LFI + écologistes + Renaissance + gouvernement ont bloqué la démocratie pour sauver les ZFE

Ce qui s’est passé le 8 octobre 2026 à l’Assemblée nationale est documenté, et le récit d’une obstruction pour éviter un vote d une loi que portent le RN et les opposants aux ZFE.

La proposition de loi RN (Pierre Meurin) visant à abroger les zones à faibles émissions-mobilités était inscrite à la niche parlementaire du groupe. Les niches s’arrêtent à minuit, quoi qu’il arrive : c’est la règle. Les débats ont été émaillés de suspensions et de rappels au règlement, et le vote sur l’ensemble du texte n’a pas eu lieu. Le rapporteur RN avait anticipé, vers 22 h 30, que des sous-amendements servaient à empêcher un « vote à la loyale » alors qu’une majorité existait selon lui pour supprimer les ZFE.

Juste avant la fin, un amendement de Lisa Belluco (Écologistes) visant à supprimer l’article unique a été rejeté par 164 voix contre 49. Les voix contre la suppression de l’article (donc pour le maintien du cœur du texte) venaient du RN, de l’UDR, de la Droite républicaine et de LFI. Mathilde Panot a répondu aux critiques d’Ensemble en disant que LFI avait voté contre un amendement écologiste, pas « avec le RN ». LFI critique les ZFE comme socialement injustes, mais refuse une abrogation sèche sans alternative. Les interventions qui ont allongé la séance jusqu’à minuit sont surtout attribuées, dans les comptes rendus de LCP et BFMTV, aux écologistes et aux macronistes, qui dénonçaient une suppression sans contrepartie.

Le gouvernement et le bloc central s’opposaient bien à une abrogation pure et simple. Ce n’est pas nouveau : les ZFE ont déjà été votées plusieurs fois pour suppression dans le cadre de la loi de simplification de la vie économique, avant d’être censurées par le Conseil constitutionnel comme « cavalier législatif » (disposition sans lien suffisant avec le texte initial). En commission du développement durable, le 30 septembre, le même texte avait été rejeté de justesse (21 contre 19).

un sondage Ifop d’avril 2025, commandé par le collectif Stop ZFE (Ligue de défense des conducteurs, motards en colère, mouvement des Gueux), indiquait que près de 8 Français sur 10 jugeaient plus pertinent de suspendre l’application des ZFE et de laisser le parc se renouveler, et que plus de 6 sur 10 y étaient défavorables.

Utiliser le temps de parole, les sous-amendements et les rappels au règlement pour ne pas arriver au vote avant la clôture réglementaire est une technique parlementaire classique, pratiquée par tous les camps selon les textes. Ici, elle a empêché un scrutin que le RN et une partie de la droite (et, sur l’amendement de suppression, LFI) estimaient gagnable. . Les ZFE restent en vigueur.

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Personne n en parle mais la réforme Blanquer a été délétère : disparition du groupe classe , 4 à 5 heures de trou à glander chaque jour

la réforme du lycée portée par Jean-Michel Blanquer (entrée en vigueur en 2019) a bien produit des emplois du temps à trous et l’éclatement des classes.

La réforme a supprimé les séries L, ES et S au profit d’un tronc commun et de spécialités choisies « à la carte ». Chaque élève reste dans une classe administrative, mais rejoint pour ses spécialités des groupes mêlant plusieurs classes. Les combinaisons se multiplient ; les proviseurs n’arrivent plus à concentrer les heures. Le volume de cours n’a presque pas changé (environ 26 à 28 heures par semaine), mais le temps passé dans l’établissement a explosé.

Les effets documentés sont les suivants.

  • Des journées de 8 h à 18 h, avec parfois trois, quatre ou cinq heures de trou dans la même journée. Un rapport de l’Éducation nationale de 2023 le constate lui-même. Plus d’un lycéen sur deux se disait insatisfait de son emploi du temps ; à Paris, près d’un sur trois avait cours le mercredi après-midi.
  • L’éclatement du groupe-classe. En première générale, une classe se répartissait en moyenne dans 36 groupes à la rentrée 2019, contre 14,5 l’année précédente. Les élèves d’une même classe voyaient environ 30 professeurs différents en 2020, contre 18 avant la réforme. En SES, des enseignants ont des élèves issus de 6 à 12 classes dans un même groupe.
  • Moins de cohésion, moins de projets communs, suivi plus difficile : un professeur principal n’a parfois même pas l’élève en cours. Les heures en effectif réduit ont reculé au profit de groupes composites souvent lourds. En première, la part de classes de plus de 30 élèves est passée de 52 % à 62 % dès 2019.
  • Un professeur absent non remplacé creuse encore une grille déjà trouée : l’heure perdue ne se rattrape presque pas.

Ces effets nourrissent les mobilisations, hier et encore. Blocages et manifestations lycéennes fin 2018-2019 contre la réforme et Parcoursup ; grève des surveillances et des corrections du bac 2019. En octobre 2026, des blocages et une manifestation (estimée entre 260 000 et 450 000 personnes selon les sources) visent notamment ces journées à rallonge et ces emplois du temps morcelés, héritage direct de 2019. François Dubet résume le mécanisme : avec des bacs individualisés, construire des emplois du temps concentrés est devenu très compliqué.

Autres effets souvent cités, distincts des trous : le contrôle continu (40 % du bac) a renforcé les écarts entre établissements, et les inégalités sociales sur les spécialités scientifiques se sont déplacées et creusées (part des élèves très favorisés en spécialités scientifiques plus haute qu’en série S, part des défavorisés plus basse). Ce n’est pas le même sujet que les grilles horaires, mais cela fait partie du bilan contesté de la réforme.

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Didier Raoult dénonce le temps des hyènes et de Médiapart

Didier Raoult
@raoult_didier
·
7 oct.
Le temps des hyènes et de Mediapart
C’est nous les gentils !
La désinformation est devenue le champ d’action des militants, dont ceux de Mediapart.
J’ en ai été une victime.
Mediapart a prétendu en publiant,de façon illégale, un dossier de patient, communiqué par une militante d’extrême gauche de notre institut, que nous avions une étude illégale sur le traitement de la tuberculose.
Veran a sauté sur cette diffamation pour nous envoyer 7 puis 8 inspecteurs , après avoir fait confirmer cette diffamation par Cremieux, le directeur de l’aphm ( voir le courrier du ministre).
Il a fallu 48 heures pour conclure qu’il n’y avait aucune recherche sur la tuberculose, mais le traitement conforme à la loi de patients (que je ne connaissais pas).
Ceci a servi de prétexte pour me faire remplacer.
Ma plainte pour diffamation a été déboutée pour Cremieux malgré ses communications multiples et pour Mediapart,qui est au-dessus des lois, et n’a jamais, malgré mes plaintes, fait l’ objet d’une ouverture d’instruction.
Nous vivons dans un pays où la loi n’est appliquée que de façon sporadique,les hyènes sont au pouvoir.
Mediapart a le droit de diffamer sans risque et personne ne relaie que cette entreprise militante est au dessus des lois
Ce pays ne produit plus de lions !
Bon courage…

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Baisse du prix du gaz-oil, un ordre donné par Trump à Lecornu, ceci n est pas un cadeau

Ce n’est pas encore une baisse déjà constatée à la pompe en France, mais une mesure annoncée, que la Maison-Blanche présente comme un résultat de Trump.

Le 7 octobre, Sébastien Lecornu a annoncé la mise sur le marché de 10 millions de barils de gazole tirés des stocks stratégiques français (environ 20 % des réserves de gazole, estimées à 50 millions de barils). Objectif affiché : une baisse de 12 à 18 centimes par litre pendant environ trois mois (novembre à janvier), parce que ces volumes ont été achetés avant la flambée, autour de 0,28 € le litre hors taxes et distribution, contre environ 1,10 € sur le marché actuel. Sur un plein de 60 litres, cela représenterait de l’ordre de 7 à 11 €. Le prix moyen du gazole restait encore autour de 2,35-2,36 € le litre le 8 octobre, après un pic proche de 2,41 € fin septembre. L’effet dépend de la répercussion réelle par les distributeurs.

Cette opération française s’inscrit dans un accord du G7 du 2 octobre : mobilisation coordonnée d’environ 100 millions de barils de produits pétroliers des stocks stratégiques sur quatre mois. Le gouvernement français attribue la négociation de cet accord à Emmanuel Macron. La Maison-Blanche, dans une fiche du 5 octobre, écrit au contraire que « President Trump successfully negotiated with Europe to release 100 million barrels of refined diesel from its strategic reserves ». C’est ce cadrage américain qui alimente l’idée d’un « cadeau de Trump ».

Aux États-Unis, Trump a en plus signé le 5 octobre un décret qui autorise temporairement le diesel « teinté » (normalement réservé aux usages hors route, agricole ou chauffage, moins taxé) sur la route et reporte la taxe fédérale d’accise correspondante jusqu’à la fin de l’année. La Maison-Blanche estime que cela peut faire économiser plus de 100 dollars par plein à un routier américain. Elle évoque aussi un accord pétrolier avec le Venezuela annoncé en août.

En résumé : la baisse promise en France vient de la libération des stocks stratégiques nationaux, dans un cadre G7. Trump en revendique la paternité diplomatique côté américain ; Paris la présente comme une décision française après l’accord du G7. Ce n’est pas une baisse de taxes durable, et une opération similaire en mars avait eu un effet limi

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L’école bourdieusienne ne produit plus Camus, fils d’une analphabète, elle produit directement des analphabètes, au nom de l’égalité. C est le progrès socialo macronien

La formule est polémique, mais elle pointe un fait observable : le système qui a sorti Camus de la misère n’est pas celui qui prévaut aujourd’hui, et les résultats en compétences de base se sont dégradés là où l’égalisation des parcours a primé sur la sélection et l’exigence.

Camus est bien le fils d’une mère analphabète et quasi sourde, ouvrière agricole à Alger, veuve de guerre. Il entre au lycée grâce à un instituteur (Louis Germain) qui repère son niveau et obtient une bourse, dans le cadre de l’école de la IIIe République : examens, redoublements, filières distinctes, latin, et un lycée qui ne prétendait pas accueillir tout le monde au même rythme. Ce n’est pas une anecdote romantique ; c’est le fonctionnement d’un système méritocratique sélectif qui existait avant la massification et avant l’influence de Bourdieu.

Bourdieu (avec Passeron, Les Héritiers, 1964 ; La Reproduction, 1970) décrit l’école comme machine à légitimer les inégalités via le « capital culturel ». La critique a nourri, en France, des réformes qui ont réduit la sélection précoce, unifié les collèges (réforme Haby, 1975), allégé certains contenus, multiplié les orientations « bienveillantes » et gonflé le baccalauréat. L’intention affichée était de casser la reproduction sociale. Le résultat mesuré est autre.

Les enquêtes internationales le montrent de façon répétée. En PISA, la France se situe dans la moyenne OCDE en compréhension de l’écrit, avec une forte dispersion : les élèves défavorisés y sont particulièrement en retard, et la part de ceux qui n’atteignent pas le niveau 2 (seuil de compétences minimales pour la vie courante) reste élevée. Les évaluations nationales (CEDRE, tests d’entrée en sixième) documentent depuis des années des difficultés massives en lecture et en calcul à la fin du primaire, concentrées mais pas limitées aux zones prioritaires. Le taux de bacheliers a explosé (environ 80 % d’une génération), tandis que le niveau moyen exigé pour l’obtenir a baissé ; les constatations des enseignants du supérieur et des employeurs sur l’orthographe, la syntaxe et la capacité à lire un texte suivi vont dans le même sens. Produire davantage de diplômés et moins de lecteurs autonomes n’est pas contradictoire une fois que le diplôme cesse d’être un signal fiable.

L’argument « au nom de l’égalité » décrit bien la rhétorique : refuser le redoublement, différer ou atténuer les notes, homogénéiser les groupes, traiter l’écart de résultats comme un scandale institutionnel plutôt que comme un fait à corriger par le travail et la sélection. Cela n’a pas effacé l’avantage des familles cultivées ; celles-ci contournent (privé sous contrat, options, prépas). Cela a en revanche réduit les occasions, pour un enfant sans capital familial, de se voir imposer un niveau élevé et d’être tiré vers le haut par un filtre exigeant. Le cas Camus illustre précisément ce mécanisme ancien : un adulte qui décide qu’un élève pauvre peut et doit suivre le cursus des autres, plutôt qu’un dispositif qui adapte le cursus pour que personne ne décroche visiblement.

Les causes ne se réduisent pas à Bourdieu. La démographie scolaire, la formation des professeurs, la perte d’autorité, l’évolution des pratiques familiales et la composition des classes jouent aussi. Mais l’inflexion pédagogique et institutionnelle inspirée par la sociologie de la reproduction a coïncidé avec la baisse des standards communs, pas avec leur relèvement. Une école qui vise d’abord à ne blesser personne et à égaliser les parcours produit mécaniquement moins de trajectoires improbables du type Camus, et davantage d’élèves qui sortent sans maîtriser la lecture courante. C’est un constat de résultats, pas une théorie.

CHANTAL DELSOL/

Les lycéens de Mai 68, imprégnés des balivernes de Mao ou Trotsky, étaient persuadés de construire le bonheur tout court ou les « lendemains qui chantent », mais ils étaient aussi les produits de l’école républicaine. Et à ce titre, ils possédaient beaucoup de mots (trop ?), ils récitaient par cœur Aragon et Lénine (Ah ! Matérialisme et empiriocriticisme !).

Les lycéens d’aujourd’hui ont affaire à un bien autre mensonge, celui de Bourdieu, plus récent mais dans la même veine, qui ne cherche plus l’égalité parfaite à travers le renversement des institutions, mais à travers la destruction de la culture.

L’école bourdieusienne ne produit plus Camus, fils d’une analphabète, elle produit directement des analphabètes, au nom de l’égalité.

Tout ce qui s’oppose au mensonge égalitaire est frappé d’infamie, et on n’a jamais autant entendu de voix pour réclamer l’interdiction des écoles privées, encore capables de cette vertu oubliée des éducateurs : l’exigence

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Camus, la reine Louise et le petit merdeux, scène de vie médiatique

Elwan Moi-Je :

  • « Je suis docteur en philosophie et professeur » (Bérénice Levet)
  • Et alors? moi je suis élève » (Elwan)

https://twitter.com/TonyPittaro/status/2107927903124287836/video/1

https://twitter.com/TonyPittaro/status/2107927903124287836/video/1?t=9

Bébé Mélenchon est aussi puant que son maître et gourou, bravo à Louise qui le remet en place direct en faisant mouche de façon magistrate.
Sa façon de démonter la stratégie de victimisation communautaire de LFI est remarquable

https://twitter.com/french_report78/status/2107915574957224409/video/1

« Vous êtes les idiots utiles de ce mouvement, personne ne parle plus de vos revendications, tout le monde parle du chaos que vous êtes en train de mettre partout »

Louise, étudiante en philosophie

https://twitter.com/24hPujadas/status/2107919996605128993/video/1

Énorme malaise sur LCI quand Elwan (extrême-gauche) voit une femme noire et sous entend qu’elle vit dans les quartiers populaires de Marseille.

« Je n’habite pas dans les quartiers nords ! »

  • Elwan : Je ne dis pas ça parce que vous êtes noire
    • Le petit merdeux pédant tente de légitimer la violence en récupérant Camus

Camus n’a jamais fait de la violence une valeur, un programme ou une justification confortable. Dans L’Homme révolté (1951), tout le propos est de montrer comment la révolte dérape en meurtre légitimé dès qu’on érige une idée (l’Histoire, la Révolution, la Raison d’État) en absolu qui autorise à tuer. Sa formule reste « ni victimes ni bourreaux ». Il refuse explicitement de légitimer le meurtre.

« Je crois que la violence est inévitable, les années d’occupation me l’ont appris. […] Je ne dis donc point qu’il faut supprimer toute violence, ce qui serait souhaitable, mais utopique. Je dis seulement qu’il faut refuser toute légitimation de la violence. […] La violence est à la fois inévitable et injustifiable. […] J’ai horreur de la violence confortable. »

Il a participé à la Résistance armée (rédacteur de Combat), a jugé les meurtres contre l’occupant nazi nécessaires, et dans Les Justes il met en scène des terroristes qui acceptent de payer de leur vie le meurtre qu’ils commettent — précisément pour ne pas en faire un système. Sa position est tendue : la violence peut être le dernier recours face à une extermination ou une tyrannie, mais elle reste une transgression, jamais une morale, jamais une méthode généralisable, et elle doit garder un caractère exceptionnel et douloureux.

Quelqu’un qui cite Camus pour défendre la violence comme principe (ou qui le fait dire l’inverse d’un pacifisme total) le cite mal dans les deux sens. C’est exactement le genre de raccourci que L’Homme révolté vise. Le reste — le côté poseur insupportable — relève du constat personnel ; sur Camus, la nuance est là.

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La France ne s ‘en sortira pas sans remettre en cause l’explosion dépensière de la Hyène

La Commission a proposé un budget d’environ 2 000 milliards d’euros sur sept ans, soit 1,26 % du revenu national brut de l’Union. Ursula von der Leyen a défendu ce chiffre le 6 octobre au Parlement, en mettant en garde contre de « grandes coupes » qui toucheraient, selon elle, la défense, la compétitivité, l’énergie, l’intelligence artificielle, l’élargissement et la migration. Elle rappelle aussi que la proposition maintient en nominal le niveau actuel des aides agricoles et de cohésion, tout en augmentant les postes qu’elle juge sous-dotés. Les « frugaux » — Allemagne, Pays-Bas, Danemark, Suède, Autriche, Finlande — demandent plusieurs centaines de milliards de moins et refusent que la dette commune serve de solution de facilité. De l’autre côté, un groupe d’une quinzaine d’États, dont l’Espagne et l’Italie, refuse de baisser l’ambition et pousse plutôt de nouvelles ressources propres et un étalement des remboursements NextGenerationEU.

L’image de la carte de restaurant est donc exacte sur un point : la liste des priorités s’allonge plus vite que le consentement à payer. Défense et Ukraine, décarbonation et réseaux, IA et compétitivité, agriculture, cohésion, élargissement, remboursement de la dette commune déjà émise. Tout cela ne tient dans l’enveloppe que si l’on accepte soit une hausse des contributions nationales, soit de nouvelles taxes européennes, soit des coupes réelles quelque part. Les contributeurs nets regardent leurs propres déficits et leurs propres budgets militaires ; ils ne sont pas en train d’inventer la contrainte.

Deux nuances empêchent toutefois de réduire l’affaire à de la simple gabegie.

D’abord, le budget européen reste petit par rapport aux budgets nationaux. 1,26 % du RNB, ce n’est pas un État fédéral. Une grande partie de ce que Bruxelles « veut » en défense ou en industrie se fait encore, et se fera encore, au niveau des États. Le débat porte moins sur un Léviathan budgétaire que sur qui paie la marge supplémentaire.

Ensuite, la cohésion et la PAC ne sont pas épargnées dans la pratique. Les « amis de la cohésion » notent que, dans la proposition de la Commission, ces deux politiques sont les seules à baisser en termes réels malgré la hausse globale de l’enveloppe. L’arbitrage que vous décrivez — affaiblir les mécanismes qui achètent le consentement des régions et des pays bénéficiaires pour financer la « puissance » — est déjà en partie dans le texte. Ce n’est pas seulement une menace des frugaux ; c’est aussi le choix implicite de la Commission, qui regroupe ces fonds dans des plans nationaux et régionaux plus flexibles.

Quand les contributions nationales coincent, Bruxelles propose des ressources propres — taxes ou prélèvements européens — pour desserrer la contrainte politique. Cela ne crée pas de richesse ; cela déplace le prélèvement. Si l’économie européenne décroche déjà en productivité face aux États-Unis et à la Chine, ajouter une couche fiscale commune sans réduire les dépenses existantes ne règle pas le problème de base.

Le vrai choix, peu élégant, est donc celui-ci : soit les États acceptent de payer plus pour un budget qui empile les priorités, soit ils hiérarchisent et coupent vraiment — y compris dans des politiques de traité —, soit ils empruntent encore et repoussent l’addition. Von der Leyen choisit la première option et prévient contre la deuxième. Les contributeurs nets commencent à choisir la deuxième. Rien dans les chiffres actuels ne permet de faire les trois en même temps.

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Le projet financier du RN cible immigration, speculation, intercommunalités, agences, Ue; ces ruptures nécessiteront un referendum constitutionnel

DGL287220 Propaganda poster promoting the referendum of 1958 (colour litho) by French School, (20th century); 80×60 cm; Archives de Gaulle, Paris, France; (add.info.: Propaganda poster promoting the referendum of the 28th September 1958 on the project of the new constitution proposed by General Charles de Gaulle ; comite ouvrier et professionnel pour le soutien de l’action du General de Gaulle (1890-1970); YES to the constitution;).

Voici le détail des principales mesures fiscales du Rassemblement National (RN), telles qu’elles figurent dans ses programmes de 2022 et 2024 et, surtout, dans le contre-budget et la trajectoire 2027-2032 présentés par Marine Le Pen le 6 octobre 2026.

Pour les entreprises, le projet du RN déplace la charge sans l’alléger la première année. Les impôts de
production supprimés et les autres allègements représentent 21,0 Mds€ : CFE, CVAE, C3S, suramortissementet pacte Dutreil. Dans le même temps, le RN crée 18,4 Mds€ de prélèvements sur les grands groupes en 2027 :
rachats d’actions, impôt sur les sociétés assis sur le chiffre d’affaires (qui revient à créer un nouvel impôt de
production), superdividendes, amendes de concurrence, contributions des banques et des plateformes
numériques

Cadre budgétaire annoncé (octobre 2026)

Le RN vise 140 milliards d’euros d’économies nettes d’ici 2032 par rapport à 2026, un équilibre primaire en 18 mois, un déficit public sous 3 % en 2030 (sous 2,5 % en 2032) et une dette ramenée d’environ 121 % du PIB en 2027 à 112 % en 2032. Il promet une baisse d’impôts nette d’environ 30 milliards sur le quinquennat (baisses brutes plus élevées, compensées en partie par de nouvelles recettes), plus de 65 milliards d’investissements, et une « règle d’or » constitutionnelle de désendettement via référendum. Le financement repose surtout sur la réduction des effectifs dans les agences et collectivités (non-renouvellement de postes), la « priorité nationale », la lutte contre la fraude et des taxes ciblées sur les grands groupes.

Pouvoir d’achat et TVA

  • TVA sur l’énergie : baisse de 20 % à 5,5 % sur l’électricité, le gaz, le fioul et les carburants. Le RN chiffre le coût autour de 12 milliards d’euros par an (estimations externes souvent entre 11 et 17 milliards selon Bercy ou l’Institut Montaigne). Sur les carburants, la directive européenne TVA limite les taux réduits ; le RN a évoqué un passage temporaire au taux intermédiaire de 15 % plus une baisse équivalente de la TICPE, en attendant une renégociation à Bruxelles.
  • TVA à 0 % sur un panier d’environ 100 produits de première nécessité (alimentation, hygiène, fournitures scolaires). Jordan Bardella a estimé le gain à environ 100 euros par an et par ménage.
  • Retour des accises sur les produits pétroliers à leur niveau de 2017.

Impôt sur le revenu et familles

  • Exonération d’impôt sur le revenu pour les actifs de moins de 30 ans, plafonnée dans les formulations récentes jusqu’à quatre fois le SMIC.
  • Part fiscale pleine dès le deuxième enfant (au lieu de la demi-part actuelle).
  • Restauration de la demi-part fiscale pour les veuves et veufs.
  • Suppression de l’impôt sur les sociétés pendant cinq ans pour les entrepreneurs de moins de 30 ans.

Patrimoine, successions et fortune

  • Remplacement de l’IFI par un IFF (impôt sur la fortune financière) : l’objectif affiché est de taxer la « spéculation » plutôt que l’« enracinement ». Seuil d’environ 1,3 million d’euros et barème proche de celui de l’IFI/ISF (de 0,5 % à 1,5 %). La résidence principale et les biens professionnels seraient exonérés ; les parts de TPE/PME/ETI bénéficieraient souvent d’un abattement de 75 %. Le RN chiffre un gain de l’ordre de 2,5 à 4 milliards d’euros par an. Ce n’est pas un rétablissement de l’ancien ISF général.
  • Successions : suppression ou fort allègement des droits de succession en ligne directe pour les familles modestes et les classes moyennes ; exonération des donations (parents et grands-parents) jusqu’à 100 000 € par enfant tous les dix ans. Aménagement du pacte Dutreil (exonération sous condition de conservation des titres pendant une durée donnée, souvent citée à 10 ans).

Entreprises et impôts de production

  • Suppression de la CFE (cotisation foncière des entreprises), de la CVAE et de la C3S (contribution sociale de solidarité des sociétés), surtout pour les TPE-PME et dans une logique de relocalisation. Ces suppressions sont chiffrées autour de 16 à 17 milliards dans les analyses du contre-budget.
  • Allègement global des impôts de production (objectif parfois évoqué de –20 %).
  • Taxation renforcée des rachats d’actions (souvent à 33 %, chiffrée jusqu’à environ 9-11 milliards selon les documents), des « superdividendes » et, en situation de crise, des superprofits.

Autres leviers fiscaux

  • Suppression de plus de 120 taxes jugées inutiles ou trop complexes, et reprise en main des taxes affectées.
  • Lutte contre la fraude fiscale et sociale (le RN a souvent avancé un gain de l’ordre de 15 milliards, s’appuyant sur des estimations basses du Sénat).
  • Réduction de la contribution nette française au budget de l’UE.
  • Positions variables sur la flat tax (PFU à 30 %) : limitation aux revenus du capital inférieurs à 60 000 € dans certains documents de programme, défense plus nette du dispositif dans des déclarations récentes.

Points de vigilance sur les chiffrages

Les coûts des baisses de TVA et les recettes attendues de l’IFF, de la lutte contre la fraude ou de la taxation des rachats d’actions sont régulièrement contestés par Bercy, l’Institut Montaigne ou des notes d’analyse (Institut de l’entreprise, Contrepoints). Une partie des économies (agences, collectivités, immigration) reste peu détaillée poste par poste. La baisse de TVA sur les carburants se heurte en outre au cadre européen actuel.

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Vous n avez toujours pas compris pourquoi un de vos comptes ou un groupe Facebook a été fermé pendant la crise covid, c est Big Pharma qui payait les factchekers

Le programme de vérification de Meta s’appuyait sur des organisations certifiées par l’International Fact-Checking Network (IFCN, hébergé par le Poynter Institute). Meta les payait pour examiner des contenus signalés. Ce programme américain a pris fin en janvier 2025 ; Zuckerberg l’a abandonné au profit d’un système de notes communautaires, en invoquant un biais et une perte de confiance.

Les liens souvent cités sont les suivants :

  • FactCheck.org (partenaire Meta) a reçu une subvention de la Robert Wood Johnson Foundation pour son projet SciCheck sur le Covid et la vaccination. Cette fondation a été créée en 1972 à partir du patrimoine d’un ancien dirigeant de Johnson & Johnson. L’action J&J ne représente qu’une part minoritaire de ses actifs (environ 16 % selon les analyses de l’époque). FactCheck.org indique ne pas accepter de fonds directs d’entreprises, à l’exception de Meta et de Google. Lead Stories, autre partenaire Meta, a passé en revue les disclosures des fact-checkers américains en 2021 et n’a trouvé aucun financement direct des fabricants de vaccins.
  • La Bill & Melinda Gates Foundation a financé le Poynter Institute / l’IFCN et certains travaux de fact-checking sur la santé. La fondation investit dans des programmes de vaccination et détient des participations dans des entreprises liées à la santé (Gilead, CureVac, etc.). Le Columbia Journalism Review a relevé un conflit lorsque des fact-checkers bénéficiaires de ces fonds ont classé comme fausses des affirmations sur ces participations, alors que les déclarations fiscales de la fondation les montraient.
  • Pfizer a sponsorisé des formations de journalisme santé via l’International Center for Journalists (ICFJ), qui collabore aussi avec Meta sur des projets journalistiques, y compris sur le Covid. Ce n’est pas un paiement direct pour les verdicts sur les posts Facebook.

Le financement principal du dispositif de labellisation sur Facebook venait donc de Meta elle-même, pas des laboratoires. Les liens via fondations (RWJF, Gates) et formations sponsorisées existent et posent une question légitime d’indépendance perçue, surtout sur un sujet où ces acteurs ont des intérêts. Les résumer par « les fact-checkers du vaccin Covid sont financés par les pharmas » simplifie trop et ne correspond pas aux disclosures publiques.

https://twitter.com/WikiLeaksQ/status/2107409541969383496/video/1

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Quand le militantisme sectaire se déguise en journalisme…C dans l’Air de Pigasse renoue avec les methodes infâmes ades années trente

« C dans l’Air » est produit par Matthieu Pigasse et Xavier Niel Non seulement ils se servent du service public pour matraquer le RN depuis 3 jours, mais en + France TV leur verse… 120M€ par an Rigolez pas, c’est avec votre pognon !

AnttonRouget journaliste à #Mediapart et coauteur de l’enquête sur Jordan Bardella militait en 2009 à Segi organisation de jeunesse d’extrême-#gauche inscrite en 2001 sur la liste européenne des organisations #terroristes

Laurent MILTGEN-DELINCHAMP
@kubernan
·
2h
Dans ce extrait,
@fabricearfi
ne produit aucune preuve technique de type IP, log de connexion ou identifiant d’appareil qui rattache les frappes à Jordan Bardella.

La séquence est explicite.
@AureCasse
lui pose la question à environ 2 min 45 :

« c’est une déduction intellectuelle. Vous n’avez pas la preuve technique, la preuve absolue qui montrerait que c’est bien Jordan Bardella qui, depuis son ordinateur ou son téléphone, a tapé ces messages. […] Ou l’adresse IP de l’ordinateur ? »

Arfi répond en déplaçant le critère. Il ironise sur l’absence de « caméra de vidéosurveillance dans la chambre », puis dit textuellement : « On ne peut pas fournir journalistiquement d’éléments plus élevés en termes de preuves que je qualifierais de scientifiques », avant de basculer sur les boucles mails, le parcours politique et l’entourage. C’est cette phrase que le compte de l’émission a isolée.

Ce qu’il invoque dans le plateau, ce n’est donc pas une preuve d’attribution technique. C’est un faisceau :

  • des détails biographiques dans les échanges (famille, parcours scolaire, anecdotes) recoupés avec l’autobiographie de 2024 ;
  • une faute récurrente, « chartre » pour « charte », retrouvée aussi dans un tweet de Bardella d’octobre 2013 ;
  • des boucles mails censées montrer qu’il « baignait » dans cet environnement ;
  • le premier employeur politique, qualifié de négationniste.

Hors plateau, Mediapart décrit autre chose : une extraction Meta demandée par une source, constatée par huissier le 29 septembre, qui date la conversation en 2013, atteste qu’elle n’a pas été modifiée a posteriori, et confirme que l’interlocuteur est référencé chez Meta sous le nom « Jordan Bardella ». Aucune adresse IP, aucun log de session, aucun identifiant de terminal n’est publié ni brandi. Le compte n’existe plus. L’huissier constate le contenu d’une archive récupérée auprès de Meta. Il ne certifie pas qui tenait le clavier.

Le chaînon manquant est donc exactement celui que Casse formule, et qu’Arfi n’apporte pas : passer du compte nommé Jordan Bardella à la personne qui a envoyé les messages. Un compte au nom d’un inconnu en 2013, des recoupements biographiques et une coquille, ce n’est pas une imputation technique. C’est une inférence. Arfi la présente comme une certitude. La vidéo ne la transforme pas en preuve d’IP ou de logs.

https://twitter.com/Cdanslair/status/2106434454948315606/video/1

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