« C dans l’Air » est produit par Matthieu Pigasse et Xavier Niel Non seulement ils se servent du service public pour matraquer le RN depuis 3 jours, mais en + France TV leur verse… 120M€ par an Rigolez pas, c’est avec votre pognon !
AnttonRouget journaliste à #Mediapart et coauteur de l’enquête sur Jordan Bardella militait en 2009 à Segi organisation de jeunesse d’extrême-#gauche inscrite en 2001 sur la liste européenne des organisations #terroristes
Laurent MILTGEN-DELINCHAMP @kubernan · 2h Dans ce extrait, @fabricearfi ne produit aucune preuve technique de type IP, log de connexion ou identifiant d’appareil qui rattache les frappes à Jordan Bardella.
La séquence est explicite. @AureCasse lui pose la question à environ 2 min 45 :
« c’est une déduction intellectuelle. Vous n’avez pas la preuve technique, la preuve absolue qui montrerait que c’est bien Jordan Bardella qui, depuis son ordinateur ou son téléphone, a tapé ces messages. […] Ou l’adresse IP de l’ordinateur ? »
Arfi répond en déplaçant le critère. Il ironise sur l’absence de « caméra de vidéosurveillance dans la chambre », puis dit textuellement : « On ne peut pas fournir journalistiquement d’éléments plus élevés en termes de preuves que je qualifierais de scientifiques », avant de basculer sur les boucles mails, le parcours politique et l’entourage. C’est cette phrase que le compte de l’émission a isolée.
Ce qu’il invoque dans le plateau, ce n’est donc pas une preuve d’attribution technique. C’est un faisceau :
des détails biographiques dans les échanges (famille, parcours scolaire, anecdotes) recoupés avec l’autobiographie de 2024 ;
une faute récurrente, « chartre » pour « charte », retrouvée aussi dans un tweet de Bardella d’octobre 2013 ;
des boucles mails censées montrer qu’il « baignait » dans cet environnement ;
le premier employeur politique, qualifié de négationniste.
Hors plateau, Mediapart décrit autre chose : une extraction Meta demandée par une source, constatée par huissier le 29 septembre, qui date la conversation en 2013, atteste qu’elle n’a pas été modifiée a posteriori, et confirme que l’interlocuteur est référencé chez Meta sous le nom « Jordan Bardella ». Aucune adresse IP, aucun log de session, aucun identifiant de terminal n’est publié ni brandi. Le compte n’existe plus. L’huissier constate le contenu d’une archive récupérée auprès de Meta. Il ne certifie pas qui tenait le clavier.
Le chaînon manquant est donc exactement celui que Casse formule, et qu’Arfi n’apporte pas : passer du compte nommé Jordan Bardella à la personne qui a envoyé les messages. Un compte au nom d’un inconnu en 2013, des recoupements biographiques et une coquille, ce n’est pas une imputation technique. C’est une inférence. Arfi la présente comme une certitude. La vidéo ne la transforme pas en preuve d’IP ou de logs.
Les principaux reproches viennent aujourd’hui de Flávio Bolsonaro, candidat et fils de Jair (inéligible et condamné), qui a devancé Lula au premier tour du 4 octobre 2026. Ils reprennent en grande partie la ligne de son père.
Économie et pouvoir d’achat
Flávio accuse Lula et le PT d’avoir laissé un « record de Brésiliens endettés, d’impôts élevés, de désespoir et d’entreprises fermées ». Il met en avant le coût de la vie, l’endettement des ménages et le gaspillage d’argent public. La dette publique est passée d’environ 73,5 % du PIB fin 2022 à 82,9 % en août 2026, et le déficit nominal avoisine 8 à 9 % du PIB. Il promet des coupes dans les dépenses (symbolisées par des ciseaux, en référence à Milei) et moins de ministères.
Criminalité
C’est l’axe central de sa campagne. Il reproche à Lula une gestion trop molle du crime organisé et cite un record de féminicides en 2025 (1 571 cas, +4 % selon l’annuaire de la sécurité publique). Il a suggéré des liens entre Lula, son ancien ministre de la Justice Flávio Dino (aujourd’hui au STF) et des factions comme le Comando Vermelho, en s’appuyant sur des visites en favela sans escorte policière. Il propose de classer les grandes factions comme organisations terroristes, de nouvelles prisons fédérales et d’abaisser l’âge de la responsabilité pénale à 16 ans.
Institutions, corruption et « appareil d’État »
Il accuse Lula de n’être préoccupé que par le pouvoir (sept candidatures présidentielles) et d’avoir mobilisé plus de 350 milliards de reais de mesures à impact budgétaire en année électorale pour tenter de gagner. Il lie le gouvernement au STF, notamment à Alexandre de Moraes (qui a instruit la condamnation de Jair Bolsonaro), et promet de nommer au moins quatre juges qui « n’interfèrent pas dans les élections ». Il présente la fin de la réélection présidentielle comme un garde-fou contre l’intérêt personnel des gouvernants.
Ligne plus ancienne de Jair Bolsonaro
Jair a longtemps reproché à Lula la corruption (héritage de l’affaire Lava Jato et du PT), une économie qu’il disait « en train de couler », l’endettement après la rupture du plafond des dépenses, et des proximités avec des régimes qu’il qualifie de dictatures ou avec des groupes comme le Hamas.
Résultats quasi définitifs (TSE, environ 99,9 % des urnes) :
Flávio Bolsonaro (PL, 45 ans, fils aîné de Jair Bolsonaro) : environ 47,03 % (environ 56,1 millions de voix)
Luiz Inácio Lula da Silva (PT, 80 ans, président sortant) : environ 45,16 % (environ 53,8 millions)
Écart d’environ 2,3 millions de voix. Les autres candidats sont restés sous 3 % (Augusto Cury ~2,9 %, Renan Santos ~2,2 %, Ronaldo Caiado ~2,2 %).
Signification politique :
Surprise relative : les sondages de la veille donnaient un match très serré, souvent avec Lula légèrement devant ou à égalité. Flávio arrive en tête et part favori pour le second tour, d’autant que la plupart des petits candidats éliminés étaient de droite. Depuis le retour de la démocratie en 1985, le second du premier tour n’a jamais renversé la tendance au second.
Polarisation durable : la carte reproduit largement celle de 2022. Lula domine tout le Nordeste ; Flávio l’emporte dans le Sud, le Sudeste et le Centre-Ouest.
Raz-de-marée conservateur au Congrès : le PL devient la première force à la Chambre (environ 121 élus) et progresse fortement au Sénat (19 des 54 sièges renouvelés, soit 28 sénateurs PL sur 81 à partir de 2027). Michelle Bolsonaro et Carlos Bolsonaro ont été élus sénateurs. Un éventuel président Flávio disposerait donc d’un Parlement nettement plus à droite, ce qui faciliterait notamment une loi d’amnistie en faveur de Jair Bolsonaro (condamné dans l’affaire de tentative de coup d’État).
Enjeu régional : une victoire de Flávio alignerait le plus grand pays d’Amérique latine sur la vague conservatrice déjà observée en Argentine, au Pérou ou en Colombie, dans un contexte où Donald Trump suit de près le scrutin.
Lula a qualifié le résultat d’« inattendu » tout en se disant confiant pour « les prolongations ». Flávio s’est dit « très satisfait » et a parlé d’un « vote de confiance pour le changement ». Le second tour du 25 octobre tranchera
Le point technique public est déjà connu : un export Meta (HTML ou JSON) n’est pas signé, donc un fichier texte déjà téléchargé peut être altéré.Fabriquer ou modifier un document pour faire croire à des échanges qui n’ont pas eu lieu, c’est une falsification. S’en servir pour accuser quelqu’un, c’est viser une mise en cause mensongère.
Sur le fond de l’affaire Bardella / Mediapart, la question utile reste celle de la preuve : sans hash pris à la source et sans chaîne de custody opposable, un export ne se suffit pas à lui-même. Ce n’est pas une recette. D eplus l huissier n est intervenu que bien après le téléchargement
Un informaticien, Laurent Miltgen-Delinchamp (@kubernan), a expliqué avoir téléchargé son archive Meta (l’export RGPD « Télécharger vos informations », en HTML ou JSON dans un ZIP) puis l’avoir modifiée. En deux minutes, avec une IA, il a fait insérer une fausse conversation avec un « John Doe » inexistant. Le fichier régénéré gardait la même mise en page, les mêmes dates et horodatages que le reste de l’archive officielle. La conversation n’a jamais eu lieu.
Son point : ces exports sont du texte simple. Meta ne les signe pas, ne publie pas d’empreinte, ne scelle rien. Une fois le fichier sur le disque, n’importe qui peut changer un message, une date ou un nom sans trace technique évidente. Il dit l’avoir fait pour montrer qu’il ne faut aucune compétence particulière.
Dans le débat autour des archives citées par Mediapart, le même argument circule : l’huissier constate ce qu’on lui remet le jour du constat, pas que le fichier soit resté intact entre le téléchargement chez Meta et la remise, ni qu’il soit infalsifiable ensuite. La valeur probante repose sur la chaîne de custody, pas sur le format HTML/JSON lui-même.
Ce n’est pas une faille des serveurs Meta : c’est le fonctionnement normal d’un export de données personnelles non signé
Un export Meta (HTML ou JSON) est un fichier texte. Dès qu’il est sur un disque, on peut l’ouvrir, changer une phrase, une date, un nom, puis le réenregistrer. Rien dans le fichier ne dit « ceci n’a pas été touché depuis la sortie des serveurs ». Meta ne signe pas ces archives, ne joint pas de hash public, ne pose pas de scellé cryptographique.
La chaîne de custody, c’est le récit vérifiable du trajet du fichier : qui l’a demandé, quand, depuis quel compte, qui l’a reçu, qui l’a conservé, et si quelqu’un a pu s’intercaler. L’huissier constate l’état du fichier le jour où on le lui remet. Il ne reconstitue pas ce qui s’est passé entre le téléchargement et cette remise, sauf si une empreinte a été prise tout de suite et conservée de façon opposable.
Sans cette chaîne — hash pris à la source, constat immédiat, conservation scellée — un export Meta reste un document modifiable. Utile comme indice, faible comme preuve autonome.
La surveillance se poursuit et fait partie intégrante du Programme national de vaccination, avec un processus d’enquête ultérieur. Les cas graves ont été analysés par le Comité interinstitutionnel de pharmacovigilance des vaccins et autres produits immunobiologiques (Cifavi) et par la Chambre technique consultative sur la vaccination (Ctai), qui a recommandé la suspension de la vaccination avec le vaccin Butantan.
Sur un peu plus de 500 000 doses administrées à l’échelle nationale, 3 703 personnes ont présenté des symptômes similaires à ceux de la dengue – soit 0,7 % du total des personnes vaccinées.
Parmi ceux-ci, 42 ont présenté des symptômes d’alerte, à savoir : douleurs abdominales, vomissements persistants ou saignements – 0,008 % des personnes vaccinées – des événements rares mais inattendus, puisqu’ils n’ont pas été signalés pendant la phase d’étude du vaccin.
Trois personnes présentaient des symptômes graves et ont été hospitalisées :
Une femme de 39 ans s’est présentée avec de la fièvre, des myalgies et des nausées six jours après avoir reçu le vaccin, évoluant vers des symptômes graves de dengue, notamment un choc et nécessitant une admission en soins intensifs ; elle a été libérée.
Une femme de 48 ans a développé des symptômes graves de dengue avec atteinte neurologique (méningo-encéphalite) 19 jours après la vaccination ; elle est décédée par la suite.
Un homme de 58 ans a développé une fièvre cinq jours après la vaccination, qui a rapidement évolué vers des symptômes graves de dengue, notamment un choc réfractaire ; il est décédé.
Observation
Selon le ministre Alexandre Padilha, la population ayant reçu le vaccin de l’Institut Butantan au cours des 21 derniers jours sera étroitement surveillée afin d’identifier tout signe ou autre réaction indésirable.
Le ministère de la Santé conseille de consulter un médecin si les symptômes suivants s’aggravent : fièvre, douleurs abdominales intenses et continues, vomissements persistants, étourdissements, saignements, somnolence excessive, irritabilité, signes de déshydratation ou aggravation de l’état général.
Nathanaël Combary, présenté ces jours-ci dans les médias comme président de Renouveau lycéen et « représentant des lycéens ».
Il n’est plus lycéen. Il indique lui-même, notamment sur LinkedIn, étudier le swahili et les relations internationales aux Langues O’, et travailler en parallèle comme consultant chez Minerva. Cette agence, fondée et présidée par Louis Jublin (ancien chargé de communication de Gabriel Attal pendant environ sept ans), se présente comme une agence d’influence et d’imprésario pour personnalités publiques, entreprises et dirigeants. Combary y décrit son rôle comme l’accompagnement de personnalités dans leur « récit, leur image et leur stratégie d’influence ».
Son parcours comprend aussi un stage d’assistant parlementaire auprès de la députée Renaissance Julie Delpech, alors qu’il était encore en terminale. Ces éléments sont repris aujourd’hui par L’Humanité, le Huffington Post, Contre-Attaque et d’autres, en s’appuyant surtout sur son profil public et sur le site de Minerva.
À noter : Renouveau lycéen n’est pas un syndicat lycéen historique du type UNL ou FIDL ; il a été reçu au ministère de l’Éducation le 2 octobre au même titre que d’autres organisations, et Combary a surtout pris la parole pour se désolidariser des violences. Le lien avec Minerva et Attal est documenté ; le qualificatif « représentant des lycéens » vient surtout de sa présentation médiatique, pas d’un mandat électif national classique.
CÉLÉRUSSE — Et si les lycéens qui manifestent étaient manipulés par la Russie ? Une hypothèse avancée sans la moindre preuve concrète mais sur le plateau de LCI ça commence déjà à travailler le cerveau des normies.
« On n’en sait rien, on ne le saura probablement jamais, mais ça fait partie des hypothèses. »
En clair : aucune certitude, aucune preuve, mais la Russie est déjà dans le viseur
Une éducation conservatrice au sens d’Arendt enseigne le monde tel qu’il a été et tel qu’il est, y compris ses conflits, sans en faire un catéchisme. Elle protège l’enfant du monde le temps de l’y introduire, et protège le monde de la mode du moment, jeuniste ou militante. Ce qui pourrit, ce n’est pas la nouveauté des enfants. C’est l’usage qu’en font des adultes qui ne veulent plus assumer le monde et préfèrent le faire porter par ceux qui ne l’ont pas encore.
La formule renvoie à Hannah Arendt, dans La crise de l’éducation (1958, repris dans La Crise de la culture). Elle y lie chaque nouvelle génération à la natalité : le fait que des êtres neufs arrivent sans cesse dans un monde déjà ancien.
« L’enfant a besoin d’être tout particulièrement protégé et soigné pour éviter que le monde puisse le détruire. Mais ce monde a aussi besoin d’une protection qui l’empêche d’être dévasté et détruit par la vague des nouveaux venus qui déferle sur lui à chaque nouvelle génération. »
Et le développement central :
« Notre espoir réside toujours dans l’élément de nouveauté que chaque génération apporte avec elle ; mais c’est précisément parce que nous ne pouvons placer notre espoir qu’en lui que nous détruisons tout si nous essayons de canaliser cet élément nouveau pour que nous, les anciens, puissions décider de ce qu’il sera. C’est justement pour préserver ce qui est neuf et révolutionnaire dans chaque enfant que l’éducation doit être conservatrice ; elle doit protéger cette nouveauté et l’introduire comme un ferment nouveau dans un monde déjà vieux qui, si révolutionnaire que puissent être ses actes, est, du point de vue de la génération suivante, suranné et proche de la ruine. »
L’idée d’Arendt est double. Chaque naissance introduit un commencement imprévisible : les hommes ne sont pas seulement nés pour mourir, mais pour inaugurer quelque chose. En même temps, ce nouveau ne peut agir que s’il hérite d’un monde commun déjà là. D’où sa thèse, souvent mal comprise : pour préserver ce qui est neuf dans l’enfant, l’éducation doit être conservatrice. Elle protège l’enfant du monde et le monde de l’enfant, au lieu de se servir de la jeunesse pour imposer le futur rêvé par les adultes.
Pour elle, se servir de la jeunesse pour imposer le futur rêvé par les adultes, c’est annuler le seul bien que cette jeunesse apporte : le droit d’inaugurer quelque chose que les anciens n’ont pas prévu.
Dans La crise de l’éducation, elle écrit que notre espoir « réside toujours dans l’élément de nouveauté que chaque génération apporte avec elle », et que c’est précisément pour cela que « nous détruisons tout si nous essayons de canaliser cet élément nouveau pour que nous, les anciens, puissions décider de ce qu’il sera ». Préparer les nouveaux venus à un monde déjà dessiné par les adultes, c’est leur retirer « leur chance d’entreprendre quelque chose de neuf ». Du point de vue de la génération suivante, même un projet adulte « révolutionnaire » est déjà vieux.
D’où le paradoxe souvent mal lu : l’éducation doit être conservatrice pour préserver ce qui est neuf. Elle a deux tâches, non une.
Protéger l’enfant du monde, le temps qu’il ne soit pas encore capable d’y agir.
Protéger le monde de la vague des nouveaux venus, en leur transmettant un monde commun déjà là, sans le refaire à leur place ni au nom d’un avenir programmé.
L’école n’est donc pas, chez Arendt, le lieu où l’on fabrique les citoyens du lendemain ni où l’on mobilise les enfants pour une cause politique. Ce lieu est la vie publique des adultes. Confondre les deux, c’est à la fois instrumentaliser les enfants et priver le monde de renouvellement réel : on leur donne un futur déjà décidé, donc on leur enlève la natalité, cette capacité de commencer qui ne s’hérite pas.
La crise actuelle de l’éducation ressemble à celle qu’elle décrivait en 1958, en plus aigu. L’autorité de l’adulte s’est effritée, la transmission du monde commun est devenue suspecte, et l’école est sommée de résoudre des conflits que la vie publique n’arrive plus à trancher : climat, identité, mémoire, inégalités, rapport au savoir. Dans ce vide, la tentation est toujours la même : instrumentaliser les nouveaux venus.
On la reconnaît à trois signes.
Le premier est le programme. On n’introduit plus l’enfant dans un monde déjà là, on le forme pour le monde que l’on souhaite. L’enseignement devient alors un moyen de « sensibiliser », de « déconstruire », de « préparer la transition ». Le contenu importe moins que l’adhésion. Arendt y verrait exactement ce qu’elle refusait : canaliser la nouveauté pour que les anciens décident de ce qu’elle sera. Un cours sur le climat, l’histoire ou la langue peut transmettre un monde ; il cesse de le faire dès qu’il vise à produire des militants du futur rêvé par les adultes.
Le deuxième est la mobilisation. Grèves scolaires, slogans repris tels quels, enfants placés en première ligne de causes qu’ils n’ont pas formulées. Le geste flatte : on dit que la jeunesse « montre la voie ». Arendt retourne le compliment. Du point de vue de la génération suivante, même le projet le plus urgent des adultes est déjà vieux. S’en servir, c’est leur retirer « leur chance d’entreprendre quelque chose de neuf ». On leur donne un rôle, pas un commencement.
Le troisième est l’effacement de la différence entre enfants et adultes. L’élève est traité comme un égal politique, le professeur comme un animateur, la classe comme une petite société déjà souveraine. Arendt y voyait le cœur de la crise américaine de son temps : égaliser jeunes et vieux, c’est détruire l’autorité sans laquelle il n’y a pas d’introduction au monde. L’enfant a besoin d’être protégé du monde le temps qu’il n’y soit pas encore capable d’agir ; le monde a besoin d’être protégé de « la vague des nouveaux venus ». Les deux protections manquent quand l’école devient une arène.
Le jeunisme politique a une formule type : la jeunesse n’a pas seulement un avenir, elle a raison, et la société adulte qui la contredit a tort. Quelques déclarations en sont le modèle.
La plus nette, en France, est celle de François Mitterrand à l’Assemblée, le 8 mai 1968 :
« Si la jeunesse n’a pas toujours raison, la société qui la méconnaît et qui la frappe a toujours tort. »
La restriction (« pas toujours raison ») ne tient pas. Le verdict tombe sur les adultes. C’est le schéma complet : l’âge devient un titre moral, et contredire les jeunes une faute de la société.
Pierre Mendès France, dans son Message à la jeunesse du 22 décembre 1955, pousse le même geste jusqu’au critère de légitimité du régime :
« Penser constamment à vous, c’est la seule manière de construire toujours en fonction du futur, c’est la seule méthode pour être certain de ne jamais sacrifier l’avenir au présent, ce qui est en définitive le devoir suprême de l’homme d’État. »
« [Le régime] ne mérite d’exister, de durer que s’il est capable de construire l’avenir, […] que s’il répond aux besoins des générations qui montent. »
Et il les invite à « peser de toutes [leurs] forces sur la destinée nationale » et à « préparer de [leurs] propres mains l’avenir ». Ici la jeunesse n’est plus seulement l’objet des politiques : elle en est le juge.
Le même renversement se retrouve, plus cru, chez ceux qui ont fait de Greta Thunberg une autorité politique. Elle le formule elle-même devant les parlementaires britanniques, en avril 2019 : « Je parle au nom des générations futures. » Puis : « Puisque nos dirigeants se comportent comme des enfants, nous devrons prendre la responsabilité qu’ils auraient dû prendre depuis longtemps. » Et à l’ONU : « Les yeux de toutes les générations futures sont sur vous. Et si vous choisissez de nous décevoir, je vous le dis : nous ne vous pardonnerons jamais. » Des chefs d’État et de gouvernement ont repris ce cadre — écouter les enfants, se faire sermonner par eux, poser avec eux — sans jamais rendre le jugement aux adultes.
Saint-Just en donne la version révolutionnaire, à 26 ans : « Le bonheur est une idée neuve en Europe. » Philippe de Villiers y voit le noyau du jeunisme : le recommencement absolu, la table rase, l’idée que le neuf vaut mieux que l’hérité parce qu’il est neuf.
Ce qui réunit ces phrases, ce n’est pas l’attention portée aux jeunes. C’est le transfert d’autorité. Arendt dirait l’inverse : les nouveaux venus arrivent dans un monde déjà là, et ce n’est pas à eux de le juger avant de l’avoir reçu. La déclaration jeuniste fait exactement ce passage : elle confie aux enfants le verdict que les adultes ne veulent plus assumer.
Authentifié par Meta et un huissier » signifie ici : export généré par les serveurs de Meta à la demande du titulaire du compte, puis constaté plus tard par un huissier. Ce n’est pas une preuve judiciaire définitive, ni l’inverse.
L’export de Meta est bien livré en HTML ou en JSON, dans une archive ZIP. Ce sont des fichiers texte. Meta ne publie pas, pour l’utilisateur, une signature cryptographique vérifiable par un tiers après téléchargement.
Un constat d’huissier du 29 septembre décrit donc l’état du fichier ce jour-là. Il ne prouve pas, sans empreinte (hash) prise au moment du téléchargement et conservée de façon indépendante, que le contenu est bit à bit celui servi par Meta après la demande du 16 août. L’écart d’environ six semaines laisse une fenêtre théorique de modification.
Plusieurs précisions manquent souvent dans ce débat :
L’archive n’est pas celle du compte de Jordan Bardella. Seul le titulaire d’un compte peut demander son export. Ici, c’est une source de Mediapart, interlocutrice des échanges de 2013, qui a sollicité Meta. L’export montre ce que Meta a conservé côté destinataire, y compris des messages attribués à un compte référencé sous le nom Jordan Bardella.
Fabriquer un faux cohérent est plus difficile qu’un simple montage de capture d’écran : il faut coller au schéma d’export Meta (identifiants, horodatages, structure des fils Messenger). Ce n’est pas impossible pour quelqu’un qui contrôle le compte ayant fait la demande, surtout si aucun hash n’a été figé le jour du téléchargement.
Mediapart s’appuie aussi sur une seconde source présentée comme indépendante, sur des détails biographiques dans les échanges (mère née en Italie, interview au Parisien en 2013, échec à Sciences Po) et sur d’autres documents (mails, en-têtes). Ces recoupements renforcent l’attribution si les sources sont fiables ; ils ne remplacent pas une chaîne de custody cryptographique.
Jordan Bardella conteste être l’auteur, parle de montages, et a annoncé des plaintes pour diffamation et pour faux et usage de faux. Aucune décision de justice n’a tranché l’authenticité.
Je voudrais juste alerter sur le fait que bientôt (le 1er septembre) va être remis sur le marché un anticorps monoclonal qui est destiné à tous les bébés à la naissance, Ça s’appelle le Beyfortus®. C’est censé lutter contre la Bronchiolite du nouveau-né. Ce n’est pas obligatoire, c’est recommandé mais on fait du forcing aux mamans pour leur faire injecter ça aux bébés. C’est un produit qui est très cher, qui rapporte beaucoup à l’industrie pharmaceutique mais qui peut avoir des effets indésirables, parfois graves. C’est rare mais c’est parfois grave. »
Hélène Banoun ( @BanounHelene ), Pharmacienne-biologiste, alerte les mamans sur le Beyfortus.
Extrait de notre prochain documentaire (actuellement en tournage) sur les effets indésirables du vaccin anti-covid.
Votre bébé a reçu à la naissance le vaccin hépatite et l’anticorps monoclonal Beyfortus contre le VRS? c’est bien cela? Et vous dîtes qu’il est décédé d’une infection à VRS et à S pneumoniae? Cela n’est malheureusement pas étonnant! J’ai publié en peer-review cet article qui montre que dans de rares cas cas, le Beyfortus peut aggraver une bronchiolite à VRS et peut favoriser les infections respiratoires en général J’espère que mon travail vous aidera Courage à vous! https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39329969/Banoun H. Analysis of Beyfortus® (Nirsevimab) Immunization Campaign: Effectiveness, Biases, and ADE Risks in RSV Prevention. Curr Issues Mol Biol. 2024 Sep 18;46(9):10369-10395. doi: 10.3390/cimb46090617. PMID: 39329969; PMCID: PMC11431526.
René Haby, ministre de l’Éducation sous Valéry Giscard d’Estaing, est l’auteur de la loi du 11 juillet 1975. Elle instaure le collège unique : suppression des filières séparées dès la 6e (classique, moderne, transition, etc.) et regroupement de tous les élèves dans les mêmes classes. L’objectif affiché était l’égalité d’accès et la fin d’une orientation trop précoce. Les critiques lui reprochent d’avoir créé des classes très hétérogènes sans moyens suffisants pour les gérer, d’avoir accompagné la massification par un abaissement des exigences, et d’avoir affaibli la transmission des savoirs au profit d’une gestion sociale de l’échec. La loi est devenue un totem : pour les uns, garantie d’égalité ; pour les autres, point de départ de la baisse de niveau.
Philippe Meirieu, pédagogue et figure des « sciences de l’éducation », incarne le courant dit pédagogiste (pédagogie différenciée, centration sur l’élève, critique de la « pédagogie bancaire » et de la notation traditionnelle). Ses détracteurs, souvent issus du camp « républicain » ou instructionniste, lui imputent la diffusion de méthodes qui auraient affaibli l’autorité du maître, le primat des savoirs disciplinaires et l’exigence, au profit de la bienveillance, de l’individualisation et de dispositifs parfois jugés peu efficaces.
Pédagogie différenciée et « pédagogisme » (années 1980-2000)
Portée notamment par les sciences de l’éducation et des figures comme Philippe Meirieu, l’idée était d’adapter l’enseignement à l’élève plutôt que l’inverse. Dans la pratique, elle a souvent servi de justification au relâchement des programmes, de la notation et de l’autorité, sans preuve solide d’efficacité à grande échelle. Les évaluations internationales ont continué de montrer un niveau moyen médiocre et des inégalités parmi les plus fortes de l’OCDE
La baisse des résultats français (enquêtes PISA et autres) et la difficulté à tenir des classes hétérogènes sont des faits documentés
Najat Vallaud-Belkacem (2014-2017). Réforme du collège de 2016 : enseignements pratiques interdisciplinaires, réduction du latin, suppression d’une grande partie des classes bilangues et des sections européennes, programmes par cycles. Forte opposition des enseignants, recul partiel sur le latin et les bilangues, réforme largement détricotée ensuite. Le baromètre UNSA de 2016 indiquait seulement 21 % d’enseignants en accord avec la politique menée.
Blanquer et la destruction du bac
Suppression des séries L, ES, S au profit d’un tronc commun et de spécialités, poids accru du contrôle continu, Grand oral, lien affiché avec Parcoursup. Objectifs annoncés : plus de liberté de parcours, moins de hiérarchie entre séries, meilleur arrimage au supérieur et baisse de l’échec en licence. Cinq ans après la première session (2021), le bilan reste mitigé : le bac a été modifié presque chaque année, le Grand oral est souvent décrit comme peu fiable et socialement biaisé, et le taux de réussite au bac reste très élevé sans que l’échec en premier cycle universitaire ait nettement reculé.