Les programmes économiques de Fillon et Macron décryptés

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Chacun a ses économistes, Daniel, Elie Cohen et Philippe Aghion après avoir concocté les programmes de Ségolène Royal et de François Hollande, ont préparé la copie d’Emmanuel Macron.  Philippe Chalmin, Michel Godet et Marc Ivaldi signent une tribune dans Le Figaro dans laquelle ils écrivent que le candidat Les Républicains « est le seul à pouvoir redresser la France ».

La comparaison des deux programmes révèle des surprises. Le programme de Macron est bien dans la continuité  de ce qui a été fait précédemment et n’a rien de commun avec ceuxde Hamon et Mélenchon. Le programme  de Fillon mis en pratique n’aura rien de thatchérien. Loin des clichés et des « révolutions » , un conservateur plus qu’un gauchiste,  Macron et un réformiste plus qu’un ultra libéral, Fillon…

Macron plus »mondialiste » que Fillon

Macron est pro CETA (et donc libre échangiste). L’ancien ministre de l’Économie s’est déclaré favorable au Ceta dès octobre. Emmanuel Macron estimait que «ce traité améliore objectivement les choses dans notre relation commerciale avec le Canada.» Alors que la ratification du traité était bloquée par la Wallonie, qui exigeait une meilleure protection des services publics et des normes sociales et environnementales, Emmanuel Macron jugeait ces demandes «pertinentes» mais qu’elles ne pouvaient pas «être dans le texte» sous peine «d’affaiblir l’UE».

Le candidat LR ne mentionne pas le Ceta dans son programme et s’est peu exprimé publiquement à ce sujet. Il s’oppose en revanche clairement à la signature du TTIP «aux dépens des intérêts de l’Europe» et souhaite le soumettre à un référendum.

Les deux sont pro-européens mais Macron a reçu le soutien de SCHAUBLE, serait-il plus malléable ?

Reconfigurer l’Etat, ce n’est pas le projet d’Emmanuel Macron, il veut réduire les dépenses publiques, mais de 60 milliards, c’est presque moitié moins que François Fillon, il veut aussi économiser 120 000 postes de fonctionnaires, là c’est quatre fois moins que Fillon. Il s’inscrit dans la lignée des réformes menées par le gouvernement Valls dont il faisait partie.  Emmanuel Macron veut profiter des taux d’intérêt qui sont encore pour l’instant très bas pour emprunter 50 milliards ?, problème et si les taux remontent. À la fois, Macron fait des économies sur le train de vie de l’Etat et des collectivités, mais, dans le même temps, il veut emprunter pour financer de nouvelles priorités.

Patrick Artus est chef économiste de la banque Natixis, pour lui Fillon ce n’est pas l’austérité annoncée.

« François Fillon promet beaucoup de baisses d’impôts et de cotisations (déductions d’impôts pour les investissements dans les PME, suppression de l’ISF et d’un certain nombre de taxations des revenus du capital…).

Il flexibilise le marché du travail : contrat unique, relèvement des seuils sociaux, flexibilité de la durée du travail, régime des autoentrepreneurs, référendum d’entreprise, dégressivité des allocations chômage…

 

Et il réduit les dépenses publiques, mais progressivement. Cela prendra du temps : la diminution de 500.000 ou 600.000 postes de fonctionnaires se fera sur dix ans, le report de l’âge légal de départ à la retraite, ce sera en 2022. C’est une politique budgétaire expansionniste avec des baisses d’impôts non financées, et une grande flexibilité du marché du travail. C’est plutôt Reagan que Thatcher. »

Attention aux clichés, Fillon c’est le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, plus du Sarkozy que du Thatcher

François Fillon, et dans une moindre mesure Emmanuel Macron, procèdent à des économies de dépenses nettes qui font diminuer le poids des dépenses publiques dans le PIB (celui-ci atteint 51,3% en 2022 pour François Fillon et 53,5% pour Emmanuel Macron contre 53,9% dans le scénario de référence). Benoit Hamon laisse les dépenses publiques stables au niveau élevé qu’elles ont atteint ces dernières années (autour de 56%). Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ont des programmes bâtis autour de nombreuses dépenses supplémentaires et interventions accrues du domaine public, aboutissant à une hausse extrêmement forte du poids des dépenses publiques qui atteindrait 61,7% en 2022 avec le programme de Marine Le Pen et 62,5% avec celui de Jean-Luc Mélenchon.

Macron  durcit la fiscalité sur l’assurance vie , frappe l’immobilier et augmente la csg

Dans les réponses envoyées à la Faider, le candidat LR confirme : « Je m’engage à ne pas remettre en cause le régime fiscal actuel de l’assurance-vie, et ce sur la durée du quinquennat. (…) En revanche, il me paraît normal que l’assurance-vie contribue davantage au financement de l’économie française. C’est pourquoi je souhaite que 50 milliards d’euros, soit environ 3% des encours actuels des contrats d’assurance-vie, soient orientés vers le capital des PME. »

Du côté d’Emmanuel Macron, les réponses apportées à la Faider se veulent fidèles aux dernières déclarations du candidat ou de ses porte-paroles sur le sujet : « Au-delà d’un montant d’encours de 150.000 euros par personne, soit le même montant que le PEA, les nouveaux versements effectués après la mise en place de ce prélèvement de 30% y seront soumis »,

En dehors du champ de l’assurance-vie, les équipes d’Emmanuel Macron comme de François Fillon confirment leurs projets respectifs de « flat tax » pour les autres placements financiers, hors épargne réglementée bien entendu. Dans les deux cas, ce prélèvement forfaitaire serait fixé à 30%, prélèvements sociaux et fiscaux compris.
Actions, parts sociales, assurance vie, placements bancaires, cash… Toute l’épargne financière des personnes assujetties à l’ISF est appelée à sortir de l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune) dans le cadre du projet de réforme de la fiscalité du patrimoine qu’Emmanuel Macron entend mettre en place en 2018, s’il est élu président de la République le 7 mai.

Dans ce cadre, l’ISF serait recentré sur l’immobilier, sans changer le seuil d’imposition (1,3 million d’euros de patrimoine net taxable ni le sort de la résidence principale, qui bénéficie actuellement d’un abattement de 30% sur sa valeur de marché. La transformation de l’ISF irait jusqu’à changer son nom en « impôt sur la fortune immobilière » d’après le programme officiel du candidat d’En Marche La suppression de l’ISF est l’une des priorités du programme de François Fillon. Cette abrogation interviendrait « dès 2018 » selon son programme. Le candidat de la droite parlementaire veut ainsi favoriser le maintien d’un capitalisme franco-français, alors que l’ISF est souvent accusé de favoriser l’exil fiscal des chefs d’entreprise et/ou des membres de leur famille qui ne respectent pas toujours les règles d’exonération d’ISF au titre des biens professionnels.  Il a commenté sa philosophie en la matière à plusieurs reprises, en particulier sur RTL, le 30 mars 2017, à l’occasion du quatrième petit-déjeuner de la présidentielle. « Pourquoi je veux supprimer l’ISF ? Ce n’est pas pour faire plaisir aux riches. […] Je demande simplement que les investisseurs français soient taxés comme les Allemands, les Anglais, comme dans les autres pays européens. Ce sont des décisions qui auront des conséquences sur l’investissement et donc sur l’emploi ».

François Fillon propose de le faire via une augmentation de deux points du taux normal de TVA, alors qu’Emmanuel Macron propose d’augmenter de 1,7% le taux de la CSG.

Une augmentation de la TVA pèsera en effet uniquement sur la consommation y compris de produits importés, la tva à taux réduits sur les produits alimentaires  ne sera pas concernée . La hausse de la CSG touchera l’épargne comme la consommation.

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Le 9 novembre 2016, dans une interview accordée à L’Obs, Emmanuel Macron estime que «quand on est jeune, 35 heures, ce n’est pas long». Il s’attaque au totem des 35 heures en proposant notamment plus de souplesse et plus de flexibilité.

Un mois plus tard, lors d’un grand meeting porte de Versailles, à Paris, le candidat d’En Marche déclare que «la durée légale du temps de travail restera à 35 heures».

Le 30 janvier 2016, en visite à Saint-Nazaire, Emmanuel Macron explique que la dégressivité des allocations chômage fait partie des options dont les partenaires sociaux auront à discuter. Objectif: faire comprendre que cette piste – qui consiste à faire diminuer l’indemnisation des chômeurs au fil du temps – sera explorée lors des négociations des nouvelles règles d’indemnisation.

Dix mois plus tard, dans L’Obs, l’ancien conseiller de François Hollande s’oppose farouchement à la dégressivité, parlant de «la mesure la plus injuste qui soit».

Pour Richard Ferrand. « Emmanuel Macron a dit qu’il ne fallait pas supprimer les 35 heures. Il faut garder cette ligne de départ », déclare l’élu de Bretagne. « Mais il faut aussi favoriser tout ce qui permet aux entreprises de se développer », ajoute le secrétaire général du mouvement « En Marche ! ».  Parlons clair, des accords de branche.

Pas de différence colossale et c’est un paradoxe avec Fillon . Dans les faits nous sommes très loin de la caricature des 48h hebdomadaires .

« Pour redresser le pays, les Français devront tous travailler un peu plus, notamment les fonctionnaires », martèle l’ex-Premier ministre. « Revenir à la situation d’avant les 35 heures n’est tout de même pas un effort considérable ! » Ce retour progressif aux 39 heures permettrait « d’économiser » les postes nécessaires, estime-t-il : « Il y a près de 5 millions et demi d’agents publics aujourd’hui. Si leur temps de travail remonte de 10%, le calcul est simple ».

« Il y aura des négociations secteur par secteur, en échange de hausses de salaire, de perspectives de carrière et d’amélioration des conditions de travail », promet-il enfin, en menaçant les fonctionnaires : « Ce qui les attend si on ne fait rien, c’est 10 ans de gel des salaires… »

Travaillerait-on plus pour le même salaire ?

Un salarié payé au Smic verra obligatoirement son salaire augmenter s’il fait plus d’heures, pour respecter le taux horaire minimum. Mais pour l’immense majorité des salariés au-dessus du Smic, « le taux horaire ne peut être modifié sans accord du salarié », rappelle Emmanuel Dockès, professeur de droit. Mais s’il refuse de travailler plus pour le même salaire, « l’employeur peut le licencier dans le cadre d’une procédure de licenciement économique individuel, comme le prévoit la loi Travail », explique Sylvain Niel, avocat chez Fidal. Dans le projet du candidat de la droite, l’accord collectif s’imposera au contrat de travail individuel. Mais seules les entreprises faisant face à des « difficultés économiques » pourraient être amenées à demander ce « sacrifice sur le salaire », estime cependant l’avocat. « Ce que nous avons besoin de garder, c’est la motivation », rassure François Asselin, président de la CGPME, qui n’exclut pas des compensations financières.

Le temps de travail serait-il forcément révisé ?

« C’est à l’entreprise de décider et de négocier », explique François Bouvard, le coordinateur du projet de François Fillon,l’ancien Premier ministre fait également valoir que « le passage à 39 heures dans la Fonction publique donnera une indication du temps de travail cible » aux entreprises du secteur privé. Faute d’accord avec les syndicats, la possibilité de référendum est envisagée, « pour dépasser les blocages », selon François Bouvard. Sans accord ni référendum positif, « les accords d’entreprise ou de branche en vigueur resteront valables

Serait-ce la fin des heures supplémentaires majorées ?

En théorie, non. La durée légale de 35 heures serait supprimée mais les entreprises « définiront le seuil effectif de déclenchement des heures supplémentaires », « par le biais d’accords » avec les syndicats, prévoit François Fillon. Les entreprises préoccupées par d’autres maux

Est-ce que cela pourrait créer de l’emploi ?

À long terme, l’amélioration de la compétitivité pourrait créer des emplois. Selon Denis Ferrand, de CEO-Rexecode, « les indicateurs montrent qu’il y a une relation entre des règles de souplesse du marché du travail, d’organisation de la négociation et les performances en termes d’emploi ».

Le seul candidat à opter résolument pour une stratégie de baisse des prélèvements obligatoires (stratégie d’un « contre-choc fiscal ») est François Fillon. Les baisses massives de prélèvements obligatoires qu’il engage dès le début du quinquennat entrainent le poids des prélèvements obligatoires 0,7 point en-dessous de son niveau du compte de référence (43,8% en 2022 avec le programme Fillon contre 44,5% dans le scénario de référence). Les programmes d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen ne font que légèrement fluctuer le taux des prélèvements obligatoires autour de son niveau du compte de référence. Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon ont choisi de financer une partie de leur surcroît de dépenses publiques par un accroissement sensible des prélèvements obligatoires. En 2022, le taux des prélèvements obligatoires atteint 46,5% avec le programme de Jean-Luc Mélenchon et 45,4% avec celui de Benoît Hamon, soit respectivement 2 et 0,9 points au-dessus du niveau du compte de référence.

L’argent, nerf de la guerre. Pour faciliter le financement des PME, François Fillon veut orienter 50 milliards d’euros – soit 3% des encours des contrats d’assurance-vie – vers le capital des PME.

Il promet également de réduire l’impôt sur le revenu des particuliers qui mettent de l’argent dans une PME. La réduction équivaudrait à 30% du montant investi dans la limite d’un million d’euros étalés sur cinq ans.

Enfin, François Fillon souhaite faciliter l’ouverture du capital des PME aux salariés et doubler le plafond de versement des PEA-PME pour qu’il atteigne 150 000 euros.

Pour infléchir la purge libérale à venir, les syndicats pariaient sur un médiateur de poids, Gérard Larcher. En confiant au président du Sénat le soin de recevoir les partenaires sociaux, François Fillon les avait quelque peu rassurés. La plupart des leaders connaissent depuis longtemps l’ancien maire de Rambouillet. La relation de confiance s’était établie lorsqu’il était ministre du Travail, en 2007. Et puis personne n’imaginait être trahi par celui qui a porté une loi en faveur du dialogue social…

A l’issue de ses consultations syndicales, Le Medef, La CGT, FO, l’Unsa, la CFDT, la CGPME, le président du Sénat le déclare : « je vais rédiger les conclusions de mes consultations syndicales » indique Gérard Larcher.
Mandaté par François Fillon pour présenter son programme social auprès des syndicats, et recueillir les premières impressions, le candidat, s’il est élu, aura au moins fait la démonstration qu’il avait pris en compte les besoins et revendications des syndicats de salariés.
« Il y aura donc une ordonnance très précise qui sera appliquée dès l’été, puis des mesures qui entreront dans un collectif budgétaire, explique le président du Sénat. Enfin je rédigerai une lettre ouvrant au dialogue social sur un certain nombre de sujets ». Car contrairement à ce qui est dit, la méthode Fillon ne sera pas un passage en force. Bien que certains points soient encore flous. On sait comment une négociation commence, on ne sait jamais comment elle finit. Mais l’important est de proposer, avant, les principales lignes de la réforme du contrat de travail.
Actuellement la durée du travail est clairement définie, sa limite légale de 35 heures sera supprimée. La durée hebdomadaire sera négociée par entreprise, ou par branche. Si sur un secteur, aucun accord collectif n’a abouti, une analyse de l’ensemble des accords passés sera lancée dans l’objectif d’établir un nouveau seuil maximal de la durée de travail. Les seuils sociaux seront relevés de 10 à 20 salariés et 50 à 100 salariés dans les entreprises.
D’autre part, Gérard Larcher a confirmé aux syndicats que les indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif seront plafonnées. Le CDI sera, à l’avenir, accompagné d’un contrat comportant les motifs de rupture. « Les motifs de rupture du contrat de travail seront précisément rédigés de manière à éviter au maximum les contentieux ». a indiqué le président du Sénat.

« La pénibilité, ça existe ! « 

Le contrat de mission existe déjà dans certains secteurs, mais il sera étendu : « il a vocation à se substituer à l’empilement de CDD » estime Gérard Larcher. Un salarié pourra donc être embauché pour la durée de sa mission : son contrat prendra fi lorsque la mission sera réalisée.
« Nous supprimons le compte pénibilité actuel, mais cela ne veut pas dire que nous ne prendrons pas en compte la pénibilité, précise le président du Sénat. « La pénibilité, ça existe » ajoute le président du sénat Il faut trouver un système plus simple. Idem pour la formation professionnelle qui pourra être rémunérée. Les salariés ou les chômeurs auront donc un compte qui leur permettra l’accès à des crédits de formation ».
Enfin, Gérard Larcher salue la qualité de ses interlocuteurs au cours de ces discussions. « Tous ont conscience de la nécessité de réindustrialiser le pays, notamment la CGT , conclut le président du Sénat.

Pour les retraites : les 65 ans pour Fillon, on en reparlera dans 5 ans pour Macron

Le système de traite à point proposé par Macron ne sera mis en place que progressivement. Avantage le système des points évitera les déficits, il suffira d’ajuster (et si nécessaire de baisser la valeur des points. Les cotisations, aux régimes de base comme aux régimes complémentaires, qu’elles soient versées sur les bases de revenus ou acquises au titre de la solidarité (pour les chômeurs par exemple) seront inscrites sur un compte individuel et revalorisées chaque année selon la croissance des salaires. Ainsi, chaque euro cotisé accroîtra de la même manière la pension future, quel que soit le statut du travailleur et l’origine de cette cotisation.

« Le total des droits accumulés sera converti au moment de la retraite en une pension, à l’aide d’un coefficient de conversion fonction de l’âge de départ et de l’année de naissance. L’allongement de l’espérance de vie est donc pris en compte en continu, au fil des générations : plus besoin de réformes successives, qui changent les règles et sont anxiogènes et source d’incertitude. Dans la durée, la réforme aura bien un effet financier en garantissant un équilibre sur le long terme.

Cette réforme ne changera rien aux conditions de départ à la retraite de ceux qui sont à moins de cinq ans de la retraite et qui l’ont donc déjà planifiée. Pour les autres, ceux qui ont au moins cinq ans d’activité devant eux, la transition sera progressive, sur une période d’environ 10 ans.

Pour Fillon : « Les dépenses sociales représentent plus de la moitié des dépenses publiques, les retraites constituant le poste le plus important. Les réformes engagées ces dernières années ne suffisent pas à assurer l’équilibre de notre système par répartition et l’allongement de l’espérance de vie doit être pris en compte pour en assurer la pérennité et garantir le maintien du pouvoir d’achat des retraites.

Je relèverai l’âge de la retraite à 65 ans, parce que seul cet effort permettra de redonner des marges de manœuvre à notre système de protection sociale et de contribuer à diminuer les charges pesant sur les entreprises et les salariés. Je prendrai en compte la situation des personnes ayant commencé à travailler jeunes et justifiant de longues durées de cotisation. Je pourrai ainsi revaloriser les petites retraites et les petites pensions de réversion. »

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