Benjamin Griveau célèbre Charles Maurras et    reprend à son compte l’opposition entre le pays légal (les juifs, les protestants , les francs maçons et les métèques )et le « pays réel »( ruraux , catholiques , paysans…)

 

LITTERATURE-POLITIQUE-MAURRAS

Quelle mouche a bien pu piquer  Benjamin  Griveau , il attribue à Marc Bloch  u,ne analyse de Charles Maurras…

Marc Bloch  est le maître de tous les historiens, républicain , historien et résistant il fur victime de la barbarie nazie. Maurras vieil antisémite sombra dans la collaboration.

Les expressions n’appartiennent pas pour l’éternité à ceux qui les forgent, mais celle de «pays réel» est tellement connotée historiquement, encore plus que ses cousines «majorité silencieuse», «France d’en bas» ou «microcosme», qu’il n’est pas superflu de rappeler ses origines. Le terme apparaît au XIXe siècle sous la plume de ceux qui dénoncent le suffrage censitaire, puis rebondit sous celle d’Antoine Blanc de Saint-Bonnet, un théoricien contre-révolutionnaire qui, dans La Légitimité, ouvrage écrit en 1873 au moment de l’ultime tentative de restauration de la monarchie, écrit:

 

«Ne l’oublions pas: ce que l’on nomme ici (en régime parlementaire) une représentation de la France n’est qu’une représentation de tous les ambitieux de France. Le pays réel disparaît.»

 

Elle va ensuite connaître la célébrité sous la plume de l’écrivain Charles Maurras, théoricien du «nationalisme intégral» devenu une inspiration du régime de Vichy après la «divine surprise» que constitua la débâcle de juin 1940. Dans son Enquête sur la monarchie (1900), Maurras écrit:

 

«Le pays officiel et légal, qui s’identifie au gouvernement parce qu’il en retire l’aliment de sa vie, ce petit pays constitutionnel commence néanmoins à voir et à entendre l’émotion qui gagne le pays vrai, le pays qui travaille et qui ne politique pas. […] Nous venons d’assister à des élections dites “républicaines” qui n’ont été que des coalitions d’intérêts organisées par de petits fonctionnaires inquiets. […] Ce sont […] 20.000 à 30.000 [citoyens] qui, aux jours d’élection, à la faveur d’occasions fortuites, font embrigader tout le reste. Par rapport à ce clan actif et politiquant, tout le reste des quarante millions d’habitants du pays est passif et politique, naît, vit, meurt, comme s’il était le sujet de ce souverain épars en 20.000 ou 30.000 membres».

 

Rappelons que sous la plume de Maurras, ce «pays légal qui s’identifie au gouvernement» est occupé par «quatre États confédérés»: «juifs, protestants, maçons, métèques». Trois décennies plus tard, l’expression de «pays réel» allait donner son titre au journal du mouvement rexiste de Léon Degrelle, principale figure du fascisme et de la collaboration en Belgique.

 

Griveau est il inculte ? Certainement.

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