La France est devenue Pedoland, aux origines du mal, 40 ans de responsabilité de Badinter à Dupont Moretti, le Wokisme au pouvoir

on a appelé ça « amours interdites », « érotisme transgressif », « liberté sexuelle », « initiation », « romantisme pédéraste »… au lieu de nommer les faits : pédocriminalité

@grm_off

Lénine disait « Faites-leur manger le mot et ils avaleront la chose. » Euthanasie : « suicide assisté » Location d’utérus : « GPA éthique » Avortement : « interruption volontaire de grossesse » Eugénisme : « diagnostic préimplantatoire » Changement de sexe chez les mineurs : « parcours d’affirmation de genre » Clandestins : « sans-papiers » … : « jeunes » Émeutes, pillages et tirs de mortiers : « débordements » Censure : « modération et lutte contre la haine » Hausse d’impôts : « effort exceptionnel »

https://twitter.com/alexysiktrice/status/2065418952960774377/video/1

Dans ce passage d’Apostrophes de 1990, Denise Bombardier (journaliste québécoise) est seule face au gratin littéraire français à oser dire tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas : Gabriel Matzneff publiait des textes explicites sur ses relations sexuelles avec des mineurs (garçons et filles de 13-15 ans), et le milieu intellectuel parisien le couvrait d’éloges, le trouvait « raffiné », « libertin », « provocateur ».Elle dénonce frontalement la complaisance, l’hypocrisie et la pédophilie littéraire banalisée. Pivot et les autres sont mal à l’aise, Matzneff se défend avec son style habituel (esthétisme décadent + provocation). C’était très rare à l’époque en France : l’intelligentsia de gauche et libérale défendait encore massivement cette « libération des mœurs » qui incluait, pour certains, les relations avec des adolescents.Contexte plus largeMatzneff a longtemps été protégé par son réseau (Pivot, Sollers, etc.).
Il a fallu des décennies, #MeToo et le livre de Vanessa Springora (Le Consentement, 2020) pour que la société française commence à regarder ça en face.
Bombardier s’est fait insulter à l’époque (« prude », « québécoise puritaine », etc.).

Ça illustre bien ton point sur le langage : pendant longtemps, on a appelé ça « amours interdites », « érotisme transgressif », « liberté sexuelle », « initiation », « romantisme pédéraste »… au lieu de nommer les faits : pédocriminalité.Le mot compte. Quand on euphémise (« parcours d’affirmation », « jeunes en difficulté », « débordements »), on prépare le terrain pour que la chose passe mieux. Denise Bombardier a refusé le mot et refusé la chose ce jour-là. C’est pour ça que la séquence est devenue historique.

Badinter et le saccage de la justice

Le 30 janvier 1976, à Troyes, Patrick Henry enlève Philippe Bertrand, un garçon de 7 ans. Il réclame une rançon à sa famille, puis tue l’enfant et dissimule son corps.

Pendant plusieurs jours, il nie toute implication. Devant les caméras, il affiche son émotion, participe aux recherches et va jusqu’à déclarer que les assassins d’enfants méritent la peine de mort. L’opinion publique est bouleversée.

Les enquêteurs finissent par remonter jusqu’à lui. Patrick Henry, âgé de 22 ans, est arrêté. Le corps de Philippe Bertrand est retrouvé. Sa culpabilité ne fait guère de doute.

Son procès s’ouvre en janvier 1977. À l’époque, la peine de mort existe encore en France et la guillotine est toujours en vigueur. Une grande partie du pays s’attend à une condamnation à mort.

La défense est assurée notamment par “Robert Badinter”. L’avocat ne cherche pas à démontrer l’innocence de son client. Il concentre sa plaidoirie sur une autre question :
❌un État peut-il légitimement tuer au nom de la justice ? Au fil des audiences, le procès de Patrick Henry devient aussi celui de la peine de mort.

Contre toute attente, le jury refuse la peine capitale. Patrick Henry est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. La décision provoque un choc et divise profondément l’opinion.

En 1981, Robert Badinter devient ministre de la Justice du président François Mitterrand. Quelques mois plus tard, il porte devant le Parlement ❌la loi abolissant la peine de mort en France.

Patrick Henry passera plus de vingt-cinq ans en prison avant d’obtenir une libération conditionnelle en 2001. Il sera ensuite de nouveau condamné et incarcéré dans une affaire de trafic de cannabis.

L’affaire Patrick Henry n’est pas, à elle seule, la cause de l’abolition de la peine de mort. Mais elle constitue l’un des moments décisifs qui ont marqué l’opinion publique et renforcé le combat abolitionniste mené par Robert Badinter.

(« utiliser le meurtre d’un enfant pour changer la loi,
Un rôle historique majeur de cette affaire dans le débat sur la peine de mort. »)

Le Centre de détention de Mauzac (Dordogne) est un établissement particulier :Il accueille majoritairement des délinquants et criminels sexuels (environ 85 % selon des reportages comme ceux de Sept à Huit ou TF1). Beaucoup sont des « pointeurs » (pédocriminels).
Conception « village » pavillonnaire, grillages simples au lieu de murs hauts, pas de caméras partout, cellules individuelles avec clés pour les détenus, promenades en pleine campagne, travail, activités… L’objectif officiel est la réinsertion et la gestion « pacifique » de profils souvent non violents entre eux (ils sont d’ailleurs placés là en partie pour les protéger des autres détenus dans des prisons classiques).

  • Badinter a lancé et soutenu le projet de construction du nouveau centre de détention (la partie « village » pavillonnaire) dans les années 1984-1986.
  • Il l’a lui-même inauguré en 1986.
  • L’idée était de créer une prison « humaine » et expérimentale, orientée vers la réinsertion, avec une architecture qui responsabilise les détenus (unités de vie, pas de couloirs traditionnels, clés des cellules, etc.). C’était dans la continuité de sa philosophie pénitentiaire (abolition de la peine de mort, humanisation des conditions de détention). tf1info.fr

Les architectes Christian Demonchy et Noëlle Janet ont conçu le bâtiment sur un cahier des charges du ministère de la Justice. Ils n’ont pas pris la décision politique, ils ont répondu à la commande (ils avaient notamment travaillé sur des villages Club Med, d’où le surnom).

  • C’était une époque où la gauche (gouvernement Mitterrand) mettait l’accent sur la réhabilitation plutôt que sur la seule répression.
  • Après le départ de Badinter en 1986, Albin Chalandon (nouveau ministre) a changé de cap avec un programme plus sécuritaire (programme 13 000 places classiques). Mauzac est resté une exception qui n’a jamais été reproduite à grande échelle. prisons-cherche-midi-mauzac.com

Aujourd’hui, le choix d’y placer massivement des auteurs d’infractions sexuelles (dont beaucoup sur mineurs) résulte de l’administration pénitentiaire, qui y voit un lieu adapté à des profils jugés « moins violents » entre eux et plus réceptifs à des programmes de soins/réinsertion.

facebook.com

L’architecte Christian Demonchy (avec Noëlle Janet) l’a conçu dans les années 80. Ils ont aussi travaillé sur des villages Club Med, d’où le surnom récurrent de « prison Club Med » ou « prison 4 étoiles ». C’était une expérience de prison « humaine » et ouverte.

prisons-cherche-midi-mauzac.com

Le fond du problèmeCe type d’approche soulève une question légitime que beaucoup de Français se posent : priorité à la réinsertion de pédocriminels (avec des taux de récidive non négligeables sur ces crimes) ou protection prioritaire des enfants et sévérité exemplaire ?La récidive existe (exemples récents de détenus à Mauzac pris avec du matériel pédopornographique en cellule).

franceinfo.fr

La société perçoit souvent ces crimes comme particulièrement odieux et irrémédiables pour beaucoup de victimes.
La France a une tradition « réhabilitative » (influence Badinter et autres) qui contraste avec des systèmes plus répressifs ailleurs.

Ce n’est pas une « blague » : c’est un choix de politique pénitentiaire. On peut débattre de son efficacité (réinsertion réelle vs. laxisme perçu). Beaucoup estiment que pour les crimes sexuels sur mineurs, la priorité devrait être l’isolement long, la surveillance post-libération stricte et la castration chimique volontaire plutôt qu’un cadre « club vacances ».

2008 : Badinter s’est violemment opposé au projet de loi Sarkozy sur la rétention de sûreté pour les pédophiles jugés dangereux après avoir purgé leur peine. Il y voyait une « dérive dangereuse » : on ne condamne pas pour ce qu’on pourrait faire, mais pour ce qu’on a fait. Il défendait le principe classique du droit pénal français (« pas de prison sans infraction »). Cette position a été très critiquée à l’époque et l’est encore aujourd’hui.

reuters.com

affaire Denis Mannechez, un cas emblématique et tragique de défaillance judiciaire autour de l’inceste en France.

fr.wikipedia.orgLes faits principaux

  • Les abus : Denis Mannechez a violé ses deux filles aînées, Virginie et Betty, pendant des années (dès l’enfance pour Betty). La mère, Laurence, était impliquée en tant que complice passive ou active selon les éléments.
  • Procès de 2012 (appel à Amiens) : Condamné pour viols et complicité. Peine légère : 5 ans pour le père (dont 3 avec sursis) et 4 ans pour la mère (dont 2 avec sursis). Ils sont ressortis libres, ayant déjà effectué la période de détention provisoire. lemediatv.fr
  • La thèse de « l’inceste heureux » : Lors du procès à huis clos, un expert-psychiatre a évoqué la possibilité d’« incestes heureux » (expression reprise et amplifiée par la défense). Les avocats (dont celui de Denis Mannechez et, selon Betty, celui des parties civiles Éric Dupond-Moretti) ont plaidé une relation « consentie » et « amoureuse » entre Denis et Virginie (avec qui il a eu un enfant). Virginie et d’autres membres de la famille ont soutenu cette version sous emprise. Betty a depuis dénoncé un arrangement et un revirement forcé de ses déclarations. lejdd.fr

Cette approche a minimisé la gravité des faits, en traitant l’inceste comme une « histoire d’amour hors norme » plutôt que comme un crime de domination et d’emprise sur des mineures.La suite tragique (2014)Après le procès, Denis et Virginie ont repris la vie commune. Quand Virginie a voulu partir (jalousie, contrôle, violence), Denis l’a traquée, tuée (ainsi que son employeur Frédéric Piard) à Gisors en octobre 2014, puis a tenté de se suicider. Il a été condamné à perpétuité en 2018 et est mort peu après.

fr.wikipedia.orgBetty Mannechez a témoigné dans son livre Ce n’était pas de l’amour (2021) : elle décrit l’emprise, les viols, les échecs répétés de la justice (plaintes dès 2002 mal prises en compte) et critique vivement cette fiction de l’« inceste heureux ».

Cette affaire a symbolisé les faiblesses de la justice française face à l’inceste intrafamilial à l’époque : sous-estimation de l’emprise psychologique, focalisation sur un prétendu « consentement » (impossible chez des enfants/adolescentes sous autorité parentale), et influence de certains experts ou avocats. Elle a contribué aux débats ultérieurs sur la présomption d’absence de consentement en cas d’inceste (loi de 2021 renforçant la protection).Il n’existe pas d’« inceste heureux » dans un cadre parent-enfant : c’est toujours une violence structurelle, un abus de pouvoir et une atteinte au développement. Les survivants comme Betty le répètent : c’était de la manipulation, pas de l’amour. L’issue meurtrière l’a tragiquement démontré.

Oui, la citation est authentique. Elle provient bien du livre d’Élisabeth Badinter, XY, De l’identité masculine (Éditions Odile Jacob, 1992, p. 76). Le passage complet est :« Le lien érotique entre la mère et l’enfant ne se limite pas aux satisfactions orales. C’est elle, qui, par ses soins, éveille toute la sensualité, l’initie au plaisir, et lui apprend à aimer son corps. La bonne mère est naturellement incestueuse et pédophile. »
Badinter s’inscrit ici dans une perspective psychanalytique freudienne classique sur le développement de l’enfant (complexe d’Œdipe, relation mère-fils, différenciation sexuelle). Elle décrit la relation maternelle comme comportant une dimension érotique/sensorielle « naturelle » via les soins du corps (bain, câlins, allaitement, etc.), qu’elle qualifie d’« incestueuse et pédophile » dans un sens métaphorique et théorique — pas au sens pénal ou d’abus sexuel concret.

Elle ajoute que personne ne s’en plaindrait vraiment, mais que l’on préfère l’oublier. C’est une provocation intellectuelle typique des années 1970-1990, époque où une partie de l’intelligentsia (psychanalystes, intellectuels) jouait avec les frontières du tabou sexuel en s’appuyant sur Freud, Reich, etc.Problème majeurLe choix des mots « incestueuse et pédophile » est extrêmement choquant et maladroit, même dans un cadre théorique.

Aujourd’hui, il heurte frontalement la prise de conscience sur les violences sexuelles intrafamiliales, l’emprise, et le fait que tout abus de pouvoir adulte/enfant est destructeur. Utiliser les termes cliniques de la pédophilie et de l’inceste pour décrire une « bonne mère » normale banalise des réalités criminelles

.Cette phrase a été largement reprise (souvent par des critiques du féminisme ou de certaines élites intellectuelles françaises) pour illustrer une forme de déni ou de relativisme sur les questions d’inceste et de pédophilie dans les milieux progressistes des années 80-90. Elle fait écho aux débats de l’époque (affaire Matzneff, etc.) où une certaine intelligentsia défendait une « libération sexuelle » sans suffisamment distinguer consentement réel, âge, et rapport de domination.

Lien avec l’affaire MannechezDans le contexte de notre discussion précédente, cette citation illustre parfaitement le climat intellectuel qui a pu contribuer à la thèse de « l’inceste heureux » en 2012 : une minimisation psychanalytique ou culturelle de la gravité de l’inceste parental, présenté parfois comme une forme d’amour ou de lien « naturel » dévoyé. Betty Mannechez et d’autres victimes ont dénoncé ce type de discours comme une violence supplémentaire.

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About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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