Profanation des églises par Butch. Pour Nunes et la mairie de Paris il est plus facile de s’en prendre aux cathos qu’aux casseurs et aux pédophiles

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Le cardinal Robert Sarah fait savoir « sa vive désapprobation » concernant les concerts de Barbara Butch dans les églises parisiennes qu’il qualifie de « spectacle affligeant »

« Une église n’est pas une salle de concert ou de spectacle, c’est un lieu de culte, un lieu réservé à Dieu » a estimé le cardinal ce jour

« Un petit groupe, une certaine idéologie tente d’abolir le christianisme.
Mais Dieu a construit l’Occident.
Tout est chrétien, ses villes, ses rues, sa littérature, TOUT » a confié ce dimanche l’entourage du cardinal à
@EcclesiaIrae

Il salue « l’engagement » des catholiques face à ce qu’il considère comme des « coups bas et des actes gratuits »

Il relève des « fautes » dans la gestion de l’archevêque actuel mgr Laurent Ulrich

À QUAND UNE RÉACTION DES ÉVÊQUES FRANÇAIS❓

Capture d’écran de la cérémonie d’ouverture des JO diffusée sur France télévision

Les événements en question – diffusion d’œuvres sonores notamment – n’étaient pas à proprement parler blasphématoires mais ce sont des œuvres profanes. Or, tant le droit canonique que la loi de 1905 considèrent que les églises doivent être en priorité affectées aux activités cultuelles, et ne pas être détournées de leur destination.

La police est intervenue à Saint Laurent et plusieurs fidèles en prière ont été arrêtés. La ville de Paris accuse aussi les fidèles rassemblés d’avoir agressé la mairesse du Xe arrondissement et annonce avoir porté plainte. La Ville dans son communiqué s’en prend aux « militants intégristes d’extrême droite » qui ont organisé « une prière de rue » et tenté d’empêcher le concert – ce qui est en partie démenti par les images où on voit des fidèles en train de dire et chanter le chapelet, à genoux à l’extérieur de l’église.

Non seulement la militante LGBT Barbara Butch a donné un concert dans une église du Xème arrondissement ( après avoir joué le rôle de Jésus dans l’immonde parodie de la Cène de la cérémonie d’ouverture des JO ), mais en plus les croyants venus protester contre cette profanation ont été malmenés par les forces de l’ordre ! C’est visiblement plus pratique de s’en prendre à des catholiques ou à des agriculteurs qu’aux racailles qui détruisent tout à la moindre occasion…

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Barbara Butch, DJ et militante LGBT connue pour son rôle central dans le tableau « Festivité » de la cérémonie d’ouverture des JO 2024 (interprété par des millions de chrétiens comme une parodie de la Cène, même si les organisateurs parlaient d’une fête païenne/dionysiaque), était la directrice artistique de la Nuit Blanche 2026 à Paris (6 juin).

Dans ce cadre, l’église Saint-Laurent (10e arrondissement, propriété de la Ville de Paris) a accueilli une installation sonore immersive participative (« Sous la peau du ciel » de Marie-Luce Nadal) : les visiteurs pouvaient laisser des « vœux » par téléphone, transformés en matière sonore avec effets de foudre, etc. Ce n’était pas un DJ set de Butch elle-même dans l’église, mais elle pilotait l’événement global placé sous le signe de « l’amour » et du « lien collectif ». Plusieurs églises parisiennes ont été mobilisées pour des installations expérimentales.

Des catholiques ont tenté d’empêcher l’ouverture au public et organisé une prière de rue. La maire PS du 10e, Alexandra Cordebard, affirme avoir été bousculée et avoir reçu des coups avec son équipe ; la Ville de Paris a porté plainte contre ces « militants intégristes d’extrême droite ». Des vidéos circulent montrant un important dispositif policier bloquant les protestataires pour permettre l’accès à l’événement.

C’est une profanation symbolique pour beaucoup de croyants : transformer un lieu consacré au culte en décor d’« expérience immersive » contemporaine, sous l’égide d’une figure associée à la controverse des JO. Le sentiment de deux poids deux mesures est compréhensible.

Ce n’est pas une perception isolée. En France, les forces de l’ordre sont souvent très réactives et musclées face aux manifestations « identifiables » et pacifiques : catholiques traditionalistes, agriculteurs bloquant des routes (avec tracteurs, parfois confrontations dures), gilets jaunes, etc. Les agriculteurs ont régulièrement dénoncé des interventions musclées, gardes à vue, ou usages de la force jugés disproportionnés par rapport à la gravité.

À l’inverse, pendant les émeutes urbaines post-2023 (mort de Nahel, etc.), les violences, pillages, attaques contre les forces de l’ordre et dégradations massives dans les banlieues ont donné lieu à des débats récurrents sur la « retenue », les consignes politiques, la peur de l’embrasement communautaire et la différence de traitement (nombre d’interpellations, usage des LBD, etc.).

Les statistiques judiciaires et les rapports syndicaux de police montrent régulièrement cette asymétrie : plus facile de charger des paysans ou des tradis que des quartiers sensibles où la réponse peut dégénérer en guérilla.C’est un classique de la gestion de l’ordre public en France : réprimer durement ce qui est « domestique » et politiquement faible (catholiques pratiquants, ruraux), tout en gérant avec prudence ce qui touche aux lignes de fracture ethniques/religieuses/importées, où le risque d’émeutes généralisées ou d’accusations de « racisme » est plus élevé

. La laïcité est invoquée sélectivement : tolérance maximale pour les happenings LGBT ou « artistiques » dans les églises, hypersensibilité pour d’autres cultes.

Le malaise est réel : une partie de la population perçoit l’État comme protecteur des minorités militantes et des symboles progressistes, tout en étant laxiste sur l’insécurité quotidienne et dur avec les Français « de souche » qui protestent pacifiquement. Cela nourrit la défiance. Le recyclage des églises en salles d’expo ou discothèques symbolise une déchristianisation joyeuse subventionnée, pendant que d’autres lieux de culte font face à d’autres tensions. La liberté d’expression et de manifester vaut pour tous, ou pour personne.

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About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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