques en mouvement. Quand vous avez un système chaotique avec deux fluides turbulents qui interagissent entre eux (l’atmosphère et l’océan), des choses folles peuvent se produire.

Bien sûr, vous ne recevrez jamais ces explications des gros titres sensationnalistes des médias et des journaux télévisés grand public. Il serait opportun de se demander pourquoi on les appelle des moyens d’« information » !

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Pourquoi les prophètes du changement climatique ne parviennent-ils pas à distinguer une observation (« Il fait chaud ») de son explication qui n a rien à voir avec le co2

ce blocage anticyclonique persistant se produit pile au moment du solstice.
Ce qui occasionne une exposition au soleil de +7% par rapport à début août par exemple.
Donc des températures plus hautes par rapport à des canicules plus tardives.

@sciencefiles

À l’origine en allemand et traduit

Personne ne nie qu’il fait chaud, et peut-être même qu’il fera plus chaud. Nous vivons dans un interglaciaire, bordel. Pourquoi les prophètes du changement climatique ne parviennent-ils pas à distinguer une observation (« Il fait chaud ») de son explication (« Pourquoi fait-il chaud ? ») ?

Le fait qu’il fasse plus chaud, si cela se produit, peut avoir de nombreuses causes.

Le CO2 en est une possible, si le CO2 atmosphérique n’était pas déjà saturé depuis longtemps. Mais même en faisant abstraction du fait que plus de CO2 ne peut guère produire un « plus grand » effet de serre, la question du PREUVE se pose quant au fait que le CO2, ces 4 % des 0,04 % de CO2 atmosphérique d’origine humaine, soit responsable du réchauffement. Si l’on veut être pris au sérieux et non simplement passer pour un troll du changement climatique qui ronge dans le noir comme Azathot, alors il faut fournir une PREUVE de la causalité du CO2 issu de la production humaine.

Cela fait maintenant plus de 10 ans que je lis des études sur le changement climatique. Je n’en connais aucune qui fournisse une telle PREUVE. Je ne connais que des corrélations qui, une fois l’idéologie écartée, ne se distinguent pas des corrélations illusoires, tout ce bla-bla sans théorie, bâti sur une argumentation téléologique qui présuppose ce qu’il s’agit de démontrer.

Entre-temps : Je connais de nombreuses études qui, sur la base des carottes de glace de Vostok, ont montré que le réchauffement précède l’augmentation de la concentration de CO2. Et je ne connais aucun adepte du changement climatique qui ait jamais réfuté que, de leur point de vue, la causalité s’inverse. Tout ce qui existe sur le prétendu changement climatique anthropique n’est que du bla-bla hypothétique, propagé par des parties intéressées, qui ne résiste à aucune vérification approfondie, mais qui fournit la base pour détruire les sociétés occidentales, laisser les fous assouvir leur manie en tant que ministres de l’Énergie, appauvrir les gens et, avec toutes ces mesures, ne produire AUCUN effet sur le climat. C’est un culte, un culte morbide, qui est principalement attractif pour des gens qui, sur la base de leurs propres mérites, ne peuvent atteindre aucun statut et qui éprouvent de la joie à nuire aux autre

Les vagues de chaleur les plus mortelles en Europe sont presque toujours causées par des « blocs Oméga », un schéma atmosphérique nommé d’après la lettre grecque Ω.
Une crête de haute pression s’installe sur une région, flanquée de deux systèmes de basse pression, créant une sinuosité en forme de fer à cheval dans le jet stream. Le résultat est un dôme de chaleur : un « couvercle » de haute pression emprisonnant l’air chaud près de la surface.

L’été 2003, l’été européen le plus chaud depuis au moins 1540, a été entraîné par l’un d’eux.

Un air plus propre a réduit l’effet de refroidissement autrefois fourni par certaines formes de pollution.

Les masses d’air chaud ont été expulsées de l’Afrique du Nord vers l’Europe comme un noyau de cerise pressé entre les doigts. Plutôt que d’écouter la propagande climatique, demandez-vous ce qui les a poussées ? Essayez de comprendre les processus climatiques que nous observons

Le rôle principal dans le réchauffement et le refroidissement de la planète est joué par la vapeur d’eau corrélée à l’occurrence des phénomènes El Niño, ce qui est corrélé à l’activité

☀️

.L’éruption de Tonga nous a montré de manière expérimentale ces interdépendances – L’introduction soudaine de +10 % de H₂O dans la stratosphère, suivie du processus de réduction de cet excédent, nous montre ce qui joue ici le premier violon.

1. Avant l’éruption (2004-2021)

  • L’excès de vapeur d’eau était proche de zéro (autour de ±10-20 Tg).
  • Variations naturelles saisonnières et interannuelles.

2. L’éruption du Hunga Tonga (janvier 2022)

  • Explosion brutale : l’excès passe de ~0 à ~150 Tg en quelques semaines.
  • C’est le plus gros événement d’injection de vapeur d’eau stratosphérique jamais observé.

3. Évolution 2022-2025 (zoom du bas)

  • Pic maximum atteint rapidement (~150 Tg global).
  • 2023 : Une première baisse marquée (flèche grise « Dehydration 2023 ») → phénomène de déshydratation (la vapeur d’eau gèle et retombe).
  • Début 2024 : Nouvelle forte baisse (flèche orange « Drop 2024 ») → la plus importante des 20 dernières années.
  • Fin 2024 / début 2025 : L’excès est redescendu à environ 80-85 Tg (soit environ la moitié du pic initial).

4. Comparaison Globale vs Antarctique

  • L’Antarctique (cyan et vert) montre beaucoup moins d’excès (20-25 Tg max), car la vapeur d’eau s’est surtout répandue dans l’hémisphère Sud et l’équateur

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Pour la 1ère fois depuis 50 ans, l’Etat via l’@Arcom_frintervient directement sur la ligne éditoriale d’1 chaîne de télévision privée

L’ARCOM a donc répondu favorablement à la saisine de RSF pour contrôler et censurer CNEWS

Pour rappel, cette ONG d’extrême gauche a pour président l’éditorialiste de France Inter Pierre Haski, et comme DG Thibault Brutin qui demande avec Mediapart et LFI l’interdiction de CNews

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La France est devenue Pedoland, aux origines du mal, 40 ans de responsabilité de Badinter à Dupont Moretti, le Wokisme au pouvoir

on a appelé ça « amours interdites », « érotisme transgressif », « liberté sexuelle », « initiation », « romantisme pédéraste »… au lieu de nommer les faits : pédocriminalité

@grm_off

Lénine disait « Faites-leur manger le mot et ils avaleront la chose. » Euthanasie : « suicide assisté » Location d’utérus : « GPA éthique » Avortement : « interruption volontaire de grossesse » Eugénisme : « diagnostic préimplantatoire » Changement de sexe chez les mineurs : « parcours d’affirmation de genre » Clandestins : « sans-papiers » … : « jeunes » Émeutes, pillages et tirs de mortiers : « débordements » Censure : « modération et lutte contre la haine » Hausse d’impôts : « effort exceptionnel »

https://twitter.com/alexysiktrice/status/2065418952960774377/video/1

Dans ce passage d’Apostrophes de 1990, Denise Bombardier (journaliste québécoise) est seule face au gratin littéraire français à oser dire tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas : Gabriel Matzneff publiait des textes explicites sur ses relations sexuelles avec des mineurs (garçons et filles de 13-15 ans), et le milieu intellectuel parisien le couvrait d’éloges, le trouvait « raffiné », « libertin », « provocateur ».Elle dénonce frontalement la complaisance, l’hypocrisie et la pédophilie littéraire banalisée. Pivot et les autres sont mal à l’aise, Matzneff se défend avec son style habituel (esthétisme décadent + provocation). C’était très rare à l’époque en France : l’intelligentsia de gauche et libérale défendait encore massivement cette « libération des mœurs » qui incluait, pour certains, les relations avec des adolescents.Contexte plus largeMatzneff a longtemps été protégé par son réseau (Pivot, Sollers, etc.).
Il a fallu des décennies, #MeToo et le livre de Vanessa Springora (Le Consentement, 2020) pour que la société française commence à regarder ça en face.
Bombardier s’est fait insulter à l’époque (« prude », « québécoise puritaine », etc.).

https://twitter.com/EricMassaud/status/2065326812712824866/video/1

https://twitter.com/EricMassaud/status/2065326812712824866/video/1

Ça illustre bien ton point sur le langage : pendant longtemps, on a appelé ça « amours interdites », « érotisme transgressif », « liberté sexuelle », « initiation », « romantisme pédéraste »… au lieu de nommer les faits : pédocriminalité.Le mot compte. Quand on euphémise (« parcours d’affirmation », « jeunes en difficulté », « débordements »), on prépare le terrain pour que la chose passe mieux. Denise Bombardier a refusé le mot et refusé la chose ce jour-là. C’est pour ça que la séquence est devenue historique.

Badinter et le saccage de la justice

Le 30 janvier 1976, à Troyes, Patrick Henry enlève Philippe Bertrand, un garçon de 7 ans. Il réclame une rançon à sa famille, puis tue l’enfant et dissimule son corps.

Pendant plusieurs jours, il nie toute implication. Devant les caméras, il affiche son émotion, participe aux recherches et va jusqu’à déclarer que les assassins d’enfants méritent la peine de mort. L’opinion publique est bouleversée.

Les enquêteurs finissent par remonter jusqu’à lui. Patrick Henry, âgé de 22 ans, est arrêté. Le corps de Philippe Bertrand est retrouvé. Sa culpabilité ne fait guère de doute.

Son procès s’ouvre en janvier 1977. À l’époque, la peine de mort existe encore en France et la guillotine est toujours en vigueur. Une grande partie du pays s’attend à une condamnation à mort.

La défense est assurée notamment par “Robert Badinter”. L’avocat ne cherche pas à démontrer l’innocence de son client. Il concentre sa plaidoirie sur une autre question :
❌un État peut-il légitimement tuer au nom de la justice ? Au fil des audiences, le procès de Patrick Henry devient aussi celui de la peine de mort.

Contre toute attente, le jury refuse la peine capitale. Patrick Henry est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. La décision provoque un choc et divise profondément l’opinion.

En 1981, Robert Badinter devient ministre de la Justice du président François Mitterrand. Quelques mois plus tard, il porte devant le Parlement ❌la loi abolissant la peine de mort en France.

Patrick Henry passera plus de vingt-cinq ans en prison avant d’obtenir une libération conditionnelle en 2001. Il sera ensuite de nouveau condamné et incarcéré dans une affaire de trafic de cannabis.

L’affaire Patrick Henry n’est pas, à elle seule, la cause de l’abolition de la peine de mort. Mais elle constitue l’un des moments décisifs qui ont marqué l’opinion publique et renforcé le combat abolitionniste mené par Robert Badinter.

(« utiliser le meurtre d’un enfant pour changer la loi,
Un rôle historique majeur de cette affaire dans le débat sur la peine de mort. »)

Le Centre de détention de Mauzac (Dordogne) est un établissement particulier :Il accueille majoritairement des délinquants et criminels sexuels (environ 85 % selon des reportages comme ceux de Sept à Huit ou TF1). Beaucoup sont des « pointeurs » (pédocriminels).
Conception « village » pavillonnaire, grillages simples au lieu de murs hauts, pas de caméras partout, cellules individuelles avec clés pour les détenus, promenades en pleine campagne, travail, activités… L’objectif officiel est la réinsertion et la gestion « pacifique » de profils souvent non violents entre eux (ils sont d’ailleurs placés là en partie pour les protéger des autres détenus dans des prisons classiques).

  • Badinter a lancé et soutenu le projet de construction du nouveau centre de détention (la partie « village » pavillonnaire) dans les années 1984-1986.
  • Il l’a lui-même inauguré en 1986.
  • L’idée était de créer une prison « humaine » et expérimentale, orientée vers la réinsertion, avec une architecture qui responsabilise les détenus (unités de vie, pas de couloirs traditionnels, clés des cellules, etc.). C’était dans la continuité de sa philosophie pénitentiaire (abolition de la peine de mort, humanisation des conditions de détention). tf1info.fr

Les architectes Christian Demonchy et Noëlle Janet ont conçu le bâtiment sur un cahier des charges du ministère de la Justice. Ils n’ont pas pris la décision politique, ils ont répondu à la commande (ils avaient notamment travaillé sur des villages Club Med, d’où le surnom).

  • C’était une époque où la gauche (gouvernement Mitterrand) mettait l’accent sur la réhabilitation plutôt que sur la seule répression.
  • Après le départ de Badinter en 1986, Albin Chalandon (nouveau ministre) a changé de cap avec un programme plus sécuritaire (programme 13 000 places classiques). Mauzac est resté une exception qui n’a jamais été reproduite à grande échelle. prisons-cherche-midi-mauzac.com

Aujourd’hui, le choix d’y placer massivement des auteurs d’infractions sexuelles (dont beaucoup sur mineurs) résulte de l’administration pénitentiaire, qui y voit un lieu adapté à des profils jugés « moins violents » entre eux et plus réceptifs à des programmes de soins/réinsertion.

facebook.com

L’architecte Christian Demonchy (avec Noëlle Janet) l’a conçu dans les années 80. Ils ont aussi travaillé sur des villages Club Med, d’où le surnom récurrent de « prison Club Med » ou « prison 4 étoiles ». C’était une expérience de prison « humaine » et ouverte.

prisons-cherche-midi-mauzac.com

Le fond du problèmeCe type d’approche soulève une question légitime que beaucoup de Français se posent : priorité à la réinsertion de pédocriminels (avec des taux de récidive non négligeables sur ces crimes) ou protection prioritaire des enfants et sévérité exemplaire ?La récidive existe (exemples récents de détenus à Mauzac pris avec du matériel pédopornographique en cellule).

franceinfo.fr

La société perçoit souvent ces crimes comme particulièrement odieux et irrémédiables pour beaucoup de victimes.
La France a une tradition « réhabilitative » (influence Badinter et autres) qui contraste avec des systèmes plus répressifs ailleurs.

Ce n’est pas une « blague » : c’est un choix de politique pénitentiaire. On peut débattre de son efficacité (réinsertion réelle vs. laxisme perçu). Beaucoup estiment que pour les crimes sexuels sur mineurs, la priorité devrait être l’isolement long, la surveillance post-libération stricte et la castration chimique volontaire plutôt qu’un cadre « club vacances ».

2008 : Badinter s’est violemment opposé au projet de loi Sarkozy sur la rétention de sûreté pour les pédophiles jugés dangereux après avoir purgé leur peine. Il y voyait une « dérive dangereuse » : on ne condamne pas pour ce qu’on pourrait faire, mais pour ce qu’on a fait. Il défendait le principe classique du droit pénal français (« pas de prison sans infraction »). Cette position a été très critiquée à l’époque et l’est encore aujourd’hui.

reuters.com

affaire Denis Mannechez, un cas emblématique et tragique de défaillance judiciaire autour de l’inceste en France.

fr.wikipedia.orgLes faits principaux

  • Les abus : Denis Mannechez a violé ses deux filles aînées, Virginie et Betty, pendant des années (dès l’enfance pour Betty). La mère, Laurence, était impliquée en tant que complice passive ou active selon les éléments.
  • Procès de 2012 (appel à Amiens) : Condamné pour viols et complicité. Peine légère : 5 ans pour le père (dont 3 avec sursis) et 4 ans pour la mère (dont 2 avec sursis). Ils sont ressortis libres, ayant déjà effectué la période de détention provisoire. lemediatv.fr
  • La thèse de « l’inceste heureux » : Lors du procès à huis clos, un expert-psychiatre a évoqué la possibilité d’« incestes heureux » (expression reprise et amplifiée par la défense). Les avocats (dont celui de Denis Mannechez et, selon Betty, celui des parties civiles Éric Dupond-Moretti) ont plaidé une relation « consentie » et « amoureuse » entre Denis et Virginie (avec qui il a eu un enfant). Virginie et d’autres membres de la famille ont soutenu cette version sous emprise. Betty a depuis dénoncé un arrangement et un revirement forcé de ses déclarations. lejdd.fr

Cette approche a minimisé la gravité des faits, en traitant l’inceste comme une « histoire d’amour hors norme » plutôt que comme un crime de domination et d’emprise sur des mineures.La suite tragique (2014)Après le procès, Denis et Virginie ont repris la vie commune. Quand Virginie a voulu partir (jalousie, contrôle, violence), Denis l’a traquée, tuée (ainsi que son employeur Frédéric Piard) à Gisors en octobre 2014, puis a tenté de se suicider. Il a été condamné à perpétuité en 2018 et est mort peu après.

fr.wikipedia.orgBetty Mannechez a témoigné dans son livre Ce n’était pas de l’amour (2021) : elle décrit l’emprise, les viols, les échecs répétés de la justice (plaintes dès 2002 mal prises en compte) et critique vivement cette fiction de l’« inceste heureux ».

Cette affaire a symbolisé les faiblesses de la justice française face à l’inceste intrafamilial à l’époque : sous-estimation de l’emprise psychologique, focalisation sur un prétendu « consentement » (impossible chez des enfants/adolescentes sous autorité parentale), et influence de certains experts ou avocats. Elle a contribué aux débats ultérieurs sur la présomption d’absence de consentement en cas d’inceste (loi de 2021 renforçant la protection).Il n’existe pas d’« inceste heureux » dans un cadre parent-enfant : c’est toujours une violence structurelle, un abus de pouvoir et une atteinte au développement. Les survivants comme Betty le répètent : c’était de la manipulation, pas de l’amour. L’issue meurtrière l’a tragiquement démontré.

Oui, la citation est authentique. Elle provient bien du livre d’Élisabeth Badinter, XY, De l’identité masculine (Éditions Odile Jacob, 1992, p. 76). Le passage complet est :« Le lien érotique entre la mère et l’enfant ne se limite pas aux satisfactions orales. C’est elle, qui, par ses soins, éveille toute la sensualité, l’initie au plaisir, et lui apprend à aimer son corps. La bonne mère est naturellement incestueuse et pédophile. »
Badinter s’inscrit ici dans une perspective psychanalytique freudienne classique sur le développement de l’enfant (complexe d’Œdipe, relation mère-fils, différenciation sexuelle). Elle décrit la relation maternelle comme comportant une dimension érotique/sensorielle « naturelle » via les soins du corps (bain, câlins, allaitement, etc.), qu’elle qualifie d’« incestueuse et pédophile » dans un sens métaphorique et théorique — pas au sens pénal ou d’abus sexuel concret.

Elle ajoute que personne ne s’en plaindrait vraiment, mais que l’on préfère l’oublier. C’est une provocation intellectuelle typique des années 1970-1990, époque où une partie de l’intelligentsia (psychanalystes, intellectuels) jouait avec les frontières du tabou sexuel en s’appuyant sur Freud, Reich, etc.Problème majeurLe choix des mots « incestueuse et pédophile » est extrêmement choquant et maladroit, même dans un cadre théorique.

Aujourd’hui, il heurte frontalement la prise de conscience sur les violences sexuelles intrafamiliales, l’emprise, et le fait que tout abus de pouvoir adulte/enfant est destructeur. Utiliser les termes cliniques de la pédophilie et de l’inceste pour décrire une « bonne mère » normale banalise des réalités criminelles

.Cette phrase a été largement reprise (souvent par des critiques du féminisme ou de certaines élites intellectuelles françaises) pour illustrer une forme de déni ou de relativisme sur les questions d’inceste et de pédophilie dans les milieux progressistes des années 80-90. Elle fait écho aux débats de l’époque (affaire Matzneff, etc.) où une certaine intelligentsia défendait une « libération sexuelle » sans suffisamment distinguer consentement réel, âge, et rapport de domination.

Lien avec l’affaire MannechezDans le contexte de notre discussion précédente, cette citation illustre parfaitement le climat intellectuel qui a pu contribuer à la thèse de « l’inceste heureux » en 2012 : une minimisation psychanalytique ou culturelle de la gravité de l’inceste parental, présenté parfois comme une forme d’amour ou de lien « naturel » dévoyé. Betty Mannechez et d’autres victimes ont dénoncé ce type de discours comme une violence supplémentaire.

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Les media perdent leur scientifique de référence, il n’est plus docteur, il avait plagié ;Gardera-t-il ses émissions dans l’empire Ernotte ? et son poste à HEC?

Etienne Klein, vulgarisateur de la bien-pensance, perd son doctorat en toc https://lemediaen442.fr/etienne-klein-vulgarisateur-de-la-bien-pensance-perd-son-doctorat-en-toc/ Etienne Klein navigue poétiquement entre physique et philosophie dans les médias. Qui ne l’a pas vu ou croisé lors d’un zapping ? Il est partout. Aujourd’hui, l’Université lui retire son doctorat pour cause de plagiat. Sa crédibilité de vulgarisateur scientifique va-t-elle en prendre un coup ? Gardera-t-il ses émissions dans l’empire Ernotte ?

alors son avis sur le « vaccin » ARNm qui est génial, ca va vaut rien?
Parce que déjà si il triche en physique, en biochimie ça donne quoi?

@LeMediaContre7

ÉTIENNE KLEIN : LE CHASSEUR DE « COMPLOTISTES » PERD SON DOCTORAT Pendant des années, Étienne Klein a été présenté comme l’une des grandes références scientifiques françaises. Invité des médias, défenseur de la pensée critique, adversaire du climatoscepticisme et des théories du complot, il expliquait aux Français comment distinguer le vrai du faux. Aujourd’hui, l’Université Paris Cité lui retire son doctorat après avoir constaté de nombreux plagiats dans la thèse qui lui avait permis d’obtenir ce titre en 1999.

Selon les informations publiées ces derniers jours, l’enquête aurait identifié des copier-coller sur une part importante de la thèse.

Résultat : doctorat retiré et interdiction de se réinscrire en doctorat. Pourtant, malgré cette sanction exceptionnelle, Étienne Klein conserve ses principales fonctions, continue d’être invité dans les médias et demeure une figure de référence du débat public. Une question se pose alors : combien d’autres « experts » bénéficient d’un statut protégé alors même que leur crédibilité devrait être réévaluée ? L’affaire ne concerne pas seulement un homme. Elle interroge un système médiatique qui distribue les labels de respectabilité intellectuelle mais semble parfois beaucoup moins exigeant lorsqu’il s’agit de contrôler ses propres autorités. Article complet à lire sur Contre7.

https://twitter.com/LeMediaContre7/status/2065364432117518402/video/1

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Marine Tondelier veut »des cours d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle dès la maternelle » Avec des dragqueens, un programme de Cohn Bendit, Miller?

La France a déjà un cadre légal et des programmes sur ce thème :

  • L’éducation à la vie affective et relationnelle (EVAR) existe à l’école maternelle et élémentaire.
  • L’EVARS (avec la dimension sexuelle) s’applique au collège et lycée.
  • Au moins trois séances par an sont obligatoires depuis des années (loi de 2001 renforcée), avec un programme officiel publié en 2025
  • ne intrusion de l’État dans l’intimité familiale dès 3-5 ans, une sexualisation précoce inutile ou idéologique, et rappellent que l’éducation affective relève d’abord des parents. Des voix estiment que l’école devrait prioriser les fondamentaux (lecture, maths) plutôt que cela.

Qui protège Gérard Miller ?
7 plaintes déposées
3 par des filles mineures
90 signalements
Viols sous hypnose

Aujourd’hui sous contrôle judiciaire
Affaire au point mort
A obtenu une autorisation pour un week-end romantique à Venise

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Les autorités reconnaissent partout que la vaccs covid des jeunes n’était pas une bonne idée et que les risques dépassaient les bénéfices

une position officielle prudente adoptée par plusieurs autorités de santé dans certains pays ou contextes, y compris en France pour 2026. D’après les calendriers vaccinaux français récents, la vaccination COVID-19 n’est plus recommandée de manière systématique pour les nourrissons, enfants et adolescents en bonne santé sans facteurs de risque.

service-public.gouv.frPourquoi ce changement ?

  • Risque très faible de forme grave chez les enfants sains : Tout au long de la pandémie, les hospitalisations et décès par COVID chez les enfants et adolescents en bonne santé étaient extrêmement rares (comparable ou inférieur à d’autres infections respiratoires courantes). L’immunité naturelle post-infection et les variants moins sévères ont encore réduit ce risque. pmc.ncbi.nlm.nih.gov
  • Bénéfice/risque défavorable pour beaucoup : Les vaccins (surtout ARNm) réduisent le risque d’infection/transmission de façon temporaire et modérée contre Omicron et descendants. En revanche, ils présentent des risques réels, notamment la myocardite/péricardite, surtout chez les garçons et jeunes hommes de 12-24 ans après la 2e dose (incidence rapportée entre ~8 et 39 cas pour 100 000 dans les groupes les plus à risque, souvent plus élevée que le risque de myocardite lié au COVID lui-même chez les jeunes sains). pmc.ncbi.nlm.nih.gov

De nombreux pays ont fait évoluer leurs recommandations vers une approche plus ciblée (personnes à risque, personnes âgées, immunodéprimés). Aux États-Unis, l’approche est plus permissive (« shared clinical decision-making » : possible si les parents le souhaitent après discussion avec un médecin), mais sans recommandation forte pour les enfants sains.

reuters.comPoints importants pour une décision éclairée :

  • Pour un enfant/adolescent en parfaite santé : le risque individuel de complication grave du COVID est aujourd’hui très bas.
  • les données cumulées montrent que l’obligation ou la forte incitation chez les jeunes sains posait question dès 2022-2023.
  • Effets secondaires (myocardite, troubles menstruels, etc.) ont été sous-communiqués initialement par certaines agences.
  • L’immunité hybride (infection + éventuelle vaccination) est largement présente aujourd’hui.

Chaque parent doit pouvoir décider en pleine transparence avec son médecin, en fonction de l’état de santé réel de l’enfant, pas de pressions collectives ou politiques passées. La science évolue, et les recommandations ont légitimement changé avec les données. Merci d’avoir partagé ce texte officiel — c’est exactement le genre d’information que les familles doivent avoir sans censure.

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Un migrant essaie de décapiter un irlandais à North Belfast, en Irlande; les média et la gauche , en France hurlent à la menace fasciste en raison des manifestations

Le Monde, Libé, BFMTV, 20Minutes et consort : tous en chœur avec « Manifestations d’extrême droite en Irlande du Nord » ou « Violences après une agression au couteau.

https://twitter.com/Guigz75116/status/2064619275252371695/video/1

https://twitter.com/Guigz75116/status/2064619275252371695/video/1

Lundi soir, vers 18h, un homme de 44 ans, Stephen Ogilvie (Écossais vivant à Belfast), a été agressé au couteau sur Kinnaird Avenue, dans le quartier nord de Belfast.

Il a reçu de multiples coups de couteau au visage, au cou, au dos et surtout aux yeux.
Il a subi une tentative de décapitation.

Selon les informations données ce matin au tribunal, il a perdu son œil gauche et souffre de blessures si graves à l’œil droit qu’il est aujourd’hui dans un état grave à l’hôpital.
Beaucoup de témoignages parlent même de cécité totale.

Omerta insupportable sur

@franceinter : Ni à 7.30 ni à 8 h la radio de sévices publics ne dit un mot sur le drame de Belfast dont parle le monde entier : Un soudanais qui égorge et crève les yeux d’un Irlandais. Jamais cette radio publique n’a été autant confisquée par la gauche

Hier soir à Belfast, des protestants du quartier de Shankill et des catholiques d’Ardoyne, deux quartiers séparés par Crumlin Road et qu’il était impossible de traverser durant la guerre civile côte à côte. Ceux qui se sont entre-tués pendant les Troubles. Unis contre l’immigration de masse. L’histoire s’accélère

les faits correspondent à ce qui s’est passé à Belfast (Irlande du Nord). D’après les rapports de police et de plusieurs médias (BBC, Reuters, NBC, etc.) : Un homme soudanais de 30 ans, Hadi Alodid, a été arrêté et inculpé pour tentative de meurtre après une attaque au couteau extrêmement violente lundi soir à Belfast Nord.

bbc.com

La victime, un homme d’une quarantaine d’années (irlandais/local), a subi des blessures graves : lacérations profondes au visage et au cou, blessures aux yeux (il a perdu un œil selon plusieurs sources), et au dos. La vidéo qui circule montre l’agresseur à califourchon sur la victime au sol en train de porter des coups répétés avec un couteau de cuisine, notamment vers la tête et le cou — ce qui explique les descriptions d’« tentative de décapitation ». Des passants sont intervenus pour arrêter l’attaque.

nbcnews.com

Le suspect est un demandeur d’asile/réfugié soudanais arrivé en 2023 (via Paris → Dublin → Belfast), qui avait obtenu un permis de séjour de 5 ans.

reuters.com

Cet incident a provoqué des émeutes et des violences anti-immigration mardi soir à Belfast et dans d’autres zones d’Irlande du Nord : voitures et bus incendiés, poubelles brûlées, attaques contre des logements supposés abriter des migrants, affrontements avec la police. Des politiciens (y compris le Premier ministre britannique Keir Starmer et des responsables nord-irlandais) ont condamné les violences et appelé au calme, tandis que la famille de la victime a également demandé l’apaisement.

aljazeera.com

Ce n’est pas un incident isolé dans le paysage irlandais/nord-irlandais ces dernières années : il y a eu plusieurs affaires de violences liées à des migrants (agressions, viols, meurtres) qui ont alimenté une forte tension sur l’immigration, le logement, l’intégration et la perception d’une réponse insuffisante des autorités. Les vidéos graphiques se propagent rapidement et exacerbent les colères

.Important : La violence contre des innocents (migrants ou autres) est inacceptable, tout comme l’est cette attaque barbare. Ignorer les faits ou les patterns récurrents (profil de l’auteur, gravité de l’acte, statut migratoire) pour des raisons politiques ne fait qu’empirer le problème et alimenter la défiance. Beaucoup d’Irlandais (et d’Européens) expriment une exaspération légitime face à une immigration mal contrôlée qui s’accompagne parfois de ce type de criminalité extrême, dans un contexte de crise du logement et de cohésion sociale.Les autorités doivent enquêter pleinement, juger rapidement et communiquer en transparence. C’est la condition pour que la colère ne dégénère pas davantage.

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