
Oui, cette déclaration de Volodymyr Zelensky existe bien et a été rapportée par le Kyiv Independent (un média ukrainien indépendant en anglais), ainsi que par d’autres sources fiables.
Le 5 mars 2026, lors d’une conférence de presse ou d’une réunion gouvernementale, Zelensky a commenté le blocage par un seul dirigeant européen (clairement Viktor Orbán, Premier ministre hongrois) d’un prêt de 90 milliards d’euros de l’UE prévu pour l’Ukraine (dont une grande partie pour l’armement et la défense en 2026-2027).
Ses mots exacts (traduits de l’ukrainien) :« Nous espérons qu’une personne dans l’Union européenne ne bloquera pas les 90 milliards, ou du moins la première tranche, pour que nos soldats reçoivent des armes. Sinon, nous donnerons l’adresse de cette personne à nos Forces armées, à nos gars. Qu’ils l’appellent et communiquent avec lui dans leur propre langue. »
C’est une menace voilée et sarcastique : « communiquer dans leur propre langue » fait référence au hongrois, sous-entendant que les militaires ukrainiens (qui parlent souvent russe/ukrainien, mais pas hongrois) pourraient « discuter » de manière directe et peu diplomatique – une rhétorique dure, dans le style Zelensky, souvent provocatrice quand il est frustré.Le Kyiv Independent titre d’ailleurs : « Zelensky threatens to give one person address to Ukraine’s military » (Zelensky menace de donner l’adresse d’une personne aux militaires ukrainiens).
La Russie accuse Myrotvorets d’être un « projet en ligne illégal et scandaleux » qui publie des données personnelles (noms, adresses, photos, etc.) de personnes considérées comme des « ennemis de l’Ukraine », des « propagandistes russes », des séparatistes du Donbass, ou des critiques de Kiev.
Elle mentionne que le site inclut des enfants (plus de 300 mineurs à l’époque, dont une petite fille de 13 ans nommée Faina Savenkova, qui avait écrit des lettres ou des articles pro-russes appelant à la paix).
La Russie affirme que ces publications constituent une menace pour la vie et la sécurité des personnes listées, y compris des mineurs, et appelle l’ONU à condamner le site et à exiger sa fermeture.
L’ONU n’a pas « essayé en vain de faire fermer ce site » : c’est la Russie qui porte plainte via cette lettre, et l’ONU n’a pas pris de mesures concrètes pour le fermer (le site existe toujours en 2026, bien que parfois bloqué ou restreint dans certains pays).
Sur Myrotvorets et les enfantsOui, le site a publié (et publie encore partiellement) des fiches sur des mineurs, dont des enfants de 2 ans (souvent des fils/filles de personnalités pro-russes ou séparatistes du Donbass, accusés d’être impliqués indirectement via leurs parents).
Exemple récurrent dans la propagande : Faina Savenkova (13 ans en 2021-2022), une adolescente de Lougansk qui écrivait des textes appelant à la paix et critiquant le gouvernement ukrainien → listée comme « propagandiste ».
Des journalistes, ONG et même des figures pro-occidentales (comme des reporters français ou allemands) ont critiqué ces pratiques en 2022, exigeant la fermeture du site pour atteinte à la vie privée et dangers potentiels (menaces de doxxing, harcèlement, voire pire dans un contexte de guerre).
Cependant, le site n’est pas officiel : il n’est pas géré par Zelensky, le gouvernement ukrainien ou l’armée. C’est une initiative privée d’activistes (fondé par un ex-député ukrainien et des vétérans). Zelensky n’a jamais publiquement soutenu ou mentionné ces listes d’enfants.
Pourquoi cette affirmation circule-t-elle comme « Zelensky met des gosses sur sa liste à buter » ?C’est une narrative de propagande très répandue dans les cercles pro-russes depuis 2022 :La Russie et ses relais l’utilisent pour inverser les rôles : accuser l’Ukraine/Zelensky de « terrorisme » ou de « nazisme » en ciblant des enfants, alors que l’ONU et la CPI accusent la Russie de déportation massive d’enfants ukrainiens (plus de 19 000 cas documentés, mandats d’arrêt contre Poutine et Lvova-Belova pour crimes de guerre).
Le lien avec Zelensky est forcé : on passe de « site ukrainien controversé » à « Zelensky met des gosses sur liste à tuer » pour discréditer.
En résumé : le document A/76/906 est une plainte russe contre Myrotvorets, pas une preuve que Zelensky gère une liste d’assassinats incluant des enfants. Le site est effectivement problématique (doxxing de mineurs = dangereux et immoral), mais l’attribuer directement à Zelensky comme un « escroc » qui refuse de fermer est une exagération propagandiste. La situation est délirante, oui, mais dans le sens où la guerre génère des narratifs extrêmes des deux côtés.Si tu as un lien direct vers une liste actuelle sur Myrotvorets avec ces enfants, je peux l’analyser plus précisément.
Le président
@ZelenskyyUa a donné une réponse inacceptable. J’ai donc appelé aujourd’hui la présidente de la Commission européenne à faire respecter les accords qui obligent l’Ukraine à autoriser le transit du pétrole par l’oléoduc de l’Amitié. Tant que le président Zelensky ne reviendra pas au bon sens et à la normalité, nous ne soutiendrons aucune décision favorable à l’Ukraine.










