Macron trouvera t il assez d’enseignants et d’infirmières en Afrique?

Si les premières estimations se confirment, la perte pour un retraité de l’Education nationale pourrait être de 900 euros par mois.

M Blanquer a promis une compensation de 500 millions par an mais il y a un million d’enseignants ce qui fait pour chacun … 40euros par mois

Dans ces conditions, comment ne pas mesurer combien le coup porté à la fonction aggravera inévitablement la question du recrutement des enseignants ?

En effet, alors que les candidatures au concours des personnels du second degré sont cette année en baisse de 7,8% – dont une baisse de 16,8% en mathématiques, de 17% et 20% pour les filières technologique et professionnelle –, qui voudrait se lancer dans une profession dont les conditions de travail, le salaire et la retraite souffrent d’un manque de reconnaissance flagrant de la part des décideurs politiques et plus globalement de la société ?

 

Après le salaire des professeurs, voilà une autre indignité bien française : les salaires des infirmiers en France sont les plus bas de tous les pays développés. Un chiffre calculé par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), qui présentait la semaine dernière son Panorama de la santé 2017. Avec un diplôme équivalent à une licence (trois ans d’études) et des conditions de travail très exigeantes, les infirmiers hospitaliers  français – 500.000 salariés – perçoivent une rémunération inférieure de 5% au salaire moyen en France. En Allemagne, un infirmier gagne 13% de plus que le salaire moyen

Seule solution alors, importer des enseignants et des infirmières en espérant que là bas nos salaires soient  attractifs.

Malheureusement cette partie du monde connait une pénurie de diplômés et les salaires progressent 2675016lpw-2675026-article-jpg_3293888_660x281

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Régime unique de retraite: «Ça existe dans un seul pays, la Corée du Nord!», ironise Bruno Chrétien (IPS)

Bruno Chrétien, président du think tank Institut de la protection sociale (IPS)

Bruno Chrétien préside le think tank Institut de la protection sociale (IPS) qui a analysé le rapport Delevoye qui doit servir de socle à la grande réforme des retraites voulue par Emmanuel Macron.

Et il se montre très sévère sur ce document : «On a essayé d’avoir une approche objective, explique-t-il. Une dizaine de mesures sur trentre-trois représentent des améliorations comme les règles relatives aux majorations pour enfants ou à certaines dimensions de la réversion, par exemple. Mais ce sur quoi on attire l’attention, c’est que toutes ces mesures ne nécessitent pas une réforme systémique mais pourraient très bien être faites dans le système actuel».

L’objectif principal d’équité affiché par le gouvernement – rendre tous les Français égaux face à la retraite en réunissant les 42 régimes existants – peut-il être atteint avec cette réforme ? «Clairement non, répond notre invité. En France, on aime bien imaginer des systèmes que l’on est les seuls à tester par rapport au reste (…) une grande caisse unique pour administrer tout le système n’existe nulle part, sauf en Corée du Nord». Et d’ajouter que «le rendement – le rapport entre notre cotisation et notre pension – sera moins élevé (4,95%) que ce que le gouvernement promet (5,5%)».

Sur la pension de réversion, notre invité se montre également critique : «On ne sait pas combien cela va coûter, il n’y a pas de chiffrage (…) il est facile de dire que l’on va donner plus sans afficher l’impact sur la dépense publique», assène-t-il.

Quid d’une meilleure lisibilité d’un système unifié ? «La complexité du système n’était pas le frein principal, hormis peut être, dans le cas des fonctionnaires (…) Aujourd’hui, on ne voit plus de gens pour lesquelles le fait d’avoir un régime différent est compliqué».

«Plus généralement, ce qui nous gêne, c’est que cette réforme réduit fortement la redistribution pour les catégories les plus aisées, ce qui n’est pas très pertinent au vu du contexte politique», souligne Bruno Chrétien.

Quelles solutions préconise-t-il ? «L’alternative serait de redevenir un peu plus modeste dans notre ambition. Et de se caler sur les standards internationaux : un régime de base, des régimes complémentaires et des régimes pour les salariés, les indépendants et le secteur public».

https://www.lopinion.fr/video/lopinion/regime-unique-retraite-ca-existe-dans-seul-pays-coree-nord-ironise-198104tom_2017-09-04-2730

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Merci la Fnac

https://livre.fnac.com/a14008542/Patrice-Gibertie-Yvonne-Gibertie-la-cuisine-des-femmes-en-Perigord

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Que reste-t-il du roman régional et national entre le burger, le kebab du quotidien et le « buddha Bowl healthy avec des falafels & des petits légumes » des cartes des grands hôtels ?

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Un jour sans doute le gavage sera-t-il interdit pour cruauté animale et le Périgord produira de la spiruline, cette bactérie bleuâtre destinée à remplacer la viande pour nourrir l’humanité.

 

la gastronomie était la mémoire vivante de la Nation :

 

Carte_gastronomique_de_la_France_[...]Bourguignon_Alain_btv1b52504043q

 

Les végans enragés rêvent d’un monde nourri à la spiruline  cette bactérie bleuâtre venue des pays tropicaux ,  en Europe, une dizaine de pays ont déjà interdit le gavage et d’Éric Nolleau à Yannick Jadot on ne compte plus les sauvages qui veulent interdire le foie gras…

 

Décidément je ne comprends rien au nouveau monde dans lequel le seul animal à gaver sera l’homme… Ne vous y trompez pas la gastronomie appartient à notre patrimoine ! Avec la disparition des cuisines régionales c’est  la mémoire nationale qui disparait .

 

 

 

L’histoire de la gastronomie régionale participe à ce que Braudel appelait la « grammaire d’une civilisation ». La IIIe République s’est  appuyée sur les fiertés régionales ­ les « petites patries » ­ pour forger le roman national .Le récit historique national en France met en valeur du « génie » régional des pays qui forment l’ensemble français, unique (et uni) dans sa diversité.

La gastronomie paysanne périgourdine doit beaucoup à Eugène le Roy et au mouvement régionaliste qui défendit en même temps les meilleures recettes, les traditions et la langue.

Les régionalistes sont les contemporains des améliorations des conditions de vie dans les campagnes, les clients des meilleures auberges .

Le mouvement félibréen, intègre la cuisine comme  élément central de la culture occitane au même titre que l’histoire, la langue ou la littérature locale.

La félibrée est chaque année l’occasion de célébrer ce patrimoine , l’authentique et non un naturel inventé de toute pièce.

Les plus fidèles clients de Maman , ceux qui lui donnèrent confiance appartenaient à ce monde de l’Occitanie, des militants du Bien Manger  et des poids lourds à tous les sens du terme notamment le majoral Monestier qui écrivait à propos de la cuisine , dans sa revue Lo Bournat, «  elle est à la fois un  humanisme populaire et une recherche d’esprit».

La gastronomie, par la reproduction de ce mythe national fondateur, perpétue la nation comme communauté idéale et fondamentale. En tant que regroupement de régionalismes nationalisés, elle confère un rôle fort à la communauté locale et renverse symboliquement la prééminence généralisée de l’Etat central sur le « pays ». Surtout, la référence de la gastronomie à une tradition sans conflit donne l’illusion d’une disparition des clivages sociaux et politiques propres à la société politique . En d’autres termes, l’identité nationale s’appuie au travers de la gastronomie sur « un processus local d’adoption et d’appropriation de la nation sans abandonner les intérêts locaux ni un sentiment d’enracinement de cette identité nationale .

 

S’il fallait donner un exemple de la sublime entente incarnée par cette gastronomie, je reprendrai le film les « Saveurs du palais », l’histoire romancée de Danièle Delpeuch, complice de ma mère et pionnière des fermes auberges.

 Les Saveurs du palais se passent au cœur de la France, dans le palais de l’Élysée. Le Président (joué par d’Ormesson )a fait venir une cuisinière, Hortense Laborie, pour ses repas personnels. Il a besoin, dit-il, de « retrouver le goût des choses », et il ne sait comment faire : « Donnez-moi le meilleur de la France. »

Les plats que lui prépare Hortense lui viennent pour une bonne part de sa grand-mère, donc du Périgord.

Surgissent alors de la bibliothèque culinaire les œuvres « phares » : le Président fait cadeau à Hortense d’un ouvrage clé de son enfance, dont il récite des passages de mémoire, Éloges de la cuisine française (1933), d’Édouard Nignon.

La cuisine de Nignon, comme la cuisine d’Hortense, construit de nouveau une utopie, laquelle forcément disparaît avec le repas. C’est un moment de convivialité, de communion, comme dans le film Le Festin de Babette. Le bien-être et le bonheur coïncident – c’est le moment du repas.

 

Cette France-là aboutit à une utopie, où la cuisine française s’avère un idéal culinaire pour tous les temps et tous les lieux, pour tous les cuisiniers qui transforment l’acte de manger en plaisir, Babette et Hortense symbolisent la puissance de cette identité culturelle.

Les recettes les plus illustres de la cuisine française étaient les produits d’un terroir, d’un enracinement local qui donnait  son sens et sa valeur à l’imaginaire gastronomique. En conséquence, la gastronomie fut un rouage capital de l’imaginaire français parce qu’elle était  à la fois régionale et nationale.

« La bonne cuisine, c’est le souvenir » disait Georges Simenon ,c’est le lieu de passage de l’Histoire publique, la « grande histoire », à l’histoire privée, individuelle.

«  La cuisine est en effet un souvenir et une perpétuation des bonnes choses, à la frontière entre la représentation sociale et la mémoire privée, familiale, intime des individus. Dans une communauté mémorielle nationale toujours en redéfinition, dont les frontières et les contenus font l’objet de débats politiques et intellectuels très vifs depuis les années 1990, la gastronomie est quant à elle toujours rattachée à une mémoire heureuse dans l’imaginaire national. Si l’attachement à la Nation, c’est la capacité d’oublier les mauvais souvenirs selon l’idée chère à Ernest Renan, la cuisine ne nécessite même pas cet effort. En tant que patrimoine, elle constitue la mémoire vivante de la nation, une mémoire routinisée, légère et synonyme de convivialité. »

( Le goût des nôtres : gastronomie et sentiment national en France Vincent Martignyhttps://www.cairn.info/revue-raisons-politiques-2010-1-page-39.htm

 

Que reste-t-il de ce roman régional et national entre le burger, le kebab du quotidien et le « buddha Bowl healthy avec des falafels & des petits légumes » des cartes des grands hôtels ?

 

Un jour sans doute le gavage sera-t-il interdit pour cruauté animale et le Périgord produira de la spiruline, cette bactérie bleuâtre destinée à remplacer la viande pour nourrir l’humanité.

 

Ce jour-là il n’y aura plus personne pour comprendre ce petit livre à la gloire de la cuisine paysanne  et  les recettes qu’il contient…

 

Yvonne Gibertie , la cuisine des femmes en Périgord ,  recettes et histoire de la cuisine paysanne

 

 

Je viens  de publier avec de modestes moyens cet hommage à  ces générations de paysannes qui ont construit la réputation gastronomique  du Périgord.

Ma mère était l’une d’elle (La table du terroir à La chapelle Aubareil).

L’ouvrage est référencé  par les libraires

Vous pouvez leur commander :

Catalogue Dilicom :  distribution Sodis , éditeur BOD    EAN9791095867166

Présent  Physiquement chez Liénart (Montignac) l’Evasion (Sarlat) Marbot (Périgueux) ainsi qu’à Archi livres à Archignac.

De même  au carré à la Farine  et à La Suite  (3 rue Le vau ) à Versailles

 

Disponible immédiatement sur Amazon:

https://www.amazon.fr/gp/product/B081KQ7JYY/ref=ppx_yo_dt_b_asin_title_o00_s00?ie=UTF8&psc=1

Disponible immédiatement sur BOD

https://www.bod.fr/librairie/yvonne-gibertie-la-cuisine-des-femmes-en-perigord-patrice-gibertie-9791095867166

Disponible à la Fnac et chez Gibert (le commander)

 

https://www.fnac.com/SearchResult/ResultList.aspx?SCat=0%211&Search=gibertie+yvonne&sft=1&sa=1

 

Vous pouvez en télécharger gratuitement de larges extraits !

Cliquez ci dessous :

corrigé (3)g bod copie (1)

Je  devais cet ouvrage  à maman et aux générations anonymes de femmes qui de 1780 à 1980 inventèrent la gastronomie du Périgord. Elle me fit revivre le Périgord d’antan, l’aristocratie de ces femmes simples qui cuisinaient si bien. Ses souvenirs se mêlèrent aux miens et je revis les vieilles femmes habillées de noir de mon enfance. Elle me parla des marchés, de la misère de jadis. Maman eut deux amours, André son mari, et la cuisine. Ah ! son restaurant et ses clients, elle citait leurs  noms, parlait des repas de fêtes, se souvenait des menus.

Pour une moitié de sa vie, Yvonne, ma mère, a subi la pesanteur du destin et la misère du temps des croquants, mais a également vécu  les fêtes d’antan .

Puis elle a tout bousculé et s’est affranchie de ces fatalités.

Je ne fus que le témoin de cette métamorphose , celle d’une petite paysanne qui, par son travail, est devenue une restauratrice reconnue.

Jamais elle ne renia ses origines et son histoire , elle tirait ses forces et son génie de la terre et, comme l’on disait jadis ici, de sa race.

Vous ne comprendrez rien à notre science de gueule si vous oubliez que la cuisine paysanne est celle d’un pays pauvre qui oubliait la misère dans l’abondance des jours de fête.

Tout naquit de cette sociologie originale aujourd’hui disparue…

La gastronomie du Périgord est la clef de voûte d’un équilibre  d’une harmonie entre  une civilisation rurale  en mouvement et des produits d’exception qui engendraient de beaux paysages.

L’ouvrage compte beaucoup de souvenirs et d’histoire avec une bonne centaine de recettes. Il est préfacé par Danièle Mazet Delpeuch.

Patrice Gibertie

 

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La gastronomie , mémoire vivante de la Nation.

 

 

Carte_gastronomique_de_la_France_[...]Bourguignon_Alain_btv1b52504043q

 

Les végans enragés rêvent d’un monde nourri à la spiruline  cette bactérie bleuâtre venue des pays tropicaux ,  en Europe, une dizaine de pays ont déjà interdit le gavage et d’Éric Nolleau à Yannick Jadot on ne compte plus les sauvages qui veulent interdire le foie gras…

 

Décidément je ne comprends rien au nouveau monde dans lequel le seul animal à gaver sera l’homme… Ne vous y trompez pas la gastronomie appartient à notre patrimoine ! Avec la disparition des cuisines régionales c’est  la mémoire nationale qui disparait .

 

 

 

L’histoire de la gastronomie régionale participe à ce que Braudel appelait la « grammaire d’une civilisation ». La IIIe République s’est  appuyée sur les fiertés régionales ­ les « petites patries » ­ pour forger le roman national .Le récit historique national en France met en valeur du « génie » régional des pays qui forment l’ensemble français, unique (et uni) dans sa diversité.

La gastronomie paysanne périgourdine doit beaucoup à Eugène le Roy et au mouvement régionaliste qui défendit en même temps les meilleures recettes, les traditions et la langue.

Les régionalistes sont les contemporains des améliorations des conditions de vie dans les campagnes, les clients des meilleures auberges .

Le mouvement félibréen, intègre la cuisine comme  élément central de la culture occitane au même titre que l’histoire, la langue ou la littérature locale.

La félibrée est chaque année l’occasion de célébrer ce patrimoine , l’authentique et non un naturel inventé de toute pièce.

Les plus fidèles clients de Maman , ceux qui lui donnèrent confiance appartenaient à ce monde de l’Occitanie, des militants du Bien Manger  et des poids lourds à tous les sens du terme notamment le majoral Monestier qui écrivait à propos de la cuisine , dans sa revue Lo Bournat, «  elle est à la fois un  humanisme populaire et une recherche d’esprit».

La gastronomie, par la reproduction de ce mythe national fondateur, perpétue la nation comme communauté idéale et fondamentale. En tant que regroupement de régionalismes nationalisés, elle confère un rôle fort à la communauté locale et renverse symboliquement la prééminence généralisée de l’Etat central sur le « pays ». Surtout, la référence de la gastronomie à une tradition sans conflit donne l’illusion d’une disparition des clivages sociaux et politiques propres à la société politique . En d’autres termes, l’identité nationale s’appuie au travers de la gastronomie sur « un processus local d’adoption et d’appropriation de la nation sans abandonner les intérêts locaux ni un sentiment d’enracinement de cette identité nationale .

 

S’il fallait donner un exemple de la sublime entente incarnée par cette gastronomie, je reprendrai le film les « Saveurs du palais », l’histoire romancée de Danièle Delpeuch, complice de ma mère et pionnière des fermes auberges.

 Les Saveurs du palais se passent au cœur de la France, dans le palais de l’Élysée. Le Président (joué par d’Ormesson )a fait venir une cuisinière, Hortense Laborie, pour ses repas personnels. Il a besoin, dit-il, de « retrouver le goût des choses », et il ne sait comment faire : « Donnez-moi le meilleur de la France. »

Les plats que lui prépare Hortense lui viennent pour une bonne part de sa grand-mère, donc du Périgord.

Surgissent alors de la bibliothèque culinaire les œuvres « phares » : le Président fait cadeau à Hortense d’un ouvrage clé de son enfance, dont il récite des passages de mémoire, Éloges de la cuisine française (1933), d’Édouard Nignon.

La cuisine de Nignon, comme la cuisine d’Hortense, construit de nouveau une utopie, laquelle forcément disparaît avec le repas. C’est un moment de convivialité, de communion, comme dans le film Le Festin de Babette. Le bien-être et le bonheur coïncident – c’est le moment du repas.

 

Cette France-là aboutit à une utopie, où la cuisine française s’avère un idéal culinaire pour tous les temps et tous les lieux, pour tous les cuisiniers qui transforment l’acte de manger en plaisir, Babette et Hortense symbolisent la puissance de cette identité culturelle.

Les recettes les plus illustres de la cuisine française étaient les produits d’un terroir, d’un enracinement local qui donnait  son sens et sa valeur à l’imaginaire gastronomique. En conséquence, la gastronomie fut un rouage capital de l’imaginaire français parce qu’elle était  à la fois régionale et nationale.

« La bonne cuisine, c’est le souvenir » disait Georges Simenon ,c’est le lieu de passage de l’Histoire publique, la « grande histoire », à l’histoire privée, individuelle.

«  La cuisine est en effet un souvenir et une perpétuation des bonnes choses, à la frontière entre la représentation sociale et la mémoire privée, familiale, intime des individus. Dans une communauté mémorielle nationale toujours en redéfinition, dont les frontières et les contenus font l’objet de débats politiques et intellectuels très vifs depuis les années 1990, la gastronomie est quant à elle toujours rattachée à une mémoire heureuse dans l’imaginaire national. Si l’attachement à la Nation, c’est la capacité d’oublier les mauvais souvenirs selon l’idée chère à Ernest Renan, la cuisine ne nécessite même pas cet effort. En tant que patrimoine, elle constitue la mémoire vivante de la nation, une mémoire routinisée, légère et synonyme de convivialité. »

( Le goût des nôtres : gastronomie et sentiment national en France Vincent Martigny) https://www.cairn.info/revue-raisons-politiques-2010-1-page-39.htm

 

Que reste-t-il de ce roman régional et national entre le burger, le kebab du quotidien et le « buddha Bowl healthy avec des falafels & des petits légumes » des cartes des grands hôtels ?

 

Un jour sans doute le gavage sera-t-il interdit pour cruauté animale et le Périgord produira de la spiruline, cette bactérie bleuâtre destinée à remplacer la viande pour nourrir l’humanité.

 

Ce jour-là il n’y aura plus personne pour comprendre ce petit livre à la gloire de la cuisine paysanne  et  les recettes qu’il contient…

 

Yvonne Gibertie , la cuisine des femmes en Périgord ,  recettes et histoire de la cuisine paysanne

 

 

Je viens  de publier avec de modestes moyens cet hommage à  ces générations de paysannes qui ont construit la réputation gastronomique  du Périgord.

Ma mère était l’une d’elle (La table du terroir à La chapelle Aubareil).

L’ouvrage est référencé  par les libraires

Vous pouvez leur commander :

Catalogue Dilicom :  distribution Sodis , éditeur BOD    EAN9791095867166

Présent  Physiquement chez Liénart (Montignac) l’Evasion (Sarlat) Marbot (Périgueux) ainsi qu’à Archi livres à Archignac.

De même  au carré à la Farine  et à La Suite  (3 rue Le vau ) à Versailles

 

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Disponible à la Fnac et chez Gibert (le commander)

 

https://www.fnac.com/SearchResult/ResultList.aspx?SCat=0%211&Search=gibertie+yvonne&sft=1&sa=1

 

Vous pouvez en télécharger gratuitement de larges extraits !

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corrigé (3)g bod copie (1)

Je  devais cet ouvrage  à maman et aux générations anonymes de femmes qui de 1780 à 1980 inventèrent la gastronomie du Périgord. Elle me fit revivre le Périgord d’antan, l’aristocratie de ces femmes simples qui cuisinaient si bien. Ses souvenirs se mêlèrent aux miens et je revis les vieilles femmes habillées de noir de mon enfance. Elle me parla des marchés, de la misère de jadis. Maman eut deux amours, André son mari, et la cuisine. Ah ! son restaurant et ses clients, elle citait leurs  noms, parlait des repas de fêtes, se souvenait des menus.

Pour une moitié de sa vie, Yvonne, ma mère, a subi la pesanteur du destin et la misère du temps des croquants, mais a également vécu  les fêtes d’antan .

Puis elle a tout bousculé et s’est affranchie de ces fatalités.

Je ne fus que le témoin de cette métamorphose , celle d’une petite paysanne qui, par son travail, est devenue une restauratrice reconnue.

Jamais elle ne renia ses origines et son histoire , elle tirait ses forces et son génie de la terre et, comme l’on disait jadis ici, de sa race.

Vous ne comprendrez rien à notre science de gueule si vous oubliez que la cuisine paysanne est celle d’un pays pauvre qui oubliait la misère dans l’abondance des jours de fête.

Tout naquit de cette sociologie originale aujourd’hui disparue…

La gastronomie du Périgord est la clef de voûte d’un équilibre  d’une harmonie entre  une civilisation rurale  en mouvement et des produits d’exception qui engendraient de beaux paysages.

L’ouvrage compte beaucoup de souvenirs et d’histoire avec une bonne centaine de recettes. Il est préfacé par Danièle Mazet Delpeuch.

Patrice Gibertie

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téléchargez ces souvenirs gourmands

 

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Chers  amis,
A l’approche de Noël j’ai le plaisir de vous faire parvenir en pièce jointe de larges extraits  du livre de souvenirs, d’histoire de la gastronomie et de recettes qui vient d’être publié.
Je souhaite de bonnes fêtes gourmandes.
Patrice gibertie
téléchargement gratuit, cliquez ci dessous
Si vous souhaitez vous procurer l’ouvrage complet :

 

Disponible immédiatement sur Amazon:

https://www.amazon.fr/gp/product/B081KQ7JYY/ref=ppx_yo_dt_b_asin_title_o00_s00?ie=UTF8&psc=1

Disponible immédiatement sur BOD

https://www.bod.fr/librairie/yvonne-gibertie-la-cuisine-des-femmes-en-perigord-patrice-gibertie-9791095867166

Disponible  en précommande immédiatement et présent  à partir du lundi 2 décembre :

Lienard Montignac  0553518209

l’Evasion Sarlat 0553304793

Librairie café La suite  Rue Louis le Vau Versailles

Carré à la Farine Versailles

A partir du lundi 9 décembre

MARBOT Espace Culturel
8 rue Maleville

24000 PERIGUEUX

ARCHI LIVRE 19ème édition. Archi-Livres 19. Salle du Foyer Rural Dimanche 10 décembre Archignac

En cours de référencement dans les autres librairies  via BOD

Précisez pour la commande  à partir de décembre

ISBN : 9791095867166

Éditeur : Éditions Vignou

 

Je peux vous le faire parvenir à votre domicile  (ou ailleurs) directement sans frais de port

Contre un cheque de 13 euros ( Patrice Gibertie)  envoyé à mon domicile au 12 boulevard de la reine  78000 Versailles ; précisez votre adresse et numéro de téléphone

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Ma génération est la dernière à avoir connu une civilisation disparue

 

 

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Beaucoup me découvriront sous un angle bien différent, celui du fils de paysan et fier de l’être. J’avais promis à ma mère de raconter sa vie, de donner ses meilleures recettes. Je ne pouvais remplir ma promesse qu’en mélangeant mes souvenirs aux siens.

Ma génération est la dernière à avoir connu une civilisation  disparue. Lorsque que je décris la maison familiale  à la naissance de maman, il me suffit de me rappeler mon enfance car rien n’avait encore changé, je prenais le même sentier perdu dans les bois pour me rendre à l’école de La Chapelle Aubareil.

Au milieu des années soixante la télévision fait son apparition à Fougeras. Le soir, la famille regarde le Palmarès des chansons mais maman n’a pas le temps, dit-elle, elle part gaver ses canards.

Je la suis souvent dans la nuit noire. Elle fait chauffer une marmite de maïs, mélange de la graisse, remplit une bassine et nous nous rendons dans l’étable où sont enfermés les oies et les canards. Une faible ampoule nous éclaire et nous réchauffe. Maman prend l’entonnoir et s’agenouille dans la paille et commence à gaver…

Là elle me raconte son histoire, son enfance. Elle sait tant de choses. Elle me fait partager son ambition, ne plus manquer d’argent, réussir à sortir de sa condition de paysanne. Je ne m’en rendais pas compte alors mais elle n’avait que trente ans, elle était jeune et croyait au travail pour s’en sortir.

Depuis la ruralité est morte avec les derniers paysans . Quelques agriculteurs tentent encore  de survivre dans un monde qui ne les comprend plus.

C’est cette vie que je raconte  avec des recettes du terroir et je n’ai pu m’en empêcher, de l’histoire , celle de la gastronomie, de Montaigne qui mangeait comme un Anglais, à l’âge d’or du XXème siècle.

Je ne pouvais qu’associer à cet ouvrage une autre femme d’exception, Nanou Delpeuch, conteuse et cuisinière (Les Saveurs du Palais).

Le livre est disponible chez Amazon

https://www.amazon.fr/Yvonne-Gibertie-cuisine-femmes-P%C3%A9rigord/dp/B081KQ7JYY/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&keywords=GIBERTIE&qid=1574335005&sr=8-1

Et chez Bod

https://www.bod.fr/librairie/yvonne-gibertie-la-cuisine-des-femmes-en-perigord-patrice-gibertie-9791095867166

On le trouvera à Montignac chez Liénard et Sarlat  (l’évasion)

 

Bien à vous

Patrice Gibertie

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