PARIS VAUT BIEN UNE ALLIANCE AVEC LE PARTI DES …RATS

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David BELLIARD et les Verts ont très clairement donné leur priorité à la défense des rats , ils y ajoutent  la mise de certains égouts à ciel ouverts… Les alliés de Villani et surtout d’Hidalgo pour le deuxième tour ,  ont de fortes chances d’accéder à la direction de Paris.

 

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Les écologistes  sont devenus fous

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Les visiteurs sont consternés, la ville lumière est devenue la ville des rats avec les dangers sanitaires liés .Le rat est un important vecteur de maladies, notamment la dangereuse leptospirose. La contamination se fait par le biais des urines, qui peuvent infecter l’eau mais aussi des stocks de denrées alimentaires lorsque les rats se baladent dans les entrepôts.

 

Il se reproduit très rapidement. Dans des conditions optimale une femelle qui est arrivée à maturité sexuelle à l’âge de quelques semaines peut susciter une descendance de 1000 individus par an. Chacun vivra environ 18 mois.

Se nourrissant de tout ce qu’il trouve, il prolifère dans les espaces riches en déchets alimentaires comme les décharges sauvages, les égouts, les locaux à poubelles mal entretenus, les sous sols de restaurants. On estime la population de rats dans la capitale à quatre millions d’individus, soit presque deux par habitant.

On compte déjà 5 ou 6 millions de gros rats dans Paris…

http://www.letribunaldunet.fr/animaux/rats-pullulent-paris-deratiser-capitale-video.html

Stéphane Bras, porte-parole de la chambre syndicale des industries de dératisation, explique à BFM TV : « Il faudrait mettre une campagne de traitement grâce à des produits professionnels encadrés dans des postes sécurisés car l’on est dans un lieu public » .

Il précise que cette campagne devrait être « Une campagne de masse et sur de la durée. » sinon les résultats seront moindres voire nuls.

En 2016 les agents municipaux de cette avaient aperçu des rongeurs dans 14% des immeubles visités, le pourcentage avait grimpé à 21% l’année suivante et à 24% en 2018.

Les chats sont très bons pour capturer des souris. Mais pour les rats, c’est une autre paire de manche. Adultes, ils peuvent être jusqu’à dix fois plus gros qu’une souris. Et ils sont autrement plus féroces.

 

L’hiver dernier, la ville de Paris avait équipé la capitale de poubelles anti-rats. Mais le résultat n’est pas suffisant. Anne Hidalgo a signalé qu’un cas de peste n’avait été signalé … pour elle le problème serait lié au…réchauffement climatique et aux piqueniques

La complaisance d’Hidalgo à l’égard des rats n’est pas suffisante pour les écolos.

En 2016 une écolo Jo Bencherit lance une pétition contre le génocide des rats :

https://www.mesopinions.com/petition/animaux/stoppez-genocide-rats/26805

La défense des rats s’organise donc.

Une extraordinaire  campagne médiatique lancée pour réhabiliter nos amis les rats…

Jeudi 4 octobre 2018, pendant une semaine, Paris Animaux Zoopolis a mené une campagne d’affichage sur les quais du métro parisien.

Cette campagne est destinée, d’une part, à remettre en cause l’image négative des rats issus de préjugés, d’autre part, à contester l’empoisonnement des rats à Paris.

Europe Ecologie les verts avec David Belliard  s’engagent derrière l’association et le parti animaliste apporte son soutien et sa présence sur la liste écolo :

« Nous devons apprendre à cohabiter avec les animaux. Les animaux sont aussi légitimes que nous à vivre en ville. Ils n’ont d’ailleurs plus le choix, car l’agriculture industrielle détruit leur habitat naturel ; ce qui pousse nombre d’entre eux à se réfugier dans les villes et spécialement dans les parcs et jardins. Les rats sont intelligents, territoriaux, affectueux et altruistes

Non, les rats ne sont pas nos ennemis. Nous pouvons cohabiter avec eux de manière pacifique.

David BELLIARD  s’est clairement engagé ( comme la liste de Mélenchon)  à mettre fin à l’empoisonnement des rats à Paris

https://zoopolis.fr/zoopolis/municipales/classement/

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Voter écolo c’est voter pour les rats…

A ne pas oublier surtout quand Anne Hidalgo espère une alliance avec eux  et que Villani en rêve…

 

Pour tout arranger Belliard vient de faire une autre proposition qui ravira …LES RATS ; Il veut remettre à ciel ouverts les rivières qui coulent sous Paris et qui servent d’égouts.

Jadis point d’égouts souterrains mais les ordures ,les matières fécales  et tout le reste coulaient dans la rue. On peut imaginer les odeurs, les risques de cholera ….

Jadis le progrès supposait la mise en place d’égouts couverts, c’est ce qu’il advint de la Bièvre.

Dés le 11e siècle, de nombreux moulins à eaux seront construits aux abords de la rivière, puis au 14e siècle s’installeront tanneurs et teinturiers, métiers qui nécessitent une utilisation continue d’eau.

Le quartier connaît dans les siècles suivants une urbanisation fulgurante. En plus des moulins et anciens corps de métiers arrivent des mégissiers, cordonniers, blanchisseurs, tisserands… et même quelques industries et manufactures. La manufacture des Gobelins (13e), atelier de teinture devenu manufacture Royale des meubles et des tapisseries de la Couronne, en le plus prestigieux témoin encore visible aujourd’hui.

Elle  devint avec le temps un cloaque pollué et puant potentiellement porteur d’épidémies. Les grands travaux du Baron Haussmann (milieu du 19e siècle), dont le principal objectif était d’assainir Paris, eurent raison de la Bièvre.

Elle fut bétonnée et enterrée, et ne chemine désormais plus vers la Seine, mais vers les égouts de Paris.

La Bièvre  à ciel ouvert sera un égout à ciel ouvert …

 

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Un gaspillage de 72 milliards d’euros

Dans quelques années ce sera un scandale d’Etat mais pour le moment  MACRON bénéficie d’une indulgence totale , certains le croient même compétent  et trouvent même la réforme des retraites intelligentemacrondemission1

Dans le système actuel, les salariés cotisent pour la retraite et ouvrent donc des droits, jusqu’à huit fois le plafond de la Sécurité sociale – 324 000 euros par an – à un taux d’environ 28% (avec la part patronale). Dans son projet, le gouvernement souhaite limiter la cotisation retraite à trois plafonds Sécu (120 000 euros par an, 10 000 euros par mois). Au-delà, seule une cotisation de 2,8%, dite non contributive car n’ouvrant pas de droits, serait conservée, destinée à financer des dispositifs de solidarité. Cette mesure concernerait plus de 300 000 personnes en France, dont 200 000 salariés.

Selon un document interne à l’Agirc-Arrco daté du 20 octobre 2019, le manque à gagner en cotisations pour les régimes complémentaires s’élèverait à 4 milliards par an en 2025 et à 5 milliards en 2040, avec une moyenne de 4,8 milliards par an. Soit, en cumulé sur ces quinze années, quelque 72 milliards de pertes.

A noter cependant que les régimes complémentaires feraient également des économies, dans la mesure où ils n’auraient plus de pensions à verser à ce public. Sauf que celles-ci mettront très longtemps à «monter en puissance», les cadres qui ont déjà ouvert des droits ne sortant que très progressivement du système au fil des générations.

Ces économies sont estimées à 12 millions d’euros en 2025, 392 millions en 2036, et 844 millions en 2040. Soit, en cumulé sur quinze ans, 4,9 milliards d’euros.

Entre le manque à gagner en cotisations et les économies réalisées, la perte nette pour les régimes complémentaires s’élèverait donc, sur quinze ans, à quelque 67 milliards d’euros.

Quoi qu’il en soit, et avant toute mesure corrective du gouvernement, si les hauts cadres veulent maintenir leurs droits à pension au même niveau qu’avant la réforme, il y a de fortes chances qu’ils souscrivent à des plans d’épargne retraite par capitalisation. Et s’ils consacrent (avec la part employeur) la même proportion de leur revenu à leurs droits à pension au-delà de trois plafonds Sécu, ce seront bien 4,8 milliards par an de cotisations en moyenne entre 2025 et 2040 qui iraient vers la capitalisation, soit 72 milliards en cumulé sur cette période. Et ce, sans compter les autres salariés qui, potentiellement inquiets, à tort ou à raison, par la réforme à venir, pourraient eux aussi souscrire à des dispositifs par capitalisation, dont le développement a été récemment encouragé par la loi Pacte de mai 2019.

 

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Jupiter fout volontairement le bordel à Jérusalem

Brizitte lui donna des cours de théâtre quand il avait 15ans, hélas Macron  se révèle aujourd’hui bien piètre comédien comme en témoigne le pitoyable remake de Jacques Chirac.

Arrivé église Sainte ANNE à Jérusalem, il bombe le torse , un agent de sécurité israelien serait à l’entrée, il imite l’accent anglais de Chirac et hurle  puis entre …

Rien de commun avec ce qui s’était passé en 1996:

Arrivé à Jérusalem le 22 octobre 1996,Chirac fait un  geste fort en marchant dans les rues de la vieille ville en compagnie de ses résidents palestiniens. Afin d’éviter toute légitimation de l’occupation israélienne de la ville, il refuse d’être accompagné par des représentants israéliens.
Néanmoins, la sécurité israélienne est omniprésente, ce qui gâche le plaisir de cet homme avide de bains de foule. « Cette situation est inacceptable […] C’est une attitude qui explique beaucoup de choses », grommelle-t-il, ajoutant : « Ce n’est pas une démocratie. Cela n’aura aucun résultat. »
Lorsqu’un journaliste français est brutalement poussé par des agents de sécurité israéliens, Jacques Chirac s’emporte : « Do you want me to return to my plane and go back to France immediately ? This is not security, this is pure provocation ! », s’écrie-t-il.
Il ordonne alors de téléphoner au Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou pour protester contre cette situation et lorsque, arrivé à Sainte-Anne, une propriété religieuse de la vieille ville de Jérusalem appartenant à la France, il est informé que des tireurs d’élite israéliens sont postés à l’intérieur, le président explose : « Je ne veux pas d’hommes armés en France ! ».
Le retrait des soldats israéliens est salué par des exclamations enthousiastes : « Chirac a libéré Jérusalem ! ». Le chef de l’État français est accueilli comme un héros par la foule, et les journaux rapportent même que des parents palestiniens donnent alors à leurs nouveau-nés le nom de « Jakchirac ».

La popularité de Chirac grimpe en flèche, et ce à travers tout le monde arabe et musulman.

Rien de comparable pour Macron: pas de bain de foule , pas de policiers pour l’empécher, une simple mise en scène … et une volonté affirmer de foutre le bordel pour faire parler de lui:

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Attendu chez les Pères blancs qui tiennent ce domaine pour évoquer les chrétiens d’Orient, Macron a préféré au dernier moment s’offrir une longue balade dans les ruelles millénaires, saluant les marchands du souk et se rendant au Saint-Sépulcre. C’est là qu’il fait savoir qu’il veut se rendre sur les deux autres Lieux saints de Jérusalem, le mur des Lamentations et l’esplanade des Mosquées. Au débotté, la promesse d’un beau balagan ou d’un faouda (chaos) diplomatico-sécuritaire, bref, la pagaille en hébreu comme en arabe, les entrées sur l’esplanade faisant l’object de subtils (et inflammables) accords entre la Jordanie et Israël. Ou, pour reprendre la novlangue californienne d’une attachée de presse, en pleine sueurs froides : «Il veut faire un happening Mur-Esplanade ? Mais what-the-fuck ?»

Les contraintes locales, le subtil rapport de force politico-religieux, le protocole, Jupiter en Terre Sainte voit au-delà, dans ce «palimpseste» qu’est Jérusalem, «un si petit endroit source de si grands jaillissements…», s’enflamme-t-il. Au soleil couchant, le voilà devant le scintillant Dôme du Rocher. Pendant ce temps, à Ramallah, Mahmoud Abbas attend…

Le geste de Macron n’a aucune signification géopolitique, il s’adresse aux Français…

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Guillaume Gendron

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la réforme Macron des retraites: qui a eu cette idée folle?

Réponse : les socialistes, Terra Nova , la CFDT

https://www.monde-diplomatique.fr/2010/12/STERDYNIAK/1993930623851_1222636077871520_1321207785077080064_n

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Investissements à l’étranger : la France victime d’une hémorragie

 

Se trouvera t il un journaliste pour accepter d’aller plus loin que les communiqués de l’Elysée et se pencher sur les statistiques de l’OCDE ? Les capitaux fuient la France et personne n’en parle, le pays est peut être attractif pour les étrangers mais les investisseurs français  le considèrent comme l’ enfer sur terre.

Une France attractive pour les étrangers

Il existe un paradoxe, la France s’en sort bien pour attirer les IDE entrants (investissements directs  venant de l’étranger )  mieux que l’Allemagne  mais moins bien que l’Espagne   ou que le Royaume Uni (trois fois plus) en plein Brexit…

Attirer 37 milliards d’euros  d’investissements étrangers dans un contexte de ralentissement généralisé démontre que nous avons encore des atouts . Les activités de R&D représentent 10 % de l’ensemble des investissements étrangers en France en 2018 ; elles ont progressé de + 3 % par rapport à 2017 et de + 9 % en moyenne depuis 5 ans. 2 793 emplois ont été créés ou maintenus par des activités de R&D, en hausse de 23 % par rapport à 2017. Les Etats-Unis sont le 1er investisseur étranger en R&F en France, avec 26 % des décisions d’investissement enregistrées dans cette fonction. Nos pépites intéressent les investisseurs étrangers…Selon le Baromètre réalisé par Kantar Public, 88 % des chefs d’entreprise étrangers estiment que la France constitue une destination attractive pour les entreprises, et 78 % des entreprises tirent un bilan positif de leurs investissements en France

 

La France plus encore répulsive pour le capitalisme français

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Hélas les investisseurs français  fuient notre pays comme le démontrent les flux d’IDE sortants ( investissements directs des Français à l’étranger ). Nous sommes après le Japon  le deuxième pays au monde  pour l’hémorragie des capitaux alors que les Américains désinvestissent à l’étranger pour réinvestir chez eux.

Une telle situation a des conséquences sur les performances de notre système productif, c’est une maladie qui frappa durement la Grande Bretagne du XXème siècle puis les Etats

Avec 102 milliards de dollars de flux sortants pour 2018 il faut parler d’hémorragie, c’est plus du double qu’en 2017 ! Chacun remarquera que le Royaume Uni  du Brexit n’a pas connu de fuite des capitaux et que nos fantasmes en la matière ne représentent pas la réalité. Il y a bien un problème et une preuve s’il en fallait une que la suppression de l’ISF n’a eu aucun impact positif  sur les capitalistes français…

Plus concrètement le premier rang de la France en matière  de prélèvements obligatoires affecte notre capacité à séduire les investisseurs nationaux. En France les profits d’aujourd’hui sont les investissements et les emplois…à l’étranger

 

Ce qui compte c ‘est le solde … et la nature des investissements

 

Des ide entrants et des ide sortants, mais quel est le solde seule mesure véritable de l’attractivité ?

La définition  classique de l’attractivité ne prend en compte que les flux entrants ce qui montre ses limites.C’est une des spécificités de la France : elle compte beaucoup de grands groupes qui investissent lourdement à l’étranger. Pour l’Hexagone, « la conquête de marchés a pris la forme d’investissements directs à l’étranger plutôt que d’exportations », souligne Laurent Burelle;

pOURQUOI?

Nous perdrions 67 milliards d’euros dans  ces flux d’investissements, 3% de notre Pib , le plus mauvais résultat de toute l’Europe quand le Royaume Uni enregistre un excédent d’arrivées  de 2 milliards  et les Etats Unis de 330 milliards …

La Banque de France confirme  ce mauvais bilan  2018 avec d’autres chiffres : 51 milliards d’excédents de sortants ( sortants 102, entrants 51).

Une amélioration semble avoir lieu au dernier semestre 2019…

https://www.banque-france.fr/sites/default/files/webstat_pdf/bdp_fra_2209_fr_bdp_stat_info_novembre_2019_fr_v2.pdf

 

Les entreprises françaises investissent davantage que la plupart de leurs voisines européennes mais de manière différente

Les effets de ces dépenses sur l’économie sont peu visibles, que ce soit sur le plan de l’emploi ou du commerce extérieur. Ce phénomène s’explique peut-être par le choix des industriels de miser sur la conception des produits au détriment de la production.

Si on se focalise sur les industries de fabrication, le taux d’investissement en France, c’est-à-dire les dépenses d’investissement par rapport à la richesse créée, est de 25,7% contre 19% en Allemagne en 2016. Seule la Suède fait mieux.

. De même, de précédents travaux ont démontré que pour résorber son déficit commercial, la France doit améliorer le « rapport qualité-prix » de ses produits. Des investissements soutenus devraient donc logiquement améliorer la qualité des produits « made in France » et les rendre plus compétitifs. Ce n’est pas ce qui s’est produit. Au contraire, la part de marché française dans les exportations mondiales a recommencé à chuter en 2017.

 
Parmi les raisons qui expliqueraient ce « paradoxe » français, les auteurs ont constaté la faiblesse des investissements dit « matériels », autrement dit en équipements et en machines, des entreprises françaises.

Le taux d’investissement en machines et équipements atteint 6,2% en France en 2015, soit moins que son niveau d’avant crise. À l’inverse, il s’élève à 7,7% en Allemagne et 15,1% en Italie.

En plus, les entreprises françaises préfèrent renouveler leur matériel plutôt que de le moderniser ou d’augmenter leurs capacités de production. D’après l’étude, cet arbitrage peut expliquer en partie la moindre efficacité de l’investissement en France, car miser en priorité sur le renouvellement des machines « ne contribue pas a priori à améliorer l’offre de produits et donc la compétitivité ».

Selon les auteurs, les dispositifs incitatifs mis en place sous le quinquennat de François Hollande n’ont pas montré d’effets significatifs. Et les mesures prévues par Emmanuel Macron ne devraient guère améliorer la situation.

Innover en France, produire à l’étranger ?Si les industries françaises dépensent peu en investissements matériels, elles mettent en revanche le paquet sur « l’immatériel », qui regroupe un champ vaste : de la recherche et développement (R&D) aux les logiciels, en passant par la formation et la publicité. Ces dépenses sont plus élevées qu’aux États-Unis et se rapprochent du niveau de la Suède.

Les industries tricolores mettent surtout le paquet sur la R&D, qui « apparaît comme la première destination des efforts d’investissement du secteur ». En effet, sur 10 euros investis, 4,30 euros partent dans la recherche (cette part est similaire en Allemagne). Le phénomène a été encouragé par la réforme en 2008 du « CIR », le fameux « crédit impôt recherche ».

Là est le cœur du « paradoxe » français, car en théorie stimuler l’innovation devrait améliorer la qualité des produits et redresser les parts de marché à l’export des entreprises françaises. Or, on l’a vu, ce n’est pas le cas. Les auteurs notent cependant que cette stratégie peut être « encourageante pour le futur », car on peut considérer que les effets de ces investissements sont « plus longs à se matérialiser ».

Ils avancent aussi une autre hypothèse, selon laquelle, les entreprises françaises auraient choisi de mettre le paquet sur la qualité de la conception des produits, au détriment de leur production. Mieux, les industries tricolores auraient choisi de satisfaire la demande extérieure, non pas en exportant, mais en implantant leurs sites de production à l’étranger.

« Pour les groupes français en question, la France verrait ainsi se réduire son rôle de site de localisation d’activités de fabrication mais conserverait un rôle important pour les activités des sièges sociaux avec, à la clé, d’importants investissements immatériels (R&D, logiciels, publicité, etc.). »

On comprend mieux le paradoxe français , les profits de nos entreprises sont investis à l’étranger , d’où le record d’ide sortants

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Le saccage des valeurs

Avatar de maximetandonnetMaxime Tandonnet - Mon blog personnel

Voici deux affiches. L’une a été interdite à Paris (la mairie a exigé son retrait, la justice a annulé cette décision mais les autorités ont maintenu leur interdiction malgré le jugement). L’autre en revanche, fleurit en toute normalité sur les murs du métro. Entre les deux affiches, laquelle est interdite et laquelle est librement déployée?

Par un étrange phénomène d’inversion des valeurs, l’invocation du père de famille traditionnel est maudite et l’image sexuelle exhibée en toute banalité. Qu’il y a t-il derrière cette inversion des valeurs? L’époque baigne dans l’hypocrisie. Elle s’indigne à juste titre et condamne les écrits et prises de position pédophiles du passé (affaire Matzneff). Mais elle tolère une affiche malsaine qui touchera forcément et peut agresser des millions d’enfants  de tous âges, y compris de deux à 14 ans. Dans 20 ou 30 ans, la société médiatique s’offusquera peut-être: comment a-t-on pu faire une chose pareille…

Voir l’article original 98 mots de plus

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Histoire de la gastronomie en France, l’exemple du Périgord

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Christian Coulon écrivait en 2008 : Selon un sondage de la Sofres, 44 % des Français estiment que le Périgord est la région de France où l’on mange le mieux.

Mais qui est à l’origine de la réputation gastronomique du Périgord ?

La gastronomie périgourdine s’inscrit dans une parenthèse temporelle courte. Elle est née de la capacité des femmes à faire la synthèse entre les savoirs de la cuisine noble et bourgeoise, souvent parisienne, et la qualité des produits locaux. Le quotidien étant plutôt caractérisé par une frugalité, une monotonie et une uniformité alimentaire, les moments de fête laissent s’épanouir un véritable culte de l’abondance et de l’hospitalité.

Tout comme la cuisine des « mères lyonnaises », la cuisine des femmes en Périgord, inséparable d’une sociologie rurale, appartient aujourd’hui au passé.

C’est ce que j’ai voulu présenter dans : »Yvonne Gibertie , la cuisine des femmes en Périgord » https://www.amazon.fr/Yvonne-Gibertie-cuisine-femmes-P%C3%A9rigord/dp/B081KQ7JYY

Il en reste de merveilleuses recettes et une vitrine touristique.

Nul concept n’est mieux approprié que celui de terroir. Une étendue de terre exploitée par une collectivité rurale ; une certaine homogénéité physique, originelle ou liée à des techniques culturales aptes à fournir certains produits agricoles.

La gastronomie du Périgord est la clef de voûte d’un équilibre  d’une harmonie entre  une civilisation rurale  en mouvement et des produits d’exception qui engendraient de beaux paysages.

Comprendre notre gastronomie, c’est donc rendre hommage aux artisans  de ce grand mouvement pour sortir de la misère et tourner la page  du temps de croquants .Le pays immobile se mit en mouvement des années 1950 aux années 1980, un peu en décalage avec les fameuses « Trente Glorieuses ».

C’est  l’histoire d’Yvonne Gibertie  et de bien des paysannes du Périgord.

 

1 Richesse et pauvreté en Périgord avant l’invention de la gastronomie régionale

 

A la nourriture des croquants

Jacquou le Croquant, foisonne de passages faisant référence au manque de nourriture :

 « Tout en mangeant cette boule de farine de maïs, pétrie à l’eau, cuite avec des feuilles de chou, sans un brin de lard dedans, et bien froide, je pensais à toutes ces bonnes choses vues dans la cuisine du château et, je ne le cache pas, ça me faisait trouver la mique mauvaise, comme elle l’était de vrai [

Richard Baudry précise avec le regard de l’historien :

« Mangeur de châtaignes et de maïs, le paysan périgourdin est aussi un étonnant consommateur de raves mangées bouillies, rôties ou cuites sous la cendre « elles servent à nourrir les hommes pendant l’hiver». Ces raves accompagnées des haricots et des fèves qui « suppléent aux grains qui font le pain », des pois, des lentilles, des légumes verts (les « herbes » de l’époque) entrent dans la composition de la soupe où ils ont mis beaucoup de sel et un peu d’huile de noix … », cette huile de noix qui donne l’apparence du bouillon à l’eau chaude dont ils trempent la soupe. »

 

Ici pas d’impérialisme du froment, mais une domination écrasante du maïs (il nourrit mais bloque la croissance) et des châtaignes dans l’alimentation des foules paysannes

La forêt s’étend sur 25 % du sol,le châtaignier a trouvé ici son terrain d’élection, il occupe à lui seul 31 °/o des superficies forestières et, grâce à lui,

 

Dans le cours de l’année deux aliments se succèdent, formant à tour de rôle la base de l’alimentation : les châtaignes en hiver, le maïs au printemps

La  forte vulnérabilité aux variations climatiques et aux canicules.

L’hiver de 1709 s’intercale lui-même entre deux phases caniculaires : les canicules tuent : à l’échelle française, on peut estimer les pertes à 200 000 personnes environ en trois ans (1705, 1706 et 1707). Cet excédent de décès résulte d’épidémies meurtrières, dont on peut penser que certaines (dysenterie en 1706 et 1707 notamment) ont été favorisées par les épisodes de très forte sécheresse et chaleur estivale, par l’infection des rivières et des nappes phréatiques . Avec sauterelles africaines jusqu’en Languedoc

 

 

B que se passe t il du côté des riches ?

Abondance de nourriture  mais pouvait-on pour autant parler de gastronomie ?

Les historiens s’intéressent aujourd’hui à l’histoire de la cuisine   et ils nous montrent combien ripaille et abondance ne rimaient pas avec raffinement et gastronomie  dans les catégories dirigeantes. Il y avait du gibier à foison  mais la viande était souvent bouillie et pour retrouver du goût  ou pour cacher un caractère faisandé trop prononcé , l’on avait recours aux épices . Si souvent des pâtés sont évoqués, il s’agit plus d’un procédé de conservation que d’une recette. Personne n’aurait mangé les croûtes . »

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02264437/

 

Viande bouillie, épices, menthe, pie… Cela ne vous rappelle rien ?  Nos amis britanniques ont certainement la cuisine qui se rapproche le plus de celle du Moyen Age ou de la Renaissance .Il suffit d’y rajouter les nouvelles épices (curry…) .

L’un des grands mérites de Jean-Louis Flandrin est d’avoir réussi à donner du sens à l’histoire des pratiques culinaires françaises dans leur contexte européen. le détail de l’évolution des

. Cette étonnante diversité de goûts combinés selon des règles qui ne nous sont pas toujours claires, était obtenue par l’usage d’épices orientales, objets d’un commerce de luxe international, qui a suscité maints appétits de domination et voyages au long cours. Le goût médiéval se caractérisait globalement par la recherche de saveurs acides, aigres ou acidulées alliées à celles fortes d’épices orientales dont les plus employées étaient la cannelle, le gingembre, et les graines poivrées. La liste complète en comptait au moins une douzaine, tels mastic, galanga, graine de paradis, poivre long, , cumin, macis, safran, etc. Non seulement la très grosse majorité des plats contenait des épices, mais on aimait aussi boire de l’hypocras, un vin miellé ou sucré fortement épicé dont l’usage remontait à la Rome Antique .La cuisine d’alors consiste à cacher au mieux tous les défauts des mets.

Montaigne, faut-il le rappeler est Périgordin mais s’il évoque à plusieurs reprises  la nourriture dans les Essais, nous sommes très loin de la gastronomie du terroir.

Le stoïcien baffre  « C’est indécence de manger goulûment comme je fais : je mords ma langue et mes doigts de hâtiveté.» . Parmi les mets qu’il aime : le pain sans sel, les sauces, le poisson, les huitres, les viandes conservées dans le sel, le melon, les artichauts et le vin blanc et le clairet  plus que le rouge. Il coupe d’eau son vin.

Marie Raulet fut à la fin du Moyen Age une des premières pâtissières et sa boutique se trouvait place du Gras. Les archives conservent une charte de 1498 rappelant le serment des futurs pâtissiers.Mais ne nous y trompons pas le pâté d’alors désigne surtout le contenant, la pâte qui protège et que l’on ne mange pas. A l’intérieur, des anguilles, des foies de volailles et surtout des perdrix , des grives ou des merles, le tout mariné et avec beaucoup d’épices.

Le Pie à l’anglaise…Une cuisine qui peut être raffinée  qui est liée à la première mondialisation ,  diététique couteuse …    Moderne

 

II      Comment naquit la gastronomie régionale et comment les femmes la sublimèrent

A une rupture qui vient d’en haut

Dans « La gourmandise entre péché et plaisir » Philippe Meyzie montre comment la gourmandise se libère peu à peu en France au cours du XVIIIe siècle pour se rapprocher du plaisir des sens. Cette valorisation nouvelle invite à s’interroger au rapport des hommes à leur nourriture, aux réflexions des philosophes sur le goût ou aux formes d’expression de cette gourmandise.

Le XVIIIe siècle propose un nouveau regard et un nouveau jugement sur les plaisirs culinaires. Il ouvre la voie à la naissance de la gastronomie.  La gourmandise s’inscrit dans la célébration du sensualisme. L’hédonisme et la morale chrétienne cohabitent autour de la table des Lumières : la table de Voltaire, les repas de Louis XV à Choisy. En France, la valorisation du goût entraîne une tolérance plus grande vis-à-vis des plaisirs de la chère et le développement d’une cuisine raffinée.

Les britanniques ne connurent pas cette révolution culturelle et ils continuent à manger de la viande bouillie…C’est bien en  France et mieux encore à Versailles qu’a lieu la Révolution à l’origine de la gastronomie moderne.

En 1962 un éditeur de Limoges passionné d’histoire, René Dessagne a le coup de génie de rééditer  un ouvrage tombé dans l’oubli . « Le Cuisinier Roïal et Bourgeois » du limousin François Massaliot. Il  est protégé  par  le frère de Louis XIV , Monsieur,  et tous les membres de la famille l’apprécient .

La cuisine aristocratique décide de remplacer les épices  par des aromates produits sur le territoire du royaume : ciboulette, échalotes, anchois, câpres, champignons, et en particulier la truffe noire qui devient le symbole de la haute cuisine. Les sauces acides et maigres du Moyen-Âge sont abandonnées au profit des sauces grasses qui laissent plus de place au goût propre des aliments. Le gras transmet le goût.

 

Il faut cependant attendre la fin du XVIIIe siècle pour que les premiers restaurants fassent leur apparition. A cette époque « le bouillon restaurant » est une sorte de pot au feu. Le terme est peu à peu  utilisé pour désigner l’établissement où l’on sert le plat.

L’approche de Meyzie est révolutionnaire , il démonte le processus de création  des gastronomies régionales . L’ouverture sur les produits coloniaux, les ressources du terroir  mais plus encore les formidables besoins de Versailles et de Paris  furent les moteurs de la grande transformation.

Les produits des terroirs prennent en effet une place grandissante dans les consommations des élites comme en témoignent livres de dépenses de bouche et repas. La précision donnée aux convives sur l’origine géographique de ces mets suggère que celle-ci est bien alors un signe de qualité distinctif.

Dès lors, la truffe devient un mets recherché des élites et les truffes noires du Périgord voient leur réputation grandir grâce à cette nouvelle orientation de la haute cuisine. Chaque année en janvier et février, le contrôleur général des finances Calonne fait ainsi acheminer à Paris et à Versailles des paniers contenant plusieurs livres de truffes du Périgord.

La noblesse et l’aristocratie apparaissent comme des meneurs d’opinion et des prescripteurs de goûts qui, par leur demande et leur prestige social, construisent la renommée de certains mets. A l’instar de la famille de Taillefer, la noblesse du Périgord contribue largement à la renommée des produits locaux (truffes, pâtés, volailles truffées).

 

Ainsi, chaque année les consuls de Périgueux dépensent des centaines de livres. Entre 1775 et 1785, environ 13 % des dépenses concernent les fêtes et les cérémonies [24][24]J.-C. Guillabot, La vie consulaire à Périgueux 1739-1789, TER,…; tout au long du siècle, les envois de dindes aux truffes, de pâtés ou de truffes représentent la plus grande partie de ce poste budgétaire. En 1734, 120 livres sont payées au pâtissier Villereynier pour l’envoi de deux pâtés de perdrix rouges [25][25]AM Périgueux, CC 122.; en 1779, le célèbre traiteur Courtois reçoit 633 livres 8 sols « pour le montant des envois qu’il a faits pour l’hôtel de ville » [26][26]AM Périgueux, CC 132..

La capitale joue un rôle centralisateur pour ces produits qui acquirent en partie leur renommée grâce au marché parisien. Parmi les marchands, les épiciers occupent une place majeure dans leur commercialisation

.

 

Contrairement à des légendes bien entretenues  le Périgord ne vivait pas en vase clos et pour répondre à la demande une activité gastronomique vit le jour. Il fallait des femmes pour gaver oies et canards, cette production revendue en ville permettait  de trouver de quoi payer les impôts . Nul doute que le système du métayage , caractéristique de la région, participât  à ces échanges .

La dinde truffée fut bien avant l’oie grasse et le canard, la spécialité la plus ancienne et la plus célèbre du Périgord.

La «carte gastronomique de la France», réalisée par Jean-François Tourcaty et publiée en 1809 dans l’ouvrage Cours gastronomique de Charles Louis Cadet de Gassicourt  vérifie la thèse  de la naissance des terroirs  avec une spécialisation  des productions  régionales. Pour le Périgord : dindes truffées, volailles grasses  nous distinguent  des provinces environnantes .

https://digital.library.cornell.edu/catalog/ss:3293759

La  Carte des productions gastronomiques de la France avec ses chemins de fer ( vers 1850) confirme cette spécialisation en rajoutant le pâté, les porcs et les châtaignes .

La grande enquête de Cyprien Brard en 1833 atteste de l’amélioration des conditions de vie et de la possibilité  pour les paysans  d’approvisionner la ville  en produits de qualité.

Ainsi à La Chapelle Aubareil la récolte de truffes dépasse chaque année 250 kg , les paysans les vendent tout comme une bonne partie du froment  produit. Ils se nourrissent d’un pain de seigle et de maïs , de pommes de terre.

La viande de porc  complète désormais l’alimentation , l’enquête est explicite sur la viande salée et le troupeau dépasse  les 400.

L’enquête évoque une forte augmentation du nombre d’animaux depuis l’introduction du trèfle et des raves . On compte 200 bovins et 2200 moutons .

La misère s’éloigne, le monde paysan peut enfin découvrir les bons repas des jours de fête…

 

Entre 1750 et 1850  s’impose en ville le fameux « pâté au foie gras truffé »

Certains affirment que l’histoire du « Pâté de Périgueux » serait bien plus ancienne  et relèverait de l’art des maîtres pâtissiers de la ville.

Au 17eme avec un Villereynier , la qualité des pâtés s’améliore, les perdrix désossées contiennent désormais une farce avec truffe, veau et foie de volaille.

 

Au milieu du 18ème le contenant a changé, la pâte laisse la place à des récipients en  céramique ou en fer. Il est possible  d’ en admirer quelques exemplaires portant les noms des pâtissiers   Courtoy et Michellet  à Périgueux.  La cuisson du pâté pouvait avoir lieu  dans  ces  terrines de céramique.

Les meilleures préparations consistent en perdreaux désossés, garnis de farce , confits dans de la graisse puis placés dans une terrine et recouverts de graisse pour qu’on puisse les conserver  et même les déguster à la cour du grand Frédéric . Aujourd’hui les meilleurs artisans et une confrérie s’efforcent de faire vivre la tradition.

B la naissance de la gastronomie paysanne

 

. Les anciennes paysannes , les plus misérables , savaient cuisiner pour les jours de fêtes , ce que confirment les historiens et en particulier Richard Baudry.

L’art du pâté passa rapidement des maîtres pâtissiers aux paysannes sans doute venues travailler à la ville  et personnalisant les recettes.

Un beau morceau de foie gras qui se « nourrit  »d’un liant de chair de porc et d’œuf aromatisé au madère , le tout recouvert de lamelles de truffes.

Chaque cuisinière conservait le secret pour le liant et pour l’alcool qui parfumait .

La consommation de la viande en Périgord comme partout est un critère de position sociale. Les comptes de fournisseurs conservés dans les papiers de la noblesse, les livres- journaux des curés périgourdins révèlent les quantités étonnantes de viande de boucherie, de volailles et de gibiers consommés tout au long de l’année, à l’exception de la période du Carême, pendant laquelle les achats de poissons dominent.

Dans les familles paysannes la consommation de viande n’est pas inexistante. Le problème est de la cerner avec précision. Au vu des innombrables redevances en volailles que l’on peut relever, il semble que l’entretien de quelques poules ou canards est un phénomène général, même chez les plus pauvres, et qu’il n’est pas possible de nier leur apparition sporadique dans la composition des menus.

Les paysannes purent diversifier cette cuisine originelle en profitant d’une lente amélioration des conditions de vie entre 1750 et 1850.

Point de grande révolution agricole pour l’expliquer mais des ruptures souvent négligées.

Les physiocrates  diffusent la culture de la rave (en réalité le navet du Limousin)). Contrairement à ce qu’ils pensaient la rave ne permet pas l’élevage mais améliore la soupe des paysans .

La disparition des droits féodaux et de la dîme du clergé  augmente d’un bon tiers la quantité de nourriture disponible . Avec la forte baisse des impôts de l’Etat la révolution fiscale permet aux paysans de garder pour eux le cochon et les volailles  qu’ils devaient vendre jusque-là.

Le lard, la graisse d’oie  apportent de nouvelles sources de matière grasse.

La vente des biens du clergé permet la naissance d’une petite paysannerie propriétaire.

La fin des privilèges conduit à une explosion du braconnage et la chasse  fournit une ressource en viande non négligeable .

Après le blatz roge  ou blé d’Espagne ( le maïs), la pomme de terre entre massivement dans la consommation familiale.

Entre 1860 et 1960 rien ne changea ou presque.

Mais qui avait en charge le gavage et la transformation des oies et des canardes, de ce que l’on appellerait aujourd’hui la filière ? Les femmes, seulement les femmes, explique Duhart  et elles conserveront ce rôle jusque vers 1980.

La carte gastronomique  de la France  publiée par Alain Bourguignon en 1929 témoigne de l’âge d’or de la France des terroirs et du triomphe de la gastronomie régionale .

https://agriculture.gouv.fr/que-vive-la-geographie-gastronomique.

Les produits caractéristiques du Périgord se sont multipliés, des lamproies aux écrevisses, du veau aux volailles grasses mais surtout la carte reprend toutes les recettes  chères à Curnonsky.

C’est alors que les femmes sublimèrent la gastronomie régionale, en Périgord comme ailleurs …

 

Le surnom de mère a été popularisé  par le succès de la cuisine des femmes à Lyon mais ces maitresses femmes sont bien les créatrices des cuisines régionales et leur histoire se ressemble.

Rien de péjoratif dans ce terme dont l’origine vient sans doute des femmes qui nourrissaient les compagnons du tour de France , les « mères des compagnons »

Il  s’agit de paysannes  au caractère fort, parfois même plus, elles décident de changer de vie sans pour autant devenir domestiques des bourgeois  toute leur vie.

Le passage par la case employée de maison se retrouve souvent car elles ont besoin de gagner leur vie  et elles en profitent pour apprendre , intégrer des éléments de la cuisine bourgeoise.

Certaines, comme Maman   sont employées à la journée pour les banquets.

Vient ensuite l’ouverture de la maison, de l’auberge à laquelle toute leur vie sera consacrée. Il leur faut beaucoup d’autorité pour imposer ce choix.

Leurs premiers clients sont les gens du cru souvent les ouvriers, les représentants, les artisans passant par là.  Ils reviennent avec leur famille, commandent un repas de fête. La mère peut alors se donner pleinement.  La clientèle modeste les oblige à éviter les produits trop coûteux des grands chefs.

 

Pas question de proposer de grandes assiettes avec au centre, à peine de quoi remplir une dent creuse, cette clientèle-là travaille dur, elle a donc faim…

L’auberge de campagne  accompagnait les générations  et le banquet,  confirment les historiens, jouait  un rôle déterminant dans la diffusion de la gastronomie périgourdine.

Dans chaque ville , à Sarlat, Brive et ailleurs  une clientèle exigeante détermine la réussite d’une bonne table . C’était vrai en 1880, ça l’était encore un siècle après et Maman  la connaissait bien .

Le succès de la cuisine des femmes ne doit rien aux guides gastronomiques, mais tout aux bouches à oreilles  et à quelques habitués, gourmands et bavards…

 

III LA GASTRONOMIE  COMME GRAMMAIRE D’UNE CIVILISATION

 

 

Cette histoire de la gastronomie régionale participe à ce que Braudel appelait la « grammaire d’une civilisation ».

 

 A la cuisine de terroir

 

 

La cuisine  hérite toujours des produits du terroir . Celle des femmes en Périgord trouve ses racines dans la production agricole locale : le pain, le vin , la viande . La nature  contribue  elle aussi avec le gibier et les écrevisses , les cèpes et les truffes. Mais les ingrédients du miracle culinaire sont-ils toujours à notre disposition ?

 

Jadis le Périgord Noir  produisait un bon vin claret à partir de vieux cépages  mais l’Amérique nous envoya le phylloxera à la fin du dix-neuvième siècle

Le Noah était  le cépage le plus connu. Vigoureux il n’avait pas besoin d’être sulfaté mais les raisins à la peau épaisse ne sont pas très bons et le vin a un goût peu agréable. Le Noah  blanc se sublimait, utilisé pour l’eau de vie à laquelle il donnait un goût de framboise et surtout pour le pinot local qui servait d’apéritif dans toutes les fermes . Il ouvrait et fermait le ban  pour tous les repas de fête.

Dès 1934 en effet les députés  soucieux de la santé publique  interdirent de vinification les fameux cépages  qui rendaient fous les buveurs.

En vérité les études scientifiques ont toutes démontré que ces vins ne rendaient pas plus fous que les autres mais nos campagnes furent les victimes d’une belle intoxication médiatico politique.

Les années Trente correspondent  à une période de surproduction avec le développement du vignoble algérien.

Point de cèpes en belle quantité sans châtaigneraie  de qualité. Ah le châtaignier, notre arbre à pain …

Les beaux arbres jadis greffés se transmettaient de génération en génération comme les oliviers  dans la civilisation méditerranéenne. Je me souviens  de ma mère nettoyer le sous-bois car l’arbre est exigeant.

Les châtaignes étaient destinées à notre alimentation , les noix  à la vente et accessoirement à la fabrication de quelques gâteaux et d’huile .

Les châtaignes nous accompagnaient l’hiver durant . Nous les consommions  simplement cuites

Impossible d’évoquer la générosité de la nature  sans se souvenir de la chasse, moment essentiel pour les hommes.

La cuisine des femmes en Périgord naquit  de la fête, du besoin d’oublier la banalité de l’alimentation quotidienne  en célébrant une abondance  éphémère.

L’aventure de ma mère passa par la rencontre de la tradition paysanne et de la gastronomie bourgeoise. J’ai déjà évoqué les anciennes qui travaillèrent dans les châteaux

Les domestiques du Docteur Brugère de Montignac  venaient de la Tour d’ Argent , ils aimaient bien  ma mère et lui confièrent une recette  du célèbre restaurant : le canard à l’orange.

Ainsi, comme dans le festin de Babette, les papilles paysannes découvrirent un plat venu

 

 

La gastronomie du Périgord tire ses racines de sa terre, de ses produits mais également de sa civilisation. Dans un monde qui manquait de beaucoup il fallait tourner la page de la privation et du temps des croquants. Quel meilleur moyen que d’utiliser l’exubérance de la table ?

 

 B LA CELEBRATION DE LA GRAND MESSE

A trois moments de l’histoire le Périgord et ses produits bénéficièrent de l’attention des élites de la capitale . Trois moments de consécration de  la gastronomie et du travail des femmes :

-La fin du 18eme siècle et au siècle suivant le courant régionaliste.

-l’entre deux guerres

-les années 1960

La gastronomie paysanne périgourdine doit beaucoup à Eugène le Roy et au mouvement régionaliste qui défendit en même temps les meilleures recettes, les traditions et la langue.

Les régionalistes sont les contemporains des améliorations des conditions de vie dans les campagnes, les clients des meilleures auberges .

Le mouvement félibréen, intègre la cuisine comme  élément central de la culture occitane au même titre que l’histoire, la langue ou la littérature locale.

Les plus fidèles clients de Maman , ceux qui lui donnèrent confiance appartenaient à ce monde de l’Occitanie, des militants du Bien Manger  et des poids lourds à tous les sens du terme notamment le majoral Monestier qui écrivait à propos de la cuisine , dans sa revue Lo Bournat, «  elle est à la fois un  humanisme populaire et une recherche d’esprit». Il y avait également Berthou Secondat et Jacques Bouyssou de Sarlat.

La réputation de la gastronomie périgourdine doit également beaucoup aux guides de l’entre-deux guerres et aux premiers gastronomades.

« En défendant la cuisine des «terroirs», Maurice Sailland, alias Curnonsky entend promouvoir une idée encore assez neuve dans cette première moitié du XXe siècle, ce qu’il appelle la «sainte-alliance» entre le tourisme et la gastronomie.

Et puis, pour témoigner de ce lien entre le tourisme et la cuisine, le «Prince des Gastronomes» invente même un néologisme à la consonnance étonnamment moderne: «gastronomade», le gastronome qui voyage dans diverses régions».

http://www.slate.fr/story/135335/prince-gastronomes-curnonsky

 

Il faut attendre les années 1960/1980 pour qu’une nouvelle vague de gastronomades permette au Périgord  d’atteindre l’Olympe de la gastronomie.

Notre province bénéficie d’extraordinaires rénovations de ses vieilles pierres.

Le Périgord doit beaucoup à Henri de Ségogne , il préside la Société d’aménagement et avec Max Sarradet prépare le premier projet de rénovation du vieux Sarlat, il est à l’origine de la loi Malraux de 1962. La restauration du vieux Sarlat sert de modèle aux futurs secteurs sauvegardés. Par la suite, Ségogne sauvera Lascaux

L’écrin sarladais attire les metteurs en scène et le cinéma donne envie au tourisme de masse.

Les villageois s’en mêlent, à Salignac, Claude Lacombe fait revivre les vieux métiers d’antan  et mobilise la population pendant plusieurs semaines .

Le département dévoile ainsi sa ruralité et la présente en fin de compte comme une ruralité toute nouvelle : la modernité n’est plus l’apanage de la ville, on peut la trouver ici, dans ce pays de forêts et de villages et elle est compatible avec « un art de vivre montré comme résolument rural et présenté au travers de photographies de marchés locaux, de scènes de campagne, de rivières calmes et de repas gastronomiques à l’ombre d’arbres séculaires.

A la fin des Trente glorieuses  presque tous les Français  se souviennent de leurs racines paysannes, la mode est donc au tourisme vert  et au retour à la ferme …

e Mais pourquoi donc ces gastronomades  ne viendraient-ils pas  déguster les produits  à Fougeras ? L’idée cheminait dans la tête de maman et je ne pouvais que l’encourager .

Parmi les tous premiers clients, une jeune femme débordant d’énergie et au fort caractère, elle venait de Chavagnac, Danièle Mazet – Delpeuch .

Danièle et maman apprirent à se connaitre et à devenir complices . Plus jeune d’une dizaine d’années, la fermière de la Borderie a commencé à cuisiner pour son mari et ses quatre enfants  et elle a compris que la cuisine lui permettrait de s’en sortir.

Toutes deux ouvrirent leur restaurant à la ferme en 1974 , elles sont les authentiques pionnières de ce que l’on appelle depuis le tourisme vert.

 

  1. C) gastronomie et roman National

La IIIe République s’est  appuyée sur les fiertés régionales ­ les « petites patries » ­ pour forger le roman national .Le récit historique national en France met en valeur du « génie » régional des pays qui forment l’ensemble français, unique (et uni) dans sa diversité.

 

S’il fallait donner un exemple de la sublime entente incarnée par cette gastronomie, je reprendrai le film les « Saveurs du palais », l’histoire romancée de Danièle Mazet – Delpeuch.

. C’est un moment de convivialité, de communion, comme dans le film Le Festin de Babette. Le bien-être et le bonheur coïncident – c’est le moment du repas.

 

Cette France-là aboutit à une utopie, où la cuisine française s’avère un idéal culinaire pour tous les temps et tous les lieux, pour tous les cuisiniers qui transforment l’acte de manger en plaisir, Babette et Hortense symbolisent la puissance de cette identité culturelle.

https://www.cairn.info/revue-de-la-bibliotheque-nationale-de-france-2015-1-page-12.htm

 

 

 EPILOGUE

 

La ruralité vivante des années 80 n’est plus un concept utile pour 2020, les auberges isolées sont soumises aux mêmes règles que celles des centre-ville, interdits les petits panonceaux  qui guidaient les touristes dans le dédale des chemins vicinaux.

La forêt a déjà doublé de surface en Périgord et j’ai du mal à comprendre pourquoi l’administration entend protéger les résineux  et en particulier le pin maritime, de plus en plus présent .

Notre ruralité est morte et ma génération se contentera d’avoir connu les derniers paysans . La culture disparue survit dans le souvenir , les moments d’émotion et dans quelques recettes …

Nous assistons à la mort des terroirs avec la diffusion des normes et l’uniformisation des modes de production. Le veau d’ici ressemble au veau d’ailleurs  et tout se ressemble. Le retour au Moyen Age se prépare  avec le recours massif aux épices et autres artifices destinés à masquer la fadeur généralisée .

Ainsi va le monde et le mythe de la gastronomie médiatique, un monde d’hommes , de conventions et de modes . La tyrannie de la créativité peut conduire au bougisme .

Retour au Moyen Age  avec une utilisation massive des épices pour cette fois-ci cacher la disparition  des produits de terroirs.

On aime ou on n’aime pas…

Que reste-t-il de ce roman régional et national entre le burger, le kebab du quotidien et le « buddha Bowl healthy avec des falafels & des petits légumes » des cartes des grands hôtels ?

 

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Mortelle faiblesse — Maxime Tandonnet – Mon blog personnel

Le retour en France des djihadistes, ou membres de l’Etat islamique Daesh semble être à l’ordre du jour, à tout le moins envisagé. Ils sont au nombre de 200, détenus en Irak. Ce sont des individus qui ont participé à la commission de crimes abominables, ou les ont cautionnés par leur ralliement: extermination de populations […]

via Mortelle faiblesse — Maxime Tandonnet – Mon blog personnel

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Edouard Philippe ,la CFDT et l’Unsa s’entendent pour remplacer l’âge pivot par l’âge d’équilibre…

Ils estiment que les Français ne savent pas lire et sont des crétins

Lisez la lettre du premier ministre , il indique clairement

Que députés et sénateurs voteront en première lecture sans connaitre comment l’âge d’équilibre  sera atteint et ils n’auront pas à se soucier des équilibres financiers

Le parlement ne sert à rien dans la logique macronienne

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Que le gouvernement pourra décider de tout par ordonnance

Que le gouvernement mettra en place son âge pivot pour 2027 et ce dès l’été 2020

Que le gouvernement nationalise  les retraites et « pique «  les caisses  des libéraux  et de l’agirc arrco

Contrairement à l’esprit des fondateurs de notre système social les partenaires sociaux (patrons et syndicats ) sont éliminés du pouvoir de décision, l’Etat décidera de tout.

Dans sa lettre le premier ministre annonce clairement que les partenaires sociaux ne pourront décider des cotisations . Il leur laisse seulement la possibilité de « négocier »  avant que le parlement ne vote définitivement  en juillet prochain, sans avoir le droit de modifier les cotisations

La mise en place de l’âge d’équilibre  interviendra en 2027, la Cfdt  se réjouit parce qu’on n’en parlera plus… avant juillet 2020.

Plus grave en éliminant les partenaires sociaux et en mettant en place un système unique ( avec plein de régime spécifiques) l’Etat fait main basse sur les caisses pleines que géraient les partenaires .

Après 2 ans de « travail », 61 semaines de mouvement social, 32 jours de grève, Édouard Philippe pond une lettre aux syndicats et aux Français en précisant : « Sans accord avec les partenaires sociaux le gouvernement décidera par ordonnance »

On apprend, ce matin, que la fille de Brigitte bosse pour la #CFDT. Ce syndicat sensé défendre les salariés, est en fait un cheval de Troie pour faire passer ce qui, de toute évidence, n’est plus une réforme mais une CONSPIRATIONEOEL4WKX0AE0lf2

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le Réchauffement climatique n’est pour rien dans le désastre australien

Vous allez être déçu mais le « réchauffement climatique « n’est pour rien dans le désastre et les média ne vous le diront pas…

Tout d’abord un phénomène comparable à El nino, le dipole

https://www.ird.fr/la-mediatheque/fiches-d-actualite-scientifique/339-l-ocean-indien-un-declencheur-d-el-nino

Depuis la fin du printemps austral, l’Australie souffre d’une vague de chaleur exceptionnelle qui a vu de nombreux records absolus de température battus. Le vent et la sécheresse ont entraîné la généralisation de nombreux incendies colossaux et meutriers, notamment pour la faune.

Cette situation météorologique à haut risque est en partie liée au dipôle de l’océan Indien selon le Bureau Météorologique Australien (BOM) : « le principal coupable de nos conditions actuelles et attendues est l’un des événements dipôles de l’océan Indien (DOI) les plus positifs jamais enregistrés« , a déclaré le Dr Watkins, directeur des prévisions à long terme du Bureau de météorologie australien qui ajoute : « un DOI positif signifie que nous voyons moins de systèmes météorologiques porteurs de pluie et des températures plus chaudes que la moyenne dans de grandes parties du pays « .

Le dipôle de l’océan Indien, aussi connu sous le nom d’El Niño indien, est une oscillation irrégulière des températures de surface de la mer, la partie occidentale de l’océan Indien étant tour à tour plus chaude et plus froide que sa partie orientale.

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https://www.notre-planete.info/actualites/1130-feux-brousse-Australie-incendie-animaux

 

 

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https://www.nature.com/articles/s41598-019-49678-w?fbclid=IwAR0yiWcuBc6nX5nyNLd9yS5Ghmy9hmT8bjCp_VKmArTxgtMwtxajaWccwHk

 

 

Contrairement aux idées reçues le réchauffement du climat ne conduit pas à des sécheresses catastrophiques mais au contraire à un accroissement des précipitations en raison d’une plus importante évaporation des océans. Ceci a été clairement démontré en étudiant les chroniques du Moyen-Age relatives à la production agricole en Europe au cours de l’optimum climatique médiéval alors que les températures moyennes étaient de plus de 1,5 degrés supérieures à celles de ces 20 dernières années. A contrario un refroidissement du climat provoquera des épisodes de sécheresse prolongée puisque l’évaporation des océans diminuera. Ceci a été également démontré clairement avec l’étude des paléoclimats.

Des années 1970 à la fin du XXe siècle, la région du Sahel a souffert d’une sécheresse dont la durée et l’intensité restent inégalées. Cette sécheresse a été particulièrement marquée entre 1970 et 1990, avec une baisse de la quantité de pluie annuelle de 200 mm en moyenne, soit un déficit de 50 à 60 % dans la partie nord de la région.

L’insécurité alimentaire qui en a résulté s’est traduite par des déplacements de population vers les régions plus humides au sud et les grandes villes, créant les conditions d’une instabilité sociopolitique encore manifeste aujourd’hui.

La sécheresse s’étant progressivement atténuée au cours des années 1990, on a parfois parlé d’un « retour à la normale ». Certains auteurs ont même avancé que cette reprise des pluies était liée au réchauffement climatique, et que la hausse de la teneur en gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère favorisait le retour à des conditions plus humides sur le Sahel.

 

La situation australienne n’est en rien lié à un réchauffement climatique.

 

Malheureusement  les écologistes ont empéché que des mesures préventives soient prises

Un débat a d’ores et déjà éclaté en Australie sur les raisons d’un tel désastre. Les défenseurs de l’environnement, opposés à des feux préventifs permettant de nettoyer le « bush », sont montrés du doigt. « Certains membres du mouvement Vert se comportent comme des éco-terroristes, en menant la guerre contre des feux d’écobuage », a estimé David Packham, un expert de l’Université Monash de Melbourne.

les pompiers sont furieux  contre les politiques qui se sont laissés imposer le terrorrisme vert

L’ article ci dessous est de 2009 mais rien n’a changé depuis comme le démontre l’autre article

 

https://www.7sur7.be/ecologie/la-these-des-incendies-criminels-en-australie-est-confirmee~a5d58123/?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=socialsharing_web&fbclid=IwAR1vyENuAqZlphTTT_gZgJEMmiLcHZZXY-B6KxiI6bqrvz6x0zf4DkT34uY

 

De même  les incendies sont largement d’origine criminelle.

Par Alan Jones, 18 novembre 2019

L’ABC a recommencé la semaine dernière, admirant plus de 23 anciens chefs des pompiers et des urgences qui ont commenté, en dehors de leur domaine de compétence, une relation présumée entre les feux de brousse et le changement climatique.

Il vaut la peine de se demander comment les opinions non expertes de ces personnes sont même d’actualité.

Mais la propagande relative au changement climatique, de la salle de classe à l’université en passant par les politiciens et la plupart des médias, doit être préoccupante.

Comme l’éditorialiste The Australian ce week-end, «il est temps de prendre une dose d’eau glacée. Le changement climatique n’a pas provoqué les incendies.

La sécheresse et même des incendies meurtriers font partie de la vie australienne depuis plus d’un siècle… même si les Australiens ont éliminé tous les gaz à effet de serre du pays, environ 1,3% du total mondial, et ont flatté les extrémistes qui souhaitent réduire la consommation de viande, le pâturage et les vols. de façon notable, rien, pratiquement rien, ne serait réalisé… »

Eh bien, parlons d’abord des flammes «les plus mortelles».

Les Firey sont contraints d’exécuter leurs tâches par les Greenies et les politiques vertes – Oeuvre: Terry Pontikos

Un langage dramatique a été utilisé pour suggérer que la dévastation de la semaine dernière est «sans précédent», «apocalyptique», «catastrophique» et le résultat des «pires conditions de feu de brousse de tous les temps».

Alors, que faire de l’incendie du samedi noir à Victoria en 2009 qui a brûlé 450 000 hectares de terres, tué 173 personnes et détruit plus de 2000 maisons? Ou l’incendie du mercredi des Cendres à Victoria et en Australie-Méridionale en 1983, qui a brûlé 520 000 hectares, détruit 2 400 maisons et tué 75 personnes? Ou les incendies du mardi noir de Tasmanie en 1967, qui ont brûlé plus de 260 000 hectares, détruit quelque chose comme 1400 maisons et tué 62 personnes? Ou, en 1939, l’incendie du Black Friday, qui a brûlé près de deux millions d’hectares, détruit plus de 700 maisons et fait 71 morts?

Un langage dramatique a été utilisé pour suggérer que la dévastation de la semaine dernière est «sans précédent», «apocalyptique», «catastrophique» et le résultat des
«pires conditions de feu de brousse de tous les temps» – Image: AAP / Jeremy Piper

Ajouter du carburant au feu

Personne ne nie la gravité de ce que les gens et les pompiers ont traversé maintenant, mais il ne sert à rien de dorer le lis ici.

Vous ne pouvez pas avoir de feu sans carburant.

Deux facteurs par-dessus tout entrent en jeu ici.

En Nouvelle-Galles du Sud, lorsque Bob Carr était ministre, puis premier ministre, il a ratifié les mesures visant à abandonner les pistes d’incendie.

Les déménagements de Carr ont empêché ces pompiers d’avoir accès à ces pistes d’incendie, sous prétexte qu’il gardait quatre 4×4 et les campeurs à l’extérieur.

Le gouvernement (et combien de problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui sont créés par le gouvernement?) A mis des portes fermées à clé dans ces parcs nationaux et a planté de gros rochers à l’entrée des sentiers de pompiers.

Naturellement, les sentiers de feu sont maintenant envahis par la forêt de repousse, impénétrable à tout le monde sauf aux animaux indigènes et sauvages.

Les sentiers de feu sont maintenant envahis par la forêt de repousse, impénétrable à tout le monde sauf aux animaux indigènes et sauvages – Photo: AAP / Jeremy Piper

Pourtant, ce sont ces traînées de pompiers qui ont permis aux pompiers d’aller au cœur d’un incendie.

Ils pourraient alors créer des incendies et des défrichements.

Les pompiers pourraient mobiliser des engins de terrassement et éteindre le feu avec succès.

À cette époque, les bombardements à eau n’étaient pas en vogue.

Ce n’était pas nécessaire et, de toute façon, c’était trop cher. Les traînées d’incendie étaient «adaptées à l’usage».

Aujourd’hui, les pompiers savent qu’ils sont désespérément limités par l’endroit où ils peuvent accéder aux incendies. Ils doivent s’appuyer sur des stratégies de bombardement d’eau très coûteuses.

Les greenies, bien sûr, approuvent cette stratégie.

Sauf qu’ils, de façon inquiétante, préfèrent l’utilisation d’eau douce, que nous n’avons pas, à l’eau salée pour éteindre les feux de brousse.

Et cela aurait pour but de «protéger» l’environnement.

L’incendie du samedi noir à Victoria en 2009, qui a brûlé 450 000 hectares de terres, tué 173 personnes et détruit plus de 2 000 maisons.

Comme l’a dit un de mes auditeurs: «Cela ressemble à de la fiction, mais ce n’est pas le cas. Qu’est-ce que cette hypocrisie de «protection de l’environnement»? Quand avons-nous vu des députés verts, Zali Steggall, Adam Bandt, Sarah Hanson-Young et leur chef, Richard Di Natale, faire la queue aux côtés de Tony Abbott pour combattre les incendies? »

Le sénateur de l’époque, John Williams, a déclaré en 2013: «Le problème dans nos parcs nationaux est que nous avons ces feux sauvages avec d’énormes quantités de carburant par hectare; nous tuons les arbres, nous tuons les animaux, nous tuons les koalas et tout ce qui vit dans ces régions et nous appelons cela la conservation… »

Vous et moi appellerions cela la destruction.

Je le répète, vous ne pouvez pas faire de feu sans carburant.

Réapprendre à graver

Lorsque vous pensez qu’il y a sept millions d’hectares de parcs nationaux dans la seule Nouvelle-Galles du Sud, dont 200 à Sydney, et pourtant des brûlures de réduction des risques se sont produites sur moins de 1% des terres sujettes aux incendies, alors nous regardons un enfer potentiel.

Cela n’a rien à voir avec le changement climatique.

Le Dr Paul Read, codirecteur du Centre national australien de recherche sur les feux de brousse et les incendies criminels, estime le nombre annuel de feux de brousse en Australie à «62 000 et augmente».

Parmi ceux-ci, 13% sont lancés délibérément et 37% sont suspects. Cela signifie que 31 000 feux de brousse australiens sont le produit d’un incendie criminel ou d’un incendie criminel présumé, chaque année. Cela signifie que jusqu’à 85 feux de brousse commencent chaque jour parce que quelqu’un quitte son domicile et décide d’en démarrer un.

L’incendie du mercredi des Cendres à Victoria et en Australie-Méridionale en 1983, a brûlé 520 000 hectares, détruit 2 400 maisons et tué 75 personnes.

Des milliers d’hommes et de femmes risquent leur vie en combattant des incendies et beaucoup ont été délibérément éclairés.

Les entrailles du problème sont à nouveau le gouvernement.

Les gouvernements locaux sont blâmés pour tout cela, mais ils n’ont même pas le pouvoir de soulever un arbre tombé ou d’enlever une branche cassée.

S’ils veulent brûler à contre-courant ou réduire le carburant sur le sol de la forêt, ils doivent obtenir la permission du gouvernement de l’État et sauter à travers des cerceaux sans fin.

Autrement dit, si le gouvernement local veut réduire le risque d’incendie.

Les Australiens autochtones savaient comment faire face au feu. Nous n’avons rien appris d’eux. Le problème est simple. Il y a trop de carburant sur le sol et nous ne pouvons pas y arriver.

Affirmer que nous avons besoin de plus de bombardiers à eau et que nous devrons les acheter à l’étranger, c’est attaquer le symptôme, pas la maladie.

Sous-bois bureaucratique

Les stratégies actuelles nous font face à des conséquences potentiellement épouvantables et n’ont rien à voir avec la protection de l’environnement.

Nous avons besoin d’un organisme indépendant, retiré de tout gouvernement, avec un simple brief pour assurer la réduction des risques.

La semaine dernière, j’ai vu une pathétique défense de la politique du gouvernement lorsque le ministre de l’Environnement, Matt Kean, a déclaré que le gouvernement avait dépassé son propre «objectif quinquennal glissant de réduction des risques».

Et «cet objectif indique que sur cinq ans, en moyenne, nous ferons une réduction des risques de 135 000 hectares».

Les équipes du NSW Rural Fire Service surveillent le brûlage d’une ligne de confinement autour d’une propriété à Colo Heights, au nord-ouest de Sydney, le 16 novembre – Photo: AAP / Dan Himbrechts

Les parcs nationaux de la Nouvelle-Galles du Sud couvrent plus de sept millions d’hectares.Au rythme de 135 000 hectares par an, vous envisagez plus de 51 ans pour achever la réduction des risques dans chacun d’eux. C’est quelque part au sud d’inutile.

Avec toutes les chances contre eux, l’accumulation massive de carburant sur le sol, le temps sec, les vents effrayants, les pyromanes et les gouvernements se précipitant vers les Verts, nos services d’incendie et nos bénévoles sont de véritables héros et doivent être reconnus comme tels.

Il en va de même pour les employeurs qui financent les bénévoles pendant qu’ils font leur travail.

Au milieu de tout cela, il est facile d’oublier les bonnes histoires.

L’un concerne Paul Sefsky, près d’Urunga sur la côte mi-nord.

Il s’attendait à perdre sa maison. Il s’est enfui lorsque l’ordre d’évacuation est arrivé. Les pompiers ont réussi à sauver sa maison. Quand il est rentré chez lui, il a trouvé une note manuscrite des pompiers qui l’avaient enregistrée. Il a déclaré: «Ce fut un plaisir de sauver votre maison. Désolé, nous n’avons pas pu enregistrer vos abris. PS. Nous vous devons du lait.  »

C’est émouvant et inspirant. Nous devons à ces pompiers une meilleure gestion du risque que ce n’est le cas actuellement.

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