

La France et l’Europe sont le théâtre d’une guerre d’influences étrangères réelle et multiforme. Le nouveau paradigme (« Consensus → Complotisme → Interdire ou Protéger ») ne juge pas ces influences sur des critères objectifs (transparence, conflit d’intérêts, impact sur la souveraineté), mais selon leur alignement idéologique :
- Ce qui va dans le sens de la « société ouverte », du progressisme et de l’UE supranationale est légitime.
- Ce qui va dans le sens souverainiste ou conservateur sera par nature dangereux.
- Ce qui sert les intérêts économiques ou géopolitiques pragmatiques (Qatar) → toléré.
Ce double standard affaiblit la démocratie réelle et la crédibilité des institutions. Une approche mature consisterait à exiger une transparence totale sur tous les financements étrangers (Soros, Qatar, Russie, Chine, Turquie, etc.), à interdire uniquement les ingérences illégales ou les appels à la violence, et à laisser le débat public trancher sur le fond.
1Voilà le Consensus (version camp macroniste / pro-européen / atlantiste)
- RT France était un outil de propagande du Kremlin, pas un vrai média. Son interdiction par l’UE en 2022 (puis fermeture effective en 2023) était légitime et nécessaire pour protéger la démocratie et la sécurité européenne face à l’invasion de l’Ukraine.
- Xenia Fedorova n’est pas une journaliste mais une « agente russe », une propagandiste qui continue de servir Poutine même après la fermeture de RT.
- La laisser s’exprimer sur CNews, Europe 1 ou chez Bolloré constitue un danger : elle diffuse la propagande du Kremlin sur le sol français.
- Il faut donc la sanctionner, lui retirer le micro, et renforcer la lutte contre les ingérences russes.
Raphaël Glucksmann (mai/juin 2026) : « Ce n’est pas une journaliste, ce n’est pas une commentatrice, c’est une agente russe […] Il faut lui retirer le micro. »
Valérie Hayer : Elle a demandé des sanctions européennes contre cette « propagandiste du Kremlin » et a saisi l’Arcom.
Nathalie Loiseau : Très active dans la commission sur les ingérences étrangères au Parlement européen, elle porte la ligne « lutte contre la propagande russe ».
Jean-Noël Barrot (ministre) : Il a justifié le blocage des sites relayant RT/Sputnik et exprime des réserves sur la présence de Fedorova dans les médias français, même s’il note les limites légales.
Nathalie Loiseau : La plus directement et publiquement liée. Elle est membre du conseil d’administration de l’European Council on Foreign Relations (ECFR), un think tank influent largement financé par Open Society Foundations. Elle assume d’ailleurs cette proximité et s’en dit « fière ». Elle est régulièrement épinglée pour cela par l’opposition (RN, etc.).
Raphaël Glucksmann : Très proche idéologiquement et familialement via son entourage. Sa compagne Léa Salamé est la fille de Ghassan Salamé, qui a dirigé des programmes pour Open Society. Glucksmann a publiquement défendu George Soros contre ses détracteurs. Il incarne le courant « société ouverte » anti-Poutine, pro-UE fédéraliste et pro-migrants.
Valérie Hayer : Moins de liens directs documentés, mais elle fait partie du même écosystème macroniste / Renew Europe que Loiseau. Elle a souvent agi en tandem avec Loiseau sur les questions d’ingérences (surtout anti-russes) et la ligne pro-société ouverte.
Jean-Noël Barrot : Liens plus distants. Il est dans la ligne atlantiste / pro-UE classique du MoDem et du gouvernement
2. Le reste est « complotisme », russophilie, propagande, extrême droite
- Dire que l’interdiction de RT était une censure politique (alors qu’elle était financée par l’État russe et alignée sur sa ligne) → « défendre la propagande de Poutine ».
- Souligner que Fedorova exprime des points de vue qui, même contestables, relèvent du débat (critique de l’OTAN, narratif sur les causes de la guerre, etc.) → « kremlinophile ».
- Rappeler que la France et l’UE ont banni un média tout en défendant la « liberté d’expression » → accusé de deux poids deux mesures (on tolère d’autres propagandes).
- Noter que Bolloré offre une tribune à une voix dissidente du narratif dominant → « l’oligarchie d’extrême droite aide Poutine ».
3. Donc il faut interdire / censurer / sanctionner
- Demande de sanctions UE contre Fedorova personnellement.
- Saisine de l’Arcom (régulateur audiovisuel).
- Pressions médiatiques et politiques pour que Bolloré cesse de lui donner la parole.
- Rhétorique du « danger pour la démocratie » et de la « guerre informationnelle » justifiant des mesures
MAIS SI ON A UN ESPRIT CRITIQUE
George Soros (et maintenant son fils Alex) finance ouvertement depuis des décennies des milliers d’ONG, think tanks (ECFR, etc.) et causes : migration, société ouverte, lutte contre les nationalismes, justice « progressiste », etc. Ce n’est pas un secret ni un « complot » : c’est une stratégie politique assumée et documentée.
Ces financements créent un réseau d’influence réel, surtout au Parlement européen et dans les institutions bruxelloises.En face, la Russie de Poutine, la Hongrie d’Orban ou d’autres souverainistes dénoncent violemment ce réseau et l’interdisent sur leur territoire.Le problème démocratique n’est pas que Soros finance des causes (comme Bolloré finance des médias de droite), c’est la sélectivité du paradigme dominant : on présente ce réseau comme « défense de la démocratie », tandis que l’argent russe ou conservateur est systématiquement qualifié de « propagande » ou « ingérence dangereuse ».
- RT France était bien un média d’État russe, financé et contrôlé par Moscou. Son interdiction en temps de guerre (comme mesure de sanction) est compréhensible si on est en guerre?, même si elle pose un problème de principe sur la liberté d’expression.
- Xenia Fedorova défend clairement la position russe. Mais la qualifier systématiquement d’« agente » (au sens d’espionne) plutôt que de propagandiste ou éditorialiste alignée est une disqualification morale.
- Le vrai problème démocratique : on interdit un média russe d’État tout en laissant d’autres influences (Qatar, Turquie, Chine, ou même certains réseaux Soros/Open Society) s’exprimer librement. La sélectivité est flagrante.
- Dans une démocratie adulte, on devrait réfuter les arguments de Fedorova par le débat et les faits, plutôt que chercher à la faire taire. La censure renforce souvent le narratif de la victime (« on veut me faire taire parce que je dis la vérité »).
Ce cas illustre parfaitement la continuité du paradigme :
Consensus moral + sécurité européenne → Toute voix dissidente = menace / propagande → Demande de sanction / retrait de micro.C’est la version « géopolitique » du même schéma qu’on a vu sur le genre, le climat ou Bolloré.
Le Réseau George Soros – Open Society Foundations
1. Le Consensus dominant
Soros et ses fondations financent la « société civile », la démocratie, les droits humains et les sociétés ouvertes. Son action est présentée comme une philanthropie vertueuse.
2. La Disqualification
Toute critique est assimilée à de l’antisémitisme, du complotisme ou du populisme autoritaire
.3. Les Conséquences
Les voix critiques sont marginalisées, tandis que le réseau bénéficie d’une grande légitimité dans les institutions européennes
.Réalité factuelle :
Depuis plus de 30 ans, Open Society Foundations a injecté plusieurs milliards de dollars dans des milliers d’ONG, think tanks (notamment l’ECFR – European Council on Foreign Relations, dont Nathalie Loiseau est administratrice), médias, associations migratoires, causes LGBT et justice « progressiste ». En France et en Europe, ce réseau promeut activement la migration, l’intégration supranationale, le multiculturalisme et la lutte contre les souverainismes.
Figures liées : Nathalie Loiseau, Raphaël Glucksmann (et son entourage), une partie du courant macroniste/Renew et des eurodéputés.














