En pleine colère des gilets jaunes, le symbole n’est pas du meilleur goût. Alors que le Brexit approche à grands pas, le gouvernement et la majorité profitent du vote de leur projet de loi de finances 2019 pour multiplier les mesures propres à rendre la « place France » attractive pour les traders de la City.
Habituée des coups médiatiques, la députée de Cherbourg, Sonia Krimi a reçu une délégation de Gilets jaunes et a même enfilé un gilet en soutien. Elle vient surtout de s’illustrer en faisant voter cet amendement pour les riches
Les députés ont adopté un amendement de « compétitivité » au PLF 2019 qui a vocation à élargir le périmètre du régime fiscal (Art. 155 B du CGI ) des primes d’impatriation aux transferts intragroupe en contrat local
En pratique et durant cinq ans, les cadres et dirigeants étrangers embauchés dans une entreprise française voient leur prime d’impatriation (le surcroît de rémunération lié à l’impatriation) ainsi que la part de leur revenu correspondant à leur activité liée à l’étranger exonérées d’impôt sur le revenu. Certaines valeurs mobilières et cessions de plus-values le sont également. En outre, des dispositions favorables concernant l’Impôt de Solidarité sur la Fortune leur sont également accordées.
Les députés qui ont porté l’amendement sont M. Guerini, M. Holroyd, M. Blanchet, M. Girardin, M. Testé, M. Matras, Mme Brulebois, Mme Osson, Mme Vanceunebrock-Mialon, Mme Bureau-Bonnard, M. Zulesi, M. Besson-Moreau, M. Fugit, M. Marilossian, Mme Valérie Petit, Mme Le Peih, Mme Abba, M. Paluszkiewicz, M. Damaisin, Mme Tuffnell, Mme Fontenel-Personne, M. Da Silva, Mme Krimi, Mme Michel, M. Damien Adam et M. Rudigoz
Alors qu’il traverse actuellement une période très difficile sur le plan intérieur, et à six mois seulement des élections européennes, le président a décidé d’accélérer le rythme de ses consultations. Pour cela, il a secrètement dîné avec plusieurs personnalités de premier plan, qui ont été conviées à l’Élysée mardi soir.
Parmi les visages familiers autour de la table se trouvaient des poids lourds de la majorité tels que le chef du gouvernement, Édouard Philippe, le patron par intérim de La République en marche, Philippe Grangeon, ou encore les numéros 1 et 2 du MoDem, François Bayrou et Marielle de Sarnez. Comme l’a révélé L’Opinion , le ministre Constructif de la Culture Franck Riester était présent ainsi que les anciens premiers ministres Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin, qui sont en rupture avec les Républicains.
Selon les informations du Figaro, la liste ne s’arrête pas là. Outre ces trois responsables de droite, d’éminentes figures issues de la gauche ont elles aussi participé aux agapes. C’est le cas du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et du commissaire européen Pierre Moscovici. Socialistes historiques, les deux hommes se sont notamment côtoyés durant le quinquennat de François Hollande, où ils étaient respectivement chargés de la Défense (2012-2017) et de l’Économie et des Finances (2012-2014).
Enfin, les Radicaux étaient également représentés, puisque Jacques Mézard, l’ex-ministre de la Cohésion des territoires qui a quitté le gouvernement lors du dernier remaniement, est venu accompagné de Laurent Hénart, le co-président du Mouvement radical (le parti né de la fusion entre le PRG et les Valoisiens).
Les chiffres non contestables de la production de gaz carbonique mettent en évidence l’escroquerie gouvernementale , la fiscalité punitive sur le carburant n’a pas de finalité écologique… La France émet 40% de CO2 de moins qu’en 1980 . Le transport routier en France représente 0,1% de l’émission mondiale de CO2 et l’essence en produit plus que le diésel .Particules fines : l’essence autant que le diésel mais les véhicules électriques sont aussi responsables
Y Aurait-il urgence à augmenter les taxes pour sauver la planète ?.
La production de gaz carbonique ou co2 est indéniablement liée à l’ activité humaine , personne ne le conteste. Depuis 1960 elle a été multipliée par huit ce qui est étroitement indissociable du développement.
Oui il y a urgence mais aux Etats Unis ou en Chine :à pékin l’air contient vingt fois plus de particules fines qu’à Paris et la production de CO2 est trente fois supérieure à la notre
La France n’émet pas plus de CO2 qu’en 1960 , la baisse est de 40% depuis 1980
La France sauvera t elle la planète ? Elle représente …0 ,8% de la production mondiale de CO2 ; même si Jupiter nous appelle au sacrifice suprême notre disparition n’aura aucun impact.
Le tableau ci-dessous démontre que notre pays ne produit pas plus de CO2 qu’en 1960…
Renchérir le coût de l’énergie dans notre pays relève du sado masochisme , car elle entraine une perte de compétitivité de nos entreprises et tout cela pour rien …
Le problème est ailleurs :
La Chine fabrique nos panneaux solaires , elle s’est fortement industrialisée, les Chinois le paient au prix fort avec une pollution délirante. L’émission de CO2 a été multiplié par 15 depuis 1960 et ce seul pays représente près du tiers du total mondial..
Peu peuplés les pays du golfe représentent neuf fois plus d’émission que la France.
Les Etats Unis, la Chine et les pays du golfe représentent la moitié de l’émission mondiale de CO2
Et Daniel Cohn Bendit en plein naufrage sénile félicite les Etats Unis pour avoir inventé une file réservée au covoiturage…
Pourquoi faire du massacre des automobilistes français la solution pour la planète ?
Le transport routier en France représente 0,1% de l’émission mondiale de CO2 et l’essence en produit plus que le diésel
Les transports ne représentent que 13% de la production de CO2 deux fois moins que l’électricité et le chauffage domestique.
Le bilan Carbone de la production d’un kilo de tomates est le même que 20km en voiture diésel. Produire un ordinateur a les mêmes effets que parcourir 1500km en voiture
Tout dépend de la source d’énergie utilisée et nos amis allemands dont des choix surprenants
Emission de CO2 moyenne pour la fabrication et l’installation d’un panneau solaire rapport avec les autres sources d’énergie :
Panneaux solaires : 20 à 150 grammes de CO2 par kilowattheure produit (cela dépend de l’énergie utilisée lors de la fabrication.) et en Chine on utilise du charbon.
Eolien : 3 à 22 grammes
Nucléaire : 6 grammes
Hydraulique : 4 grammes
Charbon : 800 à 1050 grammes
Faut il changer de voiture ?
La voiture électrique est elle la solution ?
Sa fabrication et celle de ses batteries ont un bilan catastrophique, surtout si l’on utilise du charbon pour produire de l’électricité.
La comparaison essence diésel révèle des surprises :
L’explication est à trouver, selon les experts, dans le basculement du marché de l’essence vers le diesel. En 2017, les ventes de diesel ont baissé de 5 points et représenté 47,3 % du marché.La motorisation diesel émet 20% de CO2 en moins par rapport aux moteurs à essence.
Pour le CCFA (Comité des constructeurs français d’automobiles), l’urgence est avant tout d’ »éradiquer les véhicules de plus de quinze ans, qui représentent le tiers du parc roulant en France, ce qui permettrait de faire baisser de 50 % les émissions de particules« .
La pollution liée au diesel n’est pas supérieure à celle des moteurs essence.
Particules fines : l’essence autant que le diésel mais les véhicules électriques sont aussi responsables
Contrairement aux idées reçues, les véhicules diesel ne sont pas les seuls émetteurs de particules fines à la sortie du pot d’échappement ; les nouveaux véhicules essence à injection directe contribuent également à ces émissions.
De leur côté, les véhicules essence étaient traditionnellement très faiblement émetteurs de particules. Mais l’introduction des technologies d’injection directe en essence (IDE) à partir de 2007, destinées à réduire la consommation de carburant, a changé la donne.
Ces véhicules émettent en effet davantage de particules fines, en particulier à froid et lors de fortes accélérations.
Or en 2016, les véhicules essence à injection directe représentaient 43 % des ventes de véhicules essence en Europe, affichant une nette progression. Et ces modèles se généralisent sur les gammes essence, une évolution qui explique en partie le nombre croissant de particules fines présentes dans notre atmosphère.
En 2015, la norme Euro 6b a étendu cette limitation aux moteurs essence, dont le seuil pour les émissions de particules en nombre devient donc identique à celui des véhicules diesel.
En fait, ce sont tous les véhicules, quel que soit leur système de propulsion, qui génèrent de telles particules ; tout simplement parce qu’une bonne part d’entre elles provient de l’abrasion des pneumatiques et des freins. Celles-ci représentent ainsi près de la moitié du total des émissions liées au transport routier dans les zones urbaines.
En 2015, l’Observatoire de la qualité de l’air en Île-de-France estimait que 41 % des particules fines en suspension émises par le trafic routier francilien provenaient de ces émissions hors échappement. Et, contrairement aux particules à l’échappement diesel, ces émissions de particules liées à l’abrasion n’ont diminué que de 5 % sur la période 2000-2012.
Ces niveaux dépendent de nombreux facteurs : caractéristiques du véhicule (masse, pressions de pneumatiques, etc.), profil de la route (sinuosité, pente, dévers), style de conduite (intensité des freinages et accélération, vitesse en courbe), conditions ambiantes (températures, pluie, neige, etc.) ou encore type de revêtement de la route.
En décembre 1952, la ville de Londres fut touchée par une très forte pollution atmosphérique – « The big smoke » – provoquée par les fumées industrielles, les logements chauffés au charbon, et favorisée par le froid et l’absence de vent. Cet épisode, qui provoqua la mort de 4 000 personnes, déclencha une prise de conscience sur les dangers réels de l’air pollué.
Depuis une vingtaine d’années, les pays les plus riches mènent des actions pour réduire les sources de pollution en remplaçant le charbon par d’autres combustibles moins polluants, en réglementant les rejets industriels, automobiles, chimiques, agricoles, en se dotant d’outils de mesure et en informant la population. Si l’on note une baisse non négligeable de certaines substances chimiques en Europe, la qualité de l’air de certaines régions et grandes villes reste pourtant insatisfaisante.
En revanche, la pollution de l’air ne cesse de s’accroître dans les pays les plus pauvres et ceux en développement. Le niveau de particules fines en milieu urbain à l’échelle de la planète a progressé de 8 % au cours des cinq dernières années. La carte interactive de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) nous montre que les régions les plus polluées se situent en Afrique, au Proche et Moyen-Orient et en Asie. Les villes les plus polluées se trouvent au Pakistan (Peshawar et Rawalpindi) et au Nigeria (Kaduna et Onitsha), avec des niveaux dépassant 500 microgrammes par mètre cube. Par comparaison, le niveau est de 28 microgrammes par mètre cube à Paris.
Vous aimez Macron, pour vous les gilets jaunes ne sont que des poujadistes doublés de populistes , vous ne l’aimez pas et vous espérez profiter de la désespérance, vous n’avez rien compris …
Ce lundi quelques évènements m’interpellent et devraient également vous poser question. Il y a tout d’abord l’arrestation du champion de la désindustrialisation de la France, l’immonde Carlos Ghosn. Les autorités japonaises lui reprochent une fraude fiscale de 38 millions d’euros… Une somme tout autant abracadabrantesque que son salaire. Carlos Ghosn mis en place par l’Etat actionnaire pour détruire l’emploi.Il gagne 16 millions d’euros.
La mondialisation libérale est un mensonge et je suis prêt à démontrer que ceux qui s’en sortent sont ceux qui pratiquent des politiques industrielles et même souverainistes au premier rang desquels se trouvent… l’Allemagne .
Le deuxième évènement qui devrait interpeler tout le monde s’est produit à Evry dans la circonscription abandonnée par Emmanuel Valls. Le monde médiatique et politique a mis en scène un duel France insoumise contre LREM . Les autres n’étaient mêmes pas évoqués dans les reportages . Résultat : 84% d’abstentions… Le contrat social n’existe plus , l’élu n’aura qu’une légitimité de papier, la République est morte…
Le troisième évènement est la mobilisation des gilets jaunes . Je l’ai personnellement vécu à Paris , rue de Rivoli , samedi dernier. J’ai été frappé par la désespérance , la diversité sociale, la sympathie des forces de l’ordre . Malheureusement j’ai aussi vu en marge des casseurs .Un policier en civil nous a même conseillé de partir en nous montrant des black blocs prêts à agir . Le mouvement n’est téléguidé par personne et ne profitera à personne
Alors Messieurs et mesdames de la politique et du journalisme , réfléchissez, si Coluche était vivant il serait demain à la place de l’italien Bepe Grillo. Vous êtes grillés, vous ne profiterez pas de la désespérance…
Vous avez cautionné le vide des khmers verts et du mensonge de la transition écologique . Les Français sont prêts à faire des sacrifices pour mieux isoler leurs appartements, investir dans l’hydrogène , pas pour envoyer leurs vieilles voitures en Afrique et préparer la raréfaction du lithium.
Aurez vous le courage de la vérité ?
Les Français sont prêts à sacrifier leur pouvoir d’achat mais pas pour supprimer l’ISF sur les plus riches . Aurez vous le courage de revenir sur cette mesure indigne ?
Macron s’est trompé mais Juppé ou Pécresse auraient fait la même chose, d’ailleurs le maire de Neuilly préfère les Porsche cayennes au 2ch…
Mélenchon et Hamon préparaient pire que Macron dans le domaine écologique… et ils divaguent toujours en économie , Chavez et la dictature en plus …
Wauquiez se macronise pour parler d’une armée européenne contre la Russie, il doit clarifier ses positions .
Le Pen et Dupont Aignan n’ont toujours pas compris que si les Français se méfient de l’Europe ils ne veulent pas quitter l’EURO …
Alors à des degrés divers, vous vous trompez, vous nous trompez,réveillez-vous, vous enterrez la République.
Le seul rayon de soleil est pour moi le bel article de l’excellente Coralie Delaume:
»
La Révolte des élites et la trahison de la démocratie est le titre d’un livre du sociologue américain Christopher Lasch, publié à titre posthume en 1995. Bien sûr, l’ouvrage analysait l’Amérique de son temps. Pourtant, il s’applique parfaitement à la France et à l’Europe d’aujourd’hui, dont il semble avoir anticipé l’évolution des classes favorisées avec une acuité visionnaire.
Le livre pose l’hypothèse que ce n’est plus la «révolte des masses» qui menace désormais la vie démocratique, mais la coupure de plus en plus prononcée entre le peuple et les «élites». Une coupure tant économique et matérielle qu’éducative et intellectuelle, dont résulte le repli sur eux-mêmes des privilégiés. Ces derniers ne parlent plus qu’à leurs pareils, c’est-à-dire non seulement à ceux qui bénéficient d’un même niveau de richesses, mais également à ceux qui partagent le même niveau d’instruction. Ils adorent mettre en scène leur pouvoir et le font de mille façons: exhibition des signes extérieurs de richesse, bien sûr, mais également – et de plus en plus – de leur patrimoine culturel. Le discours, ahurissant de cuistrerie, du président Macron sur l’intelligence artificielle (29 mars 2018) en est un exemple qui confine au grotesque. En revanche, ils n’assument plus que de mauvaise grâce les charges et responsabilités qui devraient leur incomber, et préfèrent le service de leur intérêt bien compris à celui d’un «intérêt général», dont ils ne conçoivent même plus qu’il pût exister.
Vingt ans après Lasch, le phénomène du séparatisme élitaire qu’il voyait poindre dans son pays vient de faire l’objet, pour la France cette fois, d’une étude chiffrée. Jérôme Fourquet a en effet publié, pour le compte de la Fondation Jean Jaurès, une note au titre évocateur: «1985-2017, quand les classes favorisées ont fait sécession». Il y explique notamment que la cohésion de la société française «est mise à mal aujourd’hui par un processus presque invisible à l’œil nu, mais néanmoins lourd de conséquences: un séparatisme social qui concerne toute une partie de la frange supérieure de la société, les occasions de contacts et d’interactions entre les catégories supérieures et le reste de la population étant en effet de moins en moins nombreuses».
Le dépérissement du cadre national permet aux « élites » de vivre de plus en plus dans une sorte d’alter-monde en suspension.
Le sondeur illustre ensuite. Il note que le cœur des grandes villes est massivement investi par les cadres, certains centres urbains leur tenant désormais lieu de ghettos dorés. Les CSP+ sont ainsi passés de 25 % à 46 % de la population parisienne en 30 ans, cependant que le pourcentage des ouvriers a décru, passant de 18 % à 7 %. Fourquet analyse ensuite la désertion de l’enseignement public et la scolarisation massive des enfants de cadres dans le privé, le séparatisme électoral des plus aisés ou, pour les cas extrêmes, l’exil fiscal, ce dernier signant le refus d’une partie de la population de financer le fonctionnement la collectivité dans son ensemble. Pour l’auteur de l’étude, nous faisons face à l’«autonomisation d’une partie des catégories les plus favorisées, qui se sentent de moins en moins liées par un destin commun au reste de la collectivité nationale». On voit en effet combien le phénomène est lié au dépérissement du cadre national, dépérissement qui permet aux «élites» de vivre de plus en plus dans une sorte d’alter-monde en suspension, cependant que les autres sont rivés à un ici-bas qui commence à se changer en friche, et finira par se muer en jungle.
Jérôme Fourquet n’est pas le premier à faire ce constat. L’anthropologue Emmanuel Todd l’a fait également, et donne dans son dernier ouvrage (Où en sommes nous, Seuil, 2017) une explication convaincante. Pour lui, c’est la fracture éducative qui est en cause, le développement de l’éducation supérieure ayant eu un effet pervers inattendu en tronçonnant le corps social en deux catégories de personnes: les éduqués supérieurs et les autres. Alors que la massification des éducations primaire et secondaire avait contribué à égaliser le niveau éducatif général et favorisé l’épanouissement de la démocratie, c’est à l’inverse qu’on assiste aujourd’hui. La raison en est simple: l’éducation supérieure ne s’est pas (encore?) généralisée. «L’accès universel à l’instruction primaire puis secondaire avait nourri un subconscient social égalitaire ; le plafonnement de l’éducation supérieure a engendré, (…) un subconscient social inégalitaire», énonce le chercheur.
De ce «subconscient inégalitaire», on perçoit chaque jour les effets. On constate que ne se mélangent plus guère ces éduqués supérieurs contents d’eux, étrangement persuadés de ne rien devoir qu’à leur talent. De toute façon, ils sont suffisamment nombreux pour pouvoir fonctionner en circuit fermé et pour ne plus avoir à s’adresser qu’aux autres «manipulateurs de symboles», ainsi que l’économiste Robert Reich qualifiait les gagnants de la mondialisation, ces diplômés, plurilingues, mobiles, à l’aise dans le domaine de la communication et qui font l’opinion. Car ce sont eux, bien sûr, qui tiennent les plumes et parlent dans les micros. Ils nous font partager leur manière propre d’appréhender la masse des «gens qui ne sont rien» comme dirait Macron, autrement dit des gens qui ne sont pas comme eux. Ils nous les peignent comme frileux, «réacs», hostiles de façon primitive et irrationnelle aux réformes ainsi qu’à tout type changement. Ils nous expliquent que s’ils votent «populiste», c’est parce qu’ils sont xénophobes, et que s’ils votent mal aux référendums c’est parce qu’ils ne comprennent pas les questions. Peut-être cette partition de la société devrait-elle nous conduire à reconsidérer le contour des classes sociales? Si celles-ci existent encore (et c’est évidemment le cas) la sécession des «élites» n’est pas seulement le fait des «riches» et des propriétaires des moyens de productions. Elle est également celui des détenteurs d’un capital éducatif et culturel, lequel s’hérite de plus en plus d’ailleurs, sur fond de destruction de l’école publique et de dégraissage perpétuel du «Mammouth».
Le dégraissage concerne d’ailleurs l’ensemble de l’appareil d’État et des services publics, ceux-ci ayant le tort de présenter des vertus égalisatrices qui entravent le séparatisme élitaire. Pour leur régler leur compte, les pays européens membres de l’UE ont inventé un prétexte ingénieux et unique au monde: la nécessite de respecter les «critères de convergence» de Maastricht. Notamment celui des 3 % de déficit public, et c’est en son nom que les gouvernements détruisent ou vendent tout le patrimoine collectif. La France vient d’ailleurs de passer sous la barre fatidique (2,6 % pour 2017), avant même d’avoir fini de brader la SNCF.
La construction européenne est un formidable outil de déresponsabilisation des « élites » nationales.
D’une manière générale, la construction européenne est un formidable outil de déresponsabilisation des «élites» nationales, notamment des élites politiques. Celles-ci, toutes ointes qu’elles sont de la légitimité offerte par le suffrage universel, n’en assument pas pour autant les vraies charges. La capacité à faire les grands choix a été massivement transférée au niveau supranational, qui lui ne rend pas de comptes. Les dirigeants de la Banque centrale européenne ne rendent pas de compte pour la politique monétaire qu’ils conduisent. La Commission de Bruxelles ne risque pas d’affronter une grève pour s’être mêlée d’un peu trop près, dans le cadre du «Semestre européen», du contenu des budgets des États membres. La Cour de justice de l’UE ne risque pas la sanction des citoyens (de quel État au demeurant?) pour les jurisprudences de dérégulation économique qu’elle pond à la chaîne. De toute façon, en «constitutionnalisant» les traités européens de sa propre initiative via des arrêts datant des années 1960, la Cour a très tôt permis que ces traités et tous les éléments de politique économique qu’ils contiennent, se situent au-dessus des lois dans la hiérarchie des normes des États-membres. C’est-à-dire hors de portée des Parlements, donc des électeurs.
La manière dont est organisée l’UE a pour effet de décorréler les élections (qui ont lieu au niveau national) et la prise de décision (qui se fait à l’échelon supranational), ce qui en fait une véritable machine de défilement au service «d’élites» politiques en rupture de ban avec leurs nations d’origines – et qui ressemblent bien plus à une oligarchie qu’à une véritable élite désormais. Par ailleurs, l’UE offre de multiples possibilités d’évitement fiscal grâce à ses paradis fiscaux intégrés (Irlande, Luxembourg…). Enfin, la libre circulation du capital et du travail dans le Marché unique contribue à mettre les deux en concurrence au profit du plus mobile et du rapide (le capital) et au détriment du plus sédentaire (le travail). Le tout pour la grande joie des catégories possédantes, cette fois.
Dans ce cadre, il n’est pas étonnant qu’un politiste spécialisé sur les questions européennes tel le Bulgare Ivan Krastev, consacre de longues pages de son dernier ouvrage (Le destin de l’Europe, Premier Parallèle, 2017), à décrire le phénomène de sécession des classes dirigeantes à l’échelle continentale. «Les élites aristocratiques traditionnelles avaient des devoirs et des responsabilités, et leur éducation les préparait à se montrer à leur hauteur», écrit-il. «En comparaison, les nouvelles élites sont formées pour gouverner mais sont tout sauf prêtes au sacrifice». Pas même au sacrifice financier, aurait-il pu ajouter, en tout cas de moins en moins puisque l’optimisation fiscale est devenue l’un des sports phares de notre époque. Puis Krastev d’ajouter: «La nature et la convertibilité des compétences des nouvelles élites les affranchissent très concrètement de leur propre nation. Elles ne dépendent pas des systèmes éducatifs publics nationaux (leurs enfants étudient dans les établissements privés) ni des systèmes de protection sociale nationaux (elles peuvent se permettre les meilleurs établissements hospitaliers). Elles ont perdu la capacité de partager les passions et les émotions de leur communauté».
Dès lors, la montée de ce qu’on appelle «les populismes» correspondrait avant tout à une quête de loyauté. D’ailleurs, le discours «souverainiste» ou anti-mondialisation desdits «populistes» est probablement l’une des clés de leur succès. Il correspond à un désir de plus en plus profond, de la part des peuples, de «rapatrier» leurs classes dirigeantes, afin qu’elles ne se défilent plus. Afin qu’il redevienne possible d’exiger qu’elles assument leurs devoirs autant qu’elles jouissent de leurs droits, et qu’elles rendent à la collectivité une part au moins de ce qu’elles ont reçu, c’est-à-dire beaucoup (sécurité des biens et des personnes, système de santé, système éducatif, etc.). Enfin et concernant le personnel politique, son «rapatriement» et le fait de refaire coïncider les mandats nationaux avec la conduite effective des politiques, est le seul moyen de rendre à nouveau possible l’exercice d’un contrôle démocratique normal.
Cela est-il possible? Le moins que l’on puisse dire est que pour l’heure, on n’en prend pas le chemin. À l’inverse et jour après jour, en même temps que l’on «dépasse» les nations et que l’on détruit l’État, c’est la démocratie qu’on aboli »
A ce bel article je rajouterai:
Annoncée dans le programme électoral d’Emmanuel Macron, la hausse des taxes sur le gazole passe mal auprès des Français. Mais que proposaient les autres candidats à la présidentielle ?
Emmanuel Macron. L’ancien candidat devenu Président l’avait écrit dans son programme noir sur blanc : « Pour réduire massivement la pollution liée aux particules fines, la fiscalité du diesel sera alignée sur celle de l’essence pendant le quinquennat ». Ce qui était moins clair, c’était que le gouvernement actuel allait aussi en profiter pour remonter la fiscalité sur l’essence, en parallèle de celle du gazole. Il évoquait déjà le recours à une prime à la conversion de 1 000 € pour changer de véhicule.
Jean-Luc Mélenchon. Pour le leader de la France insoumise, il était essentiel d’« engager la sortie du diesel en commençant par supprimer progressivement l’avantage fiscal pour les flottes d’entreprise ». Tout en « développant les usages partagés de la voiture (auto-partage, covoiturage courte et longue distances) et les mobilités douces (vélo, etc.) ».
Benoît Hamon. Le candidat PS, qui avait rallié à lui Europe Écologie – Les Verts, annonçait, dans son programme, vouloir, « pour une fiscalité plus verte, moduler la TVA en fonction de l’empreinte environnementale, plafonner puis supprimer progressivement les niches fiscales anti-environnementales en commençant par la fiscalité du diesel, en mettant en place une taxe carbone. Les ressources correspondantes seront rendues aux ménages et aux territoires ».
Que se passe t il lorsque les detenteurs du pouvoir donnent un ordre manifestement idiot et même dangereux ? Ils perdent leur légitimité car la raison d’Etat ne peut plus être évoqué
Le mépris des « sachants » est d’autant plus inadmissible qu’ils justifient leur « transition écologique » par une succession de mensonges que n’importe qui peut contester à partir d’articles un tout petit peu scientifique.
La fameuse « trajectoire cerbone » évoquée par Edouard Philippe n’a d’autre sens que d’envoyer la France dans le mur.
Le matraquage des automobilistes n’a aucune justification , les vieux diésels interdits en France partiront polluer l’Afrique. Il y aura un transfert du problème vers les pays pauvres et le réchauffement ne s’arrêtera pas à nos frontières .
Vous aimez Macron, pour vous les gilets jaunes ne sont que des poujadistes doublés de populistes , vous ne l’aimez pas et vous espérez profiter de la désespérance, vous n’avez rien compris …
Ce lundi quelques évènements m’interpellent et devraient également vous poser question. Il y a tout d’abord l’arrestation du champion de la désindustrialisation de la France, l’immonde Carlos Ghosn. Les autorités japonaises lui reprochent une fraude fiscale de 38 millions d’euros… Une somme tout autant abracadabrantesque que son salaire. Carlos Ghosn mis en place par l’Etat actionnaire pour détruire l’emploi.Il gagne 16 millions d’euros.
La mondialisation libérale est un mensonge et je suis prêt à démontrer que ceux qui s’en sortent sont ceux qui pratiquent des politiques industrielles et même souverainistes au premier rang desquels se trouvent… l’Allemagne .
Le deuxième évènement qui devrait interpeler tout le monde s’est produit à Evry dans la circonscription abandonnée par Emmanuel Valls. Le monde médiatique et politique a mis en scène un duel France insoumise contre LREM . Les autres n’étaient mêmes pas évoqués dans les reportages . Résultat : 84% d’abstentions… Le contrat social n’existe plus , l’élu n’aura qu’une légitimité de papier, la République est morte…
Le troisième évènement est la mobilisation des gilets jaunes . Je l’ai personnellement vécu à Paris , rue de Rivoli , samedi dernier. J’ai été frappé par la désespérance , la diversité sociale, la sympathie des forces de l’ordre . Malheureusement j’ai aussi vu en marge des casseurs .Un policier en civil nous a même conseillé de partir en nous montrant des black blocs prêts à agir . Le mouvement n’est téléguidé par personne et ne profitera à personne
Alors Messieurs et mesdames de la politique et du journalisme , réfléchissez, si Coluche était vivant il serait demain à la place de l’italien Bepe Grillo. Vous êtes grillés, vous ne profiterez pas de la désespérance…
Vous avez cautionné le vide des khmers verts et du mensonge de la transition écologique . Les Français sont prêts à faire des sacrifices pour mieux isoler leurs appartements, investir dans l’hydrogène , pas pour envoyer leurs vieilles voitures en Afrique et préparer la raréfaction du lithium.
Aurez vous le courage de la vérité ?
Les Français sont prêts à sacrifier leur pouvoir d’achat mais pas pour supprimer l’ISF sur les plus riches . Aurez vous le courage de revenir sur cette mesure indigne ?
Macron s’est trompé mais Juppé ou Pécresse auraient fait la même chose, d’ailleurs le maire de Neuilly préfère les Porsche cayennes au 2ch…
Mélenchon et Hamon préparaient pire que Macron dans le domaine écologique… et ils divaguent toujours en économie , Chavez et la dictature en plus …
Wauquiez se macronise pour parler d’une armée européenne contre la Russie, il doit clarifier ses positions .
Le Pen et Dupont Aignan n’ont toujours pas compris que si les Français se méfient de l’Europe ils ne veulent pas quitter l’EURO …
Alors à des degrés divers, vous vous trompez, vous nous trompez,réveillez-vous, vous enterrez la République.
Le seul rayon de soleil est pour moi le bel article de l’excellente Coralie Delaume:
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La Révolte des élites et la trahison de la démocratie est le titre d’un livre du sociologue américain Christopher Lasch, publié à titre posthume en 1995. Bien sûr, l’ouvrage analysait l’Amérique de son temps. Pourtant, il s’applique parfaitement à la France et à l’Europe d’aujourd’hui, dont il semble avoir anticipé l’évolution des classes favorisées avec une acuité visionnaire.
Le livre pose l’hypothèse que ce n’est plus la «révolte des masses» qui menace désormais la vie démocratique, mais la coupure de plus en plus prononcée entre le peuple et les «élites». Une coupure tant économique et matérielle qu’éducative et intellectuelle, dont résulte le repli sur eux-mêmes des privilégiés. Ces derniers ne parlent plus qu’à leurs pareils, c’est-à-dire non seulement à ceux qui bénéficient d’un même niveau de richesses, mais également à ceux qui partagent le même niveau d’instruction. Ils adorent mettre en scène leur pouvoir et le font de mille façons: exhibition des signes extérieurs de richesse, bien sûr, mais également – et de plus en plus – de leur patrimoine culturel. Le discours, ahurissant de cuistrerie, du président Macron sur l’intelligence artificielle (29 mars 2018) en est un exemple qui confine au grotesque. En revanche, ils n’assument plus que de mauvaise grâce les charges et responsabilités qui devraient leur incomber, et préfèrent le service de leur intérêt bien compris à celui d’un «intérêt général», dont ils ne conçoivent même plus qu’il pût exister.
Vingt ans après Lasch, le phénomène du séparatisme élitaire qu’il voyait poindre dans son pays vient de faire l’objet, pour la France cette fois, d’une étude chiffrée. Jérôme Fourquet a en effet publié, pour le compte de la Fondation Jean Jaurès, une note au titre évocateur: «1985-2017, quand les classes favorisées ont fait sécession». Il y explique notamment que la cohésion de la société française «est mise à mal aujourd’hui par un processus presque invisible à l’œil nu, mais néanmoins lourd de conséquences: un séparatisme social qui concerne toute une partie de la frange supérieure de la société, les occasions de contacts et d’interactions entre les catégories supérieures et le reste de la population étant en effet de moins en moins nombreuses».
Le dépérissement du cadre national permet aux « élites » de vivre de plus en plus dans une sorte d’alter-monde en suspension.
Le sondeur illustre ensuite. Il note que le cœur des grandes villes est massivement investi par les cadres, certains centres urbains leur tenant désormais lieu de ghettos dorés. Les CSP+ sont ainsi passés de 25 % à 46 % de la population parisienne en 30 ans, cependant que le pourcentage des ouvriers a décru, passant de 18 % à 7 %. Fourquet analyse ensuite la désertion de l’enseignement public et la scolarisation massive des enfants de cadres dans le privé, le séparatisme électoral des plus aisés ou, pour les cas extrêmes, l’exil fiscal, ce dernier signant le refus d’une partie de la population de financer le fonctionnement la collectivité dans son ensemble. Pour l’auteur de l’étude, nous faisons face à l’«autonomisation d’une partie des catégories les plus favorisées, qui se sentent de moins en moins liées par un destin commun au reste de la collectivité nationale». On voit en effet combien le phénomène est lié au dépérissement du cadre national, dépérissement qui permet aux «élites» de vivre de plus en plus dans une sorte d’alter-monde en suspension, cependant que les autres sont rivés à un ici-bas qui commence à se changer en friche, et finira par se muer en jungle.
Jérôme Fourquet n’est pas le premier à faire ce constat. L’anthropologue Emmanuel Todd l’a fait également, et donne dans son dernier ouvrage (Où en sommes nous, Seuil, 2017) une explication convaincante. Pour lui, c’est la fracture éducative qui est en cause, le développement de l’éducation supérieure ayant eu un effet pervers inattendu en tronçonnant le corps social en deux catégories de personnes: les éduqués supérieurs et les autres. Alors que la massification des éducations primaire et secondaire avait contribué à égaliser le niveau éducatif général et favorisé l’épanouissement de la démocratie, c’est à l’inverse qu’on assiste aujourd’hui. La raison en est simple: l’éducation supérieure ne s’est pas (encore?) généralisée. «L’accès universel à l’instruction primaire puis secondaire avait nourri un subconscient social égalitaire ; le plafonnement de l’éducation supérieure a engendré, (…) un subconscient social inégalitaire», énonce le chercheur.
De ce «subconscient inégalitaire», on perçoit chaque jour les effets. On constate que ne se mélangent plus guère ces éduqués supérieurs contents d’eux, étrangement persuadés de ne rien devoir qu’à leur talent. De toute façon, ils sont suffisamment nombreux pour pouvoir fonctionner en circuit fermé et pour ne plus avoir à s’adresser qu’aux autres «manipulateurs de symboles», ainsi que l’économiste Robert Reich qualifiait les gagnants de la mondialisation, ces diplômés, plurilingues, mobiles, à l’aise dans le domaine de la communication et qui font l’opinion. Car ce sont eux, bien sûr, qui tiennent les plumes et parlent dans les micros. Ils nous font partager leur manière propre d’appréhender la masse des «gens qui ne sont rien» comme dirait Macron, autrement dit des gens qui ne sont pas comme eux. Ils nous les peignent comme frileux, «réacs», hostiles de façon primitive et irrationnelle aux réformes ainsi qu’à tout type changement. Ils nous expliquent que s’ils votent «populiste», c’est parce qu’ils sont xénophobes, et que s’ils votent mal aux référendums c’est parce qu’ils ne comprennent pas les questions. Peut-être cette partition de la société devrait-elle nous conduire à reconsidérer le contour des classes sociales? Si celles-ci existent encore (et c’est évidemment le cas) la sécession des «élites» n’est pas seulement le fait des «riches» et des propriétaires des moyens de productions. Elle est également celui des détenteurs d’un capital éducatif et culturel, lequel s’hérite de plus en plus d’ailleurs, sur fond de destruction de l’école publique et de dégraissage perpétuel du «Mammouth».
Le dégraissage concerne d’ailleurs l’ensemble de l’appareil d’État et des services publics, ceux-ci ayant le tort de présenter des vertus égalisatrices qui entravent le séparatisme élitaire. Pour leur régler leur compte, les pays européens membres de l’UE ont inventé un prétexte ingénieux et unique au monde: la nécessite de respecter les «critères de convergence» de Maastricht. Notamment celui des 3 % de déficit public, et c’est en son nom que les gouvernements détruisent ou vendent tout le patrimoine collectif. La France vient d’ailleurs de passer sous la barre fatidique (2,6 % pour 2017), avant même d’avoir fini de brader la SNCF.
La construction européenne est un formidable outil de déresponsabilisation des « élites » nationales.
D’une manière générale, la construction européenne est un formidable outil de déresponsabilisation des «élites» nationales, notamment des élites politiques. Celles-ci, toutes ointes qu’elles sont de la légitimité offerte par le suffrage universel, n’en assument pas pour autant les vraies charges. La capacité à faire les grands choix a été massivement transférée au niveau supranational, qui lui ne rend pas de comptes. Les dirigeants de la Banque centrale européenne ne rendent pas de compte pour la politique monétaire qu’ils conduisent. La Commission de Bruxelles ne risque pas d’affronter une grève pour s’être mêlée d’un peu trop près, dans le cadre du «Semestre européen», du contenu des budgets des États membres. La Cour de justice de l’UE ne risque pas la sanction des citoyens (de quel État au demeurant?) pour les jurisprudences de dérégulation économique qu’elle pond à la chaîne. De toute façon, en «constitutionnalisant» les traités européens de sa propre initiative via des arrêts datant des années 1960, la Cour a très tôt permis que ces traités et tous les éléments de politique économique qu’ils contiennent, se situent au-dessus des lois dans la hiérarchie des normes des États-membres. C’est-à-dire hors de portée des Parlements, donc des électeurs.
La manière dont est organisée l’UE a pour effet de décorréler les élections (qui ont lieu au niveau national) et la prise de décision (qui se fait à l’échelon supranational), ce qui en fait une véritable machine de défilement au service «d’élites» politiques en rupture de ban avec leurs nations d’origines – et qui ressemblent bien plus à une oligarchie qu’à une véritable élite désormais. Par ailleurs, l’UE offre de multiples possibilités d’évitement fiscal grâce à ses paradis fiscaux intégrés (Irlande, Luxembourg…). Enfin, la libre circulation du capital et du travail dans le Marché unique contribue à mettre les deux en concurrence au profit du plus mobile et du rapide (le capital) et au détriment du plus sédentaire (le travail). Le tout pour la grande joie des catégories possédantes, cette fois.
Dans ce cadre, il n’est pas étonnant qu’un politiste spécialisé sur les questions européennes tel le Bulgare Ivan Krastev, consacre de longues pages de son dernier ouvrage (Le destin de l’Europe, Premier Parallèle, 2017), à décrire le phénomène de sécession des classes dirigeantes à l’échelle continentale. «Les élites aristocratiques traditionnelles avaient des devoirs et des responsabilités, et leur éducation les préparait à se montrer à leur hauteur», écrit-il. «En comparaison, les nouvelles élites sont formées pour gouverner mais sont tout sauf prêtes au sacrifice». Pas même au sacrifice financier, aurait-il pu ajouter, en tout cas de moins en moins puisque l’optimisation fiscale est devenue l’un des sports phares de notre époque. Puis Krastev d’ajouter: «La nature et la convertibilité des compétences des nouvelles élites les affranchissent très concrètement de leur propre nation. Elles ne dépendent pas des systèmes éducatifs publics nationaux (leurs enfants étudient dans les établissements privés) ni des systèmes de protection sociale nationaux (elles peuvent se permettre les meilleurs établissements hospitaliers). Elles ont perdu la capacité de partager les passions et les émotions de leur communauté».
Dès lors, la montée de ce qu’on appelle «les populismes» correspondrait avant tout à une quête de loyauté. D’ailleurs, le discours «souverainiste» ou anti-mondialisation desdits «populistes» est probablement l’une des clés de leur succès. Il correspond à un désir de plus en plus profond, de la part des peuples, de «rapatrier» leurs classes dirigeantes, afin qu’elles ne se défilent plus. Afin qu’il redevienne possible d’exiger qu’elles assument leurs devoirs autant qu’elles jouissent de leurs droits, et qu’elles rendent à la collectivité une part au moins de ce qu’elles ont reçu, c’est-à-dire beaucoup (sécurité des biens et des personnes, système de santé, système éducatif, etc.). Enfin et concernant le personnel politique, son «rapatriement» et le fait de refaire coïncider les mandats nationaux avec la conduite effective des politiques, est le seul moyen de rendre à nouveau possible l’exercice d’un contrôle démocratique normal.
Cela est-il possible? Le moins que l’on puisse dire est que pour l’heure, on n’en prend pas le chemin. À l’inverse et jour après jour, en même temps que l’on «dépasse» les nations et que l’on détruit l’État, c’est la démocratie qu’on aboli »
A ce bel article je rajouterai:
Annoncée dans le programme électoral d’Emmanuel Macron, la hausse des taxes sur le gazole passe mal auprès des Français. Mais que proposaient les autres candidats à la présidentielle ?
Emmanuel Macron. L’ancien candidat devenu Président l’avait écrit dans son programme noir sur blanc : « Pour réduire massivement la pollution liée aux particules fines, la fiscalité du diesel sera alignée sur celle de l’essence pendant le quinquennat ». Ce qui était moins clair, c’était que le gouvernement actuel allait aussi en profiter pour remonter la fiscalité sur l’essence, en parallèle de celle du gazole. Il évoquait déjà le recours à une prime à la conversion de 1 000 € pour changer de véhicule.
Jean-Luc Mélenchon. Pour le leader de la France insoumise, il était essentiel d’« engager la sortie du diesel en commençant par supprimer progressivement l’avantage fiscal pour les flottes d’entreprise ». Tout en « développant les usages partagés de la voiture (auto-partage, covoiturage courte et longue distances) et les mobilités douces (vélo, etc.) ».
Benoît Hamon. Le candidat PS, qui avait rallié à lui Europe Écologie – Les Verts, annonçait, dans son programme, vouloir, « pour une fiscalité plus verte, moduler la TVA en fonction de l’empreinte environnementale, plafonner puis supprimer progressivement les niches fiscales anti-environnementales en commençant par la fiscalité du diesel, en mettant en place une taxe carbone. Les ressources correspondantes seront rendues aux ménages et aux territoires ».
Que se passe t il lorsque les detenteurs du pouvoir donnent un ordre manifestement idiot et même dangereux ? Ils perdent leur légitimité car la raison d’Etat ne peut plus être évoqué
Le mépris des « sachants » est d’autant plus inadmissible qu’ils justifient leur « transition écologique » par une succession de mensonges que n’importe qui peut contester à partir d’articles un tout petit peu scientifique.
La fameuse « trajectoire cerbone » évoquée par Edouard Philippe n’a d’autre sens que d’envoyer la France dans le mur.
Le matraquage des automobilistes n’a aucune justification , les vieux diésels interdits en France partiront polluer l’Afrique. Il y aura un transfert du problème vers les pays pauvres et le réchauffement ne s’arrêtera pas à nos frontières .
Rappelons quelques vérités :
EOLIENNES ,VOITURES ELECTRIQUES ,PANNEAUX SOLAIRES / UNE DEPENDANCE TOTALE A L’EGARD DE LA CHINE.
Le cycle de vie d’un véhicule électrique le rend aussi polluant qu’un véhicule thermique. Le subventionner n’a pas de sens, explique le directeur de l’Observatoire du nucléaire, Stéphane Lhomme.
Les chiffres non contestables de la production de gaz carbonique mettent en évidence l’escroquerie gouvernementale , la fiscalité punitive sur le carburant n’a pas de finalité écologique… La France émet 40% de CO2 de moins qu’en 1980 . Le transport routier en France représente 0,1% de l’émission mondiale de CO2 et l’essence en produit plus que le diésel .Particules fines : l’essence autant que le diésel mais les véhicules électriques sont aussi responsables
Qu’importe si l’électrique est sans doute la moins propre des voitures, qu’importe si l’abandon du nucléaire conduit au charbon, qu’importe si les terres rares indispensables aux éoliennes ou au solaire , aux batteries au lithium entraineront la pénurie des terres rares.
ILS NOUS PRENNENT TOUS POUR DES IMBECILES
Nous payons là les âneries pseudo écologistes de Borloo à Hulot en passant par le milliard perdu avec les portails de Ségolène Royal …
Trois candidats partageaient les mêmes inepties en matière de transition écologique .
MACRON HAMMON MELENCHON MEME COMBAT
Qu’importe si l’électrique est sans doute la moins propre des voitures, qu’importe si l’abandon du nucléaire conduit au charbon, qu’importe si les terres rares indispensables aux éoliennes ou au solaire , aux batteries au lithium entraineront la pénurie des terres rares.
ILS NOUS PRENNENT TOUS POUR DES IMBECILES
Les journalistes ne cessent de nous expliquer que le diésel est mortel… Sans doute mais pas plius que l’essence… Et si on donnait la parole aux scientifiques
Annoncée dans le programme électoral d’Emmanuel Macron, la hausse des taxes sur le gazole passe mal auprès des Français. Mais que proposaient les autres candidats à la présidentielle ?
Emmanuel Macron. L’ancien candidat devenu Président l’avait écrit dans son programme noir sur blanc : « Pour réduire massivement la pollution liée aux particules fines, la fiscalité du diesel sera alignée sur celle de l’essence pendant le quinquennat ». Ce qui était moins clair, c’était que le gouvernement actuel allait aussi en profiter pour remonter la fiscalité sur l’essence, en parallèle de celle du gazole. Il évoquait déjà le recours à une prime à la conversion de 1 000 € pour changer de véhicule.
Jean-Luc Mélenchon. Pour le leader de la France insoumise, il était essentiel d’« engager la sortie du diesel en commençant par supprimer progressivement l’avantage fiscal pour les flottes d’entreprise ». Tout en « développant les usages partagés de la voiture (auto-partage, covoiturage courte et longue distances) et les mobilités douces (vélo, etc.) ».
Benoît Hamon. Le candidat PS, qui avait rallié à lui Europe Écologie – Les Verts, annonçait, dans son programme, vouloir, « pour une fiscalité plus verte, moduler la TVA en fonction de l’empreinte environnementale, plafonner puis supprimer progressivement les niches fiscales anti-environnementales en commençant par la fiscalité du diesel, en mettant en place une taxe carbone. Les ressources correspondantes seront rendues aux ménages et aux territoires ».
Le cycle de vie d’un véhicule électrique le rend aussi polluant qu’un véhicule thermique. Le subventionner n’a pas de sens, explique le directeur de l’Observatoire du nucléaire, Stéphane Lhomme.
Les chiffres non contestables de la production de gaz carbonique mettent en évidence l’escroquerie gouvernementale , la fiscalité punitive sur le carburant n’a pas de finalité écologique… La France émet 40% de CO2 de moins qu’en 1980 . Le transport routier en France représente 0,1% de l’émission mondiale de CO2 et l’essence en produit plus que le diésel .Particules fines : l’essence autant que le diésel mais les véhicules électriques sont aussi responsables
Anna Cabana l’affirme :Il hésite encore, mais Laurent Wauquiez « envisage sérieusement » – l’expression est de l’un de ses proches – de bombarder tête de liste des Républicains aux européennes un philosophe de 33 ans. François-Xavier Bellamy. Rien à voir avec le héros de Maupassant, ce Bellamy-là est normalien, agrégé, prof de philo en prépa, adjoint au maire de Versailles, et il ne croit pas qu’en lui : il croit en Dieu et il est prêt à relever le défi de Saint-Ex : « Il faut parler aux hommes. » Il vous le dit tranquillement ; seul son œil, soudain bleu exalté, traduit sa gourmandise.
« Tu veux être une figure intellectuelle médiatique ou tu veux faire de la politique? » lui a demandé Wauquiez quand ils se sont vus le 2 octobre et qu’ils ont parlé d’Europe pendant deux heures. « J’irai là où je serai utile », a répondu Bellamy
Bosseur, brillant, il peut incarner le renouveau de la droite républicaine . Ses ennemis le diront catholique et conservateur , il est bien trop intelligent pour qu’on puisse l’enfermer dans une case . Il a enseigné en prépa mais également en ZEP, il a refusé d’adhérer à sens commun. µ
Je me souviens de François Xavier lycéen à Grandchamp, disciple de mon cher Fréderic Laupies. Je me moquais du premier (le « petit maître »), comme du second(le « maître »). Devenu kholleur dans ma prépa il dut me subir de longues heures . J’aimais bien mettre à l’épreuve son enthousiasme. Il me racontait ses premières aventures en politique. François Xavier est un garçon bien et il serait utile à la République