
Le graphique de Clive Best (
@CliveBest) met en évidence une corrélation visuelle forte entre les températures moyennes en Angleterre et les heures d’ensoleillement (moyennes sur 10 ans), normalisées à 1920 = 100 %, tandis que le CO₂ monte régulièrement sans suivre les variations décennales de température.
clivebest.comPoints valides du graphique
- Corrélation soleil/température en Angleterre : C’est un fait bien documenté. Les études (Met Office, analyses de Clive Best/Euan Mearns, Parker et al.) montrent une corrélation élevée entre les heures d’ensoleillement (proxy inverse de la couverture nuageuse) et les températures, surtout les maximales (Tmax) et en été. R² souvent autour de 0,7–0,8 sur des moyennes lissées. Moins de nuages = plus d’ensoleillement direct = réchauffement de surface. euanmearns.com
- Les variations décennales de température en Angleterre (et UK) suivent souvent les cycles de couverture nuageuse/ensoleillement plus étroitement que le CO₂ seul sur cette période.
- Le CO₂ a augmenté de façon quasi-monotone (surtout après 1950), alors que température et soleil montrent des plateaux et remontées (ex. : années 1930-40 chaudes, refroidissement relatif 1950-70, réchauffement post-80).
Cela illustre bien que la variabilité nuageuse (rétroactions nuageuses) joue un rôle majeur sur les températures régionales à court/moyen terme.Limites et contexte important
- Échelle régionale vs globale : L’Angleterre est petite et très influencée par l’Atlantique, les vents, et la variabilité nuageuse locale. La corrélation est plus forte ici qu’au niveau global. Au global, le forçage radiatif du CO₂ + autres GES domine la tendance pluridéennale.
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- Période 1920-2022 : Inclut la récupération post-Petit Âge Glaciaire, la variabilité océanique (AMO), les aérosols, etc. Les modèles du GIEC intègrent les nuages, mais avec des incertitudes importantes sur les rétroactions nettes (comme discuté précédemment avec Lindzen/Christy).
- Causalité : Plus d’ensoleillement réchauffe → mais le CO₂ influence aussi la circulation atmosphérique et potentiellement la formation de nuages (rétroaction). Ce n’est pas « soit l’un, soit l’autre ».
En résumé : Ce graphique est utile pour rappeler que les nuages et l’ensoleillement expliquent une grande partie de la variabilité observée en Angleterre sur des échelles décennales — un point sous-estimé dans la communication grand public. Il renforce l’importance des incertitudes sur les rétroactions nuageuses et la variabilité naturelle. C’est cohérent avec les critiques de scientifiques comme Christy, Curry ou Lindzen : les modèles ont du mal avec les nuages, et la variabilité interne est souvent sous-estimée dans l’attribution.