Selon les prévisions des centres mondiaux de production de l’OMM, il existe une «probabilité exceptionnellement élevée (près de 100 %)» qu’El Niño se maintienne jusqu’en février 2027. C’est la première fois que les prévisions d’un bulletin Info Niño/Niña sont aussi catégoriques, ce qui témoigne du fort consensus qui règne au sein du vaste réseau de l’OMM.
Alimenté par des températures océaniques exceptionnellement élevées dans le Pacifique tropical, El Niño devrait se renforcer encore au cours des prochains mois pour atteindre une très forte intensité avant de parvenir à son apogée vers la fin de l’année 2026. Les impacts climatiques devraient se poursuivre pendant une bonne partie de l’année 2027.
«El Niño prend sous nos yeux une ampleur exceptionnelle. La science est sans équivoque: la planète s’engage en eaux inconnues, et ces eaux se réchauffent. La température de la mer en surface atteint des niveaux records, le mercure continue de grimper et les phénomènes météorologiques extrêmes deviennent la nouvelle norme.
El Niño n’est pas causé par le CO₂El Niño est une oscillation naturelle du Pacifique équatorial (ENSO), avec un cycle irrégulier d’environ 2 à 7 ans. Il existait bien avant l’ère industrielle. NASA le résume ainsi : El Niño n’est pas causé par le changement climatique ; c’est un mode naturel d’oscillation océan-atmosphère.
science.nasa.govLe mécanisme de base : alizés, thermocline, rétroaction de Bjerknes. Le CO₂ n’est pas le « déclencheur » d’un épisode El Niño comme on allume un interrupteur.Sur ce point précis, la phrase utile est :
Le CO₂ ne crée pas El Niño.
C’est la partie souvent exigée — et elle est juste.Le lien existe, mais dans l’autre sen s
Les années El Niño, le taux de croissance du CO₂ atmosphérique augmente souvent. Sécheresses tropicales, végétation moins efficace, feux : le puits terrestre se réduit. C’est documenté (Mauna Loa, 1997-98, 2015-16). El Niño perturbe le cycle du carbone ; ce n’est pas le CO₂ qui « fabrique » El Niño.
doi.orgDonc : lien El Niño → variation annuelle du CO₂, oui. Lien CO₂ → apparition d’un El Niño, non, pas comme cause directe .
El Niño est naturel. Le CO₂ ne le déclenche pas.
Un El Niño fort peut faire monter plus vite le CO₂ mesuré une année donnée, sans changer la tendance de fond due aux émissions.
Un El Niño se produit sur un océan déjà plus chaud : les records de température mondiale ne s’expliquent pas par El Niño seul.
A l’horizon 2027, une nouvelle réglementation européenne censée verdir le secteur de l’énergie pourrait provoquer « l’enfer », selon Olivier Babeau, président fondateur de l’Institut Sapiens : une pénurie d’hydrocarbures et une explosion des prix
Le texte vise le règlement européen sur le méthane (règlement (UE) 2024/1787, souvent appelé EUMR ou EUMER), adopté en juin 2024. À partir du 1er janvier 2027, les importateurs européens de pétrole brut, de gaz naturel et de charbon devront démontrer que les contrats signés ou renouvelés après le 4 août 2024 portent sur des hydrocarbures produits sous un régime de mesure, déclaration et vérification (MRV) équivalent aux règles européennes, ou au niveau OGMP 2.0 Level 5 avec vérification tierce. Pour les contrats plus anciens, ils doivent seulement déployer « tous les efforts raisonnables ». Il n’y a pas d’interdiction d’importation, mais des sanctions financières possibles.
energy.ec.europa.euBabeau y voit le germe d’une crise à l’automne 2027 : moins d’offres disponibles (les producteurs extra-européens n’étant pas tous en mesure de certifier à temps) et donc une flambée des prix du gaz et des carburants.Ce que disent les études
Scénario alarmiste (Wood Mackenzie, commandé par FuelsEurope) : jusqu’à 43 % des importations de gaz et 87 % du pétrole brut de 2024 pourraient être considérés comme non conformes en 2027. Cela pourrait réduire fortement les volumes arrivant en raffineries, avec des hausses estimées jusqu’à +24 % pour l’essence et +16 % pour le gazole dans le cas le plus sévère. 21news.be
Scénario plus rassurant : une analyse (Data Desk) estime que seuls environ 4 % de la consommation européenne de gaz de 2027 relèveraient de contrats post-août 2024, le reste étant encore couvert par des contrats antérieurs. De plus, de nouvelles capacités de GNL doivent arriver massivement d’ici 2027-2030. La Commission européenne a aussi recommandé aux États membres de ne pas appliquer les amendes en 2027-2029 sauf fraude caractérisée. gasoutlook.com
Fin septembre 2026, Emmanuel Macron a demandé à Bruxelles un report d’un an (au 1er janvier 2028) de l’obligation principale, au motif que les importateurs doivent d’abord gérer les tensions actuelles sur les approvisionnements.
france-epargne.frEn résumé : la réglementation existe bien et son échéance 2027 est réelle. L’ampleur de l’effet « pénurie + explosion des prix » reste contestée. Elle dépendra surtout de la souplesse d’application (équivalence reconnue, certification tierce, traitement des contrats existants) et de la réaction des producteurs extra-européens, plus que d’une interdiction pure et simple.
iFRAP : autour de 1,3 à 1,9 milliard sur un programme de fusions ciblées, plus d’autres pistes pouvant monter vers 7 milliards d’ici 2029 selon le périmètre. lepoint.fr
Tableau synthétique
Source
Nature de la réforme
Économies estimées
Horizon
Gouvernement
Fusions + rabot des crédits
2 à 3 Md€ (+ coupes 2026)
2026-2027
Sénat
Mutualisations de fonctions support
~0,54 Md€ au total
2-3 ans
IREF
Suppressions + réduction des missions
8 Md€ / an
dès 2028
iFRAP
Fusions + rationalisation
1,3 à ~7 Md€ selon scénario
2027-2029
Point important Une grande partie des budgets des « agences » n’est pas du fonctionnement interne, mais des aides versées (rénovation énergétique, habitat, formation, biodiversité, etc.). Couper vraiment dans les milliards implique donc de réduire ces politiques, pas seulement de fusionner des organigrammes.Les universités, le CNRS, le CEA et France Travail restent en pratique largement protégés. Les cibles les plus souvent citées sont l’Ademe, l’Anah, les ARS, l’Agence Bio, l’Anru, l’Agence nationale du sport et certains opérateurs de formation.
Les estimations d’économies possibles sur les agences et opérateurs de l’État en France varient fortement selon le degré de réforme envisagé. Voici les principaux chiffrages récents.
lepoint.frGouvernement (2025-2026) La ministre des Comptes publics a annoncé vouloir fusionner ou supprimer un tiers des agences et opérateurs (hors universités) pour dégager 2 à 3 milliards d’euros. Des coupes supplémentaires d’environ 2 milliards ont aussi été évoquées sur les opérateurs (notamment via leurs trésoreries). Ces chiffres concernent surtout des restructurations et non-remplacements de départs en retraite.
challenges.frCommission d’enquête du Sénat (rapport juillet 2025) Les sénateurs estiment que les économies « structurelles » (fusions, mutualisation des fonctions support comme RH, informatique ou achats) restent limitées : environ 540 millions d’euros sur 2 à 3 ans (soit ~180 millions par an dans un scénario déjà « très volontariste »). Ils soulignent que les fusions passées (2015-2019) n’ont quasiment pas réduit les effectifs. Les vrais gisements se situeraient plutôt dans la réduction des politiques publiques et des subventions versées par ces agences, pas seulement dans leur organisation.
nouvelobs.comThink tanks (IREF, iFRAP)
L’IREF (rapport Pierre Schweitzer, septembre 2025) chiffre un potentiel d’au moins 8 milliards d’euros par an à terme (3 milliards dès 2026, ~6 milliards en 2027, plus de 8 milliards à partir de 2028) en supprimant ou fusionnant des structures jugées redondantes (ex. : Ademe, Anah, ARS) et en réduisant fortement certaines dotations.
L’iFRAP évoque des pistes autour de 7 milliards d’ici 2029, avec des économies ciblées de plusieurs centaines de millions sur des fusions précises (santé, agriculture, etc.). fr.irefeurope.org
En résumé
Réorganisation administrative seule : quelques centaines de millions à 2-3 milliards selon les sources officielles.
Réforme plus ambitieuse (suppressions + réduction des missions) : jusqu’à 8 milliards par an selon les analyses libérales.
Les économies réelles dépendent donc des choix politiques : tailler dans les structures ou dans les politiques qu’elles portent. Les universités, la recherche (CNRS, CEA) et certains gros opérateurs comme France Travail représentent une part importante des budgets et sont généralement exclus des coupes les plus lourdes.
Ce n’est pas une question de chiffres, c’est une question d’ordre : qui a un droit prioritaire sur la caisse, le cotisant ou celui qui n’a pas (assez) cotisé ?Deux logiques
Assurance : j’ai versé une part de salaire, j’ai un droit calculé là-dessus. Priorité = honorer le contrat contributif (taux, durée, indexation). Le social vient après, avec un autre budget.
Social : la retraite est d’abord un revenu de remplacement pour vivre après 65 ans. Priorité = plancher de dignité (ASPA, minima, trimestres gratuits, droits familiaux). La contributivité est un outil, pas le principe.
Le système français fait les deux en même temps, dans la même caisse. D’où la confusion « salaire différé » / « allocation ».Ce que « donner la priorité à l’assurance » voudrait dire
Séparer les comptes : cotisations → pensions contributives uniquement.
Solidarité (ASPA, MDA, chômage validé, MICO au-delà du strict minimum, etc.) → CSG / impôt / RSA-seniors, visible et votée.
Si trou : on ajuste l’assurance (âge, taux, indexation) sans piquer le budget social, et inversement.
Avantage : clarté, consentement à cotiser (« je paie pour mais retraite »). Coût : les 60–80 Md€ de solidarité deviennent un débat d’aide sociale, plus dur politiquement ; les femmes, carrières cassées, bas salaires perdent le camouflage de la « retraite ».
Ce que « donner la priorité au social » voudrait dire
Garantir d’abord un niveau de vie minimum à tous les 65+.
La contributivité ne fait que majorer ce plancher.
Les cotisations sont un impôt affecté parmi d’autres.
Avantage : moins de pauvres âgés, compensation des inégalités de carrière. Coût : le cotisant a l’impression de payer pour autre chose que son droit ; la pression pour reculer l’âge ou geler les pensions « pour financer la solidarité » casse le contrat.Priorité pratique, pas moraleDans un régime par répartition, l’assurance ne tient que s’il y a assez d’actifs. Le social ne tient que s’il y a assez de recettes publiques. Aucune des deux ne « gagne » si l’autre explose.Ordre cohérent si on veut les deux sans mensonge :
Payer d’abord ce qui a été cotisé (l’assurance), pour que la cotisation reste un salaire différé.
Afficher et financer à part ce qui n’a pas été cotisé (le social), au niveau que la collectivité assume — ASPA, pas forcément le RSA, pas forcément 1 044 €.
Ne plus faire porter au régime d’assurance le coût des 80 Md€ comme s’il s’agissait de pensions gagnées.
Ce n’est pas « anti-social ». C’est refuser que le social se finance en dégradant en silence le droit de ceux qui ont payé, et que l’assurance se prétende pure alors qu’un cinquième des pensions ne l’est pas.La priorité n’est donc pas de supprimer l’un ou l’autre. C’est de Arrête de les faire fondre, pour que chaque priorité ait son financement et son débat.
l etat contribue pour 40 mds a financer le deficit su systeme assurantiel et pour 80 a financer les retraites sociales non jutifies par le travail
la part assurantielle des retraites (je cotise et je touche en proportion un salaire différé appelé retraite) mais l ‘ont fait financer par les travailleurs une part sociale qui tue le système par répartition
En 2025, les dépenses du système de retraite s’élèvent à 422 milliards d’euros, soit 14,1 % du PIB et environ un euro public sur quatre.
la part assurantielle, je cotise et ensuite je touche une retraite qui est un salaire différé represente 340 milliards de dépenses
Pour les recettes la vrai contrinbution du travail c est 300 mds
Oui, on peut défendre le chiffre d’environ 300 milliards — à condition de préciser ce qu’on met dedans.Le chiffre officiel COR 2025 Cotisations sur revenus d’activité hors contribution d’équilibre de l’État : 277 Md€.Si on ajoute :
les cotisations des non-salariés (~14,5 Md€),
et une part « normale » de l’État employeur (pas les 82 %, mais un taux comparable au privé ou au taux « économique » de l’IPP, autour de 35 % du traitement),
on obtient à peu près 295 à 300 Md€. C’est ça que vous appelez la vraie contribution du travail : ce qui sort réellement du coût du travail (salarié + employeur + indépendants), pas le bouclage budgétaire.Ce que ce 300 Md€ n’est pas
Ce n’est pas les 417 Md€ de ressources totales.
Ce n’est pas les 422 Md€ de dépenses.
L’écart (une centaine de milliards) vient de la CSG / impôts affectés, des transferts, des subventions, et de la fraction d’équilibre de la contribution État (la partie au-delà d’un taux employeur « normal »).
Mais notre systeme n est pas qu assurantiel Il a ete mine par des mesures sociales qui représentent plus de 80MDS de dépenses et financé par le contribuable pour 122 mds via le budget de l Etat
Les ~80 milliards, c’est à peu près ça :
Sens strict (DREES 2020) : ~60 Md€, soit 20 % des pensions de droit direct (minima, MDA, trimestres assimilés, départs anticipés, majoration 3 enfants, etc.).
Sens large (y compris réversion en partie, ASPA, prises en charge FSV, effets de proratisation) : on monte vers 70–80 Md€.
Le FSV tout seul, ce n’est que ~20 Md€ (ASPA + validation chômage/maladie + quelques majorations). Ça ne fait pas 80.Les 80 Md€, c’est donc :FSV / ASPA + minimum contributif + trimestres non cotisés (chômage, maladie, enfants, AVPF) + majorations familiales + une partie des départs anticipés + une partie de la réversion selon le périmètreÇa correspond à la part « allocation / solidarité », pas aux 300 Md€ de contribution du travail.Schéma simple :
~300 Md€ : cotisations travail
~80 Md€ : mesures sociales dans les retraites
~50 Md€ : contribution d’équilibre de l’État (dont une part est déjà de la solidarité démographique)
~5 Md€ : déficit
Les totaux se recoupent un peu (l’État et le FSV financent une partie des 80), donc on ne doit pas tout additionner tel quel pour retomber sur 422. Mais l’idée est juste : environ un cinquième des pensions n’est pas du salaire différé strict.
Analyser le financement des retraites
DREES données sociales françaises
Le régime français fonctionne par répartition. Les cotisations prélevées aujourd’hui sur les salaires des actifs servent à payer les pensions des retraités d’aujourd’hui. Il n’y a pas de cagnotte individuelle : l’argent n’est pas « mis de côté » pour soi. C’est une solidarité intergénérationnelle obligatoire.
youtube.com Les droits sont toutefois contributifs : le montant de la pension dépend du salaire annuel moyen (25 meilleures années dans le privé), du nombre de trimestres validés et du taux de liquidation. Plus on a cotisé longtemps et à un niveau élevé, plus la pension est élevée. C’est pourquoi beaucoup la présentent comme un « salaire différé ».Les deux lectures en présence
Lecture « salaire différé » : les cotisations (part salariale + part patronale) font partie du coût du travail. Elles sont la contrepartie d’un droit acquis. Baisser les pensions ou reculer l’âge revient donc à diminuer le salaire global. C’est l’argument utilisé par la CGT, LFI ou Mélenchon. @JLMelenchon
Lecture « prestation sociale / allocation » : le système n’est pas un compte épargne personnel. Les règles (âge, durée, indexation, minimum contributif, majorations pour enfants, etc.) sont fixées par la loi et peuvent être modifiées. Les pensions sont des prestations de Sécurité sociale, pas un droit de propriété sur un capital. C’est l’argument de ceux qui insistent sur l’équilibre financier et le rapport cotisants/retraités. sudouest.fr
Lien avec le débat « salaire différé »
La part Contributif (~80 %) correspond à l’idée de salaire différé : on a cotisé, on reçoit en proportion.
La part sociale (~20 %) n’est pas un salaire différé individuel. Elle est financée par la mutualisation (cotisations des autres, impôts, FSV, CSG) et corrige les carrières incomplètes, les bas salaires et les inégalités femmes-hommes.
Le déficit du système de retraite (régimes de base + complémentaires) est, selon le COR (rapport de juin 2026) :En 2025
− 5,1 milliards d’euros, soit − 0,2 % du PIB, hors charges et produits financiers.
En intégrant ces derniers, le déficit se réduit à environ 1,3 milliard d’euros.
cor-retraites.frEn 2026
Le COR prévoit un déficit du même ordre, autour de 5 milliards d’euros (− 0,2 % du PIB).Ensuite (scénario de référence)
2030 : encore environ − 0,2 % du PIB (environ 7 milliards en euros courants)
2045 : − 0,9 % du PIB
Ces mesures coûtent cher, mais elles évitent que le système soit purement assurantiel. C’est aussi pour cela que le coût total des retraites dépasse largement ce que donnerait un simple calcul « cotisations versées × rendement ». Les réformes (revalorisation des petites pensions, carrières longues, droits des mères) augmentent encore cette part sociale à court terme, ce qui pèse sur le déficit même quand l’âge de départ recule.
Selon la DREES (données 2020, les plus détaillées), les dispositifs de solidarité représentent 20 % des pensions de droit direct, soit environ 60 milliards d’euros à l’époque. Ils concernent 88 % des retraités.
Pour les femmes, la solidarité pèse davantage (environ 22 % de leur pension) que pour les hommes (environ 12 %), surtout à cause des droits liés aux enfants. Chez les 25 % de retraités aux plus faibles pensions, la solidarité peut représenter près de la moitié du montant versé.
drees.solidarites-sante.gouv.frLe régime général est plus « social » (autour de 28 % de solidarité) que l’Agirc-Arrco (autour de 12 %) ou la fonction publique d’État civile.
En combinant âge de liquidation et mortalité restante, le COR estime que la durée de retraite se stabilise autour de 24 ans pour les générations nées à la fin des années 1950 et au début des années 1960 (un peu moins de 28 % de la durée de vie totale).
vie-publique.frÉcart hommes / femmesLes femmes ont actuellement une durée de retraite supérieure d’environ 4 ans à celle des hommes (elles partent un peu plus tard mais vivent nettement plus longtemps). Cet écart devrait se réduire vers 2,5 ans pour la génération 2000.
vie-publique.fr À retenir Ce n’est pas « 22 ans pour tout le monde ». C’est une moyenne : ceux qui partent à 62 ans avec une bonne santé vivent plus longtemps à la retraite ; ceux qui partent à 67 ans ou avec une mortalité plus élevée en vivent moins. Les projections du COR indiquent que les gains d’espérance de vie futurs iront surtout à allonger encore cette période, une fois les réformes d’âge pleinement montées en charge.
Durée réellement cotisée (emploi uniquement) Elle est plus courte. Pour les générations récemment parties (autour de 1953-1956) :
environ 135 trimestres cotisés au titre de l’emploi, soit 33 ans et 9 mois (DESSINS) ;
cela représente environ 81 % de la durée d’assurance requise pour le taux plein, contre 96 % une fois les périodes assimilées et les majorations ajoutées. drees.solidarites-sante.gouv.fr
Les hommes cotisent plus longtemps que les femmes (carrières plus continues). Les femmes rattrapent une grande partie de l’écart grâce aux trimestres pour enfants et à l’AVPF.Repère La durée d’assurance requise pour le taux plein avant 67 ans est aujourd’hui de l’ordre de 169 à 172 trimestres selon l’année de naissance (environ 42 à 43 ans). La moyenne validée des nouveaux liquidants s’en rapproche, mais la moyenne cotisée reste nettement en dessous.
La « part salaire différé » désigne les cotisations retraite prélevées sur le coût du travail. Elle se décompose en deux morceaux bien distincts.1. Ce qui est prélevé sur le salarié (visible sur la fiche de paie)Pour un salarié du privé en 2026, sur la tranche 1 (jusqu’au plafond mensuel de la Sécurité sociale, environ 4 005 €) :
Retraite de base (CNAV) : 6,90 % plafonnée + 0,40 % déplafonnée
Soit environ 11,3 % du brut qui disparaît du net. C’est la part que le salarié « ne touche pas tout de suite ».
carriva.fr2. Ce que verse l’employeur en plus (invisible sur la fiche de paie du salarié)Même assiette, mêmes régimes :
Retraite de base : 8,55 % + environ 2,02–2,11 %
Agirc-Arrco + CEG : 4,72 % + 1,29 %
Soit environ 16,5 à 17 % du brut supplémentaires. Au total, les deux parts réunies représentent autour de 28 % du salaire brut sur la tranche 1.
salaireclair.frC’est cette somme globale (salariale + patronale) que les tenants de la thèse du « salaire différé » appellent la part socialisée du salaire : elle n’est pas versée immédiatement au salarié, mais finance les pensions actuelles et ouvre des droits futurs.Point importantCes cotisations ne sont pas mises de côté sur un compte personnel. Elles paient les retraites d’aujourd’hui (système par répartition). Les droits du cotisant sont calculés ensuite selon les règles en vigueur au moment de la liquidation (salaire annuel moyen, trimestres, points Agirc-Arrco). La part « différée » ouvre donc un droit, mais ce n’est pas une épargne individuelle récupérable à l’euro près.
l etat contribue pour 40 mds a financer le deficit su systeme assurantiel et pour 80 a financer les retraites sociales non jutifies par le travail
L’idée est claire, mais les 40 milliards ne collent pas au déficit officiel. Il faut séparer trois couches.1. Le déficit « assurantiel » affiché COR 2025 : ≈ 5 Md€, pas 40. C’est le trou une fois que toutes les recettes sont comptées (cotisations + CSG + contribution d’équilibre de l’État + subventions).2. D’où peut venir votre « 40 Md » Si on considère que la contribution d’équilibre de l’État (49 Md€) n’est pas une vraie cotisation employeur :
taux « normal » (IPP / privé élargi) ≈ 20 à 25 Md€
le reste ≈ 25 à 30 Md€ = bouclage public du régime des fonctionnaires
Plus le déficit COR de 5 Md€, on arrive vers 30–35 Md€. On peut arrondir à 40 en ajoutant les subventions d’équilibre des régimes spéciaux (~8 Md€). Dans cette lecture, l’État couvre le déséquilibre démographique et comptable du régime « assurantiel », surtout celui de la FPE.3. Les « 80 Md de retraites sociales » Là, l’ordre de grandeur tient : solidarité au sens large (minima, ASPA, trimestres non cotisés, droits familiaux, une partie des départs anticipés, parfois une part de réversion). Mais ce n’est pas 80 Md d’argent d’État en plus des 40.Une grande partie des 80 est déjà financée à l’intérieur du système :
par les cotisations des autres (mutualisation)
par la CSG / FSV (~20 Md€)
par la même contribution d’État
Si on additionne 40 + 80 = 120, on double-compte.Lecture cohérente
Poste
Ordre de grandeur
Nature
Contribution travail
~300 Md€
salaire différé / cotisations
Solidarité dans les pensions
~60–80 Md€
pas justifiée euro pour euro par le travail individuel
Bouclage public (État employeur au-delà d’un taux normal + subventions + déficit)
~35–50 Md€
impôt, pas cotisation
L’État ne met pas 40 et 80 en plus. Il met surtout une cinquantaine de milliards de bouclage, et la solidarité de 80 est un emploi des retraites, financé par un mélange cotisations + CSG + budget.Formule plus juste : le travail paie ~300 ; ~80 de prestations ne sont pas contributives ; le budget public en équilibre ~40–50 pour que les comptes ferment.
Comparer ASPA et pension de base
Réflexion d’une durée de 5 s
Ce n’est pas le même objet. L’une est une pension contributive, l’autre une Répartition.Nature
Pension de base
ASPA
Statut
Prestation d’assurance vieillesse
Minimum social (ex-FNS)
Condition principale
Avoir cotisé / validé des trimestres
Âge (65 ans, parfois moins si inaptitude) + ressources faibles
Lien au travail
Oui, calculé sur salaires et durée
Non : même sans jamais avoir travaillé
Demande
Liquidation des droits
Demande obligatoire, pas automatique
Récupération sur succession
Non
Oui, au-delà d’~109 000 € d’actif
Montants 2026
ASPA : plancher de ressources 1 044 € seul / 1 620 € couple. On verse seulement le complément.
Pension de base régime général (CNAV) : moyenne stock ~810 à 890 € selon le périmètre ; carrière complète ~1 250–1 330 €. Ce n’est que la Base : s’ajoute l’Agirc-Arrco dans le privé.
Minimum contributif (plancher de la base si taux plein) : 756 €, ou 904 € si 120 quarts cotisés. Ce n’est pas l’ASPA.
Une carrière complète au SMIC dépasse en général le seuil ASPA une fois base + complémentaire additionnées. L’ASPA sert surtout aux carrières incomplètes ou nulles.Comment ça se calcule
Pension de base privé : SAM (25 meilleures années) × taux (max 50 %) × (trimestres validés / trimestres requis) Puis éventuellement minimum contributif.
ASPA : 1 044 € − toutes les ressources du foyer (pensions, réversion, patrimoine forfaitaire, etc.).
Ordre d’empilement
Pension de base (contributive)
Complémentaire
Minimum contributif si taux plein et petite base
Ensuite seulement l’ASPA si le total des ressources reste sous 1 044 €
Public et coût
Pension de base : ~15 millions de retraités CNAV, ~167 Md€ de prestations régime général.
ASPA : ~750 000 personnes, ~4 Md€, dont ~9 % sans aucune pension.
En une phrase La pension de base est le salaire différé (imparfait, proratisé). L’ASPA est le RSA des 65 ans et plus, plus généreux que le RSA (1 044 € contre 652 €), récupérable sur héritage, et indépendant du travail.
Situation
Ce qu’on touche
Jamais cotisé, 65 ans, ressources nulles, résident
ASPA : 1 044 € (allocation, récupérable sur succession)
Une carrière complète au SMIC dans le privé dépasse l’ASPA, d’environ 100 à 250 €. C’était même l’objectif affiché de la revalorisation du minimum contributif : viser 85 % du SMIC net.
finary.comOù le sentiment d’injustice est juste
La base seule (~930 €) est inférieure à l’ASPA (1 044 €). Sans la complémentaire, le cotisant SMIC serait sous le plancher de celui qui n’a rien versé.
Beaucoup n’ont pas une carrière complète « propre » : temps partiel, trous, années sous le seuil de validation. Eux peuvent se retrouver au même niveau que l’ASPA, parfois avec le complément ASPA en plus.
L’ASPA ne dépend pas de la nationalité en tant que telle, mais de l’âge, de la résidence stable et des ressources. Un étranger sans droit à pension peut y prétendre aux mêmes conditions qu’un Français sans carrière. Un étranger sans résidence n’y a pas droit.
Ce qui n’est pas comparable
L’ASPA est une aide, pas un droit acquis : condition de ressources, foyer, récupération sur héritage.
La pension SMIC est un droit, non récupérable, indépendante du conjoint (sauf réversion).
L’ASPA n’est pas « la retraite de l’étranger ». C’est le minimum vieillesse de quiconque, français ou non, n’a pas assez de ressources à 65 ans.
Ce qu’on peut chiffrer1. Le manque à gagner russe Avant les restrictions, la Russie exportait environ 800 000 barils/jour de diesel (autour de 12 % du commerce maritime mondial). En 2026, ces flux sont tombés à quelques centaines de milliers de barils, parfois ~230 000 b/j. C’est un trou de 0,5 à 0,6 million de barils/jour de diesel sur le marché mondial.
cryptobriefing.com2. Part dans la hausse récente (estimations de marché) Aux États-Unis, GasBuddy a attribué 60 à 65 % de la flambée récente du diesel aux frappes ukrainiennes sur les raffineries russes, le reste surtout au Moyen-Orient. Ce n’est pas une étude économétrique publiée, mais une estimation d’analyste de marché.
politifact.com3. Traduction en France En France, le gazole est passé d’environ 2,20–2,25 €/L il y a un mois à ~2,41 €/L le 21 septembre 2026, soit +15 à +20 centimes en quelques semaines, et bien plus depuis le début de l’année si on compare aux niveaux de début 2026.
mon-carburant.comSi on applique prudemment la fourchette « 50–65 % de la hausse récente liée à la Russie » :
sur +18 centimes en un mois → environ 9 à 12 centimes/L liés au choc russe ;
sur la hausse plus longue depuis le début de la campagne de frappes + embargo russe à l’export → plutôt 10 à 20 centimes/L, le reste venant du brut, du Golfe, des marges de raffinage et des taxes.
personnalités de moins de 60 ans décédées récemment d’un cancer d’évolution très rapide.Il n’existe pas de liste officielle des « cancers foudroyants » chez les célébrités. L’expression est surtout médiatique : elle désigne un cancer qui évolue très vite, ou dont le public n’a appris l’existence que peu avant le décès. Ce n’est pas un diagnostic médical.
topsante.comVoici des personnalités de moins de 60 ans, mortes récemment (surtout 2024–2026), pour lesquelles un cancer agressif ou d’évolution rapide a été publiquement annoncé. Âges au décès.Évolution très rapide ou qualifiée d’agressive
Kelley Mack, 33 ans (août 2025), actrice (The Walking Dead) — gliome diffus de la ligne médiane ; environ 7 mois après l’annonce. nypost.com
Alex Duong, 42 ans (mars 2026), humoriste et acteur (Blue Bloods) — rhabdomyosarcome alvéolaire, cancer rare et agressif des tissus mous ; environ un an. latimes.com
Chad Gilbert, 45 ans (20 septembre 2026), guitariste de New Found Glory — cancer surrénalien avec tumeurs cérébrales ; son entourage a dit être « choqué par la rapidité ». express.co.uk
Paul Teal, 35 ans (novembre 2024), acteur (One Tree Hill) — cancer pancréatique neuroendocrine de stade 4. curetoday.com
Moins de 60 ans, cancer annoncé, pas forcément « éclair »
Émilie Dequenne, 43 ans (16 mars 2025), actrice (Rosetta) — corticosurrénalome diagnostiqué en 2023. leparisien.fr
James Van Der Beek, 48 ans (février 2026), acteur (Dawson’s Creek) — cancer colorectal diagnostiqué en 2023. apnews.com
Charlie Dalin, 42 ans (juin 2026), navigateur, vainqueur du Vendée Globe — tumeur stromale gastro-intestinale (GIST) depuis 2023. huffingtonpost.fr
Yuri Nakamura, 44 ans (1er septembre 2026), actrice — cancer rectal métastatique. oncodaily.com
Alex Ekubo, 40 ans (mai 2026), acteur nigérian — cancer du rein métastatique. thenationonlineng.net
Tomasz Jakubiak, 41 ans (avril 2025), chef polonais — cancer rare et agressif du duodénum / intestin. stronazdrowia.pl
Julian McMahon, 56 ans (2025), acteur — cité parmi les disparitions de 2025 ; le type exact n’est pas toujours détaillé dans les nécrologies générales. ladepeche.fr
Souvent cités, mais hors critère d’âge
Catherine Ringer, 68 ans (14 sept. 2026) — la famille a parlé d’un « cancer foudroyant », sans préciser le type. doctissimo.fr
« Le PREMIER protocole mondial évalué par des pairs utilisant l’IVERMECTINE, le mébendazole et le fenbendazole pour le traitement du cancer a été publié… Cela pourrait changer à jamais l’avenir de l’oncologie. Un immense merci aux auteurs principaux, Ilyes Baghli et Pierrick Martinez, au Dr Paul Marik du FLCCC, et à tous les chercheurs qui ont refusé de garder le silence… Ces médicaments jouent un rôle fondamental dans le traitement du cancer…
Des milliers de patients atteints de cancer ont déjà utilisé des doses élevées de #ivermectina , #mebendazol et #fenbendazol avec des résultats remarquables… La théorie de la connexion mitochondrie-cellules souches (CMCS) suggère que le cancer trouve son origine dans un déficit chronique de phosphorylation oxydative (OxPhos) au niveau des cellules souches. Ce déficit conduit à la formation de cellules souches cancéreuses (CSC) et à un métabolisme énergétique anormal, aboutissant finalement à la malignité. Ce concept intègre deux théories établies : la théorie des cellules souches cancéreuses et la théorie métabolique. S’appuyant sur les connaissances issues de la biologie moléculaire, de la pharmacologie et d’études cliniques, cet article présente un protocole orthomoléculaire hybride ciblant la CMCS.
Ce protocole comprend sept recommandations thérapeutiques, associant des orthomolécules, des médicaments et des thérapies complémentaires. L’objectif de ce protocole orthomoléculaire hybride est d’obtenir des effets additifs et synergiques afin de stimuler l’OxPhos, d’inhiber les principaux substrats énergétiques des cellules cancéreuses (glucose et glutamine) et de cibler les CSC et les métastases. De nombreuses expériences suggèrent ainsi que le ciblage du complexe mitochondrie-cellules souches cancéreuses (CMCC) pourrait constituer une approche thérapeutique potentielle pour le traitement du cancer. »
« Après une année de recherches intensives, le Dr William Makis présente le graphique le plus important de sa carrière : le schéma posologique de l’ivermectine pour le cancer. Selon le Dr Makis, pour la plupart des cancers, notamment ceux du sein, du côlon, du poumon, du pancréas, du rein, de l’estomac et les leucémies, une dose initiale de 1 mg par kg de poids corporel par jour est recommandée. Pour une personne de 60 kg, cela équivaut à 60 mg par jour : – Cinq comprimés de 12 mg – Ou 6 ml de liquide (environ une cuillère à café + 1 ml) Les preuves de l’efficacité sont convaincantes et dépendent de la dose : – Le Dr Shankara Chetty a observé une baisse du PSA d’un patient atteint d’un cancer de la prostate de 89 à 11 avec une dose de 45 mg/jour. – Un cas rapporté par le Dr Tess Lawry a montré une baisse du CA125 (marqueur du cancer de l’ovaire) de 288 à 22 avec seulement 0,2 mg/kg. – Une étude à long terme menée par Castro sur des enfants atteints de leucémie n’a révélé aucun effet secondaire après 6 mois à raison de 1 mg/kg. Pour les cancers agressifs ( pancréatique, cérébral), la barrière hémato-encéphalique peut nécessiter une dose plus élevée. Le Dr Makis cite : – Le collègue du Dr Landrito atteint d’un cancer de la vésicule biliaire en phase terminale : le cancer a disparu après 14 mois à raison de 2 mg/kg/jour. – La dose la plus élevée documentée est de 2,5 mg/kg (Dr Chetty), avec seulement des effets secondaires visuels transitoires qui ont disparu. L’oncologie traditionnelle ne propose pas ce traitement. Pourquoi ? L’ivermectine est un médicament générique, dont le brevet a expiré et qui n’est pas rentable. Par conséquent, aucun essai clinique n’est financé. La conclusion sans appel du Dr Makis : « L’utilisation de l’ivermectine dans le traitement du cancer est honnêtement très simple. C’est un médicament très, très sûr. » Sa recommandation forte pour les personnes en difficulté : commencer à 1 mg/kg/jour. Il peut être pris pendant plusieurs mois, voire plus d’un an, avec un excellent profil de sécurité basé sur des preuves anecdotiques à long terme.
L’Allemagne ne « coupe pas les étrangers ». Elle est plus dure sur trois points où la France est plus ouverte. C’est la somme de ces trois écarts qui peut approcher 5 Md€.Ce que fait vraiment l’Allemagne
Sans-papiers / déboutés — AsylbLG, pas d’AME. Urgence, douleur aiguë, grossesse. Soins chroniques programmés souvent hors panier, sauf aggravation critique. Autorisation préalable pour une partie de l’hôpital. Le Sénat chiffre déjà ~338 M€ de soins de suite / HAD / psy / cliniques qu’un calque allemand sortirait du panier AME. L’AME réelle tourne autour de 1,3–1,5 Md€. On n’économise pas toute la ligne : l’urgence reste. Fourchette honnête : 0,4 à 0,8 Md€. senat.fr
Européens inactifs — pas de Bürgergeld pendant 5 ans s’ils n’ont pas travaillé (ligne Dano). La France a le droit, l’applique peu. Économie : quelques centaines de millions, pas des milliards.
Extra-UE hors réfugiés — aide sociale liée au titre / à 5 ans, comme le RSA français. Peu à gagner sur le RSA lui-même. L’écart est sur APL + une part des familiales + délai avant le droit commun, que Berlin conditionne plus au séjour et au permis. C’est là que les 5 Md€ se jouent — et c’est là que la Cnaf ne donne pas la nationalité.
D’où vient le « au moins 5 Md€ »
Poste calqué sur l’Allemagne
Économie plausible
AME → panier allemand
0,4 – 0,8
Dano tenu 5 ans
0,2 – 0,5
5 ans avant APL / part des familiales extra-UE
2 – 4
Asile : prestations plus basses au début (logique AsylbLG)
0,3 – 1
Somme
~3 à 6
On n’exclut pas « les étrangers ». On aligne les extra-européens non protégés sur l’Allemagne : 5 ans de séjour régulier avant l’assistance, AME limitée à l’urgence, Européens inactifs sans aide. Les cotisants et les réfugiés restent dedans.C’est restrictif, argumentable à Luxembourg, et c’est le chiffrage qui ne se heurte ni à Bruxelles ni au conseil constitutionnel pas au Conseil constitutionnel.
Le menu restrictif et défendable1. AME → urgence + contagion + grossesse / mineurs Compétence nationale. Allemagne / Danemark sont sur ce modèle. Économie brute : de l’ordre de 1 Md€, moins en net (soins urgents plus chers, non-recours qui explose à l’hôpital).2. Délai 5 ans de séjour régulier avant APL et une partie des prestations familiales (extra-UE, hors réfugiés, hors enfants français). C’est le levier du Sénat (eux parlaient souvent de 2 ans). L’Allemagne / l’Autriche tiennent 5 ans sur l’aide sociale. Économie : plusieurs milliards si on y met logement + une part de familiales — à condition que la Cnaf livre enfin la nationalité des dossiers. Aujourd’hui on n’a pas le chiffre officiel.3. Appliquer vraiment Dano aux Européens inactifs Pas d’aide sociale les premières années s’ils n’ont ni travail ni ressources. L’Allemagne le fait jusqu’à 5 ans. Coût politique élevé, économie limitée (les flux concernés sont plus petits que l’AME).4. ADA et hébergement Baisser le montant, plafonner la durée, prioriser le retour après rejet définitif. Légal. L’économie se joue plus sur les places d’hébergement (programme asile, ~1,7 Md€ côté État) que sur l’ADA elle-même.5. Condition « ne pas être une charge » pour les primo-titres Déjà dans le droit du séjour. La rendre effective : titre non renouvelé si recours durable aux minima hors cas protégé. Légal si on épargne réfugiés et travailleurs.6. Ne pas toucher au contributif Retraite, chômage, AT-MP de ceux qui ont cotisé : les couper serait à la fois illégal (conventions + UE) et stupide (ils ont payé).Ce que ça donne en euros (ordre de grandeur, pas un PLF)
comment? en supprimant les CEE destinées à financer les escrologistes
Le vrai caché : les CEE Obligation sur les vendeurs d’énergie, répercutée sur électricité, gaz et carburant.
Coût collectif : 4 à 8 Md€/an selon les années (souvent 6–7 Md€, 8 Md€ cités pour 2026).
Par ménage (Cour des comptes) : ~164 € en 2023.
Plus ancien : 100–150 €/ménage + ~60 € via le carburant.
70 % du financement tombe sur les ménages. L’industrie est en grande partie exonérée « pour compétitivité ».
Ça n’apparaît ni dans l’impôt sur le revenu, ni dans le déficit. C’est la définition d’une taxe occulte.
Visible sur la facture, pas vendu comme « taxe écolo »Accise sur l’électricité (ex-CSPE / TICFE)
Taux ménages 2026 : autour de 30–31 €/MWh (~175 €/an pour 5 700 kWh).
Produit total accise électricité 2025 : 8,2 Md€ (dont 5,4 Md€ pour l’État).
Taxes + TURPE + TVA : souvent ~30 % d’une facture élec. Historiquement, la CSPE servait aux renouvelables. Aujourd’hui l’accise va surtout au budget général ; le soutien EnR (~7 Md€) est payé à côté, par crédits / affectations.
À la pompe, 8 milliards, ça se voit tout de suite en centimes par litre.Si on verse les 8 Md€ uniquement sur le carburant routierLivraisons 2025 : 47,5 millions de m³ = 47,5 milliards de litres.8 Md€ ÷ 47,5 Md litres ≈ 17 centimes d’euro par litre.Sur un plein de 50 litres : ~8,50 €. Sur 1 000 litres/an (gros rouleur thermique) : ~170 €. Sur 600 litres/an (conducteur moyen) : ~100 €.Ce que pèsent déjà les CEE dans le litrePas besoin d’imaginer : c’est déjà dans le prix.
Source
CEE dans 1 litre
Gouvernement (moyenne 5ᵉ période)
~7 c€ TTC
Décomposition type (2026, L’Argus / UFIP)
~13 c€
Question à l’Assemblée sur la 6ᵉ période
jusqu’à ~17 c€ (essence)
7 c€ × 47,5 Md litres ≈ 3,3 Md€ rien que sur le routier. 13 c€ × 47,5 ≈ 6,2 Md€. 17 c€ × 47,5 ≈ 8 Md€.Donc « économiser 8 Md€ » tout entier à la pompe, c’est à peu près enlever toute la couche CEE actuelle du litre (dans le haut de fourchette 2026), pas enlever TICPE + TVA.Ce que ça n’enlève pasSur un litre à ~2 €, les gros morceaux restent :
accise (ex-TICPE) : ~0,61 à 0,67 €
TVA sur produit + taxe : ~0,20 à 0,33 €
pétrole + marge : le reste
Les CEE, c’est une ligne de 7 à 17 centimes, pas la moitié du prix.Lecture simple
Couper les 8 Md€ de CEE : baisse réelle à la pompe de l’ordre de 7 à 17 c€/l, selon ce qui était vraiment répercuté — plus une baisse sur l’élec/le gaz (le CEE n’est pas qu’essence).
Prendre 8 Md€ et les déduire seulement du gasoil/essence : −17 c€/l pour tout le monde, camions compris.
Autrement dit : ne pas revaloriser les retraites de base pendant un an représente à peu près le même ordre de grandeur que l’aide bilatérale française à l’Ukraine, et une indexation complète à 2 % pèse autant, voire davantage, que le total « France + part UE » attribué à Kiev.
Pour la France, les chiffres les plus cohérents et les plus cités distinguent l’aide bilatérale directe (ce que Paris décide et paie lui-même) et la quote-part des programmes européens (ce que la France finance via le budget de l’UE).Chiffres de référence (Institut de Kiel, données 2026)
Depuis le 24 janvier 2022 :
aide bilatérale : 7,9 milliards d’euros
part française des aides des institutions européennes : 18,3 milliards d’euros
total attribué à la France : 26,2 milliards d’euros
Soit en moyenne environ 6 milliards d’euros par an.
france24.comUne ventilation Kiel (données arrêtées au printemps 2026) donne, pour le seul bilatéral alloué :
militaire : 6,23 Md€
humanitaire : 0,88 Md€
financier : 0,80 Md€
engagements bilatéraux un peu plus élevés (~10,3 Md€). fr.linkedin.com
Chiffres officiels français (ministère des Armées)Jusqu’au 31 décembre 2024 seulement, Balard a publié :
8,6 milliards d’euros au total
dont 5,9 Md€ de soutien militaire (livraisons, maintien en condition, formation)
plus un fonds bilatéral et la contribution à la Facilité européenne pour la paix (environ 18 % de cette enveloppe, soit 2,3 Md€ dans ce chiffrage). assemblee-nationale.fr
Ces 8,6 Md€ s’arrêtent fin 2024 : 2025 et 2026 s’ajoutent ensuite.
Ce que « arrêter de financer » changerait vraiment pour la FranceDeux choses différentes :
L’aide bilatérale C’est la part que Paris peut décider d’arrêter seul. C’est aujourd’hui de l’ordre de quelques milliards d’euros par an (plutôt 1,5 à 3 Md€/an selon les années, pas 26 Md€ d’un coup). Une partie est du matériel déjà produit ou commandé, donc pas de l’argent « liquide » immédiatement récupérable.
La quote-part européenne (~18–19 % des programmes UE) La France ne peut pas l’arrêter toute seule. Tant que l’UE vote la Facilité pour l’Ukraine, les prêts macro-financiers ou le prêt de 90 Md€ 2026-2027, la contribution française au budget européen continue. Bloquer cela exigerait un veto
Un brin de sémiologie, suite : Glucksmann, le semeur sans semence Un homme en costume sombre marche dans un champ moissonné, sous un ciel bas.
Derrière lui, une éolienne blanche se dresse comme une croix sans Christ, ou comme le dernier totem d’une religion qui a petit-remplacé le salut par le kilowatt.
Raphaël Glucksmann ne regarde pas l’objectif. Il regarde ailleurs, un ailleurs suffisamment vague pour contenir à la fois l’avenir belliqueux, l’Europe corrompue et le prochain communiqué hystérisé. Pas de bottes, pas de veste de chasse, pas même ce jean que les élus mettent quand ils veulent « aller au contact ». Non : le veston de ville, légèrement ouvert, qui laisse apercevoir la doublure comme on laisse apercevoir une conviction.
L’intellectuel n’a pas besoin de se déguiser en paysan, il traverse le réel. Le champ n’est pas un lieu de travail, c’est un décor. Les chaumes dorés font office de tapis rouge agricole. On n’y cultive plus le blé, on y cultive l’allégorie. C’est ici que le cliché devient un contre-type. Face à Glucksmann, il faut convoquer la Semeuse d’Oscar Roty -celle des pièces, des timbres, de la République qui avance en semant. Elle aussi marche dans un champ. Mais elle marche pour le champ. Le bras levé, le grain qui s’envole, le bonnet phrygien pris dans le vent, le soleil levant dans le dos : elle est le geste même de la promesse. Elle ne traverse pas une terre déjà vidée, elle la féconde. Elle est femme, populaire, allégorique, légèrement décoiffée par l’Histoire.
Lui est homme, urbain, nommé, légèrement déboutonné par la communication. Elle sème ce qui n’existe pas encore. Il marche dans ce qui a déjà été récolté. Le vent, chez la Semeuse, gonfle la robe et emporte la semence.
Chez Glucksmann, le vent a été délégué à la machine : il tourne là-haut, propre, blanc, vertical, pendant que l’homme, en bas, avance entre les chaumes comme un commentaire. Le champ, d’ailleurs, est vide, ras, sans haie, sans arbre, sans oiseau visible.
Une monoculture intensive qui a déjà rendu l’âme au mois d’août. La « révolution écologique » s’annonce au milieu d’un paysage qui ressemble à une nature morte. L’éolienne, elle, a pris la place du soleil. Verticale, blanche, solitaire.
Chez Roty, l’astre se lève derrière la semeuse comme une garantie cosmique. Ici, l’astre a été remplacé par une pale. Le progrès n’est plus solaire, il est rotatif. On n’attend plus la germination, on attend le facteur de charge. Glucksmann n’est plus que la figurine que l’on place au premier plan pour donner l’échelle et pour donner un visage.
La machine est propre, lisse, presque angélique. Elle ne pue pas, elle ne fume pas, elle ne vote pas. Elle tourne, ou du moins elle en a l’air. C’est la version contemporaine de la cathédrale : on y monte, on en redescend extasié, et l’on proclame les « cent jours de la révolution écologique ». Cent jours. Comme Bonaparte, mais avec moins de courage et plus de PowerPoint. Le ciel, lui, refuse de jouer le jeu de l’optimisme. Il est gris, chargé, un peu menaçant. Parfait. Un ciel bleu aurait été vulgaire et aurait trop ressemblé à celui de la Semeuse
. Ici, le climat fait office de directeur artistique : il confirme que les temps sont graves, que l’Histoire pèse, que Hölderlin n’avait pas tout à fait tort. Le danger est dans les nuages, le salut est dans la pale. Et puis il y a la marche. Ce n’est pas une marche vers quelqu’un. C’est une marche à travers. La Semeuse avance en ouvrant le futur. Glucksmann avance en citant le passé des images. Le corps est dégingandé, les bras sont ballants et c’est là que le parallèle devient cruel : elle a les mains pleines de grain, lui a les mains vides
. L’ombre portée le suit, fidèle, comme un attaché de presse. Ce que l’image dit, avec une ironie dont elle n’est peut-être pas tout à fait consciente, c’est la marche de l’épouvantail et la mutation flottante du symbole républicain. Un homme seul dans une étendue trop vaste, une machine trop grande, un ciel trop bas.