ECOLES DE COMMERCE: la vérité sur les diplômes,les cursus, les classements

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Il fut un temps où les écoles de commerce étaient célébrées pour leur capacité à attirer les meilleurs étudiants et pour leurs liens étroits avec le monde du travail et les entreprises. Aujourd’hui les critiques internes aux institutions ne sont pas tendres. Elles remettent en cause une dérive venue du monde Anglo saxon : explosion des frais de scolarité, faible valeur ajoutée. Ne soyons pas surpris si ces critiques viennent de là-bas. Martin Parker, écrit même « Pourquoi il faut passer le bulldozer sur les école de commerce » pour The Guardian.

Où en sommes-nous en France ?

Quelques belles institutions sont fidèles au modèle français mais pour un bachelier et même pour un étudiant plus âgé il n’est pas facile de s’y retrouver. Mon « Guide critique des écoles de commerce « édition 2018 » sera à la fois le dernier et le plus précis.

 

Depuis trois ans je dénonce la mystification des classements des écoles de commerce.

 

La presse vend du papier, les candidats sont friands et les écoles pas toujours scrupuleuses. Preuves à l’appui, je multiplie les avertissements. Depuis quelques semaines la baudruche se dégonfle et plusieurs journalistes sérieux prennent du recul et des précautionsQuels classements utiliser ? Quels critères choisir ?

L’Etudiant et Challenges ont fait d’indéniables progrès.

Evitez absolument les classements qui ne fournissent pas les indications statistiques précises pour chaque école. Le Point, le Figaro en attendant le Parisien sont de ce point de vue peu lisibles et donc scientifiquement contestables.

Selon le Figaro, Gem aurait 32% d’alternants dans son programme grande école. Chiffres totalement fantaisistes. Il faudrait que l’école propose plus de 1000 contrats ; impossible. L’école avoue 113 contrats d’apprentissages sur son site et au ministère (3,2%…) on peut y ajouter des contrats de professionnalisation mais le Figaro s’est bien mélangé les pinceaux. Gem indique 17% d’alternants à l’Etudiant, ce n’est toujours pas 32%.

Le FIGARO utilise les accréditations pour la reconnaissance internationale mais oublie joyeusement AMBA pour Neoma , Edhec et Tbs.

Depuis quelques années je constate avec plaisir le renouveau de la fibre entrepreneuriale, les classements veulent la prendre en compte et c’est bien mais comment ?

Le Point classe première l’EDC ….

Pour comparer les différentes écoles le plus simple est de prendre en compte le concours du Petit Poucet .

http://petitpoucet.fr/2018/02/28/barometre-de-lentrepreneuriatetudiant-2018/

De quelles écoles de commerce sont issus les candidats et les lauréats du Concours Petit Poucet pour cette nouvelle édition ? 1. HEC Paris 2.  NEOMA 5. ESSEC 8. EM Lyon Business School 12. SKEMA

Je ne trouve pas l’EDC ….

Le microcosme français s’intéresse à un des multiples classements du FINANCIAL TIMES, celui du master généraliste en management

Permet-il pour autant de comparer les masters Grande ECOLE français ?

Encore faut-il que les écoles jouent le jeu et présentent toutes le même PROGRAMME au classement du Financial Times, à savoir donc  le programme Grande école

Certains établissements apparaissent avec un master spécifique et non le diplôme grande école. La stratégie payante consiste à faire prendre en compte une formation d’excellence, très internationalisée avec des rémunérations élevées pour les anciens. Il est ainsi possible de booster son classement.

Le bon rang de Grenoble s’explique par un classement à partir non de son diplôme « grande école » mais du MASTER INTERNATIONAL BUSINESS, excellent mais qui n’a rien à faire là. Il s’agit d’un master spécialisé sélectif.

Audencia l’a compris et elle n’est plus classée sur le master qu’obtiennent un millier d’étudiants par an mais sur le double diplôme obtenue chaque année par 101 étudiants de l’école Centrale

Skema diplôme plus d’un millier d’étudiants chaque année dans son grade master, le Financial times ne les prend pas tous en compte loin de là. LES EFFECTIFS déclarés par Skema ne représentent que la moitié des effectifs du PGE .

http://rankings.ft.com/businessschoolrankings/masters-in-management2017

Mais les fondamentaux ont la peau dure et leur approche est accessible via le site de la Commission des titres de master et ce pour le plus grand malheur de quelques écoles écoles . La contradiction devient alors flagrante entre certains classements et la réalité.

https://www.cefdg.fr/

 

La nouvelle mode du « bien-être », mise en avant par certaines écoles est-elle compatible avec la préparation à l’emploi?  

 

http://www.lemonde.fr/campus/article/2018/03/15/mba-des-candidatsen-quete-d-epanouissement_5271154_4401467.html

 

« Des étudiants assis bien droit sur leur chaise, les yeux mi-clos, les bras le long du corps, concentrés sur leur respiration en pleine méditation… Vous n’êtes ni dans un monastère ni dans un ashram, mais à Angers, dans un cours de macroéconomie du programme grande école de l’ESSCA, une école de management postbac.

 Lassé de voir ses étudiants déconcentrés par les alertes de leur smartphone ou l’arrivée d’une nouvelle notification Facebook sur l’écran de leur ordinateur, Stéphane Justeau, professeur d’économie et directeur de l’Institut de pédagogie avancée de l’école, s’est demandé comment améliorer leur concentration. Et a eu l’idée de leur proposer des exercices de « pleine conscience ». Une pratique méditative laïque héritée du bouddhisme qui a fait ses preuves sur le plan scientifique.

 “À la fin des années 1970, Jon Kabat-Zinn, médecin et professeur à l’université du Massachusetts, a montré l’impact de la pratique de cette méditation sur les processus mentaux, l’attention, la régulation des émotions, énumère le professeur. Aujourd’hui, pas moins de 450 articles ont été publiés sur ce sujet. »

 À Kedge (Bordeaux, Marseille), la pratique de la méditation a fait son entrée à l’école en 2014 à l’occasion de la “quinzaine du bien-être”. Depuis, les étudiants se pressent chaque année, en novembre, à l’atelier d’une dizaine d’heures de respiration et de méditation, dispensé par Amanda Schmitt, la responsable du centre Art de Vivre, une école située à Marseille.

 « Beaucoup de difficultés en entreprise sont liées au fait que les différents collaborateurs ont du mal à entendre les signaux envoyés par leur corps », observe Christelle Tornikoski, professeure de management à GEM. Une difficulté que la « pleine conscience » peut aider à résoudre.

 La business school grenobloise a été l’une des premières à s’intéresser, il y a vingt ans, à la pleine conscience. Et la seule sans doute à proposer à ses étudiants du programme grande école une spécialisation de 27 heures centrée sur le sujet, alliant connaissances du domaine de la santé et du monde de l’entreprise, et pratiques de la pleine conscience et de l’intelligence collective. Nom de code : “La force du manager de demain : réflexivité et cœur à l’œuvre”. Le centre de développement personnel et managérial de GEM propose à l’ensemble de ses étudiants des ateliers « pleine conscience ».

Tout cela est plus sexy que des cours d’Excel ou une aide sérieuse à l’orientation .Il m’arrive de me demander si l’on peut travailler en école. …

Les écarts sont pourtant conséquents entre des écoles qui comptent moins de 5% de chômeurs après le diplôme et celles qui sont à près de 20%. Mais tous les emplois ne se valent pas, nous prendrons donc en compte le pourcentage de jeunes diplômés en CDI

Qui fait mieux que la moyenne? Les parisiennes, on s’y attendait mais il y a des surprises.

Les écoles qu’il faut intégrer : moins de 10% d’étudiants en recherche d’emploi et plus de 70% en cdi

Réussite sans égal de l’Essec, pour pratiquement tous les étudiants c’est le cdi. Certains seront surpris de trouver Neoma dans le premier groupe mais la proximité de PARIS (Reims, Rouen) et l’importance de l’apprentissage n’y sont pas pour rien. Peut être également une moindre exigence en terme d’emplois ?

% Diplômés en CDI %en recherche d’emploi

ESSEC                         90.2                                              3

ESCP                            77.4                                             7

HEC                              74.1                                             5

EM LYON                   73.8                                                 7

NEOMA                      73.8                                              9

Trois écoles n’atteignent qu’un seul objectif mais leurs performances sont enviables

Je m’attendais à trouver l’EDHEC et Audencia un peu mieux placées, Kedge s’en sort bien. Le niveau d’exigence serait-il trop élevé pour les diplômés de l’Edhec et de Audencia qui croient en l’existence d’un top 5 ?

% Diplômés en CDI %en recherche d’emploi

EDHEC                               70.6                                          12

KEDGE                               68.9                                           5

Audencia                          64 .7%                                      8.3

Ces bachelors post bac qui conduisent rarement à l’emploi mais à de couteuses poursuites d’étude

 

Pour des raisons budgétaires les grandes écoles ont multiplié à côté de leur PROGRAMME GRANDE ECOLE, plusieurs formations moins sélectives. Les étudiants sont tentés par des programmes recrutant au niveau du bac et jouant sur la confusion des noms. Personne n’a vu un seul étudiant du BBA Essec ne pas se présenter comme un Essec. Pourtant il ne suit pas le programme Grande école et n’aura pas le grade de master. Les écoles ont gagné en notoriété ce que les étudiants et les recruteurs ont perdu en visibilité. Ces programmes sont à la mode et les Bachelor in Business Administration se multiplient. Ils sont organisés sur trois ans mais attention ils ne délivrent pas de licence. Les bachelors ont été conçus comme des formations post-bac professionnalisantes conduisant au marché du travail et destinées à des étudiants ayant déjà une petite idée de ce qu’ils ont envie de faire. Un bon bachelor se suffit à lui-même, il doit conduire au marché du travail sans chercher à repasser par la case « grande école ».

La critique intervient lorsque que des étudiants les confondent avec des écoles post prépa ou post bac délivrant le master. Alors ils veulent poursuivre dans une autre école ; ils referont en deux ou trois ans ce qu’ils ont déjà fait en trois ou quatre ; finalement un cursus répétitif très cher.Je rappelle que dans le modèle anglo-saxon le bachelor est suivi d’une longue période professionnelle puis ensuite un Mba, ce qui semble plus logique.

Les BBA qui peuvent se suffire à eux-mêmes : un étudiant sur deux  entre sur le marché du travail :

 

% Diplômés en CDI     %en recherche d’emploi    %poursuite étude

 

CESEM Neoma                   34                   9 .8                                       44

 

Bba essec                            33.1                  3                                         45

 

Bachelor TBS                        25                  8                                         49

Situation analogue pour Kedge EBPI mais peu d’étudiants ont répondu, seulement 4 % poursuivent des études. Cette formation qui délivre le grade de master est donc devenu une école post bac à part entière.

Ceux qui conduisent rarement à l’emploi mais à de couteuses poursuites d’étude

Je suis bien plus critique pour ces formations souvent mises en place pour alimenter le programme grande école.

 

% Diplômés en CDI        %en recherche d’emploi         %poursuite étude

 

Kedge bachelors          14.6                         9                                        63

 

Edhec     ESPEME         15                               4                                         74

 

Pour la rentrée 2018, les frais de scolarité de cette formation  passeront de 36.900 euros à 40.900 euros pour le parcours «business management» et de 50.500 euros à 55.500 euros pour le cursus «global business» sur quatre ans…Pour les deux tiers des étudiants qui complèteront  par deux années en programme Grande école, le cout total du cursus avoisinera donc les 100 000 euros . …Cher pour un diplôme Edhec…

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Manu trump Brigitte

DbpR6oOX4AIvDVBmieux que Brejnev et Erich Honeckertrump-macron-1Trump-Macron-Special-Relationship-scaled

 » Macron a une femme assez âgée pour être sa mère peut être qu’il a besoin d’avoir une relation avec Trump en tant que père.5531dfa7fb2e0b99eb140c7b52539201.jpg

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la Macronie n’influence plus les journalistes, elle leur fournit directement les articles à signer…

Mieux qu’un dossier de presse, une mise enscène pour valoriser le Prince

Sur la relation particulière Trump-Macron, ce week-end, Le Monde et Le Parisien nous font quasiment le même papier. Le Quai a bien bossé 🙂

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TRUMP ET SON DOUBLE

Le même mépris profond pour tout avis qui n’est pas le leur, le même côté enfantin, incapable de vivre la moindre frustration

Il est bien loin le temps où la Macronie critiquait Trump. Comme Hollande, Macron porte les valises atlantistes de Washington. » Dans le couple américano-français, à l’instar des mauvais films d’Hollywood, il y a un des partenaires qui incarne le méchant.

Et c’est le rôle dévolu à la Mais comment en est-on arrivé là ?
Comment la France rebelle du général de Gaulle, sortie de l’OTAN, ayant chassé de France le SHAPE, luttant contre l’impérialisme anglo-saxon au Québec et en Indochine, esquissant l’axe Paris-Moscou, est-elle devenue en une décennie 2008-2018 de soumission et de vassalisation le meilleur partenaire géopolitique des USA, dans un Axe Washington-Paris ?   

France de Macron, qui sape toutes les positions de Paris. La perte de crédibilité est abyssale. Et à l’instar de l’Afrique, où Paris a été adoubé « nouveau shérif de l’Afrique par le général Mattis, chef du Pentagone de Trump, la haine de la France, qui est aussi celle des français, monte au Proche-Orient. »( Alter Info)

 

Difficile de faire plus symbolique. C’est à Mount Vernon, dans la plantation de George Washington, père de l’indépendance américaine et premier président, qu’Emmanuel Macron fêtera  l’anniversaire du premier tour des élections de 2017.

Le président français a accordé une interview à la chaîne d’information américaine Fox News,

« Nous avons une relation personnelle très forte après nos différentes rencontres, surtout après la venue de Donald Trump pour le 14-Juillet l’an dernier »,

Beau moment de propagande  Macron prononcera un discours au Capitole devant le Congrès, composé des membres du Sénat et de la Chambre des représentants. L’allocution, en anglais, qui devrait durer une trentaine de minutes aura pour thème principal la relation entre les deux pays.

 

Cette étape sera suivie d’une dernière rencontre, organisée avec des étudiants de l’université Georges Washington. Ces derniers pourront échanger librement avec le président de la République.

« Jamais nous aurions imaginé avoir l’équivalent de Trump à l’Elysée… Quel rapport y avait-il avec ce jeune arrogant que l’on nous présentait comme un surdoué et ce gros clown inculte entré par effraction à la maison blanche. Le fait d’abord qu’ils étaient tous deux entrés par effraction, sans réellement avoir un parti derrière eux, simplement une adversaire dont personne ne voulait. Mais le plus fort chez ces deux parvenus était le lien affirmé et décomplexé avec « le fric », à ce stade là, le capital devient effectivement « le fric », sa nature mafieuse éclate au grand jour et la servilité de ceux qui se prosternent est sans limite.

Il y a l’impossibilité de penser que l’autre existe, celui qui est un has been à leurs yeux… C’est fantastique, cette manière de nier la réalité de ce que vit tout ce qui n’est pas eux et le mépris profond pour tout avis qui n’est pas le leur, le côté enf

antin, incapable de vivre la moindre frustration »  Danielle Bleitrach

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Appel à témoins: Macron a cassé, mais il a réformé quoi?

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Soyez sympas donnez-moi des exemples concrets de changements utiles signés Macron…

SNCF/ VOUS SOUFFREZ ET VOUS ALLEZ SOUFFRIR POUR RIEN …

 Encore une fausse réforme car jusqu’à la preuve du contraire en dehors de la suppression de l’ISF et de l’augmentations de l’Isf et des taxes , Macron n’a RIEN  changé….

Tous les experts en conviennent, la réforme devait être centrée dur la dette ( le statut des  cheminots n’ explique pas une dette du tout TGV), la question du service public et  le départ à la retraite des cheminots.

Les deputés ont voté une réforme qui oublie ces points clefs avec le risque d’une privation et d’une mise en concurrence contestable. L’expérience des autres pays en la matière est celle d’un échec total.

Julien Aubert est un jeune député qui partage ces analyses et a voté contre la réforme :

« J’ai voté selon mes convictions. Je peux citer au moins trois raisons qui m’ont conduit à ce vote.
La première et la principale raison est que ce texte ouvre à la concurrence le rail. Or, je pense que la concurrence ira sur les lignes rentables et les lignes non rentables auront un coût qu’il faudra bien éponger. Comme je suis partisan d’une politique d’aménagement du territoire et d’une égalité devant le service public ferroviaire, je ne considère pas que cette ouverture à la concurrence sera bénéfique à l’usager ou, en tout cas, aux usagers de certains territoires.

La seconde porte sur les avantages attendus de la libéralisation. Je pense que le système ferroviaire est peut-être un monopole naturel. Je ne suis pas certain qu’il y ait de la place pour plusieurs acteurs. L’ouverture à la concurrence dans d’autres pays ne s’est d’ailleurs pas toujours traduite de manière positive.

La troisième raison renvoie à notre souveraineté. Cette réforme ne procède pas d’un choix de politique des Français, mais d’une politique tous azimuts portée par l’Union européenne. Elle est donc demandée par en haut. Elle procède d’accords entre les exécutifs nationaux d’il y a maintenant vingt ans. L’idée que l’Union européenne ne puisse mener qu’une seule politique, celle de la libre concurrence, et que nous ne puissions jamais en changer, jamais en débatte, jamais s’y opposer ou la modifier, pose à mon sens un vrai problème démocratique.

Le vrai sujet, avec la SCNF, réside dans le régime spécial des retraites et la réglementation du droit de grève. Or, aucun de ces deux sujets n’a été traité. De surcroît, ceux qui pensaient que le statut allait disparaître se sont trompés. Une convention collective va, en effet, reprendre une partie des acquis sociaux qui seront étendus à toutes les entreprises du secteur. Ce n’est donc pas vraiment la libéralisation offensive que certains voudraient faire admettre.

.
L’explication vient de notre constant soutien à la libre concurrence. Je suis défavorable, pour ma part, à un libéralisme idéologique qui impose d’être systématiquement d’accord avec la libre concurrence. Je n’étais pas d’accord en 1995. Je ne suis toujours pas d’accord. De la même manière, je ne suis pas favorable à la concurrence sur les barrages hydroélectriques, sur l’industrie nucléaire et sur le ferroviaire.
La ligne de fracture passe plutôt entre une droite très libérale et une autre droite. »

Vous aurez souffert pour RIEN ….

https://pgibertie.com/2018/04/06/un-peu-de-serieux-les-verites-sur-une-reforme-qui-deraille-et-ne-resout-rien/

https://pgibertie.com/2018/04/03/sncf-une-reforme-brouillonne-qui-passe-a-cote-de-lessentiel-et-prend-les-francais-en-otages/

 

Marché du travail, contraintes sur les entreprises, politique économique: beaucoup de casse, pas de réforme

https://pgibertie.com/2018/02/13/de-la-vertu-des-pigeons-comment-faire-passer-une-augmentation-des-taxes-pour-une-mesure-vertueuse/

https://pgibertie.com/2018/02/12/france-isnt-back-la-politique-economique-decryptee/

https://pgibertie.com/2017/10/14/les-reformes-macron-profitent-aux-speculateurs-et-sacrifient-les-investisseurs-m-macron-nest-pas-le-president-des-entrepreneurs-des-pme-et-des-start-up/

https://pgibertie.com/2017/12/01/salauds-de-proprietaires/

Ecole: des discours

https://pgibertie.com/2018/04/20/comprendre-parcoursup-une-reforme-brouillonne-et-inachevee/

https://pgibertie.com/2018/02/19/docteur-blanquer-ou-mister-kaa/

Europe l’impuissance

https://pgibertie.com/2018/04/20/merkel-macronjupiter-se-prend-un-vent/

https://pgibertie.com/2017/10/24/travailleurs-detaches-intox-ou-victoire-d-emmanuel-macron/

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agriculture: Joseph Staline 

https://pgibertie.com/2018/02/23/emmanuel-macron-et-lagriculture/

Sécurité

https://pgibertie.com/2018/03/31/macron-publiquement-felicite-par-les-islamistes/

https://pgibertie.com/2018/03/24/pas-de-compromission-m-macron-vous-devez-stigmatiser-et-combattre-lislamisme/

Soyez sympas donnez-moi des exemples concrets de changements utiles signés Macron…

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Merkel/Macron:Jupiter se prend un vent

 

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“Le Désenchantement”, titre Der Spiegel vendredi 20 avril, au lendemain de la rencontre entre Emmanuel Macron et Angela Merkel à Berlin, au sujet des réformes européennes. L’hebdomadaire de Hambourg avance que le président français doit maintenant se poser la question : “Que retenir de cette visite ?” 

Elu il y a près d’un an sur un credo très pro-européen, Emmanuel Macron voit aujourd’hui son projet de refondation de l’Europe suite à la montée des populismes contrarié par des blocages allemands, notamment sur la zone euro où Berlin redoute de devoir payer pour les autres pays.

 

 

Après être restée largement silencieuse pendant des mois en raison d’une crise politique dans son pays, Angela Merkel se fait désormais entendre elle le fait pour marquer sa différence, à un moment où elle est sous pression croissante de son parti conservateur qui lui demande de ne rien lâcher.

 

La chancelière a ainsi insisté jeudi à Berlin sur la nécessité pour les gouvernements de faire des « efforts nationaux », des économies budgétaires et des réformes pour rendre leurs économies plus compétitives.

Un des chantiers les plus immédiats porte sur l’Union bancaire en Europe, un projet de gestion commune des faillites des banques suite à la crise de la dette en zone euro, dont M. Macron a rappelé que la France souhaitait son accomplissement dès que possible.

 

Mais Angela Merkel a réitéré le refus de son pays de mettre en oeuvre dans l’immédiat le troisième et très important pilier de ce projet: la création d’un fonds européen de garantie bancaire des dépôts des particuliers. 

 

L’Allemagne reste ouverte à cette idée mais « pas dans un avenir proche », seulement « dans un avenir plus éloigné », a souligné la chancelière.

 

Mathieu Mucherie :

A court terme, rien ne va se passer, c’est la politique du chien crevé au fil de l’eau, et l’Allemagne ne veut pas entendre parler des gadgets de nos diplômés de sciences-po sur un gouvernement plus économique de l’euro (pourquoi changer un système qui avantage incalculablement Francfort ?). Les élections de 2019 ne serviront à rien, comme les précédentes, comme les suivantes aussi très probablement. Cette année-là, on va encore faire tout un numéro sur la transparence et la compétence et la solidarité, tout en laissant Weidmann prendre la BCE ; comprenne qui pourra.

 

A moyen terme, c’est plus compliqué. Laissez-moi extrapoler un peu. Il n’y aura pas de réponse fédéraliste convaincante à nos problèmes, car il faudrait pour la rendre soutenable une citoyenneté européenne qui n’arrivera jamais : un ado de Paris aujourd’hui peut être plus proche d’un ado de Chicago ou de Tokyo que d’un ado de Berlin ou d’Athènes. L’Europe n’est pas un échelon très pertinent économiquement, et ne fait pas vraiment rêver quand on l’envisage sous l’angle d’un processus. C’est la Cacanie de Robert Musil, “qui périt d’être inexprimable”, la créativité viennoise en moins. Si tout se passe bien, nous allons connaître la voie japonisante sur laquelle nous sommes déjà engagés et qui correspond assez bien à notre goût continental pour les pentes faciles, à nos caractéristiques démographiques et à notre banque centrale déflationniste.

Edouard Husson

. Je ne suis pas sûr qu’Emmanuel Macron soit prêt à être aussi direct sur le mode: « Mon projet est la seule manière pour l’Europe de s’en sortir. Madame la Chancelière, vous prenez vos responsabilités! J’ai un plan B. » En a-t-il seulement un?  S’il ne fait pas cela, où sera la différence avec Hollande, à part le style? Les élections européennes de 2019 tourneront à la victoire des conservateurs et des populistes. Les milieux dirigeants européens, par réaction, se réfugieront toujours plus dans l »idéologie. Angela Merkel deviendra définitivement « Frau Nein »


Florent Parmentier

Depuis quelques mois pourtant, les nuages s’amoncellent. Plus précisément, Emmanuel Macron semble reprendre certains vieux travers de la technostructure française. En particulier, son discours de la Sorbonne a pu montrer les ambitions présidentielles en matière européenne, digne d’un grand réformiste européen. Cependant, la manière ressemblait foncièrement à la gestation de l’Union pour la Méditerranée du temps de Nicolas Sarkozy : les bonnes idées viennent de Paris, en attendant de convaincre le reste de l’Europe. Dans une certaine mesure, la logique de la co-construction de politiques publiques avec nos partenaires européens échappe encore au logiciel de nos élites administratives.

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Comprendre Parcoursup : une réforme brouillonne et inachevée

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Toutes les filières de l’enseignement supérieur deviennent sélectives mais le réforme est inachevée. Comment faire simple quand on peut faire compliqué?

Pour les filières traditionnellement sélectives la procédure s’allonge avec des rentrées plus incertaines mais il n’y a pas de révolution et les établissements s’adapteront. Les meilleurs étudiants devraient être épargnés.

Faut-il le rappeler, Apb avait été conçu pour des formations sélectives et même initialement pour les classes prépas. L’élargissement à l’ensemble du système n’était pas cohérent et les algorithmes ne pouvait gérer le recrutement dans des sections sans sélection.

Plutôt que d’assumer en généralisant la sélection à toute les formations gérées par APB, en donnant de réels moyens, le gouvernement a mis en place une sélection inavouée et a remplacé APB par un processus kafkaïen et anxiogène . Il faudra attendre septembre pour bien des étudiants postulant à une université..

APB est mort remplacé par « Parcoursup » .

De mi-janvier à mi mars, les lycéens s’inscrivent sur Parcoursup, ils y déposent leurs vœux d’orientation dans le supérieur.

Le nombre maximal de vœux est de 10 pour toutes les formations, certains vœux (comme en prépa) pouvant être multiples.

Un vœu sur Parcoursup correspond au choix d’une filière en CPGE. Le candidat pourra sélectionner plusieurs établissements associés (10 par filière, dans la limite de 20 établissements toutes filières confondues). Ainsi, sélectionner 4 établissements en MPSI, 4 établissements en PCSI et 4 établissements en PTSI correspondraient à l’émission de seulement 3 vœux.

La demande de lycées avec internat et sans internat ne doublera pas le nombre de vœux. Ainsi, demander « PCSI dans le lycée A avec internat » et « PCSI dans le lycée A sans internat » compterait pour un seul vœu.

Il n’y a pas à hiérarchiser les vœux. C’est la grande différence  avec APb

Le conseil de classe du second trimestre examinera chaque vœu et émettra un avis sous la forme d’une « fiche avenir » transmise aux établissements demandés. Cette fiche avenir sera accompagnée des bulletins de Première et de Terminale ainsi que des notes aux épreuves anticipées du baccalauréat.

Les différents lycées demandés ne connaitront pas les autres vœux des candidats lors de l’examen des dossiers.

UNIFORMISATION : cv et lettre de motivation

L’habitude de demander une lettre de motivation vient des établissements privés et publics sélectifs, comme les classes prépas, les BTS ou les bi-licences : dans ces structures, un jury d’enseignants étudie les dossiers des candidats depuis déjà de nombreuses années.

Séverin Graveleau dans le Monde résume les enjeux de la lettre de motivation

« Après avoir rédigé une introduction avec une phrase d’accroche personnalisée ; du type « je candidate à telle formation parce que… », il faut décrire rapidement son parcours d’études antérieur, et, éventuellement, ses expériences professionnelles ou stages, « en expliquant en quoi ils ont permis d’acquérir des compétences, des questionnements, qui seront utiles dans la formation que l’on vise », explique la conseillère. « Si l’élève a réalisé un stage de troisième dans un cabinet d’avocats et qu’il souhaite tenter d’entrer dans un parcours d’affaires juridiques, il est important de le souligner, conseille de son côté Cécile Charasse, directrice de l’IUT d’Allier et vice-présidente de l’Association des directeurs d’IUT.

 

Il est ensuite possible d’aborder son projet professionnel et d’expliquer en quoi la formation va permettre de s’y préparer et d’y accéder. « Si le projet professionnel est encore flou, préciser le ou les domaines d’activité qui intéressent et montrer en quoi la formation souhaitée permettra de se diriger vers ce ou ces domaines, et de définir son projet ultérieurement », conseille la fiche d’information Parcoursup sur le projet de formation motivé. Les jurys vont essayer de voir « si le candidat sait bien où il met les pieds, s’il s’est renseigné sur la formation et sur ses débouchées », explique Mme Kaci.

 

Pour les filières sélectives, cette lettre de motivation est « déterminante », affirme-t-elle. « C’est l’élément-clé de la sélection en IUT : la motivation et l’engagement sont fondamentaux », confirme Mme Charasse. Pour ceux qui postulent une licence à l’université, le projet de formation motivé pourra être utilisé par les jurys pour départager les candidats dans les cas où ils seraient plus nombreux que les places disponibles. Le candidat ne pouvant savoir si ce sera le cas pour la licence qu’il convoite, autant peaufiner la rédaction de ce court texte, ce qui demeure possible jusqu’au 31 mars (date limite pour la finalisation des dossiers et la confirmation des vœux).

 

Il faut se plier au côté factice de l’exercice mais ne pas le pousser à la caricature. Vous devez évoquer le monde de l’entreprise parler de votre intérêt pour l’économie, l’international mais si vous en arrivez à vibrer pour un métier très précis, on ne vous croira pas.

Si un établissement vous intéresse vraiment je vous invite à parcourir son site internet et à rechercher les spécificités du projet pédagogique. N’hésitez pas à reprendre celles-ci dans votre lettre car les sélectionneurs se savent eux aussi sélectionnés et ils détestent les candidatures à la chaine. Ils apprécient les étudiants qui font un effort pour les connaître. Vous candidatez pour une prépa commerciale et vous venez de S, positivez pour votre préférence sur une prépa d’ingénieur. Vous venez d’une autre section, rassurez-les-vous préférez la prépa et ce qu’elle apporte à une école post bac.

Je le répète, insistez si un établissement vous intéresse vraiment, et si votre dossier correspond à l’attente de la prépa.

Soyez modeste et réaliste sur votre niveau

 

Sur Parcoursup, le CV est découpé en cinq rubriques à remplir : « Formation », « Langues », « Compétences », « Expériences professionnelles » et « Centres d’intérêt ». Dans les trois dernières rubriques, il peut être judicieux de valoriser « toutes les activités extrascolaires auxquelles le candidat ne pense pas spontanément », explique la conseillère. Cela peut-être « d’avoir fait du bénévolat, avoir été baby-sitter, même si c’est dans un cadre familial, de faire du sport dans un club, etc. ». Il peut aussi être intéressant d’évoquer les activités ou les projets en groupe réalisés pendant ses études (type travaux pratiques encadrés,TPE). Après chacune de ces activités, le candidat peut détailler succinctement quelles compétences ou savoirs il en retire.

Un responsable des admissions peut aussi prendre en charge la lecture de ces lettres de motivation (projet de formation motivé) pour faire un pré tri des candidatures.

Sélection : le triomphe de la machine

Un outil d’aide à la décision est mis en place, manière d’aider …ou de fliquer les établissements :

 

Par le biais de cet « outil d’aide à la décision », la commission des vœux déterminera quels critères elle souhaite prendre en compte. C’est ce paramétrage que l’on appelle « algorithme local ». Si l’outil est le même pour toutes les formations, sélectives ou non, les commissions ont la main sur les pondérations à apporter à chaque critère. Faut-il donner plus de poids aux notes de terminale ? À certaines matières ? Quelle place laisser au projet de formation motivé ? Faut-il accorder un bonus à certains lycées pour prendre en compte des différences de notation ?

 

Notez que ces paramétrages doivent être conformes à ce que la formation avait indiqué dans Parcoursup, dans l’onglet « Examen du dossier » (exemple ci-dessous : la fiche Avenir et le projet de formation motivé). Puis chaque commission proposera au chef d’établissement les réponses à apporter aux lycéens et aux étudiants en réorientation. Ces résultats sont à renseigner avant le 18 mai au plus tard dans Parcoursup, afin que l’algorithme national prenne le relais. Il pourra modifier le classement si ce dernier ne satisfait pas le quota minimum de boursiers et le quota maximum de candidats hors secteur.

Difficile dans ces conditions de prendre en compte  des critères subjectifs de dernier moment ou l’intérêt manifeste porté à l’établissement ( présence JPO)

Les candidats sont alors classés les meilleurs auront oui , les autres seront en attente et les autres refusés ; Par prudence certains établissement  ne refuseront personne.

Pour chaque vœu de classes préparatoires et filières sélectives vous recevrez une des trois réponses possibles : OUI, NON et EN ATTENTE.

OUI = Si vous le voulez, vous avez une place dans cette filière, dans ce lycée.

NON = Votre candidature a été rejetée dans cette filière et ce lycée. Cela ne signifie pas que votre dossier n’est pas en adéquation avec cette filière en général, mais que les professeurs de ce lycée considèrent qu’il ne vous convient pas.

EN ATTENTE = Les professeurs de ce lycée considèrent qu’il vous convient mais comme les capacités des classes préparatoires sont limitées, on ne peut pas encore vous assurer que vous serez pris, cette situation est susceptible d’évoluer. Plus l’établissement est prestigieux plus le en attente prend des allures de refus.

Ala différence d’APB ne vous pas demandé de hierarchiser vos vœux  , l’élimination et le choix interviennent maintenant avec beaucoup de lourdeur

Contrairement au système précédent (APB), cette fois, elles vous donneront toutes une réponse. C’est à ce moment-là que vous devrez choisir de façon définitive où vous ferez votre rentrée .

À chaque fois qu’il a plusieurs réponses positives, le lycéen doit en éliminer certaines pour n’en conserver qu’une. Au fur et à mesure que des « oui » sont éliminés, des places se libèrent dans les lycées à classe préparatoires et d’autres candidats sont appelés.

 

Vos différentes actions possibles et leurs conséquences

Si vous avez au moins deux “oui”, vous devez renoncer à tous les “oui” sauf un (celui qui a votre préférence). Deux choix s’offrent alors à vous.

 

Vous décidez de l’accepter définitivement. Dans ce cas, la procédure Parcoursup s’arrête pour vous. Il ne vous restera plus qu’à vous inscrire dans la formation que vous avez acceptée après les résultats du bac. Pour les dates précises d’inscription administrative, renseignez-vous directement auprès de l’établissement concerné.

 

Vous pouvez aussi “maintenir” ce vœu, et “maintenir” également vos vœux “en attente”, parce que vous attendez une réponse d’une formation qui vous plaît davantage que celle qui vous a déjà dit oui. Vous pourrez voir votre rang ( une amélioration par rapport à APB). Cela vous permettra de décider si vous avez des chances de progresser suffisamment dans la liste d’attente pour avoir une proposition avant la fin de la session.

 

N’oubliez pas de “renoncer” aux vœux qui ne vous intéressent plus, car cela permet de libérer des places pour les autres candidats.

Pour les classes préparatoires et les écoles postbac le remplissage de leurs classes, est soumis à un équilibre complexe.. Par conséquent, dire oui à trop de candidats signifierait pour l’établissement risquer le sur-remplissage. Et un recrutement trop prudent déboucherait sur des classes en sous-effectif.

 

Lorsqu’un candidat prend sa décision d’intégrer , les autres places qui lui étaient accordées retournent dans le pot commun.

 

Mais sans visibilité accepte a-t-il la première proposition venue alors qu’il pourra espérer une meilleure proposition ?

Pour les universités et les anciennes  filières « non sélectives »…une sélection hypocrite

Très peu de différences avec les filières ouvertement sélectives

1)Pas de culture de l’étude des dossiers et un statut d’enseignant chercheur incompatible avec le temps à consacrer à cette sélection. La sélection se fera donc via l’outil de décision , la lettre de motivation sera peu prise en compte .

Là où les candidatures se comptent en milliers, il est matériellement impossible aux professeurs de tout lire. Beaucoup de facs, et notamment celles de sport, se sont mises d’accord pour mettre au point un logiciel qui triera automatiquement les candidatures, en fonction de leurs notes et d’autres critères quantifiables. Les lettres ne seront lues « qu’à la marge », explique-t-on dans le milieu universitaire ARTICLE DU Monde

2) Les formations n’ont pas le droit de répondre  NON mais c’est une hypocrisie.

Vous pourrez avoir trois types de réponses :

– oui = la formation vous accepte,

– oui si = la formation vous accepte à condition que vous suiviez un parcours personnalisé, car vous n’avez pas tous les attendus requis,

– en attente = si la capacité d’accueil est dépassée. Si vous maintenez ce vœu, vous pourrez obtenir un “oui” ou un “oui si” uniquement des places se libèrent.

Rien ne les empêche de classer les meilleurs candidats en oui   suivis des oui si ( à utiliser en vraie liste d’attente) puis de classer les autres dans une liste d’attente  qui recevra une réponse négative en septembre.

Les établissements qui ont du mal à remplir devront prendre tout le monde, pour les autres la sélection sera comparable aux filières officiellement sélectives.

Tous les candidats ayant un oui ne sont pas certains d’avoir une place .

Certaines formations annoncent qu’elles METTRONT OUI A TOUS LE MONDE , comme à l’université Paris 1, en licence de philosophie et d’AES (administration économique et sociale).

Quid du profil des candidats recalés, faute de place ? Il pourra s’agir tout aussi bien de candidats acceptés sans condition que de candidats soumis à une condition de parcours d’accompagnement. En effet, les commissions des vœux peuvent intercaler les dossiers « oui » et « oui, si » dans leur classement des dossiers. Elles doivent aussi tenir compte de quotas de boursiers et des candidats hors académies.

 

Pour les bacheliers qui n’auraient aucune proposition d’admission, une commission pilotée par le recteur interviendra début juillet, dès les résultats du bac, pour les aider à trouver une formation, si possible compatible avec leur « préférence » d’orientation. Mais elle ne pourra pas aider celles et ceux qui auront eu une proposition, même si celle-ci leur déplaît.

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