Les vieux diesels français iront… polluer l’Afrique

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Le prix du carburant explose mais  ils nous disent que l’Etat  donnera jusqu’à 4000 euros pour retirer un vieux diésel polluant.

Macron, le super SHADOK, a un problème de cohérence : pour sauver la planète  il veut retirer les vieux diesel en circulation  pour les envoyer…en Afrique. Le C02  et le réchauffement climatique devraient s’arrêter aux frontières de la France …

Et si on arrêtait d’emmerder les Français

 

 

Les vieux diesels, bons pour polluer l’Afrique

Des dizaines d’épaves de Golf et de Mercedes sont alignées et empilées sur le bord de la route et jusqu’au pied des immeubles délabrés. Ces voitures-là ont rendu depuis longtemps leur dernier souffle. Mais l’air est irrespirable. Matatus (minibus bondés ornés de graffitis bariolés qui rendent hommage aussi bien à Jésus qu’à Kanye West), camions, voitures… la plupart hors d’âge, jouent du klaxon et du volant pour tenter de progresser de quelques mètres dans un immense flot anarchique qui s’ébroue au milieu des piétons et des vendeurs de rue. Fin de journée banale dans les faubourgs déshérités de Nairobi.

 

Dans quelques années, c’est ici, dans les bouchons de la capitale du Kenya, dans les rues saturées de Kampala, celle de l’Ouganda, ou dans la cohue de Cotonou (Bénin), que se déverseront les millions de diesels dont l’Europe ne veut plus pour ses citoyens. Ils continueront à recracher leurs oxydes d’azote (NOx), ces gaz toxiques responsables de dizaines de milliers de morts chaque année et dont les constructeurs se sont évertués à dissimuler les vrais niveaux d’émission jusqu’au scandale du « dieselgate » et l’aveu du numéro un mondial du secteur, Volkswagen, en 2015.

 

Ce scénario préoccupe l’Organisation mondiale de la santé. « Ce qui nous inquiète, aujourd’hui, avec cette flotte de vieux véhicules diesel, c’est où ils vont finir. Et j’ai déjà une petite idée : le marché africain va être inondé », confie Maria Neira, directrice du département santé publique et environnement. Dans un rapport inédit sur les liens entre pollution et mortalité publié fin octobre, The Lancet a classé le Kenya parmi les pays les plus touchés. Selon les décomptes macabres de la revue médicale britannique, pour la seule année 2015, la pollution, principalement de l’air, a provoqué près de 58 000 morts, soit environ 20 % de tous les décès.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2017/12/15/les-vieux-diesels-bons-pour-polluer-l-afrique_5230006_3244.html

 

http://afrique.le360.ma/autres-pays/societe/2017/12/15/17258-lafrique-poubelle-des-vieilles-voitures-diesel-dont-se-debarrasse-leurope-17258

 

L’ONG suisse Public Eye avait déjà tiré la sonnette d’alarme en 2016 dans un rapport émis à l’issue de trois années d’enquête. Le rapport hollandais recoupe les révélations de l’ONG suisse. Sur le terrain, les néerlandais ont découvert des carburants contenant 300 fois plus de souffre – et donc hautement toxique – que ce qui est autorisé en Europe. Les gasoils analysés contenaient aussi du manganèse, un composant interdit dans l’Union européenne, ou encore du benzène à un taux bien supérieur aux normes européennes. La police environnementale hollandaise rapporte également la présence de certains hydrocarbures (hydrocarbures aromatiques polycycliques) considérés comme des produits hautement cancérigènes et émettant des particules fines lorsqu’ils sont utilisés avec le diesel.

https://www.france24.com/fr/20180713-afrique-europe-pays-bas-rapport-importation-carburants-sales-diesel

Le rapport « Dirty Diesel (PDF, 8.8 MB) » publié par Public Eye révèle comment les négociants suisses en matières premières profitent des faibles standards en Afrique pour produire, livrer et vendre des carburants toxiques pouvant contenir jusqu’à 378 fois plus de soufre que la teneur autorisée en Europe. Par ces pratiques illégitimes, ces sociétés contribuent à l’explosion de la pollution de l’air dans les villes africaines et nuisent à la santé de millions de personnes.

L20160817142340114-IMG_20160817_122309es experts sont unanimes, l’Afrique est en passe de devenir le continent-poubelle des ordures toxiques du monde développé. Ils devraient atteindre 67 millions de tonnes en 2017, soit une hausse d’un tiers par rapport à 2014.

Selon un rapport du programme des Nations Unies pour l’environnement, la France, l’Allemagne et la Grande Bretagne sont les principaux pays exportateurs de déchets électroniques en Afrique où ils atterrissent sur le marché de l’occasion.

«Nous les voulons à bas prix», note Haïdar El Ali, ancien ministre sénégalais de l’Environnement qui s’est penché sur la question. Ces déchets «finissent donc dans un container en direction des côtes des nations éloignées des yeux de ceux qui en font une consommation frénétique. Directement dans l’arrière cour de populations, convaincues qu’elles ne peuvent se payer le luxe d’être trop regardantes.» 

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