L’armée de Terre a décidé de renommer la promotion 2016-2019 de l’ École Spéciale Militaire de Saint-Cyr, qui forme ses futurs officiers supérieurs, baptisée jusqu’ici «général Loustaunau-Lacau», héros des deux guerres mondiales.
Son crime , comme le général de Castelnau, véritable vainqueur de Verdun, être catholique et de droite .
Il fut malheureusement antisémite , à la différence de Castelnau, mais comme ce dernier il fut résistant pendant la deuxième guerre.
«Le chef d’état-major des armées et l’armée de Terre, en concertation avec la ministre des Armées, ont décidé de ne plus utiliser ce nom de promotion», a expliqué à l’AFP le porte-parole de l’armée de Terre, le colonel Benoît Brulon. Il sera engagé avec les élèves de la promotion concernée un «parcours de mémoire» au terme duquel un nouveau nom de parrain sera choisi, a-t-il précisé.
L’historien Simon Epstein, dans Un paradoxe français : « Nombre d’antifascistes de 1936, basculés collaborateurs en 1940 mais experts à se faire pardonner en 1944, auront connu une Libération plus paisible que celle qui s’acharna sur ce résistant de la première heure, rescapé de Mauthausen et des « marches de la mort »
Il évoque dans ses mémoires son père et son frère, tués durant la guerre de 14 18 : ils sont en 1917 tous trois capitaines et portent dix citations à eux trois.
Ce héros des deux guerres fut classé très à droite, anticommuniste, antigaulliste, antiallemand, mais également un excellent soldat et un grand résistant, fondateur du fameux réseau de renseignement de la Résistance « Alliance » avec sa belle soeur Marie Madeleine Fourcade.
Elle se laisse cependant convaincre de suivre à Vichy Loustaunau-Lacau, attiré par une délégation générale à la puissante Légion française des combattants. S’y met en place un réseau centré sur Marseille et Vichy qui se révèle un terrain fertile où recruter fonctionnaires de ministères et officiers patriotes. La rupture avec Vichy ne tarde d’ailleurs pas, l’amiral Darlan renvoyant en février 1941 Loustaunau-Lacau de la Légion. L’évolution de la guerre leur offre une opportunité de s’engager activement contre Hitler. En effet, la guerre sous-marine met en péril la survie des Britanniques. Obtenir des renseignements sur les départs de Lorient des sous-marins est vital. Seul des Français peuvent les fournir. En avril 1941, un contact est établi à Lisbonne d’où Loustaunau-Lacau rapporte de l’argent et un premier poste-émetteur, l’arme la plus efficace car remédiant aux délais de plusieurs semaines des anciens courriers et permettant enfin une riposte immédiate. Alliance en possédera jusqu’à 17. Marie-Madeleine n’étant pas « grillée » comme Loustaunau-Lacau à Paris organise en zone nord et dans l’ouest le réseau Alliance, un nom qui proclame la fidélité à l’Angleterre et l’égalité des partenaires. Les Allemands l’appelleront « Arche de Noé » en raison des pseudonymes d’animaux adoptés par ses membres.
Arrêté à Alger en mai 1941, Loustaunau-Lacau est condamné puis livré aux Allemands.
Cet engagement pour son pays lui vaudra d’être arrêté par Vichy qui le livrera aux Allemands en mars 1943. En juillet 1943, il est déporté vers le camp de concentration de Mathausen. Il sera libéré en avril 1945.
En 1946 il écrira « Chiens Maudits » sous-titré « Souvenirs d’un rescapé des bagnes hitlériens ». « Chiens Maudits », pour rappeler l’insulte préféré de leurs tortionnaires. En quelques dizaines de pages, il relate, sans jamais se mettre en avant, avec une certaine distance parfois, le quotidien et les souffrances qui ont été les siennes et celles de ses camarades déportés face à la cruauté, à la bestialité, à la bêtise de leurs gardiens et à la folie meurtrière du système concentrationnaire nazi.
Vous pouvez télécharger et lire l’intégralité de ce texte pour comprendre combien les mois passés en enfer le lavent de l’infamie antisémite .
Il meurt à Paris le 11 février 1955, Ses obsèques sont célébrées aux Invalides en présence de nombreuses personnalités, parmi lesquelles le maréchal Juin, les généraux Guillaume, Kœnig, Chassaing, Ganeval, de Larminat, de Monsabert, Monclar, et de Gaston Palewski, , Maurice Bourgès-Maunoury, André Bettencourt, Antier, Louis Jacquinot
C’est cet homme que madame Parly entend déshonorer
Marie Madeleine Fourcade , son adjointe, aurait sa place au Panthéon , tant son action à la tête d’Alliance fut efficace. Par la suite elle rallia De Gaulle au sein du Rpf et ses derniers combats furent Ses derniers combats furent pour le procès Barbie
L’Histoire est souvent plus complexe que ce qu’en retient la mémoire collective. Après l’humiliation de la défaite en 1940, la Résistance française n’a pas été menée que par des hommes et des femmes dont le cœur portait à gauche. Refusant de se soumettre à l’Allemagne, des militants monarchistes, des membres de l’Action française, des cadres de divers partis d’extrême droite ont choisi de résister. D’où le paradoxe de retrouver plus tard, côte à côte dans certains maquis, des communistes et des vichystes, voire des juifs et des antisémites notoires.
« Versaillais et communards se sont réconciliés dans la Résistance. »
EOLIENNES ,VOITURES ELECTRIQUES ,PANNEAUX SOLAIRES / UNE DEPENDANCE TOTALE A L’EGARD DE LA CHINE
Si les métaux rares sont une trentaine, les « terres rares » en regroupent 17 des plus stratégiques pour les nouvelles technologies. La Chine assure 95 % de la production de ces terres convoitées. Un quasi-monopole qui profite largement à l’Empire du Milieu.
Les métaux rares sont une grande famille. Ils contiennent les 17 terres rares, le graphite, le cobalt, l’antimoine, le tungstène, le tantale, le platine, l’iridium, le ruthénium, le niobium et quelques autres. Ils ne sont pas forcément rares autour du globe. Cependant, leurs gisements assez vastes pour que l’exploitation soit commercialement rentables avec les technologies actuelles le sont.
Pendant six ans, le journaliste Guillaume Pitron a mené l’enquête sur les terres et métaux rares dans une douzaine de pays, sur quatre continents. Il en livre un témoignage poignant dans son livre La guerre des métaux rares. Son constat est sans appel : la Chine domine désormais celle des métaux rares. Il est le fournisseur quasiment unique des plus stratégiques d’entre eux, les terres rares. Si leur production annuelle limitée à 130.000 tonnes, contre 2 milliards de tonnes de fer, peut sembler anecdotique, elle est capitale et indispensable à nombre de nouvelles technologies. LED, écrans plats, voitures électriques, éoliennes à aimants permanents, téléphones portables, ordinateurs demandent leur pesant de terres rares.
Au début des années 1990, la Chine a commencé à vendre des terres rares à prix cassé. Les mines californiennes qui fournissaient la majorité du marché, ont dû fermer leurs portes dans les années 2000, les mineurs ont dû ranger leurs pioches. Les autres pays qui disposent des ressources, notamment la Russie, le Groenland, le Canada, le Vietnam, les Etats-Unis, et même la France en ont abandonné ou négligé l’exploitation. Seule maître à bord, la Chine fait désormais sa loi sur le marché. Résultat : elle concentre aujourd’hui 95 % de la production mondiale de terres rares, alors qu’en n’en détiendrait que 36 % des réserves. La situation pourrait changer d’ici une décennie, car la Chine pourrait décider de réserver l’ensemble de sa production de terres rares à ses seules entreprises, tant la demande de son industrie est importante. Les mines d’autres pays pourraient rouvrir.
Durant son enquête, Guillaume Pitron a découvert que l’extraction de ces métaux rares génère d’importants impacts environnementaux. Les processus d’extraction et de séparation nécessitent beaucoup d’énergie, de produits chimiques et d’eau. En Chine, les acides sulfuriques et chlorhydriques polluent les cours d’eau aux alentours des mines. Les médias se sont fait l’échos de la pollution de différents fleuves et de la formation de montagnes de déchets. Ces extractions se sont accompagnées d’une hausse de maladies et de cancers considérables chez les riverains. Malgré l’interdiction des activités sauvages sous l’impulsion de l’opinion publique chinoise, le marché noir à l’exportation y resterait florissant. Quelque dix mille mines seraient éparpillées à travers le territoire chinois.
La question à Guillaume Pitron : Le monde se désoccidentalise. Avec ses barrières aux exportations de minerais, que cherche la Chine ?
Depuis une quinzaine d’années, la Chine a mis en place une politique où elle restreint ses exportations de minerais bruts pour garder la valeur ajoutée. Elle ne veut plus de la ligne colonialiste où les occidentaux n’iraient chercher que la matière et la transformer chez eux. La Chine met des quotas à l’exportation, mais donne un accès illimité aux entreprises qui viennent s’installer dans le pays. Elle convoite l’aval de la filière, c’est-à-dire les industries des hautes technologies utilisatrices de terres rares. Elle demande à ces entreprises d’apporter les structures industrielles, les emplois, le savoir-faire, les laboratoires de recherche et développement. Et elle utilise ces connaissances pour son développement. Alors qu’à la fin de la décennie 1990 le Japon, les États-Unis et l’Europe concentraient 90 % du marché des aimants, la Chine contrôle désormais les trois quarts de la production mondiale ! Les Chinois ont bien l’intention de gagner la bataille sur l’aval de toutes les technologies du futur et cela fonctionne. Le pays est déjà le leader des technologies vertes dans le monde. Il s’agit du premier producteur d’énergies vertes au monde, du premier fabricant d’équipements photovoltaïques, de la première puissance hydroélectrique, du premier investisseur dans l’éolien et du premier marché mondial des voitures à nouvelles énergies.
Cette situation chinoise sur les terres rares est reproduite dans d’autres pays qui connaissent des positions majoritaires. En Asie, en Afrique, en Amérique latine, un puissant phénomène de nationalisme des ressources minières fragilise de plus en plus les positions occidentales. Les ressources exploitées localement doivent alimenter la consommation intérieure plutôt que satisfaire les appétits de pays client.
Les restrictions sur la vente de panneaux solaires chinois dans l’Union européenne prennent fin, au grand dam des producteurs européens qui craignent un afflux d’importations bon marché.
En vigueur depuis cinq ans, la mesure visant à protéger l’industrie solaire européenne était jugée contre-productive par les installateurs de panneaux solaires qu’elle privait de produits meilleur marché.
Les droits antidumping sur les importations de panneaux solaires, de cellules et de wafers chinois institués par la Commission européenne en 2013 avaient été reconduits en mars 2017 pour 18 mois, l’exécutif européen faisant alors savoir qu’il ne comptait pas les renouveler.
Pendant ces cinq années, les producteurs chinois ne payaient pas de droits s’ils vendaient leurs produits à ou au-dessus d’un prix minimum qui a progressivement diminué. Sous ce prix, ils s’exposaient à des taxes allant jusqu’à 64,9%.
La Commission a estimé que l’extinction des mesures était dans le meilleur intérêt de l’UE, compte tenu de son objectif de développement des énergies renouvelables, et elle a estimé qu’elles avaient permis aux prix à l’importation de s’aligner sur les prix du marché mondial.
La Chine est incontestablement la championne mondiale du solaire. Elle détient un quart des capacités mondiales et fabrique la moitié des panneaux solaires vendus dans le monde, d’après le rapport 2017 de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Le pays a atteint avec trois ans d’avance ses objectifs de production d’énergie solaire fixés pour 2020. D’ici 2040, sa capacité devrait encore être multipliée par dix, passant de 77 GW à 738 GW.
Jusqu’à 20 millions de tonnes de déchets vont s’entasser d’ici 2050
La course en avant du gouvernement chinois pour couvrir le pays de panneaux solaires cache cependant l’énorme défi auquel le pays sera confronté d’ici quelques années : celui des déchets engendrés par toutes ces installations. D’ici une trentaine d’années, des millions de panneaux solaires arriveront en fin de vie. En 2050, le pays se retrouvera avec plus de 13,5 millions de tonnes de déchets issus des vieux panneaux, prédit l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena). L’équivalent de ceux des États-Unis, du Japon et de l’Allemagne cumulés. En interne, le chiffre de 20 millions de tonnes est même avancé. « Notre industrie solaire est une véritable bombe à retardement », s’inquiète ainsi Tian Min, le directeur d’une entreprise chinoise de collecte de panneaux usagés.
Et aussi incroyable que cela puisse paraître dans un pays aussi obsédé par la planification, rien n’a été prévu à ce jour pour gérer cette montagne de déchets. Alors que l’Europe s’est dotée, dès 2012, d’une réglementation pour la collecte et le recyclage des panneaux en fin de vie, la Chine ne dispose d’aucune filière spécifique et la recherche à ce sujet est encore balbutiante. La plupart des fabricants se concentrent sur le développement de panneaux plus performants et ne se soucient guère du devenir de leurs produits.
Aujourd’hui, 92 % des panneaux solaires installés sont en silicium cristallin, constitué à 76 % de verre, 10 % de polymère, 8 % d’aluminium (essentiellement pour le cadre), 5 % de silicium, 1 % de cuivre et 0,1 % d’argent. Des matériaux facilement recyclables, pour peu que l’on dispose des usines adaptées. En France, on arrive ainsi à valoriser 90 % des déchets issus des vieux panneaux.
Mais ces derniers contiennent aussi des métaux toxiques (brome, cadmium, plomb…) beaucoup plus difficiles à séparer et à éliminer. Leur traitement nécessite un processus coûteux et l’utilisation de produits chimiques polluants. Autant dire que les fabricants n’ont pas vraiment envie de s’embarrasser avec ça. « Le cadmium et le plomb représentent à peine 0,1 % des matériaux des panneaux, donc c’est négligeable », minimise ainsi Trina Solar, un des principaux fabricants. Sauf que 0,1 % de 20 millions de tonnes, cela représente tout de même 20.000 tonnes de produits toxiques à gérer à l’horizon 2050.
L’autre problème, c’est que la majorité des centrales solaires sont installées dans des régions pauvres et isolées comme le désert de Tengger, le Tibet ou la Mongolie intérieure, alors que les rares usines de recyclage se situent dans les provinces industrielles de la côte Pacifique. « Transporter autant de matériel lourd sur de si grandes distances sera très coûteux », met en garde Tian Min. Selon lui, le recyclage n’est tout simplement pas assez rentable : un kilogramme de silicium coûte environ 13 dollars et le prix devrait encore chuter de 30 % dans la prochaine décennie.
Le directeur d’une autre entreprise, cité par le South China Morning Post, a lui sa petite idée pour se débarrasser des anciens panneaux peu performants : les refourguer à des clients au Moyen-Orient. « Ces pays disposent de vastes espaces inoccupés pour y installer des panneaux solaires pas forcément très performants mais peu coûteux », suggère-t-il. « Cela arrangerait finalement tout le monde. »
transition écologique : ils vous prennent pour des imbéciles
Les khmers verts ont-ils lobotomisé la classe politique et médiatique française
La France représente 0,9% de l’émission de c02 mondiale , en asphyxiant les automobiliste Macron peut espérer une baisse de l’émission de 0,04%…
L’enjeu : ne pas construire de centrales à charbon , le reste c’est pisser dans un violon
La crise politique actuelle est plus grave que celles de 1968 et de 1997. La seule solution institutionnelle est la dissolution de l’Assemblée Nationale.
La France a besoin de sortir de l’impasse actuelle , elle a besoin d’un gouvernement légitime.
Le pays est déchiré, un racisme voit le jour, à l’encontre des classes « laborieuses » .
Cobalt, lithium , leur exploitation est une honte pour l’humanité
Une nouvelle enquête établit un classement des géants de ce secteur, parmi lesquels figurent Apple, Samsung Electronics, Dell, Microsoft, BMW, Renault et Tesla, basé sur les progrès qu’ils ont réalisés depuis janvier 2016 dans leurs pratiques concernant l’approvisionnement en cobalt. Si une poignée d’entreprises ont réalisé des progrès, d’autres n’ont toujours pas pris les mesures les plus élémentaires, telles qu’une enquête sur les filières d’approvisionnement en RDC.
Nos premières enquêtes ont montré que le cobalt extrait des mines par des enfants et des adultes dans des conditions épouvantables en RDC est utilisé dans les chaînes d’approvisionnement de certaines des entreprises les plus connues au niveau mondial. Quand nous avons pris contact avec ces entreprises, nous avons constaté que beaucoup ne demandaient même pas d’où provenait le cobalt.
Environ 70 à 80% des ressources globales en lithium se trouvent au-dessous des plaines salées de l’Argentine, de la Bolivie et du Chili. La Bolivie, possédant la plus grande réserve mondiale de lithium, est toujours en train d’industrialiser ses mines de lithium, tandis que le Chili et l’Argentine sont respectivement les deuxième et troisième pays producteurs du monde. Les ressources situées en Amérique latine joueront un rôle crucial pour répondre à la demande globale prévue des batteries Li-ion, bien qu’à l’heure actuelle l’Australie et la Chine soient également des pays producteurs de premier plan.
L’extraction de lithium dans l’Altiplano andin rencontre toutefois de nombreux problèmes graves. Une préoccupation majeure réside dans la quantité d’eau nécessaire au procédé d’extraction. Ce dernier se fait de plus dans des régions extrêmement arides et dans lesquelles un grand nombre de personnes dépendent, pour leurs activités agropastorales et, par conséquent, pour leur revenu, d’écosystèmes très vulnérables.
Le cabinet français Meridian International Research, dans une étude sur le lithium, met en garde :
« Les augmentations réalistes de production du lithium ne permettront pas de satisfaire une révolution de la propulsion automobile dans la prochaine décennie. (…) Dans le scénario le plus optimiste, elles ne pourraient fournir que 8 millions de véhicules hybrides du type GM Volt. » Alors que la demande mondiale de voiture essence pour 2008 était de 60 millions de véhicules… Pour information, en 2003 le prix de la tonne de lithium s’élevait à 300$ alors qu’en 2008, celui-ci s’est élevé à 3 000$ la tonne.
Si les métaux rares sont une trentaine, les « terres rares » en regroupent 17 des plus stratégiques pour les nouvelles technologies. La Chine assure 95 % de la production de ces terres convoitées. Un quasi-monopole qui profite largement à l’Empire du Milieu.
Les métaux rares sont une grande famille. Ils contiennent les 17 terres rares, le graphite, le cobalt, l’antimoine, le tungstène, le tantale, le platine, l’iridium, le ruthénium, le niobium et quelques autres. Ils ne sont pas forcément rares autour du globe. Cependant, leurs gisements assez vastes pour que l’exploitation soit commercialement rentables avec les technologies actuelles le sont.
Pendant six ans, le journaliste Guillaume Pitron a mené l’enquête sur les terres et métaux rares dans une douzaine de pays, sur quatre continents. Il en livre un témoignage poignant dans son livre La guerre des métaux rares. Son constat est sans appel : la Chine domine désormais celle des métaux rares. Il est le fournisseur quasiment unique des plus stratégiques d’entre eux, les terres rares. Si leur production annuelle limitée à 130.000 tonnes, contre 2 milliards de tonnes de fer, peut sembler anecdotique, elle est capitale et indispensable à nombre de nouvelles technologies. LED, écrans plats, voitures électriques, éoliennes à aimants permanents, téléphones portables, ordinateurs demandent leur pesant de terres rares.
Au début des années 1990, la Chine a commencé à vendre des terres rares à prix cassé. Les mines californiennes qui fournissaient la majorité du marché, ont dû fermer leurs portes dans les années 2000, les mineurs ont dû ranger leurs pioches. Les autres pays qui disposent des ressources, notamment la Russie, le Groenland, le Canada, le Vietnam, les Etats-Unis, et même la France en ont abandonné ou négligé l’exploitation. Seule maître à bord, la Chine fait désormais sa loi sur le marché. Résultat : elle concentre aujourd’hui 95 % de la production mondiale de terres rares, alors qu’en n’en détiendrait que 36 % des réserves. La situation pourrait changer d’ici une décennie, car la Chine pourrait décider de réserver l’ensemble de sa production de terres rares à ses seules entreprises, tant la demande de son industrie est importante. Les mines d’autres pays pourraient rouvrir.
Durant son enquête, Guillaume Pitron a découvert que l’extraction de ces métaux rares génère d’importants impacts environnementaux. Les processus d’extraction et de séparation nécessitent beaucoup d’énergie, de produits chimiques et d’eau. En Chine, les acides sulfuriques et chlorhydriques polluent les cours d’eau aux alentours des mines. Les médias se sont fait l’échos de la pollution de différents fleuves et de la formation de montagnes de déchets. Ces extractions se sont accompagnées d’une hausse de maladies et de cancers considérables chez les riverains. Malgré l’interdiction des activités sauvages sous l’impulsion de l’opinion publique chinoise, le marché noir à l’exportation y resterait florissant. Quelque dix mille mines seraient éparpillées à travers le territoire chinois.
La question à Guillaume Pitron : Le monde se désoccidentalise. Avec ses barrières aux exportations de minerais, que cherche la Chine ?
Depuis une quinzaine d’années, la Chine a mis en place une politique où elle restreint ses exportations de minerais bruts pour garder la valeur ajoutée. Elle ne veut plus de la ligne colonialiste où les occidentaux n’iraient chercher que la matière et la transformer chez eux. La Chine met des quotas à l’exportation, mais donne un accès illimité aux entreprises qui viennent s’installer dans le pays. Elle convoite l’aval de la filière, c’est-à-dire les industries des hautes technologies utilisatrices de terres rares. Elle demande à ces entreprises d’apporter les structures industrielles, les emplois, le savoir-faire, les laboratoires de recherche et développement. Et elle utilise ces connaissances pour son développement. Alors qu’à la fin de la décennie 1990 le Japon, les États-Unis et l’Europe concentraient 90 % du marché des aimants, la Chine contrôle désormais les trois quarts de la production mondiale ! Les Chinois ont bien l’intention de gagner la bataille sur l’aval de toutes les technologies du futur et cela fonctionne. Le pays est déjà le leader des technologies vertes dans le monde. Il s’agit du premier producteur d’énergies vertes au monde, du premier fabricant d’équipements photovoltaïques, de la première puissance hydroélectrique, du premier investisseur dans l’éolien et du premier marché mondial des voitures à nouvelles énergies.
Cette situation chinoise sur les terres rares est reproduite dans d’autres pays qui connaissent des positions majoritaires. En Asie, en Afrique, en Amérique latine, un puissant phénomène de nationalisme des ressources minières fragilise de plus en plus les positions occidentales. Les ressources exploitées localement doivent alimenter la consommation intérieure plutôt que satisfaire les appétits de pays client.
Les restrictions sur la vente de panneaux solaires chinois dans l’Union européenne prennent fin, au grand dam des producteurs européens qui craignent un afflux d’importations bon marché.
En vigueur depuis cinq ans, la mesure visant à protéger l’industrie solaire européenne était jugée contre-productive par les installateurs de panneaux solaires qu’elle privait de produits meilleur marché.
Les droits antidumping sur les importations de panneaux solaires, de cellules et de wafers chinois institués par la Commission européenne en 2013 avaient été reconduits en mars 2017 pour 18 mois, l’exécutif européen faisant alors savoir qu’il ne comptait pas les renouveler.
Pendant ces cinq années, les producteurs chinois ne payaient pas de droits s’ils vendaient leurs produits à ou au-dessus d’un prix minimum qui a progressivement diminué. Sous ce prix, ils s’exposaient à des taxes allant jusqu’à 64,9%.
La Commission a estimé que l’extinction des mesures était dans le meilleur intérêt de l’UE, compte tenu de son objectif de développement des énergies renouvelables, et elle a estimé qu’elles avaient permis aux prix à l’importation de s’aligner sur les prix du marché mondial.
La Chine est incontestablement la championne mondiale du solaire. Elle détient un quart des capacités mondiales et fabrique la moitié des panneaux solaires vendus dans le monde, d’après le rapport 2017 de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Le pays a atteint avec trois ans d’avance ses objectifs de production d’énergie solaire fixés pour 2020. D’ici 2040, sa capacité devrait encore être multipliée par dix, passant de 77 GW à 738 GW.
Jusqu’à 20 millions de tonnes de déchets vont s’entasser d’ici 2050
La course en avant du gouvernement chinois pour couvrir le pays de panneaux solaires cache cependant l’énorme défi auquel le pays sera confronté d’ici quelques années : celui des déchets engendrés par toutes ces installations. D’ici une trentaine d’années, des millions de panneaux solaires arriveront en fin de vie. En 2050, le pays se retrouvera avec plus de 13,5 millions de tonnes de déchets issus des vieux panneaux, prédit l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena). L’équivalent de ceux des États-Unis, du Japon et de l’Allemagne cumulés. En interne, le chiffre de 20 millions de tonnes est même avancé. « Notre industrie solaire est une véritable bombe à retardement », s’inquiète ainsi Tian Min, le directeur d’une entreprise chinoise de collecte de panneaux usagés.
Et aussi incroyable que cela puisse paraître dans un pays aussi obsédé par la planification, rien n’a été prévu à ce jour pour gérer cette montagne de déchets. Alors que l’Europe s’est dotée, dès 2012, d’une réglementation pour la collecte et le recyclage des panneaux en fin de vie, la Chine ne dispose d’aucune filière spécifique et la recherche à ce sujet est encore balbutiante. La plupart des fabricants se concentrent sur le développement de panneaux plus performants et ne se soucient guère du devenir de leurs produits.
Aujourd’hui, 92 % des panneaux solaires installés sont en silicium cristallin, constitué à 76 % de verre, 10 % de polymère, 8 % d’aluminium (essentiellement pour le cadre), 5 % de silicium, 1 % de cuivre et 0,1 % d’argent. Des matériaux facilement recyclables, pour peu que l’on dispose des usines adaptées. En France, on arrive ainsi à valoriser 90 % des déchets issus des vieux panneaux.
Mais ces derniers contiennent aussi des métaux toxiques (brome, cadmium, plomb…) beaucoup plus difficiles à séparer et à éliminer. Leur traitement nécessite un processus coûteux et l’utilisation de produits chimiques polluants. Autant dire que les fabricants n’ont pas vraiment envie de s’embarrasser avec ça. « Le cadmium et le plomb représentent à peine 0,1 % des matériaux des panneaux, donc c’est négligeable », minimise ainsi Trina Solar, un des principaux fabricants. Sauf que 0,1 % de 20 millions de tonnes, cela représente tout de même 20.000 tonnes de produits toxiques à gérer à l’horizon 2050.
L’autre problème, c’est que la majorité des centrales solaires sont installées dans des régions pauvres et isolées comme le désert de Tengger, le Tibet ou la Mongolie intérieure, alors que les rares usines de recyclage se situent dans les provinces industrielles de la côte Pacifique. « Transporter autant de matériel lourd sur de si grandes distances sera très coûteux », met en garde Tian Min. Selon lui, le recyclage n’est tout simplement pas assez rentable : un kilogramme de silicium coûte environ 13 dollars et le prix devrait encore chuter de 30 % dans la prochaine décennie.
Le directeur d’une autre entreprise, cité par le South China Morning Post, a lui sa petite idée pour se débarrasser des anciens panneaux peu performants : les refourguer à des clients au Moyen-Orient. « Ces pays disposent de vastes espaces inoccupés pour y installer des panneaux solaires pas forcément très performants mais peu coûteux », suggère-t-il. « Cela arrangerait finalement tout le monde. »
Les chiffres non contestables de la production de gaz carbonique mettent en évidence l’escroquerie gouvernementale , la fiscalité punitive sur le carburant n’a pas de finalité écologique… La France émet 40% de CO2 de moins qu’en 1980 . Le transport routier en France représente 0,1% de l’émission mondiale de CO2 et l’essence en produit plus que le diésel .Particules fines : l’essence autant que le diésel mais les véhicules électriques sont aussi responsables
Qu’importe si l’électrique est sans doute la moins propre des voitures, qu’importe si l’abandon du nucléaire conduit au charbon, qu’importe si les terres rares indispensables aux éoliennes ou au solaire , aux batteries au lithium entraineront la pénurie des terres rares.
2 Les vieux diesels, bons pour polluer l’Afrique
Des dizaines d’épaves de Golf et de Mercedes sont alignées et empilées sur le bord de la route et jusqu’au pied des immeubles délabrés. Ces voitures-là ont rendu depuis longtemps leur dernier souffle. Mais l’air est irrespirable. Matatus (minibus bondés ornés de graffitis bariolés qui rendent hommage aussi bien à Jésus qu’à Kanye West), camions, voitures… la plupart hors d’âge, jouent du klaxon et du volant pour tenter de progresser de quelques mètres dans un immense flot anarchique qui s’ébroue au milieu des piétons et des vendeurs de rue. Fin de journée banale dans les faubourgs déshérités de Nairobi.
Dans quelques années, c’est ici, dans les bouchons de la capitale du Kenya, dans les rues saturées de Kampala, celle de l’Ouganda, ou dans la cohue de Cotonou (Bénin), que se déverseront les millions de diesels dont l’Europe ne veut plus pour ses citoyens. Ils continueront à recracher leurs oxydes d’azote (NOx), ces gaz toxiques responsables de dizaines de milliers de morts chaque année et dont les constructeurs se sont évertués à dissimuler les vrais niveaux d’émission jusqu’au scandale du « dieselgate » et l’aveu du numéro un mondial du secteur, Volkswagen, en 2015.
Ce scénario préoccupe l’Organisation mondiale de la santé. « Ce qui nous inquiète, aujourd’hui, avec cette flotte de vieux véhicules diesel, c’est où ils vont finir. Et j’ai déjà une petite idée : le marché africain va être inondé », confie Maria Neira, directrice du département santé publique et environnement. Dans un rapport inédit sur les liens entre pollution et mortalité publié fin octobre, The Lancet a classé le Kenya parmi les pays les plus touchés. Selon les décomptes macabres de la revue médicale britannique, pour la seule année 2015, la pollution, principalement de l’air, a provoqué près de 58 000 morts, soit environ 20 % de tous les décès.
L’ONG suisse Public Eye avait déjà tiré la sonnette d’alarme en 2016 dans un rapport émis à l’issue de trois années d’enquête. Le rapport hollandais recoupe les révélations de l’ONG suisse. Sur le terrain, les néerlandais ont découvert des carburants contenant 300 fois plus de souffre – et donc hautement toxique – que ce qui est autorisé en Europe. Les gasoils analysés contenaient aussi du manganèse, un composant interdit dans l’Union européenne, ou encore du benzène à un taux bien supérieur aux normes européennes. La police environnementale hollandaise rapporte également la présence de certains hydrocarbures (hydrocarbures aromatiques polycycliques) considérés comme des produits hautement cancérigènes et émettant des particules fines lorsqu’ils sont utilisés avec le diesel.
Le rapport « Dirty Diesel (PDF, 8.8 MB) » publié par Public Eye révèle comment les négociants suisses en matières premières profitent des faibles standards en Afrique pour produire, livrer et vendre des carburants toxiques pouvant contenir jusqu’à 378 fois plus de soufre que la teneur autorisée en Europe. Par ces pratiques illégitimes, ces sociétés contribuent à l’explosion de la pollution de l’air dans les villes africaines et nuisent à la santé de millions de personnes.
Les experts sont unanimes, l’Afrique est en passe de devenir le continent-poubelle des ordures toxiques du monde développé. Ils devraient atteindre 67 millions de tonnes en 2017, soit une hausse d’un tiers par rapport à 2014.
Selon un rapport du programme des Nations Unies pour l’environnement, la France, l’Allemagne et la Grande Bretagne sont les principaux pays exportateurs de déchets électroniques en Afrique où ils atterrissent sur le marché de l’occasion.
«Nous les voulons à bas prix», note Haïdar El Ali, ancien ministre sénégalais de l’Environnement qui s’est penché sur la question. Ces déchets «finissent donc dans un container en direction des côtes des nations éloignées des yeux de ceux qui en font une consommation frénétique. Directement dans l’arrière cour de populations, convaincues qu’elles ne peuvent se payer le luxe d’être trop regardantes.»
3 Qui est responsable des émissions de gaz à effet de serre?
Un échange épistolaire vient éclairer, mais en partie seulement, cette question. Un échange provoqué par André Berger. Ce climatologue Belge de renommée mondiale et dont l’apport majeur à la climatologie consiste en des calculs et des modélisations sophistiquées des bascules entre ères glaciaires et ères chaudes depuis un million d’années dues aux variations orbitales de la Terre. André Berger s’est souvent investi dans les débats publics de son pays sur le climat et l’énergie. Fin août dernier, il a donc pris sa plume pour écrire à l’Elysée la lettre suivante :
André Berger y appelle le Président Emmanuel Macron à faire de la France un leader du combat contre le réchauffement planétaire. En s’appuyant sur sa capacité nucléaire qui lui permet d’être l’un des pays industrialisés à présenter la plus faible intensité carbone de son économie. Si le monde entier avait le même ratio entre richesses produites et carbone émis, «ses émissions seraient divisées par quatre»,
Ceux qui emmerdent les Français ne sauveront pas la planète
Une première étude a été publiée dans Environmental Research Letters. Et affirme en titre que «l’annonce du déclin final du charbon est peut-être exagérée». Les chercheurs allemands signataires sont donc très polis. Mais leur démonstration est rude. Et la conclusion, annoncée dans le résumé, affirme que si les centrales au charbon actuellement planifiées sont construites (et utilisées), elles suffisent à s’approcher des 2°C de plus pour la température moyenne de la planète. Ils ont tout simplement compté les centrales à charbon actuellement en construction, ajouté celles dont la construction est planifiée, et déduit celles qui devraient fermer d’ici 2030 en raison de leur âge (ils ont choisi de prendre 40 ans de durée de vie pour une centrale à charbon, ce qui est réaliste). Une besogne ardue, mais indispensable. Même si les chercheurs n’ont pas traqué la moindre centrale à charbon future possible. Ils se sont concentrés sur les pays les plus importants (Chine, Inde, Indonésie, Vietnam et Turquie représentent 73% des centrales en construction ou planifiées) et en affectant chacune d’une probabilité de réalisation pour celles au stade de la planification. Les deux dernières années ont vu certains pays réduire leurs projets de centrales à charbon (Chine et Inde), mais d’autres les ont augmenté (Bangladesh, Egypte ou Pakistan).
Le résultat ? Passons tout de suite à la vision planétaire du problème climatique. Pour avoir une chance raisonnable de ne pas dépasser les 2°C d’élévation de la température moyenne, nous ne devons pas émettre plus de 700 milliards de tonnes de CO2 d’ici la fin du siècle. Or, les seules usines, centrales électriques, voitures, infrastructures de transports, bâtiments… construits avant 2010 émettront environ 500 milliards de tonnes de CO2 durant leur durée de vie. Si l’on ajoute les centrales à charbon en construction, planifiées, moins celles qui seront arrêtées sur la période, il faut y ajouter 150 milliards de tonnes de CO2. Bref, à elles seules, les émissions des centrales à charbon en construction et planifiées dépassent tout ce que nous pourrions encore émettre pour respecter les 1,5°C de l’Accord de Paris. Sauf qu’il faut y ajouter le pétrole et le gaz…
Le second article , paru Earth’s Future, une revue de l’American Geophysical Union, détaille les projets de l’un des pays les plus important dans cette affaire, l’Inde. Avec encore 300 millions de personnes dépourvues d’accès à l’électricité chez eux, et une économie en vive croissance, l’Inde prévoit d’augmenter considérablement sa production électrique. Pour prendre conscience de l’ampleur des besoins, il n’est pas inutile de méditer ceci : d’ici 2050 l’Inde devrait compter 400 millions de nouveaux urbains, autrement dit construire, chaque année durant 32 ans, l’équivalent de l’agglomération parisienne, puis l’alimenter en électricité.
Ces objectifs sont très ambitieux, et les installations soulèvent nombre de contestations (hydraulique, nucléaire) qui mettent en doute leur faisabilité dans les calendriers annoncés. Les constructions de centrales à charbon, malgré les désastres sanitaires qu’elles provoquent (des dizaines de milliers de morts prématurées par an en raison des maladies respiratoires), sont beaucoup mieux acceptées.
Les auteurs du premier article avertissent : compter sur la seule baisse des coûts des énergies nouvelles renouvelables pour obtenir une sortie du charbon mondiale serait très imprudent. Il faudra des politiques beaucoup plus énergiques, ciblées sur les centrales à charbon, si l’on souhaite encore ne pas trop dépasser l’objectif des 2°C – les 1,5°C étant complètement hors de portée.
Témoignage d’une agricultrice bio
J’ai 35 ans et je suis agricultrice bio en Auvergne. Il y a deux ans, j’ai été contactée par une entreprise privée qui avait pour projet d’installer un parc d’éoliennes dans ma commune.
Je les ai reçus avec joie ! J’avais hâte de participer à un projet écologiste et d’apporter mon grain de sel à la fin du nucléaire.
Première surprise : je m’attendais à rencontrer un représentant de l’Etat, ou de la préfecture pour ce genre de projet (l’énergie est, il me semble, le bien de tous et nous sommes tous concernés). En fait, il n’en était rien : c’était bien une entreprise privée financée par des fonds de pensions étrangers qui était chargée du projet.
Un peu bizarre, mais, après m’être renseignée, je me suis aperçue que tous les projets étaient tenus par des boîtes privées qui prospectent un peu partout en France pour chercher des terrains où placer des éoliennes.
Je pensais donc que cette société voulait m’acheter un bout de terrain, un peu comme un promoteur immobilier « du vert ».
Deuxième surprise : la société envisageait effectivement d’implanter une éolienne chez moi, mais elle ne voulait « surtout pas » me déposséder de mes terres. Elle voulait seulement louer le terrain. Et cela, pour une somme absolument mirobolante : pour moi qui ai des revenus de 1500 euros par mois, on me proposait un loyer de 30 000 euros par an pour deux éoliennes implantées. Pendant 20 ans….30 000 qui tombent tous les mois et je participe à l’écologie nationale. Un rêve.
La société a insisté pour que je signe « rapidement », car d’autres agriculteurs pouvaient être aussi intéressés. A 30 000 par an, je n’en doutais pas une seconde.
Mais …je suis auvergnate, et par nature, méfiante. J’en ai discuté avec …ma grand-mère. Elle a hoché la tête, et elle m’a dit : « ils veulent payer 75 fois le prix de la terre sans la posséder ?, ici ? Là où nos terres ne valent pas grand-chose ? « … « Il y a un loup quelque part ».
Alors j’ai cherché le loup. Et je l’ai trouvé en demandant un nouveau rendez-vous avec la société. Je leur ai demandé un contrat du bail. Et j’ai lu toutes les petites lignes.
Et voici la question que je leur ai posée : au bout de 20 ans, que se passe-t-il ?
Pas de réponse. Ou plutôt une réponse trèsss floue : on ne sera plus là, car on revend nos implantations à des entreprises étrangères (chinoises notamment). Mais la loi nous demande de prévoir le démantèlement de l’éolienne. Nous provisionnons 50 000 euros.
Parce qu’au bout de 20 ans, une éolienne, elle est en fin de course.
OK. J’ai donc fait venir plusieurs entreprises spécialisées. Pour une éolienne de 200 mètres de haut, le coût minimum est de 450 000 euros par éolienne. A charge du propriétaire du terrain.
Et s’il ne peut pas payer ? Comme il s’agit d’une éolienne industrielle, l’Etat se retourne contre le propriétaire, puis contre la commune.
Je fais un rapide calcul : le projet d’ensemble comprend 7 éoliennes et ma commune 200 habitants.
450 000 x 7 = 3 millions 150 000 de dette.
J’ai la tête qui tourne….j’ai le vertige face à une telle dette.
Ça, c’était ma première découverte. Depuis, je suis allée de surprise en surprise.
Tout d’abord, je me suis demandé pourquoi cette société voulait implanter des éoliennes dans un endroit où il y a si peu de vent.
Réponses : en effet, il n’y a pas assez de vent. Qu’à cela ne tienne, nous allons construire des éoliennes beaucoup plus hautes. 200 mètres de haut. La taille de la tour Montparnasse.
Fort bien. Pour des éoliennes qui ne tourneront que 25 % du temps. Pas très rentable…Alors, comment se fait-il que des fonds de pension s’intéressent tant à l’éolien en France ?
Tout simple ! En France, une loi exige que l’énergie verte des éoliennes soit achetée en priorité deux fois le prix des autres énergies ( l’hydraulique, qui est pourtant totalement vert, n’a pas ce privilège ! )
Donc, c’est intéressant pour les investisseurs étrangers, sans doute en pleine complicité avec le gouvernement…car…qui paye cette différence ? NOUS !
Sur votre facture EDF, il y a une petite ligne qui indique que nous « participons au développement de l’énergie verte »…en fait, nous finançons des actionnaires étrangers.
Ah oui ! Je ne vous ai pas tout dit ! Cette énergie est essentiellement destinée à être exportée. Donc pas du tout destinée à faire fermer les centrales nucléaires.
Ça, les actionnaires s’en fichent totalement. Moi pas. Je me suis livrée à un petit calcul : le développement de l’éolien en France va coûter 75 milliards d’Euros financés par nous-même pour détruire nos paysages, notre tourisme, la valeur de nos biens immobiliers et nos parcelles cultivables ( qui ne le sont plus quand on dépose 1500 tonnes de béton dans le sol pour y placer la tour Montparnasse).
Avec cet argent, l’état pourrait redistribuer à chaque français une part pour isoler dignement son logement. Nous pourrions ainsi fermer 18 réacteurs nucléaires. Mais ça, ça ne rapporterait rien aux actionnaires.
Pour finir, je tiens à préciser que je ne signe pas ce texte car j’ai reçu des menaces :
– D’agriculteurs, qui souhaitent « rafler les 30 000 euros par an sans réfléchir »
– Des sociétés de l’éolien, qui, plus subtiles, me proposent des « compensations » contre mon silence.
Faites circuler, et réfléchissez. Sous couvert de « vert », on nous prend pour des jambons.
L’urgence des logements
Les logements représentent plus de 40% des émissions, les isoler aurait permis des économies, les Français auraient fait des économies, il y aurait eu des créations d’emplois
MACRON A PREFERE ETOUFFER LES AUTOMOBILISTES ET REDUIRE LES CREDITS DESTINES A L’ISOLATION
et pour changer de sujet:
Les végans enragés rêvent d’un monde nourri à la spiruline cette bactérie bleuâtre venue des pays tropicaux , en Europe, une dizaine de pays ont déjà interdit le gavage et d’Éric Nolleau à Yannick Jadot on ne compte plus les sauvages qui veulent interdire le foie gras…
Décidément je ne comprends rien au nouveau monde dans lequel le seul animal à gaver sera l’homme… Ne vous y trompez pas la gastronomie appartient à notre patrimoine ! Avec la disparition des cuisines régionales c’est la mémoire nationale qui disparait . cliquez sur le lien ci dessous
Le diktat de Michel Barnier a ouvert une terrible crise en Europe . Vouloir punir les Anglais est son obsession
J’ avoue ne pas avoir compris pourquoi nos amis britanniques nous quittaient . Ils bénéficiaient de tous les avantages de l’Union sans les inconvénients.
La question de l’immigration et de l’islamisme aurait été déterminante dans le vote anti union européenne
Le brexit doit beaucoup à la morgue de Hollande puis de Macron, aux menaces de Junker car le peuple britannique est un grand peuple et on ne fait pas chanter un grand peuple .
Le brexit ne me réjouit pas car il ouvre la boite de PANDORE et on ne sait jamais ce qui peut en sortir, que l’on se souvienne de la fin de l’URSS.
Mais l’union européenne telle que nous la connaissons n’est qu’un grand mensonge. Incapable de faire l’équivalent des politiques industrielles menées par les Américains ou les Chinois, elle impose à nos producteurs ce qu’elle est incapable de faire respecter par ceux qui nous vendent. Les politiques d’austérité imposée par l’Allemagne relèvent de l’idiotie et la guerre froide contre la Russie détruit notre agriculture et nos entreprises.
Depuis plus de deux ans j’ai dénoncé ici ceux qui voulaient punir les Anglais quitte à faire exploser le Royaume Uni et à provoquer une crise majeure en Europe.
On nous expliquait qu’il fallait punir les Anglais … en se tirant une balle dans le pied car la France est le pays qui a sur le plan commercial le plus à perdre. Il serait temps de comprendre que l’intérêt de tous sera de construire des relations normales avec la Grande Bretagne, le même que celles qui existent avec la Norvège, la Suisse .A moins que Merkel et Hollande nous expliquent qu’il faut mieux traiter la Turquie que nos amis britanniques.
Il y a eu les spécialistes qui nous ont expliqué que Cameron avait joué avec le feu …EN INTERROGEANT LE PEUPLE ; ah, il faut se méfier du peuple… IL EST VRAI QUE LES 55% de Français qui avaient voté non en 2005 ont été sodomisés par le traité de Lisbonne ;
Il y a ceux qui nous expliquent que le Royaume Uni disparaitra, et oui l’UE est une machine à détruire les unités nationales. Mais l’on aurait tort de jeter de l’huile sur le feu. L’Irlande du Nord est à majorité unioniste, elle ne rejoindra pas l’Irlande du SUD. Reste l’ECOSSE …. Mais il serait peut-être utile de rappeler que si des provinces quittent le Royaume Uni elles ne peuvent être admises dans l’UNION à moins que l’Espagne ‘n’accepte que la Catalogne fasse de même et la France la Corse
Il y a qui veulent que le divorce soit immédiat quitte à effrayer les marchés alors que l’intérêt de tous est un divorce sans douleur .
Merkel comprend que mes britanniques prennent leur temps. Elle n’ignore pas qu’un brexit précipité sera un jeu perdant perdant. L’ECONOMIE ALLEMANDE EXPORTE MASSIVEMENT VERS LE Royaume uni et l’adhésion de ce pays à l’ALENA serait une catastrophe.
Personne ne rappelle la fusion des bourses de Londres et de Frankfort il y a quelquesannées, l’Allemagne A BESOIN DE LA PLACE ANGLAISE et si délocalisation de la finance il y avait ce serait pour Frankfort.
Michel Barnier incarne la bêtise et la méchanceté des technocrates de Bruxelle . Si le Royaume Uni accepte son diktat dans les deux années à venir il n’y aura plus de Royaume Uni
Le texte comprend d’importantes concessions faites à Bruxelles, qui sont autant d’accros à la souveraineté britannique, à laquelle les partisans du Brexit sont si attachés.
Le texte prévoit une période de transition qui doit s’étendre de la date effective du Brexit, le 29 mars 2019, au 31 décembre 2020, soit pendant 21 mois. Pendant cette transition, qui peut être prolongée une fois, pour une période limitée et par accord conjoint, la situation du Royaume-Uni restera inchangée en ce qui concerne l’accès au marché unique, l’union douanière, et les politiques européennes «avec leurs droits et leurs obligations». La période doit permettre aux citoyens, administrations et entreprises de s’adapter au divorce. Et à Londres et à Bruxelles de négocier leur future relation, notamment un accord de libre-échange entre les deux entités.
En revanche, le Royaume-Uni ne prendra plus part aux décisions de l’UE tout en étant contraint de les appliquer. Il ne pourra pas non plus signer d’accords de libre-échange en son nom avec d’autres pays.
Par ailleurs, l’Irlande du Nord restera alignée sur un nombre limité de règles du marché unique «essentielles pour éviter une frontière dure»: par exemple normes sanitaires pour les contrôles vétérinaires, ou celles concernant la taxe sur la valeur ajoutée et les aides d’État. Là aussi, les «Brexiters durs» crient à la trahison. Le texte «proposé traiterait l’Irlande du Nord différemment du reste du Royaume-Uni. Ceci est inacceptable (…) En Écosse, le SNP [parti indépendantiste] cherchera à exiger des frontières similaires pour affaiblir l’Union [britannique]», déplore Jacob Rees-Mogg.
Le Royaume-Uni promet de payer ses engagements prévus dans le cadre du budget pluriannuel en cours (2014-2020), qui couvre la période de transition. Le texte ne donne pas de chiffres pour la facture mais une méthode de calcul. Le gouvernement britannique estime ce montant entre 35 et 39 milliards de livres (40 à 45 milliards d’euros).
Point sensible côté britannique pour les partisans du Brexit, impatients de retrouver leur «souveraineté», l’accord prévoit que la Cour de justice de l’UE garde sa compétence jusqu’à la fin de la période de transition, ce qui déclenche la colère des partisans d’un «Brexit dur».
Nigel Dodds, le leader du Parti unioniste démocrate (DUP), a accusé Theresa May d’avoir accepté un accord qui « coupe le pays en deux », autrement dit qui soumet l’Irlande du Nord à une plus stricte conformité à l’égard des réglementations européennes que le reste du pays. « Clairement, elle ne sait pas écouter », a-t-il lancé à l’adresse de la première ministre en menaçant de ne pas voter le texte qui fait, selon lui, du pays un « Etat vassal » de l’UE. Or sans les 10 députés du DUP avec qui elle a passé un accord, Theresa May ne peut réunir une majorité.
l’accord en discussion suscite en Ecosse un mouvement en faveur de l’indépendance et qu’un nouveau référendum sur cette question est organisé – mais il faudrait pour cela le feu vert de Londres. Pour l’heure, le gouvernement écossais indépendantiste insiste sur le fait que l’accord donne à l’Irlande du Nord un accès privilégié au marché unique européen. Il dénonce la discrimination à l’égard de l’Ecosse et réclame les mêmes avantages.
Autre possibilité, le rejet par les Communes du diktat de M Barnier….
Tout est possible, une crise majeure ? un nouveau référendum ?
En attendant Michel Barnier aura démontré que l’Union européenne était.. une prison
Quelle mouche a bien pu piquer Benjamin Griveau , il attribue à Marc Bloch u,ne analyse de Charles Maurras…
Marc Bloch est le maître de tous les historiens, républicain , historien et résistant il fur victime de la barbarie nazie. Maurras vieil antisémite sombra dans la collaboration.
Les expressions n’appartiennent pas pour l’éternité à ceux qui les forgent, mais celle de «pays réel» est tellement connotée historiquement, encore plus que ses cousines «majorité silencieuse», «France d’en bas» ou «microcosme», qu’il n’est pas superflu de rappeler ses origines. Le terme apparaît au XIXe siècle sous la plume de ceux qui dénoncent le suffrage censitaire, puis rebondit sous celle d’Antoine Blanc de Saint-Bonnet, un théoricien contre-révolutionnaire qui, dans La Légitimité, ouvrage écrit en 1873 au moment de l’ultime tentative de restauration de la monarchie, écrit:
«Ne l’oublions pas: ce que l’on nomme ici (en régime parlementaire) une représentation de la France n’est qu’une représentation de tous les ambitieux de France. Le pays réel disparaît.»
Elle va ensuite connaître la célébrité sous la plume de l’écrivain Charles Maurras, théoricien du «nationalisme intégral» devenu une inspiration du régime de Vichy après la «divine surprise» que constitua la débâcle de juin 1940. Dans son Enquête sur la monarchie (1900), Maurras écrit:
«Le pays officiel et légal, qui s’identifie au gouvernement parce qu’il en retire l’aliment de sa vie, ce petit pays constitutionnel commence néanmoins à voir et à entendre l’émotion qui gagne le pays vrai, le pays qui travaille et qui ne politique pas. […] Nous venons d’assister à des élections dites “républicaines” qui n’ont été que des coalitions d’intérêts organisées par de petits fonctionnaires inquiets. […] Ce sont […] 20.000 à 30.000 [citoyens] qui, aux jours d’élection, à la faveur d’occasions fortuites, font embrigader tout le reste. Par rapport à ce clan actif et politiquant, tout le reste des quarante millions d’habitants du pays est passif et politique, naît, vit, meurt, comme s’il était le sujet de ce souverain épars en 20.000 ou 30.000 membres».
Rappelons que sous la plume de Maurras, ce «pays légal qui s’identifie au gouvernement» est occupé par «quatre États confédérés»: «juifs, protestants, maçons, métèques». Trois décennies plus tard, l’expression de «pays réel» allait donner son titre au journal du mouvement rexiste de Léon Degrelle, principale figure du fascisme et de la collaboration en Belgique.
Le prix du carburant explose mais ils nous disent que l’Etat donnera jusqu’à 4000 euros pour retirer un vieux diésel polluant.
Macron, le super SHADOK, a un problème de cohérence : pour sauver la planète il veut retirer les vieux diesel en circulation pour les envoyer…en Afrique. Le C02 et le réchauffement climatique devraient s’arrêter aux frontières de la France …
Et si on arrêtait d’emmerder les Français
Les vieux diesels, bons pour polluer l’Afrique
Des dizaines d’épaves de Golf et de Mercedes sont alignées et empilées sur le bord de la route et jusqu’au pied des immeubles délabrés. Ces voitures-là ont rendu depuis longtemps leur dernier souffle. Mais l’air est irrespirable. Matatus (minibus bondés ornés de graffitis bariolés qui rendent hommage aussi bien à Jésus qu’à Kanye West), camions, voitures… la plupart hors d’âge, jouent du klaxon et du volant pour tenter de progresser de quelques mètres dans un immense flot anarchique qui s’ébroue au milieu des piétons et des vendeurs de rue. Fin de journée banale dans les faubourgs déshérités de Nairobi.
Dans quelques années, c’est ici, dans les bouchons de la capitale du Kenya, dans les rues saturées de Kampala, celle de l’Ouganda, ou dans la cohue de Cotonou (Bénin), que se déverseront les millions de diesels dont l’Europe ne veut plus pour ses citoyens. Ils continueront à recracher leurs oxydes d’azote (NOx), ces gaz toxiques responsables de dizaines de milliers de morts chaque année et dont les constructeurs se sont évertués à dissimuler les vrais niveaux d’émission jusqu’au scandale du « dieselgate » et l’aveu du numéro un mondial du secteur, Volkswagen, en 2015.
Ce scénario préoccupe l’Organisation mondiale de la santé. « Ce qui nous inquiète, aujourd’hui, avec cette flotte de vieux véhicules diesel, c’est où ils vont finir. Et j’ai déjà une petite idée : le marché africain va être inondé », confie Maria Neira, directrice du département santé publique et environnement. Dans un rapport inédit sur les liens entre pollution et mortalité publié fin octobre, The Lancet a classé le Kenya parmi les pays les plus touchés. Selon les décomptes macabres de la revue médicale britannique, pour la seule année 2015, la pollution, principalement de l’air, a provoqué près de 58 000 morts, soit environ 20 % de tous les décès.
L’ONG suisse Public Eye avait déjà tiré la sonnette d’alarme en 2016 dans un rapport émis à l’issue de trois années d’enquête. Le rapport hollandais recoupe les révélations de l’ONG suisse. Sur le terrain, les néerlandais ont découvert des carburants contenant 300 fois plus de souffre – et donc hautement toxique – que ce qui est autorisé en Europe. Les gasoils analysés contenaient aussi du manganèse, un composant interdit dans l’Union européenne, ou encore du benzène à un taux bien supérieur aux normes européennes. La police environnementale hollandaise rapporte également la présence de certains hydrocarbures (hydrocarbures aromatiques polycycliques) considérés comme des produits hautement cancérigènes et émettant des particules fines lorsqu’ils sont utilisés avec le diesel.
Le rapport « Dirty Diesel (PDF, 8.8 MB) » publié par Public Eye révèle comment les négociants suisses en matières premières profitent des faibles standards en Afrique pour produire, livrer et vendre des carburants toxiques pouvant contenir jusqu’à 378 fois plus de soufre que la teneur autorisée en Europe. Par ces pratiques illégitimes, ces sociétés contribuent à l’explosion de la pollution de l’air dans les villes africaines et nuisent à la santé de millions de personnes.
Les experts sont unanimes, l’Afrique est en passe de devenir le continent-poubelle des ordures toxiques du monde développé. Ils devraient atteindre 67 millions de tonnes en 2017, soit une hausse d’un tiers par rapport à 2014.
Selon un rapport du programme des Nations Unies pour l’environnement, la France, l’Allemagne et la Grande Bretagne sont les principaux pays exportateurs de déchets électroniques en Afrique où ils atterrissent sur le marché de l’occasion.
«Nous les voulons à bas prix», note Haïdar El Ali, ancien ministre sénégalais de l’Environnement qui s’est penché sur la question. Ces déchets «finissent donc dans un container en direction des côtes des nations éloignées des yeux de ceux qui en font une consommation frénétique. Directement dans l’arrière cour de populations, convaincues qu’elles ne peuvent se payer le luxe d’être trop regardantes.»