Ces dangers qui nous menacent : tronçonneuses, tondeuses, aspirateurs

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Ceux qui nous gouvernent débordent d’imagination, ils viennent d’inventer le PERMIS TRONCONNEUSE y compris pour les particuliers LES EMPLOYEURS DOIVENT EGALEMENT METTRE EN PLACE  UNE FORMATION POUR L’UTILISATION DES TONDEUSES…

La dérèglementation du marché de l’emploi ne sert à rien tant que les entrepreneurs seront soumis au record du monde des normes imbéciles…

 

Belle illustration des normes qui tuent l’activité économique…Elles sont plus dangereuses que la règlementation du travail. Rien ne change dans le nouveau Monde

Demain un permis sera t-il nécessaire pour utiliser une débrousailleuse ou une tondeuse ?Ne souriez pas, à compter du mois prochain il faudra bien passer un permis de tronçonneuse . Tous les ruraux utilisent pourtant cet engin…

Les normes sont inventées à Bruxelles mais hélas elles sont démultipliées en France

Notre pays est le champion du monde en matière de normes : plus de 400 000 seraient en vigueur.

 

La dérèglementation du marché de l’emploi ne sert à rien tant que les entrepreneurs seront soumis au record du monde des normes imbéciles…

 

Usine à gaz et pompe à fric : une spécialité française

Une nouvelle formation vient d’apparaître au catalogue de plusieurs chambres d’agriculture et d’établissements scolaires : la préparation du permis tronçonneuse. Obligatoire dans plusieurs pays européens, cette certification à l’utilisation d’une tronçonneuse n’existait pas jusqu’à présent en France. Mais dans un souci d’harmonisation entre les pays, le décret sur les travaux forestiers applicable au 5 décembre 2017 (décret n° 2016-1678 du 5 décembre 2016) prévoit sa mise en place dans l’Hexagone.

Une formation coûte 250 €

Tous les utilisateurs de tronçonneuses sont concernés par ce permis, du particulier à l’entrepreneur. La certification de base est la ECC1. Ce permis est le niveau de certification minimum nécessaire pour tout utilisateur. Il vérifie les connaissances nécessaires pour la mise en œuvre et l’entretien des tronçonneuses ainsi que le tronçonnage de bois.

Cette formation dure une journée, à laquelle s’ajoute une matinée supplémentaire pour l’examen. Son coût est d’environ 250 €. Pour un usage plus professionnel des tronçonneuses, notamment pour les coupes difficiles (arbres déracinés…), trois autres permis sont proposés aux titulaires de l’ECC1. Le permis est valable à vie et les titulaires de ce précieux sésame sont inscrits sur un registre européen.

 

LE NIVEAU DE BASE POUR TOUT UTILISATEUR AVEC TARIF : ECC 1

– ECC1 – Le minimum nécessaire pour tout utilisateur professionnel ou particulier. Tout ce que l’on doit savoir pour la mise en oeuvre et l’entretien des tronçonneuses, et le tronçonnage de bois.

 

Pour un usage professionnel de la tronçonneuse, on peut passer les autres niveaux:

 

Les titulaires du Permis Tronçonneuse reçoivent une carte (format carte de crédit) qui permet d’identifier leur identité et le niveau du permis.
Ils reçoivent également une attestation sur papier.

La vérification de la régularité du Permis Tronçonneuse peut se faire sur une base de données européenne via l’internet (mise en service en 2017).

 

Les certificats sont délivrés pour la vie, ils n’expirent pas. Cependant il est fortement recommandé un recyclage tous les 3 à 5 ans pour faire en sorte que les connaissances et les compétences soient mises à jour.

 

 

RENDRE L’EMBAUCHE IMPOSSIBLE : un art français

Impossible de travailler seul

le décret précise les mesures d’organisation à mettre en œuvre en matière d’hygiène et de sécurité sur les chantiers forestiers et sylvicoles par les donneurs d’ordre, les chefs d’entreprise et les travailleurs indépendants. Il précise les règles techniques applicables, en particulier, aux périmètres de sécurité autour des zones d’abattage d’arbres ou à certains travaux particuliers comme les travaux sur terrains en pente ou les travaux de débardage par câbles. Il détermine, par ailleurs, les conditions dans lesquelles le travail isolé est admis ainsi que les équipements de protection individuelle qui doivent être portés par les opérateurs..

Les chantiers sont organisés de manière à éviter le travail isolé.
« Lorsque le travail isolé ne peut être évité, le chef d’entreprise intervenante concerné prend les mesures permettant de garantir la sécurité lors de l’exécution des travaux dont il a la charge.
« Il détermine en particulier les mesures techniques ou organisationnelles nécessaires permettant que l’alerte soit donnée en cas d’accident et que les premiers secours soient dispensés dans les plus brefs délais.

.-Il est interdit aux employeurs de faire réaliser aux travailleurs, en situation de travail isolé, des travaux sur bois chablis et d’abattage d’arbres encroués présentant des risques spécifiques, à l’aide d’outils ou de machines à main.
« Les travailleurs indépendants et les employeurs exerçant en personne leur activité sur un chantier ont interdiction de réaliser ce type de travaux dans ces mêmes conditions.

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Quand le permis de conduire n’est plus suffisant

Pour le moment les dispositions cidessous ne concernent que les entreprises :

La conduite d’engins de chantier et d’appareils de levage nécessite une formation initiale permettant de contrôler ses connaissances : le CACES. Tout conducteur doit par ailleurs posséder une autorisation de conduite délivrée par l’employeur.

l’entretien d’espaces verts réalisés au moyen d’un tracteur agricole équipé d’un accessoire tel que lame de fauchage, épareuse… nécessite la détention d’un CACES de catégorie adéquate, selon la recommandation R372 modifiée (catégorie 1 ou 8 selon que sa puissance est inférieure ou supérieure à 50 chevaux

Les balayeuses dont la vitesse est limitée à 25 km/h ne nécessitent pas d’immatriculation, de carte grise ni de permis de conduire. Hélas la  conduite d’une balayeuse automotrice à conducteur porté nécessite le CACES R 372 de catégorie 1.

Idem pour un tracteur de moins de 50 CV ; mais  pour passer le CACES R 372 de catégorie 1, il faut savoir conduire une mini-pelle… pas évident

Formation conduite d’engins de chantier tondeuse autoportée et mini tracteur <550 kg ( conduite interdite sur route)

http://www.apave-formation.com/entreprises-salaries/réglementaire/caces®%20conduite%20d%27engins/utiliser-en-securite-une-tondeuse-autoportee/LMD060.htm

Toute personne appelée à utiliser l’équipement et présentant les aptitudes médicales requises

Niveau de connaissances préalables requis

– Niveau Brevet de l’Education nationale ou équivalent. Connaissance de la langue française nécessaire à la compréhension des instructions

Autres pré-requis

– Etre apte médicalement à la conduite d’une tondeuse autoportée

Pédagogie

– Formation en salle (0,5 jour) et application pratique avec examen en continu (0,5 jour)

Modalités d’évaluation des acquis

– Contrôle des connaissances théorique et évaluation des savoir-faire

LE BETISIER DE L’UNION

Chaque année, entre 1 500 et 2 000 directives, règlements ou décisions sont en effet votées par le Conseil européen et la Commission. Une intense activité législative qui empoisonne quelquefois la vie de certains citoyens ou entrepreneurs. Allez donc demander aux maraîchers, qui doivent reléguer en deuxième choix leurs oranges un peu trop vertes, aux constructeurs automobile si leur clignotants fonctionnent à la bonne vitesse ou aux chauffeurs routiers si leur pause a été trop courte de deux minutes.

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les producteurs avaient coutume d’inscrire sur leurs bouteilles que «la consommation d’eau peut réduire les risques de déshydratation». Un règlement européen (CE 1170/2011) l’a formellement interdit.

Cette injonction faisait suite à la demande en 2008 de deux scientifiques allemands conseillant notamment des industriels de l’eau minérale. Pas moins de 21 chercheurs ont planché sur la question et ont permis à la Commission de statuer que « la réduction d’un facteur de risque de développement d’une maladie n’avait pas été démontrée » par la consommation régulière d’eau.

nouvelles règles européennes sur les aspirateurs sont entrées en vigueur

Au 1er septembre 2017, la directive européenne sur l’écoconception des aspirateurs à poussière entre dans sa deuxième phase d’application. Objectif : promouvoir des matériels plus performants au niveau énergétique.

Ainsi, la puissance des aspirateurs à poussière ne pourra pas excéder 900 W. L’échelle de notation de la performance énergétique est élargie avec l’apparition des notes A+, A++ et A+++. La consommation annuelle d’énergie des aspirateurs doit être inférieure à 43 kWh/an. Le taux de dépoussiérage sur sols textiles est limité à 75 %, 98 % pour les sols durs. L’émission de poussière ne doit pas dépasser 1 %. La directive exige un niveau de puissance acoustique inférieur ou égal à 80 dB(A) et une durée de vie utile du moteur de 500 heures au minimum. Les appareils ne répondant pas à ces critères ne pourront plus être commercialisés au sein de l’Union européenne.

Plats chauds : Avis aux vendeurs de paella sur les marchés : depuis 2005, le «paquet hygiène» de Bruxelles impose que les étals présentant des plats chauds soient maintenus en permanence à une température d’au moins 63° C.

 

Pommeaux de douche : Pour pouvoir prétendre à l’éco-label européen, ils doivent afficher un débit inférieur à 8 mètres cubes par minute

Tremblement de terre : La réglementation Eurocode 8 est stricte là-dessus : les constructions situées dans les zones non sismiques devront elles aussi respecter les normes antisismiques. Surcoût : de 1 à 5%.

Pruneaux : Leurs producteurs n’ont plus le droit d’inscrire sur les emballages qu’ils favorisent «les fonctions digestives normales», car, en la matière, l’Union européenne a décidé que la normalité «n’existait pas». Dont acte.

Tables de restaurant : La norme EN 1729 impose qu’elles fassent au moins 80 centimètres de haut, pour être jugées accessibles aux fauteuils roulants. De nombreux établissements ont dû les changer.

Banane : Les tordus qui en pincent pour les bananes biscornues devront se faire une raison : la règlementation bruxelloise n°2257/94 stipule que, pour être vendus dans l’UE, ces fruits ne doivent pas avoir de «courbure anormale».

Les chauffeurs routiers ont de quoi s’arracher les cheveux. Après exactement neuf heures de travail, ils doivent obligatoirement stopper leur trajet, sous peine de contrevenir au règlement

n°561/2006 du 15 mars 2006 établissant les règles sociales dans le secteur. Mais déjà après quatre heures et demie de conduite, un conducteur doit observer « une pause ininterrompue d’au

moins quarante-cinq minutes. […] Cette pause peut être remplacée par une pause d’au moins quinze minutes suivie d’une pause d’au moins trente minutes réparties au cours de la période », admet

Toutefois le texte. Le planning se complique au niveau de la semaine : maximum trois temps de repos journaliers réduits sont autorisés entre deux temps de repos hebdomadaires.

Les maraîchers les connaissent par coeur. Les calibres et caractéristiques des fruits et légumes sont précisément établis par le règlement d’exécution n° 543/2011 du 7 juin 2011. Prenez les agrumes par exemple. Le citron doit avoir une teneur en jus de 20% et un diamètre de 4,5 centimètres minimum, 40% de jus et 3,5 centimètres pour la clémentine, 30% de jus pour l’orange sanguine, 33% pour une orange de variété navel avec une diamètre supérieur à 5,3 centimètres. Cette dernière doit par ailleurs présenter une belle couleur orange :seuls lesfruits « dont la coloration vert clair n’excède pas un cinquième de la surface totale […]sont admis ».

Pour sortir de leur local de chantier, les ouvriers n’auront jamais à tirer la porte. Car celle-ci doit obligatoirement s’ouvrir vers l’extérieur et ne doit en aucun cas être coulissante, indique la directive 92/57/CEE du 24 juin 1992 concernant les prescriptions minimales de sécurité et de santé sur les chantierstemporaires ou mobiles. Les portes doivent en outre « être transparentes ou posséder des panneaux transparents » et les planchers « être exempts de bosses, de trous ou de plans inclinés dangereux » (attention aux accrocs dans le lino !).

 

Les clignotants ou « feux de direction » doivent répondre à des critères de couleur définis par les « coordonnées trichromatiques » précisées dans l’annexe dans la directive 2009/67/CE du 13 juillet 2009. Leur clignotement est fixé entre 60 et 120 fois par minute. Ils doivent respecter une distance minimale de 240 millimètres entre les plages éclairantes à l’avant et 180 millimètres à l’arrière. Ils peuvent être « groupés » avec un autre feu (c’est à dire dans le même boitier) mais pas « combiné » (avance la même source lumineuse). Ils sont « situés à l’extérieur des plans verticaux longitudinaux tangents aux bords extérieurs de la plage éclairante du ou des[feux de route] ». Comprenne qui pourra.

http://www.journaldunet.com/economie/magazine/1174428-20-reglementations-europeenne-absurdes-ou-etonnantes/1174758-transport-de-dechets

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Demain l’Europe des 75…Ceux qui ont détricoté les nations portent la responsabilité de l’Europe des tribus

LE BLOG DE PATRICE GIBERTIE

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Au début des années 1990, peu avant la signature du traité de Maastricht, Freddy Heineken avait exprimé son opinion sur l’intégration européenne. Le magnat de la bière néerlandaise avait émis l’idée de voir l’Europe se développer sur la base d’une nouvelle division de son territoire, régie non plus par les frontières des États nationaux,…Tel était le rève des fédéralisteseuropéens, une utopie porteuse de paix.

« Je propose une Europe unie de 75 Etats », écrivait-il dans un pamphlet publié à l’été 1992, « chacun avec une population de cinq à dix millions d’habitants ».

https://euobserver.com/opinion/117123

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Europe des tribus, crise des nations, menace des extrémismes … Nous payons aujourd’hui les erreurs de l’Europe monétariste et ce n’est que le début . IL Y A ENCORE DIX OU QUINZE  ANS CERTAINS IMBECILES SE REJOUISSAIENT DE LA MONTEE DES PARTICULARISMES REGIONAUX; Ils y voyaient la condition nécessaire à la disparition des nations et à l’avènement del’Europe fédérale

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Quand l’extrême droite rêve de faire éclater la France

 

 

 

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La crise catalane a des effets dans notre pays, elle y réveille les tentations séparatistes et les fractures du passé. Le séparatisme trouve ses racines dans l’égoïsme des tribus et les identitarismes locaux. Le séparatisme est aux antipodes de l’idéal républicain et de la nation comme projet politique vivant

Pro européenne et indépendantiste cette extrême droite rêve  de suivre les exemples catalans et écossais

Robert MENARD et une partie de l’extrême droite apportent leurs soutiens aux Catalans et aux Corses. Ensuite   la Bretagne et l’Alsace libres ???

« Vive la Catalogne libre », s’enthousiasme Robert Ménard, qui se félicitait dans un tweet de voir « l’identité plus que jamais d’actualité ».

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Et il n’est pas le seul à la droite de la droite à penser cela. Au site identitaire Breizh Info, de la « Nouvelle Droite » Alains De Benoist rejoint Robert Ménard. « On ne maintient pas de force au sein d’un pays dans lequel, à tort ou à raison, il ne se reconnaît plus, un peuple qui veut s’instaurer en État », estime-t-il. http://www.huffingtonpost.fr/2017/10/30/comment-la-catalogne-divise-lextreme-droite-francaise_a_23260402/

 

http://www.bvoltaire.fr/catalogne-merci-robert-menard-de-remettre-pendules-a-lheure/

« Qui sommes-nous pour ne pas voir que les temps changent ? « Les soubresauts de la Catalogne devraient nous interroger », estime fort justement Robert Ménard, « parce qu’il y a bien un peuple catalan, comme il y a un peuple français, un peuple corse ». Il ne m’en voudra pas d’y associer le peuple alsacien, car les choses bougent du côté de la ligne bleue des Vosges. Fatiguée d’appartenir à la Grande Nation, diluée dans le Grand Est niant son identité, l’Alsace a les mêmes démangeaisons émancipatrices que l’Écosse, la Catalogne ou la Wallonie. Même si l’Alsace est l’une des plus petites régions de France, il y a nettement plus petit qu’elle en Europe. Après tout, le Luxembourg voisin est un nain à côté de l’Alsace, 2.586 km2 contre 8.280 km2, un peu moins de 500.000 habitants contre 1.800.000 pour l’Alsace.

L’Histoire vient conforter la géographie : l’Alsace s’enorgueillit d’avoir été longtemps une région indépendante jusqu’à son annexion par la France en 1648… En ces temps bénis, Strasbourg et Mulhouse, villes libres, battaient monnaie. »

José Meidinger

L’ami de Robert Ménard n’hésite pas à se placer sous la protection de l’Europe :

« Alors, rassurez-vous, braves thuriféraires de la France « une et indivisible », cette charte des langues minoritaires n’a rien d’un texte révolutionnaire – le Conseil de l’Europe ne pose pas de bombes –, il s’agit simplement d’assurer un minimum vital de protection juridique, de reconnaissance et de soutien à leurs langues et cultures régionales que réclament Alsaciens, Basques, Bretons, Catalans, Corses, Flamands et Occitans. La France, en signant la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, appliquerait enfin chez elle ce qu’elle prêche à l’étranger quand elle défend la francophonie au Québec ou en Louisiane. »

José MEIDINGER a été par ailleurs attaché de presse de Pierre PFLIMLIN durant sa présidence européenne et directeur de la Communication de la Ville de Strasbourg auprès de Marcel RUDLOFF.

Il a écrit « Elle nous prend pour des Boches! : un Alsacien en colère »

  « Les célébrations unanimistes du 70ème anniversaire de la Libération ont été la goutte d’ouzo ou de schnaps qui a fait déborder le vase… L’Alsace repeinte en tricolore depuis la Libération, ripolinée en bleu- — blanc-rouge, la belle affaire ! Que d’énormités, d’oublis, que de mensonges ou de contre-vérités n’a-t-on entendus, écrits ou distillés sur cette période de l’après-guerre, sur ce difficile « retour » de l’Alsace à la France… Depuis la Libération, l’Alsace s’est souvent rachetée une virginité, une bonne conscience à bon compte, anesthésiée par ses politicards franchouillards, plus Hourrah Franzosen que les Français eux-mêmes qui en retour, continuent de nous prendre pour des Boches. « Mange ta choucroute et tais-toi ! » écrivait l’ami Martin Grafi Mais la choucroute est devenue aigre ! Que sont nos empêcheurs de « choucrouter » en rond devenus »

L’extrême droite maurassienne a toujours détesté le principe  de la République une et indivisible

Pour Maurras, critiquant l’assujettissement des collectivités locales à l’État central, la décentralisation est “une très belle chose sous un très méchant mot”. Si le nombre et le poids des syllabes du terme ne lui conviennent pas, il voit dans la décentralisation un dessein visant “à reconstituer la patrie, à lui refaire une tête et un corps vigoureux” permettant un “retour à nos lois naturelles et historiques”. Aux communes doivent revenir les affaires communales, aux provinces les affaires provinciales, et à l’État, ou plutôt aux “organes supérieurs de la Nation”, la responsabilité de la destinée nationale.

« Qui veut réaliser le programme nationaliste doit commencer par une ébauche de fédération […] l’État redevenu la Fédération des régions autonomes. »

Une fédération de provinces incarnée dans une monarchie pourrait redonner toute sa substance à un “pays réel” désagrégé par le “pays légal”.

Robert Menard  est à l’origine  de «  Les Amoureux de la France »  une organisation lancée avec Nicolas Dupont-Aignan ( ‘Robert, c’est Jeanne d’Arc ! ») , Jean-Frédéric Poisson et son épouse, Emmanuelle Ménard

Ses alliés partagent ils les idées de M MENARD ?

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http://www.huffingtonpost.fr/2017/10/30/comment-la-catalogne-divise-lextreme-droite-francaise_a_23260402/

L’unité de la France a toujours été fragile  Comme l’a analysé Fernand Braudel, derrière l’apparence de l’unité issue de la construction monarchique et de la Révolution, l’identité de la France se caractérise d’abord par une variété sans équivalent.
« Le premier point important, décisif, c’est l’unité de la France. Comme on dit au temps de la Révolution, la République est « une et indivisible ». Et on devrait dire : la France une et indivisible. Or, de plus en plus, on dit, en contradiction avec cette constatation profonde : la France est divisible. C’est un jeu de mots, mais qui me semble dangereux. Parce que la France, ce sont des France différentes qui ont été cousues ensemble. Michelet disait : c’est la France française, c’est-à-dire la France autour de Paris, qui a fini par s’imposer aux différentes France qui, aujourd’hui, constituent l’espace de l’Hexagone.

La France a dépensé le meilleur de ses forces vives à se constituer comme une unité ; elle est en cela comparable à toutes les autres nations du monde. L’oeuvre de la royauté française est une oeuvre de longue haleine pour incorporer à la France des provinces qui pouvaient pencher de notre côté mais avaient aussi des raisons de ne pas désirer être incorporées au royaume. Même la Lorraine en 1766 n’est pas contente de devenir française. Et que dire alors des pays de la France méridionale : ils ont été amenés dans le giron français par la force et ensuite par l’habitude.

II y a donc dans l’identité de la France ce besoin de concentration, de centralisation, contre lequel il est dangereux d’agir. Ce qui vous suggère que je ne vois pas la décentralisation d’un oeil tout à fait favorable. Je ne la crois d’ailleurs pas facile. Je crois que le pouvoir central est tel que, à chaque instant, il peut ramener les régions qui seraient trop égoïstes, trop soucieuses d’elles-mêmes, dans le sens de l’intérêt général. Mais c’est un gros problème.

La seconde chose que je peux vous indiquer, c’est que, dans sa vie économique, de façon curieuse, depuis la première modernité, la France n’a pas su réaliser sa prospérité économique d’ensemble. Elle est toujours en retard, pour son industrialisation, son commerce. Cela pose un problème d’ordre général. Et d’actualité, si cette tendance est toujours valable. Comme si, quel que soit le gouvernement, la France était rétive à une direction d’ordre étatique.

Or la seule raison que je vois qui soit une raison permanente est que l’encadrement capitaliste de la France a toujours été mauvais. Je ne fais pas l’éloge du capitalisme. Mais la France n’a jamais eu les hommes d’affaires qui auraient pu l’entraîner. Il y a un équipement au sommet, au point de vue capitaliste, qui ne me semble pas parfait. Nous ne sommes pas en Hollande, en Allemagne, aux Etats-Unis, au Japon. Le capitalisme est avant tout, pour moi, une superstructure et cette superstructure ne réussit pas à discipliner le pays jusqu’à sa base. Tant mieux peut-être ou tant pis, je n’en sais rien. Mais l’inadéquation de la France à la vie économique du monde est un des traits de son identité.

Dernier trait : la France ne réussit pas au point de vue économique ; elle réussit au point de vue politique de façon limitée parce qu’elle triomphe, précisément, dans ses propres limites. Toutes ses sorties en dehors de l’Hexagone se sont terminées de façon malheureuse, mais il y a un triomphe permanent de la vie française, qui est un triomphe culturel, un rayonnement de civilisation.

L’identité de la France, c’est ce rayonnement plus ou moins brillant, plus ou moins justifié. Et ce rayonnement émane toujours de Paris. Il y a aussi une centralisation très ancienne de la culture française. Bien sûr, il existe bien d’autres conditions : triomphe de la langue française, des habitudes françaises, des modes françaises, et, aussi, la présence, dans ce carrefour que la France est en Europe, d’un nombre considérable d’étrangers. Il n’y a pas de civilisation française sans l’accession des étrangers ; c’est comme ça.

Le gros problème dans le monde actuel est de savoir comment la société française réussira ou non à accepter ces tendances et à les défendre si nécessaire ; si vous n’avez pas, par exemple, une politique de rayonnement à l’égard de l’Europe et du monde entier, tant pis pour la culture française.

La langue française est exceptionnellement importante. La France, c’est la langue française. Dans la mesure où elle n’est plus prééminente, comme ce fut le cas aux XVIIIe et XIXe siècles, nous sommes dans une crise de la culture française. Avons-nous les moyens de remonter la pente ? Je n’en suis pas sûr, mais j’ai quelque espoir. L’empire colonial que nous avons perdu est resté fidèle à la langue française. C’est vrai aussi des pays de l’Est, de l’Amérique latine.

L’identité française relève-t-elle de nos fantasmes collectifs ? Il y a des fantasmes et il y a autre chose. Si j’ai raison dans ma vision de l’identité française, quels que soient nos pensées, nos fantasmes, il y a une réalité sous-jacente de la culture, de la politique de la société française. J’en suis sûr. Cette réalité rayonnera ou ne rayonnera pas, mais elle est »

Fernand Braudel,

 

Une multiplication de partis indépendantistes identitaires et… pro européens

 

 

Unser Land « est un mouvement politique alsacien fondé en 2009 par Jean-Georges Trouillet. Il est présidé depuis 2011 par Andrée Munchenbach. Unser Land a pour but la représentation politique du peuple alsacien – Alsaciens d’origine et d’adoption – et de ses intérêts. Il œuvre à la constitution et à l’épanouissement d’une Alsace autonome au sein d’une Europe des Peuples et des Régions,à l’application du principe de subsidiarité cher à Maurras

Tout le monde en convient, l’Alsace possède une histoire, une culture et une langue différentes du reste de la France. L’Alsace forme en fait une nation, c’est-à-dire une communauté humaine ayant conscience d’être unie par une identité historique, culturelle et linguistique et manifestant la volonté de vivre ensemble. Partant de là, nous définissons comme Alsacien toute personne se reconnaissant dans l’identité historique, culturelle et linguistique de l’Alsace, quelle que soit son origine.

La nation alsacienne a le droit de vivre. Les Alsaciens ont le droit de se gouverner eux-mêmes et de donner un avenir à leur langue. Pour cela, il est indispensable que l’Alsace obtienne un statut particulier afin qu’elle puisse gérer elle-même les compétences vitales à son existence: éducation, langue, impôts, institutions locales. La nation alsacienne est diverse mais doit être unie. Si l’hospitalité est un devoir pour les Alsaciens, l’intégration est également un devoir pour les nouveaux arrivants – d’outre-Vosges et d’ailleurs. Car pour avoir un avenir, l’Alsace doit être capable de créer de nouveaux Alsaciens. Néanmoins, les identités s’additionnent et ne s’excluent pas : on peut tout à fait être Alsacien sans devoir forcément renoncer à une autre appartenance.

Enfin, être Alsacien, c’est également être citoyen européen et citoyen du monde. Il en découle un devoir de solidarité et d’entraide entre Alsaciens mais également vis-à-vis de tous les peuples. »

 

 

 Strollad Breizh Dizalc’h (SBD) – le parti de la Bretagne libre. « Tel est le nom d’un nouveau parti politique indépendantiste breton, qui veut placer au centre du débat la priorité à l’emploi et au logement pour les Bretons – inspiré en cela des dernières décisions votées par l’Assemblée de Corse.

Strollad Breizh Dizalc’h a été fondé notamment par Bertrand Deléon, militant indépendantiste historique . Voici les valeurs fondatrices du parti, adressées à la presse :

L’indépendance définit l’objectif principal du parti. Ses valeurs s’articulent autour de ce point central, présent dans toutes ses communications.

Le parti refuse tous les extrêmes. L’idée d’indépendance, de souveraineté est un projet légitime, logique et nécessaire pour tout territoire comportant une histoire, une nation ancienne, et un destin commun. L’humanisme passe par la défense de la communauté nationale et la protection des femmes et des hommes qui la constituent quelles que soient leurs origines, leur religion ou leurs croyances, leurs opinions ou leur orientation sexuelle.

Tout individu est accepté dans le parti sous les deux seules conditions de partager l’ensemble des valeurs cadres exprimées par la présente charte et de n’adhérer à aucun autre parti politique (autrement dit, les doubles adhésions ne sont pas autorisées dans Strollad Breizh Dizalc’h) ;

:

La priorité d’embauche pour les résidents bretons, les membres de leur famille expatriée et toute personne extérieure, conjoint-e-s ou s’engageant clairement à œuvrer pour l’emploi ou l’identité bretonne ;

Un statut de résident permanent pour limiter la spéculation immobilière et permettre aux actifs de se réapproprier nos villes et villages »

Adsav (PPB), est le Parti de l’indépendance bretonne. « Son objectif est la création d’un Etat indépendant breton.

En tant que parti nationaliste, il veut protéger l’identité bretonne et défendre les intérêts du peuple breton. Adsav (PPB), parti politique breton, entend présenter un programme cohérent et original aux interrogations des Bretons et des Bretonnes.Les bretons découvriront un parti différent des autres partis politiques en Bretagne.

Trop souvent les défenseurs de l’identité bretonne ont été ou sont tributaires des modes et des idées dominantes, oubliant souvent de forger leur propre vue des choses et restant de ce fait dépendants de systèmes mentaux qui les aliènent ou les nient A bien des égards leur incertitude idéologique ruine l’importance de leur combat, les réduisant en inoffensifs objets de folklore, quand elle ne les amène pas à se replier sur des activités sans portée, Adsav (PPB) n’est pas un parti de compromissions, ni un parti protestataire qui ne chercherait qu’à témoigner, à se justifier, ou pire, à prendre on ne sait quelle revanche sur l’histoire.

C’est un parti qui reste fidèle à son programme et à ses engagements. Un parti breton et européen. Un parti qui défend les intérêts du peuple breton et des peuples européens. Un parti d’avenir enraciné dans un passé glorieux. »

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MACRON /ECOLE DE COMMERCE : LA TRAHISON AMOUREUSE

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LA REFORME de l’apprentissage sera fatale aux formations les plus performantes               ( écoles et universités )et les plus ouvertes socialement

 

Emmanuel Macron agit vite, le secteur du crowfunding et tous ceux qui s’intéressent au financement des pme sont sidérés par l’impréparation de la suppression de l’ISF et l’absence de mesures d’accompagnement …

 

Nouvelle bombe à retardement, la réforme de l’apprentissage : elle menace directement les écoles de commerce et les formations en alternance post bac des Universités .

La CGE ajoute que les sommes en jeu correspondent en volume au montant des bourses des écoles, et que le gouvernement mettrait ainsi un frein à leur ouverture sociale. D’autres pointent le fait que la réforme du gouvernement porterait « un coup d’arrêt à l’évolution de l’apprentissage dans les écoles ». Ces dernières accueillent aujourd’hui 70.000 apprentis, soit 11 % de leurs étudiants, selon la CGE. Avec un objectif de 25 % en 2025.

 

Les écoles ont beaucoup souffert avec la remise en question de la césure.

CETTE PERIODE DURAIT TRADITONNELLEMENT UN AN ENTRE LA DEUXIEME ET LA TROISIEME ANNEE ET ELLE PRENAIT LA FORME D’UN STAGE

La loi sur les stages a changé la donne : un stage ne peut durer plus d’un semestre et il doit être précédé d’une période de formation de 200 heures.

PAS DE PROBLEME POUR FAIRE UNE CESURE DE SIX MOIS SANS FORMATION MAIS DOUZE MOIS C’EST ILLEGAL

Nombreuses sont les écoles qui prennent le risque de l’illégalité  ET QUI FONT FAIRE UN STAGE UNIQUE DE 12 MOIS !!!

La solution : six mois de stage et six mois d’échange académique

LES DIFFÉRENCES ENTRE LA FRACTION RÉGIONALE, LE QUOTA ET LE HORS-QUOTA (BARÈME)

La Conférence des grandes écoles rappelle que la réforme de l’apprentissage réalisée en 2014 a déjà réduit les recettes des écoles et impliqué une hausse d’environ 17 % des frais de scolarité dans ces établissements.

Suite à la réforme 2015, laTaxe d’Apprentissage correspond à 0,68% de la masse salariale brute de l’année N-1 de l’ entreprise. Cet impôt se décompose ensuite en trois parties :

  • La Fraction régionale pour l’apprentissage (51 %) qui bénéficie aux Conseils Régionaux.
  • Le Quota (26 %) à destination des Centre de Formation d’Apprentis. Les écoles qui disposent d’un CFA SONT PEU NOMBREUSES (essec  Edhec, Neoma, tbs) mais en partie protégées des effets de la réforme

La fraction « quota » est dédiée au financement des formations par apprentissage dans les CFA et les sections d’apprentissage.

Les entreprises qui emploient des apprentis doivent verser pour chacun d’eux un montant correspondant au coût de la formation qui est indiquée sur la liste publiée par le Préfet de région (ou à défaut de publication des coûts, au moins 3 000 euros au CFA d’inscription de l’apprenti, dans la limite du quota disponible.) Mais les sommes perçues au titre du quota peuvent se révéler insuffisantes Les formations en apprentissage peuvent toutefois bénéficier du hors quota, sous certaines conditions. Les entreprises peuvent accorder des subventions aux centres de formation d’apprentis et aux sections d’apprentissage au titre du hors quota : lorsque le montant déjà versé, au titre du concours obligatoire, est inférieur au coût de la formation suivie par le jeune,

  • Le Barème (23 %), également appelé Hors-Quota, en direction des formations hors apprentissage

https://youtu.be/wXBOp4w1Hg8

C’ est un complément essentiel au budget pour financer du matériels à visée pédagogique de qualité en vue de réaliser des actions de formation, Les frais de stages organisés en milieu professionnel dans le cadre de l’enseignement scolaire et universitaire

LES ECOLES QUI NE DISPOSENT PAS D’UN  CENTRE DE FORMATION POUR APPRENTIS (cfa) NE PEUVENT PERCEVOIR DE REVENUS DE LA TAXE EN DEHORS DU HORS QUOTA

Sans ce hors quota elles ne peuvent mettre en place de programme en apprentissage

Sont concernées : beaucoup d’écoles dont Grenoble et les masters universitaires (Dauphine…)

 

 

 

LE GOUVERNEMENT VEUT SUPPRIMER LE HORS QUOTA 
Avec la réforme de l’apprentissage, les écoles de management et d’ingénieurs redoutent de perdre 10 à 20 % de leur budget. Les frais de scolarité pourraient alors s’envoler, préviennent-elles.

C’est une piste de travail du gouvernement qui inquiète les grandes écoles : une part de la taxe d’apprentissage, qui leur est allouée, pourrait être supprimée. Cette part, appelée « hors quota », est versée par les entreprises pour financer des formations hors apprentissage ou pour compléter les coûts de formation en apprentissage. Ce « hors quota » représente 23 % des recettes de la taxe d’apprentissage, et une partie – de l’ordre de 130 millions d’euros – revient aux écoles de management et d’ingénieurs. Cela représente 10 à 20 % de leur budget, s’alarme la Conférence des grandes écoles (CGE).

Les écoles peuvent utiliser comme Grenoble ce hors quota pour former des apprentis mais d’autres la touchent et ne forment pas d’apprentis comme Lyon

La logique de la réforme, réservera totalité de la taxe à la formation d’apprentis ce qui est légitime mais concentrera ces formations en faveur de licences professionnelles en trois ans, ce qui l’est moins.

« Nous créerons ainsi une plus grande continuité entre l’enseignement dispensé dans les lycées professionnels et celui qui est proposé à l’université. Aujourd’hui, la licence professionnelle n’est proposée qu’en 3e année d’université. Demain, l’alternance pourra se faire sur les trois années de la licence professionnelle.

Nous agirons pour que l’alternance devienne la voie d’accès dominante aux emplois de qualification moyenne.

Nous instaurerons ainsi un quasi-monopole de l’alternance comme voie d’accès aux emplois de qualification moyenne. »

Loïck Roche (GEM) : «Avec la réforme de l’apprentissage, des grandes écoles pourraient disparaître»
« Cette part est essentielle pour la pérennisation des écoles de management. Car, d’ici trois à quatre ans, ces dernières ne toucheront plus d’argent public ni de subventions de qui que ce soit – villes, départements, régions, chambres de commerce, etc. Autrement dit, on ne pourra s’en sortir qu’avec les frais de scolarité et les actions faites avec les entreprises – les chaires, la formation continue, les fondations… et la taxe d’apprentissage. Si la réforme de l’apprentissage débouche sur la suppression du « hors quota » pour les écoles, il en manquera à l’arrivée…

 

Pour s’en sortir, il faudrait augmenter l’ensemble des frais de scolarité de 10 à 15 %, mais cela ne ferait que colmater une brèche, et n’augmenterait pas nos capacités à investir. En prenant l’argent aux grandes écoles pour le mettre ailleurs, on détruirait le système des grandes écoles de management, alors même qu’elles sont un des pans majeurs, avec l’université, de l’enseignement supérieur et de la notoriété de la France à l’international.

Il y a peu de secteurs où la France peut se prévaloir d’avoir des acteurs classés parmi les quatre ou cinq meilleurs mondiaux. Les écoles de management font partie des succès de la France. Et ces écoles n’offrent pas une vie dorée où on viendrait travailler à 12 heures et d’où on en repartirait, en Porsche, à 16 heures..

Chaque jour, on se bat pour poursuivre notre business, parce qu’on n’a pas d’argent, parce que ce que font les écoles françaises – sous-capitalisées par rapport à leurs concurrentes internationales – relève de l’exploit. On travaille avec des bouts de ficelle. Et la suppression du « hors quota » apparaît comme une menace, à un moment où les écoles n’ont jamais eu autant besoin d’argent – car mettre un peu d’intelligence artificielle et de réalité virtuelle dans nos enseignements pour faire face à la concurrence internationale coûte cher.

Les plus grosses s’en sortiraient, en augmentant leurs frais de scolarité ou en faisant appel à leur fondation. Celles qui trinqueraient seraient les écoles moyennes – celles qui sont situées au-delà de la cinquième place – qui n’ont pas les moyens d’augmenter de façon importante leurs frais de scolarité, car les étudiants ne seront pas prêts à les payer. Il leur faudrait alors prendre des mesures radicales qui, souvent, ne prennent pas soin du maintien de la qualité. Une suppression du « hors quota » serait une faute politique. »

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Des groupes multipartites seront mis en place et seront chargés des diagnostics sur les questions relatives au fonctionnement de l’apprentissage (parcours de l’apprenti, statut, organisation des centres de formation, organisation des diplômes et titres, mode de financement) et proposeront des orientations.

Autre point qui devrait figurer au menu des discussions : une meilleure orientation de la taxe d’apprentissage et des aides à l’apprentissage.

Pour la formation professionnelle comme pour l’apprentissage, la feuille de route présentée par le gouvernement laisse aux différentes parties prenantes trois mois pour achever leurs travaux.

Les écoles auront du mal à se faire entendre car les Think thanks macroniens sont à l’origine de la réforme , Terra Nova et l’Institut Montaigne.

Mais les deux think tanks publient mercredi une note en faveur du développement de l’apprentissage. Car même si tout le monde semble d’accord sur les bienfaits de ce mode de formation, cela fait trente ans qu’il ne décolle pas. Ce travail est signé par Jean-Pierre Boisivon, ex-directeur de l’Essec, et Henri Lachmann, président de Schneider Electric.

« Mais cela fait plus de vingt ans que le nombre d’apprentis stagne en France, alors que ce mode de formation est à l’origine du faible taux de chômage des jeunes en Allemagne (7% contre 25% chez nous). Nous avons 440 000 apprentis, les Allemands en ont 1 400 000. Notre retard est d’autant plus choquant que nos entreprises versent chaque année 3 milliards d’euros en faveur de l’apprentissage. Mais seul un tiers de cette somme va aux moins qualifiés. Le reste est «détourné en toute légalité au profit des universités et des grandes écoles» déplore un spécialiste de la question, Henri Lachmann, qui a conduit une grande mission sur ce sujet en 2005, restée sans suite »

http://www.liberation.fr/debats/2017/06/22/le-macronisme-sous-produit-de-nos-ecoles-de-commerce_157883

 

 

ILS L’ONT TANT AIME

Emmanuel Macron n’a pas fait d’école de commerce, pourtant il est souvent présenté comme le parfait produit de ces établissements

 

Emmanuel Macron jouant contre les écoles de commerce ? Une véritable trahison amoureuse compte tenu du soutien  sans faille du milieu au style du candidat devenu président…

http://www.20minutes.fr/elections/2058667-20170428-presidentielle-costard-cravate-start-up-tableur-excel-france-macron-ecole-commerce-geante

 « Le candidat d’En marche ! fait un carton chez les winners de demain. Selon le scrutin mené par la Fédération des Tribunes Étudiantes au sein des sept meilleures écoles de commerce de France avant le premier tour, Macron frôle la majorité absolue avec 49 % des voix, loin devant François Fillon et ses 26 %.

 EM, comme Emmanuel Macron, EM comme En Marche, soit. Mais surtout EM comme école de management. Et puis la révélation devant nos yeux ébahis, le jour du meeting à Bercy. Macron qui cite Diderot écrivant à sa maîtresse, et le public qui siffle avant d’entonner l’inénarrable, l’insupportable, le détestable, « Popolopopopo » sur l’air des White Stripes. Tout s’assemble dans notre cerveau :

  • Les « helpers » (pas les « volontaires », les « helpers ») qui sourient tout le temps et à tout le monde lors des rassemblements
  • Les discours à mi-chemin entre un cours de yoga et une conférence de chaire entrepreneuriale où on se tape sur le cœur à la fin comme dans le Loup de Wall Street
  • Les filles en tee-shirts rose de week-end d’intégration dans les tribunes
  • Les mecs en costard sans cravate qui se donnent l’air d’avoir créé trois start-up le matin avant de faire de l’entreprenariat social l’après-midi à son QG
  • Les goûts musicaux de chiotte calés sur la playlist des NRJ Music Awards 2011
  • Macron qui fait des likes sur Insta en faisant un bottleflip avec une pauvre bouteille d’eau (la semaine passée) »

Autre témoignage de cet amour passé, celui de  Patrick Fauconnier , Fondateur du magazine «Challenge»

« Depuis 1968, ces établissements forment des milliers de petits Macron, jeunes entreprenants, bilingues, ouverts sur la mondialisation.

Le triomphe d’Emmanuel Macron est significatif d’une évolution sociologique lente mais profonde, intervenue en France ces cinquante dernières années, liée à la formation des jeunes. Notre université est à la traîne des grandes universités étrangères, ce qui explique une bonne part de notre record de chômage des jeunes. En revanche, la France a musclé un réseau d’une cinquantaine d’écoles de management qui ont formé des bataillons de jeunes cadres et dirigeants adaptés à la mondialisation. Ces écoles ont quadruplé leurs effectifs en quelques décennies. Une école comme l’Edhec a presque autant d’étudiants que l’université Paris-Dauphine. Et ces écoles – les Français l’ignorent totalement – sont parmi les meilleures du monde. Ce sont des Anglo-Saxons qui le disent, à travers les palmarès établis chaque année par le célèbre Financial Times. Alors qu’il ne figure aucune université française dans les 100 premières mondiales du très respecté palmarès du Times, pour les masters en management, nous plaçons trois écoles de commerce dans les cinq meilleures mondiales du Financial Times. Aucun autre pays ne fait mieux.

Bien qu’il soit énarque, Emmanuel Macron est un peu le champion de ce qu’ont produit, depuis des décennies, ces écoles : des centaines de milliers de jeunes entreprenants, pragmatiques, bilingues, ouverts sur la mondialisation. Beaucoup se sont hélas expatriés, déçus par le marasme économique français. Mais ils ont contribué à modifier en profondeur la mentalité d’un pays réputé allergique à l’économie de marché. Optimistes, sans frontières, très nombreux à créer des entreprises, ils sont au cœur de l’essor de la «French Tech» et ont été un vecteur d’américanisation de la société française en faisant du pragmatisme une de leurs valeurs clés. »

https://www.citizencall.fr/blog/taxe-apprentissage-peur-grandes-ecoles/

 

https://fr.linkedin.com/pulse/fran%C3%A7ois-fillon-de-quelle-le%C3%A7on-es-tu-le-nom-loick-roche

 

 

 

 

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Interdire une  croix brejnévienne en Bretagne et promouvoir la zoophilie à Paris…

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Chaque fois qu’une œuvre d’art moderne ne me touche pas positivement …je ne comprends rien à rien …

Un Christ qui baigne dans la pisse, un vagin de la Reine, un lustre en tampons hygiéniques …de l’art respectable.

http://www.lesinrocks.com/2011/04/18/actualite/le-saccage-du-piss-christ-revelateur-dune-france-haineuse-1116576/

http://www.lemonde.fr/m-moyen-format/article/2015/06/12/l-art-des-scandales-a-la-francaise_4653021_4497271.html

 

SOIT ….

Je ne comprends pas  la glorification de la zoophilie près de Beaubourg

« le « Domestikator » ne plaît pas à tout le monde. Après avoir été refusée par le Louvre pour figurer à la Foire internationale d’art contemporain (Fiac), la sculpture, provisoirement exposée au Centre pompidou à Paris, est pointée du doigt par la SPA. La Société protectrice des animaux estime que cette oeuvre, qui évoque la position de la levrette, représente « un acte zoophile ».

La SPA a demandé mardi 24 octobre le « retrait immédiat » de cette sculpture qu’elle qualifie « d’abjecte ». Haute de 12 mètres, constituée de briquettes façon Lego, elle a été réalisée par l’artiste néerlandais Joep Van Lieshout. Selon son créateur, il s’agit « d’une allégorie du viol de la nature par l’homme ».

Dans une lettre ouverte adressée au président de la République, au Premier ministre et à la ministre de la Culture, la SPA dénonce « une sculpture abjecte représentant un acte zoophile ouvertement revendiqué par son auteur sur une chaîne de télévision (dans l’interview ci-dessus donnée à ‘Quotidien’, ndlr) ».

La SPA demande le retrait immédiat d’une sculpture abjecte représentant un acte zoophile devant Beaubourg 

« Doit-on rappeler que les actes de zoophilie, et les ignobles trafics d’animaux qui y sont liés, sont considérés comme des sévices graves par la loi française et punis de deux ans d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende ? Rien n’interdit à un artiste de représenter sa vision du monde, mais rien n’oblige l’État et ses représentants à en faire la publicité. Exigez dès à présent de Beaubourg le retrait rapide de cette sculpture ! », demande la SPA.

Pour Bernard Blistène, directeur du musée national d’art moderne du Centre Pompidou, l’œuvre de Van Lieshout est « une magnifique utopie en prise avec l’espace public ».

 

NEWS :  Statue Jean-Paul ll - Ploermel - Bretagne - 05/05/2015

Mais une croix en Bretagne ? une atteinte insupportable à la laïcité selon le Conseil d’Etat ? Ah ????

La statue, don de l’artiste russe Zourab Tsereteli, avait été installée sur une place de Ploërmel sous une arche surmontée d’une croix, après une délibération de la commune du 28 octobre 2006.

Tsereteli, lié au FSB (ex-KGB), toujours fan de Staline dont il fête l’anniversaire tous les ans. Et de Poutine qu’il a sculpté en judoka,

Dernier représentant du « réalisme soviétique » l’artiste ne manque pas d’ennemis !

http://www.louvrepourtous.fr/L-art-officiel-russe-dans-toute-sa,469.html

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« Mais il est surtout l’ami de Iouri Loujkov, tout-puissant maire de Moscou qui voit en lui « un créateur de beauté », l’imposant partout dans la capitale. Au point que ses détracteurs en arrivèrent à dénoncer la « tsérétélisation » de la capitale russe. En 1999, Loujkov le nomma directeur du tout nouveau Musée d’art moderne de Moscou, lui permit d’ouvrir en 2001 son propre musée dans le Palais Dolgorukov adjacent à celui de l’Académie – « galeries des horreurs et des conventions en plein centre de Moscou » pour Lorraine Millot de LIBÉRATION  -, et lui confia moults projets urbanistiques. La ville croule désormais sous ses ensembles sculpturaux controversés pour leur style pompier néo-réaliste du plus mauvais goût parmi lesquels on trouve une fontaine clown ou une Lady Diana . L’artiste partagerait avec le maire quelques affaires, autour des fonderies d’où sortent justement ces centaines de tonnes de bronze « 

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Pauvre Jean Paul II , les édiles de PLOERMEL  ONT CHOISI UN PUR BREJNEVIEN pour lui rendre hommage ….Comment  pourrait il y avoir la moindre symbolique religieuse  avec un tel artiste  QUI FAIT DES BUSTES DE STALINE

Le pape polonais ne doit pas apprécier la plaisanterie …

Au mieux l’arche et la croix qui la surplombe évoquent le signe féminin inversé, je ne trouve rien de beau ni de mythique dans cet ensemble

Que cela puisse choquer les amoureux du Beau , peut-être mais des libres penseurs ????Il n’y a rien de religieux ,c’est une œuvre d’art , moderne de surcroit

 

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Et Pourtant…

« Dès lors que la croix constitue un signe ou un emblème religieux au sens de l’article 28 de la loi du 9 décembre 1905 et que son installation par la commune n’entre dans aucune des exceptions ménagées par cet article, sa présence dans un emplacement public est contraire à cette loi », a expliqué le Conseil d’Etat dans un communiqué.

Etrange, si les œuvres d’art représentant ses signes religieux sont illicites alors il va falloir détruire

 

 

Une bonne partie du patrimoine culturel du pays ?

 

La décision du conseil d’ETAT est contraire aux traités signés par la France

Aux termes de l’article 15  du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels de 1966, entré en vigueur le 3 janvier 1976 : « Les États parties au présent Pacte s’engagent à respecter la liberté indispensable à la recherche scientifique et aux activités créatrices ».

De même, l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966, entré en vigueur le 23 mars 1976, prévoit quant à lui que : « Toute personne a droit à la liberté d’expression », qui « comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières sous formes orale, écrite, imprimée ou artistique […] ».

La France a adhéré à ces deux traités en 1980.

Amusant encore en 2016  pour lutter contre les campagnesmenées contre les horreurs del’art moderne le gouvernement Hollande a fait voter une loi sur la liberté de la créationartistiqyue .

« Qui l’eût cru ? Qui aurait pu imaginer une journée aussi tranquille à l’Assemblée nationale, lundi 28 septembre, alors que démarrait l’examen en première lecture du projet de loi relatif à la création artistique, à l’architecture et au patrimoine ? Pas de propos enflammés contre l’art contemporain, ni de véritable querelle sur l’article 1, aussi central que symbolique, qui stipule : « La création artistique est libre ». Adopté en trente minutes, un peu avant 20 heures, dans un Hémicycle qui comptait à peine une vingtaine de députés !

Une personne qui aurait « débarqué » à l’Assemblée nationale, tel un Candide, n’aurait pas pu se douter que, depuis des mois, en France, des élus conservateurs ou d’extrême droite, ainsi que des associations, se battent pour empêcher la diffusion d’œuvres, dès lors que la sexualité ou le genre y sont abordés sans tabou. Sans doute l’opposition a-t-elle tenu certaines de ses troupes.

La liberté des artistes vaut bien une loi

Il faut dire, aussi, que le rapporteur du projet de loi, Patrick Bloche (PS), veillait au grain : il avait pour mission de faire adopter un article 1 « nickel chrome », et de rejeter tout amendement qui aurait pu polluer la « pureté » de la phrase. La ministre de la culture et de la communication, Fleur Pellerin, a répété que « c’est dans la sobriété que cet article tire sa force ». La ministre a évoqué cette société « frileuse » qui « voudrait arrêter la marche du temps », entonne « le chant du repli » et « craint par-dessus tout l’effacement ».

Je ne comprends pas la décision du conseil d’ETAT ? Les défenseurs de l’œuvre n’avaient peut-être pas d’avocat ? Ont-ils eu honte et donc ils auraient oublié de préciser qu’il s’agissait d’une œuvre d’art ???

Leurs adversaires voulaient ils ridiculiser le principe de laïcité ? Ce n’est pourtant pas le moment

 

Mauvaise affaire pour la République ridiculisée, l’on retiendra surtout le deux poids deux mesures

Même si la croix est brejnévienne

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Demain l’Europe des 75…Ceux qui ont détricoté les nations portent la responsabilité de l’Europe des tribus

 

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Au début des années 1990, peu avant la signature du traité de Maastricht, Freddy Heineken avait exprimé son opinion sur l’intégration européenne. Le magnat de la bière néerlandaise avait émis l’idée de voir l’Europe se développer sur la base d’une nouvelle division de son territoire, régie non plus par les frontières des États nationaux,…Tel était le rève des fédéralisteseuropéens, une utopie porteuse de paix.

« Je propose une Europe unie de 75 Etats », écrivait-il dans un pamphlet publié à l’été 1992, « chacun avec une population de cinq à dix millions d’habitants ».

https://euobserver.com/opinion/117123

 

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Europe des tribus, crise des nations, menace des extrémismes … Nous payons aujourd’hui les erreurs de l’Europe monétariste et ce n’est que le début . IL Y A ENCORE DIX OU QUINZE  ANS CERTAINS IMBECILES SE REJOUISSAIENT DE LA MONTEE DES PARTICULARISMES REGIONAUX; Ils y voyaient la condition nécessaire à la disparition des nations et à l’avènement del’Europe fédérale

Christophe BAUDOUIN en 2007 s’en prenait à juste titre au jeu dangereux de Jean QUATREMER

Nos historiens futurs trouveront peut-être quelques réponses sur le blog militant du correspondant européen de Libé, Jean Quatremer, qui depuis quelques jours à Bruxelles, se réjouit de l’explosion annoncée de la Belgique. Bien qu’un récent sondage indique que seulement 40 % des Flamands sont en faveur de l’indépendance, les responsables politiques néerlandophones souhaitent en effet la scission. La Belgique vit une crise de régime sans précédent, du fait de l’impossibilité depuis le 10 juin dernier de constituer un gouvernement fédéral, les partis flamands présentant des revendications autonomistes inacceptables pour les francophones.

Dans un article du 3 septembrejudicieusement intitulé L’Eclatement de la Belgique soluble dans l’Europe, M. Quatremer commence par rappeler avec force et justesse qu’ »une éventuelle indépendance flamande ne serait nullement contraire à l’idée européenne ». Mieux, il estime que « l’Union ne peut que soutenir la revendication flamande, celle-ci étant tout à fait légitime au regard des principes qui ont présidé à sa création ».

Au-delà du fait qu’il est savoureux de voir Jean Quatremer en accord avec les nationalistes flamands, il faut admettre qu’il a raison au-delà même de la question belge : les autonomismes régionaux et l’européisme sont des alliés objectifs… du moins pour le moment. Tout ce qui peut travailler au détricotage des identités nationales – séparatismes, régionalismes, communautarismes multiples sans oublier l’immigration – devrait faciliter peu à peu l’effacement de ce qui reste d’identité, puis de souveraineté, en vue du grand basculement dans la « purée de marrons » supranationale.

 

Il s’agit d’un pari d’apprentis-sorciers. S’ils veulent d’ici à quelques décennies, que l’Europe soit devenue un véritable « pays » composé de véritables « citoyens » européens, il faut commencer par faire table rase en sciant doucement les racines, souvent profondes, des nations actuelles.

Plusieurs instruments européens concourent à favoriser ces séparatismes, dont nous nous gardons bien ici de juger la légitimité. Il y a la petite dizaine de conventions et chartes du Conseil de l’Europe (charte des langues régionales, etc.) qui tendent, derrière des apparences généreuses, à promouvoir une nouvelle carte politique de l’Europe dont ont disparu les frontières actuelles, à partir de fondements communautaristes ethniques et/ou linguistiques, bien analysés par l’historien Pierre Hillard. De même, le Comité des régions de l’UE créé par le Traité de Maästricht trouve sa raison d’être dans cette logique régionaliste favorisant l’éclatement des constructions politiques que sont les Etats nations, et dont la France est l’archétype. Bientôt d’ailleurs, les fonds structurels européens devraient être directement distribués et gérés par ces « régions »… Citons enfin l’exemple de la Charte des droits fondamentaux bientôt contraignante, qui ouvre la porte des tribunaux à toutes les revendications communautaires, balayant la philosophie des droits et libertés fondamentaux conquis depuis la Révolution. Comme le rappelle Alain Finkielkraut : « c’est contre le pouvoir des tribus que s’est constituée la pensée des droits de l’homme » (Le Monde, 25 octobre 1989).

 

Le 5 mai 1992, Philippe Séguin, qui fait campagne pour le « non » au référendum sur le traité de Maastricht prononce un discours à l’Assemblée nationale française, dans lequel il met en garde

L’Europe qu’on nous propose n’est ni libre, ni juste, ni efficace. Elle enterre la conception de la souveraineté nationale et les grands principes issus de la Révolution 

Craignons alors que, pour finir, les sentiments nationaux, à force d’être étouffés, ne s’exacerbent jusqu’à se muer en nationalismes et ne conduisent l’Europe, une fois encore, au bord de graves difficultés, car rien n’est plus dangereux qu’une nation trop longtemps frustrée de la souveraineté par laquelle s’exprime sa liberté, c’est-à-dire son droit imprescriptible à choisir son destin

On ne joue pas impunément avec les peuples et leur histoire. Toutes les chimères politiques sont appelées un jour ou l’autre à se briser sur les réalités historiques. La Russie a bel et bien fini par boire le communisme comme un buvard parce que la Russie avait plus de consistance historique que le communisme, mais à quel prix ?

Alors, si nous organisons l’Europe, organisons-la à partir des réalités. Et les réalités, en Europe, ce sont toutes les nationalités qui la composent.

Comment allons-nous articuler la construction de l’Europe avec ces données de faits qui plongent si profond dans le passé et dans l’inconscient collectif ? Comment allons-nous bâtir un système de coopération assurant la paix et la prospérité sans négliger ces réalités nationales dont les mouvements ne nous paraissent parfois imperceptibles que parce qu’ils appartiennent à la très longue durée ? Voilà qui devrait tout naturellement être l’objet d’un vrai et grand débat public.

Qu’on le veuille ou non, en effet, c’est l’idée qu’on se fait de la nation qui commande l’idée qu’on se fait de l’Europe. C’est pourtant une attitude fort répandue que de marteler le thème de l’Europe sans jamais même effleurer celui de la nation, comme si celle-ci n’était nullement en cause. Il est tellement plus commode de rester dans le flou, dans l’implicite ou le non-dit…

Car le pouvoir qu’on enlève au peuple, aucun autre peuple ni aucune réunion de peuples n’en hérite. Ce sont des technocrates désignés et contrôlés encore moins démocratiquement qu’auparavant qui en bénéficient et le déficit démocratique, tare originelle de la construction européenne, s’en trouve aggravé.

Dans ces conditions, un véritable fédéralisme, avec son Gouvernement, son Sénat, sa Chambre des représentants, pourrait demain apparaître comme un progrès, sous prétexte qu’il serait alors le seul moyen de sortir de l’ornière technocratique dans laquelle nous nous serions davantage encore embourbés.

C’est la raison pour laquelle je suis d’autant plus résolument opposé à cette solution d’un fédéralisme bancal qu’elle serait fatalement le prélude à un vrai et pur fédéralisme.

Or, soyons lucides, il n’y a aucune place pour des nations vraiment libres dans un Etat fédéral. Il n’y a jamais eu de place pour des nations réellement distinctes dans aucun Etat fédéral. Libre à certains de caresser l’illusion qu’il s’agit de créer une nation des nations : c’est là une contradiction dans les termes et rien de plus. Convenons plutôt qu’il y a quelque ironie à proposer à nos vieilles nations le fédéralisme comme idéal, au moment même où toutes les fédérations de nationalités sont en train de déboucher sur l’échec.

En vérité, le fédéralisme ne marche bien que lorsqu’il procède d’un Etat-nation, comme en Allemagne ou dans les États-Unis d’aujourd’hui, au Mexique, au Brésil, ou en Australie. Comment, dans ces conditions, peut-on raisonnablement croire possible de réunir sous une même loi, sous un même pouvoir, à partir d’une union conventionnelle un ensemble transnational qui se suffirait à lui-même et se perpétuerait sans contrainte ?

Dans cette affaire éminemment politique, le véritable et le seul débat oppose donc, d’un côté, ceux qui tiennent la nation pour une simple modalité d’organisation sociale désormais dépassée dans une course à la mondialisation qu’ils appellent de leurs vœux et, de l’autre, ceux qui s’en font une tout autre idée.

La nation, pour ces derniers, est quelque chose qui possède une dimension affective et une dimension spirituelle. C’est le résultat d’un accomplissement, le produit d’une mystérieuse métamorphose par laquelle un peuple devient davantage qu’une communauté solidaire, presque un corps et une âme. Certes, les peuples n’ont pas tous la même conception de la nation : les Français ont la leur, qui n’est pas celle des Allemands ni celle des Anglais, mais toutes les nations se ressemblent quand même et nulle part rien de durable ne s’accomplit en dehors d’elles. La démocratie elle-même est impensable sans la nation.

De Gaulle disait : « La démocratie pour moi se confond exactement avec la souveraineté nationale. » On ne saurait mieux souligner que pour qu’il y ait une démocratie il faut qu’existe un sentiment d’appartenance communautaire suffisamment puissant pour entraîner la minorité à accepter la loi de la majorité ! Et la nation c’est précisément ce par quoi ce sentiment existe. Or la nation cela ne s’invente ni ne se décrète pas plus que la souveraineté !

Le fait national s’impose de lui-même sans que personne puisse en décider autrement ; il n’est ni repli ni rejet, il est acte d’adhésion.

Car la nation ce n’est pas un clan, ce n’est pas une race, ce n’est pas une tribu. La nation c’est plus fort encore que l’idée de patrie, plus fort que le patriotisme, ce noble réflexe par lequel on défend sa terre natale, son champ, ses sépultures. Car le sentiment national c’est ce par quoi on devient citoyen, ce par quoi on accède à cette dignité suprême des hommes libres qui s’appelle la citoyenneté !

C’est assez dire que la citoyenneté non plus ne se décrète pas, qu’elle ne relève ni de la loi ni du traité. Pour qu’il y ait une citoyenneté européenne, il faudrait qu’il y ait une nation européenne.

Alors oui, il est possible d’enfermer les habitants des pays de la Communauté dans un corset de normes juridiques, de leur imposer des procédures, des règles, des interdits, de créer si on le veut de nouvelles catégories d’assujettis.

Nous en aurons du moins tiré parti pour nous souvenir que le sentiment national n’est pas le nationalisme, Car le nationalisme, avec ses outrances et, son égoïsme forcené a quelque chose de pathologique qui n’a rien à voir avec la nation ni, bien sûr, avec la République.

C’est dire combien la France, dont il nous faut préserver la souveraineté, en refusant de la dissoudre dans l’Europe fédérale, n’est pas la France des extrémistes de droite qui est en fait une anti-France.

Que peuvent d’ailleurs bien comprendre à la nation ceux qui, il y a cinquante ans, s’engageaient dans la collaboration avec les nazis pour bâtir l’ordre européen nouveau ; ceux qui, dans Paris occupé, organisaient des expositions sur la France européenne au Grand Palais, ceux qui prophétisaient qu’on parlerait de l’Allemagne et du Danemark comme on parle de la Flandre et de la Bourgogne, ou encore que dans une Europe où l’Allemagne tiendrait le rôle que l’Angleterre entendait s’arroger, ses intérêts et les nôtres se rejoindraient tôt ou tard ?

Je ne crois pas que ceux-là aient rompu avec ces penchants, malgré les efforts qu’ils déploient pour jouer sur l’égoïsme, tout en dissimulant l’idéologie qui les anime, qui dépasse d’ailleurs les frontières et qui est antirépublicaine parce qu’elle est viscéralement contre l’égalité des droits et la reconnaissance universelle de la dignité de la personne humaine.

Mais qu’on y prenne garde : c’est lorsque le sentiment national est bafoué que la voie s’ouvre aux dérives nationalistes et à tous les extrémismes !

J’ai parlé de république, de valeurs républicaines. Il faut à ce sujet bien nous entendre. En France, la République n’est pas seulement un régime institutionnel. Et s’il fallait lui trouver une date de naissance, je la situerais à Valmy, le 20 septembre 1792, avec le « peuple en armes », plutôt qu’à la Convention, le lendemain, quand les députés décidèrent d’abolir la monarchie. Car la République, c’est avant tout ce système de valeurs collectives par lequel la France est ce qu’elle est aux yeux du monde. Il y a une République française comme il y eut une République romaine. Depuis l’origine, sa maxime est la même : la souveraineté du peuple, l’appel de la liberté, l’espérance de la justice. Elle est inséparable de la dignité de la personne humaine et de son émancipation, de l’Etat de droit, de l’équité et de l’égalité des chances. Elle est inséparable de la solidarité nationale, de l’ambition collective nationale, de l’esprit national, de l’indépendance nationale, Elle est inséparable de l’Etat qui, en son nom, doit arbitrer, rendre la justice, attaquer inlassablement les privilèges, combattre les féodalités, accorder la primauté aux mérites et à la vertu. C’est dire que forgée dans le même moule, la République n’est pas séparable de la nation. Et tout cela, bien sûr, ne date pas d’hier !

A chaque étape de notre histoire, il y a déjà ainsi un peu de la République comme il y en avait quand Napoléon faisait rédiger le code civil et qu’il disait : « Ma maxime a été la carrière ouverte aux talents sans distinction de fortune. »

Comme il faut bien nous apaiser, voilà qu’on nous promet de respecter les identités nationales, en cherchant à nous convaincre que ces dernières sont trop fortes pour que le creuset fédéraliste les menace de disparition.

Des concessions nous seront faites, concernant – sait-on jamais ? – nos fromages et quelques-unes de nos coutumes parce que le folklore ne dérange personne, jamais un mouvement folklorique n’est devenu révolutionnaire. On nous laissera peut-être la Marseillaise, à condition d’en changer les paroles parce que ses farouches accents comportent des dangers et rappellent à notre peuple son histoire et sa liberté.

On nous abandonnera notre langue, quitte à nous laisser le soin de l’abâtardir alors que, pour tant de peuples, le français reste encore un synonyme de liberté. Déjà, nous nous rallions à cette idée folle que notre langue n’est rien de plus qu’une technique de communication.

Déjà, nous acceptons l’idée qu’il est peu rationnel de cumuler neuf langues de travail et qu’il y a là un vrai problème pour l’Europe.

Or cet utilitarisme à courte vue, auquel se convertissent nos élites et qui fait progresser à grands pas l’Europe fédérale, est de nature à détruire l’âme de la France.

Il est d’ailleurs tout à fait significatif d’avoir choisi le mot identité pour désigner ce qu’on consent à nous laisser. Cette assurance qu’on se croit obligé de nous donner est déjà l’indice d’un risque majeur.

On parle de l’identité lorsque l’âme est déjà en péril, lorsque l’expérience a déjà fait place à l’angoisse. On en parle lorsque les repères sont déjà perdus !

La quête identitaire n’est pas une affirmation de soi. C’est le réflexe défensif de ceux qui sentent qu’ils ont déjà trop cédé. En ne nous laissant que l’identité, on ne nous concède donc pas grand-chose, en attendant de ne plus rien nous concéder du tout !

Que veut-on mettre à la place de ce qu’il est question d’effacer ? A quoi veut-on nous faire adhérer quand on aura obtenu de nous un reniement national ? Sur quoi va-t-on fonder ce gouvernement de l’Europe auquel on veut nous soumettre ?

Sur la conscience européenne ? C’est vrai, cette conscience existe ; il y a même quelque chose comme une civilisation européenne au confluent de la volonté prométhéenne, de la chrétienté et de la liberté de l’esprit. Bien sûr, nous autres Européens avons un patrimoine et toutes sortes de similitudes, mais cela ne suffit pas pour forger un Etat.

S’il y a une conscience européenne, c’est un peu comme il y a une conscience universelle ; elle est de l’ordre du concept et n’a à voir ni avec l’âme du peuple ni avec la solidarité chamelle de la nation. La nation française est une expérience multiséculaire, La conscience européenne est une idée qui d’ailleurs ne s’arrête pas aux frontières de la Communauté. Et l’on ne bâtit pas un Etat légitime sur une idée abstraite, encore moins sur une volonté technocratique.

Ainsi, l’Etat fédéral européen manquerait de fondement réel et de justifications profondes. Ce serait un Etat arbitraire et lointain dans lequel aucun peuple ne se reconnaîtrait. Les plus lucides des fédéralistes européens le savent bien et ils ont une réponse toute prête. Il s’agit de l’Europe des régions, laquelle présente le double avantage de rapprocher, disent-ils, le pouvoir du citoyen et de mettre hors-jeu, ça c’est sûr, les Etats nationaux,

Seulement voilà : ce fédéralisme régionaliste signifierait à coup sûr la fin de notre République. Ce serait anéantir dix siècles de volonté d’unification du pays, dix siècles de rassemblement des provinces, dix siècles de lutte contre les féodalités locales, dix siècles d’efforts pour renforcer la solidarité entre les régions, dix siècles d’obstination féconde pour forger, de génération en génération, une authentique communauté nationale.

Qu’en adviendra-t-il à terme ? On remplacera les quelques frontières nationales existantes par une multitude de frontières locales invisibles mais bien réelles. On formera de petites provinces là où il y avait de grands Etats avec autant de communautés crispées sur leurs égoïsmes locaux. On laissera les régions riches devenir toujours plus riches et les pauvres devenir toujours plus pauvres.

On confiera les affaires à des notables que le gouvernement fédéral, du fait de son éloignement et de son manque de légitimité, ne pourra contrôler, pas plus que ne pourront le faire les gouvernements nationaux politiquement affaiblis et limités dans leurs compétences). Ce sera le grand retour des féodalités, lequel, je vous le concède, a déjà largement commencé.

Ce sera, pour le coup, cette Europe des tribus que nous dit tant redouter M. le Président de la République. Il n’y aura plus en France de redistribution, de péréquation, d’aménagement du territoire. Viendra la règle du chacun pour soi et de Dieu pour personne.

Se noueront des relations de région à région par-dessus la tête des Etats ; c’est déjà entamé ! Ce sera le contraire de la République et le contraire de la démocratie.

Ceux-là mêmes qui ont multiplié les échelons de l’administration nous disent maintenant qu’il y en a trop, qu’il faut en supprimer, pour rationaliser, pour simplifier. Il y a trop d’échelons, comme il y a trop de communes. Et même s’il n’y a pas de calcul, s’il n’y a pas de préméditation, même si M. Delors est probablement sincère quand il déclare qu’il ne veut pas faire disparaître les nations, l’engrenage qui se met en place est tel qu’au bout du compte ce n’est pas le choix entre le département et la région qui s’imposera dans la multiplicité des échelons du pouvoir : c’est l’escamotage de l’Etat-nation qui se dessinera !

Et l’idée fait subrepticement chemin : déjà les régions traitent directement avec Bruxelles pour quémander des subsides, déjà elles s’allient entre elles pour organiser des groupes de pression à l’échelon communautaire ; déjà voient le jour des politiques régionales qui ne tiennent plus aucun compte des impératifs nationaux.

Et voilà que se crée à Bruxelles un comité des régions qui n’a pas encore beaucoup de pouvoirs, mais qui se présente déjà comme organe de représentation. C’est la manifestation ouverte d’un dessein régionaliste qui ne prend même plus la peine de se déguiser, mais dont, comme toujours, on dissimule les véritables ambitions.

Là encore, si nous sommes tellement vulnérables, la faute en est due à notre propre renoncement, un renoncement qui se situe dans la dérive d’une décentralisation mal conçue et mal maîtrisée dont la perspective de l’Europe des régions fait apparaître tout à coup les immenses dangers !

Nous avions pourtant choisi la décentralisation, pas la désintégration !

Les choses vont-elles donc continuer à se défaire sans qu’a aucun moment le peuple français ne soit consulté ? […]

Certains théoriciens de l’Europe fédérale, qui ont du moins le courage d’aller au bout de leurs idées, nous assurent que l’humanité entre désormais dans une ère nouvelle, où la nation n’aurait plus sa place, parce qu’elle n’était dans l’avancée des civilisations qu’une étape historique, une sorte de maladie infantile, une phase nécessaire et le temps serait enfin venu de la dépasser.

On retrouve là ces vieilles obsessions post-hégéliennes qui nous annoncent toujours pour demain la “fin de l’histoire”. Ces vieilles obsessions, c’est un comble qu’elles reprennent du service au moment même où les doctrines politiques qui reposaient sur le “sens de l’histoire” se dissolvent. Il s’agit d’ailleurs plus d’une idéologie que d’une philosophie de l’histoire, et d’une idéologie qui, comme toutes les autres idéologies, tourne le dos à l’observation du réel.

La réalité, c’est que, le plus souvent, les empires sont nés avant les nations et non après elles. Certes, on peut trouver des régions où les nationalités s’imbriquent trop pour qu’il soit possible d’organiser des Etats mais, partout ailleurs, les ensembles transnationaux qui ont précédé les nations ont dû leur céder la place quand les peuples, enfin, ont revendiqué leur droit à disposer d’eux-mêmes, car il est clair, il est avéré que, dans l’histoire du monde, l’émergence des nations est allée de pair avec l’émancipation des peuples.

Et puis les nations sont bien loin d’avoir été la cause principale de nos épreuves. Force est ainsi de reconnaître que, dans notre siècle, plus de malheurs nous sont venus des grandes idéologies et des impérialismes dominateurs que des ambitions nationales.

Donc, finissons-en avec cette vue naïve des choses qui voudrait nous faire croire que la disparition des Etats-nations signifierait la fin des conflits armés, “la paix perpétuelle”, pour reprendre cette fois la terminologie d’Emmanuel Kant, lequel ne la concevait d’ailleurs que comme une paix entre nations souveraines.

Et à ceux qui entendraient dauber encore sur les passions nationales et leur opposer la sagesse millénaire des commissions et autres conclaves technocratiques et supranationaux, je voudrais rappeler quelques exemples de l’histoire récente. Ils méritent qu’on s’y arrête avant de passer par pertes et profits la possibilité de conduire une politique étrangère nationale.

Chacun a en mémoire l’absence radicale de la Communauté de tous les événements majeurs de la fin des années quatre-vingt et du début des années quatre-vingt-dix : libération de l’Europe de l’Est, éclatement de l’Union soviétique, guerre du Golfe, tout s’est passé sans elle, lorsque ce n’est pas malgré elle !

Même le conflit yougoslave qui, tant par sa situation géographique que par la dimension de son territoire, semblait constituer un terrain d’exercices idéal pour la diplomatie communautaire, s’est transformé en un stand de démonstration de l’impuissance et de la désunion, impuissance qui, dans ce cas, ne tenait pas à l’absence d’une organisation intégrée, mais aux légitimes différences d’approche entre les pays membres et je souhaite, s’agissant de la France, qu’elle puisse continuer à les exprimer,

La crise des euromissiles apporte une autre éclatante démonstration du poids d’un vieil Etat-nation dans des circonstances critiques.

Le président Mitterrand croit laisser sa marque dans l’histoire de ce pays comme le héraut de la cause européenne. Oserai-je dire qu’à mon avis, il s’agit d’un contresens ? Car, si cette empreinte historique existe, elle est à chercher plutôt dans son discours au Bundestag, qui a infléchi de manière décisive la position allemande devant la crise des euromissiles dans le sens de la fermeté ! Par là même était ouverte la voie aux événements de la fin des années quatre-vingts, qui ne le virent malheureusement pas faire preuve de la même lucidité.

Ce qui fit peser en 1983 la balance dans le sens de la résistance, et donc de la liberté, ce ne fut certes pas l’intervention d’une communauté hétéroclite, ce fut le représentant d’un vieil Etat-nation, sûr dans le cas d’espèce de sa légitimité et du soutien des citoyens français, fort de l’opposition résolue du corps social et politique aux sirènes pacifistes,

Qui ne voit, à la lumière de ce qui s’est passé lors de la crise du Golfe, que l’Europe de Maastricht, qui se serait probablement préférée plutôt rouge que morte en 1983, s’acceptera demain verte ou brune au gré des conjonctures, privée qu’elle est de ces garde-fous fondamentaux pour la démocratie que sont le sentiment national et la légitimité populaire.

L’histoire, loin d’être achevée, est plus que jamais en marche et elle demeure tragique.

Oui, nous sommes en guerre économique ! Oui, l’effondrement de l’Union soviétique ne signifie pas la paix mais la montée de nouveaux risques qui ont pour nom prolifération des armements nucléaires et classiques, multiplication des zones grises échappant à tout contrôle étatique, dangers technologiques, menaces majeures pour l’environnement, extension des trafics de stupéfiants !

Il serait vain et dangereux de continuer de répéter que la France se porte bien. Si l’on ne répond pas au désarroi des Français, ils continueront à se laisser aller vers les extrémismes et vers les intégrismes qui minent déjà le sentiment national. De renoncement en renoncement, nous avons nous-mêmes contribué à détourner le peuple de la chose publique et à ruiner le sens civique. A force de laisser entendre que tout se vaut et que l’action est impuissante face aux contraintes de l’économie et de la technique, nous avons accrédité cette idée dangereuse que la politique ne peut rien changer à rien, que ce qui arrive doit donc arriver et que nul n’en est responsable ni coupable.

Et c’est précisément parce que nous sommes pour l’Europe que nous sommes contre l’Europe de Maastricht.

Le meilleur service que nous pouvons rendre à l’Europe, c’est donc de nous engager résolument sur la voie du redressement national, c’est de restaurer la cohésion nationale et l’autorité de l’Etat.

Encore faut-il que nous gardions les mains assez libres pour cela.

Pour autant, il ne s’agit pas de rompre l’axe franco-allemand, qui est essentiel, mais au contraire de le consolider en le rééquilibrant, en redevenant un partenaire crédible, un associé influent, un interlocuteur valeureux. Un couple franco-allemand où l’Allemagne serait tout et la France plus grand-chose ne serait pas un couple heureux.

Derrière la question de savoir quelle Europe nous voulons, se pose donc fatalement la question cruciale de savoir quelle France nous voulons.

Bien sûr, la France est solidaire du reste de l’Europe, bien sûr, sa participation à la construction européenne est un grand dessein.

Bien sûr, elle se doit en particulier de rassembler l’Europe méditerranéenne. Bien sûr, elle se doit de retrouver ses responsabilités vis-à-vis de l’Europe danubienne.

Mais la France ne saurait avoir l’Europe comme seul horizon, comme seul projet, comme seule vocation. Il suffit de regarder la carte de la francophonie pour comprendre combien la vocation de la France va bien au-delà des frontières de l’Europe.

Tant pis pour les intellectuels de salon qui montrent dédaigneusement du doigt ceux “qui ont cette conviction obsessionnelle que la nation française est porteuse d’un message universel de valeur supérieure et d’une mission civilisatrice”. Oui, la France a une vocation messianique, elle doit “assumer et même y entraîner l’Europe, en particulier dans la coopération Nord-Sud pour prévenir les grands exodes que nous préparent la misère africaine.

Encore faut-il que, chez les hommes d’Etat, le visionnaire l’emporte encore un peu sur le gestionnaire, l’idéal sur le cynisme et la hauteur de vue sur l’étroitesse d’esprit. Car pour donner l’exemple aux autres, il convient d’être soi même exemplaire. Il faut, pour que la France soit à la hauteur de sa mission, qu’elle soit, chez elle, fidèle à ses propres valeurs.

Et la France n’est pas la France quand elle n’est plus capable, comme aujourd’hui, de partager équitablement les profits entre le travail, le capital et la rente, quand elle conserve une fiscalité à la fois injuste et inefficace, quand elle se résigne à voir régresser la solidarité et la promotion sociale, quand elle laisse se déliter ce qu’autrefois on appelait fièrement le creuset français et qui était au cœur du projet républicain.

Les défis que nous avons à relever sont immenses, Jamais ils n’avaient touché aussi profondément ce que nous sommes et ce que nous voulons devenir. Ils tiennent en une seule et même obligation : rompre enfin avec des schémas de pensée, des modes d’approche totalement dépassés du fait de l’évolution de nos sociétés. Et c’est parce que nous nous y accrochons contre toute raison que nous donnons cette impression d’impuissance. A nous de savoir nous en dégager au lieu de nous y résigner ! Quel meilleur service rendre à l’Europe que nous voulons construire !

Sachons, par exemple, prendre la vraie dimension de la crise. Elle n’est pas seulement économique et sociale. Elle est aussi et probablement surtout culturelle. Elle tient à l’incapacité de nos sociétés à s’adapter aux conséquences de la révolution technologique et de l’évolution des mentalités.

Ainsi la lutte contre le chômage passe-t-elle par une meilleure égalité des chances. La reproduction sociale quasiment à l’identique n’est plus seulement intolérable en termes moraux, elle est un handicap insupportable en termes d’efficacité !

La mutation de notre système éducatif est elle-même une clef essentielle, car le problème culturel, le problème des mentalités, le problème de l’adéquation de la modernité à son rythme trouveront leur solution d’abord dans les repères intellectuels et les modes de pensée que nous saurons donner à nos enfants.

La grandeur éducative des débuts de la IIIe République avait su donner à l’immense majorité des Français les moyens d’affronter le grand basculement de la modernité urbaine, industrielle et scientifique de la fin du XIXe siècle. Un siècle après, voilà la République à nouveau confrontée aux mêmes grands défis. Il n’y a plus aujourd’hui aucun grand projet politique qui ne commence par là.

Il est temps de comprendre aussi que la compétitivité d’une nation doit s’apprécier globalement et que la traditionnelle distinction entre l’économique, le social et le culturel est désormais caduque. Mais rien ne se fera sans rétablir l’équilibre entre une nécessaire décentralisation et le rôle absolument irremplaçable de l’Etat. Il faut en finir avec le développement inégal, rendre leur sens aux principes d’unité, de continuité, d’indivisibilité de la République et les inscrire dans la géographie.

Rien ne sera non plus possible pour la France sans reconstruire le creuset français pour assurer l’intégration des communautés accueillies. Sachons en particulier donner à ce qui est devenu la deuxième religion de France la possibilité d’être pratiquée hors des influences politiques étrangères et dans le cadre des lois de la République laïque. L’Islam est un des grands problèmes européens. Pourquoi la France ne montrerait-elle pas les voles de sa solution ?

J’ai assez dit que la nation doit redevenir ce qu’elle est : notre principe fondateur. Cela implique la restauration de l’Etat et la réhabilitation de la République. Nation, Etat et République, ce sont là les moyens de construire une Europe compatible avec l’idée que la France s’est toujours faite d’elle-même.

Régis Debray lui aussi voyait juste

Plus le monde s’unifie d’un point de vue technique, plus il se diversifie culturellement. Le risque qui nous guette au premier chef :  la balkanisation.

A notre invitation, Régis Debray a fait le voyage de Paris, mardi matin, afin d’assister à notre réunion de rédaction, d’où il a commenté l’actualité du jour.

Un regard français sur la belgitude en déshérence ? Modeste, notre visiteur confesse qu’il ne maîtrise pas les subtilités du débat belgo-belge, ou flamando-francophone. Après quelques explications de notre part, le philosophe discerne toutefois, dans nos turpitudes, le paradigme d’un phénomène plus universel.

« Ce qui se passe en Belgique me semble à la fois grave, symptomatique et annonciateur d’un futur commun, attaque-t-il. Les temps modernes ne sont pas ce que Charlie Chaplin avait prévu dans son film : nous ne sommes pas des moutons sortant du métro pour se rendre en troupeau à l’usine. Le troupeau se fragmente de plus en plus. En fait, il n’y a plus de troupeau. Il n’y a dons plus de guide, ni de pasteur : il y a des réseaux, des réseaux de minorités culturelles. Le XXIe siècle sera l’époque des minorités culturelles. Le grand risque ne sera donc pas la dictature de la majorité, mais la dictature des minorités. Et cela, ce n’était pas prévu ! Tocqueville est un peu pris à revers … »

Selon Régis Debray, c’est la mondialisation technico-économique qui provoque cette balkanisation politico-culturelle : « Plus le monde s’unifie d’un point de vue technique, plus il se diversifie culturellement ». Ce phénomène contredit à la fois le « village global » cher à Mc Luhan et l’idéal néolibéral du « global shopping center », mais emporte dans la même vague la prophétie marxiste de la « République socialiste universelle ». Tout cela n’étonne cependant pas outre mesure le médiologue : « Je l’avais écrit dès les années 70 », glisse-t-il.

« En ce sens, enchaîne-t-il, ce qui arrive à la Belgique se produit et se produira sur toute la planète. Chez vous, la visibilité de la crise apparaît plus forte qu’ailleurs, car Bruxelles reste le centre de l’Europe. Au fond, la construction de l’Europe nourrit sa régionalisation et même, favorise la résurgence des séparatismes. En ce sens, l’Europe peut être considérée autant comme un facteur de division que comme facteur d’unification. Le rêve fédérateur européen est en tout ces en crise. »

Régis Debray étaye son raisonnement en évoquant le problème linguistique, sorte d’hologramme de nos réformes de l’Etat successives : « La langue représente quelque chose de plus fondamental qu’on ne croît, affirme-t-il. La langue n’est pas une superstructure, mais une infrastructure, comme la religion. Ceux qui ont construit l’Europe ont voulu l’ignorer. Ils ont conçu l’Union comme une entité centripète … et on la découvre centrifuge, où les extrêmes montent en puissance. A la limite, on en arrivera à l’Europe des régions, comme si l’on se retrouvait au XIVe siècle. L’histoire n’est pas circulaire, mais elle avance en spirale : elle repasse par les mêmes plans …

Quoi qu’en pensent les idéologies supranationales et les féodalités de toutes sortes, c’est bien l’État-nation qui est d’actualité. Lui seul est en mesure de relever les grands défis de l’heure en préservant la souveraineté nationale, les libertés et la dignité des citoyens, c’est-à-dire, en fin de compte, le bien commun sans lequel il n’y a pas de politique légitime

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Travailleurs détachés : intox ou victoire d’ Emmanuel MACRON ?

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La presse parle de victoire… la méthode Macron serait payante? Pourquoi pas, il suffit d’étudier les résultats obtenus.

Plus de 285 000 salariés y ont été déclarés à ce titre en 2015 (+ 25 % par rapport à 2014), selon le ministère du travail. Ils venaient principalement de Pologne (48 800 salariés), du Portugal (44 400), d’Espagne (35 200) et de Roumanie (30 600). La France se classe aussi au troisième rang des pays européens qui détachent le plus de travailleurs à l’étranger.  200 000 Français travaillent à l’étranger comme détachés. L’enjeu n’est pas d’interdire le détachement mais d’éviter le dumping social et la concurrence déloyale faite par les entreprises étrangères.

Bien des PME perdent des appels d offres gagnés dans ces conditions auprès d’EDF,GRDF ERDF…..

Bâtiment, transports, restauration, ces secteurs font régulièrement appel à ces travailleurs détachés. Ils sont plus de deux millions dans toute l’Europe et leur statut fait polémique.

LA QUESTION ESSENTIELE EST CELLE DU COUT DU TRAVAIL

 

Souvent dans le BTP, les entreprises assurent à leurs salariés détachés des conditions de travail et de salaire (au minimum au SMIC) qui sont celles du pays d’accueil, mais les charges sociales appliquées sont celles du pays d’origine. C’est de là que vient le dumping social que dénonce Emmanuel Macron. Selon une estimation, d’une société à l’autre, cela réduirait le coût du travail de 30 % ! « À travail égal, rémunération égale  » a exhorté le président français lors de sa visite en Europe de l’Est. Il veut aussi réduire la durée de détachement. Dans son viseur en particulier, la Pologne et la Roumanie, gros pourvoyeurs de travailleurs temporaires en France.

 

Une véritable victoire aurait accordé à tous les travailleurs exerçant dans un pays donné les mêmes droits y compris aux prestations sociales et donc les mêmes prélèvements aux entreprises.

 BONNE NOUVELLE ET REELLE AVANCEE? rien ne change sur l essentiel

Paris a insisté pour qu’en plus de la directive de 1996, on modifie en même temps le règlement européen de 2004 sur la coordination des systèmes de Sécurité sociale. C’est en effet dans ce second texte que se trouvent les instruments de lutte contre la fraude au travail détaché, notamment contre les «  sociétés boîtes aux lettres  » qui dénaturent le travail détaché. La diplomatie française avait surtout à cœur de préciser très exactement la notion de salaire, en y intégrant les bonus, les primes, etc. Pour que la définition du salaire soit la même à l’Est et à l’Ouest, il fallait empêcher que certains employeurs défalquent de la rémunération des travailleurs détachés les frais d’hébergement et de transport. L’amendement français a donc «  mis hors salaire tous les frais annexes  », explique un diplomate français. Et pour éviter tout dumping social sur le dos des travailleurs, il est convenu que le salaire minimum et les conventions collectives du pays d’accueil sont applicables aux travailleurs détachés dans tous les secteurs sans exception.

PARLONS CLAIR RIEN NE CHANGE EN MATIERE DE COTISATION SOCIALE

 

La définition du salaire oublie le salaire social différé Aux yeux des assurés, les cotisations sociales retraites congé maladie, chômage n’ont pas été construites comme un prélèvement obligatoire, un coût, une « extraction », comme on parle de l’impôt en économie, mais comme un salaire différé. Le fait que cet argent aille à la Sécurité sociale offre une garantie : quand je ne pourrai plus travailler, je continuerai à percevoir un revenu.

Cela est si vrai que la comptabilité des entreprises a une rubrique « salaire super brut » ou « salaire chargé » (salaire brut + cotisations patronales) qui chiffre le fameux « coût du travail ». D’un point de vue strictement comptable, la distinction entre « part des salaires » et « part patronale » des cotisations versées est purement technique et arbitraire. L’INSEE considère d’ailleurs la rémunération des salariés comme l’ « Ensemble des rémunérations en espèces et en nature que les employeurs versent à leurs salariés en paiement du travail accompli par ces derniers : salaires et traitements bruts en espèces et en nature, cotisations sociales effectives et imputées à la charge des employeurs ».

Parler de rémunérations équivalentes supposerait d’intégrer la totalité des éléments de la rémunération et donc les cotisations sociales.

A défaut l’accord ne règlera rien

https://www.cairn.info/revue-regards-croises-sur-l-economie-2007-1-page-174.htm

ils SE SONT ENTENDUS SUR QUOI?

Mais trois points bloquaient  les discussions : la durée de détachement, la date d’application du nouveau dispositif et l’étendue de cette application aux transporteurs routiers

Réduire à un an pour une activité N’A DE SENS QUE POUR LE TRANSPORT ROUTIER . La restauration est une activité saisonnière et le btp raisonne en chantiers.

Jusqu’au bout, la France a défendu une durée du détachement (prestation de service temporaire dans un autre pays membre) de seulement douze mois. Il s’agit d’une promesse de campagne du président Macron. Le chef de l’Etat avait fait de cette durée du détachement un symbole, après avoir refusé de valider un accord européen quasiment acquis en juin dernier, juste après son entrée en fonctions, mais qui recommandait une durée maximale de vingt-quatre mois.

 

Un an ? deux ans cela ne change rien pour le BTP …SI LE DIFFERENTIEL DE COTISATION N’EST PAS VERSE POURQUOI PAS AU SALARIE POUR OBTENIR UN COUT DU TRAVAIL IDENTIQUE

Macron obtient un an tout en-laissant la possibilité aux entreprises envoyant des « détachés » dans un autre pays de l’UE de demander une extension du détachement de six mois supplémentaires (pour un total de dix-huit mois), à condition de « motiver » leur demande auprès de l’Etat d’accueil de leurs salariés.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/10/23/les-pays-de-l-union-europeenne-trouvent-un-accord-sur-une-reforme-du-travail-detache_5204992_3214.html


Paris
 a dû faire d’importantes concessions, notamment à l’Espagne. Madrid menait la bataille avec les pays de l’Est, et réclamait que le transport, de par sa nature particulièrement mobile, bénéficie d’exemptions au travail détaché.

La France, qui refusait depuis des mois d’aller dans ce sens, a pourtant fini par accepter que la directive détachement révisée ne s’applique pas au transport

 

Paris a aussi dû transiger sur la période d’entrée en vigueur de la directive révisée : pas avant quatre ans après son adoption définitive par l’UE. Soit pas avant 2022 au bas mot, si le texte est adopté définitivement avant la fin de cette année. Car dans les semaines qui viennent, le Parlement européen et le Conseil (représentant les ministres) doivent encore ajuster leurs positions

Compte tenu de l’ampleur de la victoire faut il s étonner que cet accord qui ne change rien ait été signé par la Bulgarie et la Roumanie ?

« C’est un grand jour pour l’Europe sociale, le président de la République s’y était engagé, c’est une excellente nouvelle pour l’Europe et pour ses citoyens, Les salariés seront mieux protégés et les conditions d’exercice dans le marché intérieur seront plus équitables pour les entreprises. » Muriel Pénicaud

Ce qui m’inquiète est la logique de Monsieur Macron. L’oubli de la question des cotisations sociales ne peut tout de même pas trouver son origine dans l’inculture économique ?788png

La seule possibilité de sortir du dumping social sera dans la logique macronienne  de supprimer  les cotisations sociales payées par  les employeurs et les employés français et non par les entreprises qui « détachent »

Elles seraient alors remplacées par l’impôt du type csg payés par les pigeons de contribuables français. La logique est encore une fois de tuer le principe de l’assurance et de le remplacer par l’assistance. Ne nous y trompons pas  prestations  retraites, chômages seront gérés par l’Etat et transformés en allocations minimales et uniformes valables pour tous….

Le système de financement de la protection sociale relève en France d’une logique assurancielle (financement par les cotisations sociales), plutôt que d’une logique de solidarité nationale (financement par l’impôt) sauf pour le rmi, le minimum vieillesse , les soins et les allocs familiales

Pierre Laroque, le père de la Sécu ; ne voulait pas que le système de protection sociale soit financé par l’impôt, car alors les dépenses sociales seraient soumises à la contrainte budgétaire (comme c’est le cas en Angleterre : le Parlement anglais a la capacité de limiter les dépenses de protection sociale). Ne pas soumettre les dépenses de protection sociale à la contrainte budgétaire, cela signifie que la demande sociale vient en premier, et le financement seulement ensuite : d’abord les droits, et ensuite l’ajustement. Si la demande sociale (de soins médicaux, par exemple) est plus importante que ce que permettent de financer les recettes, l’ajustement se fait par l’augmentation des cotisations. Une telle souplesse ne se retrouve pas dans les systèmes étatiques

Plus l’Etat joue un rôle dans l’organisation de la protection sociale et plus on accorde d’importance à la redistribution verticale (des riches vers les pauvres), plus on fait appel à l’impôt [? Camille Landais, « Boîte noire ? Panier percé ? Comment fonctionne vraiment la grande machine à redistribuer ? »]. En France, le système d’assurance sociale n’a aucune visée redistributive verticale. La Sécurité sociale n’est pas faite pour lutter contre les inégalités. Au contraire, elle les reproduit : à salaire de cadre, retraite de cadre, à salaire d’ouvrier retraite d’ouvrier. Il y a cependant une redistribution horizontale : des actifs vers les inactifs, des jeunes vers les vieux, des biens portants vers les malades, etc.

Dans la logique assurancielle, il y a un lien très fort entre le fait de cotiser et le fait de percevoir un salaire différé. J’ai droit à ma retraite, ou à une indemnité de chômage, car j’ai travaillé et payé pour

TOUT CA   C’EST FINI

 

La France de Macron c’est la mort de la sécu, une retraite de base une prestation de base pour tous, travailleurs ou non …

Si vous voulez plus, il faudra une assurance privée

 

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