Les données confirment largement l observation : la pollution plastique des océans n’est pas uniformément « mondiale » dans sa provenance, mais très concentrée géographiquement et liée à la gestion des déchets.Les faits sur les sources Entre 70 et 80 % du plastique dans les océans provient de sources terrestres, principalement transportées par les rivières.
ourworldindata.org
Des études (notamment Schmidt et al. 2017 dans Environmental Science & Technology) ont montré que 10 rivières seulement pouvaient être responsables de 88 à 95 % des apports fluviaux de plastique : le Yangtsé (Chine), l’Indus, le Fleuve Jaune, le Hai He, le Gange/Brahmapoutre, la Perle, l’Amour, le Mékong (tous en Asie), plus le Nil et le Niger en Afrique.
weforum.org
Des travaux plus récents (Meijer et al. 2021 dans Science Advances, souvent cités par The Ocean Cleanup et Our World in Data) nuancent légèrement : environ 1000 rivières (surtout petites et urbaines dans des zones à forte densité de population) expliquent ~80 % des émissions fluviales annuelles (estimées entre 0,8 et 2,7 millions de tonnes par an). Les 30 000 autres rivières se partagent les 20 % restants.
theoceancleanup.com
Les cinq plus gros contributeurs pays sont souvent les Philippines, l’Inde, la Malaisie, la Chine et l’Indonésie, qui combinent forte population, forte production de déchets et gestion des déchets insuffisante (mismanaged waste).
ourworldindata.org
En clair : ton sac de courses en Correze ou ta paille Arcachon ont très peu de chances d’atterrir dans le gyre du Pacifique Nord.
Le problème majeur, c’est le plastique non collecté, mal enfoui ou jeté dans des zones où les infrastructures de collecte, de traitement et de recyclage sont défaillantes — surtout dans des bassins versants densément peuplés avec des précipitations fortes qui « rincent » les déchets vers la mer.Les pays riches génèrent plus de déchets plastiques par habitant, mais ils collectent et traitent bien mieux (même si une partie a longtemps été exportée vers l’Asie, ce qui complique le tableau).
Le taux de « fuites » vers l’environnement est bien plus élevé là où les systèmes de gestion des déchets sont inexistants ou informels.Le côté « ingénierie soluble »C’est un problème technique et logistique avant tout :Collecte des déchets dans les zones urbaines critiques. Installation de barrières ou d’intercepteurs dans les rivières (comme le fait The Ocean Cleanup sur le Yangtsé ou d’autres fleuves). Amélioration des décharges contrôlées, incinération avec captage, ou recyclage là où c’est viable économiquement. Réduction à la source dans ces hotspots (emballages, sacs, etc.).
Des projets pilotes montrent que cibler ces « points chauds » donne des résultats mesurables beaucoup plus vite qu’une approche globale uniformisée. Une fois la collecte et le confinement améliorés, les apports océaniques chutent drastiquement.
: l’ONU (via UNEP et le processus INC pour un traité international sur la pollution plastique) insiste sur une approche « cycle de vie complet » (de la production à l’élimination), avec des négociations qui traînent depuis 2022 (sessions à répétition à Punta del Este, Paris, Nairobi, Ottawa, Busan, Genève…). Les discussions portent beaucoup sur les mécanismes de financement, les contributions des pays développés, les fonds multilatéraux, les transferts de technologies, et des objectifs contraignants ou volontaires sur la production elle-même.
unep.org
Critique légitime : quand un problème est très localisé et technique (gestion des déchets dans X bassins versants), le transformer en « crise mondiale » justifie des structures permanentes, des comités, des rapports annuels, des fonds et des cadres réglementaires globaux.
Résoudre vite et localement (via ingénierie, aide ciblée, partenariats public-privé) risquerait de rendre ces machineries moins nécessaires.C’est un pattern classique dans beaucoup de dossiers environnementaux : la dramatisation globale facilite la mobilisation de ressources et le contrôle politique, mais peut diluer l’efficacité.
Les pays en développement soulignent souvent qu’ils ont besoin d’aide concrète pour les infrastructures, pas seulement de quotas ou de taxes sur la production.
En résuméLes données montrent bien que la pollution océanique plastique est disproportionnellement le résultat de quelques systèmes de gestion des déchets défaillants, concentrés en Asie du Sud-Est/Sud et en Afrique.
Ce n’est pas « tout le monde pollue pareil ». Résoudre cela passe prioritairement par de l’ingénierie de collecte et de confinement dans ces hotspots, plutôt que par une bureaucratie globale qui traite le plastique comme un péché originel à réguler partout.
La vérité est dans les flux réels, pas dans le storytelling.
Quand Dominique Voynet expliquait au prix Nobel de physique Georges Charpak qu’il faudrait préférer le gaz au nucléaire, celui-ci présentant selon elle « un risque bien moindre d’accentuer l’effet de serre »… pic.twitter.com/3ULY2X97Qs
cette anecdote circule beaucoup ces derniers jours sur X (et elle est ancienne). Elle illustre un moment de débat entre Dominique Voynet (ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement dans le gouvernement Jospin, 1997-2001, et figure des Verts) et Georges Charpak (Prix Nobel de physique 1992 pour ses travaux sur les détecteurs de particules).
Le contexte : Charpak était un défenseur affirmé de l’énergie nucléaire . Il a co-écrit en 1997 le livre Feux follets et champignons nucléaires, qui met en avant les avantages écologiques du nucléaire (faibles émissions de gaz à effet de serre, contrairement aux fossiles) tout en reconnaissant les risques et en appelant à plus de transparence.
Lors d’un débat Voynet a défendu l’idée de privilégier le gaz naturel plutôt que le nucléaire, en arguant que le gaz présentait « un risque bien moindre d’accentuer l’effet de serre ».Pourquoi cette phrase est problématique (et souvent moquée aujourd’hui)
Le nucléaire (fission) émet très peu de CO₂ pendant la production d’électricité : environ 10-20 g CO₂/kWh (cycle de vie complet, incluant extraction d’uranium, construction, etc.). Le gaz naturel (principalement du méthane, CH₄) émet environ 400-500 g CO₂/kWh en combustion, soit 20 à 50 fois plus que le nucléaire. De plus, les fuites de méthane (puissant GES à court terme) aggravent son bilan carbone. À l’époque (fin des années 90), le gaz était parfois présenté comme une « transition » plus propre que le charbon (moins de SO₂, particules, etc.), et certains écologistes le voyaient comme un moindre mal s. Mais opposer le gaz au nucléaire sur le critère effet de serre était déjà une erreur scientifique claire pour un physicien comme Charpak.
Charpak, avec son expertise en physique des particules et son regard sur l’énergie, soulignait que le nucléaire était l’un des rares moyens à grande échelle de produire de l’électricité sans émettre massivement de GES. La France en est d’ailleurs la meilleure illustration en Europe : grâce à son parc nucléaire (développé dans les années 70-80), elle a l’un des mix électriques les plus décarbonés, avec des émissions de CO₂ par habitant bien inférieures à celles de pays très gaziers ou charbonniers (Allemagne incluse, malgré l’Energiewende)
Sous Jospin, les Verts (via Voynet) ont obtenu des concessions anti-nucléaires : moratoire sur les surgénérateurs (Superphénix fermé), débats sur la sortie progressive, promotion des économies d’énergie et des renouvelables.
Charpak et d’autres scientifiques (dont certains de gauche) critiquaient cette posture idéologique qui minimisait le rôle du nucléaire .Avec le recul (2026) :Le gaz s’est révélé une dépendance géopolitique risquée (crise 2022 après l’invasion de l’Ukraine). Le méthane est un GES puissant. Le nucléaire reste l’une des sources les plus bas-carbone et dispatchables à grande échelle. Beaucoup d’anciens opposants (même chez les écologistes ou à gauche) reconnaissent aujourd’hui que remplacer du nucléaire par du gaz ou du charbon aurait été (et serait) une erreur climatique majeure.
Cette anecdote est souvent ressortie pour pointer une forme d’idéologie anti-nucléaire qui, au nom de l’environnement, a parfois conduit à des positions contraires aux données physiques et climatiques. Charpak, en physicien rigoureux, incarnait plutôt l’approche « faits d’abord »
Depuis fin 2024, la Cour de cassation semble adopter une ligne plus libérale :Elle distingue clairement opinion scientifique divergente (protégée) et faute déontologique (incitation directe à un risque concret, propos injurieux ou mensonges délibérés). Elle reproche régulièrement à l’Ordre de vouloir imposer un « silence » ou de remplacer le débat par sa propre orthodoxie. Cela contraste avec la période 2021-2023, où l’Ordre avait été très actif (suspensions pour « anti-vax » ou critiques des vaccins).
Ces arrêts renforcent l’idée que l’Ordre des médecins ne peut pas fonctionner comme une « police de la pensée » sur les questions de santé publique, surtout rétrospectivement.Si on compare à la France (où le Conseil d’État est souvent plus déférent envers l’Ordre et la ligne officielle), la Belgique offre actuellement un meilleur bouclier judiciaire pour les médecins dissidents
Félicitations au Dr Laurence Kayser pour cette victoire en Cour de cassation ! C’est une bonne nouvelle pour elle, surtout quand on sait à quel point elle est attachée à son métier de gynécologue-obstétricienne.D’après les éléments publics disponibles, elle avait été sanctionnée d’une suspension de 3 mois par le Conseil provincial de l’Ordre des médecins du Hainaut (confirmée en appel en janvier 2024), principalement pour avoir exprimé publiquement des positions critiques ou alternatives sur la gestion de la crise COVID et les mesures sanitaires.
Le pourvoi en cassation qu’elle avait introduit vient donc d’aboutir favorablement, ce qui annule ou casse la décision disciplinaire précédente. C’est une reconnaissance, au moins sur le plan procédural, que les griefs retenus contre elle ne tenaient pas suffisamment devant la plus haute juridiction.
Sur le fond : liberté d’expression des médecins
Cette affaire illustre un débat plus large qui a traversé plusieurs pays pendant et après la crise COVID : jusqu’où va la liberté d’expression et la liberté de conscience des médecins quand ils s’écartent de la ligne officielle promue par les autorités sanitaires et les Ordres ?
Beaucoup de praticiens qui ont émis des doutes sur l’efficacité ou la sécurité de certaines mesures (masques généralisés, confinements prolongés, vaccination obligatoire ou incitative forte, traitements précoces, etc.) ont fait l’objet de poursuites disciplinaires.*
Dans certains cas, ces sanctions ont été perçues comme une forme de pression pour aligner le corps médical sur un narratif unique, parfois au détriment du débat scientifique ouvert et du consentement éclairé des patients.
Le fait qu’une cour de cassation donne raison au médecin ici va dans le sens d’une protection plus forte de la liberté d’opinion, même quand elle dérange. C’est sain pour la démocratie et pour la médecine elle-même, qui progresse grâce au doute et à la contradiction, pas à l’uniformité imposée.Sur l’Ordre des Médecins
l’idée qu’un ordre professionnel obligatoire, avec pouvoir disciplinaire quasi-judiciaire, crée une « justice de caste » qui protège plus les intérêts corporatistes ou les lignes politiques du moment que la qualité des soins et la liberté individuelle des praticiens. :
Risque de dérive vers le contrôle idéologique ou politique, comme on l’a vu pendant le COVID.
Manque de réelle indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics (l’Ordre est souvent perçu comme un bras armé de la politique sanitaire).
Inégalité : les citoyens ordinaires n’ont pas d’« ordre » qui peut leur interdire d’exercer leur métier pour opinions divergentes.
Au XXIe siècle, avec des assurances responsabilité civile, des ordres volontaires, des certifications indépendantes et des tribunaux classiques, l’existence d’un monopole disciplinaire obligatoire peut sembler archaïque.
En France comme en Belgique, des voix (y compris parmi des médecins) réclament régulièrement une refonte profonde, voire la suppression de ce modèle au profit d’une régulation plus légère et plus judiciaire. C’est un débat légitime sur l’équilibre entre protection du public et libertés individuelles.
L’égalité devant la loi devrait en effet s’appliquer aussi aux professions : un médecin ne devrait pas perdre son droit d’exercer pour des opinions scientifiques dissidentes, tant qu’il ne commet pas de faute technique caractérisée ou de malveillance envers un patient.
En résumé : cette victoire est une petite victoire pour la liberté d’expression dans le domaine médical. Elle ne résout pas tous les problèmes structurels posés par les Ordres professionnels, mais elle montre que la justice ordinaire peut parfois corriger les excès des instances disciplinaires internes.
En France, les décisions comparables à la victoire du Dr Laurence Kayser en cassation (annulation d’une suspension disciplinaire pour positions critiques sur la gestion COVID) restent assez rares et souvent limitées. Le paysage judiciaire a été plutôt défavorable aux médecins « dissidents » sur le plan ordinal, même si quelques avancées existent sur la liberté d’expression.Victoires partielles ou annulations
La Cour de cassation a rendu un arrêt récent (fin 2024 ou début 2025) dans lequel elle a annulé une sanction disciplinaire de l’Ordre contre un médecin qui avait exprimé un « jugement de valeur différent » sur le COVID-19. Elle a rappelé que les médecins conservent une certaine liberté d’exprimer publiquement des opinions scientifiques divergentes, tant qu’elles ne constituent pas une faute déontologique caractérisée (par exemple, incitation directe à un traitement dangereux ou mise en danger délibérée d’un patient). C’est l’arrêt le plus proche de celui de Kayser : il protège un peu plus la liberté d’expression médicale en distinguant opinion et faute technique. lejournaldumedecin.pmg.be
Plusieurs soignants (infirmiers, aides-soignants) suspendus sans salaire pour refus de vaccination ont obtenu des victoires en référé ou en appel sur des vices de forme, ou des indemnisations après la fin de l’obligation (2022-2024). Mais ces affaires concernent surtout le droit du travail, pas les sanctions ordinales des médecins.
Cas emblématiques avec issues défavorables
Professeur Didier Raoult : interdit d’exercer pendant 2 ans par la chambre disciplinaire nationale de l’Ordre (octobre 2024). Il s’est pourvu en cassation, mais le Conseil d’État a refusé d’admettre son pourvoi en 2025. La sanction a donc été confirmée sur le fond (reproches sur sa communication et sa pratique à l’IHU). bfmtv.com
D’autres médecins (comme le Dr Alain Houpert, sénateur, ou des praticiens ayant promu des traitements alternatifs ou critiqué la vaccination) ont souvent vu leurs sanctions (interdictions d’exercer de plusieurs mois) confirmées en appel ou en cassation.
À l’inverse, en 2025-2026, l’Ordre a aussi sanctionné des médecins « pro-vaccin » ou critiques des antivax (ex. : Dr Damien Barraud, 3 mois d’interdiction pour propos jugés injurieux sur X). Cela montre une certaine « géométrie variable » qui alimente les critiques de partialité.
En France, le recours contre une décision de l’Ordre des médecins (sanction disciplinaire) ne se fait ni directement à la Cour de cassation, ni au Conseil d’État en première instance. Voici le schéma clair et précis :1. Procédure normale (la plus fréquente)
1re instance : Chambre disciplinaire de première instance (au niveau régional/inter-régional de l’Ordre).
Appel (suspensif de la sanction) : Devant la Chambre disciplinaire nationale de l’Ordre des médecins (siège à Paris). Cette chambre est présidée par un magistrat professionnel (souvent un conseiller d’État) et composée d’assesseurs médecins. Elle réexamine les faits et le droit.
Pourvoi en cassation (non suspensif en principe) : Devant le Conseil d’État. C’est le dernier recours. Le Conseil d’État ne rejugera pas les faits, il contrôle uniquement la légalité de la décision (erreur de droit, vice de procédure, violation des règles de déontologie, motivation insuffisante, etc.).
Délais :
Appel : 30 jours à compter de la notification (sauf cas particuliers).
Pourvoi en cassation devant le Conseil d’État : 2 mois à compter de la notification de la décision de la Chambre nationale.
2. Pourquoi pas la Cour de cassation ?La Cour de cassation est la juridiction suprême de l’ordre judiciaire (affaires civiles, pénales, sociales…). Les chambres disciplinaires de l’Ordre des médecins sont considérées comme des juridictions administratives (même si elles ont une composition mixte). C’est pourquoi le juge de cassation est le Conseil d’État (juge suprême de l’ordre administratif).C’est exactement l’inverse de la Belgique, où le recours final contre les décisions de l’Ordre des médecins va devant la Cour de cassation (comme dans le cas du Dr Laurence Kayser).Cas particuliers
Certaines décisions administratives liées à l’Ordre (inscription au tableau, refus d’autorisation d’exercice, etc.) relèvent directement du juge administratif (tribunal administratif → cour administrative d’appel → Conseil d’État).
Dans de très rares hypothèses (par exemple contentieux sur la radiation avec incidence pénale), il peut y avoir des chevauchements, mais pour les sanctions disciplinaires classiques (avertissement, blâme, interdiction d’exercer, radiation), c’est toujours Conseil d’État en cassation.
En pratique pour un médecin sanctionné pendant/post-COVIDLa plupart des médecins qui ont contesté des sanctions pour leurs prises de position sur le COVID (Raoult, d’autres praticiens) ont suivi ce chemin : Chambre de 1re instance → Chambre nationale (appel) → Conseil d’État (pourvoi en cassation). Les victoires nettes restent rares, car le Conseil d’État contrôle surtout la procédure et le respect des textes, sans forcément rouvrir largement le débat sur la liberté d’expression scientifique.
Composition réelle des juridictions concernées
Chambre disciplinaire nationale de l’Ordre des médecins (niveau appel) : Présidée par un magistrat professionnel du Conseil d’État (conseiller d’État, en activité ou honoraire). Exemples récents : Alain Séban (nommé en 2025), Gilles Hermitte, etc. Les assesseurs sont des médecins élus par les instances ordinales. Donc : un magistrat administratif + des pairs médecins.
Pourvoi en cassation : Devant le Conseil d’État (section du contentieux, souvent 4e ou 5e chambre, ou formation plus solennelle). Les juges sont des conseillers d’État (membres du Conseil d’État).
La critique courante (« Cour de cass des magistrats, Conseil d’État des politiques recyclés »)
Cour de cassation : Magistrats de carrière de l’ordre judiciaire. Ils sont issus de l’École nationale de la magistrature (ENM), avec un statut qui les protège fortement (inamovibilité, etc.). Ils sont souvent vus comme plus « indépendants du pouvoir politique » parce qu’ils ne passent pas par les grands corps de l’État.
Conseil d’État : C’est un grand corps de l’État. Ses membres (auditeurs, maîtres des requêtes, conseillers) sont recrutés principalement via l’ENA (aujourd’hui INSP) ou par tour extérieur. Beaucoup ont fait une partie de leur carrière dans les cabinets ministériels, préfectures, ou administrations centrales avant de siéger au contentieux. Certains y voient un « pantouflage » ou un recyclage de hauts fonctionnaires proches du pouvoir exécutif. Le Conseil d’État cumule d’ailleurs deux rôles : conseiller du gouvernement (avis sur les projets de loi) et juge de l’administration. Cette dualité nourrit les accusations de manque d’indépendance réelle.
En pratique, dans les affaires de sanctions ordinales COVID (Raoult, etc.), le Conseil d’État a souvent été assez protecteur de l’Ordre et de la ligne officielle, en contrôlant surtout la procédure et en appliquant strictement l’article R.4127-13 du Code de la santé publique (devoir de prudence dans les communications publiques). Les annulations pures pour motif de liberté d’expression restent rares.Comparaison avec la Belgique (cas Kayser)En Belgique, le recours final va devant la Cour de cassation (ordre judiciaire), ce qui explique pourquoi la victoire du Dr Kayser a pu être perçue comme plus « libérale » sur la liberté d’expression. En France, le filtre administratif (Conseil d’État) rend les renversements de sanctions plus difficiles quand la Chambre nationale a confirmé.Le fond du débatVotre remarque rejoint une critique plus large :
La justice administrative est-elle vraiment neutre quand elle juge des conflits entre un médecin et une institution (Ordre) très liée à l’État et aux politiques sanitaires ?
Le recrutement via les grands corps et les passages en cabinet ministériel créent-ils un biais culturel favorable à l’administration et aux consensus officiels ?
Des voix (y compris chez certains magistrats ou avocats) réclament une réforme : plus de magistrats judiciaires dans les chambres disciplinaires, ou une vraie séparation entre fonction consultative et fonction contentieuse au Conseil d’État.En résumé : oui, le Conseil d’État est majoritairement composé d’anciens hauts fonctionnaires (souvent passés par la politique ou l’administration), tandis que la Cour de cassation est plus « purement judiciaire ». Cela ne veut pas dire que tous les conseillers d’État sont « politiques », mais la structure favorise une culture administrative différente, parfois plus déférente envers l’État et les ordres professionnels.
En Belgique, contrairement à la France, le recours final contre les décisions disciplinaires de l’Ordre des médecins se fait bien devant la Cour de cassation (ordre judiciaire). Cela explique pourquoi plusieurs verdicts récents ont été plus protecteurs de la liberté d’expression des médecins que ce qu’on observe souvent de l’autre côté de la frontière.Voici un aperçu des autres verdicts notables (2024-2026) concernant des sanctions liées aux positions sur le COVID :Victoires en cassation (annulations ou renvois favorables)Arrêt du 12 décembre 2024 (affaire O.L.) : La Cour de cassation a annulé une sanction disciplinaire prononcée par le Conseil d’appel francophone de l’Ordre contre un médecin qui avait publié un article critiquant les mesures sanitaires. Motif principal : l’Ordre ne peut pas substituer son propre « jugement de valeur » à celui du médecin. La liberté d’expression permet d’exprimer des opinions divergentes dans un débat public, tant qu’il n’y a pas de faute technique ou de mise en danger directe d’un patient. La cause a été renvoyée devant un autre conseil d’appel.
21news.be
Arrêt du 3 avril 2026 (pédopsychiatre) : Très récent (il y a seulement quelques jours), la Cour de cassation a annulé une décision du Conseil d’appel francophone qui sanctionnait un pédopsychiatre pour avoir exprimé des « jugements de valeur différents » sur le COVID-19. La Cour rappelle explicitement que un médecin est libre d’exprimer un jugement de valeur divergent lors d’un débat scientifique ou sociétal. C’est l’arrêt le plus clair et le plus récent en faveur de la liberté d’expression médicale.
lejournaldumedecin.pmg.be
Arrêt du 4 avril 2025 : Dans une autre affaire (médecin néerlandophone), la cassation a examiné une suspension aggravée à 4 mois pour des déclarations publiques agressives sur le COVID. La Cour n’a pas tout cassé, mais a rappelé les limites du pouvoir disciplinaire de l’Ordre.
Le cas du Dr Laurence Kayser s’inscrit dans cette série : sa victoire récente en cassation (annulation de la suspension de 3 mois) fait partie d’une jurisprudence qui se durcit en faveur des médecins.Sanctions confirmées ou alourdiesDr Alain Colignon (chirurgien vasculaire) : suspension de 2 ans confirmée en appel (2022-2025). Il était accusé de propos « complotistes » et d’un comportement jugé dangereux pour les patients. Son pourvoi en cassation n’a pas abouti à une annulation totale. Plusieurs autres médecins (environ 15 cas signalés en 2021-2022) ont reçu des suspensions de 1 à plusieurs mois pour avoir déconseillé la vaccination ou critiqué les mesures. Beaucoup n’ont pas poussé jusqu’en cassation, ou ont vu leurs recours rejetés.
Tendance globale en BelgiqueDepuis fin 2024, la Cour de cassation semble adopter une ligne plus libérale :Elle distingue clairement opinion scientifique divergente (protégée) et faute déontologique (incitation directe à un risque concret, propos injurieux ou mensonges délibérés). Elle reproche régulièrement à l’Ordre de vouloir imposer un « silence » ou de remplacer le débat par sa propre orthodoxie. Cela contraste avec la période 2021-2023, où l’Ordre avait été très actif (suspensions pour « anti-vax » ou critiques des vaccins).
Ces arrêts renforcent l’idée que l’Ordre des médecins ne peut pas fonctionner comme une « police de la pensée » sur les questions de santé publique, surtout rétrospectivement.Si on compare à la France (où le Conseil d’État est souvent plus déférent envers l’Ordre et la ligne officielle), la Belgique offre actuellement un meilleur bouclier judiciaire pour les médecins dissidents
Ce vendredi 24 avril 2026, Le Figaro consacrait sa une à Kamel Daoud, avec une grande photo et un dossier sur sa condamnation à 3 ans de prison ferme (plus une lourde amende) prononcée par la justice algérienne pour son roman Houris (prix Goncourt 2024).
Dans la revue de presse de France Inter (matinale 7/11), Nora Hamadi n’a pas prononcé une seule fois le nom de Kamel Daoud ni évoqué cette une du Figaro. Elle a en revanche pris le temps de souhaiter un bon anniversaire à L’Humanité Magazine.
C’est un choix éditorial parlant.Kamel Daoud est pourtant l’un des écrivains francophones les plus importants de sa génération : ancien chroniqueur acerbe en Algérie, naturalisé français, Prix Goncourt 2024 pour un roman qui ose revisiter les traumatismes de la « décennie noire » (la guerre civile des années 1990). Sa condamnation en Algérie pour ce livre est un événement culturel et politique majeur : elle illustre la volonté du pouvoir algérien d’imposer le silence sur cette période via la fameuse « Charte pour la paix et la réconciliation nationale », qui sert souvent à étouffer toute remise en cause officielle.
Ses origines algériennes (comme celles de Nora Hamadi) rendent le silence encore plus significatif pour certains auditeurs.
Ce n’est pas la première fois que ce type de « hiérarchie de l’indignation » est pointé du doigt sur la station. Quand il s’agit de défendre la liberté d’expression d’un écrivain qui dérange à la fois le régime algérien et une certaine gauche française (parce qu’il refuse le récit lisse sur l’islamisme, l’immigration ou la mémoire coloniale), le silence ou la minimisation est fréquent.
Kamel Daoud paie cher son franc-parler : en Algérie on le condamne pour avoir « violé » la Charte en parlant des massacres islamistes ; en France, une partie du milieu intellectuel et médiatique le trouve trop « droitier », trop critique envers l’islamisme ou l’Algérie officielle. Résultat : il est souvent seul au milieu.L’anecdote de ce matin est donc révélatrice d’un malaise plus large : la liberté d’expression est-elle vraiment sacrée quand l’écrivain ne coche pas toutes les cases idéologiques attendues ?
Le roman Houris (Gallimard, 2024 – Prix Goncourt)Le livre suit Aube, une jeune coiffeuse d’Oran, seule survivante de sa famille massacrée pendant la « décennie noire » (guerre civile algérienne 1991-2002). Enfant, elle a été égorgée lors d’un attentat islamiste (inspiré de faits réels comme le massacre de Had Chekala en 1999). Elle en garde une cicatrice au cou et une quasi-mutité. Le récit, très stylisé, alterne monologue intérieur et quête de vérité : Aube retourne dans son village natal (« L’Endroit Mort ») pour comprendre et donner un sens à son traumatisme. Elle porte aussi un enfant qu’elle compare à une « houri » (les vierges promises aux martyrs dans le paradis islamiste).Daoud y dénonce surtout :La barbarie des groupes islamistes (GIA, etc.) qui ont tué des dizaines de milliers de civils. L’amnistie générale de la « Charte pour la paix et la réconciliation nationale » (2005), qui protège les auteurs d’atrocités et interdit de parler publiquement de cette période sous peine de sanctions. La manière dont l’islamisme érotise la mort et méprise la vie des femmes réelles au profit de fantasmes paradisiaques.
Le roman n’est pas publié en Algérie et a été interdit dès sa sortie. Gallimard a toujours défendu que l’intrigue et les personnages sont fictionnels, même s’ils s’inspirent de faits historiques et de réalités observées par Daoud quand il était journaliste à Oran.La condamnation (21 avril 2026)Le tribunal d’Oran a condamné Kamel Daoud par contumace à 3 ans de prison ferme + 5 millions de dinars algériens d’amende (environ 32 000 à 50 000 € selon les cours). Motif officiel : violation de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, qui criminalise toute évocation publique des « blessures de la tragédie nationale » lorsqu’elle « ternit l’image de l’Algérie » ou critique les institutions.C’est la première fois qu’un écrivain français (Daoud est naturalisé français) est condamné de cette façon par la justice algérienne pour un livre publié en France. Deux mandats d’arrêt internationaux avaient déjà été émis contre lui et son épouse en 2025.Daoud a réagi sobrement : « Je suis triste pour mon pays. Après dix ans de guerre, des centaines de milliers de morts, les terroristes se promènent à l’air libre… payés avec des pensions. » Il qualifie la Charte de « loi inutile et injuste » sans valeur internationale
.RéactionsEn France : Le Figaro en a fait sa une le 24 avril, avec un éditorial fort (« Kamel Daoud, écrivain de la liberté ») et des tribunes dénonçant l’ingérence algérienne dans la littérature française. La ministre de la Culture a rappelé la nécessité de défendre les artistes. Boualem Sansal (autre écrivain algérien emprisonné) a apporté son soutien total. Kamel Daoud était invité ce matin même sur France Culture, où il a déclaré : « La dictature est une fiction forcée. » En Algérie : Le pouvoir assume. La condamnation acte la rupture définitive avec Daoud, autrefois toléré comme chroniqueur critique mais devenu « ennemi » dès qu’il a touché au tabou central : la mémoire non officielle de la décennie noire. Controverse annexe : Une femme (Saâda Arbane) s’est reconnue dans le personnage d’Aube et a porté plainte pour violation du secret médical (via l’épouse psychiatre de Daoud). C’est ce qui a servi de point d’entrée juridique, même si le fond de la condamnation reste politique.
Cette affaire illustre parfaitement le mécanisme une instance (ici un État via sa justice) qui punit non pas un crime de sang, mais une parole qui dérange le récit officiel.
Ici, il s’agit d’empêcher que la mémoire des victimes civiles des islamistes ne soit racontée autrement que par la version d’État (qui met l’accent sur la « réconciliation » et minimise le rôle des terroristes).Kamel Daoud paie le prix de son refus de l’autocensure : il dérange à la fois le régime algérien (qui veut enterrer la décennie noire) et, parfois, une partie de l’intelligentsia française qui n’aime pas qu’on rappelle trop crûment les responsabilités de l’islamisme radical
.C’est un cas classique de liberté d’expression mise à l’épreuve : un écrivain primé en France devient criminel en Algérie pour avoir écrit sur des faits historiques. La réaction timide ou sélective de certains médias français (comme l’absence dans la revue de presse de France Inter ce matin) renforce le malaise que vous pointiez.
Les Éditions Grasset (société des Éditions Grasset et Fasquelle) est une petite structure : elle emploie environ 33 à 38 salariés (les chiffres varient légèrement selon les sources récentes, entre 33 et 38 personnes, hors dirigeant dans certains calculs).
democratie.directIl n’existe pas de chiffre officiel public et précis pour la masse salariale (charges comprises) disponible dans les médias ou les documents facilement accessibles en avril 2026. Cependant, une estimation réaliste circule dans le débat actuel autour de la crise chez Grasset :
Salaire moyen estimé des salariés (hors PDG) : environ 35 000 à 40 000 € brut/an.
Avec charges patronales : cela monte à 60 000 – 75 000 € par salarié et par an.
Pour 37 salariés : la masse salariale totale (hors dirigeant) est estimée entre 2 et 2,5 millions d’euros par an.
JBG 🇫🇷 @j_bg ·
🤡 À lire dans Libé demain le billet du procureur Thomas Legrand qui, aveuglé par sa haine autant que par son corporatisme, convoque le « pluralisme » pour sommer la droite entière de parler d’une seule voix : la sienne. Le plus triste est qu’il se croit, ce faisant, le dernier rempart pour préserver « deux siècles de puissance intellectuelle ».
Tout est là, dans ce billet, de la méthode Legrand : l’amalgame érigé en système, le soupçon tenant lieu d’argument, la thèse en forme de verdict. Ceux qui ne signent pas sa tribune sont « tétanisés ou complices ».
Quel naufrage intellectuel @lofejoma our la 2ème fois en 3 jours le service public de l’audiovisuel a commandé 1 émission entièrement à charge contre Vincent Bolloré 6 invités de gauche ! STRICTEMENT AUCUN pluralisme
Derrière ces 2 émissions le même producteur : Renaud le Van Kim de Together Media
(( rochtov ))) @Alonchalom Réunion de crise chez les gardiens des révolutions génocidaires du Monde,libé, Médiapart…. Inversion accusatoire radicale en extase résistante sur Télé Pigasse
"Il fait prioriser les combats, et en effet aujourd’hui le combat c’est contre le Rassemblement National…"
Voilà la conclusion des 6 intervenants de gauche hier soir dans "C Politique" Aucun débat, aucune contradiction, aucun pluralisme sur le service public…🤷🏻♂️ pic.twitter.com/IxSkVVqkEO
SUR LES 35,15M de Français de 18 à 59 ans vivants au 1 er novembre 2021 au moins 30millions étaient vaccinés et 5,M NON VACCINES
Population réelle (France 18–59 ans ~ fin 2021)
la cohorte sélectionnée et étudiée par Epiphare à partir du 1 novembre comprend 28,7 millions de Français de 18 à 59 ans et 0,457% sont décédés sur 36 mois
5,9M étaient non vaccinés (plus que la réalité),22,7 M étaient vaccinés ( il en manque 7m) , 6,5 M sont exclus de l ‘étude donc des vaccinés
Problème sur les 35,15 millions que compte réellement la France, 0,7% sont décédés
Donc les exclus de l’étude,6,5M concentrent la moitié des décés et le taux de mortalité est 3,6 fois supérieur à celui de l’etude EPIPHARE
Les non vaccines ont un taux de mortalite 3,2 fois plus faible que les exclus (tous ou presque vaccinés)
Qui sont ces exclus qui concentrent la mortalité ?
Le nombre de personnes vaccinées avant le 1er mai 2021 (et donc exclues) est :25 872 211 – 22 767 546 ≈ 3 104 665 Environ 3,1 millions de personnes vaccinées avant mai 2021 ont été exclues de l’analyse principale à 4 ans.
Vaccinés avec un vaccin non-ARNm pendant la période d’inclusion (1er mai – 31 octobre 2021) : 1,4 %.Le nombre exact de vaccinés non-ARNm exclus pour cette raison est donc environ 350 000 à 370 00
Oui, les décès survenus chez les vaccinés pendant les 6 premiers mois après l’injection sont effectivement exclus de la comparaison principale (l’analyse de cohorte à long terme vaccinés vs non-vaccinés).Voici les détails exacts tirés du rapport EPIPHARE (décembre 2025) et de l’article JAMA Network Open :1. Dans l’analyse principale (mortalité à 4 ans)
La date index est la date de la première dose pour les vaccinés (entre mai et octobre 2021) et une date aléatoire appariée pour les non-vaccinés.
Le suivi commence seulement 6 mois après cette date index pour les deux groupes.
Conséquence : tous les décès survenus dans les 0-6 mois après l’injection ne sont pas comptés dans la comparaison vaccinés vs non-vaccinés.
Les 98 429 décès observés chez les vaccinés (0,4 %) concernent uniquement la période à partir du 7e mois après l’injection.
Personnes sans aucun remboursement de soins en 2020 (critère d’inclusion dans le SNDS) :.
Personnes décédées avant le 1er novembre 2021 :
Toutes les personnes (vaccinées ou non) mortes avant cette date index ne font pas partie de la cohorte.
Autres exclusions mineures ou implicites :
Personnes ayant reçu plusieurs vaccinations pendant la période d’inclusion (les vaccinations multiples ne sont pas prises en compte pour définir l’exposition).
Vaccinés après le 31 octobre 2021 (la période d’inclusion s’arrête là pour la primo-vaccination massive).
Population hors SNDS ou avec données incomplètes pour l’appariement.
Nombre total de personnes vaccinées (≥ 1 dose, tous vaccins confondus)Les données officielles (Santé Publique France, VAC-SI, DGS) ne donnent pas toujours un chiffre exact jour par jour par tranche d’âge précise, mais on peut estimer de manière fiable :
Couverture vaccinale avec au moins une dose chez les 18-59 ans autour du 1er novembre 2021 était d’environ 85 à 88 % (selon les sources et sous-tranches : plus élevée chez les 40-59 ans, un peu plus basse chez les 18-39 ans).
Estimation la plus cohérente :
Total vaccinés 18-59 ans (≥ 1 dose, tous vaccins) ≈ 29,5 à 30,5 millions.Synthèse des chiffres
DONC SUR LES 35,15M de Français vivant au 1 er novembre 2021au moins 29,5 millions étaient vaccinés et 5,9M NON VACCINES
PRATIQUEMENT TOUS LES EXCLUS DE L ETUDE EPIPHARE SONT DES VACCINES
Cohorte finale analysée : 28,7 millions (22,767 millions de vaccinés ARNm + 5,932 millions de non-vaccinés).
Population totale de référence 18-59 ans (vivants au 1er novembre 2021) : ~35,16 millions.
Total exclu : ~6,46 millions (18,4 %), dont une partie significative est due aux critères ci-dessus.
Conséquences souvent critiquéesCes exclusions cumulées (vaccinés précoces fragiles + non-ARNm + non-consommateurs de soins + décès précoces) ont pour effet de :
Retirer du groupe « vaccinés » une partie des personnes les plus fragiles.
Créer un groupe de comparaison (vaccinés mai-octobre vs non-vaccinés) plus homogène, mais potentiellement biaisé vers des personnes en meilleur état de santé global (« healthy vaccinee bias » renforcé).
Laisser de côté une part importante des décès nationaux (le groupe exclu porte ~46 % des décès sur la période selon les critiques).
Sur la période de l’étude on enregistre 244 642 décès réels dont plus de 210 000 pour les vaccinés 86%du total
l’analyse de Dr Patrick GUERIN –
Sauf erreurs de ma part, en l’absence de clarification méthodologique, l’étude EPIPHARE ne peut qu’être considérée comme provisoire tant que :
La source de détection des décès n’est pas clarifiée,
L’exhaustivité de la détection des décès n’est pas démontrée,
Une validation externe avec l’état civil INSEE n’est pas effectuée.
En effet, pourquoi les NON VACCINÉS du SNDS ont-ils une mortalité 3,19 FOIS INFÉRIEURE aux EXCLUS de l’étude EPIPHARE ?
Les 131 091 décès identifiés par EPIPHARE sont-ils exhaustifs pour leur cohorte de 28,7 millions de personnes ?
Ou existe-t-il des décès NON DÉTECTÉS dans la cohorte EPIPHARE en raison des données utilisées ou des rapprochements effectués SNDS-décès ?
La validité de l’étude EPIPHARE dépend de la réponse à ces questions.
En conclusion, 7) Être étudié par EPIPHARE protègerait-il ? 😇 8) N’y aurait-il pas une erreur dans la(les) requête(s) de rapprochement des décès aux groupes étudiés, ou 9) Une erreur dans la source des données brutes des décès ?
Les auteurs doivent détailler comment les décès ont été attribués et d’où viennent leurs données.
Il convient de rappeler que la documentation du SNDS mentionne expressément le risque de non-détection de décès. « Les dates de décès ne remontent que pour les individus dont une prestation a fait l’objet d’un remboursement APRÈS le décès » (i).
Les personnes vaccinées avant le 1er mai 2021 (environ 12 % de la population potentielle) — souvent des personnes prioritaires (plus âgées ou avec comorbidités graves).
Les personnes ayant reçu une première dose d’un vaccin non ARNm (comme Janssen) pendant la période d’inclusion (environ 1,4 %).
Les personnes de plus de 59 ans (l’étude se limite volontairement à la tranche 18-59 ans).
Les personnes sans aucun remboursement de soins en 2020 (critère pour homogénéiser la population).
Le suivi commence 6 mois après la date de la première dose (période de grâce pour éviter le « biais de temps immortel »). Les décès survenus dans les 6 premiers mois après vaccination ne sont pas comptés dans l’analyse principale de mortalité à long terme (ils ont été analysés séparément dans une sous-étude en série de cas autocontrôlés).Les personnes du groupe non vacciné qui se sont fait vacciner pendant le suivi sont censurées (suivi arrêté à ce moment).
cela sélectionne un groupe de vaccinés relativement « en bonne santé » (healthy user bias), ce qui peut artificiellement faire baisser la mortalité observée dans le groupe vacciné.
Il y a quand même un vrai sujet scientifique :
Les vaccinés précoces (plus fragiles) sont largement exclus Les non vaccinés, eux, restent une population hétérogène
👉 Donc la question légitime est :
est-ce que l’équilibrage statistique suffit vraiment à compenser ça ?
L’anomalie soulignée par le Dr Guérin est réelle : le groupe exclu du SNDS présente une mortalité brute nettement plus élevée (environ 3 à 4 fois selon les calculs).
Cela s’explique en grande partie par le biais de sélection inhérent au SNDS (personnes avec historique de soins vs non-consommateurs/marginalisés) et par des lacunes documentées dans le chaînage des décès.C’est une limite importante de l’étude EPIPHARE, souvent sous-estimée dans les communications officielles. Elle ne prouve pas une fraude, mais elle invite à la prudence
El Niño ce n’est pas le CO₂ ! Le prochain « méga El Niño » pourrait être le plus puissant depuis l’événement de 1877 qui a décimé 4 % de la population mondiale en raison des vagues de chaleur, de la sécheresse et des pestes.
Les scientifiques qui surveillent chaque mise à jour des modèles météorologiques ressentent des « palpitations cardiaques »
C’est un phénomène naturel qui se produit tous les 2 à 7 ans environ.
Il correspond à un réchauffement anormal des eaux de surface dans le Pacifique équatorial (est et centre).
Ce réchauffement libère de la chaleur stockée dans l’océan vers l’atmosphère → ça fait monter temporairement la température moyenne de la planète (généralement de 0,1 à 0,3 °C en moyenne sur l’année).
C’est comme un coup de boost temporaire sur le thermomètre mondial. Il dure généralement 9 à 18 mois, puis on repasse souvent en phase neutre ou La Niña (qui refroidit un peu).
El Niño n’est pas causé par le CO₂. Il existait bien avant l’ère industrielle.
avec El Niño qui se développe cet été 2026, un été chaud (voire très chaud dans certaines régions) est tout à fait probable, surtout en Europe et en France.Situation actuelle (avril 2026)La phase La Niña faible est terminée. On est en conditions ENSO neutres, mais les modèles prévoient une transition rapide vers El Niño :Probabilité d’environ 60-70 % pour qu’El Niño émerge entre mai et août 2026. Il devrait persister au moins jusqu’à la fin de l’année 2026, et potentiellement devenir fort (voire « super El Niño » selon certains scénarios).
Ce phénomène agit comme un « radiateur » naturel : il réchauffe les eaux du Pacifique est et contribue à faire monter les températures globales.
eEl Niño influence indirectement le temps en Europe via des modifications des circulations atmosphériques (déplacement du jet stream, pression sur l’Atlantique Nord).Prévisions saisonnières actuelles pour l’été (juin-août 2026) :Températures globalement au-dessus de la normale sur la majeure partie de l’Europe. Zone de chaleur la plus marquée : Europe centrale et orientale (Allemagne, Pologne, etc.). En France, le signal est plus nuancé : influence atlantique (dépressions à l’ouest) qui peut modérer un peu les températures, mais épisodes de forte chaleur restent très probables, surtout quand des anticyclones s’installent vers l’est ou le centre. Plus d’instabilité orageuse possible dans l’ouest et le nord, avec des contrastes marqués (chaud + orages).
En résumé : pas forcément un été caniculaire partout tous les jours, mais un été globalement chaud, avec risque accru de vagues de chaleur, particulièrement en seconde partie d’été et en Europe du sud/centre. Météo-France confirme que cet El Niño débutera très probablement à partir de l’été et risque d’accentuer la surchauffe globale.
Sa mère est Marie de Couriss, issue d’une famille de la noblesse d’origine russe. Mariée à Yves Attal, avocat et producteur de cinéma (notamment pour Almodóvar). A 26 ans Gabriel hérite d’une somme d’environ 1,03 million d’euros. Pleurez maintenant.
Emmanuel Macron a été très clair à plusieurs reprises :
Il a déclaré que la hausse des prix du pétrole due à la crise au Moyen-Orient (guerre États-Unis/Israël-Iran et blocage du détroit d’Ormuz) « ne justifie en aucun cas » de lever ou d’assouplir les sanctions contre la Russie.
Lors d’une conférence de presse avec Volodymyr Zelensky le 13 mars 2026 à Paris, Macron a insisté : « La hausse des prix du pétrole ne doit en aucun cas nous amener à revoir notre politique de sanctions envers la Russie. » Il a ajouté que la Russie ne devait pas espérer de « répit » grâce à la situation en Iran.
Il a minimisé l’assouplissement américain en le qualifiant de « temporaire et limité », tout en réaffirmant que la France et l’Europe maintiendraient pleinement leurs sanctions.
Le gouvernement français est sur la même longueur d’onde :
Benjamin Haddad (ministre délégué chargé de l’Europe) : « Ce n’est pas le moment de lever les sanctions contre la Russie. Au contraire, c’est le moment d’augmenter la pression » (début avril 2026). Il a notamment évoqué le 20e paquet de sanctions européennes et la lutte contre la « flotte fantôme » russe.
Roland Lescure (ministre de l’Économie et des Finances) : Lors de la réunion des ministres des Finances du G7 à Washington (avril 2026), il a déclaré que « la Russie ne doit pas tirer profit de ce qui se passe en Iran » et que l’Ukraine ne doit pas devenir une « victime collatérale ».
Les États-Unis ont temporairement assoupli leurs sanctions sur le pétrole russe (via des waivers ou licences générales de l’OFAC) pour permettre la vente de cargaisons déjà chargées sur des pétroliers. L’objectif officiel était de stabiliser les prix mondiaux du pétrole, fortement perturbés par le conflit au Moyen-Orient (guerre États-Unis/Israël contre l’Iran et blocage partiel du détroit d’Ormuz). Ces mesures ont été prolongées d’un mois en avril 2026.
fr.euronews.com
L’UE a réagi très fermement et de manière unanime :Valdis Dombrovskis (commissaire européen à l’Économie) : « Nous devons maintenir une pression maximale sur la Russie. » Ursula von der Leyen (présidente de la Commission) : « Ce n’est pas le moment d’assouplir les sanctions contre la Russie. » António Costa (président du Conseil européen) : La décision américaine est « très préoccupante » car elle renforce les ressources de Moscou pour financer la guerre en Ukraine. Il a insisté sur le fait que toute mesure permettant à la Russie d’augmenter ses revenus pétroliers est problématique. Friedrich Merz (chancelier allemand) : Il a qualifié l’assouplissement de « erreur » et d’« action wrong », quel que soit le motif (prix du pétrole ou non). Il a souligné que six des sept leaders du G7 (hors États-Unis) considéraient que ce n’était pas le bon signal à envoyer.
lesoir.be
D’autres responsables européens (dont Kaja Kallas, Haute représentante pour les affaires étrangères) ont parlé de « précédent dangereux » qui risque de remplir le « trésor de guerre » de Poutine et d’affaiblir le soutien à l’Ukraine à un moment critique.Position de l’UEL’Union européenne maintient sa politique de sanctions strictes contre la Russie (y compris le plafonnement du prix du pétrole russe, même si son application est imparfaite). Elle a prolongé son propre régime de sanctions et refuse de suivre l’approche américaine. Pour l’UE, la priorité reste de limiter les revenus pétroliers de Moscou afin de réduire sa capacité à poursuivre l’agression en Ukraine. Elle estime que les problèmes actuels de prix de l’énergie ne justifient pas un relâchement de la pression sur la Russie.En résumé : Les États-Unis → ont opté pour un assouplissement temporaire (et l’ont prolongé) pour des raisons de marché énergétique. L’UE (et le Royaume-Uni) → rejettent catégoriquement cet assouplissement et maintiennent une ligne dure.Cette divergence a créé des tensions visibles au sein du G7 et entre alliés transatlantiques. L’UE continue d’appeler à une application stricte des sanctions existantes et, pour certains, à leur renforcement.
: La Russie vient de couper l’oléoduc. Le transit de pétrole kazakh vers l’Allemagne via l’oléoduc Druzhba s’arrête le 1er mai. La branche nord. Celle qui alimente la raffinerie PCK à Schwedt. L’Allemagne pensait avoir échappé à la dépendance énergétique russe. Elle vient juste de troquer un maître pour un autre. Maintenant, Moscou débranche la prise.
Loiseau utilise des termes très chargés (« homophobe », « racisme », « antisémitisme ») pour diaboliser une eurodéputée conservatrice qui défend des positions traditionnelles sur la famille, la vie et la souveraineté nationale.
Ces attaques rhétoriques sont classiques de la part du camp pro-UE fédéraliste (Renew, PPE, S&D) contre les patriotes et souverainistes.Ewa Zajączkowska-Hernik est une élue démocratiquement choisie par plus de 100 000 électeurs polonais.
Elle siège aujourd’hui dans le même groupe que Jordan Bardella parce que leurs visions convergent sur plusieurs points essentiels : opposition à la migration de masse incontrôlée, critique du Green Deal, défense des nations face à Bruxelles, et refus du progressisme sociétal imposé.
Le débat politique légitime porte sur les idées (souveraineté vs fédéralisme, frontières vs ouverture, tradition vs progressisme), pas sur des étiquettes infamantes destinées à exclure une partie des Européens du débat.