Letordu réunit les télétoubibs, les media multiplient par 1000 la dangerosité du hantavirus ( le pompon au Parisien)

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La transmission est essentiellement zoonotique : elle se fait par inhalation de particules virales présentes dans l’urine, les fèces ou la salive de rongeurs infectés, souvent lors du nettoyage d’espaces confinés ou poussiéreux. Le virus ne se transmet pas par les moustiquesles tiques ni par simple contact peau à peau.

Seule la souche Andes virus (ANDV), présente en Amérique du Sud, fait exception : elle est la seule pour laquelle une transmission interhumaine limitée a été documentée. Celle-ci reste rare et exige un contact prolongé et étroit avec une personne symptomatique (gouttelettes respiratoires, fluides corporels) dans un espace confiné. Les autorités sanitaires (OMS, CDC) soulignent qu’un simple passage ou une toux occasionnelle ne suffit pas. Dans le cluster actuel du MV Hondius (8 cas dont 6 confirmés Andes, 3 décès au 8 mai 2026), l’enquête épidémiologique pointe une introduction probable via des rongeurs à bord depuis l’Argentine, suivie d’une transmission secondaire limitée en cabine.

Les hantavirus ne sont pas une « nouvelle » menace. Les données de surveillance sont stables depuis des décennies (sources officielles) :

  • États-Unis : Depuis le début de la surveillance en 1993, 890 cas confirmés ont été enregistrés fin 2023 (CDC). Soit une moyenne de moins de 30 cas par an, avec une létalité d’environ 35 %. La grande majorité des cas survient à l’ouest du Mississippi.
  • Europe : 1 885 infections déclarées en 2023 (incidence de 0,4 pour 100 000 habitants – ECDC Annual Epidemiological Report 2023), le taux le plus bas de la période 2019-2023. En Belgique, les données historiques (référentiel national Heyman et al.) indiquent 150 à 350 cas par an lors des années épidémiques (cycle de 3 ans lié aux populations de rongeurs), essentiellement des formes bénignes dues à Puumala.
  • Amériques (2025) : 229 cas et 59 décès (létalité 25,7 %) sur l’ensemble du continent (PAHO/WHO).
  • Monde : Entre 150 000 et 200 000 hospitalisations annuelles, majoritairement des HFRS en Asie (Chine, Corée), avec une incidence globale stable ou en légère baisse dans plusieurs régions.

En trente ans, aucun signe d’émergence pandémique n’a été observé.

Des données précliniques prometteuses existent déjà avec la chloroquine, un médicament antipaludique ancien, bon marché et bien connu. L’étude de Vergote et al. (2021) démontre que la chloroquine inhibe efficacement plusieurs hantavirus in vitro (IC50 moyenne ~10 µM, index de sélectivité ~25) et protège de manière significative in vivo : jusqu’à 72,7 % de survie chez les souriceaux (modèle Hantaan, prophylaxie) et 60 % de survie chez les hamsters syriens (modèle Andes virus, avec administration prophylactique par pompe osmotique).

 La microbiologiste Corinne Reverbel (PhD), dans un fil posté le 11 mai 2026, a demandé une analyse comparative des taux de létalité (CFR sur cas cliniques déclarés versus IFR incluant les infections asymptomatiques et légères non détectées). Résultat : si le CFR des formes symptomatiques d’hantavirus Andes est effectivement proche de celui d’Ebola (30-40 % versus ~50 %), l’IFR réel du hantavirus Andes tombe à environ 2-5 % grâce à un ratio élevé d’infections silencieuses ou bénignes (environ 14 infections pour 1 cas clinique reconnu). Ebola, en revanche, présente bien moins d’infections subcliniques, son IFR restant proche de son CFR (40-50 %). Corinne Reverbel qualifie la déclaration de Flahault de « manipulation pour vous faire peur » et renvoie à l’analyse du Pr Martin Zizi. Cette mise au point, confirmée dans la foulée par Grok, révèle des incohérences que Le Parisien n’a manifestement pas vérifiées.

@louisfouch3

Je comptais attendre mais c’est tellement d’actualité pour comprendre ce qui se passe avec l’Hantavirus. Episode 6 de Fausses pandémies, vrais mensonges avec Corinne Lalo à 17h. Comprenez enfin le rôle de l’OMS. Une amie présente à un raout d’infectiologues il y a quelques jours discutant des épidémies et m’ayant raconté, je peux vous dire qu’ils vivent dans un univers parallèle où ils n’ont pris aucune leçon du covid.

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About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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