Le programme économique de Marine Le Pen décrypté : épargnants, serrez les fesses…

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Le programme de M le Pen est le moins audacieux  en matière de réformes structurelles et de relance de l’investissement. Les seules ruptures sont contraires au  maintien dans l’Ue : protectionnisme, préférence nationale. OU ELLES NE SERONT PAS MISES EN PRATIQUE OU ELLES CONDUIRONT A DES AMENDES ET A LA SORTIE FORCEE DE L’EUROPE

Le Pen propose une réduction d’IS pour les TPE-PME (-5,5 milliards), dont une partie serait rognée par la hausse de la taxation sur les travailleurs étrangers (2 milliards). Pour les ménages, les baisses de fiscalité liées à la baisse de l’IRPP, à la défiscalisation de heures supplémentaires, à la baisse de la taxe d’habitation et des droits de mutation (- 17,5 milliards) serait plus que compensé par la taxe de 3 % sur les importations (20,5 milliards). Du côté des dépenses publiques, 33 milliards sont en direction des ménages, que ce soit le retour de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans (18 milliards), une prime pour les petits salaires et petites retraites (10 milliards) ou encore l’universalisation des allocations familiales. Enfin, elle prévoit 31 milliards de nouvelles dépenses régaliennes et 9 milliards pour la Recherche. Une grande partie de ces nouvelles dépenses est censée être 9 compensée par 60 milliards d’économies, que ce soit sur les frais de gestion de la Sécurité sociale, sur les retours de la lutte contre la fraude sociale et l’évasion fiscale (profits détournés), sur l’UE (6 milliards), sur l’immigration (dont l’Aide Médicale d’Etat (1 Md.), sur la réforme institutionnelle (suppression des doublons) et sur la délinquance.

Ce programme, qui se fonde sur la sortie de l’euro, sur le retour à des barrières douanières sur les biens et les personnes, ne tient pas compte des conséquences négatives du retour à une monnaie nationale et des réactions en chaîne de nos partenaires commerciaux face à une telle politique.

Toute évaluation du programme économique de Marine Le Pen doit partir de la sortie de la zone euro qui est affichée comme une volonté politique. Plus précisément, marine le Pen veut organiser un référendum sur la sortie de la zone euro et corrélativement de l’Union européenne, faire campagne pour une sortie, et suivre la décision populaire.

Elle se distingue par une taxation des salariés étrangers, compris comme non Français, pour un montant de 2 milliards d’euros. Cette dernière mesure demanderait une sortie de l’Union européenne et pénaliserait de nombreuses entreprises de services (en plus des salariés concernés, bien sûr

L’incertitude sur la dynamique économique provient de la nature de la crise financière et bancaire après un retour au franc. L’incertitude sur l’effet de telles crises est inédite dans l’histoire économique moderne. Une première évaluation conduit à un gain quasi-nul de compétitivité-prix en cas d’éclatement de la zone euro. En effet, la dépréciation des pays du sud de l’Europe compenserait la dépréciation du France par rapport à la monnaie allemande.

http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf-articles/actu/OFCE-PB16-version-finale.pdf

UN PROGRAMME INQUIETANT REMPLACE PAR UN PROGRAMME EFFRAYANT

Consciente que la sortie de l’Euro  dans les conditions structurelles actuelles effrayait les électeurs  et supposait pendant la période de négociation  une absence de mesures radicales incompatibles avec l’Europe, bref, l’inaction, M le Pen  vient de changer son programme économique.

Elle propose un système à double circulation monétaire. D’un côté l’Euro, monnaie des échanges internationaux, utilisée par l’Etat et les grandes entreprises ; soumise à négociation  avec nos partenaires. De l’autre   un « nouveau franc français » « Pour les Français, il y aura une monnaie, c’est leur monnaie nationale, c’est celle qu’ils auront dans leur portefeuille, il n’y aura pas deux monnaies »

Elle utilise un exemple, l’Ecu, le panier utilisé dans l’ancien SME . Problème l’Ecu était une référence par rapport auquel le FRANC ou le  MARK DEFINISSAIT UN TAUX DE CHANGE FIXE REAJUSTABLE ; il ne s’agissait pas d’une « monnaie » et il n’était utilisé ni par l’Etat ni par les entreprises. L’avantage consistait pour la  France ou les pays du sud de dévaluer leur monnaie  par rapport à l’ECU et donc du Mark. L’inconvénient : la spéculation et les taux d’intérêt élevés à partir du moment où l’on voudrait limiter les fluctuations de taux de changes. Personne ne souhaite le retour à ce système batard SURTOUT PAS NOS PARTENAIRES .   Sortir de l’Euro c’est simplement retrouver une monnaie nationale fluctuant par rapport aux autres…Pour ce faire il faut rassurer les marchés, disposer de fondamentaux solides, bénéficier de réformes structurelles. L’Allemagne pourrait quitter l’Euro, pas une France en crise.

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/elections/comment-marine-le-pen-a-revu-sa-copie-sur-la-sortie-de-l-euro_1903944.html

Marine Le Pen nous propose t-elle  la situation monétaire des pvd , celle de l’Amérique du sud  utilisant le peso national à usage interne et le dollar  à usage externe. Faut-il comprendre que le franc serait utilisé par les ménages à l’intérieur et que nous utiliserions toujours l’Euro pour les échanges extérieurs. Problème, l’Euro sera la monnaie de nos partenaires, une monnaie étrangère  et le Franc une monnaie non convertible nous privant de toute souveraineté.

Cela va produire la pire des choses pour les marchés financiers : l’incertitude. L’Etat devra emprunter en  euros étranger et les recettes fiscales seront en francs .Une flambée des taux d’intérêt RENDRA LA DETTE INSUPPORTABLE .

Une autre variante existe  dans la confusion récente.

Il y aurait donc deux sortes de Franc , un à usage externe , un à usage interne

Aussi surprenant que cela peut être, deux monnaies différentes ont déjà coexisté sans problème durant une longue période. Avant que l’étalon or ne soit adopté dans les années 1870, l’Europe a eu deux types de monnaie, l’une reposant sur l’or et l’autre sur l’argent. Ce régime a connu un grand succès, notamment parce que chaque type de monnaie était utilisé dans un contexte donné. Les pièces d’or de valeur élevée servaient de référence lors de transactions importantes et au niveau international. Les pièces d’argent de moindre valeur servaient aux transactions quotidiennes, ainsi que pour régler les petits salaires et les locations. Dans ce système, une dépréciation de l’argent par rapport à l’or se traduirait par une diminution des salaires réels et améliorerait la compétitivité. Ainsi les premiers travailleurs de l’industrie textile moderne en Italie ont-ils vu leur salaire en argent diminuer, tandis que les produits qu’ils fabriquaient étaient facturés en or sur le marché international des produits de luxe.

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Le système des deux monnaies  est  recommandé par ceux qui veulent provoquer une chute du pouvoir d’achat une baisse du cout du travail , BREF L’APPAUVRISSEMENT

En 2012, un économiste de la Deutsche Bank formulait exactement la même proposition pour rendre la Grèce à nouveau compétitive en appauvrissant les Grecs .

Thomas Meyer, avait expliqué ceci : le gouvernement hellène étant sur le point de se trouver à court d’argent pour payer les traitement des fonctionnaires et les retraites – et faute de disposer d’une banque centrale nationale pouvant émettre des euros – il pourrait être amené à imprimer des reconnaissances de dette ou « IoU » («I owe you» ). Peu à peu, ces IoU se multiplieraient et finiraient par devenir une monnaie en tant que telle, que l’ont pourrait baptiser « Geuro ». Ce « Geuro » cohabiterait avec « l’euro-sans-G », l’un n’étant utilisé qu’en interne, l’autre pour les échanges commerciaux entre pays. Le « Geuro » pourrait – et même devrait – être sensiblement dévalué par rapport au « sans-G», ce qui ne manquerait pas de rendre à l’économie grecque sa compétitivité, notamment parce que le coût du travail s’en trouverait abaissé. La Grèce finirait ainsi par être remise sur pieds et, selon Thomas Meyer, par réintégrer l’euro-sans-G.

Autre exemple de double monnaie Cuba

https://www.letemps.ch/monde/2011/03/24/chaos-double-monnaie

 

Créé en 1994 et fixé à parité avec le dollar, le peso convertible (CUC) vaut 24 pesos cubains (CUP). Salaires et retraites sont payés en CUP, mais tous les produits d’importation doivent être achetés en CUC, un casse-tête pour les Cubains dont le salaire mensuel moyen est de l’ordre de 20 dollars. De très nombreux Cubains ont un accès direct au CUC : ceux qui travaillent dans le circuit touristique, ceux qui sont employés par des entreprises étrangères et ceux qui reçoivent de l’argent de l’étranger.

  1. El peso(CUP). C’est la monnaie généralement utilisée par les cubaines et les cubains. Ainsi, les salaires sont payés en CUP. Les habitant-e-s de Cuba s’en servent pour payer dans les bodegas (magasins destinés à assurer un minimum d’aliments et de produits d’hygiène pour la population) ainsi que dans quelques restaurants et points de ventes de pizzas, sandwichs, milk-shake, légumes, viandes, etc…
  2. El peso convertible(CUC) est l’argent qu’utilisent le plus souvent les touristes, mais aussi de plus en plus de cubaines et de cubains suite à l’affluence touristique présente sur l’île. Le plus important à retenir, c’est qu’au taux  officiel 1 CUC = 25 CUP.

«Je vais vous résumer le problème des Cubains en une phrase: comment survivre si votre salaire vous est payé dans une monnaie de singe et que vous devez, pour satisfaire vos besoins de base, recourir à une autre monnaie qui vaut 24 fois davantage?» Cette équation, exposée par la propriétaire d’une chambre d’hôte de Cienfuegos, force l’immense majorité des Cubains à faire chaque jour un grand écart de plus en plus absurde. Deux monnaies ont libre cours dans des circuits parallèles ou communicants, c’est selon. D’un côté, le peso cubain; de l’autre, le peso convertible, le CUC, dont la valeur oscille entre le dollar et l’euro. 1 CUC équivaut à 24 pesos cubains. Un abyme monétaire traverse le système marchand.

Prenons cet ingénieur qui émarge chaque mois à 395 pesos cubains, un salaire moyen. Dans la pratique, avec ce pécule, il pourra prendre le bus ou un taxi collectif, aller au cinéma, faire ses courses dans des magasins qui rappellent l’Europe de l’Est d’avant la chute du Mur. Mais, pour l’hygiène et la nourriture, c’est une autre affaire. Certes, chaque Cubain bénéficie encore d’une libreta, une carte de rationnement, mais elle a été réduite à la portion congrue – du sucre blanc et roux, un peu de riz et de haricots, un fond de café. En deux ou trois jours, tout est épuisé. Pour se nourrir et se laver, lui et sa famille, cet ingénieur est obligé de se rendre au shopping, qui ne connaît que les devises. Il doit donc changer ses 395 pesos cubains en pesos convertibles, soit 16,5 CUC. Or, un bon savon coûte 1 CUC, un litre de lait 2 CUC… En un clin d’œil, son salaire mensuel est parti en fumée. Conclusion: chacun devra recourir à mille ruses, et au marché noir, où les produits s’écoulent aussi en devises.

«Le peso cubain est tellement anachronique que cela en est devenu ridicule. Chacun doit avoir deux poches, une pour chaque monnaie, et tout le monde s’y perd», dit ce maître d’école. Dans l’économie du pays, cette schizophrénie monétaire donne des maux de tête à plus d’un comptable. Rodrigo est responsable financier d’une importante entreprise d’Etat qui exporte une bonne partie de sa production. «Les comptes sont kafkaïens. Car les recettes en CUC convertibles ou en pesos cubains sont regroupées dans la même colonne, comme si les deux monnaies avaient la même valeur! Or l’une est 24 ou 25 fois plus faible que l’autre!»

Un agriculteur, assez prospère, est persuadé que, même si le peso CUC grignote du terrain, la double monnaie demeure un outil de contrôle dans les mains du régime. Ce cultivateur de tomates et d’oignons en sait quelque chose: «L’Etat me doit 23 400 CUC, une fortune pour moi, depuis des années. Or, aujourd’hui, il est d’accord pour me les rendre mais selon le système du 1 pour 1. Autrement dit, au mieux, je ne vais récupérer que 975 dollars!»

Qui a préparé le programme économique de Marine Le PEN ? Très certainement un adversaire résolu…

Retrouver la souveraineté monétaire est une noble cause  mais y parvenir suppose le renoncement à toute démagogie et desmesures exactement contraire à celles de MME le PEN

Pas d’indépendance sans politique sérieuse : la rupture de 1958

Lors de son retour au pouvoir en 1958, le général de Gaulle est naturellement préoccupé de conforter l’indépendance de la France ; celle-ci ne peut être effective si le pays reste obligé de quêter l’argent auprès d’autrui.

Il définit lui-même très clairement dans ses Mémoires d’espoir les buts de sa politique qui sont « la puissance, l’influence, la grandeur », mais aussi « ce degré relatif de bien-être et de sécurité que pour un peuple, ici-bas, on est convenu d’appeler le bonheur ». Et il conçoit l’économie comme la « base » matérielle permettant d’atteindre ces buts. Dans ces conditions, la notion économique maîtresse qui guidera l’action du général de Gaulle sera l’expansion parce que c’est elle qui permet d’atteindre à la fois « la puissance, l’influence, la grandeur » et « ce degré relatif de bien-être et de sécurité ».

L’idée dominante à l’époque, partagée par la plus grande partie du personnel politique, de l’administration et du monde économique était que l’économie française ne supporterait pas la concurrence étrangère et que l’on assisterait à un déferlement de produits étrangers, allemands en particulier en raison de la supériorité supposée de l’industrie allemande sur l’industrie française, qui conduirait donc à des fermetures d’entreprises et à l’explosion du chômage.

Ce fut une révolution que de prendre le contre-pied de cette opinion dominante et d’appliquer le traité de Rome, ce qui assurera le départ de la construction européenne et montre combien l’image d’un général de Gaulle anti-européen est injuste et inexacte. C’est sous l’influence des idées libérales – et hétérodoxes par rapport à la pensée unique protectionniste de l’époque – de Jacques Rueff que le général de Gaulle décida de cette orientation capitale de sa politique économique. C’est donc tout naturellement à Jacques Rueff, assisté d’un comité d’experts, qu’il confia la tâche de proposer un ensemble de mesures permettant de préparer l’ouverture de l’économie française. Ces mesures furent adoptées et mises en œuvre par le gouvernement du général de Gaulle à la fin de 1958.

Les leçons

La première, c’est que la vérité ne se trouve pas nécessairement du côté du plus grand nombre et que les élites, souvent prisonnières d’une pensée unique, peuvent se tromper lourdement.

La seconde, c’est qu’il n’y a pas de bonne politique économique sans pouvoir fort dont l’action soit fondée sur une vision globale de l’économie. Par pouvoir fort, nous n’entendons évidemment pas un pouvoir autoritaire, mais un pouvoir disposant d’un large soutien populaire, par conséquent assuré de sa durée, dont l’horizon et les préoccupations ne se limitent pas aux quelques mois qui le séparent de la prochaine élection et qui ne craint donc pas de prendre des mesures contraires aux intérêts de telle ou telle catégorie de citoyens, mais conformes à l’intérêt général du pays. De même, disposer d’une vision globale de l’économie, c’est établir une stratégie d’ensemble de son action sans la borner à n’être qu’une suite de réactions, plus ou moins heureuses, aux événements qui surviennent.

La troisième leçon que nous pouvons tirer du plan de Gaulle – Rueff, c’est que, s’il n’y a pas de progrès économique sans ordre – ordre dans les finances publiques, ordre dans la monnaie –, l’ordre ne doit pas être recherché pour lui-même, mais comme une condition mise au service de l’expansion. Ce qu’il y a en effet de remarquable dans le plan de Gaulle – Rueff, c’est que face à une crise financière et monétaire extrêmement grave, ses auteurs ne se sont pas contentés, comme l’auraient fait des hommes ne possédant pas leur envergure, de prendre des mesures permettant de parer au plus pressé en sacrifiant l’expansion, mais qu’au contraire, ils ont cherché le moyen de résoudre la crise financière et monétaire tout en promouvant l’expansion de l’économie française. Appliquant la maxime fameuse de Lyautey « Ne jamais dire ou chaque fois qu’il existe une chance de pouvoir dire et », ils n’ont pas choisi entre l’expansion ou la stabilité, mais ont voulu à la fois l’expansion et la stabilité.

Le général de Gaulle entend donc respecter, dans la conduite de la politique économique, les principes d’une gestion rigoureuse : préférer l’effort à la facilité, ne pas dépenser plus que l’on ne gagne, prévoir autant que possible les dépenses à venir, toutes ces règles de vie « domestiques » se transposant aisément au plan macro-économique.

Assurer le vote du budget en temps utile, projeter sur plusieurs années les engagements dans le cadre de lois-programmes, cantonner puis faire disparaître le déficit budgétaire, privilégier les financements basés sur une épargne longue et éviter les facilités de la création monétaire, autant de lignes de conduite dont l’adoption en 1958 tranche avec des pratiques trop longtemps tolérées.

Le plan de stabilisation de 1958 est en effet d’abord une « opération vérité » . Il suppose, pour porter tous ses fruits, un respect durable des grands équilibres.

Pour être pleinement efficaces, les mesures prises dans le cadre du plan de réforme de 1958 doivent être prolongées par une action à long terme, dans tous les domaines de la politique économique.

bonnet_d_ane

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4 commentaires pour Le programme économique de Marine Le Pen décrypté : épargnants, serrez les fesses…

  1. Ténia dit :

    Intéressant – mais une partie n’est pas de toi, si je lis bien. En outre, je t’ai connu adversaire acharné de l’euro: de toute évidence les temps changent! J’ai cru comprendre en te lisant que, pour retrouver la souveraineté monétaire, nous devons d’abord retrouver une économie saine, et donc faire des choix douloureux, comme de Gaulle en 58. C’est toi l’économiste, et tu as sûrement raison. Le problème (si je ne me trompe pas) est que de Gaulle a rendu ces choix moins douloureux en ayant recours à deux énormes dévaluations (2 fois 20%) en juin et décembre 58… chose que précisément nous ne pouvons pas faire en raison même de l’existence de l’euro! Bref, le problème semble insoluble, et notre prochain Président sera de toute façon obligé d’aller s’agenouiller à Berlin, comme ses prédécesseurs, et comme tous ses collègues européens.

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    • pgibertie dit :

      Cher Alexis la politique de DRAGHI apermis une dépréciation de l’ Euro, les temps changent , et j’ ai combattu Trrichet a qui je reprochais ses taux d’intéret Je voulais une reforme structurelle profonde mon candidat a été battu à cause de ses affaires et du pseudo gaulliste Dupont gnangnan ( en fait un ancien rocardo bayroutien qui n’ atravaillé avec Seguin que pendant un an )

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      • Ténia dit :

        De toute évidence, le séguinisme de NDA était en effet une imposture – mais que dire de celui de Fillon, qui a trahi son mentor dès 95 en appelant à voter Balladur? Pour le reste, Draghi a sauvé l’euro, cela ne fait aucun doute; mais, pour intelligente qu’elle soit, sa politique ne règle pas le problème des déséquilibres internes à la zone euro. Les pays du sud, France compris, auraient besoin de dévaluer pour retrouver leur compétitivité par rapport aux pays du nord. Faute de pouvoir le faire, ils sont contraints à une dévaluation interne en encourageant la baisse des salaires ou la hausse du temps de travail sans contrepartie – ce que voulait faire Fillon et que fera Macron, dans une moindre mesure. Bref, l’euro pose des problèmes insolubles. On ne peut être heureux à l’intérieur, et on ne peut pour autant en sortir: c’est la définition même d’un cauchemar.

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      • pgibertie dit :

        Nous sommes dans la situation de l’Allemagne en 2000

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