Faut-il interdire les organisations islamistes en France et les empêcher de nuire ? Trop d’élus continuent à les financer et les média les invitent

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Mauvaises nouvelles; 600 personnes écoutent Tareq Ramadan à Bordeaux .Pendant ce temps Merkel et Hollande s’agenouillent devant Erdogan et marchandent scandaleusement le sort des malheureux syriens avec le dictateur Ottoman , modèle politique de Tareq Ramadan

Bonnes nouvelles ,la trêve tient envers et contre tous en Syrie, particulièrement au sud du pays. Seuls les islamistes continuent le combat et dans le nord et il est manifeste que Alqaeda et Erdogan poursuivent le combat contre les kurdes.
Soutenus par les Russes l’armée syrienne vient de reprendre Palmyre. Un symbole.
Un démenti de plus aux crétins qui nous expliquent que les Russes ne combattent pas Daesh.
L’attitude de la Jordanie mérite d’être saluée. En résistant aux pressions des frères musulmans et de leurs alliés , elle a permis de couper la route sud de l’approvisionnement . Abdallah II a beaucoup de courage.
A saluer aussi en France l’attitude d’Alain Juppé qui a pris ses distances avec les frères musulmans en indiquant clairement que Tareq Ramadan n’était pas le bienvenu à Bordeaux .
Saluons également le courage de la socialiste Naima Charai « Notre ville a une tradition de tolérance, je suis affligée et attristée qu’on l’accueille. Tariq Ramadan est un prédicateur fondamentaliste, il vient d’intégrer l’Union mondiale des savants musulmans dont le président est homophobe, sexiste et antisémite, auteur d’une fatwa qui autorise les attentats suicides, je ne crois pas que ce soit bien de le faire venir dans notre ville » .
L’organisation qui a invité l’islamiste s’appelle « peace Events », et, naufrage de la vieillesse elle a embarqué Edgar Morin.
Dans « Pourquoi les gaulois… » Je tente une synthèse du dossier Ramadan. La définition de l’islamisme a été rappelée plusieurs fois et Tariq Ramadan est un islamiste des beaux quartiers, mais un islamiste.
https://pgibertie.com/2016/03/26/lire-pour-comprendre/
http://www.amazon.fr/Pourquoi-Gaulois-peur-lislam-tombe/dp/B01A5CKTHQ/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1459101489&sr=8-1&keywords=gibertie

L’islamisme ne saurait être réduit à sa forme exacerbée, le terrorisme. L’islamisme, pour réussir a besoin selon Gilles Kepel, de réunir sur des territoires donnés à la fois des catégories très pauvres, des classes moyennes et une intelligentsia de théologiens et d’imams. Pour s’ancrer le projet politique de l’islamisme a besoin qu’une communauté d’intérêt voit le jour, que des citoyens se pensent d’abord comme musulmans et seulement ensuite comme Français.
L’imam Lasfar « inspiré par les Frères « précise encore une fois sa conception de l’islam de France :
« Dans l’islam, la notion de citoyenneté n’existe pas, mais celle de communauté est très importante, car reconnaître une communauté, c’est reconnaître les lois qui la régissent. Nous travaillons à ce que la notion de communauté soit reconnue par la République. Alors, nous pourrons constituer une communauté islamique, appuyée sur les lois que nous avons en commun avec la République, et ensuite appliquer nos propres lois à notre communauté. »
L’imam Lasfar président de l’UOIF dévoile ainsi clairement son ambition de faire reconnaître la légitimité de l’islam dans la gestion de la cité et donc de faire entrer le religieux dans le champ du politique par une intégration communautariste. Cette visée s’appuie sur le développement de la réislamisation au niveau local produite par le travail socioéducatif.
Tout le travail d’islamisation par le haut cher aux Frères musulmans. Il s’agit bel et bien dans cette vision d’une adaptation des lois occidentales par le biais de négociations sur une « jurisprudence des minorités ».
Pourquoi certains élus ont-ils accepté cette logique ? Parce qu’ils y voyaient le moyen de maintenir la paix sociale et une harmonie dans une France multiculturelle.
Le communautarisme se construit dans le combat pour négocier la place de la minorité.

Le petit-fils du fondateur des Frères musulmans entretient la culture victimaire et la francophobie qui en découle.
En 2005 un appel dit des « indigènes de la République » (6) a été signé par Tariq Ramadan et Éric Hazan. Le premier est le penseur islamiste déjà cité, le second s’est rendu célèbre pour avoir par lancé une pétition contre la police, armée d’occupation de Villiers le Bel. En dix ans le mouvement des indigènes a popularisé des thèses francophobes. L’extrait ci-dessous reprend le thème de la repentance, et les reproches adressés habituellement aux colonisateurs pour les chasser.
« Discriminés à l’embauche, au logement, à la santé, à l’école et aux loisirs, les personnes issues des colonies, anciennes ou actuelles, et de l’immigration postcoloniale sont les premières victimes de l’exclusion sociale et de la précarisation. Indépendamment de leurs origines effectives, les populations des « quartiers » sont « indigénisées », reléguées aux marges de la société. Les « banlieues » sont dites « zones de non-droit » que la République est appelée à « reconquérir ». Contrôles au faciès, provocations diverses, persécutions de toutes sortes se multiplient tandis que les brutalités policières, parfois extrêmes, ne sont que rarement sanctionnées par une justice qui fonctionne à deux vitesses. Pour exonérer la République, on accuse nos parents de démission alors que nous savons les sacrifices, les efforts déployés, les souffrances endurées. Les mécanismes coloniaux de la gestion de l’islam sont remis à l’ordre du jour avec la constitution du Conseil français du Culte Musulman sous l’égide du ministère de l’Intérieur. Discriminatoire, sexiste, raciste, la loi anti-foulard est une loi d’exception aux relents coloniaux…. On refuse le droit de vote à ceux qui ne sont pas « français », en même temps qu’on conteste « l’enracinement » de ceux qui le sont. Le droit du sol est remis en cause. Sans droit ni protection, menacées en permanence d’arrestation et d’expulsion, des dizaines de milliers de personnes sont privées de papiers. La liberté de circulation est déniée ; un nombre croissant de Maghrébins et d’Africains sont contraints à franchir les frontières illégalement au risque de leurs vies. »
Le mouvement s’en prend aux lois sur le voile et aux féministes blanches et les mouvements pro homo « Bilan des courses, de la même façon que le MLF a tu les revendications de Coordination des femmes noires portant sur l’oppression coloniale et s’est focalisé sur les thèmes de la polygamie et des mutilations génitales, des organisations LGBT s’installent aujourd’hui pour des kiss-in devant des mosquées comme s’il pouvait en être de même que devant des églises dans un contexte de racialisation de l’islam et de montée l’islamophobie »
Le magazine Marianne a accusé de racisme Houria Bouteldja. Chez Dominique Taddei cette dernière avait utilisé (à l’oral) l’expression de « sous chiens « ou de « souchiens » pour parler des blancs. L’homophonie fit polémique. Pour le mouvement la République c’est le pouvoir blanc : « C’est le reste de la société qu’il faut éduquer, […] c’est le reste de la société occidentale, enfin de ce qu’on appelle, nous, les souchiens — parce qu’il faut bien leur donner un nom —, les Blancs, à qui il faut inculquer l’histoire de l’esclavage, de la colonisation »(.
Après les attentats de novembre un collectif appelle à une grande réunion publique à Saint Denis « Contre les dérives racistes et islamophobes de l’état d’urgence, la politique guerrière de la France, le tout sécuritaire et l’état d’exception liberticide ». Tariq Ramadan se trouve en tête d’affiche.
La stratégie des frères musulmans doit être étudiée de près. La confrérie a dans le monde musulman un rôle considérable.
Depuis 20 ans la référence au califat disparait du vocabulaire des frères, la prise du pouvoir se fera par les urnes. En France derrière Tariq Ramadan, son frère et l’UOIF de l’imam Amar Lasfar un nouveau visage de l’Islam se propage. Un islam universel, source morale et éducative qui présente une construction inédite et s’appuie sur une logique individuelle de décision et de choix.
Pour cet islam, il ne s’agit pas de croire et de pratiquer sa religion parce que l’on est né dans telle ou telle tradition croyante, mais d’exprimer son individualité en choisissant d’être un pratiquant et en redonnant un sens personnel au message révélé. Il en résulte une mise à distance avec la famille, justifiée par le fait que les parents ne comprennent pas ce qu’est le « véritable » islam, qu’ils n’ont pas de véritable connaissance et agissent sous l’influence des coutumes et des superstitions liées à leur culture. Tariq Ramadan s’inscrit-il dans l’enseignement de son grand père, fondateur des frères, Hassan al Banna ?
Tariq Ramadan conteste la définition donnée de l’islamisme, il s’agit de défendre l’idée d’un « islamisme modéré » qui n’aurait strictement rien à voir avec le terrorisme. En 2000 il s’emporte face à Gilles Kepel : « Si on ne définit pas ce qu’on entend par islamisme, on fait des choix qu’on n’explique pas. Vous passez des modérés aux salafistes (tenants de la tradition la plus stricte et rigoriste) et aux djihadistes (tenants de la «guerre sainte» et de la violence) et donnez le sentiment que tout ça c’est finalement la même chose. »
Tout ça c’est la même chose car si l’on étudie les activités de T Ramadan et ses liens avec l’union internationale des savants musulmans il participe bien à la théorisation de l’islamisme.
L’ideologie de Tariq Ramadan est celle de son maître à penser, L’Emir de la Confrérie, Youssouf al-Qaradawi, qui depuis sa tribune cathodique, « la Charia et la vie », sur la chaîne qatarie Al-Jazira, inonde le monde de prêches haineux qui incitent au meurtre des homosexuels, des chiites ou des juifs.
Le même Qaradawi déclarait il n’y a pas si longtemps au micro d’une journaliste égyptienne que, s’il est bien licite de pratiquer le djihad contre les mécréants et les apostats du monde musulman, l’Europe devrait être islamisée « non par le glaive mais par le prêche ». Car la Confrérie croit fermement dans « l’unicité de l’humanité », d’une humanité unie sous la seule bannière de l’Islam. Ils sont convaincus que l’islam et le monde ne seront achevés que par création (à long terme) d’un « Califat mondial ».
Tareq Ramadan figure bel et bien sur le site de l’organisation , participe aux colloques et valide les conclusions de Qaradawi.
http://iumsonline.org/fr/conferences-et-seminaires/le-colloque-du-code-deontologique-adopte-une-these-du-qarahdaghi-concernant-la-relation-entre-les-principes-medicaux-et-la-shariaa/

MOHAMED LOUIZI est un des plus virulents critiques de Ramadan et des frères. Il dénonce dans le nord la collusion avec Aubry et Bertrand. Louizi est rejoint dans son combat par Zitouni un professeur en guerre contre le lycée Averroes .
Le blog de Mohamed Louizi est une arme de guerre contre les frères :
https://blogs.mediapart.fr/mohamed-louizi/blog/100215/amar-lasfar-repond-soufiane-zitouni-le-deni

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« Ainsi, Tariq Ramadan, s’exprimant en arabe lors de son allocution, disait, je cite : « […]Réforme de transformation où il ne s’agit pas, de notre part, de nous contenter d’être uniquement conformes aux principes islamiques et à la préservation de la religion, mais nous voulons réformer la réalité au nom même des principes islamiques et à la lumière des valeurs islamiques, de l’éthique et des finalités de la Shari’a, cela diffère donc de la réforme d’adaptation […] ».
Dans « De l’islam et des musulmans », il est certes question de réforme, mais il est surtout question de « réforme radicale », d’un retour des siècles en arrière vers une source, ou plutôt vers des sources sacrées, pour redéfinir des termes et des concepts à partir de données d’une réalité/contexte historique qui n’est plus le nôtre ; pour faire allégeance, à nouveau, à toutes les interprétations d’antan des textes sacrés ; et pour y puiser de nouvelles énergies – renouvelables s’il vous plaît ! – pour mener à bien : un projet, un dessein en plusieurs étapes avec un « cadre », une « vision », des « orientations stratégiques », des « objectifs », des « moyens » et des « ressources humaines », entre autres éléments de langage, évoqués, sous-entendus ou expressément cités par l’auteur dans son ouvrage.
Les idées fondamentales (-istes) de Tariq Ramadan, ses engagements passés, ses alliances présentes, idéologiques et politiques, et ses projets y s’expriment aussi. Tantôt entre les lignes tantôt clairement, simplement et sans détour
Mais une chose est sûre : « De l’islam et des musulmans » fera date car il exprime -que l’on soit d’accord avec son auteur ou pas – une vision « claire » de comment Tariq Ramadan, ses référents, ses parrains, ses sources, ses compagnons, ses éclaireurs, ses financiers, ses relais, ses médias, ses alliés, … voient le chemin de l’avenir, et pas que. Et comment ils comptent y avancer, par étapes, mais avec détermination ; pour atteindre des objectifs, désormais assumés et annoncés, de là-bas au Qatar, sans l’ombre d’une ambiguïté comme sur les pages de son livre : une « réforme radicale » de transformation de la réalité occidentale, entre autres, en parfaite fidélité à l’esprit et à la lettre des textes/sources islamiques – au pluriel – sacrés et immuables. La réalité devra, en définitif, et finira après un temps qui sera certes « lent » – selon ses propres dire – s’adapter à « nos références », à « nos textes » et pas l’inverse, car « nous » sommes chez « nous », écrit-il.
Rien, strictement rien n’entravera la marche – sa marche – vers la dignité comme il l’a défini ; vers la justice comme il la souhaite ; et vers la paix (en minuscule) y compris en usant, comme ultime recours dit-il, aux armes et à la violence, ailleurs comme ici. Si nécessaire : Aux armes, musulmans ! Les mots ont un sens. Les mots ont une responsabilité. Tariq Ramadan le sait, le dit et le répète. Ses mots doivent être pris au sérieux et c’est pour cette raison que son dernier ouvrage fera date.

je cite : « Et que dire de ces jeunes qui partent follement en guerre, au jihâd pensent-ils, pour rejoindre des groupes violents qui trahissent les enseignements les plus élémentaires de l’islam ? », et ses réponses fermes et sans nuances, je cite : « Si une femme ou un homme est clairement persécuté pour sa religion, elle ou il a le droit de résister » (p. 145).
Je précise avant de poursuivre cette citation, que la résistance non-violente est très mal perçue par Ramadan, y compris dans ce livre. Elle n’a pas d’intérêt à ses yeux. Elle serait même responsable de l’installation des dictatures. J’y reviendrai en détail prochainement, aussi.
Et l’auteur de poursuivre : « Cette résistance devra être pensée à la mesure de l’oppression ou de la persécution auxquelles on fait face : les armes sont l’ultime recours si toutes les autres voies sont inopérantes et qu’on se trouve dans une situation de total déni de droit et/ou sous une domination injuste, éradicatrice et génocidaire. Les musulmans doivent alors réagir et résister » (p. 145). Que veut-il dire par là ? Qui a la charge institutionnelle de dire la justice ? Les mots ont un sens. Tariq Ramadan le sait. Ses mots ont un sens !
Tariq Ramadan dit ceci : « Celui qui, armes à la main, désire nous imposer le silence en affirmant : « Vous n’avez pas le droit de vivre et de témoigner de votre religion » enfreint un droit fondamental qui participe de la liberté d’expression. Celle-ci doit nous être garantie comme nous devons la garantir à autrui : dans le respect des convictions de chacun, chacun a le droit de s’exprimer librement, musulman ou non. Il faut donc résister contre toute personne, où quelle soit, quelle qu’elle soit, qui nous dira : « Tu n’as pas le droit de dire qui tu es, tu n’as pas le droit d’exprimer ta foi et tes opinions ». Bien entendu, la paix est notre plus sincère désir ; mais si l’on nous combat avec des armes, il faudra manifester clairement notre devoir de résistance » (p. 146-147).
Remarquez l’usage et la présence de « nous », de « on », de « vous » et de « notre », et en même temps, cette impression désagréable comme si les « nous », les « vous » et les « on » vivent dans une jungle et non pas dans une société humaine, démocratique, civilisée, organisée, institutionnalisée où personne, strictement personne, n’a le droit de faire justice par ses propres moyens. C’est l’Etat de droit et ses institutions qui monopolisent et se réservent, de part les mécanismes démocratiques issus du contrat social entre gouvernés et gouverneurs, l’exclusivité de rendre justice et d’utiliser, si besoin est, les moyens de coercition à sa disposition. Les mots ont un sens. Tariq Ramadan le sait. Ses mots en un sens !
Ailleurs, en expliquant la 5ème condition légitimant l’usage des armes, selon ses références, celle du devoir de solidarité humaine (ou plutôt musulmane), il dit : « Ainsi, si des musulmans appellent d’autres musulmans à la solidarité, les seconds doivent exercer leur devoir de solidarité dans les limites du droit – je ne sais pas s’il parle du droit divin ou du droit humain, il cite néanmoins ce verset coranique : « […] s’ils sollicitent votre aide au nom de la religion, vous devez la leur donner, à moins qu’elle ne soit dirigée contre un peuple auquel un pacte vous lie. Dieu voit parfaitement ce que vous faites » (Coran 8/72) […] » (p. 149).
Un jeune qui lit cette « fatwa », ne partirait-il pas, en toute sérénité et confiance, pour rejoindre les groupes violents qui sévissent ici ou là ? Aves cette 5ème condition, et les quatre qui la précèdent, ne risque-t-on pas de légitimer et d’accréditer tous ces discours sur la présence d’une 5ème colonne « verte », de partisans d’un état « islamique » supranational au dessus de la République et de l’Etat ? Ramadan ne donne-t-il pas une assise religieuse aux thèses d’un Renaud Camus, ou d’une Oriana Fallaci, ou d’un Eric Zemmour, ou d’un Michel Houellebecq … ? Aux lecteurs d’en apprécier la construction. Les mots ont un sens. Tariq Ramadan le sait. Ses mots ont un sens !”
Toutes ces questions sont posées avec véhémence par Michael Prazan :
« Les Frères musulmans, via leur conglomérat associatif et religieux dont l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) est la version française, ont beau jeu d’affirmer, comme au lendemain de chaque attentat, que ces actes sont indignes, ignominieux, qu’ils ne sont pas l’Islam, qu’ils sont le fait de dégénérés et qu’ils n’ont, eux, rien à voir avec ça. C’est un peu court. C’est passer bien vite sur le fait qu’ils ont créé le discours conquérant et dominateur repris sans cesse par les groupes les plus radicaux et belliqueux de l’islam politique, que c’est leur branche palestinienne, le Hamas, qui, autour des années 2000, a banalisé les attentats suicides en faisant exploser quotidiennement leurs bombes humaines contre des civils
L’ideologie de Tariq Ramadan est celle de son maître à penser, L’Emir de la Confrérie, Youssouf al-Qaradawi, qui depuis sa tribune cathodique, « la Charia et la vie », sur la chaîne qatarie Al-Jazira, inonde le monde de prêches haineux qui incitent au meurtre des homosexuels, des chiites ou des juifs.
Le même Qaradawi déclarait il n’y a pas si longtemps au micro d’une journaliste égyptienne que, s’il est bien licite de pratiquer le djihad contre les mécréants et les apostats du monde musulman, l’Europe devrait être islamisée « non par le glaive mais par le prêche ». Car la Confrérie croit fermement dans « l’unicité de l’humanité », d’une humanité unie sous la seule bannière de l’Islam. Ils sont convaincus que l’islam et le monde ne seront achevés que par création (à long terme) d’un « Califat mondial ».
En France l’union des organisations musulmanes de France UOIF est de plus en plus puissante, représente les Frères et entend contrôler la formation des imams. La création d’un conseil théologique des musulmans de France peut inquiéter, ses membres sont presque tous adhérents de l’UIOF e donc proches des frères.
http://www.saphirnews.com/Le-Conseil-theologique-musulman-de-France-entre-realites-et-defis_a20849.html

Le Conseil se veut « indépendant de toutes les organisations et institutions musulmanes existantes. (…) Il n’a pas vocation à représenter les musulmans de France et ne compte le disputer à personne ». Alors si une grande partie des membres du CTMF* sont membres ou proches de l’UOIF, « chacun adhère en son nom propre », affirme Mohammed Najah, imam à la mosquée de Vigneux-sur-Seine (Essonne).
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Les démocraties oseront elles interdire les organisations islamistes ?
Le Premier ministre britannique David Cameron a écarté une interdiction des Frères musulmans au Royaume-Uni mais a prévenu que tout lien avec ce groupe pourrait être considéré comme «un éventuel signe d’extrémisme». «Certaines sections des Frères musulmans ont une relation ambiguë à l’extrémisme violent», a écrit David Cameron aux députés, présentant les résultats d’une enquête sur cette confrérie.

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Le rapport, qui n’a pas été rendu public, conclut qu’«être membre, associé ou influencé par les Frères musulmans devrait être considéré comme un signe d’extrémisme», précise le Premier ministre. Il indique que les autorités vont continuer à enquêter sur la légalité des opinions et des activités des Frères musulmans.
De plus, le gouvernement britannique compte «intensifier la surveillance des opinions et des activités menées à l’étranger par les membres, associés ou affiliés des Frères musulmans, qu’ils soient basés au Royaume-Uni ou ailleurs», souligne David Cameron.
Mohamed Sifaoui a intitulé son blog « des opinions qui refusent la compromission. Il ne mache pas ses mots
http://mohamed-sifaoui.over-blog.com/

« Depuis plusieurs années, je plaide, malgré les cris d’orfraies, à la criminalisation de l’idéologie salafiste et à l’interdiction pure et simple des organisations s’inspirant de la pensée des Frères musulmans. Ce double objectif devrait être celui de tout démocrate, attaché à la laïcité, qui aspire à vivre au sein d’une société apaisée où la violence et le terrorisme seraient bannis. Ce double objectif permettra de préserver, par ailleurs, l’ordre républicain et de garantir une compatibilité de l’islam avec la République. Car, disons les choses clairement, si aujourd’hui, à certains égards, l’islam pose problème, c’est parce qu’il n’est pas représenté pas une spiritualité, un culte ou une culture, mais parce qu’il est largement phagocyté par deux idéologies nihilistes : celle des salafistes et celle des Frères musulmans. En d’autres termes, si la majorité des musulmans est apaisée et n’aspire qu’à vivre dans la quiétude, les courants, associations et organisations visibles et actifs sont dominés par les deux idéologies en question.
La criminalisation du salafisme et l’interdiction des organisations liées aux frères musulmans sont confortées par des arguments qui s’articuleraient autour de trois raisons objectives.
Pour des questions politiques d’abord. Ces deux idéologies, nous le voyons tous les jours, représentent un danger pour la cohésion d’une société. Elles la clivent et la segmentent y compris en usant de violence. Si la démarche des salafistes peut-être constatée au quotidien, les visées non avouées des Frères musulmans doivent, elles, être décryptées. Quoi qu’il en soit, les uns et les autres veulent provoquer la rupture du lien social. Pour se convaincre de leur nocivité, il suffit d’observer leurs agissements et leur comportement dans les pays dits « musulmans ». Ils sont souvent à l’origine du désordre et du chaos même lorsqu’ils font face à des régimes détestables.
Pour des questions idéologiques ensuite. Ces deux courants sunnites (on pourrait dire la même chose des intégristes chiites) sont des pensées totalitaires – à certains égards fascisantes – incompatibles avec la lettre et l’esprit du corpus démocratique qu’elles cherchent à anéantir et à réduire en cendres. Un simple examen froid et critique des textes salafistes ou fréristes permettrait de faire ce constat. Que le groupe islamiste ait pour nom le Hamas (Frères musulmans) à Gaza ou Daech (salafistes) à Raqaa, que l’ennemi ait pour nom Israël, l’Amérique ou la France, la barbarie qui s’exerce à l’endroit de leurs propres coreligionnaires suffit à illustrer le caractère fasciste et nihiliste de ces idéologies.
Pour des questions juridiques enfin. Ces deux idéologies sont criminogènes. Au mieux, elles impliquent, là où elles sont fortement représentées, un risque de trouble à l’ordre public. Et de ce point de vue, il serait naïf de constater le caractère violent du salafisme et des Frères musulmans à travers les seules manifestations terroristes. La violence est consubstantielle à l’un et aux autres. Violence à l’égard des minorités religieuses, spirituelles, sexuelles, philosophiques. Violence par le verbe, par l’épée et par le texte, mais aussi violence par l’humiliation, par le regard, par le comportement et violence enfin par la diabolisation, l’excommunication ou le rejet de la « différence » réelle ou supposée. Les deux pensées sont, de manière assumée ou dissimulée, antisémites, homophobes, misogynes, apologétiques de la violence et de la haine dans leurs textes et dans les discours de la plupart de leurs représentants.
Écrire ce qui précède pourrait susciter le scepticisme. De belles âmes pourraient trouver que ce serait là une démarche excessive, un propos extrême et une attitude intolérante. Je suis prêt à entendre de telles critiques à condition que l’on m’explique comment devrait-on gérer les dogmes qui structurent les deux pensées en question.
Sait-on au moins ce que celles-ci pensent du projet de société que nous défendons ?
Quelques petits rappels :
S’agissant de la démocratie, les Frères musulmans ont toujours rejeté cette valeur que ce soit à travers la voix de leur fondateur Hassan el Banna ou à travers des figures du mouvement comme Sayed Qutb ou, au Pakistan, Al Mawdoudi. Les uns et les autres estiment que la souveraineté doit être détenue par Dieu, et non par le peuple. Les islamistes estiment que toutes les lois nécessaires à la gestion de la cité existent dans le corpus islamique à travers le Coran et la Sunna (la tradition du Prophète). Les quelques « évolutions » qui ont été consenties par la Confrérie ont accepté l’idée d’une sorte de démocratie qui soit contrôlée et assujettie à la loi religieuse, la charia. Pour la Confrérie intégriste, la prépondérance de la législation islamique sur l’ensemble des lois « inventées par l’homme » est une question non négociable. De ce point de vue, pour s’en convaincre, il suffit de lire ou de relire le mot d’ordre de la Confrérie : « Dieu est notre objectif. Le Prophète Mahomet est notre chef. Le Coran est notre loi. Le djihad est notre voie ».
Les salafistes, eux, sont plus explicites. Ils ont ce mérite d’être moins hypocrites que les Frères musulmans et moins dissimulateurs. Pour eux, le rejet de la démocratie est clair et sans ambages. L’un de leurs leaders spirituels contemporains, le jordanien Abou Mohamed El Maqdissi, écrivait au cours des années 2000, un texte intitulé La démocratie est une religion dans lequel il qualifiait la démocratie de « religion autre que la religion d’Allah ». Elle y est décrite comme « une religion mécréante innovée dont les partisans sont soient des seigneurs législateurs ou des suiveurs qui les adorent ».
Un autre idéologue, le cheikh Mouqbil, un yéménite formé en Arabie saoudite, affirmait dans l’un de ses prêches : « La démocratie est une mécréance. Nous n’avons pas besoin de la démocratie. Qu’implique t-elle ? Le fait de donner au peuple l’occasion de se gouverner par lui même. C’est à dire sans Livre (Coran) et sans Sunna (Tradition du Prophète). La démocratie vote en faveur de la pornographie, ils ont voté dans certains pays mécréants qu’il est autorisé à un homme d’en épouser un autre. La démocratie n’est qu’ignominie. Elle met sur un même pied d’égalité le pieux et le pervers ». On ne peut pas être plus clair.
S’agissant de la laïcité, pour connaître l’avis des Frères musulmans, il suffit de lire Hassan el Banna ou d’écouter attentivement Tariq Ramadan, son petit-fils et néanmoins représentant médiatique de sa pensée. Le fondateur de la Confrérie extrémiste affirmait : « l’islam est foi et culte, patrie et citoyenneté, religion et État, spiritualité et action, Livre et sabre… ». Ce mot d’ordre est repris de nos jours par Tariq Ramadan qui le résume d’une phrase : « l’islam est un englobant ». Donc, point de séparation entre le temporel et le spirituel pour les tenants de cette pensée intégriste dont les promoteurs savent se draper généralement derrière les habits et le langage de la modernité.
Même vision pour les salafistes. Un exemple pour illustrer la position de ces derniers à l’égard de la laïcité : un texte rédigé par un idéologue algérien, Mohamed Ferkous. Il écrit : « la laïcité est une idéologie mondaine qui vise à isoler l’influence de la religion sur la vie » avant de conclure: « la religion et le pouvoir sont inséparables, et ce, depuis le jour où s’est composée pour la première fois la société musulmane… L’Islam ne tolère pas l’athéisme et ne reconnaît pas de liberté de combattre la religion d’Allah et ses préceptes. Il refuse que le principe de liberté permette l’éviction de l’éducation religieuse et des valeurs éthiques ».
Aussi, si le salafisme et la pensée des Frères musulmans ne reconnaissent pas deux des principales valeurs universelles, qu’en est-il des autres principes ? Les droits de la femme par exemple ?
A ce sujet, l’une des plus grandes références du salafisme, le cheikh Otheimine, une figure du wahhabisme saoudien, estime, dans ses recommandations, que « les femmes musulmanes ne doivent quitter leur domicile qu’avec l’autorisation du mari ou du tuteur ». Il précise même très sérieusement que « La femme est libre chez elle, elle se rend dans toutes les pièces de la maison et travaille en accomplissant les tâches ménagères ». Et de prévenir : « Que ces femmes craignent Allah et délaissent les propagandes occidentales corruptrices ! »
Il serait faux de croire que les adeptes des Frères musulmans seraient éloignés de cette vision. Très récemment, en 2013, la Confrérie annonçait en Égypte, qu’accorder trop de droits aux femmes et en faire les égales des hommes conduirait à « la destruction totale de la société ». Pour s’en convaincre davantage, il suffit de relire les « conseils » de Youssouf al Qaradhaoui le chef spirituel de l’UOIF, l’organisation prosélyte qui défend en France la pensée frériste, et de toutes les associations qui se reconnaissent dans l’idéologie des Frères musulmans. Dans son livre Le licite et l’illicite en islam, al Qaradhaoui écrit que le mari, s’il fait face à une épouse « rebelle », peut « la corriger avec la main tout en évitant de la frapper durement et en épargnant son visage. Ce remède est efficace avec certaines femmes, dans des circonstances particulières et dans une mesure déterminée… »
Je mets au défi qui le souhaite de me dire quel article de la Déclaration universelle des Droits de l’homme serait respecté par le salafisme ou par la pensée des Frères musulmans. En vérité, aucun.
Il n’y a pas un seul principe fondamental qui soit compatible avec les idées islamistes. C’est là, la triste réalité. Et ce que pourraient dire certains de leurs représentants – notamment ceux des Frères musulmans – ne serait que balivernes. Les salafistes, eux, au moins assument publiquement leur rejet de la modernité et des valeurs universelles. Ces derniers assument y compris la rupture qu’ils doivent opérer avec une société, non régie par les principes salafistes.
En commentant le dogme de « l’alliance et du désaveu », le cheikh Fawzen, l’un des ténors du salafisme assure qu’il est « interdit de tenter de ressembler aux mécréants » et ce, « qu’il s’agisse de coutumes, d’adorations, d’allures ou de comportements ». Pire, il recommande de ne pas « secourir » les mécréants ni « faire leur éloge ou les défendre » et « ne pas exalter leur culture ou leur civilisation ». Comprendre qu’il est même interdit pour eux de dire ou d’écrire que la démocratie est une formidable valeur. Ceci annulerait l’islam selon cet idéologue.
Par conséquent, au moment où doit s’ouvrir au ministère de l’Intérieur une réunion de la nouvelle « instance de dialogue avec l’islam de France », ce qui précède et qui est loin d’être exhaustif doit nous amener à sortir collectivement de cette léthargie qui s’installe dès qu’il est question d’islamisme. Face à ce phénomène, il faut puiser une réponse ferme dans les principes républicains et démocratiques. Et cela est du champ du possible. Il faut défendre cette fermeté républicaine d’autant plus que c’est cette même léthargie, ce même laxisme, cette même peur, ces mêmes complexes, cette quête de la paix sociale au prix de toutes les compromissions, parfois à partir de positions très nobles et fort louables, que des organisations douteuses comme l’UOIF ont pu faire leur prosélytisme en faveur du voile ou que des groupuscules criminels ont pu endoctriner des Merah ou des Kouachi.
Aujourd’hui, nous ne pouvons plus nous suffire de quelques palabres organisées sous les crépitements des appareils photo ou sous l’œilleton des caméras nous ne pouvons plus tolérer ces « représentants » de l’islam de France – qui ne servent à rien – militant pour leurs médailles en chocolat.
L’État doit hisser son niveau d’exigence, car il est insupportable de voir une association comme l’UOIF par exemple se jouer de la naïveté républicaine.
Un préalable pourrait être instauré avant d’entamer un dialogue sérieux avec des organisations dite religieuse : la signature d’une charte qui amènerait ces associations à s’engager pour une dénonciation sans conditions de toutes les violences qui s’expriment, en France ou à l’étranger, au nom de l’islam, un rejet de toutes les lectures extrémistes qui valident, directement ou indirectement, le terrorisme et/ou la haine de l’Autre, un strict respect de l’ensemble des principes contenus dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme et notamment ceux relatifs à la liberté de conscience, à la liberté de croire ou de ne pas croire, de changer de religion ou de ne pas en avoir et, dans le cadre des lois de la République, à la liberté d’opinion, d’expression et de création et, d’un autre côté, à une adhésion pleine et totale aux valeurs républicaines et singulièrement au corpus démocratique et laïque ainsi qu’aux droits des femmes, pour ne citer que ces valeurs.
Un non respect de ce smig républicain pourrait, y compris d’un point de vue juridique, justifier une criminalisation de l’idéologie salafiste et une interdiction des organisations et associations se réclamant de la pensée des Frères musulmans.
Il est temps de traiter les musulmans en adultes. »
Aux Etats Unis un projet de loi pourrait aboutir à la classification des Frères musulmans comme «groupe terroriste étranger» s’il est adopté. Selon l’auteur de l’article ci-dessous, des pays membres de l’Union européenne pourraient emboîter le pas.
Au Royaume-Uni, David Cameron a écarté une interdiction des Frères musulmans, très présents sur le sol britannique, mais il a «prévenu que tout lien avec ce groupe pourrait être considéré comme ‘un éventuel signe d’extrémisme’» lorsqu’il a présenté aux députés les résultats d’une enquête sur la Confrérie.
http://gulfnews.com/opinion/thinkers/will-brotherhood-make-us-terrorist-list-1.1681675

(Gulf News) – Un projet de loi qualifiant la Confrérie des Frères musulmans d’organisation terroriste étrangère par les États-Unis a reçu le feu vert du Comité judiciaire de la Chambre des représentants dominé par les Républicains, par un vote de 17 contre 10. Le projet de loi, qui oblige le Secrétaire d’État américain à agir, à moins de justifier son défaut de le faire, procédera ensuite devant la Chambre des représentants, et sera approuvé sans contestation par le Comité du Sénat sur les relations étrangères.
Si le projet de loi est adopté, le locataire actuel de la Maison Blanche ne pourra plus dérouler le tapis rouge aux dirigeants des Frères musulmans. Ces dirigeants ne seront plus en mesure de prendre des selfies devant le logo du Département d’État en faisant le signe de Rabaa (un geste de la main utilisé par les partisans des Frères musulmans). En fait, ils se verront refuser l’entrée aux États-Unis et les banques américaines seront obligées de bloquer leurs transactions, d’après Fox News. [ndlr : lire le communiqué de presse officiel]
De plus, il est probable que le Royaume-Uni et d’autres États membres de l’Union européenne emboîteront le pas. Le Premier ministre britannique David Cameron a autorisé une enquête sur les activités des Frères au Royaume-Uni, mais il a repoussé jusqu’à récemment la publication du rapport. Cameron a écarté une interdiction, même si le rapport est accablant : il reconnaît que les Frères n’adhèrent pas à des moyens pacifiques d’opposition, qu’ils ont soutenu des groupes terroristes connus, et que leur idéologie et leurs tactiques sont contraires aux valeurs britanniques. David Cameron a plutôt annoncé que «le gouvernement continuera de refuser des visas aux extrémistes liés à la Confrérie ; de s’assurer que les organismes de bienfaisance liés à la Confrérie ne sont pas utilisés abusivement pour la financer au lieu des ‘activités charitables légales’ ; et continuera d’examiner le statut juridique de cette organisation ». La décision de Cameron a peut-être été influencée par l’avertissement de la Confrérie à l’effet qu’une interdiction pourrait déclencher des attaques terroristes sur le sol britannique.
La Confrérie a travaillé fort pour se présenter au monde comme une organisation non-violente, et a mené une campagne de relations publiques professionnelle absorbée par les médias de gauche. Même pendant que des membres de la Confrérie se déchaînaient à travers l’Égypte – terrorisant la population, brûlant des églises, incendiant des bâtiments appartenant à l’État, plantant des bombes, attaquant la police et l’armée – les réseaux d’information occidentaux ont offert des tribunes aux porte-paroles occidentalisés de la Confrérie, presque à l’exclusion des officiels du gouvernement égyptien.
Si les États-Unis décident de classer la Confrérie comme organisation terroriste, l’Égypte sera justifiée aux yeux du monde pour sa répression du groupe. Interdire la Confrérie, matrice d’Al-Qaïda, devrait aller de soi. La Confrérie n’a de loyauté envers aucun pays. Elle est présente dans plus de 60 pays. Son objectif est et a toujours été le même que celui de Daech (l’État islamique auto-proclamé en Irak et au Levant) : dominer le monde arabe aux fins d’instaurer un «Califat».
L’approche de la Confrérie, basée sur l’infiltration politique, diffère de celle de Daech, mais son objectif ultime est le même. Il ne fait aucun doute que l’opinion publique aux États-Unis sera favorable au projet de loi, mais il y a loin de la coupe aux lèvres. Jusqu’à présent, le président américain Barack Obama, qui a soutenu le coup de force des Frères musulmans en Égypte et en Tunisie, a non seulement refusé de prononcer une quelconque condamnation, mais un document qui a été coulé, la Presidential Study Directive 11, montre que l’administration Obama avait (et a peut-être encore) pour politique de soutenir la Confrérie en tant qu’«alternative modérée» à Al Qaida, ses clones et affiliés.
En effet, plusieurs membres de haut niveau de l’administration américaine sont connus pour être sympathiques à la Confrérie et épouser ses positions. Huma Abedin, une collaboratrice de l’ancienne Secrétaire d’État Hillary Clinton, aurait, selon cinq parlementaires républicains, des liens étroits avec la Confrérie.
La politique d’Obama était malavisée, car même si la Confrérie présente un visage modéré, la réalité est différente. Frank Gaffney, ancien secrétaire à la défense de l’ancien président Ronald Reagan, a décrit cette politique du Président Obama comme «l’un des pires héritages de sa politique sécuritaire»

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Obama maintient le cap. En février de l’année dernière, il a rencontré 14 leaders musulmans à la Maison Blanche, dont plusieurs sont connus pour avoir des liens avec la Confrérie. Une porte-parole de la Maison Blanche avait tenté de tromper les journalistes, en disant qu’ils avaient été invités par un collège, mais elle a dû se rétracter quand le collège en question a nié les avoir invités.
Une pétition «We the People» ayant recueilli plus de 200.000 signatures et qui demandait à Obama de classer la Confrérie comme organisation terroriste, a reçu cette réponse : «Nous n’avons vu aucune preuve crédible établissant que la Confrérie a renoncé à son engagement en faveur de la non-violence datant de plusieurs décennies». On est en droit de s’interroger à cet égard après que le gouvernement égyptien a diffusé des vidéos montrant des dirigeants de la Confrérie appelant des martyrs à lancer des attaques, et des membres tirant avec des AK47 et lançant des bombes incendiaires. »
Tout dépendra de l’élection au non de HILLARY CLINTON , l’amie de Morsi. Cruz et Trump veulent la peau de la confrérie.

Un entretien avec Amar Lasfar est explicite sur la situation française
http://www.europe-israel.org/2016/03/amar-lasfar-uoif-nous-nous-inspirons-des-freres-musulmans/
Tout s’y trouve, la proximité avec les Frères musulmans, la duplicité des hommes politiques.
Ce qui peut changer c’est la pression des militants laics souvent marqués à gauche, du Front national et la prise de conscience de la droite. Christian Estrosi a demandé l’interdiction des Frères et des organisations liées comme l’UOIF.
Marianne rappelle les évènements :
http://www.marianne.net/christian-estrosi-envisage-dissolution-uoif-100241332.html

L’Union des organisations islamiques de France (UOIF) est à nouveau dans le collimateur. Cette fédération proche des Frères musulmans organise dimanche au parc Chanot de Marseille la « 14e rencontre annuelle des musulmans du Sud ». Et les noms de certains invités font bondir le Front national ainsi que Christian Estrosi, le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui n’exclut pas de réclamer sa dissolution au gouvernement.
« On retrouve parmi les invités des personnalités telles que le sulfureux Tariq Ramadan, Amar Lasfar, qui défend l’idée d’une communauté islamique appliquant ses propres lois, ou encore Hassan Iquioussen. Cet imam a été dénoncé plusieurs fois pour ses propos antisémites et ses déclarations ambiguës sur le djihad », ont dénoncé jeudi dans un communiqué la députée du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen et le sénateur-maire du 7e secteur de Marseille, Stéphane Ravier. Les deux élus frontistes demandent au préfet des Bouches-du-Rhône l’interdiction du rassemblement.
On ne présente plus Tariq Ramadan, islamologue suisse connu pour ses déclarations très ambigües.Amar Lasfar est, lui, le controversé président de l’UOIF. Quant à Hassan Iquioussen, prédicateur français très suivi sur YouTube, il a notamment été épinglé en 2004 pour des propos violemment antisémites. « Les sionistes ont été de connivence avec Hitler », l’entendait-on notamment déclarer dans des cassettes audio diffusées à grande échelle, comme le rapportait L’Humanité à l’époque.
« Il faudra que le gouvernement en tire toutes les conséquences »
Vendredi 25 mars sur Europe 1, Christian Estrosi se dit à son tour « choqué » par la présence de ces intervenants. Et le maire de Nice affirme aller « plus loin » que le FN, en envisageant une dissolution de l’association : « C’est l’occasion peut-être pour l’UOIF de prendre enfin des positions claires. De deux choses l’une : soit ils sont décidés à dénoncer définitivement toute forme de djihadisme et à le combattre dans leur propos, dans leur comportement, dans leur organisation, soit ils sont décidés à se reconnaître dans toutes les valeurs de la République, soit il faudra que le gouvernement en tire toutes les conséquences jusqu’à aller à sa dissolution. »
Christian Estrosi assure qu’il ne peut intervenir lui-même pour empêcher ces conférenciers de s’exprimer : »Le président de la région n’a malheureusement aucune autorité, mais j’ai pris la précaution auprès du préfet de la région et du préfet de police de savoir s’ils avaient bien pris la mesure de tout ce que cela pouvait constituer comme risque de trouble à l’ordre public. »
L’UOIF n’en est pas à son coup d’essai pour ce qui est d’inviter des conférenciers sulfureux. En février, la fédération avait convié lors d’une rencontre à Lille trois prédicateurs étrangers dont les prêches disponibles sur le web étaient pour le moins éloquents. « L’homosexualité implique la peine de mort », estimait l’un d’entre eux, tandis qu’un autre affirmait que « les juifs ont une capacité incroyable à détruire les nations, y compris chrétiennes, de l’intérieur ». Face à la polémique, le président de l’UOIF, Amar Lasfar, avait finalement déprogrammé ces invités, tout en dénonçant un « procès d’intention ».
Les islamistes ne manquent pas d’atouts . Les maires de plusieurs grande villes (Martine Aubry…) se sont appuyés sur les organisations pour récupérer des suffrages . Auraient ils le courage de perdre les élections pour se priver du soutien des Frères et de leur réseau d’imams.

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Une mère de famille Nadia Remadna met les pieds dans le plat.
http://www.amazon.fr/Comment-jai-sauv%C3%A9-mes-enfants/dp/2702158595/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1459101444&sr=8-1&keywords=nadia+remadna

On parle beaucoup de précarité sociale. Cette dernière est réelle, il ne faut pas la nier, mais elle est tout aussi présente dans les villages et les campagnes. En banlieue, on a enfermé les enfants d’immigrés dans leur culture, leurs traditions, leurs coutumes et leur statut de victime. A force de leur répéter qu’ils étaient discriminés et partout victimes de l’islamophobie, on a alimenté le ressentiment des jeunes. La politique de la ville a conduit à dépenser d’énormes sommes pour les banlieues pendant trente ans mais comment se fait-il qu’avec tout cet argent, tous ces travailleurs sociaux, tous ces nouveaux postes sans cesse créés – coordinateurs REP, coordinateurs d’islam…- on en arrive à ce résultat ?
Les banlieues sont des prisons mentales à ciel ouvert. J’ai vingt-quatre ans de terrain derrière moi et la situation actuelle me rappelle ce qui s’est passé en Algérie dans les années 90. Je crains que nous, Français ne soyons désormais forcés d’apprendre à vivre avec la peur, comme l’ont fait les Algériens. C’est déjà ce qui se passe dans certains endroits. Aussi, nous autres mères et citoyennes françaises, voulons nous réapproprier ces lieux sous pression des délinquants et des religieux. La politique dans les banlieues, c’est devenu un royaume, avec des maires « rois-soleils » qui recrutent leur service d’ordre chez les racailles ! Le problème, c’est qu’une majorité de gens souffrent en banlieue des agissements d’une minorité non seulement tolérée mais courtisée par les politiques.
Quand vous représentez une association, la première question qu’un élu vous pose, c’est combien l’association compte de membres et quels électeurs potentiels. Et les islamistes n’échappent pas à ce marchandage. Par intérêt électoral, les politiques ont ainsi encouragé le développement d’un véritable machisme religieux en banlieue. Résultat : grassement subventionnés, les islamistes sont désormais présents à tous les niveaux, aussi bien à la mairie qu’à l’école, faisant des femmes leurs proies. Le problème des musulmans, ce n’est pas l’islamophobie ou la stigmatisation, c’est la radicalisation ! Certains endroits sont de véritables villes d’hommes à partir de 18 heures. En tant que femmes de banlieue, nous devenons peu à peu les ennemies de tout le monde : des religieux, des politiques qui les soutiennent, et des institutions qui les intègrent. Dans ces conditions, comment s’étonner de la montée du vote FN ?
Soyons sérieux, on parle d’adolescents, voire d’enfants, qui massacrent. Et ce n’est pas la déchéance de nationalité qui va régler quoi que ce soit. Ces jeunes-là s’en foutent complètement d’être Français ! Ce n’est pas une question de nationalité mais de mentalité. François Hollande ferait mieux de réunir les maires et de leur expliquer qu’ils sont dans l’obligation de faire appliquer la loi, y compris les règles de
Même après les attentats du 13 novembre, il n’y a eu aucune prise de conscience de ce qui se passe. A part organiser des cérémonies et des perquisitions, l’Etat ne met en œuvre aucune politique pour que la situation change vraiment. Quand j’entends le gouvernement annoncer qu’on va former des imams recrutés au Maroc, ça me fait rigoler !
On va ramener des Marocains qui seront de toute façon considérés comme des imams au service de l’Etat par les gens auxquels ils s’adresseront. La France a commis l’erreur d’être trop complaisante vis-à-vis de la mouvance intégriste. Elle a accueilli par exemple une partie des gens du Front Islamique du Salut (FIS) qui avaient été expulsés d’Algérie en leur donnant le statut de réfugiés. Il y en a même qui ont réussi à devenir représentants au sein du Conseil français du Culte musulman (CFCM) institué par Sarkozy. Pourquoi l’ancien Président a-t-il créé cette bombe ? Sans doute par électoralisme.
Comme beaucoup de politiques, Clémentine Autain n’a pas d’idées. C’est une pure politique qui ne connaît rien au terrain. Habitant la ville de Sevran où elle est élue, je suis bien placé pour savoir qu’elle n’est même pas fichue de remplir un dossier de Sécurité sociale. Pourtant, j’avais été intéressée au départ par sa démarche. Je m’étais dit : « une femme, féministe…chouette ! » Puis je me suis rendu compte que Clémentine Autain flirtait avec le diable, avec les islamistes, leur donnait des gages et voulait seulement devenir maire de Sevran. Si elle était vraiment féministe, elle aurait peut-être choisi de soutenir un mouvement de femmes de banlieue comme le nôtre qui dit stop à l’intégrisme et ‘protégeons nos enfants !’ Aujourd’hui, tout le travail qu’on fait avec la « Brigade des Mères » est bousillé dès qu’on a quelqu’un à côté qui distribue les tracts « STOP A L’ISLAMOPHOBIE ! » de Clémentine Autain. »

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Un commentaire pour Faut-il interdire les organisations islamistes en France et les empêcher de nuire ? Trop d’élus continuent à les financer et les média les invitent

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