L’Immonde lance une opération contre l’élection de Marine Le Pen en réactivant le doute sur une éligibilité validée par l’arrêt d appel et le Procureur Général près la CC

Marine Le Pen pourrait être ÉCARTÉE de la présidentielle de 2027 à la dernière minute, laissant le RN SANS AUCUN CANDIDAT pour la remplacer. Selon Didier Guérin, ancien magistrat à la Cour de cassation, elle demeure INÉLIGIBLE tant que son pourvoi n’a pas été tranché. Si aucune décision n’intervient avant la validation des candidatures, le Conseil constitutionnel pourrait lui barrer la route de l’Élysée. (Le Monde)

@MLP_officiel pourra dans tous les cas de figure se présenter en 2027: Cas 1: si la cassation confirme l’appel son inéligibilité est purgée Cas 2: si la cassation casse le jugement d’appel, alors il faudra un nouveau procès qui ne pourra pas avoir lieu avant l’élection

l’arrêt d’appel et les déclarations de Rémy Heitz vont clairement dans le sens opposé à la thèse de Didier Guérin.⁠Lepoint

L’arrêt de la cour d’appel (7 juillet 2026)

La cour d’appel de Paris a réduit l’inéligibilité à 45 mois dont 30 avec sursis (soit 15 mois ferme). Elle a expressément considéré que ces 15 mois avaient déjà été purgés grâce à l’exécution provisoire de la décision de première instance (du 31 mars 2025). Elle a motivé que cette peine avait « d’ores et déjà réparé l’atteinte à la probité » et que ne pas en tenir compte « porterait atteinte au principe de liberté des candidatures ».

En d’autres termes, selon l’arrêt d’appel lui-même, Marine Le Pen était redevenue éligible dès début juillet 2026.

Les déclarations de Rémy Heitz

Le procureur général près la Cour de cassation s’est exprimé le 9 juillet 2026 sur France Inter. Il a notamment indiqué :

  • que le pourvoi suspend l’exécution de l’arrêt d’appel ;
  • que Marine Le Pen n’est pas condamnée définitivement et reste présumée innocente ;
  • et surtout, s’agissant de l’inéligibilité, qu’en l’état et jusqu’à l’examen du pourvoi, elle était éligible.⁠Lepoint

Plus directement encore, Heitz a rejeté la thèse selon laquelle la suspension de l’arrêt d’appel ferait « revivre » le jugement de première instance (et donc ses 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire). Il a qualifié ce raisonnement de « non fondé ».⁠Lejdd

En résumé

La position de Didier Guérin (continuation de l’exécution provisoire de première instance pendant le pourvoi) est une interprétation minoritaire et contestée. Elle est contredite à la fois par le dispositif et la motivation de l’arrêt d’appel, et par les déclarations explicites du procureur général près la Cour de cassation. La question reste néanmoins ouverte jusqu’à ce que la chambre criminelle se prononce (décision attendue au plus tard début avril 2027), mais en l’état actuel du droit et des déclarations officielles, Marine Le Pen est considérée comme éligible.

Le timing n’est pas neutre de Didier Guérin dans Le Monde coïncidence quu’il sorte précisément au moment où Marine Le Pen PREMIER PARTI DE FRANCE lance sa campagne et où le RN est en position de force dans les sondages pour 2027. Dans tout les cas de figure.

En mettant en avant cette ineptie de l’interprétation juridique isolée et contestée (celle selon laquelle l’exécution provisoire des 5 ans continuerait de s’appliquer), l’article relance publiquement le doute sur son éligibilité, alors même que l’arrêt d’appel et les déclarations du procureur général près la Cour de cassation vont dans le sens opposé.

L’intention délibérée sert ceux qui veulent freiner la dynamique du RN.
Sans surprise Didier Guérin a été nommé président de la chambre criminelle de la Cour de cassation en juillet 2014, sous la présidence de François Hollande. Il a quitté ces fonctions en 2017 pour limite d’âge.

Didier Guérin est un magistrat de carrière, ancien président de la chambre criminelle de la Cour de cassation (2014-2017) et membre du Conseil supérieur de la magistrature (2019-2023). Son parcours est entièrement judiciaire : juge des enfants, postes à la Chancellerie, président de chambre de l’instruction à Versailles, puis Cour de cassation.

Ce que dit Didier Guérin

Didier Guérin (président de chambre honoraire à la Cour de cassation, ancien président de la chambre criminelle) affirme dans un entretien au Monde (27 octobre 2026) et dans la revue Droit pénal d’octobre 2026 que Marine Le Pen est actuellement inéligible jusqu’à la décision de la Cour de cassation sur son pourvoi. Il estime que l’exécution provisoire des 5 ans d’inéligibilité prononcée en première instance se poursuit pendant la procédure de cassation.⁠Lemonde

Ses propos ont immédiatement suscité une réaction : les avocats de Marine Le Pen ont saisi le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) contre lui, estimant que ces déclarations publiques sont contraires à la déontologie judiciaire.⁠Lefigaro

Ce qu’a décidé la cour d’appel

Le 7 juillet 2026, la cour d’appel de Paris a effectivement réduit la peine d’inéligibilité :

  • 45 mois d’inéligibilité dont 30 avec sursis → soit 15 mois ferme.
  • Ces 15 mois fermes ont été considérés comme déjà purgés grâce à l’exécution provisoire de la décision de première instance (31 mars 2025). La peine était donc échue depuis début juillet 2026.⁠Franceinfo

La cour a explicitement motivé ce choix en indiquant que l’exécution de cette peine avait déjà réparé l’atteinte à la probité dans une mesure compatible avec les garanties fondamentales, et que l’ignorer porterait atteinte au principe de liberté des candidatures.⁠Lemonde

Le point de droit qui fait débat

La position de Guérin repose sur une lecture de l’effet suspensif du pourvoi en cassation et sur une jurisprudence de 1993 (Cass. crim., 28 septembre 1993) selon laquelle l’exécution provisoire de première instance peut continuer pendant la procédure de cassation. D’autres analyses (dont celles de plusieurs juristes et de sources comme Le Point ou Actu-Juridique) considèrent qu’avec l’effet dévolutif de l’appel, c’est la peine de la cour d’appel qui s’applique, et que les 15 mois fermes étant déjà purgés, Marine Le Pen est redevenue éligible.⁠Lepoint

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Mbappe découvre enfin qu’ouvrir sa gueule quand on y connait rien peut coûter des millions d’euros

C’est une courte vidéo, comme en circulent des milliers sur les réseaux sociaux, qui a déclenché une vaste polémique. On y voit Kylian Mbappé, en pleine session de maquillage, être interviewé par The Bridge sur ses mèmes favoris. Un « mème », c’est une image ou une vidéo détournée ou parodiée devenue virale sur les réseaux sociaux. Mbappé étant ce qu’il est, il fait très souvent, lui-même, l’objet de tels contenus. Lorsque le média l’a interrogé sur le « mème » le concernant l’ayant le plus fait rire, l’attaquant du Real Madrid a alors évoqué celui « où sa tête » figurait « sur un dictateur chinois« . Il a ainsi fait référence à une image mêlant son visage à une photo de Mao Zedong,

Les termes utilisés par Mbappé pour qualifier Mao Zedong ont eu une résonance gigantesque dans l’Empire du milieu et ses propos ont été visionnés des centaines de millions de fois sur Weibo, le principal réseau social chinois. Or, le Français a aussi noué plusieurs partenariats avec certaines marques du pays qui ne peuvent absolument pas se permettre d’associer leur image à une star utilisant des mots « qui heurtent les sentiments nationaux« , selon un communiqué publié par certaines d’entre elles.

Dongpeng, Mengniu et Milkground, trois marques chinoises œuvrant respectivement dans les domaines des boissons énergisantes, des produits laitiers et des fromages, ont d’ores et déjà annoncé mettre un terme « avec effet immédiat » à leur collaboration avec Mbappé. L’attaquant tricolore a donc déjà probablement perdu plusieurs millions d’euros de revenus publicitaires, même si aucun chiffre précis sur ces accords n’a été rendu public.

@CerfiaFR
🇫🇷🇨🇳 FLASH | Kylian Mbappé présente ses EXCUSES après la polémique en Chine provoquée par ses propos sur Mao Zedong, qu’il avait qualifié de « dictateur ».

« Je comprends aujourd’hui que cela a blessé de nombreuses personnes en Chine et au sein de la communauté chinoise à travers le monde. […] J’ai un profond respect pour le peuple chinois et son histoire et je suis sincèrement désolé », a déclaré le capitaine des Bleus.

Plusieurs marques chinoises ont annoncé mettre fin à leur partenariat avec le joueur. (Le Parisien)

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l’ Immonde pris en flagrant délit de désinformation, 18millions d’euros versés par les contribuables pour faire des fake news


Insultes, doigt d’honneur, menace physique… Une équipe de CNEWS s’est rendu ce matin devant le siège du groupe « Le Monde » (Le Monde, Télérama, L’Obs, Le HuffPos

Incapable de supporter la moindre contradiction. Et si on tente de débattre, ça en vient aux coups et à la violence.

Faut vite supprimer les subventions à ce journal propagandiste

En 2024, Le Monde a perçu environ 7,8 millions d’euros d’aides publiques. Pour l’ensemble du Groupe Le Monde Télérama…le montant total des aides distribuées par le Ministère de la Culture s’élevait à 18,99 millions € en 2023. On paie pour ça

https://twitter.com/CNEWS/status/2115024793929998562/video/1

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Brésil: Lula décide d une prolongation du vote de 2heures …

Ce qui s’est passé

Lors du second tour de la présidentielle brésilienne du 25 octobre 2026 (Lula réélu face à Flávio Bolsonaro), le ministre de la Cour suprême (STF) Cristiano Zanin a ordonné, à la dernière minute, une prolongation du scrutin jusqu’à 19h (heure de Brasília) au lieu de 17h.

La décision a été prise après l’heure officielle de fermeture des urnes, sur demande de la campagne de Lula, qui évoquait des problèmes de transport d’électeurs (notamment réduction de la flotte de bus dans certains États comme la Bahia et São Paulo).⁠Www1.folha.uol

Les déclarations de Kassio Nunes Marques

Le président du TSE a confirmé plusieurs points :

  • Il n’existait aucune norme (réglementaire ou légale) autorisant une telle prorogation.
  • C’était inédit dans l’histoire du TSE : « Nunca, na história do TSE, houve qualquer prorrogação » (jamais dans l’histoire du TSE il n’y a eu de prorogation).
  • La décision, communiquée après la fermeture officielle, a généré des difficultés techniques et opérationnelles (urnes déjà fermées ne pouvant pas être rouvertes, suspension temporaire de la totalisation, confusion pour les agents électoraux, etc.).
  • Il a souligné qu’une telle mesure aurait dû être « pensée, calculée et structurée » à l’avance.
  • Cependant, il a aussi affirmé que, grâce au travail technique du TSE, aucune altération du résultat n’a été provoquée et qu’il avait « une confiance absolue » dans le processus.⁠Reuters

La prolongation a finalement été limitée aux seules sections encore ouvertes (Zanin a clarifié sa décision après coup, en coordination avec le TSE).

En résumé : la déclaration de Kassio Nunes Marques confirme bien le caractère inédit et non prévu par les règles de cette prolongation ordonnée par Zanin (ancien avocat de Lula). Cela a créé des complications opérationnelles, même si le TSE affirme que le résultat final n’en a pas été affecté.

@Jhonffonseca

À l’origine en espagnol et traduit

TOUT S’EMBOÎTE. ET C’EST FRISSONNANT. Deux heures avant la fermeture des bureaux de vote, Lula est apparu à la télévision nationale, effondré. Il pleurait. Il insistait sur le fait que ses électeurs étaient bloqués. Le message était clair : le temps leur manquait et le résultat leur échappait. Puis l’impossible s’est produit. Pile à temps. Comme par magie. Son ancien avocat personnel, le juge Cristiano Zanin de la Cour suprême fédérale, a ordonné que les bureaux restent ouverts jusqu’à 19 heures… exactement après que les districts les plus favorables à Bolsonaro aient bloqué de manière permanente leurs machines de vote électronique. La prolongation n’était pas neutre. Elle a bénéficié de manière disproportionnée aux zones les plus pro-Lula. Ainsi, au petit matin, Lula a « gagné » avec une marge infime. Coïncidence ? Chance ?

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quand elle résume les conclusions du GIEC,la presse privilégie systématiquement les valeurs les plus sévères/alarmantes

Oui, selon cette étude NBER (Working Paper 35216, mai 2026), les résumés publics du GIEC et la couverture médiatique privilégient systématiquement les valeurs les plus sévères/alarmantes à l’intérieur des fourchettes scientifiques acceptées.⁠Nber

L’article de Sebastian Galiani, Franco Mettola La Giglia et Raul A. Sosa analyse environ 114 000 paires d’affirmations appariées (environ 1 000 paires Technical Summary → Summary for Policymakers, et ~113 700 paires SPM → médias) issues des six Assessment Reports du GIEC (1990-2023) et de 116 000 articles de dix grands médias américains et britanniques (Guardian, New York Times, BBC, Washington Post, Independent d’un côté ; Wall Street Journal, Daily Mail, Telegraph, Fox News, New York Post de l’autre). ⁠Nber

Ils utilisent trois LLM (GPT-5-mini, Claude Haiku 4.5, Gemini 2.5 Flash) pour noter chaque paire sur trois dimensions :

  • Severity shift : sélection de l’extrémité haute des fourchettes quantitatives (magnitudes d’impact plus élevées).
  • Uncertainty compression : suppression de qualificateurs et d’incertitudes calibrées.
  • Scenario salience : mise en avant des scénarios d’émissions les plus extrêmes.

Principaux résultats

  • Cascade à deux étapes : le passage TS → SPM réoriente systématiquement vers le plus sévère dans tous les Assessment Reports (AR1 à AR6). Le passage SPM → médias fait de même de AR3 (2001) à AR6. Le décalage principal vient du severity shift (sélection de la borne haute des fourchettes), beaucoup moins de la compression d’incertitude, et presque pas de la sélection de scénarios extrêmes. ⁠Nber
  • Les ordres de grandeur (selon les synthèses disponibles) sont d’environ +4 % à +13 % de la distorsion maximale possible au stade TS → SPM (pic en AR4), avec un ajout supplémentaire des médias de l’ordre de +5 % à +9 %.
  • Les médias de gauche et de droite présentent des schémas similaires (particulièrement convergents en AR6). Les résultats sont robustes à diverses restrictions d’échantillon (exclusion du Guardian ou du WSJ, pondérations, etc.). ⁠Rogerpielkejr.substack

Les auteurs soulignent qu’il ne s’agit pas de fabrication ou de mensonge : les affirmations restent à l’intérieur des fourchettes acceptées par le GIEC. C’est un reweighting directionnel (réorientation vers le haut) cohérent avec les incitations institutionnelles : les auteurs et gouvernements privilégient les coûts d’une sous-préparation ; les médias privilégient la nouveauté, l’urgence et la saillance. ⁠Nber

En résumé, l’étude apporte des preuves empiriques à grande échelle que le choix des valeurs (surtout l’extrémité haute des intervalles) dans les SPM et dans la presse influence effectivement la perception du risque dans le sens de l’alarme

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L’Immonde et les charognards s ‘excuseront ils après avoir appelé à la guerre civile

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Von der la hyène entend bien empêcher la France de construire des epr, elle préfère les moulins à vent

Les négociations entre EDF / l’État français et la Commission européenne sur le financement des six EPR2 sont effectivement sous tension, avec un calendrier serré.

Le contexte

EDF vise une décision finale d’investissement (FID) avant fin 2026 pour lancer la construction des six réacteurs EPR2 (coût estimé à environ 72,8 Md€ en euros 2020). Pour cela, le mécanisme de soutien public doit être validé par Bruxelles au titre des règles sur les aides d’État.⁠Lesechos

La France a notifié le dispositif en novembre 2025. Le 31 mars 2026, la Commission a ouvert une enquête approfondie (affaire SA.119469). Elle reconnaît que le marché seul ne peut pas financer de tels investissements nucléaires (défaillances de marché), mais elle examine si l’aide est proportionnée et ne fausse pas la concurrence.⁠Pilotable

Le montage proposé par la France

  • Un prêt bonifié (via le Fonds d’épargne de la Caisse des Dépôts) couvrant 60 % des coûts de construction.
  • Un contrat pour différence (CfD) bidirectionnel sur 40 ans, avec un prix d’exercice autour de 100 €/MWh (euros 2024).
  • Un partage des risques en cas de dépassements de coûts (EDF assume les premiers 15 Md€, puis un partage avec l’État).

Les points de friction avec Bruxelles

Selon les informations récentes (notamment La Lettre du 26 octobre 2026 et d’autres sources), la Commission demande :

  • Davantage d’interconnexions avec les pays voisins.
  • Des gages sur la commercialisation : une partie de la production des EPR2 doit être vendue à des acteurs tiers (pour limiter la position dominante d’EDF).
  • Des garanties que le mécanisme ne transfère pas une part excessive du risque à l’État et ne crée pas de distorsions de marché.⁠Lalettre

EDF (sous Bernard Fontana) et l’État français font front commun pour obtenir un accord avant fin 2026. Un éventuel accord politique entre Emmanuel Macron et la Commission est jugé nécessaire. Les délais sont tendus : ces procédures d’aides d’État durent souvent 12 à 18 mois (voire plus), ce qui pourrait dépasser l’objectif de FID fin 2026 et interférer avec le calendrier électoral de 2027.⁠Montelnews

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Le Réchauffisme ne veut pas de contradicteurs mais des croyants; des consommateurs éco-anxieux qui obéissent et s’abreuvent d’apocalypses renouvelables à l’infini

Le dogme climatique contre la démocratie

Guillaume de Rouville

Une théorie scientifique solide n’a nul besoin de recourir aux arguments d’autorité, à l’intimidation ou à la peur pour triompher de ses contradicteurs : il lui suffit de répondre aux objections et à la critique avec la force tranquille d’une théorie bien étayée. Lorsqu’elle exige, en revanche, que l’on fasse taire ses adversaires, qu’on les insulte, qu’on les discrédite, voire qu’on les poursuive devant les tribunaux ou les autorités administratives pour leur faire payer l’outrecuidance de leurs questionnements inopportuns, on est en droit de se demander ce qu’elle cherche à protéger (la vérité ou un dogme ?) — et surtout ce qu’elle redoute (la mise en lumière de ses faiblesses, voire de sa profonde vacuité ?).

Nous ne reviendrons pas ici sur les bases scientifiques de la thèse du réchauffement climatique anthropique défendue par le GIEC, que nous avons examinées dans de précédents articles[1]. Nous nous intéresserons plutôt aux moyens par lesquels le Réchauffisme[2] s’impose dans l’espace public. Car la forme et la manière ne sont jamais tout à fait étrangères au fond ; les méthodes employées pour imposer une idée en disent parfois autant sur celle-ci que les arguments censés la soutenir.

Nous montrerons d’abord que les grandes règles de la propagande de guerre sont toutes appliquées, à des degrés divers, par les promoteurs du discours climatique dominant (1). Nous verrons ensuite comment la peur est devenue une méthode de persuasion aux mains des défenseurs du dogme réchauffiste (2), puis comment la censure médiatique a sorti le climat du champ du débat (3). Nous examinerons alors les menaces et les sanctions auxquelles les contradicteurs doivent faire face dès lors qu’ils contestent l’infaillibilité du dogme (4), et constaterons enfin, avec inquiétude, l’érosion programmée des libertés qui sont à la base de notre édifice démocratique (5).

1. Les principes de la propagande de guerre appliqués au climat

e.

Première règle : cacher les intérêts & se déclarer vertueux

Aucune guerre n’est présentée sous l’angle des intérêts économiques qui la motivent ; on la vend toujours comme une aventure morale nécessaire. Elle est immanquablement défendue et engagée au nom d’une grande et noble cause. La transition énergétique, dont nous avons montré ailleurs[3] qu’elle était une guerre menée contre les peuples (à travers l’arme économique) et la biodiversité (à travers l’obésité extractive des énergies renouvelables), mobilise des milliers de milliards d’euros, sous forme de subventions, de marchés publics, de crédits carbone et de produits financiers « verts ». Cette manne colossale et indécente enrichit une petite caste où se mêlent bureaucrates du climat et capitalistes de la transition, tous épris d’une écologie industrielle qui déverse ses flots d’éoliennes et de panneaux solaires inutiles dans nos belles campagnes. Pourtant, à entendre le discours dominant, seuls les sceptiques auraient des intérêts, nécessairement pétroliers (et sans doute russes ?). Le Réchauffiste, lui, ne défendrait que la planète pour le bien de tous et n’agirait que par altruisme désintéressé.

Deuxième règle : inverser la victime et l’agresseur

Dans le récit climatique, ce sont les Réchauffistes qui se disent assiégés par la « désinformation », alors qu’ils disposent des États, de l’ONU, des universités, des médias publics et des régulateurs qui relayent sans cesse leurs propos (et leurs délires). Le chercheur dissident privé de crédits, l’économiste sanctionné pour une phrase à la télévision (voir la partie 4 ci-dessous) ou l’automobiliste modeste exclu des centres-villes deviennent, par un renversement admirable, les agresseurs, les ennemis, les fauteurs de troubles, les responsables de tous les malheurs présents et à venir.

Troisième règle : cacher (ou falsifier) l’histoire

La propagande de guerre efface le contexte qui rendrait le conflit intelligible. Le Réchauffisme, lui, ignore, réécrit ou même falsifie l’histoire du climat et les règles élémentaires de la science moderne pour donner raison à sa thèse.

L’exemple le plus célèbre de falsification de l’histoire climatique est la courbe dite « en forme de crosse de hockey », publiée en 1998 et 1999 par le climatologue américain Michael Mann, de l’université du Massachusetts, et ses collègues Raymond Bradley et Malcolm Hughes[4]. Sur le graphique, les températures de l’hémisphère Nord restaient presque stables pendant un millénaire, formant une longue ligne plate semblable au manche d’une crosse de hockey, avant de s’envoler brusquement au XXᵉ siècle, comme la lame recourbée qui la termine. L’Optimum médiéval et le Petit Âge glaciaire, que les historiens documentaient depuis des décennies, y étaient gommés. Il n’y avait pas eu de réchauffement climatique depuis 10 siècles ! Érigée en icône par le troisième rapport du GIEC en 2001, la courbe fut bientôt mise en cause par deux chercheurs canadiens, le statisticien Stephen McIntyre et l’économiste Ross McKitrick, de l’université de Guelph. Ils montrèrent que la méthode statistique employée tendait à produire une forme en crosse de hockey quelles que soient les données de départ[5]. En 2009, des courriels piratés de l’unité de recherche climatique de l’université d’East Anglia furent rendus publics. Dans l’un d’eux, daté du 16 novembre 1999, son directeur Phil Jones se félicitait d’avoir, comme Michaeal Mann, ajouté les températures mesurées aux séries reconstituées afin de « cacher le déclin » d’une série de données issues des cernes d’arbres, qui contredisait le caractère exceptionnel du réchauffement récent[6]. Disparue pendant quelques années des rapports du GIEC, la courbe est revenue sur le devant de la scène dans la dernière mouture des travaux de nos « experts climatiques ».

Les Réchauffistes passent aussi sous silence leur propre histoire, jalonnée de prophéties constamment démenties. Citons quelques exemples parmi des centaines. En 1989, Noel Brown, directeur du bureau new-yorkais du Programme des Nations unies pour l’environnement, déclarait que des nations entières pourraient être rayées de la carte par la montée des eaux si le réchauffement n’était pas inversé avant l’an 2000[7]. En 2007, le GIEC prédisait la disparition probable des glaciers de l’Himalaya d’ici 2035. En décembre 2009, à la conférence de Copenhague, l’ancien vice-président américain Al Gore estimait, en citant des modèles, à 75 % la probabilité que l’océan Arctique soit entièrement libre de glace en été dans les cinq à sept ans. En janvier 2020, le parc national de Glacier, aux États-Unis, dut remplacer les panneaux qui annonçaient la disparition de tous ses glaciers… pour 2020[8]. Chaque échéance manquée est aussitôt remplacée par une autre, plus lointaine, sans que jamais la crédibilité des prophètes de l’apocalypse en soit entamée.

Le Réchauffisme, c’est un mélange de science soviétique et de procès staliniens appliqués au climat et de logique orwellienne où le chaud et le froid, la cause et l’effet deviennent des notions intervertibles, fongibles et soluble dans les nécessités d’une propagande politique avide de procès et de condamnation.

Pour plus d’exemples sur les insuffisances scientifiques (assumées) des partisans du réchauffement climatique anthropique, nous renvoyons les lecteurs vers notre article intitulé La Nature a horreur du GIEC.

Quatrième règle : diaboliser l’adversaire

Le contradicteur n’est pas un savant qui se trompe peut-être ; c’est un « négationniste », un « complotiste », un « marchand de doute », un « ennemi de l’humanité ». Le mot « climatosceptique » lui-même est une trouvaille très orwellienne : il transforme le doute, vertu cardinale de la science, en tare morale. Quant au terme « climato-négationniste », il assimile délibérément une discussion sur la sensibilité climatique au CO2 à la négation de crimes contre l’humanité. On ne réfute plus : on excommunie en disqualifiant.

Cinquième règle : monopoliser l’information

Les médias de guerre ne donnent la parole qu’aux « sources et experts acceptables », c’est à dire, dans notre cas, à ceux et seulement à ceux qui (i) confirment le rôle prépondérant de l’homme dans les changements climatiques, (ii) ne voient dans ces changements que des catastrophes et (iii) n’attribuent ces changements qu’aux particules de CO2 émises par nos civilisations modernes (avec celles des autres gaz équivalents).

Tous les autres sont exclus et méprisés. Qu’ils soient climatologues et doutent de la sensibilité du climat au CO2, physiciens et s’interrogent sur le rôle du soleil ou des nuages, ou économistes et contestent le coût exorbitant des politiques de transition, les dissidents se voient refuser le titre d’expert, quels que soient leurs travaux et leur réputation. On les présente comme des propagandistes à la solde des lobbies pétroliers, quand on ne les réduit pas à leurs supposées accointances politiques (Russes encore ?). On refuse de les écouter sous prétexte que leur donner la parole reviendrait à légitimer leurs thèses, à semer la confusion dans l’esprit du public, voire à se rendre complice d’une désinformation mortelle pour la planète, l’ours polaire ou la marmotte grise du Juras. L’argument a l’avantage de dispenser de toute réfutation : on ne discute pas avec un hérétique, on l’écarte. Ainsi se referme le cercle des « experts acceptables », dont la parole fait autorité précisément parce qu’aucune autre n’est admise à la contredire.

2. La peur comme méthode de persuasion

Toutes les propagandes commencent par instiller la peur, car un esprit effrayé ne raisonne plus ; il obéit.

L’un des leviers de la peur passe par le choix du vocabulaire. On ne parle pas seulement de réchauffement, mot trop rassurant pour un climat qui s’adoucit, mais de « dérèglement », de « crise », « d’urgence », de « chaos », « d’effondrement ». En juillet 2023, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, décrétait que « l’ère du réchauffement climatique est terminée » et que « l’ère de l’ébullition mondiale est arrivée ». L’hyperbole n’a pas pour fonction de décrire : elle a pour fonction d’effrayer.

Au choix des mots s’ajoute la répétition inlassable des messages terrifiants et angoissants, qui finit par installer la peur au cœur même de la vie quotidienne. Canicules, incendies, inondations, fonte des glaces, espèces menacées : il n’est guère de journée où les journaux, les écrans et les réseaux sociaux ne nous annoncent une nouvelle catastrophe, présentée comme le signe avant-coureur d’un désastre plus grand encore. Gustave Le Bon l’avait observé dès 1895 dans Psychologie des foules : l’affirmation, la répétition et la contagion suffisent à imposer une idée, quelle que soit sa vérité. Martelée sans relâche, l’alerte agit comme un poison lent qui paralyse ses proies et les prive peu à peu de leur sens critique. Car un esprit maintenu en état d’alarme permanente ne cherche qu’à être rassuré, et se range docilement derrière ceux qui prétendent détenir le remède.

Les effets de cette stratégie sur les esprits, en particulier chez les plus jeunes, sont mesurables. En 2021, une enquête publiée dans The Lancet Planetary Health auprès de 10 000 jeunes de 16 à 25 ans dans dix pays révélait que 75 % d’entre eux jugeaient « l’avenir effrayant » et que 56 % pensaient que « l’humanité est condamnée »[9]. On a inventé un mot pour cela, l’éco-anxiété, que l’on traite comme une pathologie alors qu’elle est le produit direct d’un conditionnement. En 2019 à Davos, Greta Thunberg lançait aux dirigeants du monde : « Je veux que vous paniquiez. » Jamais propagande n’avait formulé son objectif avec une telle candeur.

La peur, enfin, a un avantage politique décisif : elle justifie l’exception. Une « urgence » ne se discute pas, elle se gère. On a vu, pendant la crise sanitaire, avec quelle facilité des libertés séculaires pouvaient être suspendues au nom de l’urgence. L’urgence climatique a ceci de remarquable qu’elle est permanente : elle ne finit jamais, puisque chaque échéance apocalyptique non advenue est aussitôt remplacée par la suivante.

Le Réchauffisme, c’est l’état d’urgence perpétuel !

3. La censure, ou l’art de sortir le climat du débat

Le 29 août 2022, Radio France présentait son « Tournant environnemental ». Le service public de l’audiovisuel, financé par tous les contribuables, y proclamait : « Nous nous tenons résolument du côté de la science, en sortant du champ du débat la crise climatique, son existence comme son origine humaine. Elle est un fait scientifique établi, pas une opinion parmi d’autres. »[10]

Relisons lentement cette déclaration, et arrêtons-nous sur sa formule centrale : « sortir du champ du débat la crise climatique ». Une radio publique décide, par simple communiqué, qu’une question scientifique encore discutée dans les revues spécialisées (la sensibilité du climat au CO2, la part de la variabilité naturelle, le rôle des nuages, la fiabilité des modèles) ne sera plus discutée à l’antenne. Ce n’est pas la science qui a tranché : c’est une direction éditoriale. Et la phrase mêle habilement deux choses très différentes : l’existence d’un réchauffement, que personne ne conteste sérieusement, et son ampleur, ses causes exactes et ses conséquences, qui font précisément l’objet du débat. En fusionnant les deux, on interdit le second au nom du premier.

Radio France n’a pas inventé la méthode. En septembre 2018, la BBC diffusait à ses journalistes une note interne : « Le changement climatique étant accepté, vous n’avez pas besoin d’un « négationniste » pour équilibrer le débat. »[11] Elle comparait ensuite le contradicteur à quelqu’un qui nierait que Manchester United a gagné 2-0 samedi dernier. La complexité du système climatique terrestre est ainsi réduite à un score de football ; on mesure ici la profondeur de la réflexion épistémologique.

En France, d’autres rédactions ont suivi (Vert, Reporterre, Politis ou Socialter, parmi des dizaines d’autres), notamment en signant la « Charte pour un journalisme à la hauteur de l’urgence écologique » (2022)[12]. Dans ce sillage, le débat contradictoire, pilier du journalisme, y est qualifié de « faux équilibre ». Un concept ingénieux : il permet de présenter la censure comme une exigence de rigueur.

C’est là que l’on retrouve la cinquième règle de la propagande de guerre : monopoliser l’information, ne donner la parole qu’aux « sources et experts acceptables ». Le « consensus » affiché n’est donc pas le constat d’un accord supposé ; il est aussi un instrument pour le produire.

Le philosophe des sciences Karl Popper rappelait qu’une théorie n’est scientifique que si elle accepte d’être réfutée. Une théorie que l’on protège de la réfutation en interdisant aux contradicteurs de s’exprimer sort, par définition, du champ de la science pour entrer dans celui de la doctrine. En « sortant le climat du débat », Radio France n’a pas défendu la science ; elle l’a suspendue et niée.

Au sein du Réchauffisme, le climat ne se débat pas, parce que c’est un dogme.

4. Intimider, poursuivre, sanctionner

Après la peur et le silence vient la troisième étape : la punition.

Le 8 août 2023, dans l’émission Punchline Été sur CNews, l’économiste Philippe Herlin qualifie le réchauffement climatique d’origine humaine de « mensonge », « d’escroquerie » et de « forme de totalitarisme ». Les propos sont vifs. Ils relèvent pourtant de l’opinion, exprimée par un invité sur un plateau de débat. Saisie, l’Arcom inflige à la chaîne, le 10 juillet 2024, une amende de 20 000 euros. Le motif : avoir laissé diffuser des propos contraires au consensus scientifique sans qu’aucun contradicteur ne vienne les réfuter, en violation de l’obligation « d’honnêteté de l’information ». Le 6 novembre 2025, le Conseil d’État rejette le recours de CNews et confirme la sanction[13].

L’association QuotaClimat, à l’origine de la procédure, s’en est félicitée comme d’une première mondiale : jamais un régulateur de l’audiovisuel n’avait sanctionné financièrement une chaîne pour « désinformation climatique ». Le message adressé aux rédactions est limpide : inviter un sceptique est désormais un risque juridique et financier.

L’ironie de l’affaire mérite d’être soulignée. On reproche à CNews l’absence de contradicteur face à un sceptique. Mais nul n’a jamais exigé de Radio France qu’elle invite un contradicteur face aux climatologues alarmistes. L

Les scientifiques eux-mêmes ne sont pas épargnés. En juillet 2023, le Fonds monétaire international annule, quatre jours avant la date prévue, la conférence de John Clauser, prix Nobel de physique 2022, intitulée « Jusqu’à quel point peut-on faire confiance aux prévisions climatiques du GIEC ? ». Quelques semaines plus tôt, Clauser avait déclaré publiquement : « Je ne crois pas qu’il y ait une crise climatique. » Un prix Nobel peut donc être déprogrammé pour avoir posé une question. En Australie, le physicien Peter Ridd[14], ancien directeur du département de physique de l’université James Cook et spécialiste reconnu de la Grande Barrière de corail, a payé plus cher encore sa liberté de ton. Pour avoir mis publiquement en doute la fiabilité des travaux alarmistes sur l’état du récif, il a fait l’objet de deux ans de procédures disciplinaires, puis a été licencié en 2018 pour manquement au code de conduite de l’université. Un premier jugement, en 2019, lui a donné raison, le juge reprochant à l’université de n’avoir « pas compris le concept même de liberté intellectuelle ». Mais cette décision a été annulée en appel, et la Haute Cour d’Australie a définitivement validé son licenciement en 2021. Aux États-Unis, la climatologue Judith Curry[15], qui dirigeait l’école des sciences de la Terre et de l’atmosphère du Georgia Institute of Technology, a démissionné en 2017. Elle expliquait ne plus savoir comment conseiller ses étudiants pour qu’ils traversent sans dommage la « folie » qui s’était emparée de sa discipline, où toute déviation du consensus pouvait briser une carrière.

e.

La démonisation fait le reste : « Climatosceptique », « climato-négationniste », « complotiste », « marchand de doute », « idiot utile des pétroliers » : l’étiquette dispense de l’argument. C’est la logique de la propagande de guerre appliquée à la lettre : celui qui doute est un traître. On ne lui répond pas, on le disqualifie. On ne le réfute pas, on le sanctionne.

5. L’érosion programmée des libertés

La sanction de CNews n’est pas un accident. Elle est une étape dans la construction méthodique d’un appareil juridique destiné à encadrer la parole sur le climat.

Au niveau européen, le règlement sur les services numériques (Digital Services Act, 2022) oblige les très grandes plateformes à identifier et à atténuer les « risques systémiques » liés à la désinformation. Qui décide de ce qui relève de la désinformation ? Les autorités, et les « signaleurs de confiance » qu’elles agréent.[16]

Au niveau mondial, la COP30 de Belém a adopté en novembre 2025, pour la première fois dans l’histoire des COP, une Déclaration sur l’intégrité de l’information en matière de changement climatique. Douze États l’ont signée d’emblée, dont la France. Ils s’y engagent à « combattre » la désinformation climatique et à démanteler ses réseaux. Le Brésil a doté d’un premier million de dollars un fonds mondial consacré à cette cause[17].

Au niveau national, l’Assemblée nationale a adopté le 12 janvier 2026 une résolution « visant à garantir l’intégrité de l’information sur le changement climatique face à la désinformation climatique et aux ingérences étrangères ». Le titre est à lui seul un programme : le doute climatique y est rangé dans la même catégorie que les manipulations de puissances étrangères. Le sceptique n’est plus seulement un ignorant ; il devient un agent de l’ennemi. On reconnaît là, une fois encore, le vocabulaire de la propagande de guerre.

C’est ici que l’analogie avec la propagande de guerre prend tout son sens. La propagande de guerre ne sert pas seulement à faire accepter la guerre ; elle sert à faire accepter ce que la guerre permet : les sacrifices, les restrictions, la mise au pas de l’opinion. La « guerre contre le réchauffement » fonctionne exactement ainsi. L’ennemi est invisible, la menace est totale, le front est partout et la mobilisation est permanente.

Pour conclure

Une démocratie repose sur quelques fondements simples, parmi lesquels la libre circulation des idées, le droit de contester les vérités officielles, le pluralisme de l’information, l’égalité des citoyens devant la parole publique. Or ces fondements s’érodent dramatiquement sous nos yeux : un régulateur sanctionne une chaîne pour une opinion, un service public décrète ce qui peut être débattu, des États s’engagent à « combattre » les idées non conformes, et l’on menace de retirer à chacun, au nom de l’urgence climatique, la liberté de circuler, de se chauffer ou de se loger comme il l’entend.

La question climatique n’a pas engendré ce délitement démocratique ; elle en est, cependant, l’un des symptômes les plus évidents, et peut-être même le laboratoire. Car ce que l’on accepte aujourd’hui au nom de la planète, on l’acceptera demain au nom de n’importe quelle autre urgence décrétée par ceux qui détiennent le monopole de la parole légitime.

Le Réchauffisme ne veut pas de contradicteurs. Il veut des croyants. Il ne veut pas des citoyens qui réfléchissent et se posent des questions. Il veut des consommateurs éco-anxieux qui obéissent et s’abreuvent d’apocalypses renouvelables à l’infini.

https://www.climato-realistes.fr/le-dogme-climatique-contre-la-democratie

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le profil de l assassin de TRAPPES, un dealer schizophrène traînait « avec tout le monde, sans distinction d’origine ». Vivement les conclusions de l’enquête

Éléments confirmés (médias mainstream, PNAT, déclarations)

  • Schizophrénie : Oui. Kévin T. (39 ans) a déclaré être suivi pour schizophrénie. Sa garde à vue a été levée pour une observation psychiatrique de 48 h à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police. Des sources proches du dossier confirment le diagnostic et le traitement.⁠Leparisien
  • Consommation de drogues : Cannabis et cocaïne retrouvés dans son sang. Antécédents judiciaires pour stupéfiants, vols et conduite sous alcool.⁠Corsematin
  • Livres au domicile : Mein Kampf, une Bible et un Coran ont bien été découverts lors de la perquisition (appartement à Plaisir, déjà piégé avec des bouteilles de gaz).⁠Leparisien
  • Déclarations du suspect : Il a indiqué aux policiers avoir voulu « venger les commerçants » pillés le 17 octobre en ciblant des Noirs et des Arabes. Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête pour assassinat/tentatives en lien avec une entreprise terroriste, avec circonstance aggravante raciste. Macron et l’Élysée ont qualifié les faits d’« attentat terroriste raciste ».⁠Lejdf
  • Victime Pengo Bossio Wangi : 26 ans, combattant amateur de MMA, d’origine africaine (Congo). Sa sœur a déclaré : « J’ai la foi, je suis chrétienne, lui aussi il l’était. » Un proche a précisé qu’il n’était pas musulman.⁠Leparisien

Éléments rapportés par des proches / s Le JDD)

Un ami d’enfance interrogé par Le Journal du Dimanche décrit un profil différent du « militant d’extrême droite »:

  • Il traînait « avec tout le monde, sans distinction d’origine ».
  • Il avait tourné dans des clips de rap et cherchait parfois à se donner une image de « dur ».
  • Il dealait du cannabis dans le quartier des Saules à Guyancourt.
  • Gros consommateur d’alcool, cannabis et cocaïne. Désocialisé, sans emploi stable récent.
  • Pas de radicalité politique visible dans son entourage proche selon ce témoignage.⁠Lejdd

Points non confirmés dans les médias grand public

  • Militantisme avec France Palestine Solidarité (AFPS) : Des comptes sur X (notamment @SwordOfSalomon) affirment l’avoir identifié via reconnaissance faciale sur des photos d’un événement AFPS à Guyancourt en 2018, avec un élu de gauche local. Ces éléments circulent largement à droite, mais n’ont pas (à ce stade) été repris ni vérifiés par les grands médias ou les autorités.
  • Composition exacte des blessés : Bilan officiel = 1 mort + 5 blessés (dont une fillette de 12 ans touchée par huit balles). Les maires et médias insistent sur les origines africaines et maghrébines des victimes (un jeune de 21 ans d’origine maghrébine, des agents d’entretien « de type africain », etc.). Aucune source sérieuse ne confirme « deux Blancs et deux Noirs » parmi quatre blessés. Les tirs ont été décrits comme relativement aléatoires par certains élus.

En résumé : le profil est composite (troubles psychiatriques + drogues + antécédents de délinquance + matériaux idéologiques mixtes + déclarations ciblant explicitement Noirs et Arabes après les pillages du 17 octobre). La qualification « attentat terroriste raciste » repose principalement sur ses propres déclarations et le ciblage apparent. Les éléments sur un passé de dealer local, les clips de rap et un éventuel passé pro-palestinien restent pour l’instant dans le registre des témoignages et des réseaux, en attente de confirmation judiciaire.

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la réponse des historiens aux mensonges de Bally Bagayoko la colonisation a coûté nettement plus à la France qu’elle n’a rapporté.

Bally Bagayoko lors de la Manif anti RN à Orléans (village antifa).

« Je viens ici en tant que Français, originaire du Mali, musulman…la France n’a eu de cesse…que de piller les richesses de ces pays… »

La colonisation a coûté nettement plus qu’elle n’a rapporté. , les crédits de la France à ses colonies se sont élevés à 3 fois celui des aides US à le France de 1945 à 1955

C est un mensonge, une absurdité

La thèse de Jacques Marseille (soutenue en 1984) affirme que l’empire colonial français n’a globalement pas été une « bonne affaire » pour la métropole : il a plutôt constitué un « boulet » qui a freiné la modernisation du capitalisme français.⁠Rue-des-livres⁠Soumbala

Pendant des années, Jacques Marseille a travaillé sur la question de savoir si l’empire colonial français a plus rapporté d’argent à la métropole qu’il ne lui en a coûté. Se fiant au départ aux analyses de Lénine qui considérait le colonialisme comme la suite logique en forme de fuite en avant du capitalisme, Marseille a d’abord considéré que celle-ci avait été favorable au colonisateur au détriment du colonisé. Mais au fil de ses fort longues études, il en arriva à la conclusion inverse. La colonisation a coûté nettement plus qu’elle n’a rapporté. de 1900 à 1970, les crédits offerts par la France à ses colonies pour compenser leurs déficits se sont élevés à plus de quatre fois le montant des emprunts russes et à plus de trois fois celui des aides américaines à le France de 1945 à 1955. Outre ce qu’elles ont coûté, on peut se demander à quoi elles ont servi, quelle fonction elle ont assumée dans la croissance et les transformation structurelles du capitalisme français. Elément moteur ou frein de cette dynamique ?
« Empire colonial et capitalisme français » est un essai économique et historique majeur sur une question qui fait controverse, certains restant focalisés sur le prétendu pillage des ressources du tiers monde. Cet ouvrage est une somme, un gros pavé de 682 pages, de lecture souvent laborieuse, largement pourvu en graphiques et autres statistiques. le lecteur croule sous les chiffres et les citations. le lecteur y apprendra que le marché colonial qu’il fallut souvent soutenir face à la concurrence internationale fut inutile et même encombrant dans la mesure où il contribuait à freiner la modernisation de l’appareil productif français. Pour que cette colonisation fut vraiment bénéficiaire à la métropole il eut fallu se contenter de comptoirs commerciaux, sans véritable mise en place d’infrastructures lourdes et coûteuses, telles les routes, chemins de fer, hôpitaux, écoles, etc. Dans l’AOF (20 millions d’habitants à l’époque), la France employait beaucoup plus de fonctionnaires européens qu’il n’y en avait dans les Indes britanniques dix fois plus peuplées. Il faut dire que l’esprit socialiste du colonialisme des années 1880 à 1930, celui de Jules Ferry et autres se voulait généreux et émancipateur. Les Britanniques, eux, parlaient du « fardeau de l’homme blanc » (Kipling).

L’ouvrage et son contexte

Il s’agit de sa thèse d’État (doctorat d’État ès lettres), soutenue en 1984 à l’Université Paris I (Sorbonne) sous la direction de Jean Bouvier, et publiée la même année sous le titre Empire colonial et capitalisme français. Histoire d’un divorce (Albin Michel).⁠Wikipedia

Marseille, alors communiste, était parti dans l’intention de vérifier (et plutôt de confirmer) les thèses léninistes sur l’impérialisme comme « stade suprême du capitalisme ». Ses recherches statistiques et archivistiques (comptes de centaines de sociétés coloniales, commerce extérieur 1880-1960, archives ministérielles, etc.) l’ont conduit à la conclusion inverse.⁠Dygest

Les principaux arguments

  • Pas de moteur essentiel de la croissance française. Les colonies représentaient une part limitée du commerce global (environ 10 % avant 1914), même si elles étaient cruciales pour certains secteurs traditionnels (textiles cotonniers, certaines métallurgies, brasseries, etc.). Elles ont surtout servi de « béquille » ou de « bouée de sauvetage » à des branches peu modernes, protégées d’une concurrence qui les aurait forcées à se moderniser.⁠Alternatives-economiques
  • Un coût net important. La France a massivement financé les déficits structurels des colonies (crédits et aides). De 1900 à 1970, ces transferts auraient été plus de quatre fois supérieurs aux emprunts russes et plus de trois fois supérieurs à l’aide américaine reçue par la France entre 1945 et 1955.⁠Babelio
  • Un « divorce » croissant. Jusqu’aux années 1930, l’empire pouvait encore s’accorder avec un capitalisme français relativement archaïque et un marché intérieur limité. À partir de la crise des années 1930, puis surtout après 1945, les fractions les plus modernes du patronat et certains responsables politiques (de Gaulle, Mendès France, etc.) ont considéré que le maintien de l’empire freinait la modernisation et l’intégration européenne. La décolonisation est devenue, pour eux, un intérêt économique.⁠Rue-des-livres
  • Réfutation des schémas classiques. Contrairement à l’idée d’un « grand capital » impérialiste unifié pillant les colonies pour s’enrichir, Marseille montre l’absence d’un bloc homogène État-affaires et souligne que la conquête a souvent été plus politique et militaire que purement économique. L’opinion publique elle-même est restée longtemps indifférente, avant de se convertir tardivement à l’« idée impériale » (Exposition de 1931, etc.), alors même que les contraintes économiques devenaient plus fortes.

Nuances chronologiques

Marseille ne dit pas que les colonies n’ont jamais été utiles à certaines entreprises. Il distingue plutôt les périodes : peu ou pas rentables avant 1914 pour l’économie nationale, utiles comme débouché protégé dans l’entre-deux-guerres (surtout pendant la crise), puis clairement coûteuses et contre-productives après 1945. La croissance vigoureuse des Trente Glorieuses après les indépendances renforce son argument : la perte de l’empire n’a pas ruiné la France, elle a plutôt coïncidé avec son essor.⁠Dygest

En résumé, pour Marseille, l’empire a plus retardé la modernisation du capitalisme français qu’il ne l’a stimulée. Sa thèse reste une référence majeure dans l’histoire économique de la colonisation française, même si elle a été discutée et nuancée par la suite.

lternatives Economiques : Vous montrez que l’empire est profitable à bien des entreprises françaises avant 1930. Faut-il y déceler une confirmation de la thèse marxiste, qui voit dans le colonialisme un des soutiens essentiels du développement du capitalisme à l’âge de l’ » impérialisme  » ? Jacques Marseille : Contrairement à ce que voulaient démontrer autrefois les auteurs hostiles aux théories marxistes de l’impérialisme, mes recherches statistiques, publiées il y a près de vingt ans, soulignaient au contraire le fait que l’empire colonial était, à la veille de la Première Guerre mondiale, et plus encore par la suite, un champ privilégié de l’exportation des capitaux et un débouché essentiel pour les exportations françaises. Cette analyse était essentiellement fondée sur la désagrégation des chiffres globaux, qui, comme toujours, masquent la diversité des réalités sectorielles. Si, en 1913, les colonies représentaient à peine 10 % du commerce extérieur de la France – pourcentage inlassablement repris par les auteurs hostiles à l’analyse marxiste -, elles assuraient déjà un débouché essentiel pour l’industrie cotonnière (plus de 80 % des exportations totales de tissus de coton étaient réalisées dans l’empire), la métallurgie (70 % des locomotives exportées, plus de 50 % des rails) ou la brasserie (75 % de la bière exportée). Toujours à cette date, l’empire colonial était le deuxième fournisseur de la métropole (derrière la Grande-Bretagne, mais devant les Etats-Unis et l’Allemagne) et le troisième client (derrière la Grande-Bretagne et l’Allemagne). Et ceci à une époque où, il faut le rappeler avec insistance, le taux d’exportation par rapport au PIB était très élevé (plus de 15 %), plus élevé qu’à l’aube des années 70. A la veille de la décolonisation, ces pourcentages étaient encore plus importants, l’empire colonial représentant alors près de 40 % du commerce extérieur de la France et la moitié des capitaux exportés.

Les colonies jouent-elles pour autant un rôle essentiel dans le développement économique français ? Ces chiffres, qui pouvaient faire croire que l’analyse marxiste était juste, révèlent au contraire, en les disséquant encore davantage, que, loin d’être la proie du  » capital financier « , pour reprendre le concept clé de la théorie marxiste, l’empire était surtout la bouée de sauvetage de branches peu modernes, qui profitaient de ce débouché protégé pour retarder leur modernisation et, de ce fait, la modernisation globale de l’économie française. C’est en ce sens que, au bout du compte, ma thèse allait à l’encontre des analyses marxistes de l’impérialisme et qu’elle fut, à l’époque de sa publication, plus louangée par la droite que par la gauche.

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