
Stupéfaction, tristesse , en apprenant le décès si soudain de Maxime Tandonnet. Ses analyses étaient toujours intéressantes
Il était ce genre d’esprit libre, lucide et anticonformiste qui se fait de plus en plus rare en France.
Il écrivait en 2022:
Il faudrait une dose d’aveuglement ou d’hypocrisie monumentale pour ne pas admettre que la liberté est saccagée depuis deux ans. Le confinement n’est rien d’autre qu’une assignation forcée à résidence, c’est-à-dire un enfermement à domicile – en principe réservé à certains criminels. Le couvre-feu est également une suspension de la liberté d’aller et venir qui est la mère de toutes les libertés. Ces mesures successives n’ont rien réglé puisque les vagues épidémiques continuent à déferler. Cependant, il faut bien reconnaître que ces décisions ont été plébiscitées par une majorité de la population sous la pression des marchands de peur – médecins de plateau et dirigeants politiques. Nous vivons une belle leçon de servitude volontaire.
L’objectif déclaré est, sans décider l’obligation formelle de vaccination qui serait susceptible d’engager des responsabilités, d’exercer une pression sur les personnes non vaccinées en multipliant à leur encontre les interdits et les brimades dans la vie courante c’est-à-dire en les condamnant à la mort sociale – en effet pire qu’une amende. 66% des Français y sont favorables selon un sondage odoxa du 23 décembre dont 90% de sympathisants LAREM.
Son avantage suprême est de montrer du doigt un groupe de parias (non ou mal vaccinés) auquel est attribué la responsabilité du mal, défaussant ainsi le pouvoir politique, scientifique et médical de ses responsabilités dans les erreurs commises depuis deux ans.
Le principe du bouc émissaire est aussi ancien que l’humanité… Seulement, il n’est pas interdit de s’interroger sur la conformité de cette condamnation à la mort sociale – curieusement encensée par la gauche morale et progressiste – aux principes les plus élémentaires de la civilisation ni même sur sa constitutionnalité. Article 5 de la DDHC : « nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle [la loi] n’ordonne pas. » On est en plein dedans…
La crise sanitaire
Mars 2020. Le retour, dans les pays occidentaux, de la peur millénaire des épidémies fait mesurer les illusions de la modernité, qui avait cru pouvoir tout contrôler, explique l’essayiste.
Maxime Tandonnet: «Le coronavirus, ou l’imprévu en histoire»
Avril 2020. Toute restriction des libertés doit satisfaire aux critères de nécessité et de proportionnalité. Est-ce le cas en l’espèce, s’interroge l’essayiste et historien.
«Le confinement est-il vraiment légitime? Voilà qui n’a rien d’évident»















