Maboula SOUMAHORO ou l’obsession de la race

Maboula-Soumahoro-finkielkraut

 

Face à ses ricanements Finkie perdit son calme et Lydia Guirous lâcha : « Vous ramenez tout à votre couleur de peau ! » Maboula Soumahoro ne laisse pas indifférent , elle incarne le racialisme  qui submerge l’Université .

Certains font une différence subtile entre le racialisme et le racisme. Les deux affirment non seulement l’existence de races mais expliquent la société, le politique par la lutte des races . Il parait que seuls les racistes affirment la supériorité d’une race sur l’autre .

La loi ne condamne que les racistes. J’ai du mal à saisir la différence , les inventeurs du racialisme comme Gobineau à la fin du 19eme siècle sont en effet considérés comme les précurseurs du nazisme .

Pour Hitler et les autres dirigeants du parti nazi, la valeur finale d’un être humain ne résidait pas dans son individualité, mais dans son appartenance à un groupe défini sur des bases raciales. Pour les nazis, cet instinct collectif impliquait nécessairement la conservation de la pureté de la « race » et les combats territoriaux contre leurs ennemis « raciaux ».

Gobineau n’était pas nazi mais racialiste … Faut-il condamner le racialisme ?

Pour moi toute réflexion fondée sur la race pose problème car elle peut conduire aux pires dérives ; elle  mine le socle de l’universalité des valeurs d’égalité de genre ou de droits humains et les repères que cette universalité offre à l’analyse politique . Nedjib Sidi Moussa fustige aujourd’hui « une gauche cléricale à tendance racialiste » qui soutient les islamistes.

On peut s’interroger sur l’évolution  de ce que l’on appelle le racialisme décolonial incarné en France par le parti des indigènes de la République de Houria Bouteldja ou par  des personnalités  médiatiques  régulièrement invitées par David Pujadas comme Maboula SOUMAHORO.

Dans cet article j’explique le racialisme et renvoie à celle qui les combat :

https://pgibertie.com/2019/11/12/fatiha-boudjahlat-lislamophobie-cest-fait-pour-creer-et-coaliser-la-communaute-musulmane/

 

Elles n’affirment pas la supériorité d’une race sur les autres et ne sont pas racistes au sens défini ci-dessus  mais elles refusent  l’universalisme  et envisagent les phénomènes sociaux, religieux politique sous l’angle explicatif de la race .

Elles affirment que les blancs même anti racistes sont incapables de comprendre la situation de ceux et plus encore de celles qui appartiennent à une race différente. Un blanc ne peut pas avoir raison contre une noire ou une arabe affirment elles.

https://youtu.be/7WYXw-XFQm0

 

Elles nient l’unité de l’humanité , enferment dans une même « race «  noires et arabes  quitte  à oublier que tous les maghrébins ne sont pas arabes, que les populations subsahariennes ont dans l’histoire été les victimes des raids et de la traite musulmane.

A partir de là elles installent un apartheid de la réflexion et justifient l’ouverture  de rencontre décoloniales interdites aux blancs

Elles combattent le patriarcat blanc mais justifient le patriarcat qui ne serait pas blanc à leurs yeux , à savoir «arabe » et « noir »

Le blanc ne doit en aucun cas débattre de la question du voile .

Maboula SOUMAHORO a fait une thèse que j’ai lu avec un mélange de plaisir intellectuel et d’inquiétudes. Elle étudie un mouvement raciste  anti blanc et religieux américain « Nation of Islam « et le rastafarisme. Elle montre l’importance de la race dans ces mouvements et même celle de la couleur de DIEU .

 

Selon ces deux groupes, la religion chrétienne, parce que c’est une religion blanche, est jugée incapable de faire preuve d’universalisme dans sa pratique et dans l’application concrète des préceptes qu’elle prône.

Chacun de ces deux groupes a mis en place un système de pensée et une échelle de valeurs dans lesquels le Noir acquiert un caractère divin. Dans un mouvement dialectique, la figure divine, quant à elle, acquiert une humanité.

Aux yeux de la communauté qui fut constituée sur la base de l’appartenance raciale, seul cet ordre des choses était susceptible de conférer le pouvoir et la dignité qui, jusqu’alors, faisaient si cruellement défaut. Qu’il porte sur l’individu et la communauté racialisés ou sur la représentation de la figure divine, le processus de racialisation est une entreprise d’ordre politique qui peut être menée tant par le groupe dominant que le groupe dominé. Dans cette configuration, la couleur de Dieu est celle du pouvoir.

 

Mme Soumahoro  parait obsédée par la race, elle explique qu’on la perçoit avant tout comme noire et qu’on nie donc son lien avec l’islam : « Je n’ai jamais subi d’islamophobie, ne portant pas de foulard et étant noire, on part tout de suite du principe que c’est incompatible d’avoir une identité multiple”.

Elle combat la République qui ne reconnait pas la notion de race et préfère de loin  le modèle Anglo saxon . Elle a  connu des difficultés pour comprendre son identité, dans son pays natal. “Dans une république comme la France, comment être noire alors que la race n’y existe pas ?”. “Nous sommes français·e·s de fait, nous ne l’avons pas choisi, nous n’avons pas à nous fondre ou à nous intégrer”, affirme-t-elle, estimant que c’est à la France de comprendre “que je fais partie d’elle”.

“Ce qui m’a sauvée de la France, c’est les Etats-Unis”. Maboula s’est sentie “plus librement noire” dans ce pays.

Elle rappelle également la réaction du monde universitaire à l’égard de son choix de thèse :

“Ce sujet était perçu comme raciste parce que le professeur croyait que c’était mon corps noir qui parlait. Dans ce cas, il faut partir ou se battre”.

Plus inquiétant le soutien sans faille de Mme Soumahoro au parti des Indigènes  de Houria Bouteldja .

Elle valorise l’apport de Houria Bouteldja sur « les définitions qui sont proposées quand elle parle des indigènes, des femmes indigènes et des blancs. Il est important par honnêteté intellectuelle de parler de cette identité blanche. On ne parle des individus blancs, on parle d’un système qu’on peut dater à la période de l’entrée de l’Occident dans les Amériques qui a amené à la colonisation du continent américain puis africain. »

Lorsque Frédéric Taddeï demande à Bouteldja ce qu’est le racisme d’Etat à ses yeux. La militante ne fait pas mystère de sa pensée et de son projet de société : « Il y a le clivage de classe mais aussi le clivage de race. Le clivage de race est un clivage qui n’est pas assumé, ou ne veut pas être vu, au prétexte que la race n’existant pas, on ne peut pas s’attaquer… La race n’existant pas, on ne peut pas la faire exister… Voilà. On crée du racisme en pointant du doigt l’existence des races sociales qui sont en réalité un produit de l’Histoire et du pouvoir ».

« Si une femme noire est violée par un noir, c’est compréhensible qu’elle ne porte pas plainte pour protéger la communauté noire ». En matière de relations hommes-femmes, Houria Bouteldja, ne fait jamais dans la dentelle. En 2015, elle expliquait ainsi que « l’idéologie selon laquelle les couples mixtes, la rencontre entre deux cultures, c’est beau, c’est pourri ». 

Cette rhétorique  des groupes racialistes met en avant l’appartenance religieuse ou  la couleur de peau  avant l’appartenance à la République.

https://www.marianne.net/politique/indigenes-de-la-republique-thomas-guenole-demontre-le-racisme-la-misogynie-et-lhomophobie

Seul le combat racial prévaut

Le sabotage de l’universalisme républicain  se retrouve quand Madame Ernotte , directrice macronienne  de France-Télévision  entend mettre en place une logique racialiste. Maître Régis avec son humour habituel  analyse :

« La Discrimination, ça marche dans les deux sens . Or on comprend bien que pour pouvoir être choisies par France Télévisions les sociétés de production devront s’organiser en fonction de LA CONCEPTION personnelle de sa présidente de la « diversité ». C’est donc Madame Ernotte qui va compter à partir de combien de noirs, de Blancs, de musulmans, d’évangélistes, de cathos, de jeunes blancs (elle n’aime pas les blancs de plus de 50 ans. Coucou Julien...) on touche enfin au graal de la « diversité » selon son cœur. »

https://www.vududroit.com/2019/11/france-televisions-delphine-ernotte-en-roue-libre/?fbclid=IwAR1r5LyJ12Lc7cFceszFcuxEmWUSuo8i7VfH_8T3DUpYdLcsBATuRrGndtQ

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