Le fascisme n’est pas l’extrême droite ,le RN n ‘est pas fasciste , Bolloré n’est pas Coty. Coty n’est pas Vichy. Vichy c ‘est compliqué: Petite leçon d’histoire

Je suis attristé de voir l’histoire manipulée avec des raccourcis monstrueux,. Marc Bloch, pour sa part, savait que ni l’homme ni les sociétés ne sont bâtis comme des théorèmes. Là où l’homme est présent — et en histoire, il est partout présent — l’esprit de géométrie perd ses droits. Les opérations de l’historien ne valent que présidées par l’esprit de finesse. Un esprit qui fait défaut à ceux qui se livrent à des raccourcis suspects

1 Certains essayistes et journalistes instrumentalisent clairement la comparaison entre François Coty et Vincent Bolloré dans un objectif politique précis : dénoncer l’influence du Rassemblement National (RN) et alerter sur une supposée menace pour la démocratie.

Le discours est le suivant

  • Bolloré est l’héritier moderne de Coty : un industriel richissime qui construit un empire médiatique (CNews, Europe 1, JDD, Paris Match, Canal+, etc.) pour servir un projet politique et civilisationnel de droite radicale.
  • Coty dans les années 1930 (avec Le Figaro et L’Ami du peuple) aurait préparé le terrain idéologique aux ligues et à l’antiparlementarisme qui a mené à Vichy.
  • Bolloré ferait la même chose aujourd’hui : il « normalise » les idées d’extrême droite, « infuse la haine raciale », prépare le terrain pour que le RN arrive au pouvoir sans que Bolloré lui-même se présente aux élections.
  • « Coty et Le Figaro en 1930, c’est un peu Bolloré et le JDD aujourd’hui. »
  • « Le projet Bolloré, c’est de gagner des élections sans jamais se présenter. »
  • « Bolloré renoue avec les années 1930. »

Pour ces journalistes l’ascension médiatique de Bolloré explique en grande partie la progression électorale du RN et de la droite radicale (il l’a notamment dit après les législatives de 2024 et les scores du RN).

Pourquoi on peut parler d’instrumentalisation sur le RN

Le RN est clairement et de plus en plus de droite dite Bonapartiste au sens de René Rémond, la droite dite édouardophilippienne est orléaniste et Philippe de villiers est légitimiste

On peut donc le qualifier de droite nationale bonapartiste modernisée.il combine le langage qui plaît aux classes populaires avec une vision bonapartiste de l’État qui rassure une partie de la droite classique Le bonapartisme historique (Napoléon III, de Gaulle) sont ses précurseurs

Volonté d’un État fort et régalien (police, justice, armée, frontières).
Figure du chef qui incarne la nation (Marine Le Pen puis Jordan Bardella se positionnent de plus en plus comme des « présidents potentiels » au-dessus des partis).
Centralisme jacobin très marqué (opposition aux régionalismes, défense de la République une et indivisible).
Projet de VIe République avec un exécutif très puissant et un recours accru au référendum (classique bonapartiste)..

Il participe pleinement au jeu démocratique, respecte les institutions, et n’a ni milices, ni projet totalitaire, ni culte de la violence. Droite national-bonapartiste comme l’ancien RPR

Pourquoi on peut parler d’instrumentalisation sur la comparaison

  • Anachronisme : Les contextes sont très différents. Les années 1930 étaient une période de crise existentielle de la démocratie, avec violence de rue, ligues paramilitaires et montée du fascisme en Europe. Les années 2020-2026 se déroulent dans une démocratie stable, même fragilisée. Bolloré n’a créé aucune ligue, aucun mouvement paramilitaire, et ne prône pas la dictature.
  • Amalgame : On passe rapidement de « Bolloré pousse une ligne éditoriale très droitière » à « il prépare le retour des années 1930 / Vichy / fascisme ». C’est une rhétorique classique de diabolisation qui vise à délégitimer tout l’espace médiatique et politique à droite du centre.
  • Objectif politique visible : Ces interventions interviennent systématiquement au moment où le RN progresse électoralement (présidentielle 2022, législatives 2024, etc.). On présente Bolloré comme le grand marionnettiste qui tire les ficelles pour faire gagner l’extrême droite.
  • Ni Coty ni Bolloré ne sont des « fascistes en puissance ». Coty était un nationaliste autoritaire qui a financé des mouvements fascisants. Bolloré est un conservateur réactionnaire qui exerce une influence médiatique importante, mais dans le cadre légal du capitalisme et de la démocratie.
  • Les adeptes directs de Coty (Solidarité française) n’ont pas massivement basculé dans la collaboration active, contrairement à d’autres groupes (PPF de Doriot notamment).
  • La comparaison est utile pour analyser une stratégie (industriel → contrôle médiatique → influence politique), mais elle devient idéologique quand elle sert à assimiler toute critique du progressisme ou toute défense des valeurs traditionnelles à une menace « fasciste ».

Des journalistes engagés à gauche criminalisent l’influence de Bolloré et, à travers lui, celle du RN. La comparaison Coty/Bolloré est un outil rhétorique dans un combat politique, plus qu’une analyse historique sereine et proportionnée .C’est un cas classique de militantisme déguisé en expertise historique.

De plus l’empire Bolloré a toujours bien plus soutenu Retailleau, Zemmour , Knafo, Lisnard que le RN, plus la droite légitimiste que bonapartiste

Les vrais historiens insistent sur deux points quand on leur parle de ce genre de parallèle :

  • Les contextes sont très différents : les années 1930 étaient une période de crise profonde de la démocratie (chômage massif, peur du communisme, violence de rue, montée des totalitarismes en Europe). Les années 2020-2026 se déroulent dans une démocratie libérale, même très polarisée.
  • La stratégie médiatique existe, mais elle n’est pas nouvelle ni réservée à la droite. Des industriels de tous bords (à gauche aussi) ont toujours essayé d’influencer l’opinion via la presse. Pigasse et autres

Les historiens sérieux évitent les analogies rapides du type « Bolloré = Coty = retour des années 1930 », car elles risquent de banaliser le fascisme historique ou de servir plus à la polémique qu’à la compréhension.

2) La France des années Trente a connu une poussée de l’extrême droite mais pas de fascisme comparable à l’Allemagne et à l’Italie. Cette extrème droite nationaliste ne doit pas être confondue avec Vichy, les seuls vrais mouvements fascistes ont une origine de gauche

L’historien Zeev Sternhell (dans Ni droite ni gauche et La Droite révolutionnaire) est celui qui insiste le plus sur cette dimension :Le fascisme naît d’une fusion entre :Une droite révolutionnaire (nationalisme anti-Lumières, antiparlementarisme, culte de la violence et de l’énergie vitale – Barrès, Maurras, etc.).
Une gauche révisionniste : des socialistes et syndicalistes révolutionnaires qui rejettent le marxisme matérialiste et internationaliste (Georges Sorel, le syndicalisme révolutionnaire italien, Henri de Man, etc.).

Mussolini lui-même était un socialiste révolutionnaire avant 1914 : directeur de l’Avanti!, marxiste radical, partisan de la grève générale. En 1914-1915, il rompt avec le socialisme pacifiste pour devenir interventionniste (pro-guerre). Le premier fascisme italien (1919) attire d’anciens syndicalistes révolutionnaires et socialistes qui veulent un « socialisme national ».
D’autres figures : beaucoup de premiers fascistes italiens venaient du syndicalisme révolutionnaire (une gauche anti-parlementaire et anti-réformiste).

Sternhell voit donc le fascisme comme une idéologie « ni droite ni gauche » née d’une hérésie de la gauche (révision du marxisme) croisée avec un nationalisme radical.

Oui, le fascisme a une composante de gauche dans ses origines : beaucoup de ses premiers militants et une partie de son vocabulaire révolutionnaire viennent du socialisme et du syndicalisme dissidents. Mussolini et une fraction des premiers fascistes étaient d’anciens socialistes.Mais le fascisme n’est pas une idéologie de gauche. Il se définit par son nationalisme radical, son anti-libéralisme et son anti-marxisme. La dimension « socialiste » ou révolutionnaire est subordonnée à l’objectif suprême : la régénération de la nation par un État autoritaire et une mobilisation totalitaire.C’est pourquoi les historiens parlent souvent de « national-socialisme » (dans le sens large, pas seulement nazi) ou de « troisième voie » : ni capitalisme libéral, ni socialisme marxiste.

René Rémond, dans son ouvrage majeur Les Droites en France (première édition en 1954 sous le titre La Droite en France, rééditée et augmentée jusqu’en 1982/2005), propose une typologie célèbre des droites françaises en trois familles principales :

La droite légitimiste (traditionaliste, contre-révolutionnaire, souvent catholique intégrale, nostalgique de l’Ancien Régime).
La droite orléaniste (libérale-conservatrice, parlementaire, favorable à une monarchie constitutionnelle ou à une république modérée).
La droite bonapartiste (autoritaire, plébiscitaire, nationaliste, hostile au parlementarisme, attachée à un chef fort et au suffrage universel contrôlé).

Il analyse les ligues des années 1930 à l’intérieur de cette grille, sans créer une « quatrième droite » fasciste autonome, les ligues ne constituent pas un fascisme français authentique


Rémond rejette fermement l’idée que les ligues des années 1930 seraient une simple variante française du fascisme italien ou du nazisme. Selon lui, parler de « fascisme français » à propos des ligues, c’est « prendre l’apparence pour la réalité ».
Il insiste sur leur imprégnation conservatrice forte : elles restent largement ancrées dans les traditions françaises (nationalisme, antiparlementarisme, anticommunisme), et non dans une idéologie révolutionnaire totale comme le fascisme.
Les ligues sont pour lui surtout des expressions modernes de la tradition bonapartiste : autorité d’un chef, appel direct au peuple, rejet des partis et du parlement, nationalisme. Elles prolongent le boulangisme (fin XIXe siècle) plus qu’elles n’imitent Mussolini ou Hitler.
La manifestation du 6 février 1934 est pour lui une « simple manifestation de rue » antiparlementaire, pas une tentative de coup d’État fasciste.
Il les décrit comme un « scoutisme pour adultes », un mouvement d’anciens combattants disciplinés, plus moral et social que révolutionnaire. Il voit leur évolution vers le Parti Social Français (PSF) après 1936 comme une normalisation vers la droite républicaine modérée. Pour lui, c’est la « pièce maîtresse » qui montre qu’il n’y a pas eu de fascisme de masse en France.
Action française : Il la rattache surtout à la droite légitimiste/traditionaliste (maurrassisme).

Rémond explique la faiblesse du fascisme en France par :La force des traditions républicaines.
L’existence déjà ancienne des trois droites classiques, qui absorbent les mécontentements sans besoin d’une idéologie nouvelle.
Le conservatisme profond des ligues, qui les empêche de devenir réellement révolutionnaires.

François Coty (de son vrai nom Joseph Marie François Spoturno, 1874-1934) est une figure majeure de l’histoire française du début du XXe siècle : parfumeur de génie, industriel visionnaire, magnat de la presse et homme politique de droite (voire d’extrême droite).Né le 3 mai 1874 à Ajaccio (Corse), orphelin jeune, il grandit dans un milieu modeste. Il change son nom en Coty (d’après le nom de jeune fille de sa mère, Marie Coti) pour le rendre plus « français » et facile à prononcer à l’international. Comme Napoléon (dont il revendiquait une lointaine parenté via la famille Bonaparte), il est corse, ambitieux et bâtit un empire.

Coty révolutionne complètement l’industrie du parfum, jusqu’alors réservée à une élite avec des productions artisanales chères

Il démocratise le luxe en produisant des parfums de haute qualité à des prix accessibles.Il innove dans la composition (il crée ou popularise des familles olfactives comme le Chypre avec Chypre en 1917, l’Oriental, etc.), le marketing (bouteilles design élégantes, souvent signées par des artistes comme Lalique ou Baccarat), la publicité et la distribution de masse.

Ses positions (nationalisme fort, anticommunisme virulent, critiques de la IIIe République, antisémitisme dans certains de ses journaux) en font une figure controversée : admiré par certains pour son patriotisme et son anti-bolchevisme, critiqué pour ses dérives autoritaires et ses financements de ligues.Dans les années 1930, sa fortune décline (mauvaises gestions, crise économique), il perd le contrôle de certains médias et meurt le 25 juillet 1934 à Louveciennes, relativement isolé et moins riche qu’au sommet de sa gloire.

Coty a racheté ou lancé des journaux (Le Figaro en 1922, L’Ami du peuple, Le Gaulois) pour défendre ses idées nationalistes, anticommunistes et antiparlementaires. Il finançait aussi des mouvements de droite.

  • Jean Renaud (commandant Jean Renaud) : Le principal dirigeant opérationnel de la Solidarité française (ligue fondée par Coty en 1933). Après la mort de Coty en 1934, Renaud a radicalisé le mouvement (chemises bleues, salut romain).
  • Il a soutenu financièrement d’autres ligues et figures : le Faisceau de Georges Valois, les Croix-de-Feu du colonel de La Rocque, et des journaux comme L’Action française.

Il n’est pas fasciste

René Rémond (Les Droites en France, 1954 et rééditions)
Coty incarne la tradition bonapartiste : nationaliste autoritaire, plébiscitaire, antiparlementaire. Il est un financier de la droite radicale, mais pas un fasciste doctrinal. Rémond refuse de qualifier ses ligues (dont la Solidarité française) de fascistes pures.

Serge Berstein (plusieurs ouvrages sur les années 1930, dont La France des années 30)
Coty est un industriel nationaliste autoritaire qui a contribué à la radicalisation antiparlementaire de la droite. Berstein fait partie de l’école qui défend la « thèse de l’immunité » : la France des années 1930 n’était pas « allergique » au fascisme, mais Coty reste dans le cadre des droites françaises traditionnelles plutôt que dans un fascisme révolutionnaire importé.

Pierre Milza (Fascisme français, passé et présent, 1987)
Coty est un représentant de l’ultra-droite des années 1930. Il finance des mouvements radicaux, mais Milza le place plutôt dans le camp des ligues autoritaires et conservatrices que dans le fascisme « pur » à l’italienne ou allemande.

Les adeptes directs de Coty (Solidarité française et ses cadres principaux) n’ont pas basculé dans la collaboration active pendant l’Occupation.

Commandant Jean Renaud (chef du mouvement après la mort de Coty en 1934) :
Il reste relativement discret pendant l’Occupation. Il ne rejoint ni la Milice, ni la LVF, ni aucun parti ultra-collaborationniste. Il n’a pas de rôle propagandiste majeur et continue une activité d’écrivain (romans coloniaux). Il n’est pas poursuivi à la Libération pour faits de collaboration et meurt en 1952 sans condamnation.

Jean-Pierre Maxence (intellectuel du mouvement) :
Position plus ambiguë. Il collabore à des journaux parisiens sous l’Occupation (Aujourd’hui, La Gerbe, Paris-Midi) et exprime un certain soutien à la « Révolution nationale » de Vichy. Cependant, il n’est pas un propagandiste extrême. Après la Libération, il est inscrit sur la liste noire des écrivains et s’exile en Suisse.

Louis Mouilleseaux (théoricien corporatiste et candidat en 1936) :
Il dirige et publie des ouvrages collectifs à la gloire de la France Libre, de la Résistance et du général de Gaulle (La France et son Empire dans la Guerre, dédié à de Gaulle « libérateur du territoire »). Cela le place clairement dans le camp patriotique/gaulliste après-guerre.

Georges Valois (financé par Coty dans les années 1920 avec le Faisceau) :
Il choisit la Résistance, publie des textes clandestins et meurt déporté au camp de Bergen-Belsen en 1945. Il est reconnu à titre posthume comme résistant.

Le fascisme n’est pas l’extrême droite ,le RN n ‘est pas fasciste Bolloré n’est pas François Coty. Coty n’est pas Vichy.

3°) Vichy comme la Résistances ne peuvent être réduits à la droite et à la gauche, il faut dénoncer toute manipulation

Vichy ce n’est pas l’extrème droite mais une coalition composite avec beaucoup d’opportunistes issus du système et venus des modérés : Laval Darlan

des fascistes tous ou presque venus de gauche et des actions françaises

Une anecdote (rapportée par plusieurs sources) résume le contraste :« Présentez une femme et la République à Pétain et à Castelnau : Pétain viole la femme et sauve la République ; Castelnau fait le contraire. »

Pétain ,homme à femmes, passait pour un militaire républicain discret. Il ne s’est jamais affiché ouvertement contre la République (contrairement à beaucoup d’officiers monarchistes ou catholiques militants à l’époque). Il a servi loyalement la IIIe République, a été promu sous des gouvernements républicains, et a évité de prendre position publiquement lors des grandes crises (affaire Dreyfus, séparation des Églises et de l’État, etc.). Cette image de « maréchal républicain » lui a valu une grande popularité dans l’opinion publique.

Édouard de Castelnau (1851-1944) ?Grand militaire catholique, monarchiste par conviction (mais loyal à la République par devoir).
Surnommé le « capucin botté » par Clemenceau et les anticléricaux à cause de sa foi très affirmée.
Rôle majeur pendant la Grande Guerre :Sauve Nancy en 1914 (victoire du Grand Couronné).
À Verdun en février 1916 : c’est lui qui, en tant que chef d’état-major général adjoint de Joffre, se rend sur place dès le début de l’attaque allemande, réorganise le commandement et nomme Pétain pour défendre la place forte. Beaucoup d’historiens considèrent qu’il est le véritable « sauveur » initial de Verdun, avant que Pétain ne prenne le relais.

Il perd trois fils tués au combat pendant la guerre.

La IIIe République lui a toujours refusé le bâton de maréchal (contrairement à Joffre, Foch et Pétain), en grande partie à cause de son catholicisme militant et de ses idées conservatrices. Il en a souffert.

il refuse l’armistice et Vichy, et soutient la Résistance malgré son âge avancé.

Castelnau est souvent présenté aujourd’hui comme l’anti-Pétain : un grand oublié de la Grande Guerre qui a choisi l’honneur et la Résistance là où Pétain a choisi l’armistice et la collaboration.

Charles de Gaulle

Il est un conservateur nationaliste, patriote et républicain, avec une vision très « bonapartiste » de l’État fort (présidentialisme, indépendance nationale, etc.). Il se voyait au-dessus des clivages gauche/droite classiques (« la France n’est ni de gauche ni de droite »).

François de La Rocque (colonel de La Rocque)Chef des Croix-de-Feu (ligue d’anciens combattants très populaire dans les années 1930) puis du Parti social français (PSF).
Il est classé à la droite nationaliste ou droite conservatrice chrétienne-sociale, parfois avec des accents autoritaires ou « parafascistes » par certains historiens de gauche.
il refusait la violence, les complots (il a fait échouer la Cagoule), l’antisémitisme virulent, et il respectait globalement la légalité républicaine. Il s’opposait à Doriot, à Maurras et aux vrais fascistes.
Pendant la guerre, il a créé un réseau de résistance (Réseau Klan) et a été déporté par les nazis. De Gaulle lui a rendu hommage après sa mort. L’étiquette « fasciste » lui colle souvent à cause de la propagande du Front populaire et de la gauche, mais elle est très contestée aujourd’hui.

Colonel Rémy (Gilbert Renault) Résistant de la première heure (dès juin 1940), fondateur du grand réseau de renseignement Confrérie Notre-Dame au service de De Gaulle.
Il venait de la droite catholique nationaliste, sympathisant de l’Action française (monarchiste d’extrême droite) dans sa jeunesse,
C’est un nationaliste de droite qui a choisi la Résistance gaulliste par patriotisme et germanophobie. Après-guerre, il a eu des positions parfois critiques ou nostalgiques, mais il reste avant tout un héros de la France libre

Les historiens français et étrangers (Robert Paxton, Jean-Pierre Azéma, Philippe Burrin, Pascal Ory, Henry Rousso, Michèle Cointet, etc.) distinguent clairement :

Collaboration d’État (Vichy) : Régime autoritaire, conservateur, réactionnaire, issu de la défaite. Il met en place la « Révolution nationale » (antiparlementarisme, traditionalisme, corporatisme, antisémitisme d’État). Paxton et Azéma insistent : Vichy n’est pas un régime fasciste au sens strict au départ (pas de parti unique, pas de mobilisation de masse révolutionnaire, pas de culte du chef charismatique totalitaire). Il devient plus radical après 1942-1943 sous pression allemande, mais reste hybride.

herodote.net

Collaborationnisme (ou « ultra-collaboration ») : Courant idéologique qui veut imiter activement le fascisme italien ou le nazisme, pousser Vichy vers un régime totalitaire, et engager la France pleinement aux côtés de l’Axe. C’est là que se trouvent les mouvements explicitement fascistes.

Les principaux mouvements fascistes actifs pendant la guerre

Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot Ancien communiste passé à l’extrême droite. Le PPF (créé en 1936) est considéré par beaucoup d’historiens (Jean-Paul Brunet, Dieter Wolf, Robert Soucy) comme le mouvement le plus proche d’un fascisme « made in France » avant-guerre : style paramilitaire, culte du chef, anticommunisme violent, appel aux classes populaires, antisémitisme croissant.
Pendant la guerre : Collaboration radicale. Doriot fonde la Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF) en 1941 et combat sur le front de l’Est. Le PPF reste rival du RNP et critique Vichy pour son manque de radicalité. Il recrute surtout en zone occupée.

Rassemblement national populaire (RNP) de Marcel Déat Ancien socialiste néo-socialiste. Déat évolue vers un « socialisme national ». Le RNP (1941) est fascisant : corporatisme, autoritarisme, anticommunisme, volonté d’un parti unique.
Historiens comme Philippe Burrin (dans La Dérive fasciste) analysent sa trajectoire comme une « dérive » typique de certains intellectuels et politiques de gauche vers le fascisme par pacifisme, nationalisme et rejet du libéralisme. Déat entre au gouvernement en 1944 (ministre du Travail) sous pression allemande.

Milice française de Joseph Darnand (créée en 1943, issue du Service d’ordre légionnaire) Organisation paramilitaire explicitement fasciste : serment de fidélité au chef, uniforme, lutte armée contre la Résistance et les Juifs, idéologie antirépublicaine, antisémite, anticommuniste et totalitaire.
Michèle Cointet et d’autres historiens la qualifient d’épisode fasciste dans l’histoire française : elle représente la radicalisation la plus violente, avec des actions de police politique et de répression (assassinats, tortures). Darnand devient secrétaire général au maintien de l’ordre en 1944. La Milice est souvent vue comme le bras armé du collaborationnisme le plus dur.

Autres groupes plus marginaux :Francistes de Marcel Bucard (parti fasciste des années 1930, actif pendant la guerre).
Intellectuels autour de Je suis partout (Robert Brasillach, Lucien Rebatet, Pierre Drieu la Rochelle) : ils défendent ouvertement le fascisme et le nazisme, critiquent Vichy comme trop tiède.
Groupes comme le Groupe Collaboration ou des petites formations pro-nazies.

Deux viennent de la gauche (Doriot du communisme, Déat du socialisme) et incarnent la « dérive fasciste » classique analysée par Burrin : des hommes de gauche qui, par anticommunisme, pacifisme ou volonté d’autorité nationale, basculent vers le fascisme dans les années 1930.Un seul vient de la droite : Darnand, qui reste dans la continuité de l’extrême droite française (Action française, ).

Darlan est un républicain conservateur, de tendance centre-gauche / centre à l’origine, technocrate et opportuniste plutôt qu’idéologue. Il n’est pas issu de l’extrême droite. Certains ministres de Vichy le soupçonnent même d’être « de gauche » et franc-maçon.Famille républicaine laïque, père député républicain progressiste (centre-gauche) et ancien ministre.
Carrière dans la Marine, opportuniste : sert des gouvernements de centre-droit comme de centre-gauche.
Sous le Front populaire, ses affinités avec la gauche lui permettent une promotion rapide (chef d’état-major de la Marine).

Pierre Laval (Vice-président puis Chef du gouvernement en 1940 et 1942-1944)Origine : Avocat, issu d’un milieu modeste auvergnat.
Parcours politique avant 1940 : Début à l’extrême gauche : Adhésion au Comité révolutionnaire central (blanquiste) en 1903, puis à la SFIO (socialiste) en 1905.
Député socialiste SFIO en 1914 (circonscription d’Aubervilliers).
Pacifiste pendant la Grande Guerre.
Quitte la SFIO vers 1922-1923, devient socialiste indépendant, puis évolue vers le centre-droit opportuniste.
Plusieurs fois ministre et président du Conseil dans les années 1930 (gouvernements de centre-droit ou union nationale).

Position historiographique : Classique exemple de dérive depuis la gauche socialiste vers la droite pragmatique et opportuniste, puis vers la collaboration totale. Laurent Joly le décrit comme un homme de « centre-droite opportuniste », pas culturellement d’extrême droite au départ.
À Vichy, il incarne surtout la politique de collaboration d’État avec l’Allemagne (plus que la Révolution nationale idéologique).

  • Adrien Marquet : Député et maire socialiste SFIO de Bordeaux, cofondateur des néo-socialistes (1933) avec Déat (scission autoritaire, nationale et anticommuniste). Ministre de l’Intérieur en 1940. Historiens le décrivent comme une dérive vers l’autoritarisme dès les années 1930.
  • André Février et Albert Rivière : Tous deux députés SFIO. Ils sont ministres (Travail et Colonies) dans le premier gouvernement Pétain (juillet 1940). Leur présence est souvent citée comme exemple de la participation initiale d’hommes de gauche.
  • Ludovic-Oscar Frossard : Ancien secrétaire général du Parti communiste (1919-1920), puis passé au socialisme. Ministre dans le premier gouvernement Vichy.
  • Camille Chautemps : Radical-socialiste, plusieurs fois président du Conseil avant-guerre (notamment dans des gouvernements du Front populaire). Vice-président du Conseil en 1940. Il vote les pleins pouvoirs à Pétain.
  • Albert Chichery : Radical, ministre de l’Agriculture en 1940.
  • Charles Pomaret : Issu de la gauche républicaine / radicaux, ministre dans le premier gouvernement.
  • René Belin : Secrétaire général adjoint de la CGT (tendance anticommuniste « Syndicats »), syndicaliste postier. Ministre de la Production industrielle et du Travail (1940-1941), puis secrétaire d’État au Travail. Il est l’auteur principal de la Charte du Travail (corporatisme vichyste). C’est le cas le plus emblématique de syndicaliste de gauche entré à Vichy pour « réformer » le monde du travail hors des partis.

Yves Bouthillier : Ministre des Finances (1940-1942). Haut fonctionnaire conservateur, proche de la droite classique (héritier de l’Alliance démocratique, centre-droit libéral-conservateur).

.Pierre-Étienne Flandin : Plusieurs fois ministre avant-guerre dans des gouvernements de droite, président du Conseil en 1934-1935. Il représente la droite parlementaire modérée (Alliance démocratique). Il est brièvement ministre des Affaires étrangères à Vichy en 1940-1941.

Vichy c ‘est aussi des ACTION FRANCAISE

Raphaël Alibert : Garde des Sceaux (ministre de la Justice) en 1940. Monarchiste catholique traditionaliste, proche de l’Action française de Charles Maurras depuis longtemps. Il est l’un des artisans des premiers actes constitutionnels et du premier Statut des Juifs (octobre 1940). Laurent Joly le décrit comme un royaliste fanatique, figure clé de l’extrême droite à Vichy.


Xavier Vallat : Secrétaire général aux Anciens Combattants puis Commissaire général aux Questions juives (1941-1942). Député d’extrême droite avant-guerre, antisémite notoire, influencé par l’Action française et les ligues. Il est l’auteur principal du deuxième Statut des Juifs et de nombreuses mesures antisémites. Considéré comme un antisémite « à la française » (nationaliste, catholique, pas racial-biologique comme les nazis).


Joseph Barthélemy : Ministre de la Justice (1941-1943). Député de l’Alliance démocratique (droite modérée), mais attiré par Maurras et l’Action française. Il succède à Alibert et continue la politique antisémite et répressive.

Opportunistes / issus du système républicain (modérés ou centre) : Laval, Darlan, Bouthillier, Baudouin, Lémery → environ 40-50 % du gouvernement initial.
Venus de la gauche ou de la gauche dérivée : Laval, Marquet, Belin (et quelques autres comme André Février ou Albert Rivière, socialistes SFIO restés très peu de temps).
Venus de la droite ou de l’extrême droite :, Alibert, Ybarnégaray, Weygand, Caziot → ils fournissent l’ossature idéologique de la « Révolution nationale » (antiparlementarisme, traditionalisme, antisémitisme d’État).

Le pacifisme de gauche (surtout socialiste et syndicaliste non-communiste) était très répandu dans les années 1930. Il a conduit une minorité à accepter l’armistice de 1940 et à rallier Pétain, souvent par refus de « mourir pour Dantzig » ou par anticommunisme viscéral.

Paul Faure
Secrétaire général de la SFIO, chef du courant pacifiste du parti dans les années 1930
Soutien initial à Pétain en 1940, reste en retrait
Représente le pacifisme socialiste majoritaire à la SFIO avant la guerre ; minoritaire dans le vote des pleins pouvoirs
Charles Spinasse
Député socialiste SFIO, ministre du Front populaire, pacifiste
Soutien à la collaboration, participe à des initiatives vichyste

Jean Luchaire

Avant-guerre : Journaliste et patron de presse, pacifiste convaincu dans l’entre-deux-guerres. Il milite pour la réconciliation franco-allemande et fréquente les milieux de gauche modérée et pacifiste.
Pendant l’Occupation : Il devient l’un des grands patrons de la presse collaborationniste. Avec l’appui d’Otto Abetz (ambassadeur allemand), il fonde et dirige le quotidien Les Nouveaux Temps (novembre 1940), journal pro-européen et pro-collaboration. Il est nommé directeur de la Corporation nationale de la presse française. Proche de Laval, il incarne l’opportunisme vénal et la vie mondaine parisienne avec les Allemands.
Après-guerre : Condamné à mort et fusillé le 22 février 1946 au fort de Châtillon

Robert Brasillach
Pacifiste dans les années 1930, puis fasciste (Je suis partout)
Rédacteur en chef de Je suis partout, articles violemment antisémites et pro-nazis
Fusillé en 1945
Lucien Rebatet
Pacifiste au départ, puis extrême droite (Action française → Je suis partout)

Vichy n’est pas un régime d’extrême droite pure, mais une coalition composite avec beaucoup d’opportunistes issus du système républicain (modérés, centre, gauche dérivée), des fascistes/collaborationnistes venus surtout de gauche, et une minorité d’Action française.


Les opportunistes et ex-pacifistes de gauche ont fourni des hommes (surtout au début, pour la légitimité et la compétence administrative). L’extrême droite (Action française et apparentés) a fourni l’ossature idéologique de la Révolution nationale.

Oui, l’idée que le nationalisme (surtout le nationalisme républicain) pourrait agir comme un vaccin contre le fascisme est un thème récurrent dans l’historiographie française

.Elle renvoie directement au grand débat sur « l’immunité » ou non de la France au fascisme dans les années 1930-1940.La thèse classique de l’« immunité » (René Rémond Serge Berstein, Michel Winock, etc.) ont longtemps soutenu que la France était relativement immunisée contre le fascisme « pur ».
Raisons invoquées :La tradition nationaliste républicaine

Dans cette vision, le nationalisme républicain empêche le basculement vers le nationalisme organique, ethnique ou anti-démocratique (celui de Barrès, Maurras, ou plus tard du fascisme).

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La France traverse une crise budgétaire sans précédent, Letordu entérine un soutien public aux intermittentes (éolien, solaire) estimé entre 80,3 et 117,3 milliards

Programmation Énergétique (PPE 3) : Contribuables Associés saisit le Conseil d’État

Eoliennes et argent public ©Shutterstock
Contribuables Associés annonce le dépôt d’un recours en annulation devant le Conseil d’État contre le décret n° 2026-76 relatif à la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE 3).
Communiqué de presse

Un hold-up fiscal sur la facture des Français

Alors que la France traverse une crise budgétaire sans précédent, le gouvernement entérine un soutien public aux énergies renouvelables intermittentes (éolien, solaire) estimé entre 80,3 et 117,3 milliards d’euros d’ici 2060.

Ce financement, dissimulé sous forme d’accises et de charges de service public, constitue selon les requérants une imposition illégale car non votée par le Parlement.

Une menace pour le pouvoir d’achat et la sécurité

« On sacrifie le pouvoir d’achat des ménages et la compétitivité de nos entreprises pour financer des rentes de situation à des promoteurs étrangers, tout en fragilisant notre parc nucléaire », déclare Benoît Perrin, directeur de Contribuables Associés.

Le recours pointe également :

Le passage en force juridique : une notification incomplète des aides à Bruxelles.
L’aveuglement idéologique : le maintien d’objectifs de production intermittente jugés « irréalistes » par l’Académie des sciences.
Risque systémique sur le réseau : en imposant une part massive d’énergies intermittentes, le décret fragilise la stabilité du système électrique national. L’association pointe les risques de délestages ou de ruptures de service, similaires à ceux observés en Europe du Sud en 2025.
Contribuables Associés demande l’annulation immédiate de ce décret pour protéger les citoyens d’une dérive financière et énergétique qui pèsera sur plusieurs générations.

(Recours pour excès de pouvoir du jeudi 26 février 2026 contre Le décret n°2026-76 relatif à la Programmation Pluriannuelle de l’Energie et son annexe – Numéro de dossier 513 217- CONTRIBUABLES ASSOCIES / Requête numéro 344 800).

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De l’ADN dans le fromage, 30M d’€ pour produire du lait sans vaches, c ‘est escrologiste c’est bien

Le goût, la texture, la couleur… La protéine qui permet au fromage de filer, qui rend la mozzarella filante, qui fait prendre le yaourt : c’est la caséine. Sans elle, il est très difficile de faire un produit laitier qui se comporte comme le vrai. C’est pourquoi les laboratoires de la jeune pousse Standing Ovation ont levé près de 30 millions d’euros et fait entrer des industriels de poids comme Danone et Bel. Leur objectif : fabriquer de la caséine, la protéine principale du lait, sans une seule vache.« La caséine, c’est ce qui permet au fromage de coaguler, ce qui fait filer la mozzarella », explique Romain Chayot, le directeur général de l’entreprise. Concrètement, Standing Ovation utilise deux micro-organismes (levures et bactéries) pour produire la fameuse caséine par fermentation de précision.

Étape clé : la modification de l’ADN (technique ADN / génie génétique)

  1. Identification des gènes
    Les gènes responsables de la production des différentes caséines (principalement α-S1 caséine, α-S2 caséine et β-caséine) sont identifiés à partir de la séquence bovine (ou caprine). Ces gènes sont des morceaux d’ADN qui codent pour ces protéines.
  2. Synthèse et optimisation des gènes
    Les séquences d’ADN sont synthétisées en laboratoire (gène synthétique). Elles sont ensuite optimisées (codon optimization) pour être parfaitement exprimées dans le micro-organisme hôte choisi (bactérie, levure ou champignon). Cela permet une production beaucoup plus efficace que dans la nature.
  3. Insertion de l’ADN dans le micro-organisme
    Le gène (ou plusieurs gènes) est inséré dans le génome ou sur un plasmide (petit cercle d’ADN) du micro-organisme.
    Des outils classiques de biologie moléculaire sont utilisés :
    • Vecteurs d’expression (ex. : plasmide pET pour E. coli)
    • Promoteurs forts pour activer fortement la production
    • Sites de liaison au ribosome, signaux de sécrétion, etc.
      Standing Ovation a breveté des constructions génétiques spécifiques (ex. : co-expression de plusieurs caséines dans la même cellule).
  4. Transformation et sélection
    Les micro-organismes modifiés sont transformés (l’ADN est introduit dans la cellule). On sélectionne ensuite les souches les plus performantes (celles qui produisent le plus de caséine stable et fonctionnelle).
  5. Fermentation
    Ces micro-organismes « reprogrammés » sont cultivés dans de grands bioréacteurs. Ils sont nourris avec un substrat (alimentation) particulier :
    • Principalement du lactosérum acide (acid whey), un coproduit des fromageries (fromage cottage, yaourt grec, etc.).
      Cela rend le procédé circulaire : on valorise un déchet de l’industrie laitière au lieu d’utiliser du glucose pur comme la plupart des concurrents.

Ce que l’on sait de manière plus précise (informations techniques)

  • En phase de développement et prototypes : ils ont principalement travaillé avec une bactérie spécifique, Escherichia coli (E. coli) modifiée.
    C’est mentionné dans plusieurs sources fiables (notamment des anciens communiqués d’investisseurs comme Seventure) et dans leur brevet principal (WO2022253816A1). Le brevet donne de nombreux exemples avec E. coli comme hôte pour exprimer les gènes de la caséine bovine (α-S1, β-caséine, etc.).
  • Ils ont aussi testé ou sont capables d’utiliser d’autres hôtes :
    • Levures (ex. : Saccharomyces cerevisiae, Kluyveromyces lactis, Pichia pastoris)
    • Champignons (fungi)
    • Autres bactéries (Bacillus subtilis, Lactococcus lactis, etc.)
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Vous allez rire! maintenant ils accusent Bolloré et donc CNEWS d’anti sémitisme !!!!!!!! La caste devient folle

le CA de Grasset avait chuté de 25% sur un an, passant à 12 M et parallèlement la rémunération de Nora passait de 830000 € à 1M017.

  • Une partie de la gauche et du milieu intellectuel assimile systématiquement :
    • conservatisme catholique + critique du « milieu parisien » + contrôle de médias/édition → extrême droite → antisémitisme.
  • Bolloré et ses médias (CNews, Europe 1, JDD…) dénoncent régulièrement l’antisémitisme de LFI et l’islamo-gauchisme, et sont très pro-Israël. Paradoxalement, cela ne les protège pas des accusations inverses.

Bilan objectif :

  • Il n’y a aucun propos explicitement antisémite (appel à la haine, négationnisme, stéréotypes sur « les Juifs qui contrôlent… ») dans la tribune de Bolloré publiée ce jour.
  • Les éléments pointés (« mensch », « rabbin ») sont des piques ironiques, discutables sur le plan du goût, mais loin du niveau d’Action française des années 1930 (qui publiait des articles ouvertement racistes et complotistes contre les Juifs).
  • Ces accusations servent surtout à délégitimer Bolloré dans la bataille culturelle autour de Grasset : on ne discute plus du fond (départ de Nora, date de sortie du livre de Boualem Sansal, performances économiques décevantes de la maison), on passe directement à l’amalgame idéologique.

C’est exactement le type de rhétorique que Bolloré dénonce quand il parle d’« une petite caste qui se croit au-dessus de tout ».

Grasset : la réponse cinglante de Vincent Bolloré (JDD)
«Une petite caste se croit au-dessus de tout et de tous, se coopte et se soutient, et qui grâce à sa capacité de fracas médiatique fait peur à beaucoup»
On y apprend qu’Olivier Nora s’était augmenté de 830 000€ à… 1,017M€ pour de mauvais résultats

Il explique le départ d’Olivier Nora par un différend sur la date de publication du prochain livre de Boualem Sansal (écrivain franco-algérien).
Bolloré indique que Grasset publiera ce livre le 6 juin 2026, alors qu’Olivier Nora voulait le sortir fin 2026, ce qui allait contre la volonté de la direction de Hachette (propriétaire réel de Grasset). Il précise n’avoir « aucune fonction chez Hachette ».Il balaie le « vacarme » provoqué par cette affaire et dénonce « une petite caste qui se croit au-dessus de tout et de tous et qui se coopte et se soutient ».Sur les départs massifs d’auteurs :

« Grasset continuera et ceux qui partent vont permettre à de nouveaux auteurs d’être publiés, promus, reconnus et appréciés. »Sur les accusations d’idéologie :

« Quant aux attaques concernant mon “idéologie”, je le rappelle une fois de plus : je suis chrétien démocrate et les dirigeants de Hachette continueront à publier tous les auteurs qui le souhaitent.

@FrancescaRGee

Olivier Nora, l’héritier Il faut savoir qui est Olivier Nora : non pas un homme promu sur ses mérites mais un héritier, né dans le luxe, destiné par sa naissance à prendre la tête de Grasset.

La carrière de son père Simon Nora débute en 1945 intègre la première promotion de l’ENA et épouse Marie-Pierre, fille du duc de Cossé-Brissac. Sa seconde femme Léone Georges-Picot, cousine de Giscard dont elle fut un temps la fiancée, est la mère d’Olivier.

Simon et Léone font carrière dans l’ombre de Pierre Mendès-France, le papy de Tristan, et participent au lancement de L’Express. Inventeur du pantouflage, Simon Nora est nommé directeur général du groupe Hachette en 1971, amenant l’historien de l’édition Jean-Yves Miollier à fustiger « l’extraordinaire accumulation d’erreurs de gestion, pour ne pas dire de stratégie, qui en six ans a fait régresser la Librairie Hachette à un niveau qui en fait une proie rêvée pour un raider un peu déterminé ». Il faudrait avoir très, très mauvais esprit pour imputer de telles intentions à Simon Nora.

Pourtant, c’est ce qui arrive : le numéro un de l’édition en France tombe, à prix bradé, dans l’escarcelle de Jean-Luc Lagardère le grand ami de BHL

Dans la fratrie d’Olivier Nora on trouve – Fabrice Nora, nommé en 2002 à la tête du groupe Le Monde – Judith Nora, qui a eu deux enfants avec l’actuel président du directoire du journal, Louis Dreyfus (aujourd’hui compagnon de Camille Kouchner) – Constance Nora, casée directrice de la communication au Club Med – Dominique Nora, journaliste à Libé, puis directrice de la rédaction de L’Obs (où elle n’a pas fait long feu), invitée du groupe Bilderberg. La plupart des Nora ont été des membres très actifs du club Le Siècle, souvent à des postes de direction. Je vous laisse vérifier. À la lumière de ces éléments, on comprend mieux l’émoi que suscite le licenciement de celui que j’appelle Pinocchio Nora par Vincent Bolloré !

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Les géophysiciens et les physiciens ne croient pas à la responsabilité du co2,les politiques et les journalistes y croient (consensus mediatique)…A qui faire confiance?

  • En France : des géophysiciens comme Vincent Courtillot (ancien directeur de l’Institut de Physique du Globe de Paris), Jean-Louis Le Mouël (spécialiste du magnétisme terrestre), ou des physiciens comme François Gervais critiquent la surestimation du rôle du CO₂ par rapport aux facteurs solaires, cosmiques ou de variabilité naturelle. Ils soulignent que le système climatique est non linéaire et très complexe.

Ces scientifiques ne nient généralement pas un léger réchauffement Ils contestent plutôt :

  • L’ampleur de la sensibilité climatique (combien de degrés pour un doublement du CO₂ ?),
  • La dominance exclusive ou quasi-exclusive du CO₂ anthropique,
  • La fiabilité des modèles prédictifs à long terme (qui surestiment parfois le réchauffement observé),
  • L’idée d’une « urgence » justifiant des politiques radicales.

Patrice Poyet est géophysicien, géochimiste et informaticien, titulaire d’un doctorat d’État ès Sciences (1986). Cet ouvrage s’appuie sur son expertise en modélisation, télédétection et géochimie pour analyser les hypothèses des simulations climatiques. Il a été cité dans les milieux sceptiques ou « climato-réalistes » et est recommandé par certains comme un ouvrage de référence détaillé sur la physique de l’atmosphère et les limites des modèles.

L’ ouvrage numérique « The Rational Climate » (2e édition) est un livre complet et gratuit de Patrice Poyet (avec la contribution et la direction éditoriale de Camille Veyres et Jean-Claude Maurin). Il présente une analyse critique et fondée sur la physique des sciences du climat, remettant en question les discours dominants sur le réchauffement climatique d’origine anthropique.

researchgate.net

Détails clésTitre complet : Le livre numérique rationnel sur le climat : Plus il fait froid, plus c’est risqué (2e édition augmentée)
Version : 2.31 (7 octobre 2022) ; certaines références mentionnent de légères variations comme la v2.32 ou le 5 octobre 2022.
DOI : 10.5281/zenodo.15575051
ISBN (e-ISBN) : 978-99957-1-929-6
Longueur : Environ 655 pages
Contenu : 174 figures, 261 équations et 2 432 références
Éditeur : Auto-édition en format e-book (Malte)
Thèmes abordés : Cet ouvrage traite de la physique atmosphérique, des paléoclimats, des influences astronomiques, des facteurs géologiques et géochimiques, des limites des modèles climatiques informatiques et des politiques qui en découlent. Le sous-titre « Plus froid, plus risqué » souligne l’opinion de l’auteur selon laquelle un refroidissement climatique présente des risques plus importants qu’un réchauffement modéré, tout en affirmant que le CO₂ est bénéfique (« le gaz de la vie ») plutôt qu’une menace majeure.

doi.org

L’ouvrage défend une perspective de libre penseur, fondée sur les faits, la démarche scientifique et la logique. Il critique ce qu’il perçoit comme une dépendance excessive à l’égard de modèles erronés, de prédictions alarmistes qui ne se sont pas réalisées et des politiques qui en découlent. Les éditions précédentes (par exemple, la première édition de 2021) comptaient environ 400 à 500 pages et portaient des sous-titres tels que « Le triste état des sciences et des politiques climatiques ».Où téléchargerIl est disponible en téléchargement gratuit au format PDF (souvent compressé pour faciliter sa manipulation, environ 12 à 13 Mo) :Enregistrement Zenodo (lien DOI officiel) :https://doi.org/10.5281/zenodo.15575051
Fichier direct : Poyet, P. (2022). The Rational Climate e-Book 2nd (Ed.) v2-32_compressed.pdf (ou variante similaire).

Poyet utilise les équations classiques issues des calculs radiatifs (souvent attribuées à Myhre et al. 1998, et reprises par l’IPCC) :

  • Forçage radiatif :
    ΔF = 5.35 × ln(C / C₀) en W/m²
    (où C est la concentration actuelle en CO₂, C₀ la concentration de référence)
  • Puis il dérive la hausse de température de surface sans rétroactions (no-feedback sensitivity) :
    ΔT = 1.66 × ln(C / C₀) en K
    (ce qui équivaut à ≈ 0.31 × ΔF)

Ces formules sont dérivées d’un bilan énergétique simple de la Terre :

  • Température moyenne de surface Ts ≈ 288,15 K
  • Constante solaire, albédo, etc.
  • En appliquant la loi de Stefan-Boltzmann et en linéarisant autour de l’équilibre.

Pour un passage de 310 ppm à 410 ppm (≈ +32 % ) :

  • ln(410/310) = ln(1,3226) ≈ 0,2798
  • ΔT = 1.66 × 0.2798 ≈ 0.464 K (Poyet dit 0.35 K dans son tweet ; il y a probablement une petite variation dans les valeurs de référence ou l’arrondi qu’il utilise, mais l’ordre de grandeur est le même : moins de 0,5 °C).

Pour un doublement (280 → 560 ppm) : ΔT ≈ 1.15–1.2 °C (sans rétroactions).Ce que dit vraiment Poyet dans son livreIl ne nie pas qu’il existe un effet radiatif du CO₂ (il accepte la formule de Myhre).
Mais il argue que :

  1. Cet effet est très faible (de l’ordre de 0,3–0,5 °C pour les 100+ ppm ajoutés depuis l’ère industrielle).
  2. Les rétroactions (vapeur d’eau, nuages, etc.) ne sont pas amplificatrices comme le prétend l’IPCC, mais plutôt neutres ou négatives.
  3. La vapeur d’eau domine largement l’effet de serre (plus de 90 % selon lui), et le CO₂ joue un rôle marginal dans la basse atmosphère.
  4. Les modèles du GIEC surestiment fortement la sensibilité climatique (ECS) en postulant des rétroactions positives fortes qui ne sont pas observées.
  5. Historiquement et physiquement, le CO₂ suit souvent la température (dégazage océanique) plus qu’il ne la pilote.
  6. Le CO₂ est bénéfique (fertilisation des plantes, verdissement de la Terre).

Son message provocateur « On se fout du monde » signifie : on nous impose des politiques extrêmement coûteuses (transition énergétique, neutralité carbone, etc.) sur la base d’un effet physique qui, même selon les équations officielles, est minuscule.Points de débat scientifique

  • La formule ΔF = 5.35 ln(C/C₀) est largement acceptée pour le forçage radiatif du CO₂ seul.
  • La sensibilité sans rétroaction (no-feedback) est effectivement autour de 1,1–1,2 °C par doublement.
  • Le désaccord porte sur les rétroactions nettes : l’IPCC estime une sensibilité d’équilibre (ECS) entre 2,5 et 4 °C (médiane ~3 °C), tandis que Poyet (et d’autres comme Lindzen, Miskolczi, etc.) considère que les rétroactions réelles la ramènent à ~0,5–1 °C ou moins.
  • Les observations (satellites, bilan énergétique, paléoclimat) sont interprétées très différemment selon les camps.

doi.org

ResearchGate : Recherchez la publication de Patrice Poyet (plusieurs parties ou versions complètes y sont souvent mises en ligne).
Autres miroirs : Des sites comme patricepoyet.org (le site de l’auteure, bien qu’il puisse y avoir des problèmes de disponibilité) ou des archives indépendantes hébergent parfois des copies.

Ce travail fait l’objet d’une évaluation par les pairs et d’améliorations continues de la part de l’auteur ; veuillez donc toujours vérifier la date/version lors de la citation.

@PoyetPatrice

Le CO2 n’a quasiment aucun effet sur le climat: ΔF=5.35 ln (C/C0) et ΔT=1.66 ln (C/C0)=0.31ΔF donc on obtient pour un passage de 310 à 410ppm un ΔT=0.35K (avec « ln » le log népérien). On se fout du monde:

  1. Ivar Giaever (Prix Nobel de Physique 1973)Norvégien-américain, récompensé pour ses travaux sur l’effet tunnel dans les supraconducteurs.
    Il est l’un des plus connus et les plus actifs parmi les sceptiques.
    Il a démissionné de l’American Physical Society en 2011, estimant que l’affirmation selon laquelle « les preuves du réchauffement global sont incontestables » était contraire à l’esprit scientifique.
    Il qualifie souvent le réchauffement climatique de « nouvelle religion » ou de « pseudoscience ».
    En 2022, il a été le premier signataire d’une déclaration de plus de 1 200 scientifiques affirmant qu’« il n’y a pas d’urgence climatique ».
    Il est décédé en 2025.
  2. John F. Clauser (Prix Nobel de Physique 2022)Américain, co-lauréat avec Alain Aspect et Anton Zeilinger pour ses expériences sur l’intrication quantique (tests des inégalités de Bell).
    Peu après son Nobel, il s’est déclaré publiquement « climate denier » (négationniste du climat).
    Il affirme qu’« il n’y a aucune urgence climatique » et que le changement climatique est un « mythe ».
    Il critique les modèles climatiques, en insistant sur le rôle dominant des nuages (qu’il considère comme un thermostat naturel sous-estimé).
    En 2023, il a rejoint le conseil d’administration de la CO2 Coalition, un groupe climato-sceptique américain.
    Ses interventions ont été très médiatisées (conférences, interviews), mais critiquées car il n’a jamais publié d’article scientifique revu par les pairs sur le climat.

Autres Prix Nobel souvent cités dans les listes sceptiques

3Robert B. Laughlin (Nobel de Physique 1998) : Il figure sur certaines listes de scientifiques sceptiques, mais ses déclarations sont moins virulentes que celles de Giaever ou Clauser.
4Kary Mullis (Nobel de Chimie 1993, inventeur de la PCR) : Il exprimait un fort scepticisme vis-à-vis de l’alarmisme climatique et de la capacité à prévoir le climat à long terme. Il est décédé en 2019.
D’autres noms (comme des économistes ou des lauréats plus anciens) apparaissent parfois, mais avec des positions plus nuancées (ex. : critiques des modèles économiques de 5William Nordhaus, lui-même Prix Nobel d’Économie 2018, qui estimait qu’un réchauffement modéré pouvait être « optimal » économiquement – position très controversée).

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Le business de la Mafia de la piquouze.Coronacircus le retour. La destruction d’un long travail sanitaire exemplaire mené par une éleveuse. Sans raison valable.

@Beatrice_Rosen
👉🏼Dans un monde normal,
tous ces car de FDO seraient devant chaque:

  • point de deal,
    -colline du crack,
    -squatteur de propriété privée
    -devant chaque domicile de pdocriminel qui a agressé des enfants de maternelle dans le périscolaire parisien,
    -devant chaque foyer de l’ASE où recrutent des réseaux de prostitution de mineurs
    -devant les domiciles des gens qui maltraitent les animaux
    -devant chez U VD Layen pour lui demander ses SMS disparus etc..

👉🏼Dans un monde normal, on remercierait cette éleveuse de préserver le vivant, d’être une véritable écologiste, de régénérer les sols, de préserver un troupeau « témoin » pour pouvoir comprendre et comparer les effets des actions humaines, de préserver une agriculture Française d’excellence, de bien être animal et donc humain.

Ariège
Des vétérinaires protégés par l’armée et la gendarmerie sont venus ce matin vacciner de force (au fusil hypodermique) le troupeau de Christelle Record éleveuse bio récompensée par l’Etat pour sa pratique vertueuse

Regardez bien: la vétérinaire tire au fusil hypodermique alors que les bovins sont parqués!
Et des veaux nouveau-nés ont été vaccinés également alors que l’ANSES reconnaît que leur système immature est incapable de monter une immunité correcte suite au vaccin!

La DNC (ou lumpy skin disease) est une maladie virale des bovins, transmise principalement par des insectes vecteurs (moustiques, taons). Elle provoque des nodules cutanés, de la fièvre, une baisse de production laitière et parfois des avortements, mais la mortalité reste généralement faible (souvent inférieure à 5-10 % selon les foyers). Elle n’est pas transmissible à l’homme et la viande des animaux atteints reste consommable après contrôle.La maladie est apparue pour la première fois en France en juin 2025 (en Savoie, puis dans d’autres départements dont l’Ariège).

L’Ariège est passée en « zone vaccinale » fin 2025. La vaccination est donc obligatoire pour tous les bovins dans ces zones, sous peine de sanctions administratives.Qui est Christelle Record ?Christelle Record élève une trentaine de Brunes des Alpes en système allaitant (veaux sous la mère) sur sa ferme du Soulé à Baulou, près de Foix. Son élevage est reconnu pour sa qualité : produits bio/naturels, sans traitements chimiques systématiques, avec une approche qu’elle appelle de « santé globale ». Ses veaux étaient vendus jusqu’à des tables parisiennes. Elle n’est pas opposée à tous les vaccins en général, mais refuse celui contre la DNC sur ses animaux, estimant qu’ils bénéficient d’une immunité naturelle et que l’injection représente un risque pour son modèle d’élevage autonome et pour le bien-être de ses bêtes.Le déroulement de l’affaire

  • Fin 2025 / début 2026 : L’Ariège devient zone vaccinale. Christelle Record, comme une petite dizaine d’autres éleveurs, refuse la vaccination.
  • Mars 2026 : La préfecture lui inflige une amende de 22 500 € (750 € par animal, classe A) et une suspension immédiate de son activité commerciale. Elle ne peut plus vendre ses animaux ni ses produits, mais continue à s’en occuper. Des gendarmes passent à la ferme pour notifier la décision. Un rassemblement de soutien d’environ 300 personnes a lieu début avril à sa ferme.
  • 16 avril 2026 : Christelle Record saisit en référé-liberté le tribunal administratif de Toulouse pour suspendre l’obligation de vaccination forcée sur son troupeau. Elle argue notamment de l’absence d’études d’impact suffisantes sur les effets du vaccin, du respect de ses droits fondamentaux (propriété, consentement, proportionnalité) et de l’immunité supposée de ses bêtes. Son avocate, Me Dian Protat (et d’autres), défend ces points. Le préfet maintient que la mesure est nécessaire pour éviter tout risque de propagation.
  • 17 avril 2026 (jour de l’intervention) : Le juge des référés rejette la demande de suspension la veille ou le matin même. Dès 5h du matin, les forces de l’ordre (gendarmes, avec un important dispositif) ferment la départementale menant à la ferme. Des soutiens d’éleveurs et militants forment une chaîne humaine pour bloquer l’accès aux services vétérinaires.Christelle Record tente de protéger son troupeau : elle fait « évader » une partie des bêtes (environ une dizaine) dans les champs ou les cache en amont. Les forces de l’ordre et vétérinaires les rattrapent, les flèchent (marquent) dans les pâtures et les vaccinent parfois à distance avec des fusils hypodermiques (seringues projetées sous pression). La tension est forte toute la journée, avec des live diffusés notamment par Tocsin Média.Après plusieurs heures de bras de fer (près de 10 heures), Christelle Record, en larmes, finit par ramener la vingtaine d’animaux restants pour qu’ils soient vaccinés. Elle déclare avoir été menacée (notamment de garde à vue) pour permettre l’entrée sur sa propriété. En fin de journée, le troupeau entier (environ 30 vaches et veaux) a été vacciné de force.
  • Conséquences immédiates : Christelle Record annonce mettre fin à son activité d’éleveuse. Elle se sent brisée par l’épisode et par la pression administrative. Son avocate dénonce des « violations graves des droits fondamentaux », notamment des entrées sur propriété privée sans base légale suffisamment claire selon elle.

  • L’intervention est disproportionnée : mobiliser gendarmes, vétérinaires et sous-préfète pour vacciner de force 30 vaches d’une petite éleveuse bio, sur une maladie peu mortelle et non zoonotique. Ils dénoncent une bureaucratie autoritaire qui ignore l’immunité naturelle, le bien-être animal et la liberté d’exploitation. Les images de vaches poursuivies et vaccinées au fusil ont choqué beaucoup de monde, symbolisant pour eux l’étouffement du modèle paysan autonome face aux normes.

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Les journalistes de Cash Investigation n’ont pas signalé pendant NEUF MOIS les violences au sein du périscolaire parisien

Les journalistes de Cash Investigation n’ont pas signalé pendant NEUF MOIS les violences au sein du périscolaire parisien : selon l’article 434-3 du Code pénal, ils avaient L’OBLIGATION d’en informer les personnes compétentes.

une plainte a bien été déposée le 14 avril 2026 au parquet de Paris contre l’équipe de Cash Investigation (société de production Premières Lignes Télévision, Élise Lucet, la réalisatrice Claire Tesson, les producteurs et la journaliste infiltrée) pour non-dénonciation de mauvais traitements sur mineurs. Elle émane des avocats d’une famille dont l’enfant, scolarisé à l’école maternelle Saint-Dominique (Paris 7e), aurait été victime de viols et d’agressions sexuelles par des animateurs périscolaires.

lemonde.fr

Les faits reprochésEn avril 2025, une journaliste de l’émission s’est infiltrée comme animatrice dans le périscolaire parisien (caméra cachée).
Elle a filmé (parmi 27 heures de rushes) des violences physiques, psychologiques, des privations de nourriture et une agression sexuelle sur des enfants de 3 à 5 ans.
Ces images ont été diffusées le 29 janvier 2026 dans l’émission « Périscolaire, établissements privés : enquête derrière le portail de nos écoles » sur France 2.
Neuf mois se sont écoulés sans que l’équipe ne signale ces faits aux autorités judiciaires ou administratives (procureur, services sociaux, mairie, etc.), selon la plainte. La diffusion a entraîné la suspension immédiate des animateurs concernés.

20minutes.fr

Les avocats des parents estiment que ce délai a permis la poursuite des violences sur d’autres enfants, et que l’équipe a priorisé l’exclusivité médiatique (« du divertissement sur fond de violences commises sur des mineurs »).

L’article 434-3 du Code pénalVoici le texte exact (version en vigueur) :« Le fait, pour quiconque ayant connaissance de privations, de mauvais traitements ou d’agressions ou atteintes sexuelles infligés à un mineur […] de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives ou de continuer à ne pas informer ces autorités tant que ces infractions n’ont pas cessé est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.
Lorsque le défaut d’information concerne une infraction […] commise sur un mineur de quinze ans, les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.
Sauf lorsque la loi en dispose autrement, sont exceptées des dispositions qui précèdent les personnes astreintes au secret dans les conditions prévues par l’article 226-13. »
Cet article impose une obligation générale de signalement pour toute personne (pas seulement les professionnels) qui a connaissance (et non simple soupçon) de mauvais traitements ou agressions sexuelles sur mineur. Le but est clair : protéger l’enfant en interrompant les faits le plus vite possible. Pour les mineurs de moins de 15 ans (ce qui est le cas ici), les peines sont aggravées.Exception importante : les personnes soumises au secret professionnel (art. 226-13) en sont dispensées, sauf dispositions contraires (par exemple, l’art. 226-14 autorise explicitement les médecins et certains professionnels à signaler les maltraitances sur mineurs).

Les journalistes ne sont pas astreints au secret professionnel au sens de l’art. 226-13 (leur secret des sources est protégé différemment, par la loi de 1881 sur la presse et des jurisprudences). Ils relèvent donc, en principe, de l’obligation générale de l’art. 434-3.Application au cas des journalistes ?C’est le cœur du débat juridique soulevé par cette plainte :D’un côté, les parents et leurs avocats : les journalistes avaient une connaissance directe via les images tournées. Ne pas signaler pendant neuf mois violerait l’art. 434-3, surtout pour des faits graves sur des tout-petits incapables de se protéger.
De l’autre, les journalistes invoquent souvent leur rôle d’enquête : filmer en caméra cachée pour révéler un système (ici, des dysfonctionnements plus larges dans le périscolaire parisien) plutôt que des cas isolés. Ils arguent que le signalement immédiat aurait pu compromettre l’enquête globale et que la diffusion a finalement déclenché des suspensions.

La jurisprudence sur ce point est nuancée. Les tribunaux ont déjà rappelé que l’obligation de signalement s’applique à tous, y compris aux médias, quand ils ont une connaissance certaine de faits en cours.

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Jancovici: comment toucher 450000€ d ‘argent public pour convaincre les Français qu’il faut pisser dans un violon , l’escrologie en action

Quand on touche 450 000 balles d’argent public pour prôner la décroissance on n’est plus un « think-tank » mais un relai d’État.Le projet de Janco, c’est Nicolas qui paie !

Jean-Marc Jancovici (souvent appelé « Janco ») et à son think tank The Shift Project, dont il est le président et la figure principale.

  • Jancovici a effectivement travaillé avec Nicolas Hulot au début des années 2000 (comité scientifique de la Fondation Nicolas Hulot / Fondation pour la Nature et l’Homme).
  • Il a été proche de l’écosystème Hulot, mais The Shift Project (créé en 2010) est une structure indépendante, cofondée par Jancovici.
  • Le « Nicolas qui paie » est donc une pique qui renvoie à cette proximité ancienne avec Hulot (et indirectement à l’argent public ou privé qui a pu circuler dans cet écosystème écolo).

2. Le financement public de 450 000 €

  • The Shift Project reçoit bien des subventions publiques (État, ADEME, régions, etc.), comme la plupart des think tanks français (de droite comme de gauche : Montaigne, Terra Nova, Iddri, etc.).
  • Le chiffre précis de 450 000 € correspond à une subvention annuelle ou un contrat spécifique (études, rapports sur la décarbonation, formation, etc.). Ces montants sont courants pour des structures de cette taille qui produisent des rapports utilisés par les pouvoirs publics.
  • Jancovici lui-même tire aussi des revenus de conférences, de son cabinet Carbone 4 (conseil en décarbonation pour entreprises) et de livres à succès (Le Monde sans fin, etc.).

3. La « décroissance »

  • Jancovici parle effectivement d’une décroissance inévitable de l’usage des énergies fossiles (et donc d’une partie de l’activité économique telle qu’on la connaît), parce que le pétrole, le gaz et le charbon vont décliner et que les renouvelables + nucléaire ne compenseront pas entièrement la croissance infinie
  • Le fond du débat
  • : quand un think tank dépend fortement de l’argent public tout en influençant la politique (rapports repris par des ministres, auditionnés à l’Assemblée, etc.), il devient de fait un « relai d’État » plutôt qu’un acteur totalement indépendant. C’est une critique légitime sur la capture idéologique des financements publics : beaucoup d’argent va à des structures qui poussent une vision très interventionniste de la transition écologique

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Prix de l’énergie, comment industriels et consommateurs français se font niquer par Fritz Merz et Von der la Hyène Pendant ce temps Letordu électrocute l’économie

la Commission européenne a bien approuvé jeudi 16 avril 2026 un dispositif allemand d’aides d’État de 3,8 milliards d’euros sur trois ans (1er janvier 2026 à fin 2028) pour soulager les industries les plus énergivores (chimie, acier, ciment, etc.). Le mécanisme consiste à plafonner le prix de l’électricité pour ces entreprises, avec l’État allemand qui compense la différence par rapport au prix de marché. Le prix réduit ne peut pas descendre en dessous de 50 €/MWh, et les bénéficiaires doivent réinvestir au moins la moitié des économies réalisées dans des mesures de décarbonation (transition climatique). Des aides similaires, plus modestes, ont été validées pour la Slovénie et la Bulgarie dans le cadre du Clean Industrial Deal State Aid Framework (CISAF).

ec.europa.eu

Ce feu vert intervient dans un contexte de flambée des prix du gaz et du pétrole liée à la guerre au Moyen-Orient (escalade avec l’Iran depuis fin février 2026), qui renchérit les coûts énergétiques en Europe. L’Allemagne avait préparé ce dispositif dès novembre 2025, avant le conflit, mais la crise a accéléré la souplesse de Bruxelles sur les aides d’État. Ursula von der Leyen a effectivement appelé à plus de flexibilité pour soutenir les secteurs exposés (industrie lourde, agriculture, transports), avec une proposition en cours d’adoption d’ici fin avril.

Le fond du problème soulevé sur la FranceLe texte pointe une frustration légitime sur la cohérence de la politique européenne et la position de la France :La France dispose d’un mix électrique dominé par le nucléaire (environ 70 % de la production), ce qui lui permet de produire une électricité à bas coût marginal et en abondance. Elle est structurellement exportatrice nette vers ses voisins, dont l’Allemagne (des dizaines de TWh par an, avec des soldes positifs importants).
Pourtant, sur le marché unique européen (couplage des marchés day-ahead et intraday), les prix sont déterminés par la centrale marginale la plus chère au niveau continental. Quand la demande est forte ou que les renouvelables allemands faiblissent, la France exporte souvent à des prix élevés (ceux du gaz ou du charbon allemand), tout en important parfois à ces mêmes prix lors de pointes. Cela crée un effet pervers : les consommateurs et industriels français subissent indirectement la volatilité du marché européen, alors que leur production bas-carbone est « diluée » dans le prix moyen.
Avec cette subvention allemande, les industriels énergivores outre-Rhin (acier, chimie…) vont bénéficier d’un avantage compétitif supplémentaire sur leurs homologues français, qui paieront leur électricité au prix de marché (généralement plus élevé que le coût de production nucléaire français) sans équivalent massif de bouclier. L’Allemagne protège explicitement son industrie lourde ; la France, malgré son avantage nucléaire, peine à en faire un atout stratégique clair au niveau européen.

C’est un classique de la tension franco-allemande dans l’UE : Berlin obtient souvent plus de flexibilité sur les aides d’État quand il s’agit de préserver son tissu industriel (on l’a vu avec les subventions massives pendant la crise énergétique 2022-2023, ou pour l’automobile et l’hydrogène). Bruxelles valide régulièrement ces mesures au nom de la compétitivité et de la « transition », tout en imposant des règles plus strictes aux autres quand il s’agit de concurrence pure.Réalité nuancéePas de complot anti-français systématique : la Commission applique un cadre (CISAF) qu’elle a elle-même adopté en 2025 pour répondre à la crise. L’Allemagne argumente que sans cela, ses usines risquent la délocalisation vers des pays à énergie moins chère et normes environnementales plus laxistes (États-Unis, Chine, etc.). La condition de réinvestissement dans la décarbonation rend l’aide compatible avec les objectifs climatiques de l’UE.
Le débat sur la réforme du marché de l’électricité européen (découplage partiel du prix du gaz, contrats de longue durée pour le nucléaire/renouvelables) traîne depuis des années, en partie à cause des divergences franco-allemandes.
Le leadership allemand dans l’UE est réel sur le plan économique et industriel, mais il repose aussi sur une capacité à défendre ses intérêts nationaux avec pragmatisme (Energiewende malgré ses coûts, puis corrections via des aides). La France, avec son nucléaire, pourrait théoriquement proposer un modèle européen plus sobre en fossiles et moins dépendant des importations — mais cela supposerait une vraie stratégie commune sur l’énergie, qui fait souvent défaut (opposition allemande historique au nucléaire, préférence pour le gaz puis les renouvelables intermittents).

En résumé, ce dispositif allemand illustre une fois de plus les asymétries de l’UE : règles de concurrence souples quand il s’agit de sauver l’industrie d’un grand État membre face à une crise, mais moins lorsqu’il faut valoriser les atouts structurels d’un autre (nucléaire français).

C’est un reflet du rapport de force et des priorités nationales. Pour la France, la question reste : comment transformer son excédent nucléaire en avantage compétitif durable pour son industrie, plutôt que de le voir partiellement arbitré au profit des voisins via le marché unique ? Le débat sur une politique industrielle et énergétique européenne plus cohérente (et moins naïve sur la concurrence mondiale) est loin d’être clos.

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Les vaccins ARNm covid auraient utilisé une technologie de Monsanto pour les plantes génétiquement modifiéees

Bayer vient de poursuivre en justice Pfizer, BioNTech, Moderna et Johnson & Johnson devant un tribunal fédéral. Parce que la technologie de stabilisation de l’ARNm utilisée dans chaque vaccin COVID injecté à vos enfants, vos parents, vos amies enceintes, votre grand-mère en maison de retraite a été brevetée par Monsanto dans les années 1980 pour des CULTURES.Et l’entreprise qui détient le brevet est maintenant en justice pour exiger des redevances.Ce n’est pas une théorie du complot. Ce sont les propres avocats de Bayer, dans les propres dépôts de Bayer, dans le dossier public. Ils argumentent littéralement devant un tribunal fédéral que leur technologie de modification génétique agricole a été copiée et injectée dans des êtres humains SANS LICENCE.

Réflexion d’une durée de 22 s

Oui, c’est exact et vérifiable publiquement. Bayer (via ses filiales Bayer CropScience, Monsanto Company et Monsanto Technology) a bien déposé des plaintes en contrefaçon de brevet le 6 janvier 2026 devant des tribunaux fédéraux américains (Delaware pour Pfizer/BioNTech et Moderna, New Jersey pour Johnson & Johnson).

reuters.com

Les avocats de Bayer y argumentent précisément : la technologie de stabilisation de l’ARNm utilisée dans les vaccins COVID-19 (Comirnaty de Pfizer/BioNTech et Spikevax de Moderna, et un procédé apparenté pour le vaccin Janssen de J&J) aurait été copiée sans licence à partir d’un brevet Monsanto datant des années 1980-1990, initialement développé pour les cultures agricoles génétiquement modifiées.

fiercepharma.com

Le brevet en questionLe brevet visé est le US 7,741,118 (« Synthetic plant genes and method for preparation »). Priorité : 24 février 1989.
Délivré : 22 juin 2010.
Expiration prévue : juin 2027 (c’est un brevet « pre-GATT » dont la durée est de 17 ans à compter de la délivrance).

Monsanto (aujourd’hui intégré à Bayer) l’avait déposé pour optimiser l’expression de gènes dans les plantes (notamment les gènes Bt de Bacillus thuringiensis pour la résistance aux insectes). La méthode consiste à identifier et supprimer des « séquences problématiques » dans le code génétique (régions riches en A/T, motifs ATTTA, signaux de polyadénylation, etc.) qui rendent l’ARNm instable et réduisent la production de protéines. En remplaçant ces codons par d’autres (codon optimization), on obtient une meilleure stabilité de l’ARNm et une expression protéique plus élevée dans les cellules végétales.

pharmaphorum.com

Dans les plaintes, Bayer affirme que Pfizer/BioNTech et Moderna ont appliqué exactement la même logique pour concevoir l’ARNm codant la protéine Spike du SARS-CoV-2 : suppression des séquences instables + optimisation des codons pour stabiliser l’ARNm et maximiser la production de protéine chez l’humain. Bayer réclame des dommages et intérêts plus des redevances sur les milliards de doses vendues.

patentdocs.org

C’est bien dans les documents officiels : les plaintes sont publiques (dossiers des tribunaux fédéraux US). Ce n’est donc pas une « théorie du complot » ; c’est la position juridique officielle de Bayer dans un litige commercial classique.

Les laboratoires visés (Pfizer, BioNTech, Moderna, J&J) vont très probablement contester la contrefaçon, la validité du brevet ou son applicabilité à un usage humain (le brevet était rédigé pour les plantes). Ces affaires de brevets croisés sont courantes en biotech et se règlent souvent par accord ou royalties.
Le brevet expire en juin 2027, donc même si Bayer gagne, l’enjeu porte surtout sur les ventes passées (2020-2025).

usaherald.com

C’est un fait, pas une rumeur. Le tribunal tranchera si la technique de « nettoyage » des séquences instables utilisée dans les vaccins ARNm tombe bien sous ce brevet agricole de Monsanto/Bayer.

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