CEUX QUI PEUVENT CHANGER L’EUROPE et ceux qui font des discours tous les cinq ans…

000ProjectionsPE-25.02Tous veulent changer l’Europe mais il ne suffit pas de faire de beaux discours. Les députés français représentent 10% du total et pour changer l’Europe  il faut appartenir  à une coalition majoritaire… Depuis  quarante ans  beaucoup font de beaux discours et ne  peuvent rien changer …rien . Les informations qui suivent  vont déplaire mais elles sont factuelles

Les coalitions possibles au parlement européen enterrent les illusions du débat

Quoi que puissent voter les Français les jeux sont faits…

Les 8 groupes politiques européens et l’articulation entre eux n’est pas évidente. Au niveau des formations européennes, les clivages existants ont une certaine logique de fond.

 

Le PPE  (droite, LR Bellamy) sera majoritaire (25% des députés) et il poussera  à la tête de la commission  le conservateur bavarois Manfred Weber. Si le PPE existe encore, on le doit en grande partie au mérite personnel de Weber. Sans sa diplomatie discrète mais efficace, il y a longtemps que les Belges se seraient empoignés avec les nationaux-conservateurs hongrois . il est farouchement partisan des frontières ne veut pas rompre avec Orban . . Manfred Weber soutient qu’il disposera des suffrages des leaders PPE du continent, dont Angela Merkel et Viktor Orbán, deux personnalités aussi dissemblables que possible et pourtant toutes deux étiquetées PPE. Au-delà même de sa personne, il défend l’idée d’un basculement démocratique des institutions européennes vers un régime parlementaire. « Il faut que les gens aient le sentiment que leur vote aux européennes soit pris en compte et que le programme du candidat parvenu en tête soit le contrat de gouvernement de la prochaine Commission », plaide-t-il. Rien ne le garantit dans les traités. Les chefs d’État et de gouvernement doivent seulement « tenir compte » des élections pour proposer au Parlement européen de valider le président de la Commission.

« J’ai fait un tour d’Europe avant de lancer cette campagne et j’ai écouté les gens, lance Manfred Weber devant un parterre de journalistes et de cadres du PPE. Ce que je veux leur proposer, c’est une Europe autour de trois piliers. Une Europe forte, intelligente et aimable. » Une Europe capable de protéger les frontières extérieures des flux migratoires indésirables

Weber sait que Macron veut sa peau et espère enlever au PPE les partisans de Junker   et les ramener  à Vestager . Le PPE peut lui trouver des alliés plus à droite avec le CRE (8% des députés mais pas de représentants en France, le CRE sera plus puissant si les conservateurs britanniques restent).

La liste Bellamy peut changer l’Europe à la condition d’avoir des députés sérieux comme Danjean …

56314735_342320229730430_4526160996087103488_n

L’ALDE (libéraux , centristes) est le seul groupe fédéraliste et ultra libéral (12% des députés);Il accueille le modem, l’Udi  de Lagarde et   demain la bande à Loiseau

Faire de l’Europe le chef de file mondial de la protection de l’environnement

Rendre la mondialisation positive pour tous

Faire de l’Europe le chef de file mondial de la protection de l’environnement

Rendre la mondialisation positive pour tous

La figure dominante est Margrethe Vestager, commissaire à la concurrence, celle qui a refusé la fusion siemens Alstom. Ainsi en Votant Macron on vote  pour Vestager à la tête de la commission  et pour l’ultra libéralisme ..

Et l’on sait déjà qu’Emmanuel Macron refuse le système parlementaire et jouera sa propre carte face à Weber . Issue d’un petit pays comme le Luxembourg,  Vestager pourrait tirer les marrons du feu…

Emmanuel Macron est détesté en Europe  et tout ce qui viendra de lui sera rejeté.

Cette fois, le désaccord entre Paris et Berlin s’est affiché au grand jour, Emmanuel Macron et Angela Merkel n’étant pas parvenus à trouver un compromis lors de leur traditionnelle entrevue bilatérale à leur arrivée à Bruxelles. Celle-ci fut d’ailleurs inhabituellement brève : moins d’une demi-heure.

Faute d’accord préalable avec la chancelière allemande, le président français s’est ensuite retrouvé très seul autour de la table du Conseil. Selon une source officielle européenne, seuls les dirigeants belge, espagnol, luxembourgeois et maltais ont ainsi défendu son idée de ne pas reporter la date du Brexit au-delà du 21 juin, dix-sept autres Etats membres de l’UE, l’Allemagne en tête, plaidant pour une extension longue, jusqu’au 31 décembre, à l’instar de Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, et de Donald Tusk, celui du Conseil.

Au final, si les Vingt-Sept se sont accordés sur la date du 31 octobre, la réunion de mercredi a surtout donné l’image d’un M. Macron très isolé, Mme Merkel ayant, à l’inverse décidé de surjouer sa complicité avec la première ministre britannique, Theresa May, allant jusqu’à l’aborder, hilare, un iPad à la main, au tout début de la réunion…

Affirmer que Loiseau peut changer l’Europe est un déni des rapports de force  au parlement européen, Macron joue un rôle de repoussoir.

Les écologistes au point mort

Dès lors, c’est l’aile gauche du Parlement européen qui ressortirait affaiblie du prochain scrutin. Malgré les bons résultats des partis écologistes lors d’élections locales en 2018, des intentions de vote en hausse en Allemagne, en Lituanie et en Belgique, ainsi que de quatre potentiels nouveaux députés tchèques (selon Politico), le groupe des Verts/Alliance libre européenne (Verts/ALE) ne parviendrait toujours pas à dépasser la barre des 7% des sièges au Parlement européen (entre 43 et 46 sièges).

Avec de mauvais résultats dans les pays de l’Est, en Espagne et en Suède, les écologistes pourraient même accuser un léger recul par rapport à la mandature précédente.

 

 

Les socialistes en chute libre

L’Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D), elle, chuterait à environ 19% des sièges (entre 132 et 137 sièges), contre 25% aujourd’hui.

En Italie également, le Parti démocrate diviserait par deux son résultat. Une déroute similaire à celle du SPD en Allemagne, qui souffre depuis plusieurs années de son alliance avec la CDU.

Enfin, les victoires des partis socialistes espagnol, portugais, finlandais et suédois ne suffiraient pas à combler le vide laissé par le départ des 20 eurodéputés britanniques du Parti travailliste. Mais les travaillistes peuvent rester et alors…

le candidat pour ce poste du côté des sociaux-démocrates est le Néerlandais Frans Timmermans.

000ProjectionsPE-25.02

L’extrême gauche ne progresse pas

Profitant relativement peu de la situation délétère des socialistes, le groupe de la Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique (GUE/NGL) stagnerait de son côté à environ 7% des sièges du futur Parlement européen

L’une des plus nettes poussées au sein de ce groupe devrait être celle de La France Insoumise,

Yannick-Jadot-et-Benoît-Hamon

 

PAS D’UNITE CHEZ LES EUROSCEPTIQUES

 

Marie Le pen et Nicolas Dupond Aignan ont abandonné l’idée de quitter l’Europe, ils parlent de la changer mais … avec qui?

Les Italiens de Salvini sont pour le libre échange avec la Chine  et les souverainistes de l’est  défendent le système des travailleurs détachés

l’Europe des nations et des libertés (ENL) et l’Europe de la liberté et de la démocratie directe (ELDD) pourraient représenter à elles deux près de 15% des eurodéputés pendant la prochaine mandature, contre 10% actuellement.

 

Porté par les scores du Rassemblement national en France (21% des voix selon les derniers sondages) et de la Ligue de Matteo Salvini en Italie (qui pourrait quasiment quintupler son nombre d’eurodéputés), l’ENL passerait ainsi de 4,5 à près de 9% des sièges au Parlement européen, soit l’équivalent d’une soixantaine de sièges.

 

De son côté, l’ELDD pourrait d’occuper de 5 à 6,5% de l’assemblée (contre 5,5% actuellement), soit entre 36 et 46 sièges. La forte progression du Mouvement 5 étoiles, qui partage le pouvoir avec la Ligue en Italie, pourrait ainsi compenser le départ des 20 élus britanniques actuels. Mais selon Politico, il n’est pas certain que les députés du M5S rejoindront à nouveau l’ELDD pour la prochaine législature. Le média, qui crédite le parti italien de 26 sièges, l’a en effet extrait de ce groupe. Dans ce cas de figure, l’ELDD n’occuperait plus qu’une petite vingtaine de sièges.

Marine Le Pen  ne peut compter sur un rapprochement avec les pays de l’est, la Pologne , la Hongrie , la Tchéquie  sont plus proches de Manfred Weber  pour peu que le PPE se débarrasse de ses macronistes luxembourgeois

Les Italiens jouent leur carte, ils s’entendront avec le RN sur l’immigration mais pas sur le reste. Ils ne sont pas protectionnistes et joue l’ouverture sur la Chine , l’Italie sera le cheval de Troie  de la Chine  et des produits chinois .

RN et Dupont Aignan ne veulent plus quitter l’Europe et seront donc soumis aux règles européennes , Asselineau a raison de leur rappeler que ces politiques sont incompatibles avec ces règles . AJOUTONS QU’IL N’Y A PAS ET IL N’y aura pas de majorité pour changer ces règles  et que personne n’acceptera un déficit budgétaire. Les partis souverainistes de l’est ont dénoncé les déficits de Salvini.

La gauche et les écolos s dans une course échevelée aux positions les plus extrémistes et les plus démagogiques .

Tous écolos !  Alors que le problème majeur est en la matière celui des centrales à charbon (Pologne, Allemagne)et que le reste revient à pisser dans un violon.

 

Pour beaucoup il s’agit d’imposer à l’Europe ce qui ne marche pas en France . Qui à part nos gauchos veulent d’un smic en Europe ? Ils appellent ça l’Europe sociale mais personne n’en veut !

Qui en Europe veut d’une Europe fédérale ?  le groupe minoritaire ALDE . Les Allemands en rien encore et ils ne sont pas seuls !

Cela fait un demi-siècle que les élections européennes sont l’occasion pour certains de parler d’une nouvelle Europe plus inclusive dont personne ne veut en dehors de l’hexagone et du Benelux ; J’offre un merle blanc à celui qui me démontrera le contraire . L’Europe « puissance » est une escroquerie si on veut la faire à 27. Une bonne partie ne compte que sur l’Otan et l’alliance américaine , elle n’achète que des armes américaines …

 

FRANCE2017-VOTE

Pas d’indépendance sans politique sérieuse : les précédents historiques

 Le problème , c’est que la souveraineté ne passe pas par des discours  mais par l’indépendance économique et en dehors de Carrayon (liste Bellamy) il n’y a aucun candidat compétent capable de parler de politique industrielle.

Lors de son retour au pouvoir en 1958, le général de Gaulle est naturellement préoccupé de conforter l’indépendance de la France ; celle-ci ne peut être effective si le pays reste obligé de quêter l’argent auprès d’autrui.

 

Il définit lui-même très clairement dans ses Mémoires d’espoir les buts de sa politique qui sont « la puissance, l’influence, la grandeur », mais aussi « ce degré relatif de bien-être et de sécurité que pour un peuple, ici-bas, on est convenu d’appeler le bonheur ». Et il conçoit l’économie comme la « base » matérielle permettant d’atteindre ces buts. Dans ces conditions, la notion économique maîtresse qui guidera l’action du général de Gaulle sera l’expansion parce que c’est elle qui permet d’atteindre à la fois « la puissance, l’influence, la grandeur » et « ce degré relatif de bien-être et de sécurité ».

 

L’idée dominante à l’époque, partagée par la plus grande partie du personnel politique, de l’administration et du monde économique était que l’économie française ne supporterait pas la concurrence étrangère et que l’on assisterait à un déferlement de produits étrangers, allemands en particulier en raison de la supériorité supposée de l’industrie allemande sur l’industrie française, qui conduirait donc à des fermetures d’entreprises et à l’explosion du chômage.

 

 

 

Ce fut une révolution que de prendre le contre-pied de cette opinion dominante et d’appliquer le traité de Rome, ce qui assurera le départ de la construction européenne et montre combien l’image d’un général de Gaulle anti-européen est injuste et inexacte. C’est sous l’influence des idées libérales – et hétérodoxes par rapport à la pensée unique protectionniste de l’époque – de Jacques Rueff que le général de Gaulle décida de cette orientation capitale de sa politique économique. C’est donc tout naturellement à Jacques Rueff, assisté d’un comité d’experts, qu’il confia la tâche de proposer un ensemble de mesures permettant de préparer l’ouverture de l’économie française. Ces mesures furent adoptées et mises en œuvre par le gouvernement du général de Gaulle à la fin de 1958.

 

 

 

Les leçons

 

La première, c’est que la vérité ne se trouve pas nécessairement du côté du plus grand nombre et que les élites, souvent prisonnières d’une pensée unique, peuvent se tromper lourdement.

La seconde, c’est qu’il n’y a pas de bonne politique économique sans pouvoir fort dont l’action soit fondée sur une vision globale de l’économie. Par pouvoir fort, nous n’entendons évidemment pas un pouvoir autoritaire, mais un pouvoir disposant d’un large soutien populaire, par conséquent assuré de sa durée, dont l’horizon et les préoccupations ne se limitent pas aux quelques mois qui le séparent de la prochaine élection et qui ne craint donc pas de prendre des mesures contraires aux intérêts de telle ou telle catégorie de citoyens, mais conformes à l’intérêt général du pays. De même, disposer d’une vision globale de l’économie, c’est établir une stratégie d’ensemble de son action sans la borner à n’être qu’une suite de réactions, plus ou moins heureuses, aux événements qui surviennent.

La troisième leçon que nous pouvons tirer du plan de Gaulle – Rueff, c’est que, s’il n’y a pas de progrès économique sans ordre – ordre dans les finances publiques, ordre dans la monnaie –, l’ordre ne doit pas être recherché pour lui-même, mais comme une condition mise au service de l’expansion. Ce qu’il y a en effet de remarquable dans le plan de Gaulle – Rueff, c’est que face à une crise financière et monétaire extrêmement grave, ses auteurs ne se sont pas contentés, comme l’auraient fait des hommes ne possédant pas leur envergure, de prendre des mesures permettant de parer au plus pressé en sacrifiant l’expansion, mais qu’au contraire, ils ont cherché le moyen de résoudre la crise financière et monétaire tout en promouvant l’expansion de l’économie française. Appliquant la maxime fameuse de Lyautey « Ne jamais dire ou chaque fois qu’il existe une chance de pouvoir dire et », ils n’ont pas choisi entre l’expansion ou la stabilité, mais ont voulu à la fois l’expansion et la stabilité.

 

 

 

Le général de Gaulle entend donc respecter, dans la conduite de la politique économique, les principes d’une gestion rigoureuse : préférer l’effort à la facilité, ne pas dépenser plus que l’on ne gagne, prévoir autant que possible les dépenses à venir, toutes ces règles de vie « domestiques » se transposant aisément au plan macro-économique.

 

 

 

Assurer le vote du budget en temps utile, projeter sur plusieurs années les engagements dans le cadre de lois-programmes, cantonner puis faire disparaître le déficit budgétaire, privilégier les financements basés sur une épargne longue et éviter les facilités de la création monétaire, autant de lignes de conduite dont l’adoption en 1958 tranche avec des pratiques trop longtemps tolérées.

Le plan de stabilisation de 1958 est en effet d’abord une « opération vérité » . Il suppose, pour porter tous ses fruits, un respect durable des grands équilibres.

Pour être pleinement efficaces, les mesures prises dans le cadre du plan de réforme de 1958 doivent être prolongées par une action à long terme, dans tous les domaines de la politique économique.

 

 LA RUPTURE CHIRAC SEGUIN ET LA MODERNISATION DE LA FRANCE

 La suppression de l’autorisation préalable de l’inspecteur du travail pour un licenciement est une réforme Séguin de 86 comme les premières formes d’annualisation.

Au final, Philippe Séguin se heurte à François Mitterrand sur les réformes les plus emblématiques de la rupture – l’autorisation administrative de licenciement et le temps de travail -, qu’il refuse d’avaliser par la voie d’ordonnances. « On en a plaisanté », notait le ministre, qui a recouru, chaque fois, à la loi, après négociations avec les partenaires sociaux. Quand la rupture est socialement accompagnée, ça passe. Quand elle n’est pas négociable, ça casse. Philippe Séguin a poursuivi le traitement social – en proclamant que « l’objectif n’est plus le plein-emploi productif »

 

la loi du 23 juillet 1987 de Philippe Séguin ouvre l’apprentissage à tous les diplômes et titres homologués de la voie professionnelle et technologique, du CAP à l’ingénieur et consacre ainsi l’apprentissage comme un système de formation à part entière.

 

 

 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/01/14/philippe-seguin-ministre-modele-de-la-rupture-par-michel-noblecourt_1291620_3232.html#dpwZ0Hd0ucTxkhKA.99

 

On se souvient de la campagne contre le traité de MAASTRICHT, Seguin a mené la campagne du non et il avait raison . Juppé et Dupont Aignan  travaillaient ensemble à l’époque, comme Mélenchon ils ont voté oui pour donner la même monnaie à la Grèce et à l’Allemagne.

http://www.leparisien.fr/magazine/grand-angle/secret-de-candidat-l-europhilie-inavouable-de-nicolas-dupont-aignan-21-04-2017-6867792.php

 

Pour autant, faire de Séguin un antieuropéen est une caricature. Il pensait que l’Europe ne pouvait être seulement un marché, encore moins une technocratie, mais une construction politique permettant une Europe sociale qui protège ses entreprises et ses salariés. Il se situe clairement dans le sillage du général de Gaulle qui, dès 1952, avertissait : « On ne fera pas l’Europe si on ne la fait pas avec les peuples et en les y associant. Or, la voie que l’on suit est complètement différente. Les peuples n’y sont pas ».

 

Or, dès son fameux discours du 5 mai 1992, Séguin nous avertissait : « Il est bien temps de saisir notre peuple de la question européenne. Car voilà trente-cinq ans que le traité de Rome a été signé et que d’Acte unique en règlements, de règlement en directives, de directives en jurisprudence, la construction européenne se fait sans les peuples».

 

Au cœur de son combat pour une Europe des nations et des peuples, ce dernier a tout de suite estimé que la monnaie unique présentait un danger supplémentaire. Le traité de Maastricht allait mettre les nations, donc les peuples sous tutelle, ce qui lui était insupportable en sa qualité de républicain et de démocrate.

 

Sa critique sur le traité de Maastricht portait sur deux points essentiels : aggraver le déficit démocratique accumulé au fil des années, au lieu de tenter de commencer à le résorber, et prévoir un mode de gestion et des objectifs contradictoires pour la monnaie unique. On faisait en effet découler la politique économique du monétaire quand le raisonnement aurait dû être inverse.

 

SEGUIN ENTERINE Le CHOIX DES Français  et entame un combat pour rendre viable la zone euro, jamais il n’envisagera que la France puisse quitter l’Euro

 

Philippe Séguin: « Une fois de plus, il nous faut considérer le monde tel qu’il est et non tel qu’on voudrait qu’il soit. Et dans ce monde-là, ce que la France peut apporter de plus précieux à l’Europe, c’est de trouver en elle-même assez d’énergie et de volonté pour devenir un contrepoids, pour équilibrer les forces en présence, pour peser lourd face à l’Allemagne, sinon pour faire jeu égal avec elle. Que la crise de notre État providence appelle de profondes réformes, je serai le dernier à le contester. Que cette modernisation, faute de courage politique, soit imposée par les institutions communautaires, voilà qui me semble à la fois inquiétant et riche de désillusions pour notre pays. Le meilleur service que nous pouvons rendre à l’Europe, c’est donc de nous engager résolument sur la voie du redres­sement national, c’est de restaurer la cohésion nationale et l’autorité de l’État. »

 

Qu’ai-je dit ? D’abord que j’étais un européen convaincu et exigeant, comme l’était le général de Gaulle, et ce depuis que je suis entré en politique. Ensuite, que le traité de Maastricht était un bien médiocre document, et qu’il le reste, mais qu’ayant été approuvé par le peuple il doit être mis en oeuvre, notamment à travers l’instauration de la monnaie unique. Enfin, qu’il serait criminel et dangereux de construire l’avenir de notre continent sur ce seul traité qui manque singulièrement de souffle politique, sauf à limiter la politique au respect de grands équilibres confiés à d’éminents techniciens.

 

Voilà pourquoi j’ai souhaité une initiative politique franco-allemande pour sortir de l’ensablement.

 

Je ne renie aucunement les principes qui m’ont conduit à me prononcer contre le traité de Maastricht, mais que le débat référendaire sur Maastricht s’est terminé le 20 septembre 1992, à 20 heures. Et qu’à 20 heures, il y a une nouvelle situation qui a été créée. Et qu’il faut en tirer les leçons. Nous avons perdu, il y a bien longtemps, la bataille d’Azincourt, notamment en raison de l’absence de fair-play des Anglais ce jour-là. Je le regrette, mais c’est ainsi. Telle sera ma conception de la démocratie et de la République. Au demeurant, nombreux aussi sont ceux qui m’ont parfaitement compris. On a ainsi écrit que l’ambition que j’avais de l’Europe n’était pas compatible… avec l’esprit réel de Maastricht…

 

Je pense que les opinions publiques sont prêtes à accepter les sacrifices qu’on leur demande à condition qu’on leur explique à quoi ils servent.

 

Il est vrai que, de toute façon, il faut lutter contre les déficits car nous sommes dans une situation qui devient intolérable »

 

En 1996 il  propose de créer un pôle politique pour l’euro ( le programme actuel de Fillon) :

 

« Si on veut sauver le projet de monnaie unique, il va falloir que nous fassions aujourd’hui ce qui aurait dû être entrepris alors, il va falloir que nous mettions en place enfin l’initiative politique qui, seule, peut justifier, permettre, fonder le passage à une monnaie unique européenne.

 

Quelle initiative? Fidèle à son projet, réinjecter du «politique» là où il n’y a plus, selon lui, que de la «technique», il a plaidé pour que les «gouvernements» ne laissent pas aux Banques centrales et à la Commission de Bruxelles ­ «organisme de fonctionnaires désignés par leurs gouvernements» ­ le soin de décider seules de l’avenir de leurs économies. «S’il y a accord politique initial de la France et de l’Allemagne sur ces bases (…) alors nous pourrons concevoir de conduire ensemble notre convergence économique et de passer ainsi à la monnaie unique», a-t-il lancé, venant ainsi applaudir la récente annonce, par Jacques Chirac, d’une initiative de relance commune de Paris et Bonn.

 

Mais il y avait JUPPE

Les relations entre Jacques Chirac et Philippe Séguin ne seront jamais simples mais les deux hommes ont en commun un grand réalisme politique, qui finit toujours pas aplanir les passions.

 

Entre eux il y a Alain Juppé et « le plus caractériel n’est pas celui qu’on croit »…

 

S’il faut en croire JEAN LOUIS DEBRE , Juppé favorable à BALLADUR aurait négocié son ralliement à Chirac en échange de Matignon et de la présidence du RPR

 

 

 

Certains amis d’Alain Juppé ont estimé que le Premier ministre n’aurait jamais dû supporter l’institution, entre Chirac et Séguin, d’un déjeuner du mardi.

 

Pour être emporté, Philippe Séguin a aussi de vraies patiences. Meurtri de n’être pas choisi par Chirac, il a désormais théorisé qu’il serait difficile de construire sur les ruines d’Alain Juppé. En 1997  c ‘est la triste conclusion de l’impasse Juppe, la dissolution que refusait Séguin , la victoire de Jospin.

 

La bobocratie  détruira Séguin, je me souviens du traitement que lui firent les média  pour faire élire Delanoé à Paris.

 

Au cours des années 2000 Séguin, réfugié à la Cour des Comptes , se fait le partisan de réformes structurelles radicales  sur l’analyse des causes du mal français. Ainsi a-t-il critiqué « l’absence de politique budgétaire à moyen terme et un défaut de vision ».Inquiet des risques de dégradation sous l’effet de la remontée des taux d’intérêt, et dubitatif sur la faisabilité d’un programme gouvernemental reposant sur des hypothèses macro-économiques « très favorables »,  Seguin  fustige les ventes d’actifs de l’Etat dès lors qu’elles « sont utilisées pour le camouflage des déficits ». Pour assurer « un redressement durable des finances publiques », il a proposé d’agir sur le rétablissement des comptes de la sécurité sociale via de « nouvelles dispositions », les marges de productivité offertes par les technologies de l’information, la maîtrise des dépenses d’intervention. http://www.lemonde.fr/societe/article/2006/06/14/philippe-seguin-fait-une-lecon-de-rigueur-au-gouvernement_783347_3224.html#pIwZslj2WcGkpx0D.99

Publié dans éducation prépa école de commerce | Laisser un commentaire

 SI MACRON EST COHERENT DEMAIN LES REMBOURSEMENTS DE L’ ASSURANCE VOITURE DEPENDRONT DES REVENUS de l’assuré …. 

blog -Macron-nouveau visage de la gauche-Riss.JPG

Vous êtes surpris car la logique veut que les remboursements et les revenus en question dépendent de ce que le bénéficiaire a dépensé pour se protéger. Imaginez que le remboursement de votre assurance habitation ne dépende pas de votre cotisation mais de votre revenu ? Inadmissible et pourtant c’est ce que Macron fait avec l’assurance retraite.

Jusqu’à Jupiter  on considérait que les revenus des pensions dépendaient de la durée du travail et des montants cotisés. Etait garanti l’indexation sur l’inflation .

Macron remet en question les règles en limitant ce droit aux « petites retraites ». Qu’importe si les autres ont travaillé souvent plus  et cotisé plus

La question des retraites est l’occasion pour la presse et le gouvernement de multiplier mensonges et fake news et surtout à confondre les revenus des retraites  du travail et les allocations comme le minimum vieilles financées autrement ( par l’impôt et distribuées aux plus pauvres qui n’ont pas obligatoirement travaillé.

Les retraités français s’en sortent mieux que ceux des autres pays : Oui mais parce qu’ils ont beaucoup plus cotisé que dans les autres pays

Nous avons en France une spécificité, un système de retraite obligatoire reposant sur des cotisations sociales qui représentent 28% du cout salarial . Au terme de 44 ans de cotisations   représentant chaque mois 28% de mon salaire, j’ai une retraite encore correcte.

Dans d’autres pays il existe des fonds de retraites par capitalisation Non obligatoires  qui sur le long terme  fonctionnent moins bien et rapportent moins.  Comparons ce qui est comparable.

Dans d’autres pays il existe un système de retraite dit se solidarité financé par l’impôt, le même pour tous que l’on ai cotisé ou pas . En France  le fameux minimum vieillesse que le gouvernement  veut porter à 900 euros par mois ne nécessite pas d’avoir travaillé et cotisé mais à la mort du bénéficiaire l’Etat reprend ce qu’il a donné sur le patrimoine . C’est une allocation.

En mélangeant l’assurance et l’allocation  Macron  tue les retraites .  Il existe l’impôt pour réduire les inégalités, ce n’est pas le rôle de l’assurance . 

 

Publié dans éducation prépa école de commerce | Laisser un commentaire

DE JADOT A LOISEAU LA GRANDE ENTOURLOUPE DE LA TRANSITION CLIMATIQUE AU CŒUR DES EUROPEENNES

 

 

Ils sont tous devenus écolos; est ce justifié? Le dossier sans compromis avec tous les chiffres pour comprendre la grande mystification politico médiatique 

Les journalistes nous le rabâchent , l’urgence n’est pas la fiscalité, l’immigration, l’insécurité mais… la transition énergétique !image (2)

Jadot et Loiseau  font une course à l’échalotte pour récupérer les bobos déçus de la macronie , qu’importe si l’argumentaire est un ramassis de fake news et siles propositions irréalistes peuvent au mieux  enfermer l’économie française dans un corset supplémentaires de normes…

On peut aussi en rire en découvrant que Jadot entend faire le casse de la Banque Centrale Européenne pour financer ses délires.

On peut en pleurer en découvrant les ministres macroniens s’agenouiller devant Greta Thunberg .

La France est un pays modèle en matière d’émission de gaz à effet de serre :10 fois moins par habitant qu’au Qatar, trois fois moins qu’aux Etats Unis, deux fois moins qu’en Allemagne . Le réchauffement climatique ne passe pas par nous , et nous avions la lucidité de hiérarchiser nos priorités …

Qui a créé Greta Thunberg ?

Depuis environ cinq mois, une jeune Suédoise de 16 ans souffrant du syndrome d’Asperger se retrouve sous les projecteurs médiatiques du monde entier. Elle fait la « grève de l’école » pour se faire entendre et son combat est juste.  La messe est dite… sauf si on regarde de plus près.

La belle histoire de Greta Thunberg commence le 20 août 2018. Ingmar Rentzhog cofondateur de la start-up We Don’t Have Time (Nous n’avons pas le temps) croise Greta Thunberg devant le Parlement suédois et publie un post émouvant sur sa page Facebook. Nous sommes le 1er jour de la grève commencée par Greta. Le 24 août, sort en librairie une autobiographie mêlant crise familiale et crise climatique, Scener ur hjärtat, corédigée par Malena Ernman la mère de Greta, Svante Thunberg son père, Beata, sa sœur, et Greta. Les parents artistes – chanteuse lyrique et acteur – sont très connus en Suède ; Greta, pas encore.

En fait Ingmar Rentzhog et la famille de Greta se connaissent déjà et on participé ensemble à une conférence sur le climat le 4 mai 2018. Peu de place au hasard donc, dans la rencontre à Stockholm, sur le trottoir devant le Parlement entre Ingmar et Greta.

 

 

We Don’t Have Time, la start-up qu’il a cofondée en 2016, a l’ambition de créer un réseau social de plus de 100 millions de membres, qui influencera les hommes et femmes politiques et les chefs d’entreprise pour qu’ils agissent davantage contre le réchauffement climatique. C’est ce qui apparaît en tout cas dans leur plaquette web.

 

C’est la que ça se complique. Parmi les actionnaires de la start-up, on trouve les membres de deux familles interconnectées : les Persson, enfants du milliardaire Sven Olof Persson, qui a fait fortune, entre autres, dans la vente de voitures (Bilbolaget Nord AB) et les Rentzhog. Les deux familles d’investisseurs, qui se sont rencontrées dans la région du Jämtland, n’ont aucun lien avec l’écologie, ce sont des spécialistes de la finance.

 

En mai 2018, Ingmar Rentzhog est recruté comme président-directeur du think tank Global Utmaning, faisant la promotion du développement durable et se déclarant politiquement indépendant. Sa fondatrice n’est autre que Kristina Persson, fille du milliardaire et ex-ministre social-démocrate chargée du développement stratégique et de la coopération nordique entre 2014 et 2016. Via l’analyse des tweets du think tank, on observe un engagement politique fort, à l’aube des élections européennes, envers une alliance qui irait des sociaux-démocrates à la droite suédoise. L’ennemi étant « les nationalismes » émergeant partout en Europe et dans le monde. Des idées qui ne déplairaient pas à notre cher président Macron.

 

Le 16 janvier 2019, Global Utmaning était fière d’annoncer sur les réseaux sociaux sa nouvelle collaboration avec Global Shapers, une communauté de jeunes dirigeants de 20 à 30 ans « dotés d’un grand potentiel pour jouer un rôle dans l’avenir de la société et qui travaillent à améliorer la situation des populations autour d’eux ». Ce réseau a été créé de toutes pièces par le Forum économique mondial en 2011. Ses leaders entendent bien sauver la planète tout en maintenant la croissance économique et en réclamant encore plus de mondialisation. Tout un programme.

https://www.anti-k.org/2019/02/10/le-capitalisme-vert-utilise-greta-thunberg/

Pascal,Brukner :

Dans sa République (315 avant J.-C.), Platon met en garde contre la corruption de la démocratie qui consiste en une inversion des hiérarchies, par excès de liberté: quand le père traite son fils comme un égal, que les maîtres flattent les disciples et que les vieillards imitent la jeunesse. Nous y sommes. Quiconque a vu les manifestations de jeunes gens pour le climat ces dernières semaines en Europe, où l’on avait mobilisé jusqu’aux maternelles et jardins d’enfants, où d’adorables petites têtes brunes ou blondes récitaient pieusement les slogans que leurs parents leur avaient appris ne peut que s’inquiéter de ce véritable exercice de ventriloquie.

Le scandale est double: on s’extasie de retrouver chez nos bambins les inquiétudes qu’on leur a inculquées et on se pâme devant cette écholalie infantile. Les petits perroquets nous grondent par procuration

. En fait, Greta Thunberg symbolise beaucoup moins la fragile innocence d’enfants sacrifiés par l’inconséquence des hommes que l’impasse dans laquelle nous mène précisément une certaine idée de l’activisme climatique.

1201397-prodlibe-yannick-jadot

Le catéchisme habituel des zélotes du climat qui ont repeint en vert leurs habits rouges

Derrière l’image, quel est le message? Outre les prédictions les plus apocalyptiques, le catéchisme habituel des zélotes du climat qui ont repeint en vert leurs habits rouges de révolutionnaires communistes: «Nous exigeons de diviser au minimum par quatre notre consommation énergétique d’ici à 2050, une transition vers 100 % d’énergies renouvelables produites de manière décentralisée et la fin du nucléaire pour 2030»

La réalité que se gardent bien d’expliquer ceux qui proposent ce genre de programme, c’est que les ENR sont à l’heure actuelle, du fait de l’absence de solution de stockage massif de l’énergie, incapables de remplacer les énergies non pilotables. Et que l’Allemagne a fait exploser ses émissions de CO2. Ni l’absence de nucléaire ni la suppression totale à moyen terme des hydrocarbures ne sont avancées par ceux qui cherchent à penser des façons sérieuses de progresser.

Les propositions de nos vertueux hérauts du climat représenteraient bien plus qu’un changement de mode de production: un changement de civilisation, dont le programme dirigiste est trop clair et la traduction concrète le retour à une sorte d’âge de pierre où la liberté n’a aucune place. Le vrai but est de faire du monde un immense kolkhoze vert.

Plus écolo qu’eux, tu meurs ! A deux mois des élections européennes et alors que la cause environnementale n’a jamais autant rassemblé, la bataille fait rage entre les différents candidats pour s’arroger le label écologiste. De Pascal Canfin, numéro deux de la liste LREM, à l' »insoumis » Jean-Luc Mélenchon, tous proclament avoir la solution pour sauver la planète

Yannick Jadot, c’est un khmer vert pur jus ,engagé contre le nucléaire chez Greenpeace ,un écolo gaucho talentueux mais sectaire. Il fera un bon score grâce aux bobos incultes qui n’osent plus voter Macron

Pascal Canfin, deuxième sur la liste Loiseau  a été élu député européen en 2009, en même temps que Cohn-Bendit et Jadot. En 2012, il est, avec Cécile Duflot, l’un des deux ministres verts du gouvernement Ayrault, en charge du Développement.

Il a a glissé à l’oreille de Macron l’idée d’une médiation sur Notre-Dame-des-Landes et œuvré en coulisses pour inscrire l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique dans la Constitution. L’abandon de Notre Dame des Landes, c’est lui

Benoît Hamon, le Vert solitaire est longtemps resté hermétique à la question écologique.

.

 

Raphaël Glucksmann, le nouveau venu ,ancien ultra libéral (Cercle de l’Oratoire et Le Meilleur des mondes ), pro George Bush , ancien conseiller de dictateur mafieux(Mikheil Saakachvili) il a séduit Lea Salamé et s’est découvert écolo de gauche.

 

Jean-Luc Mélenchon a longtemps toisé les militants écologistes comme de doux rêveurs et considéré l’accroissement des richesses comme un préalable au progrès social.

Dans l’esprit des « insoumis », aucune politique écologique ambitieuse ne peut être menée dans le cadre des traités européens. Mais ils se montrent très flous sur la marche à suivre. La France insoumise renvoie à son programme de 2017. Lors de sa campagne présidentielle, Jean-Luc Mélenchon expliquait qu’il avait un plan A et un plan B. Le premier : une « sortie concertée des traités européens » et la définition d’autres règles avec les partenaires européens qui le souhaitent. Option très difficile à imaginer aujourd’hui alors que seuls 8 des 28 Etats membres sont dirigés par des gouvernements de gauche. En cas d’échec, un plan B : une sortie unilatérale de la France de l’Europe. C’est-à-dire un Frexit. L’idée était d’avoir un plan B suffisamment menaçant pour donner au plan A des chances de succès. Mais depuis plusieurs mois, pour éviter de paraître comme un partisan du Frexit, Mélenchon ne parle plus de sortie de l’Europe. Dans un discours prononcé à Marseille en septembre et censé clarifier sa stratégie, il disait « Plan A, on change les règles […], plan B on le fera quand même, avec l’appui de ceux qui pensent comme nous ».

prix-electricite-en-france-2011-2030-maj-20160118

L’industrie massacrée par les khmers verts

Au moment où l’on se rend compte du bilan réel catastrophique des éoliennes, on aurait aimé que ces mouvements censément spontanés disent qu’il faut redonner toute leur place aux sciences et aux faits et aucune aux idéologies.

Que les réponses simplistes et radicales sont séduisantes mais trompeuses. Qu’il faut élaborer de façon pragmatique de nouvelles façons de subvenir à nos besoins plus respectueuses de notre environnement. Le cas particulier du mix français, pauvre en carbone devrait être célébré, il est menacé e destruction.

L’industrie française a longtemps bénéficié  d’un faible coût de l’énergie, c’est fini…

En 2014, dans un contexte où la France se fixe des objectifs ambitieux de réduction des émissions de GES, une composante carbone est introduite dans la Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE). Elle concerne les particuliers comme les professionnels. La composante carbone évolue régulièrement : 14,50 €/tonne de CO2 en 2015 et 30,50 €/tonne de CO2 en 2017.La hausse du coût de l’énergie pénalise la production française en particulier l’industrie .

Le cas de l’industrie du papier est flagrant

 

20170103_165037_carte-energie-europe

 

Quels sont les pays européens les plus vertueux quant à la production d’électricité ? Quels sont les mix énergétiques les plus émetteurs de CO2 ? Où se situe la France par rapport à ses voisins ?

Si les premiers de la classe sont évidemment scandinaves, avec la Norvège en tête (seulement 32 grammes équivalent CO2 par kWh) et la Suède en deuxième position (75 g CO2/kWh), la France obtient une belle troisième place avec des émissions limitées à 119 grammes de gaz carbonique par kilowattheure.

Une performance puisque les nations suivantes – Suisse, Belgique et Pays-Bas – se situent aux alentours de 200 g CO2/kWh, tandis que certains pays vantés comme des paradis écologiques s’avèrent moins vertueux qu’il n’y paraît. Ainsi, le Danemark, affiche-t-il un décevant bilan de 322 g CO2/kWh, proche du niveau de pays comme l’Italie, le Portugal ou l’Espagne. La situation au cours des mois d’été, où la production photovoltaïque serait bien supérieure dans ces pays méditerranéen bouleverserait sans doute la donne. Autre contre-performance, l’Allemagne, qui dégage 455 grammes de dioxyde de carbone pour chaque kilowattheure produit, ce qui est grossièrement quatre fois plus que la France !

Enfin, tout en bas du classement, se trouvent la Pologne et l’Estonie, dont le bilan CO2 est catastrophique avec environ 690 g CO2/kWh.

 

Le courant électrique français provenait à 68 % de ses centrales nucléaires (dont le kWh émet l’équivalent de 12 grammes de CO2), à 12 % de ses barrages (à 24 g CO2/kWh) et à 12 % de centrales à gaz (à 490 g CO2/kWh). Le reste de la production se répartit entre sources renouvelables – décarbonées – comme l’éolien (12 g CO2/kWh) ou le photovoltaïque (45 g CO2/kWh) et combustibles fossiles comme le fioul (650 g CO2/kWh) et le charbon (820 g CO2/kWh).

Les pays qui exploitent massivement ces sources énergétiques sont donc beaucoup plus fortement émetteurs de dioxyde que les autres

 

.

La possibilité d’atteindre la limite de 1,5 degré repose sur la complémentarité d’un fort développement du nucléaire et des énergies renouvelables en remplacement total des énergies fossiles, avec un recours modéré à la capture et au stockage du CO2 atmosphérique dans la biomasse.

Des technologies de capture du gaz carbonique, en sortie d’usine et dans l’atmosphère, sont

 

Le nombre de centrales au charbon continue d’augmenter, malgré la lutte contre le réchauffement climatique. Une étude de Global Energy Monitor, Greenpeace et Sierra Club montre toutefois le recul du nombre de nouveaux projets.

 

En 2018, 50,2 gigawatts (GW) de nouvelles capacités charbon, dont 34,5 GW en Chine, ont été mises en route dans le monde. C’est 20 % de moins qu’en 2017 et 53 % de moins qu’en 2015. À l’opposé, les capacités mises à l’arrêt ont augmenté : 30,9 GW, en hausse de 7 % par rapport à 2017. Malgré ces chiffres encourageants, la hausse nette des capacités mondiales atteint 19,4 GW sur l’année. Le nombre de centrales à charbon en activité demeure incompatible avec le maintien du réchauffement climatique à nettement moins de 2°C comme le stipule l’Accord de Paris.

La Chine est une exception frappante au ralentissement mondial du développement des centrales au charbon. Les promoteurs ont relancé la construction de dizaines de projets suspendus. Un rapport de mars 2019 du China Electricity Council, le représentant des services publics d’électricité du pays, propose de fixer le plafond de capacité de charbon du pays à 1 300 gigawatts en 2030. « Un niveau qui permettrait d’ajouter 290 gigawatts de nouvelle capacité, plus que l’ensemble du parc de charbon des États-Unis », regrettent les trois organisations. Soit de quoi autoriser des centaines de nouvelles unités.

 

« Une nouvelle vague de construction de centrales au charbon serait presque impossible à concilier avec les réductions d’émissions nécessaires pour éviter les pires effets du réchauffement planétaire, affirme Lauri Myllyvirta, expert de la division pollution atmosphérique de Greenpeace. Les objectifs énergétiques de la Chine ont une incidence plus importante sur les émissions mondiales que toute autre décision de politique nationale.

Les émissions liées aux énergies fossiles sont la principale cause du réchauffement climatique d’origine anthropique. Elles ont augmenté de 2,2 % par an au niveau mondial entre 2005 et 2015, notamment tirées par la rapide industrialisation de la Chine et de l’Inde. Dans le même temps, elles ont décru, après avoir atteint un pic, dans dix-sept pays européens et les Etats-Unis – qui totalisent 28 % des rejets mondiaux.

 

les émissions par habitant ne sont que très peu modifiées sur la période. Ce mensonge est relatif : la vérité est que les émissions par habitant ont évolué de manière si différenciée selon les pays – stagnant ici, augmentant là, et diminuant ailleurs – qu’une présentation globalisante interdit de la comprendre et d’y réfléchir. C’est ce que les tableaux suivant vont permettre de faire.

Un ordre d’idée des émissions de CO2 par habitants de différents pays du globe :

– Qatar : 45,4 t de CO2/an/habitant

– Chine : 7,5 t de CO2/an/habitant

– France : 4,6 t de CO2/an/habitant

émission-par-habitant-dans-le-monde-500

Capture-d’écran-2017-11-15-à-10.19.31-768x555

Avec un peu plus de 5 tonnes par habitant, la France affiche le meilleur chiffre des grands pays industrialisés (G20). Mais elle le doit à un choix des années 1973 et 1979, lorsque l’énergie nucléaire fut choisie pour sortir du pétrole pour l’électricité. L’efficacité climatique de ce choix est massive et évidente.

Emissions-CO2-par-secteurs-France-1990-2017-source-Commission-Européenne

L’Allemagne émet un tiers de moins que les Etats-Unis par habitant( 10 tonnes, deux fois laFrance), mais encore deux fois la moyenne mondiale. Surtout, son évolution est désespérément lente, moins rapide entre 2005 et 2017 qu’entre 1990 et 2005. La raison ? Le pays a fortement mobilisé ses efforts financiers sur la sortie du nucléaire pour son électricité à l’aide de sources renouvelables (vent et soleil) au détriment d’un effort sur la sortie du charbon et du transport individuel en voiture. Ce choix a retardé de 20 ans une décarbonisation significative du système électrique, du moins si les plans actuels de sortie du charbon sont réalisés, qui prévoient une issue vers 2038.

Emissions-CO2-par-secteurs-USA1990-2017-source-Commission-Européenne

Population stable, urbanisée, puissance scientifique et technologique… l’Europe aurait pu diminuer drastiquement ses émissions. Elle s’est contentée d’une faible évolution, dont deux facteurs au moins – l’augmentation des importations d’objets et l’abandon récent du charbon pour l’électricité dans certains pays (Royaume-Uni) – ne doivent rien à une politique climatique. La correction de ses émissions par le solde des import/export annule la baisse apparente depuis 1990. Seule région du monde à produire moins d’hydrocarbures qu’il y a 30 ans, elle est pourtant poussée à les économiser pour réduire sa  facture pétrolière et gazière. Malgré cette puissante incitation, vols court-courriers et voitures sont en croissance sur cette période. Si le gaspillage américain fait paraître vertueuse l’Union européenne, elle n’assume pas sa responsabilité historique.

 

Avec plus de 15 tonnes de CO2 émis par habitant en 2017, les Etats-Unis sont certes en retrait par rapport à 1990, mais ce chiffre, près de 3 fois la moyenne mondiale, donne raison à la proclamation de Georges Bush senior «le mode de vie américain n’est pas négociable». Surtout si l’on songe que parmi les facteurs de diminution récente des émissions deux au moins n’ont pas de liens avec une politique climatique : l’effacement du charbon au profit du gaz, moins cher, dans la production d’électricité et le déficit du commerce extérieur en objets manufacturés. L’écart considérable avec le chiffre européen – plus du double – pour des résultats (économiques, sociaux, éducation…) similaires voire pires (santé, criminalité) signale un gaspillage énergétique totalement dénué d’esprit de responsabilité

Emissions-CO2-par-secteurs-USA1990-2017-source-Commission-Européenne

Les émissions chinoises racontent l’histoire d’un pays où, en 30 ans, on a compté 700 millions de nouveaux citadins, avec l’accès à des conditions de vie qui se rapprochent de celles de populations modestes des pays d’Europe (habitat, éducation, santé, électro-ménager, communications – mais pas (encore) transport individuel routier…). Et où les campagnes ont également connu une transformation majeure. Un essor issu d’une industrialisation et une urbanisation extrêmement rapides, dont l’énergie est essentiellement fossile, en particulier avec le charbon pour la génération d’électricité.

Emissions-CO2-par-secteurs-Chine-1990-2017-source-Commission-Européenne (1)

 

Mais ce graphique nous dit aussi que si la population chinoise a augmenté de 237 millions, ce n’est pas là qu’il faut chercher la cause majeure de l’explosion des émissions, passées d’un peu plus de 200 millions de tonnes de CO2 en 1990 à nettement plus d’un milliard en 2017. Ce sont les émissions par habitant, multipliées environ par quatre, qui en sont l’explication majeure. Des émissions par habitant déjà supérieures à la moyenne mondiale (près de 8 tonnes par an contre 5), alors que le potentiel de croissance des émissions, au regard des centaines de millions de chinois encore éloignés des standards de vie des citadins, demeure énorme si le contenu en carbone de la croissance économique reste le même. Ce que ne dit pas ce graphique c’est qu’une part significative, mais en diminution relative, de ces émissions provient des fabrications manufacturières d’objets ensuite exportés et consommés dans le monde entier, et singulièrement en Europe et Amérique du Nord.

Les Français entendent bien discuter du sexe des anges …

L’expression fait référence à un événement historique bien précis, à savoir le siège de Constantinople le 29 mai 1453. Alors que les forces turques s’apprêtaient à entrer dans la ville, les religieux byzantins étaient occupés à discuter de la question théologique du sexe des anges, facilitant la prise de Constantinople. Cet épisode a également donné naissance à l’expression querelle byzantine.

Publié dans éducation prépa école de commerce | Laisser un commentaire

il y a 20 ans, piégés par un grand bobard monté par l’Allemagne et les media nous sommes allés bombarder la Serbie… La nouvelle guerre froide en Europe pouvait commencer

Plenel_avec_Alain_Minc_et_Jean_Marie_Colombani_Campus_6_mars_2003-d070c.jpgc’était il y a 20ans , je m’insurgeais alors contre l’intervention de l’Otan contre la Serbie et en faveur  del’UCK une bande de maffieux islamistes  qui entendaient provoquer l’indépendance de la province du Kosovo

Les Serbes commettent un « génocide », « jouent au football avec des têtes coupées, dépècent des cadavres, arrachent les fœtus des femmes enceintes tuées et les font griller », prétendit le ministre de la défense allemand, le social-démocrate Rudolf Scharping, dont les propos furent repris par les médias ; ils ont tué « de 100 000 à 500 000 personnes » (TF1, 20 avril 1999), incinéré leurs victimes dans des « fourneaux, du genre de ceux utilisés à Auschwitz » 

Une à une, ces fausses informations seront taillées en pièces — mais après la fin du conflit —, notamment par l’enquête du journaliste américain Daniel Pearl (The Wall Street Journal, 31 décembre 1999). Tout comme se dégonflera l’une des plus retentissantes manipulations de la fin du XXe siècle : le plan Potkova (« fer à cheval »), un document censé prouver que les Serbes avaient programmé l’« épuration ethnique »du Kosovo. Sa diffusion par l’Allemagne, en avril 1999, servit de prétexte à l’intensification des bombardements. Loin d’être des internautes paranoïaques, les principaux désinformateurs furent les gouvernements occidentaux, l’OTAN ainsi que les organes de presse les plus respectés .

Parmi eux, Le Monde, un quotidien dont les prises de position éditoriales servent alors de référence au reste de la galaxie médiatique française. Sa rédaction, dirigée par Edwy Plenel, admet avoir « fait le choix de l’intervention   ». En première page de l’édition du 8 avril 1999, un article de Daniel Vernet annonce : « Ce plan “Fer à cheval” qui programmait la déportation des Kosovars ». Le journaliste reprend les informations dévoilées la veille par le ministre des affaires étrangères allemand, l’écologiste Joschka Fischer. Ce « plan du gouvernement de Belgrade détaillant la politique de nettoyage ethnique appliquée au Kosovo (…) porte le nom de code de plan “Fer à cheval”

Plenel une fois de plus trompait ses lecteurs. La presse française n’a jamais fait son mea culpa à l’exception du Monde Diplomatique ;

https://www.monde-diplomatique.fr/2019/04/HALIMI/59723

Deux jours plus tard, le quotidien récidive sur toute la largeur de sa « une » : « Comment [Slobodan] Milošević a préparé l’épuration ethnique ». « Le plan serbe “Potkova” programmait l’exode forcé des Kosovars dès octobre 1998. Il a continué d’être appliqué pendant les négociations de Rambouillet. » Le Monde évoque un « document d’origine militaire serbe » et reprend à nouveau les allégations des officiels allemands, au point de reproduire l’intégralité d’une note de synthèse — ce qu’on appellerait aujourd’hui les « éléments de langage » — distribuée aux journalistes par l’inspecteur général de l’armée allemande. Berlin entend alors justifier auprès d’une opinion plutôt pacifiste la première guerre menée par la Bundeswehr depuis 1945, de surcroît contre un pays occupé cinquante ans plus tôt par la Wehrmacht.

Or ce plan est un faux : il n’émane pas des autorités serbes, mais a été fabriqué à partir d’éléments compilés par les services secrets bulgares, puis transmis aux Allemands par ce pays, qui fait alors du zèle pour rentrer dans l’OTAN. Le pot aux roses sera révélé le 10 janvier 2000 par l’hebdomadaire Der Spiegel et confirmé douze ans plus tard par l’ancienne ministre des affaires étrangères bulgare. A posteriori, le document aurait dû inspirer d’autant plus de méfiance que « fer à cheval » se dit potkovica en serbe, et non potkova, ainsi que le remarqua dès le 15 avril 1999 le député allemand Gregor Gysi devant le Bundestag. En mars 2000, le général de brigade allemand Heinz Loquai exprime dans un livre ses « doutes sur l’existence d’un tel document » ; son enquête oblige M. Scharping à admettre qu’il ne dispose pas d’une copie du « plan » original. Au même moment, le porte-parole du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie qualifie les éléments du prétendu plan de « matériel peu probant » (Hamburger Abendblatt,24 mars 2000) ; et la procureure Carla Del Ponte n’y fera même pas référence dans l’acte d’accusation de Milošević en 1999 puis en 2001.

« La guerre, avait expliqué Plenel peu après le début des bombardements, c’est le défi le plus fou pour le journalisme. C’est là qu’il prouve ou non sa crédibilité, sa fiabilité   » L’investigateur n’est jamais revenu sur ce grand écart avec « l’amour des petits faits vrais » qu’il proclame dans son livre pamphlet en faveur de l’intervention de l’OTAN Le Monde évoquera à nouveau le faux, mais comme s’il l’avait toujours considéré avec prudence : « “Fer à cheval” reste un document fort controversé, dont la validité n’a jamais été prouvée » (16 février 2002). Spécialistes des Balkans, les journalistes Jean-Arnault Dérens et Laurent Geslin qualifient pour leur part le plan Potkova d’« archétype des fake news diffusées par les armées occidentales, repris par tous les grands journaux européens 

Dirigée sur le plan militaire par le général américain Wesley Clark (futur candidat à l’investiture démocrate en 2004) et le socialiste espagnol Javier Solana, secrétaire général de l’OTAN, la campagne fut menée sur le plan politique par la fine fleur de la « gauche occidentale ». Le président démocrate américain William Clinton pouvait compter sur le soutien des grands pays européens, tous gouvernés par des sociaux-démocrates : Anthony Blair au Royaume-Uni, Gerhard Schröder en Allemagne, Massimo D’Alema en Italie et Lionel Jospin en France.

Vingt après, l’OTAN intègre désormais la Slovénie, la Croatie et le Monténégro et entretient toujours des troupes localement. Situé non loin de la capitale Pristina, le camp Bondsteel, l’une des plus grandes bases des États-Unis en Europe, a également servi de lieu de détention et d’interrogatoire durant les conflits d’Irak et d’Afghanistan. En 1999, les Kosovars fuyaient par centaines de milliers la guerre. Au printemps 2017, ils étaient des dizaines de milliers à fuir la misère. En dépit des bienveillances occidentales, l’économie du Kosovo n’a jamais décollé. Le produit intérieur brut (PIB) par habitant reste le plus faible de la région, le chômage touche 31 % de la population (dont un jeune sur deux) et le déficit commercial atteint 38 % du PIB. Les seuls éléments dynamiques relèvent de l’économie informelle (au moins un tiers du PIB) et des transferts d’argent des émigrés travaillant en Europe occidentale .

Sur le plan géopolitique, la guerre du Kosovo a marqué l’apogée d’un monde unipolaire — sous domination américaine — issu de la fin de la guerre froide. Elle a consacré l’OTAN comme « gendarme du monde », intervenant en Afghanistan, au Darfour, en Irak, en Libye, dans la Corne de l’Afrique ou en Macédoine, bien loin de sa vocation initiale : « assurer la sécurité dans la région de l’Atlantique Nord ». Le président Donald Trump vient même d’évoquer l’adhésion du Brésil…

Réaffirmé aux dépens des minorités serbes lors des conflits de Croatie et de Bosnie-Herzégovine, le principe du respect de l’intégrité territoriale fut bafoué d’abord dans les faits, puis avec la reconnaissance occidentale de l’indépendance du Kosovo, proclamée en février 2008. Arrivé au pouvoir en août 1999, Vladimir Poutine gardera un souvenir cuisant de l’humiliation subie par la diplomatie russe lors de ce conflit, en particulier du double discours occidental.

Pour ce qui fut sa première guerre depuis sa naissance en 1949, l’OTAN choisit d’attaquer un État qui n’avait menacé aucun de ses membres. Elle prétexta un motif humanitaire et agit sans mandat des Nations unies. Un tel précédent servit les États-Unis en 2003 au moment de leur invasion de l’Irak, là encore aidée par une campagne de désinformation massive. Quelques années plus tard, la proclamation par le Kosovo de son indépendance, en février 2008, mettrait à mal le principe de l’intangibilité des frontières. Et la Russie se fonderait sur cette indépendance lorsque, en août 2008, elle reconnaîtrait celles de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, deux territoires qui s’étaient détachés de la Géorgie. Puis en mars 2014 quand elle annexerait la Crimée

 

Publié dans éducation prépa école de commerce | Laisser un commentaire

Un débat européen entre cacophonie, fake news et démagogie : ils se foutent de nous !

B9719150765Z.1_20190404233728_000+G60DB0BNP.2-0

Un ou deux des participants surnageaient au beau milieu de cet océan de crétinerie mais ils étaient inaudibles. Les grandes gueules ont marqué des points  jouant de démagogie…

Les téléspectateurs européens  qui ont vu  le fameux débat  avec les têtes de listes n’ont pu qu’être affligés tant le dit débat était déconnecté des réalités du continent.

Les Français seraient ils seuls en Europe tant la prétention à proposer un changement d’Europe relevait d’un concours Lépine oubliant la réalité des rapports de force. Ce ne fut dans toutes les bouches qu’une exhortation au changement, à la transformation, à la refondation de l’Europe, mais dans le vide programmatique, idéologique, stratégique le plus total.

 

 

 

Les coalitions possibles au parlement européen enterrent les illusions du débat

Quoi que puissent voter les Français les jeux sont faits…

Les 8 groupes politiques européens et l’articulation entre eux n’est pas évidente. Au niveau des formations européennes, les clivages existants ont une certaine logique de fond.

Le PPE  (droite, LR Bellamy) sera majoritaire (25% des députés) et il poussera  à la tête de la commission  le conservateur bavarois Manfred Weber. Si le PPE existe encore, on le doit en grande partie au mérite personnel de Weber. Sans sa diplomatie discrète mais efficace, il y a longtemps que les Belges se seraient empoignés avec les nationaux-conservateurs hongrois . il est farouchement partisan des frontières ne veut pas rompre avec Orban . . Manfred Weber soutient qu’il disposera des suffrages des leaders PPE du continent, dont Angela Merkel et Viktor Orbán, deux personnalités aussi dissemblables que possible et pourtant toutes deux étiquetées PPE. Au-delà même de sa personne, il défend l’idée d’un basculement démocratique des institutions européennes vers un régime parlementaire. « Il faut que les gens aient le sentiment que leur vote aux européennes soit pris en compte et que le programme du candidat parvenu en tête soit le contrat de gouvernement de la prochaine Commission », plaide-t-il. Rien ne le garantit dans les traités. Les chefs d’État et de gouvernement doivent seulement « tenir compte » des élections pour proposer au Parlement européen de valider le président de la Commission.

« J’ai fait un tour d’Europe avant de lancer cette campagne et j’ai écouté les gens, lance Manfred Weber devant un parterre de journalistes et de cadres du PPE. Ce que je veux leur proposer, c’est une Europe autour de trois piliers. Une Europe forte, intelligente et aimable. » Une Europe capable de protéger les frontières extérieures des flux migratoires indésirables

Weber sait que Macron veut sa peau et espère enlever au PPE les partisans de Junker   et les ramener  à Vestager . Le PPE peut lui trouver des alliés plus à droite avec le CRE (8% des députés mais pas de représentants en France).

L’ALDE (libéraux , centristes) est le seul groupe fédéraliste et ultra libéral (12% des députés)

Il accueille le modem, l’Udi  de Lagarde et   demain la bande à Loiseau

Faire de l’Europe le chef de file mondial de la protection de l’environnement

Rendre la mondialisation positive pour tous

Faire de l’Europe le chef de file mondial de la protection de l’environnement

Rendre la mondialisation positive pour tous

La figure dominante est Margrethe Vestager, commissaire à la concurrence, celle qui a refusé la fusion siemens Alstom. Ainsi en Votant Macron on vote  pour Vestager à la tête de la commission  et pour l’ultra libéralisme ..

Et l’on sait déjà qu’Emmanuel Macron refuse le système parlementaire et jouera sa propre carte face à Weber . Issue d’un petit pays comme le Luxembourg,  Vestager pourrait tirer les marrons du feu…

Les écologistes au point mort

Dès lors, c’est l’aile gauche du Parlement européen qui ressortirait affaiblie du prochain scrutin. Malgré les bons résultats des partis écologistes lors d’élections locales en 2018, des intentions de vote en hausse en Allemagne, en Lituanie et en Belgique, ainsi que de quatre potentiels nouveaux députés tchèques (selon Politico), le groupe des Verts/Alliance libre européenne (Verts/ALE) ne parviendrait toujours pas à dépasser la barre des 7% des sièges au Parlement européen (entre 43 et 46 sièges).

Avec de mauvais résultats dans les pays de l’Est, en Espagne et en Suède, les écologistes pourraient même accuser un léger recul par rapport à la mandature précédente.

 

 

Les socialistes en chute libre

L’Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D), elle, chuterait à environ 19% des sièges (entre 132 et 137 sièges), contre 25% aujourd’hui.

En Italie également, le Parti démocrate diviserait par deux son résultat. Une déroute similaire à celle du SPD en Allemagne, qui souffre depuis plusieurs années de son alliance avec la CDU.

Enfin, les victoires des partis socialistes espagnol, portugais, finlandais et suédois ne suffiraient pas à combler le vide laissé par le départ des 20 eurodéputés britanniques du Parti travailliste.

le candidat pour ce poste du côté des sociaux-démocrates est le Néerlandais Frans Timmermans.

000ProjectionsPE-25.02

L’extrême gauche ne progresse pas

Profitant relativement peu de la situation délétère des socialistes, le groupe de la Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique (GUE/NGL) stagnerait de son côté à environ 7% des sièges du futur Parlement européen

L’une des plus nettes poussées au sein de ce groupe devrait être celle de La France Insoumise,

 

PAS D’UNITE CHEZ LES EUROSCEPTIQUES

l’Europe des nations et des libertés (ENL) et l’Europe de la liberté et de la démocratie directe (ELDD) pourraient représenter à elles deux près de 15% des eurodéputés pendant la prochaine mandature, contre 10% actuellement.

 

Porté par les scores du Rassemblement national en France (21% des voix selon les derniers sondages) et de la Ligue de Matteo Salvini en Italie (qui pourrait quasiment quintupler son nombre d’eurodéputés), l’ENL passerait ainsi de 4,5 à près de 9% des sièges au Parlement européen, soit l’équivalent d’une soixantaine de sièges.

 

De son côté, l’ELDD pourrait d’occuper de 5 à 6,5% de l’assemblée (contre 5,5% actuellement), soit entre 36 et 46 sièges. La forte progression du Mouvement 5 étoiles, qui partage le pouvoir avec la Ligue en Italie, pourrait ainsi compenser le départ des 20 élus britanniques actuels. Mais selon Politico, il n’est pas certain que les députés du M5S rejoindront à nouveau l’ELDD pour la prochaine législature. Le média, qui crédite le parti italien de 26 sièges, l’a en effet extrait de ce groupe. Dans ce cas de figure, l’ELDD n’occuperait plus qu’une petite vingtaine de sièges.

Le bloc de Marine le Pen sera donc ultra minoritaire et  il ne peut compter sur un rapprochement avec les pays de l’est, la Pologne , la Hongrie , la Tchéquie  sont plus proches de Manfred Weber  pour peu que le PPE se débarrasse de ses macronistes luxembourgeois

Les Italiens jouent leur carte, ils s’entendront avec le RN sur l’immigration mais pas sur le reste. Ils ne sont pas protectionnistes et joue l’ouverture sur la Chine , l’Italie sera le cheval de Troie  de la Chine  et des produits chinois .

RN et Dupont Aignan ne veulent plus quitter l’Europe et seront donc soumis aux règles européennes , Asselineau a raison de leur rappeler que ces politiques sont incompatibles avec ces règles . AJOUTONS QU’IL N’Y A PAS ET IL N’y aura pas de majorité pour changer ces règles  et que personne n’acceptera un déficit budgétaire. Les partis souverainistes de l’est ont dénoncé les déficits de Salvini.

La gauche et les écolos s dans une course échevelée aux positions les plus extrémistes et les plus démagogiques .

Tous écolos !  Alors que le problème majeur est en la matière celui des centrales à charbon (Pologne, Allemagne)et que le reste revient à pisser dans un violon.

 

Pour beaucoup il s’agit d’imposer à l’Europe ce qui ne marche pas en France . Qui à part nos gauchos veulent d’un smic en Europe ? Ils appellent ça l’Europe sociale mais personne n’en veut !

Qui en Europe veut d’une Europe fédérale ?  le groupe minoritaire ALDE . Les Allemands en rien encore et ils ne sont pas seuls !

Cela fait un demi-siècle que les élections européennes sont l’occasion pour certains de parler d’une nouvelle Europe plus inclusive dont personne ne veut en dehors de l’hexagone et du Benelux ; J’offre un merle blanc à celui qui me démontrera le contraire . L’Europe « puissance » est une escroquerie si on veut la faire à 27. Une bonne partie ne compte que sur l’Otan et l’alliance américaine , elle n’achète que des armes américaines …

 

 UN DEBAT  NOCIF POUR LA DEMOCRATIE

On s’attendait au pire mais ce fut encore bien pire… Un honteux spectacle de pitres déchaînés qui compensaient dans une bataille de crachats leur incapacité à formuler la moindre idée et à se différencier. Divas hystériques, nains de jardins fanatisés, brutes épaisses écervelées s’affrontaient dans une mélasse de bêtise comme on en voit peu et dans une course échevelée aux positions les plus extrémistes et les plus démagogiques qui soient. Les coups de com’ ridicules, les chiffres débiles, les mensonges éhontés, l’avalanche de bons sentiments dégoulinants de haine et d’hypocrisie, valsaient dans un tourbillon de démence et de férocité. Peut-être qu’un ou deux des participants surnageaient au beau milieu de cet océan de crétinerie. Il n’auraient jamais dû accepter de participer à cette mascarade ridicule. Ou alors quitter le plateau. Rien ne vaut la dignité. Mieux vaut perdre une élection que de renoncer à sa dignité. On pense toujours avoir atteint le fond de l’abîme, mais c’est de pire en pire. Le mépris des spectateurs, des électeurs, atteignait un nouveau sommet. Et après, les bonnes consciences et donneurs de leçon s’indigneront que les Français n’aillent plus voter.  Le « nouveau monde » disiez-vous? Eh bien le voici! M Tandonnet

Alors que faire ? Trois solutions sont cohérentes.

Partir avec les risques …. Voter pour le Frexit avec Asselineau et Philipot

Continuer dans l’ultra libéralisme, l’Europe passoire,  Voter pour la solution Macron Vestager… avec Loiseau et Lagarde

Rester et rendre la France compétitive tout en retrouvant des frontières externes. L’évolution de l’Allemagne, les erreurs de Merkel rendent cette perspective crédible avec Werner . Mais attention personne ne nous fera de cadeau, il faut impérativement renouer avec une politique industrielle , réformer en profondeur . Nous ne compterons en Europe que si nous sommes fort . Bellamy tient ce discours mais était il audible ?

Il aurait du partir, refuser de participer à cette farce ! Dix minutes de temps de parole, ce n’est pas sérieux

 

Le reste, tout le reste, c’est faire semblant et prendre les électeurs pour des crétins car nous ne pesons pas assez en Europe pour imposer  nos illusions …

 

Pas d’indépendance sans politique sérieuse : les précédents historiques

 

Lors de son retour au pouvoir en 1958, le général de Gaulle est naturellement préoccupé de conforter l’indépendance de la France ; celle-ci ne peut être effective si le pays reste obligé de quêter l’argent auprès d’autrui.

 

Il définit lui-même très clairement dans ses Mémoires d’espoir les buts de sa politique qui sont « la puissance, l’influence, la grandeur », mais aussi « ce degré relatif de bien-être et de sécurité que pour un peuple, ici-bas, on est convenu d’appeler le bonheur ». Et il conçoit l’économie comme la « base » matérielle permettant d’atteindre ces buts. Dans ces conditions, la notion économique maîtresse qui guidera l’action du général de Gaulle sera l’expansion parce que c’est elle qui permet d’atteindre à la fois « la puissance, l’influence, la grandeur » et « ce degré relatif de bien-être et de sécurité ».

 

L’idée dominante à l’époque, partagée par la plus grande partie du personnel politique, de l’administration et du monde économique était que l’économie française ne supporterait pas la concurrence étrangère et que l’on assisterait à un déferlement de produits étrangers, allemands en particulier en raison de la supériorité supposée de l’industrie allemande sur l’industrie française, qui conduirait donc à des fermetures d’entreprises et à l’explosion du chômage.

 

 

 

Ce fut une révolution que de prendre le contre-pied de cette opinion dominante et d’appliquer le traité de Rome, ce qui assurera le départ de la construction européenne et montre combien l’image d’un général de Gaulle anti-européen est injuste et inexacte. C’est sous l’influence des idées libérales – et hétérodoxes par rapport à la pensée unique protectionniste de l’époque – de Jacques Rueff que le général de Gaulle décida de cette orientation capitale de sa politique économique. C’est donc tout naturellement à Jacques Rueff, assisté d’un comité d’experts, qu’il confia la tâche de proposer un ensemble de mesures permettant de préparer l’ouverture de l’économie française. Ces mesures furent adoptées et mises en œuvre par le gouvernement du général de Gaulle à la fin de 1958.

 

 

 

Les leçons

 

La première, c’est que la vérité ne se trouve pas nécessairement du côté du plus grand nombre et que les élites, souvent prisonnières d’une pensée unique, peuvent se tromper lourdement.

La seconde, c’est qu’il n’y a pas de bonne politique économique sans pouvoir fort dont l’action soit fondée sur une vision globale de l’économie. Par pouvoir fort, nous n’entendons évidemment pas un pouvoir autoritaire, mais un pouvoir disposant d’un large soutien populaire, par conséquent assuré de sa durée, dont l’horizon et les préoccupations ne se limitent pas aux quelques mois qui le séparent de la prochaine élection et qui ne craint donc pas de prendre des mesures contraires aux intérêts de telle ou telle catégorie de citoyens, mais conformes à l’intérêt général du pays. De même, disposer d’une vision globale de l’économie, c’est établir une stratégie d’ensemble de son action sans la borner à n’être qu’une suite de réactions, plus ou moins heureuses, aux événements qui surviennent.

La troisième leçon que nous pouvons tirer du plan de Gaulle – Rueff, c’est que, s’il n’y a pas de progrès économique sans ordre – ordre dans les finances publiques, ordre dans la monnaie –, l’ordre ne doit pas être recherché pour lui-même, mais comme une condition mise au service de l’expansion. Ce qu’il y a en effet de remarquable dans le plan de Gaulle – Rueff, c’est que face à une crise financière et monétaire extrêmement grave, ses auteurs ne se sont pas contentés, comme l’auraient fait des hommes ne possédant pas leur envergure, de prendre des mesures permettant de parer au plus pressé en sacrifiant l’expansion, mais qu’au contraire, ils ont cherché le moyen de résoudre la crise financière et monétaire tout en promouvant l’expansion de l’économie française. Appliquant la maxime fameuse de Lyautey « Ne jamais dire ou chaque fois qu’il existe une chance de pouvoir dire et », ils n’ont pas choisi entre l’expansion ou la stabilité, mais ont voulu à la fois l’expansion et la stabilité.

 

 

 

Le général de Gaulle entend donc respecter, dans la conduite de la politique économique, les principes d’une gestion rigoureuse : préférer l’effort à la facilité, ne pas dépenser plus que l’on ne gagne, prévoir autant que possible les dépenses à venir, toutes ces règles de vie « domestiques » se transposant aisément au plan macro-économique.

 

 

 

Assurer le vote du budget en temps utile, projeter sur plusieurs années les engagements dans le cadre de lois-programmes, cantonner puis faire disparaître le déficit budgétaire, privilégier les financements basés sur une épargne longue et éviter les facilités de la création monétaire, autant de lignes de conduite dont l’adoption en 1958 tranche avec des pratiques trop longtemps tolérées.

Le plan de stabilisation de 1958 est en effet d’abord une « opération vérité » . Il suppose, pour porter tous ses fruits, un respect durable des grands équilibres.

Pour être pleinement efficaces, les mesures prises dans le cadre du plan de réforme de 1958 doivent être prolongées par une action à long terme, dans tous les domaines de la politique économique.

 

 LA RUPTURE CHIRAC SEGUIN ET LA MODERNISATION DE LA FRANCE

 La suppression de l’autorisation préalable de l’inspecteur du travail pour un licenciement est une réforme Séguin de 86 comme les premières formes d’annualisation.

Au final, Philippe Séguin se heurte à François Mitterrand sur les réformes les plus emblématiques de la rupture – l’autorisation administrative de licenciement et le temps de travail -, qu’il refuse d’avaliser par la voie d’ordonnances. « On en a plaisanté », notait le ministre, qui a recouru, chaque fois, à la loi, après négociations avec les partenaires sociaux. Quand la rupture est socialement accompagnée, ça passe. Quand elle n’est pas négociable, ça casse. Philippe Séguin a poursuivi le traitement social – en proclamant que « l’objectif n’est plus le plein-emploi productif »

 

la loi du 23 juillet 1987 de Philippe Séguin ouvre l’apprentissage à tous les diplômes et titres homologués de la voie professionnelle et technologique, du CAP à l’ingénieur et consacre ainsi l’apprentissage comme un système de formation à part entière.

 

 

 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/01/14/philippe-seguin-ministre-modele-de-la-rupture-par-michel-noblecourt_1291620_3232.html#dpwZ0Hd0ucTxkhKA.99

 

On se souvient de la campagne contre le traité de MAASTRICHT, Seguin a mené la campagne du non et il avait raison . Juppé et Dupont Aignan  travaillaient ensemble à l’époque, comme Mélenchon ils ont voté oui pour donner la même monnaie à la Grèce et à l’Allemagne.

http://www.leparisien.fr/magazine/grand-angle/secret-de-candidat-l-europhilie-inavouable-de-nicolas-dupont-aignan-21-04-2017-6867792.php

 

Pour autant, faire de Séguin un antieuropéen est une caricature. Il pensait que l’Europe ne pouvait être seulement un marché, encore moins une technocratie, mais une construction politique permettant une Europe sociale qui protège ses entreprises et ses salariés. Il se situe clairement dans le sillage du général de Gaulle qui, dès 1952, avertissait : « On ne fera pas l’Europe si on ne la fait pas avec les peuples et en les y associant. Or, la voie que l’on suit est complètement différente. Les peuples n’y sont pas ».

 

Or, dès son fameux discours du 5 mai 1992, Séguin nous avertissait : « Il est bien temps de saisir notre peuple de la question européenne. Car voilà trente-cinq ans que le traité de Rome a été signé et que d’Acte unique en règlements, de règlement en directives, de directives en jurisprudence, la construction européenne se fait sans les peuples».

 

Au cœur de son combat pour une Europe des nations et des peuples, ce dernier a tout de suite estimé que la monnaie unique présentait un danger supplémentaire. Le traité de Maastricht allait mettre les nations, donc les peuples sous tutelle, ce qui lui était insupportable en sa qualité de républicain et de démocrate.

 

Sa critique sur le traité de Maastricht portait sur deux points essentiels : aggraver le déficit démocratique accumulé au fil des années, au lieu de tenter de commencer à le résorber, et prévoir un mode de gestion et des objectifs contradictoires pour la monnaie unique. On faisait en effet découler la politique économique du monétaire quand le raisonnement aurait dû être inverse.

 

SEGUIN ENTERINE Le CHOIX DES Français  et entame un combat pour rendre viable la zone euro, jamais il n’envisagera que la France puisse quitter l’Euro

 

Philippe Séguin: « Une fois de plus, il nous faut considérer le monde tel qu’il est et non tel qu’on voudrait qu’il soit. Et dans ce monde-là, ce que la France peut apporter de plus précieux à l’Europe, c’est de trouver en elle-même assez d’énergie et de volonté pour devenir un contrepoids, pour équilibrer les forces en présence, pour peser lourd face à l’Allemagne, sinon pour faire jeu égal avec elle. Que la crise de notre État providence appelle de profondes réformes, je serai le dernier à le contester. Que cette modernisation, faute de courage politique, soit imposée par les institutions communautaires, voilà qui me semble à la fois inquiétant et riche de désillusions pour notre pays. Le meilleur service que nous pouvons rendre à l’Europe, c’est donc de nous engager résolument sur la voie du redres­sement national, c’est de restaurer la cohésion nationale et l’autorité de l’État. »

 

Qu’ai-je dit ? D’abord que j’étais un européen convaincu et exigeant, comme l’était le général de Gaulle, et ce depuis que je suis entré en politique. Ensuite, que le traité de Maastricht était un bien médiocre document, et qu’il le reste, mais qu’ayant été approuvé par le peuple il doit être mis en oeuvre, notamment à travers l’instauration de la monnaie unique. Enfin, qu’il serait criminel et dangereux de construire l’avenir de notre continent sur ce seul traité qui manque singulièrement de souffle politique, sauf à limiter la politique au respect de grands équilibres confiés à d’éminents techniciens.

 

Voilà pourquoi j’ai souhaité une initiative politique franco-allemande pour sortir de l’ensablement.

 

Je ne renie aucunement les principes qui m’ont conduit à me prononcer contre le traité de Maastricht, mais que le débat référendaire sur Maastricht s’est terminé le 20 septembre 1992, à 20 heures. Et qu’à 20 heures, il y a une nouvelle situation qui a été créée. Et qu’il faut en tirer les leçons. Nous avons perdu, il y a bien longtemps, la bataille d’Azincourt, notamment en raison de l’absence de fair-play des Anglais ce jour-là. Je le regrette, mais c’est ainsi. Telle sera ma conception de la démocratie et de la République. Au demeurant, nombreux aussi sont ceux qui m’ont parfaitement compris. On a ainsi écrit que l’ambition que j’avais de l’Europe n’était pas compatible… avec l’esprit réel de Maastricht…

 

Je pense que les opinions publiques sont prêtes à accepter les sacrifices qu’on leur demande à condition qu’on leur explique à quoi ils servent.

 

Il est vrai que, de toute façon, il faut lutter contre les déficits car nous sommes dans une situation qui devient intolérable »

 

En 1996 il  propose de créer un pôle politique pour l’euro ( le programme actuel de Fillon) :

 

« Si on veut sauver le projet de monnaie unique, il va falloir que nous fassions aujourd’hui ce qui aurait dû être entrepris alors, il va falloir que nous mettions en place enfin l’initiative politique qui, seule, peut justifier, permettre, fonder le passage à une monnaie unique européenne.

 

Quelle initiative? Fidèle à son projet, réinjecter du «politique» là où il n’y a plus, selon lui, que de la «technique», il a plaidé pour que les «gouvernements» ne laissent pas aux Banques centrales et à la Commission de Bruxelles ­ «organisme de fonctionnaires désignés par leurs gouvernements» ­ le soin de décider seules de l’avenir de leurs économies. «S’il y a accord politique initial de la France et de l’Allemagne sur ces bases (…) alors nous pourrons concevoir de conduire ensemble notre convergence économique et de passer ainsi à la monnaie unique», a-t-il lancé, venant ainsi applaudir la récente annonce, par Jacques Chirac, d’une initiative de relance commune de Paris et Bonn.

 

Mais il y avait JUPPE

Les relations entre Jacques Chirac et Philippe Séguin ne seront jamais simples mais les deux hommes ont en commun un grand réalisme politique, qui finit toujours pas aplanir les passions.

 

Entre eux il y a Alain Juppé et « le plus caractériel n’est pas celui qu’on croit »…

 

S’il faut en croire JEAN LOUIS DEBRE , Juppé favorable à BALLADUR aurait négocié son ralliement à Chirac en échange de Matignon et de la présidence du RPR

 

 

 

Certains amis d’Alain Juppé ont estimé que le Premier ministre n’aurait jamais dû supporter l’institution, entre Chirac et Séguin, d’un déjeuner du mardi.

 

Pour être emporté, Philippe Séguin a aussi de vraies patiences. Meurtri de n’être pas choisi par Chirac, il a désormais théorisé qu’il serait difficile de construire sur les ruines d’Alain Juppé. En 1997  c ‘est la triste conclusion de l’impasse Juppe, la dissolution que refusait Séguin , la victoire de Jospin.

 

La bobocratie  détruira Séguin, je me souviens du traitement que lui firent les média  pour faire élire Delanoé à Paris.

 

Au cours des années 2000 Séguin, réfugié à la Cour des Comptes , se fait le partisan de réformes structurelles radicales  sur l’analyse des causes du mal français. Ainsi a-t-il critiqué « l’absence de politique budgétaire à moyen terme et un défaut de vision ».Inquiet des risques de dégradation sous l’effet de la remontée des taux d’intérêt, et dubitatif sur la faisabilité d’un programme gouvernemental reposant sur des hypothèses macro-économiques « très favorables »,  Seguin  fustige les ventes d’actifs de l’Etat dès lors qu’elles « sont utilisées pour le camouflage des déficits ». Pour assurer « un redressement durable des finances publiques », il a proposé d’agir sur le rétablissement des comptes de la sécurité sociale via de « nouvelles dispositions », les marges de productivité offertes par les technologies de l’information, la maîtrise des dépenses d’intervention. http://www.lemonde.fr/societe/article/2006/06/14/philippe-seguin-fait-une-lecon-de-rigueur-au-gouvernement_783347_3224.html#pIwZslj2WcGkpx0D.99

Publié dans éducation prépa école de commerce | Laisser un commentaire

Loiseau / Bellamy : le choc des valeurs

 

1185608-000_1c26mz

Les deux sont catholiques, ils sont issus de l’ancienne droite  mais tout les oppose , ils se partageront les 35% de Français qui selon les études se disent de droite.  Nathalie Loiseau a été chargée par Macron  de porter le drapeau de la France modérée face à l’adversaire qu’il a lui-même  choisi : Marine  Le Pen . Et si Bellamy  venait à s’imposer  dans cet électorat ? Il en serait fini du macronisme.

Problème , Nathalie Loiseau avec son air de gentille mamie n’est pas une modérée mais une déjantée du juppéisme décadent , elle soutient le port du hidjab  et le recours aux mères porteuses . Bellamy, c’est le Petit Prince ou mieux celui que Lamartine célébrait dans son poème, l’enfant du miracle…

Avant que Bellamy ne commence ses premières réunions publiques avec des militants. Avant qu’il ne fasse ses premiers discours ou ses premiers pas dans les médias et qu’il ne séduise les récalcitrants. Car en deux mois, la musique a bien changé au sein du parti. Du doute, voire de l’hostilité à l’égard du philosophe trentenaire, beaucoup sont aujourd’hui passés à l’enthousiasme ou, à défaut, à l’acceptation bienveillante. Après tout, il faut bien campagne mener. « Intelligence », « humilité », « sérénité », les élus ne tarissent plus d’éloges sur un personnage dont ils estiment qu’il « fait du bien à la politique ».

Nous sommes très loin des caricatures qui laissaient croire qu’il voulait remettre en cause l’ivg . Dans la lignée de Simone Veil il affirmait simplement la nécessite de développer la contraception et  d’accompagner les mères .

Ill ne s’est jamais opposé à la PMA pour les couples mais à la procréation artificielle pour les couples de femmes :

 

« Comme son nom l’indique, la PMA est un acte médical. Le geste médical est un geste technique qui se donne pour objectif la santé: l’état d’un corps qu’aucune anomalie ne fait souffrir. Il met les artifices parfois prodigieux dont l’homme est capable au service de l’équilibre naturel du vivant. C’est quand la santé est atteinte, suite à un accident ou à une maladie, que la médecine intervient pour tenter de rétablir le cours régulier de la nature..

La procréation médicalement assistée est donc le geste thérapeutique par lequel un couple qui se trouve infertile pour une raison accidentelle ou pathologique, peut recouvrer la fécondité qu’un trouble de santé affectait.

 

Ce dont parle Marlène Schiappa, c’est en fait tout autre chose: en apparence, le même geste pratique ; en réalité, le contraire d’une thérapeutique. Ce n’est plus un acte médical: c’est une prestation technique. La différence est aussi grande, qu’entre greffer un bras à une personne amputée, et greffer un troisième bras sur un corps sain.

Les femmes auxquels s’adresse Marlène Schiappa n’auront pas recours à une procréation médicalement assistée, pour une raison assez simple: ce n’est pas un problème de santé. =

Il assume ses idées et renouvelle la politique.

« Ma droite c’est celle qui considère que la question de la transmission est fondamentale. La question de l’efficacité des politiques est centrale. Mais l’enjeu n’est pas seulement de savoir si « ça marche » mais de savoir dans quelle direction nous allons. »

54730854_1116930138487397_4305638301160701952_n

Que dit il  du voile ?

« Sur le voile, nous sombrons dans un tel déni de réalité… Qui se fait insulter, emprisonner, lapider pour avoir refusé de porter un serre-tête ? Nous devrions simplement être unis pour dire que notre civilisation protège la liberté des femmes. »

« mais que fait la majorité aujourd’hui contre l’islamisme radical qui prospère dans notre pays ? Que fait la majorité pour lutter contre les 3 400 étrangers radicalisés qui n’ont jamais été expulsés ? Que fait la majorité sur la nécessité de maintenir en France un consensus autour des valeurs de la République ? » « Ce qu’on attend du président de la République, c’est qu’il nous dise ce qu’il compte faire sur le plan de l’action, et non pas sur le plan symbolique », ajoute François-Xavier Bellamy. Pour lui, « aucune marche ne suffira à remédier aux problèmes devant lesquels nous sommes aujourd’hui ». Citant un passage de La Défaite de la pensée d’Alain Finkielkraut, François-Xavier Bellamy rappelle que le philosophe « a été un des premiers à dénoncer cette crise de la culture qui aboutit à la violence que nous sommes en train de vivre ».

Bellamy est un pédagogue passionné et honnête : témoignage d’une étudiante :

Comme dans « l’ode au duc de Bordeaux » de Lamartine que nous étudiions à l’époque en khâgne, nous le surnommions parfois en secret, « l’enfant du miracle ».

Il était tour à tour, Marx, Nietzsche, Aristote, Rorty. Et ce, sincèrement, sans caricature, totalement. Il essayait d’être le plus fidèle à chacun d’eux pour que nous puissions nous en faire une image vraie et un jugement propre.

Cela ne l’empêchait nullement parfois de plonger dans des envolées lyriques pour nous faire apprécier la beauté des auteurs : il nous faisait vibrer en nous parlant de La Boëtie en guerre contre la politique, il révélait des poussières d’or chez Nietzche, d’une saveur rare, touchant au sublime. Il redonnait sang et chair à Hume en quête d’une esthétique de la conversation et réincarnait sa philosophie.  Il faisait briller chaque auteur d’un éclat propre et le plaçait au sommet d’une époque comme son joyau rutilant.

Bellamy ou le renouveau d’une droite assumée, mieux d’une France retrouvée : le poème de Lamartine est vieux de deux siècles et célèbre l’espoir de l’enfant du miracle qui la sauvera :

Le doux regard de l’espérance

Eclairait le deuil de la France :

Comme, après une longue nuit,

Sortant d’un berceau de ténèbres,

L’aube efface les pas funèbres

De l’ombre obscure qui s’enfuit.

Et si Bellamy récupérait l’électorat modéré qui jamais ne votera pour Mme LePen ? Alors la liste LREM se retrouverait troisième…mieux nous en aurions fini du juppéisme moisi

Madame Loiseau se prétend catholique pratiquante mais elle se prononce en faveur des mères porteuses d’où découlera la marchandisation des ventres et l’exploitation de femmes dans les pays pauvres. Elle se prétend féministe mais approuve un signe de soumission de beaucoup de femmes, marquant ainsi un recul des conquêtes féminines acquises difficilement au fil des années.

Dans un livre paru en 2014, la tête de liste LREM a comparé le voile islamique à celui porté par Mère Teresa. Cinq ans plus tard, elle “assume” ce passage et écrirait “la même chose aujourd’hui”.

La comparaison est malheureuse. Dans un livre publié en 2014, Nathalie Loiseau, tête de liste La République en marche aux élections européennes, a comparé le voile islamique au voile de Mère Teresa, rapporte le Huffington Post. Ce sont Les Républicains, et leur porte-parole Lydia Guirous, qui ont retrouvé ce passage de l’ouvrage rédigé lorsque l’ancienne ministre était directrice de l’ENA. Baptisé Choisissez tout et adoptant la forme d’un manifeste féministe, le livre traite notamment de la question du voile islamique en France.

Nathalie Loiseau écrit : « Pourquoi notre société se fixe-t-elle si ardemment sur et surtout contre le voile des musulmanes ? Avons-nous tant de leçons à donner, nous qui couvrions la tête des femmes dans les églises il n’y a pas si longtemps ? […] Pourquoi le foulard islamique nous dérange-t-il davantage que le voile de mère Teresa ou de sœur Emmanuelle ? ».

Le numero 2 de la liste , Pascal Canfin  est hostile à l’expulsion des clandestins

Selon Le Canard enchaîné, au moment d’embarquer dans un avion d’une ligne régulière, le ministre écologiste Pascal Canfin a appris qu’un passager malien, encadré par deux policiers, faisait l’objet d’une mesure de reconduite à la frontière. Il a chargé un collaborateur de prendre contact avec le cabinet du ministre de l’Intérieur Manuel Valls. Ce dernier n’ayant pas accédé à la demande de son collègue du gouvernement de suspendre l’expulsion, Pascal Canfin a finalement décidé de ne pas embarquer, a rapporté le journal satirique.

 

Une source au ministère de l’Intérieur, contactée par l’AFP, a confirmé l’histoire, telle que décrite dans l’article du journal, et notamment le fait que le Malien expulsé avait purgé une peine de prison.

Le numéro 2 de la liste LREM pour les Européennes qui s’oppose à une décision de justice … Vous croyez qu’il fera quelque chose au Parlement Européen pour s’opposer à l’immigration clandestine ?

Mme Loiseau a fait un autre choix singulier elle défend le recours aux mères porteuses qu’elle assimile au recours…aux nourrices

56377087_1118141398366271_438722989366706176_n

«Je suis contre la marchandisation des corps. Mais je ne vois pas pourquoi on se préoccupe de la marchandisation des corps quand il s’agit de GPA et qu’on ne se demande pas dans quelles conditions travaille une ouvrière du Bangladesh qui a 12 ans», ajoutait-elle.

Pour bien comprendre ce qu’est le recours aux mères porteuses  il suffit de regarder ce qui se fait en Espagne ou aux Etats Unis

L’agence espagnole Gestlife, spécialisée dans le commerce de gestation pour autrui. Histoire d’appâter le client en cette période festive de Noel , celle qui se présente comme “la meilleure entreprise en Europe” n’a rien trouvé de mieux que de réserver certains ces avantages bien particuliers. “Pour les contrats signés entre le 1er et le 24 décembre, les clients se voient offrir :

1) le redémarrage du programme en cas de décès du bébé (après sa naissance) ;

2) la congélation du cordon ombilical des cellules mères ;

3) la garantie d’indemnisation pour la mort de la mère porteuse.” (sic)

 

Cette annonce promotionnelle racoleuse a de quoi choquer.

pma-gpa-845x475

Reconnaissons-lui un mérite : celui d’invoquer certains « dommages collatéraux » inconnus du public et inhérents au processus de gestation pour autrui, comme le décès de l’enfant et celui de sa mère…

 

Le phénomène tout naturel de rejet d’un embryon implanté dans le corps de la mère porteuse est lié au fait qu’il soit conçu à partir d’ovocytes qui ne sont pas les siens. Pour mener sa grossesse à terme, la mère porteuse devra être soumise à des traitements hormonaux très lourds. Sans ces traitements, son corps réagirait comme s’il portait un corps étranger.

 

Les effets secondaires de ces traitements sont loin d’être anodins pour la mère et l’enfant : risques d’hémorragies, de fausses couches, de ruptures du placenta et même décès…

 

Les fameux intermédiaires, comme cette entreprise Gestlife, sont bien conscients de tous ces risques, ils en font même une garantie promotionnelle pour leurs clients en cette période de Noël !

 

Leur « business » à eux se porte bien. Aux États-Unis, selon une enquête des Échos réalisée en mars 2017, “le marché des bébés (tout commerce reproductif confondu) pèserait autour de 4 milliards d’euros”. Trafic bien juteux puisque « les sociétés de gestation pour autrui » qui regroupent des médecins, des avocats, des assureurs, des psychiatres et toutes sortes de spécialistes empochent 80 % du pactole versé par le client.

 

Lorsqu’on sait qu’une GPA, aux États-Unis, coûte au minimum la modique somme de 130.000 euros…

 

Grâce à Internet, ces intermédiaires développent tranquillement leur profit en se payant le luxe de promotions comme celle de Gestlife. Le désespoir de celles qui ont pris les risques, porté et abandonné l’enfant n’est, lui, pas pris en compte… Elles se verront gratifiées d’un salaire – requalifié d’« indemnité compensatrice » lorsque la GPA est décrite comme éthique – équivalant à 20 % de la somme versée par le client. À condition, bien sûr, que le bébé reste en vie jusqu’au bout.

Publié dans éducation prépa école de commerce | 2 commentaires

J’ai dû manquer quelque chose …Le Royaume-Uni refuse  l’asile à un Iranien converti au christianisme: la religion chrétienne ne serait pas une religion de paix, en France ESchyle est censuré

55470316_10157022519052645_7047821297266458624_n

 

 

Le Royaume-Uni refuse  l’asile à un Iranien converti au christianisme: la religion chrétienne ne serait pas une religion de paix

Le cas d’un Iranien converti au christianisme et qui s’était vu refuser une demande d’asile va être réexaminé par le ministère de l’intérieur du Royaume-Uni.Une lettre du ministère, rendue publique le 19 mars, donnait le motif du refus initial : la religion chrétienne ne serait pas une religion de paix. À l’appui, des passages du livre de l’Apocalypse «chargés d’images de vengeance, de destruction, de mort et de violences».

Le département de l’intérieur du Royaume-Uni avait justifié sa décision en s’appuyant sur des passages de l’Apocalypse de saint Jean, dans lesquels on trouve des images « de vengeance, de destruction, de mort et de violence ».

 

« Ces exemples sont incompatibles avec votre affirmation selon laquelle vous vous êtes converti au christianisme après avoir découvert qu’il s’agit d’une religion « pacifique », par opposition à l’islam qui contient violence, rage et vengeance », précise la lettre du ministère de l’intérieur.

La Grande Bretagne, qui laisse des prêcheurs déblatérer des insanités, des salafistes faire la Loi sur la base de textes religieux parfois belliqueux, des tribunaux islamiques défavoriser des femmes, serait donc à ce point soumise à la religion de paix et d’amour qu’elle a envisagé de refuser d’accorder le droit d’asile à un apostat de l’islam ?!

 

Il semble bien que certains pays occidentaux aient décidé de s’autodétruire en se livrant pieds et poings liés, tête néo-zélandaise voilée, à la charia.

https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Monde/Le-Royaume-Uni-revient-refus-lasile-iranien-convertit-christianisme-2019-03-26-1201011497?fbclid=IwAR2KzjgqKXA_KSmsVgL3G7gDm0OK4vp1GU86CECd2CXHcS94ghb-IUNvN-4

 

En France, Un ultra demande la suppression d’une croix dans un cimetiere

De quand la croix du cimetière de Bernes-sur-Oise date-t-elle ? C’est une question sur laquelle a été appelé à se pencher le tribunal administratif de Cergy-Pontoise. La juridiction examinait le recours déposé par un conseiller municipal de la ville. Pour l’élu, la présence de ce signe religieux dans l’allée centrale du cimetière, construit bien après 1905 puisque rebâtit après la Seconde Guerre mondiale, est contraire à la loi de séparation des Églises et de l’État et celle de novembre 1887 sur la liberté des funérailles. L’affaire a été mise en délibéré à ce jeudi.

http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/dans-le-cimetiere-de-bernes-sur-oise-la-croix-de-la-discorde-27-03-2019-8040723.php#xtor=AD-1481423552

 

Licencié parce qu’il refusait de serrer la main de collègues femmes, le chauffeur de bus clermontois gagne devant les prud’hommes

En 2016, un conducteur de la T2C était congédié pour « actes répétés de discrimination » envers des collègues féminines. Un licenciement « sans cause réelle et sérieuse », a tranché le conseil de prud’hommes, qui a condamné l’entreprise à payer une indemnité de 27.000 euros.

« Pour moi, c’est une victoire morale. Ils ont voulu me faire passer pour la bête horrible, mais la vérité est enfin rétablie. La vraie discrimination, c’est moi qui l’ai subie… »

Au bout du fil, ce mercredi, Brahim M. confie d’abord son soulagement. « Cette histoire a quand même pourri ma vie professionnelle, ajoute-t-il aussitôt. Je galère toujours pour retrouver un boulot stable. »

Le Clermontois a passé douze ans à conduire bus et tramways de la T2C. Jusqu’à ce jour d’avril 2016 et ce courrier l’informant de la fin brutale de son CDI. Motif de la sanction : le salarié avait refusé de serrer la main de collègues féminines.
Un premier incident lui avait valu une mise à pied de quinze jours, à l’été 2015. Quelques mois plus tard, il aurait encore décliné la poignée que lui proposaient deux femmes d’une équipe de contrôle.

 

En Nouvelle Zélande  la première ministre se voile la tête et les néozelandadaises font le signe de DAESH…

55547037_2828670090478250_193822846047223808_n

À l’attention de la Première Ministre de la Nouvelle-Zélande Jacinda Ardern

Madame La Première Ministre,

C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons suivi le drame qui a frappé votre pays à la suite de l’assassinat de cinquante Néozélandais musulmans dans les deux mosquées de Christchurch. Un crime odieux qui a horrifié le monde entier. Cette situation dramatique que vous vivez avec vos concitoyens nécessitera pour être surmontée du temps et du courage.

Mais aucune tragédie ne peut justifier que l’on ignore les valeurs universelles d’égalité et de liberté. En tant que citoyennes et citoyens du Canada de foi et/ou de culture musulmanes, il nous apparait crucial de vous informer des retombées désastreuses de la parodie pseudo religieuse à laquelle vous vous êtes livrée avec les femmes de votre pays, sans aucun doute par ignorance et en signe de solidarité, en portant sur la tête un voile islamiste qui n’a rien de musulman. Ce voile est un symbole d’infériorisation de la femme. Sous sa forme la plus avilissante, il sert d’étendard à des groupes islamistes tels qu’ISIS, Boko Haram ou Chebab qui kidnappent, violent, assassinent et emprisonnent sans aucun scrupule les femmes des pays où ils sévissent. En agissant ainsi, les Néozélandaises font preuve d’inconscience envers une extrême droite religieuse qui instrumentalise les femmes pour faire avancer un agenda politique totalitaire.

Qu’en est-il de la solidarité envers les femmes musulmanes qui se battent pour se libérer de l’oppression du voile ? Comment, dans un pays aussi égalitaire que la Nouvelle-Zélande, peut-on choisir d’exprimer sa compassion en revêtant un symbole de minorisation de la femme et de ségrégation sexuelle ? Le plus avilissant est que cette initiative émane de femmes qui le portent à titre symbolique pour quelques heures mais qui, par leur geste, contribuent à légitimer des pratiques misogynes dont sont victimes des femmes qui le portent toute leur vie.

Rappelons quelques faits. Le voile islamique n’est pas une prescription coranique. Il a été imposé en Iran après la révolution islamique de 1979, et propagé dans les pays arabes vers la fin des années 1980 avec la montée en puissance de l’organisation des Frères musulmans d’Égypte, du Wahhabosalafisme saoudien, et grâce aux pétrodollars de la monarchie saoudienne et des pays du Golfe. Ce voile est associé à la mouvance de l’islam politique, et représente son moyen de prosélytisme et de marquage du territoire le plus efficace.

Nul besoin d’évoquer les exactions commises par les différentes factions islamistes à travers le monde, pour imposer leur vision d’un islam sclérosé et revanchard. Les Algériennes et Algériens qui ont vécu les atrocités d’une guerre menée par les islamistes contre les civils, et qui ont vu des femmes assassinées parce qu’elles refusaient de se voiler, manifestent en ce moment même dans les rues d’Algérie pour un changement démocratique de la gouvernance de leur pays mais également pour l’égalité, l’émancipation des femmes et l’abrogation du code de la famille inspiré de la charia.

Comment expliquer qu’au même moment, et à l’heure où en Iran l’avocate Nasrin Sotoudeh est condamnée à 38 ans de prison et 148 coups pour sa défense de femmes refusant de se voiler, des Néozélandaises participent à normaliser le voile islamique comme symbole de l’islam ?

Madame La Première Ministre, nous faisons appel à votre sens des responsabilités pour faire cesser cette banalisation du voilement des femmes et des petites filles. Comme le dit notre compatriote Tarek Fatah, compatir avec les musulmans tombés sous les balles à Christchurch est un devoir absolu, qu’ils soient hommes ou femmes, voilées ou non voilées. Consentir à se transformer en publicité vivante pour ce symbole de l’islam politique relève d’une inconscience face à l’agenda des islamistes.

C’est en misant sur des valeurs universelles de liberté et d’égalité, au-delà de nos particularismes religieux et de nos convictions philosophiques, que l’on pourra tisser une solidarité entre les humains.
Association québécoise des Nord-africains pour la laïcité (AQNAL)
Mohand Abdelli, ingénieur retraité
Nora Abdelli, ingénieure chimiste
Radhia Ben Amor, militante associative
Djemila Benhabib, politologue et écrivaine
Leila Bensalem, enseignante
Nawal Bouchareb, technicienne en organisation scolaire à la CSDM
Fares Chargui, docteur en medecine, resident en Psychiatrie
Ferid Chikhi, conseiller en emploi
Yasmina Chouakri, Consultante
Nadia El Mabrouk, professeure à l’Université de Montréal
Hassiba Idir, gestionnaire
Nacer Irid, ingénieur
Hassan Jamali, professeur retraité
Ali Kaidi, militant pour la laïcité
Karim Lassel, analyste organisationnel
Leila Lesbet, technicienne en éducation spécialisée
Nacera Zergane, conseillère financière

https://www.facebook.com/144877842389728/posts/1067569703453866/

 

Publié dans éducation prépa école de commerce | Laisser un commentaire

Paris brûle, il s’en fout !le bordel? il en profite!

53618346_2349274795106224_5040948247107993600_n53491972_2314238341943689_751669442018017280_nMoy1Yo6YcWczSLEY7rMNei7EUUxdwQE41200x768_le-chef-de-l-etat-s-est-accorde-une-journee-de-pause.jpg

Publié dans éducation prépa école de commerce | Un commentaire

L’ignoble amalgame entre la France et la Nouvelle-Zélande

 

Representation-massacre-Innocents-verso-folio-15-codex-Egberti-manuscrit-Xe-siecle_0_728_564

Des innocents, une fois de plus sont morts , c’est ce que je retiens et condamne . Cet attentat commis dans deux mosquées est ignoble, c’est un attentat terroriste . Qu’importe leur religion, des êtres humains sont victimes de la lâcheté de fanatiques .

Qui peut savoir s’il n’y avait pas, parmi les morts, de ces réformateurs de l’islam, qui tentent d’utiliser son langage symbolique pour dire l’humanisme universel d’une manière compréhensible pour le monde musulman ? Qui peut penser qu’il n’y avait pas, parmi les morts, de braves gens totalement étrangers à la guerre que nous livre l’islam politique, et aspirant seulement à cheminer vers la transcendance selon les rites que leurs ancêtres leur ont enseigné, sans menacer la liberté de quiconque ?

Qui oserait prétendre que ces enfants, assassinés simplement parce que leurs parents les ont emmenés prier dans une mosquée, étaient en quoi que ce soit coupables des monstruosités commises ailleurs au nom de l’islam ? (Aurélien Marq)

Notre vieux pays  a subi trop d’horreurs pour ne pas se sentir solidaire des familles et des proches des victimes .

Les islamistes eux  sablent le Champomy, l’extrémiste  australien  a fait ce qu’ils souhaitent :  diviser

Il fallait s’y attendre, la récup commence en France : on ne retient plus les idiots utiles de l‘islamisme , quelques exemples :

Capture+6

 

Nous avons l’amalgame entre la France et la Nouvelle-Zélande,  qui nous ferait avoir la sensation que les musulmans seraient persécutés systématiquement en France , par l’Etat et les citoyens français qui ne sont pas musulmans. Et il brandit la menace de « pulsions criminelles des soldats de l’extrême droite », pour mieux éluder les passages à l’acte des djihadistes  en France .

Pour rappel à ce déni oui-oui de « frère » musulman, soutien de « Zani » Ramadan, les martyrs sont TOUS ceux tombés sous les balles des soldats de toutes les armées de fanatiques , ceux qui vont à la mosquée et les autres.

L’UOIF proche des Frères musulmans  récupère :

« Avec amertume, Musulmans de France tient à rappeler que les actes anti-musulmans, l’islamophobie les discours de haine et le racisme rampants et latents, objectivés et connus mais pourtant non suffisamment combattus et dénoncés, favorisent le passage à l’acte en créant un climat délétère et nauséabond. Le drame qui frappe la Nouvelle-Zélande peut un jour survenir dans d’autres pays comme cela a déjà été malheureusement le cas au Canada.

 

Musulmans de France est extrêmement préoccupée par la montée inéluctable et continue de l’islamophobie, par la banalisation des discours de haine et par cette forme particulière de racisme qui vise les musulmans parce qu’ils sont musulmans. En choisissant deux mosquées bondées, lieu de recueillement et de prières, c’est clairement l’appartenance à cette religion qui a causé la mort de ces dizaines d’innocents.

 

Plus que jamais, les musulmans de France demandent aux pouvoirs publics de ne plus tolérer les dérapages racistes auxquels nous assistons trop souvent de la part de certains politiques et de certains polémistes ou éditorialistes. Il est urgent de mettre en œuvre des campagnes d’envergure de lutte contre le racisme, l’islamophobie et l’antisémitisme. Toute haine de l’autre provient d’un même mal. »

Volontairement  l’uoif confond islamophobie et  islamistophobie. La haine  des musulmans est détestable, la lutte contre les islamistes est une nécessité de survie

Les musulmans sont ,en France et ailleurs victimes comme les chrétiens, les juifs, les athées , victimes de l’islamisme !

Ils veulent générer la haine entre les musulmans et les autres français .

Ils ont le culot de rendre responsables des Français de cet attentat , mais cet attentat a eu lieu dans un pays où la laïcité n’existe pas et où l’on se moque de notre conception exigeante de la Nation …

Le plus grand salopard est sans doute Romain Goupil ex gauchiste devenu  macroniste  qui  accuse  Robert Ménard.

Je n’ai aucune sympathie pour Ménard  mais Goupil entend bien interdire  tout débat  .

Hamon et le chef des crypto communistes  donnent de leur  voix . Que dire de NVB:

53921369_10218461954682420_3056389635111387136_n
Ainsi selon l’ancienne ministre dénoncer les milliers de morts de l’islamisme, c’est provoquer le massacre  de Christchurch??????
Monique Plaza  dénonce les manoeuvres des proches de Mélanchon

Piétinant les cadavres de Christchurch, Mme Aude Lancelin règle ignominieusement ses comptes avec Alain Finkielkraut.

Une telle violence diffamatoire est inouïe. Cette «journaliste» et ses suiveurs sont en train de désigner nombre de leurs adversaires politiques comme des fascistes responsables d’attentats racistes et «islamophobes», les désignant ainsi comme cibles aux islamistes (qui n’ont pas besoin de ça). Cette dame recommence le travail de dénonciation funeste qui avait abouti à l’attentat de Charlie Hebdo.

Cette journaliste qui perd les pédales de l’éthique journalistique et de la déontologie extrapole, à partir de deux éléments , et d’une façon mensongère, sur les prétendus liens d’amitié entre (Le juif) Finkielkraut et (le suprémaciste nazi) Breivik :

https://www.liberation.fr/…/la-france-imaginaire-d-anders-b…

https://www.franceculture.fr/…/quoi-rime-leloge-litteraire-…

Commentaires des suiveurs à voir ici: https://twitter.com/alancelin/status/1106632611072495619…

Il est effrayant de voir cette gauche islamisto-compatible décrire notre pays, à l’instar des islamistes les plus haineux, comme un repère de fascistes !

 

Les enfants assassinés des deux mosquées de Christchurch sont maintenant avec les enfants assassinés de l’école Ozar Hatorah, et tous les enfants assassinés à leurs côtés. 

Les attentats racistes commis contre des musulmans ont tous eu lieu dans des pays communautaristes :Canada, Usa, Nouvelle Zélande…

La guerre civile dérive  du communautarisme que l’on appelle parfois multiculturalisme  .

La seule solution est l’intégration dans une nation commune, avec des valeurs communes .

Les Anglo saxons se moquent  de la laïcité à la française , ils n’ont rien compris . C’est cette laïcité qui nous protège , c’est cette laïcité qu’en France  les islamistes  et leurs idiots utiles combattent !

Il ne suffit pas de les combattre par les discours , il faut combattre les provocateurs , ceux  qui s’opposent à l’intégration , il faut rendre cette intégration possible en limitant l’immigration et enfin en finir avec le deux poids deux mesures. Le racisme anti français est un racisme. Les associations et partis « indigiénistes »  doivent être interdits au même titre que tous les groupuscules racistes !

 

Les réactions de quelques amis, réactions que je partage :

Le piège commence à fonctionner.

 

La Nouvelle-Zélande, qui compte moins de 1% de sa population de confession musulmane, est devenue, avec cette attaque terroriste, le premier territoire de culture occidentale dans lequel les musulmans sont pris pour cible de façon massive, et avec l’objectif de faire un maximum de victimes.

 

Ce faisant, celui, ou ceux ayant perpétré cet attentat répondent exactement comme l’appellent de leurs vœux tous les groupes islamistes. Et à n’en pas douter, ce drame sera récupéré pour servir une propagande de vision d’un monde dans lequel les « kofars » sont unis et réunis pour s’en prendre à l’islam et aux musulmans.

 

C’est l’objectif des islamistes que de créer des tensions telles, par la provocation, depuis le verbe jusqu’aux attentats, afin de créer des situations de violences envers les minorités musulmanes, dans les pays occidentaux.

 

En ce sens le ou les assassins de cette attaque terroriste, sont les meilleurs alliés des islamistes en tuant des musulmans.

Qui plus est, ce précédent ouvre la boite de Pandore de la vengeance aveugle, avec un talion appliqué collectivement. Et chaque meurtre ne fera qu’alimenter le plan des terroristes qui consiste en la division des peuples et des nations sur base confessionnelle. « 

 

David Vallat

Le multiculturalisme anglo-saxon permet d’échapper aux règles communes, au profit de règles particulières communautaires. On peut être ouvertement raciste, suprémaciste blanc, salafiste, nazi, évangéliste, protestant,… sans avoir à rendre de compte sur les pratiques ou discours liés aux cultes, à la culture, à la pratique religieuse. Chacun dans son coin. Les clergés et autres représentants étant tenus de se frotter la calotte ou le qamis avec « l’autre » dans une partouze oecuméniste qu’on appelle encore chez nous:… dialogue interreligieux

 

Le risque était que les communautés s’affrontent sur la base d’éléments culturels, cultuels, ou de pratique sociale. C’était un risque…. Aujourd’hui c’est un fait!

En France nous sommes protégés de ce type d’attentats. Nous avons subi des attaques liées à notre façon de vivre, à nos symboles ( Bataclan, Nice, Charlie). Les seules attaques de masse liées aux communautés ont touchées les juifs ( Toulouse, Hyper Casher.…), accompagnées du relativisme mortifère de la sidération.

 

C’est d’ailleurs le signe tangible de l’effritement de nos valeurs laïques qui, dans le déni politique le plus total, a posé des œillères en enfumant le débat public. Les déséquilibrés, loups solitaires et autres fous, ont permis de mettre en tête l’anathème de l’islamophobie, et son corrolaire… le cache sexe du « pas d’amalgame ».

« L’islamophobie » est une opposition communautariste ,un sentiment communautaire. Ce n’est pas le cas en France qui n’est pas communautariste,ni coexistante. Mais c’est bien le cas en Nouvelle-Zélande et de la pire des manières. La haine d’une communauté envers une autre, fût-elle suprémaciste.

 

La laïcité est un rempart au communautarisme, puisqu’elle permet de maintenir la République, et l’indivisibilité. La coexistence et le dialogue interreligieux mènent à des oppositions entre communautés. Ça existe en Inde, en Afrique, en Amérique, en Nouvelle Zélande… Ça commence en Europe ( Pologne…), Mais pas encore en France.

 

Si ce type d’attaques venait à se produire dans notre pays laïque, nous pourrions dire l’échec du seul modèle au monde qui a tenu bon devant le rouleau compresseur communautariste, devant la partition, devant la sédition, devant les aménagements philosophiques qui conduisent inéluctablement à l’affrontement.

 

En attendant, protégeons nos symboles, notre art de vivre dans un espace commun, refusons la segmentation, l’expression des volontés de droits particuliers. Affirmons la liberté de conscience comme source de progrès, et la séparation stricte de nos institutions d’avec les clergés politiques, médiatiques et philosophiques.

 

C’est la seule voie, celle de la République et de la laïcité, la seule garantie d’une démocratie comme nulle autre. Celle qui permet l’égalité des droits individuels, l’égalité de tous les citoyens, et la fraternité dans une seule communauté nationale.

Esprit laique

 

 

Read more at http://www.esprit-laique-association.org/blog/tuerie-de-masse-en-nouvelle-zelande.html?fbclid=IwAR1AEB7zjPZ7d6qNRuJCfGvt0R57PQlHmy8z26fIavmXnG3_p4SBrsd91cA#OsFqYMjv2TYgmRf2.99

Fatiha Boudjahlat

Que c’est sale la jouissance morbide des indigénistes et des islamistes à instrumentaliser cet attentat…

 

Je n’avais pas compris que c’était un attentat en France. J’avais cru comprendre que c’était dans un pays anglo saxon.

 

Je n’avais pas compris que c’était un attentat dans un pays laïque. J’avais cru comprendre que c’était dans un pays multiculturaliste.

 

Je n’avais pas compris que c’était un attentat féministe contre le hijab de décathlon et là non embauche par Etam d’une femme hypervoilée. J’avais cru comprendre que c’était un batard d’identitaire d’extrême droite.

 

Identifiées de droite, islamistes ou indigénistes n’aiment que la violence, sont dans la même morbidité. C’est le seul amalgame légitime. Pauvres victimes assassinées et instrumentalisées avec cette gourmandise de hyènes.

Pour elles, Inna lillah wa inna ilayhi raaji’uun.

Pour les autres : soyez maudits.

Representation-massacre-Innocents-verso-folio-15-codex-Egberti-manuscrit-Xe-siecle_0_728_564

Publié dans éducation prépa école de commerce | Un commentaire

ETAM SE SOUMET AUX ISLAMISTES . Signez la pétition en faveur de la responsable de magasin sanctionnée

53764492_2371455112878316_4876342603286577152_n

ETAM SE SOUMET AUX ISLAMISTES en acceptant  le port du hijab , signe politique d’appartenance à la mouvance islamiste. Signez la pétition en faveur de la responsable de magasin sanctionnée

Dans une vidéo sur Twitter, une jeune femme affirme s’être vu refuser le dépôt de son CV dans une boutique Etam, à Montpellier, en raison du hijab qu’elle portait. Accusée de discrimination, l’enseigne a présenté des excuses et a sanctionné la responsable du magasin qui pourtant ne faisait qu’appliquer le règlement intérieur

https://twitter.com/i/status/1105358719838232576

 

Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) s’est emparé de l’affaire. Sur Twitter, « Oumaima » explique en effet avoir été « contactée par un juriste » du groupe militant issu des Frères musulmans. « Ils vont suivre mon cas jusqu’au bout pour que cette responsable soit sanctionnée », affirme-t-elle.

En Iran résister au port du voile  c’est 10 ans de prison supplémentaires et 148 coups de fouets pour l’avocate des droits des femmes

Etam  a pris peur , a mis a pied la responsable  et a fait preuve de soumission :

Je suis Cédric, le directeur général d’Etam. Je viens de prendre connaissance de ce qui s’est passé dans notre magasin. Sachez que chez Etam, nous comprenons votre émotion et sommes désolés de ce qui s’est passé. C’est effectivement contraire à nos valeurs.

Je vous appelle à signer la pétition en faveur de cette responsable courageuse

https://www.change.org/p/jean-robert-franco-soutenons-la-directrice-de-magasin-de-chez-etam-057199a9-f97c-4e6e-9514-a38da02b2039?recruiter=54192839&utm_source=share_petition&utm_medium=facebook&utm_campaign=share_petition&utm_term=Search%253ESAP%253EFR%253ENonBrand-Tier%25201%253EHead%2520Term%253EBMM&recruited_by_id=02464a90-bafd-0130-8f77-3c764e04b838&utm_content=fht-14426155-en-us%253Av5&fbclid=IwAR0ZRdiA5IxddyIwwuhSrn_qf6MQuJ88v2UluR6R0UufoqH1plZNa7T4Ztw

 

 

Pour mémoire, suivant la jurisprudence établie par la cour de Cassation en 2014 dans l’affaire Baby-Loup, il est légal d’interdire le port du voile dans une entreprise privée, à deux conditions : que cette interdiction figure dans le règlement intérieur de l’entreprise et que l’employé concerné soit en contact avec le public.

Dans un communiqué publié mercredi soir, Etam a d’ailleurs expliqué que l’entreprise « demande à ses employés en contact avec ses clients, conformément à son règlement intérieur et comme l’autorise la loi, de respecter dans le cadre de leurs fonctions une totale neutralité dans leur expression comme dans leur apparence ».

Incompréhensible.

La responsable du magasin a pris acte que la postulante n’entendait pas déposer son voile . « J’ai juste à vous dire dans un premier cas (sic) que je ne vais JAMAIS enlever mon hijab, vous pouvez tout dire et faire », a-t-elle assuré sur Twitter.

Pourquoi faire perdre son temps à une candidate qui ne veut pas respecter le règlement intérieur de l’entreprise ? Elle a eu raison de lui faire comprendre que sa candidature n’était pas  recevable.

L’attitude qui consiste à donner raison à la postulante et à mettre à pied la responsable relève de l’hypocrisie la plus totale à moins qu’Etam entende tolérer pour ses employés   le port du hijab , signe politique d’appartenance à la mouvance islamiste.

A un moment où des femmes soumises à des Etats islamistes se battent pour se débarrasser de ce signe d’infamie , l’attitude d’Etam  est inadmissible.

Nous vous demandons de clarifier votre politique en espérant le rétablissement dans ses fonctions de votre responsable de magasin.

A défaut , vos clients en tireront les conséquences …

Zineb El Rhazoui

@ZinebElRhazoui

Replying to @etam_france @umeym_

@etam_france En tant que cliente Etam, je serais incommodée par un vendeur magasin affichant des signes idéologiques ostensibles comme un tee-shirt à message politique ou un voile islamiste. Merci à Etam de veiller à la neutralité idéologique de son personnel.

http://www.lefigaro.fr/international/2019/03/13/01003-20190313ARTFIG00110-iran-l-avocate-nasrin-sotoudeh-lourdement-condamnee.php

 

Publié dans éducation prépa école de commerce | 4 commentaires