Les standards de beauté n’ont jamais été immuables. Tout au long de l’histoire et selon les endroits, les physiques les plus attrayants ont varié, parfois du tout au tout.
Les marchés financiers obéissent aux mêmes lois que les concours de beauté :pour un investisseur, ce qui importe n’est pas de déterminer la valeur réelle (ou fondamentale) d’un actif financier mais plutôt de savoir quelle valeur les autres investisseurs lui accorde.
Pour le jury de Miss France on ne choisit pas la plus belle mais celle qui correspond aux goûts dominants du moment
Les Miss sont les parfaites représentantes de cette évolution et celle de 2024 plus encore….Miss France 2024 a revendiqué sa « diversité »
Tout est idéologisé , même un concours de beauté. La question n’est plus de savoir si une Miss France sera un jour un trans, mais QUAND?
Miss 2024 se contente d’être androgyne…

Les femmes des années 20 sont plutôt favorables à un look androgyne, minimisant leur taille et portant des soutiens-gorge qui aplatissent leurs seins. Les critères de beauté des années folles montrent des corps sans trop de formes, presque enfantins.
Durant l’âge d’or d’Hollywood, de 1930 à 1950, les formes font leur retour. Le style de l’époque se répand mondialement et est incarné à la perfection par Marilyn Monroe, aux courbes généreuses, avec une taille marquée, formant un corps en «sablier».
Les mannequins comme Cindy Crawford influencent l’idéal féminin des années 1980: grande, fine, athlétique, mais toujours plantureuse. Le bronzage devient important.
La mode fait volte-face dans les années 1990. Kate Moss incarne parfaitement le style «héroïne chic». La femme idéale est plus mince, la peau est très pâle et le côté androgyne revient en force.
Les canons de beauté dans les années 2000 deviennent compliqués et les exigences se multiplient. Les femmes doivent être maigres mais en bonne santé, avoir des seins généreux et des fesses rebondies tout en ayant un ventre plat etc.
Les femmes des années 2020 seront donc woke … et très différentes . En 2025 Nous devrions avoir un trans …

La mouvance woke opère toujours de la même façon, en rejetant la validité d’une norme sociale, morale ou scientifique par la mise en avant de l’exception à celle-ci, dans le prolongement du relativisme culturel. Rien n’est plus normatif qu’un concours de beauté?
La norme apparaît alors progressivement indéfendable moralement, surtout lorsque l’on impute à ceux qui s’y conforment le statut d’oppresseurs.
Une Miss Woke doit répondre à de nouvelles normes inversées.
La gagnante de #MissFrance2024 remplissait quasi tous les critères wokes de l’époque, cheveux courts,strabisme , pas de seins, victimisation sur les deux critères précédents Regardez sa présentation
C’est l’une de mes particularités! Je suis la première femme à me présenter à l’élection de miss France avec des cheveux courts, donc forcément ça peut attirer l’œil et faire parler! La société évolue, le concours évolue avec. Je suis la première avec des cheveux courts mais je pense que je ne serai pas la dernière.
Elle participe à un concours de beauté mais on ne doit pas juger sur le physique….uniquement sur la capacité à exprimer la diversité
Qu’on me critique sur mes cheveux ne me dérange pas, je les ai choisis. Mais mon corps je ne le choisis pas. Mes formes je ne les choisis pas. Je ne comprends pas qu’on puisse critiquer quelque chose à quoi on ne peut rien changer. »

Elle est née en Andalousie, à côté de Séville, et elle a été élue Miss Cadix en 2015.
Angela Ponce, la première femme transgenre candidate à Miss Univers
Oui, la belle de Cadix, c’est elle… Comme souvent dans ce genre d’histoire, elle ne s’attendait pas du tout à être élue… C’est l’une de ses copines qui l’avait poussée à s’inscrire. Mais une fois lancée, elle ne s’est pas arrêtée là : en juin dernier, elle est devenue Miss Espagne, ce qui lui a permis de se présenter dimanche dernier au concours de Miss Univers organisé en Thaïlande !
Elles étaient 94 candidates, et les médias du monde entier ont beaucoup parlé de Miss Espagne. D’abord, car elle comptait parmi les favorites. Ensuite, parce qu’il y a quatre ans, notre belle de Cadix était encore considérée comme un garçon.

L’économiste anglais John Maynard Keynes (1883-1946) a utilisé cette analogie avec un concours fictif organisé par un journal londonien pour illustrer le fonctionnement des marchés boursiers.
Le jeu consistait à élire les six plus belles femmes parmi une centaine de photographies, le gagnant étant celui dont la sélection se rapprochait le mieux des photos les plus choisies : autrement dit, le prix devait aller au lecteur qui s’approchait le plus du consensus.
Keynes fait alors remarquer que pour remporter le prix, le lecteur ne doit pas tenir compte de ses goûts et choisir celles « qu’il estime les plus susceptibles d’obtenir le suffrage des autres concurrents« 1 qui, eux aussi, choisiront celles qu’ils pensent que les autres éliront, et par conséquent adopter une conception collégiale de la beauté.
L’intuition de Keynes : sur les marchés financiers, les comportements sont similaires. Pour lui, la valeur des actions négociées sur le marché ne dépend pas tant des fondamentaux réels des entreprises, par exemple leur profitabilité, que des prédictions et anticipations par les autres investisseurs du prix que fixera le marché.
Mais alors, quelle est la logique de l’investissement financier ? S’agit-il d’une allocation optimale ou efficace des capitaux par le marché si les investisseurs ne sélectionnent pas les investissements selon la vraie valeur des actifs, mais cherchent plutôt à pressentir ce que les autres pensent que les autres pensent… à l’infini ? Mieux vaut avoir tort avec tout le monde que raison tout seul !
C’est un phénomène de mimétisme et de contagion, une logique autoréférentielle, pour reprendre la formule de l’économiste français André Orléan.
C’est une rationalité stratégique des investisseurs qui peut conduire à l’inefficience des marchés financiers et expliquer les bulles spéculatives.
























