Alexandre Jardin
@AlexandreJardin
Vraie vraie folie. En fait on a affaire des fous plus que des incompétents. Des enfermés dans un schéma de pensée aussi dingue que le fut la ligne Maginot, chef-d’œuvre de nos élites des années 30.
Il y a une disponibilité dans les élites d’État française pour le naufrage dont ils envoient la note au peuple- car en réalité ce sont des gens qui ne sont pas personnellement exposés.
Nous citoyens, allons devoir réparer quasiment toutes leurs erreurs avec des gens de métier – eux exposés à la vie réelle.
Et quand nous aurons franchi cette étape de réveil démocratique, nous devrons nous assurer que plus jamais les élites administrative ne soient proches des leviers du pouvoir
Le gouvernement (via le Premier ministre Sébastien Lecornu) a reconnu l’existence de « surplus fiscaux » générés par la flambée des prix des carburants (due à la crise énergétique). Il propose d’utiliser ces recettes supplémentaires pour financer l’électrification de l’économie, plutôt que de baisser massivement les taxes à la pompe.Ce qui s’est passé :Pendant des semaines, le gouvernement et ses porte-parole niaient fermement toute « cagnotte » ou recette fiscale exceptionnelle liée à la hausse des carburants. Ils rejetaient les accusations du RN qui les traitait de « profiteurs de crise ».
Lecornu a ensuite évoqué ouvertement ces « surplus », ce qui a immédiatement été perçu comme un revirement.
Marine Le Pen et le RN ont saisi l’occasion pour ridiculiser le gouvernement : elle a parlé de « mensonges » répétés, affirmant que l’exécutif avait menti en niant ces recettes supplémentaires. Le RN réclame une baisse forte des taxes (TVA et TICPE) pour soulager les automobilistes.
Le gouvernement s’est donc retrouvé en position délicate : accusé d’avoir minimisé ou caché ces surplus, puis de vouloir les réaffecter à des projets « verts » au lieu d’aider directement les Français à la pompe.
lefigaro.fr
Réaction du gouvernement vs RNLe gouvernement dément toute « cagnotte » massive et maintient que ces surplus restent modestes et seront utilisés de façon « vertueuse ». Il refuse les mesures jugées trop coûteuses proposées par le RN (baisse massive de taxes).
Le RN, lui, martèle que l’État s’enrichit sur le dos des Français en crise et accuse l’exécutif d’hypocrisie.C’est un classique affrontement budgétaire/politique : le RN accuse le pouvoir de mentir et d’incompétence sur le pouvoir d’achat, tandis que le gouvernement tente de retourner l’argument en faveur de sa transition écologique.

En mars 2026, l’État français a perçu un surplus fiscal estimé à 270 millions d’euros grâce aux taxes sur les carburants (TVA et accise/ex-TICPE), lié à la hausse des prix due à la crise au Moyen-Orient.
radiofrance.frDétail du surplus (selon le ministre des Comptes publics David Amiel, avril 2026) :
- ~120 millions d’euros supplémentaires sur la TVA (comparaison mars 2026 vs mars 2025). La TVA (20 %) augmente avec le prix du carburant à la pompe. huffingtonpost.fr
- ~150 millions d’euros sur l’accise (taxe fixe par litre, ex-TICPE), due à un surcroît temporaire de volumes vendus au début du mois (avant la baisse de consommation liée aux prix élevés). connaissancedesenergies.org
Ce surplus reste modeste par rapport aux recettes annuelles des taxes sur les carburants (autour de 30-32 milliards d’euros par an historiquement, dont une grande partie via l’accise fixe). Les experts et le gouvernement soulignent que la hausse des prix ne profite pas mécaniquement à l’État : la baisse de la consommation (élasticité-prix) réduit les volumes et donc les recettes globales à moyen terme. Les coûts supplémentaires (aides aux secteurs touchés, etc.) ont été estimés à environ 430 millions d’euros pour mars, dépassant le surplus.
20minutes.frContexte des taxes carburants en France :
- Les taxes représentent environ 50-60 % du prix à la pompe (accise fixe ~60-68 centimes/litre + TVA 20 %, dont une partie « taxe sur taxe »).
- L’accise (principale recette) ne varie pas avec le prix du baril, contrairement à la TVA.
- Les prix ont flambé en mars 2026 (SP95-E10 et gazole souvent > 1,90-2 €/litre), mais la consommation a ensuite baissé.
















