les interrupteurs deTour EIFFEL

7e1ee5fa0bd824ac37174568la guerre continue et la classe politique a enfin trouvé l’aeme absolue contre les islamistes : manipuler l’interrupteur de la Tour Eiffel

Jupiter réduit  le budget de l’armée et de la gendarmerie de un millard d’Euros mais il y a pire comme le décrit si bien Céline Pina

Céline Pina

Après Ouagadougou, l’histoire étrange en Seine et Marne du suicidaire qui choisit les techniques d’effroi des jihadistes pour ne pas mettre fin à ses jours et tuer des gens dans une pizzeria, c’est l’Espagne qui a été frappée hier par deux attentats.

Étant donné le degré d’aveuglement de nos élites, cet attentat a été clairement revendiqué par l’Etat islamique. Difficile là d’ignorer l’idéologie qui nous tue ni de ne pas la nommer.

Mais pendant que nous égrenons les pays, les villes et les morts, que nous nous demandons qui seront les prochains à laisser leur vie, que nous redoutons de voir ces images tragiques d’une peluche gisant sur la chaussée qui rappelle que là un enfant a été, nos politiques, eux, se transforment en interrupteur de Tour Eiffel.

Je sais que ma colère est irrationnelle. Ils n’ont pas tués et sont humainement bouleversés par ces tragédies, mais je n’en peux plus des discours gnangnans sur les villes-monde-ville-de-paix et de l’évitement verbal immédiat quand il s’agit de dire qui nous frappe et pourquoi. Comme si nous étions si stupide en tant que peuple que nos représentants nous croient incapables de constater que notre horizon se couvre des nuages lourds de la violence politique et de la réalité du désir de guerre que la propagande islamiste alimente. L’hiver qui vient n’est jamais un doux constat, mais quand vous constatez que loin de prendre les mesures qui s’imposent, on tente de vous vendre des chemises hawaïennes plutôt que du bois de chauffe, là on peut trembler : l’incurie des gouvernements a toujours fait le malheur des nations.

Ainsi, tandis que l’urgence en Europe est de cacher la réalité par crainte des amalgames, que le choix inconscient de ne pas nommer est une tentative pathétique d’abolir la réalité, l’idéologie islamiste, elle, progresse dans les têtes et dans les cœurs. Elle s’affiche dans les Cités, s’attaque ouvertement à la liberté des femmes, déploie son antisémitisme, multiplie les revendications séparatistes, crée des problèmes à l’école, en entreprise, dans les hôpitaux et ce avec les encouragements de l’Etat : l’UOIF, le CCIF sont des interlocuteurs reconnus ; il a fallu une campagne de presse pour que des services civiques ne soient pas octroyés à l’association Lallab, antenne des frères musulmans ; les mosquées extrémistes se portent très bien et la France reste open bar pour tous les entrepreneurs du totalitarisme islamique et du séparatisme identitaire.

Or ce déni est dangereux : si nos gouvernements refusent de s’attaquer aux causes, à l’idéologie qui justifie le terrorisme, alors des enfants continueront de mourir, des familles seront détruites, des amis disparaîtront, notre tissu social se délitera et seul le hasard, le jour, le lieu ou le moment finiront par nous laisser du côté des vivants.

Si nous nous attaquons aux causes, les massacres ne s’arrêteront pas immédiatement, mais nous nous sentirons acteurs de notre protection, peuple en résistance et non moutons abandonnés aux loups et nous arrêterons la bête humaine.

Il y a des gens que j’aime à Barcelone et hier j’ai craint pour leur vie. Et je sais que je prendrai pendant quelques temps le RER avec la boule au ventre. Mais je le prendrai. Fataliste, pas parce que résignée, mais parce que dépourvue d’autres choix. Comme la plupart d’entre nous.

Il nous faut vivre avec la conscience que nous sommes des cibles, parce que nous avons été désignés comme impurs et indignes de vivre par les islamistes. Les jihadistes appliquent la sentence, les frères musulmans, salafistes ou wahhabites proposent la conversion mais le but est identique : instaurer la charia’h et leur version de l’Islam sur le monde, recouvrir notre planète du voile du deuil de nos libertés.

Les jihadistes tuent, les frères musulmans leur fournissent les armes mentales pour haïr leurs concitoyens, déshumaniser leurs voisins, justifier leur haine et in fine légitimer à leurs propres yeux le passage à l’acte. La répartition des rôles est bien faite et n’empêche pas les haines recuites entre mouvements sectaires. Mais mêmes si les SA et les SS se sont haïs au point que les derniers ont éliminés les premiers, ils ont tous deux contribué à installer l’emprise du nazisme sur la société allemande en leur temps. Nous les avons certes vaincus mais à quel prix! Et qu’avons nous appris? Nous avons déjà oublié que le déshonneur n’évite pas la guerre, il offre juste à l’adversaire plus de temps pour planifier notre éradication.

Nous avons un nouveau président, un nouveau gouvernement mais dans ce domaine, on a l’impression que le changement n’est que de surface. Derrière la façade Potemkine de Macron, c’est tout l’esprit du vieux monde qui persiste à préférer l’aveuglement à la lucidité.

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