LE PROGRAMME DE MELENCHON DECRYPTE

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Jean-Luc Mélenchon parie sur une relance par la demande au risque d’une dérive des finances publiques et d’un creusement marqué du déficit extérieur

Les ménages bénéficieraient directement d’une relance de la dépense publique de 4,1 points de PIB à travers le retour de l’âge légal du départ à la retraite à 60 ans (18 milliards), du RSA automatique et de son extension pour les jeunes (20 milliards), de la revalorisation des minima sociaux et des petites retraites (26 milliards), de la revalorisation de l’indice de la fonction publique (13 milliards) ou d’autres mesures (santé, contrats coopératifs, …). Enfin, la dépense publique augmenterait aussi de 2,4 points de PIB pour l’éducation-recherche (13 milliards), la justice et la culture (4 milliards) et d’autres mesures non documentées (38 milliards).

Une relance de la consommation  dans le contexte d’un marché du travail rigide  aura des conséquences négatives.

Le chômage ne recule pas s’il y a  un coût marginal du travail supérieur à la productivité marginale, une relance peut augmenter le cout du travail et aggraver le chômage structurel. Une forte hausse du coût du travail (hausse du SMIC de 15 % et suppression du CICE et du Pacte de responsabilité) entrainera une hausse du chômage et de l’inflation. D’ailleurs, l’hypothèse d’une inflation à 4,2 % en fin de quinquennat retenue par le candidat traduit le risque de dégradation accentuée de compétitivité des entreprises si les autres pays de la zone euro ne suivent pas la même trajectoire d’inflation.

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Une partie de ces revenus distribués grâce à la relance peut service à acheter des produits importés qui serviront bien sûr à la relance des pays voisins. La France connait déjà un déficit  grave de la balance courante. L’appareil productif est incapable de répondre à une relance …

De fait, ce programme se confronterait à la question du financement d’un tel plan de relance et du risque sur le coût de la charge de la dette publique, ainsi que de la potentielle forte dégradation du déficit extérieur dans le cadre d’une relance massive et isolée de la demande

En 1981 cette politique a déjà échoué.  Bien entendu un pays en récession avec un excédent commercial et un excès d’épargne  peut réussir une relance, c’est ce que l’Allemagne de la fin des années 2000 a eu l’opportunité de faire.

Pour la France la comparaison à faire ,avec le programme Mélenchon , serait la politique des pays d’Europe du Sud en 2008/2009

Relance ? Déficit public  mais également déficit d’épargne nationale et déficit  des comptes courants.

Le déficit public ne peut pas être financé par les recettes fiscales, la faiblesse de l’appareil productif ne se traduit pas par une reprise de la production. Il reste à financer par l’impôt ce que prévoit Mélenchon et ce qui aggrave la crise de la demande effective

Il veut augmenter les prélèvements obligatoires de  de 4,3 points de PIB, dont 1 point est directement dirigé vers les entreprises, et ce malgré la baisse du taux d’IS à 25 %. La fin du CICE, du Pacte de responsabilité et la contribution additionnelle sur les dividendes sont les principales mesures identifiées d’accroissement de la fiscalité sur les entreprises.

Les ménages verraient leur fiscalité augmenter de 1,6 point de PIB, d’autres mesures, comme la lutte contre la fraude fiscale, la réduction des niches et d’autres non identifiées verraient augmenter les PO de 1,4 point de PIB

Fuite des capitaux, insuffisance de l’épargne nationale … Mélenchon devra donc se tourner vers les marchés financiers pour emprunter

. Une politique budgétaire de relance se traduit en effet par des risques de hausse des taux d’intérêt une augmentation de leur dépense, le déficit public peut alors atteindre 10% du PIB. Pour le financer les Etats sont obligés de se tourner vers les marchés financiers, ces derniers mesurent la solvabilité de l’Etat et en particulier sa capacité à engranger des recettes fiscales

Les taux d’intérêt sont alors très élevés (25-30%) et le déficit public devient alors une contrainte insupportable. Quand lorsqu’il y a effet boule de neige, lorsque les taux d’intérêts réels que doit supporter l’Etat deviennent plus élevés que la progression des recettes fiscales

Le déficit public est complété par un autre déficit à savoir l’insuffisance d’épargne nationale. X-M est déficitaire ainsi que S-I

Face à ces déficits ces pays ont du se tourner vers une épargne étrangère, ils ont emprunté dans une monnaie étrangère et ont donc été soumis à des taux d’intérêts très élevés. C’est la crise de la dette et le scénario d’intervention du FMI qui oblige à la rigueur budgétaire, qui met en place des plans d’ajustement structurel avec comme porte de sortie une dévaluation de la monnaie et une renégociation de la dette.

Or, à partir de 2010, les Etats des pays périphériques ont au contraire cherché à consolider leurs finances publiques, sous la pression des marchés obligataires et surtout des autres Etats-membres de la zone euro ; ils ont réduit leurs dépenses à l’instant même où les ménages et les entreprises baissaient les leurs. Les autorités publiques ont alors aggravé la récession au lieu de l’atténuer, au point que certains pays ont connu une contraction de l’activité aussi ample que celle de la Grande Dépression.

De  2008 à 2012 la dette explosera en Grèce et au sud pas en Allemagne  car les premiers emprunteront sur les marchés à 30%  la seconde à 1%

Si la France Mélenchonienne doit financer par l’emprunt sur les marchés elle se retrouvera dans une situation comparable à celle de la Grèce et des pays en développement. Mélenchon deviendra alors le champion de l’austérité, le  serviteur du FMI ….

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COMMENT MELENCHON POURRA T IL EMPRUNTER A DES TAUX SUPPORTABLES ?

Mélenchon a tout à fait confiance de l’impasse dans laquelle il se trouvera, et pour lui la seule issue sera la planche à billets, le financement de la dette par la banque centrale et donc la création monétaire

Dans une économie ou les capitaux circulent et ou le système de change flottant s’est généralisé seule la politique monétaire est efficace

Les US peuvent financer leur déficit à travers la création monétaire, c’est-à-dire sans pleurs, ils bénéficient du droit de seigneuriage, ils utilisent leur monnaie qui est la monnaie internationale. Ainsi l’Amérique est-elle à l’origine d’une explosion des liquidités de par le monde. L’abondance de dollar peut même leur permettre d’obtenir une dépréciation du dollar favorable à leur exportation

Un autre pays qui connaitrait de tels déficits verrait sa monnaie attaquée, devrait augmenter ses taux d’intérêts attirer des capitaux ses déficits et dans ces conditions la hausse des taux d’intérêts tuerait la croissance        Le Japon a fait tourner la planche à billets pour prêter à l’Etat mais les risques sont limités compte tenu de l’énorme masse d’épargne privée dont ne dispose pas la France

La zone euro a  massivement bénéficié de la politique monétaire menée par Mario DRAGHI, La BCE a financé les banques à 0% et celles-ci ont prêté aux Etats à des taux très faibles (entre 0,2 et 0, 5% la France ou l’Allemagne). Super Mario Draghi  fait ce qu’il peut pour empêcher la déflation et la crise. La Bce mène une politique intelligente qui a mis fin  à la surévaluation de l’Euro Profitant de l’indépendance de la Bce il a tenu tête aux  Allemands et à l’irascible Schauble

N‘imaginez pas que Mario Draghi puisse financer le déficit de Mélenchon, la politique accommodante n’était possible qu’avec des taux c’inflations nus ce qui n’est déjà plus le cas.
Avec un renchérissement des biens et des services de 2,2 %, l’Allemagne connaît son plus fort taux d’inflation depuis août 2012. La coupe est pleine, estiment de nombreux politiques et économistes qui exigent la fin de la politique monétaire conciliante actuellement menée par la Banque centrale européenne (BCE). Les Taux vont donc remonter.

Mélenchon n’entend d’ailleurs pas soutenir Draghi, il entend remettre en question les traités et fait le choix de l’affrontement avec l’Allemagne.

Dans son programme, M. Mélenchon défend l’idée d’un « plan A » – « sortie concertée des traités européens » et « négociation d’autres règles » – et d’un « plan B » – « sortie des traités européens unilatérale par la France » – en cas d’échec de la première méthode.

Le premier comporte la fin de l’indépendance de la Banque centrale européenne, la mise en place d’un « protectionnisme solidaire » ou encore une harmonisation fiscale et sociale.

L’Allemagne acceptera telle une politique économique mélenchonienne ? Et avec elle le reste de l’Europe ? Si oui alors le programme de Mélenchon est cohérent

On se souvient du tonitruant « Ta gueule, la France est libre » lancé à Merkel.

Merkel sera inflexible…  Schultz est sur la même ligne

Il appartient depuis les années 1990 à un cercle de réflexion politique qui se situe à la droite du SPD et a toujours soutenu les lois Hartz IV. Au Parlement européen, ses collègues socialistes l’ont souvent vu défendre les positions du. Il est aussi un partisan des accords de libre-échange avec le Canada et les États-Unis. Martin Schulz risque d’apparaître comme une Angela Merkel à barbe.

Wolfgang Schaüble, et le candidat du SPD à la chancellerie adressent le même message à destination de la Grèce: il faut continuer les reformes· la question épineuse de l’allègement de la dette sera abordée à un moment ultérieur. Parmi les mesures réclamées à la Grèce visant à rendre son économie plus compétitive: des coupes supplémentaires dans les retraites, un abaissement du seuil d’exonération fiscale et de nouvelles déréglementations des marchés de l’énergie et du travail.

Pire, face à une France inflexible c’est l’Allemagne qui partirait. Angela Merkel voit dans cette occasion, la possibilité du retour au mark. L’économie allemande est florissante ,les exportations battent record sur record grâce à une compétitivité hors-coût. Quant à la banque centrale allemande et au ministre de l’économie W.Schäuble, ils seront trop contents de ne plus avoir à faire face aux demandes de mutualisation de la dette des Etats et à la politique menée par la Banque Centrale européenne. Celle  de l’assouplissement quantitatif qui permet d’actionner la planche à billets pour faire baisser les taux longs.

Dans ce contexte, la fin de l’Euro et l’éclatement de l’UE sont-ils des arguments suffisants pour faire plier l’Allemagne ? Le poker menteur est-il le jeu qui permettra à la France de remporter la mise .MELENCHON RECONNAIT QUE L’ISSUE SERA LA SORTIE DE L’EURO par la France

« L’Europe, on la change ou on la quitte 

En cas d’accord, les Français seront consultés par référendum pour décider « souverainement de [leur] participation à l’Union européenne [UE] refondée ou de la sortie 
C’est pourquoi nous devons sortir des traités européens qui nous font obligation de mener des politiques d’austérité, sans action de l’État ni investissements publics. Tout cela au prétexte d’une dette dont tout le monde sait qu’elle ne peut être payée dans aucun pays. Notre indépendance d’action, la souveraineté de nos décisions ne doivent donc plus être abandonnées aux obsessions idéologiques de la Commission européenne ni à la superbe du gouvernement de grande coalition de la droite et du PS en Allemagne.

 Si les autres pays ne veulent pas discuter, cela voudra dire que l’union est morte, et la France en sortira »

La suite relève d’un scénario catastrophe.  Flottement assuré mais des certitudes: inflation galopante avec la nouvelle monnaie, hausse des taux d’intérêts car les spéculateurs exigeront des taux élevés pour leur prise de risque. Inflation donc baisse du pouvoir d’achat pour les travailleurs et les retraités ; dévaluation, renchérissement des importations par exemple pour les produits énergétiques. Contrôle des changes, files d’attente devant les banques. Mélenchon lève le voile :

 

« Nous prendrions d’abord des mesures conservatoires pour éviter un nouveau mur de l’argent, des attaques spécifiques spéculatives contre l’économie française. Réquisitionner la Banque de France pour transformer l’euro en monnaie commune et non pas en monnaie unique

Mettre en place un contrôle des capitaux et des marchandises nationales pour éviter l’évasion fiscale des plus riches et des plus grands groupes, et se protéger des attaques spéculatives et du dumping social, fiscal et écologique»

Mélenchon nous décrit l’Argentine de ses amis populistes.

Je suis eurosceptique et keynésien, le programme économique  de Mélenchon ou celui de Le Pen devraient me plaire. Il n’en est rien car un keynésien doit tenir compte des données internes et de la contrainte externe avant de se lancer dans une relance isolée condamnée à l’échec. Changer la nature de l’Union européenne n’est possible que pour les Puissants et le préalable pour notre pays  sera une réforme structurelle comparable à celle de 1958. L’Allemagne pourrait quitter l’Euro, pas la France  dans la situation actuelle.

PAUL KRUGMAN , plus que critique sur l’Euro , analyse  une sortie dans la situation actuelle et s’en prend àMarine Le Pen  qui a le même programme dans ce domaine que Melenchon: «le coût de la sortie de l’euro et de la réintroduction d’une monnaie nationale serait immense». L’économiste évoque une fuite massive des capitaux qui provoquerait une crise bancaire, un contrôle des mouvements de capitaux et des fermetures temporaires de banques. «Des problèmes de valorisation des contrats créeraient un bourbier juridique, les entreprises seraient perturbées pendant une longue période de confusion et d’incertitude», poursuit-il.
Si l’économiste américain considère que l’euro est un «projet imparfait», il juge cependant qu’il y a une énorme différence entre le fait de ne pas adhérer à la monnaie unique – comme ce fut par exemple le cas de la Suède, du Royaume-Uni ou de l’Islande qu’il cite – et d’en partir après y avoir adhéré. Paul Krugman estime aussi qu’une sortie de l’euro aurait pu être profitable à la Grèce mais pas à la France qui n’est, selon lui, absolument pas dans la même situation économique. «Pour la France, sortir de l’euro entraînerait tous les coûts que la Grèce aurait eu à supporter sans aucun des bénéfices», écrit-il

Olivier Blanchard  ancien chef économique du FMI , lui aussi critique àl’égard des politique d’austérité  imagine les 100jours de Mélenchon au pouvoir

Augmentation du smic de 20%

Il ne lui a pas fallu plus d’une semaine pour annoncer une augmentation du smic de 20% ; une baisse de l’âge du départ à la retraite à taux plein à 60 ans ; une augmentation des salaires des fonctionnaires et des aides sociales (chômeurs, retraités, minima sociaux). Une fois ces annonces faites, il est allé voir la chancelière Merkel pour lui proposer de refonder l’union monétaire.

Hollande, lui aussi, avait fait le voyage de Berlin après son élection pour mettre fin à l’austérité budgétaire, mais il en était revenu transfiguré. Mélenchon n’est pas de ce bois-là, et il l’a fait savoir. Dans l’interview qu’il a accordée à « Libération » avant de s’envoler pour Berlin, il a expliqué qu’il voulait donner une chance à l’Europe et qu’il allait proposer à Merkel d’adapter le fonctionnement de la zone euro pour servir le peuple, pas les banques et les grandes sociétés cotées en bourse. Dire que la rencontre s’est mal passée est un euphémisme. La traditionnelle conférence de presse commune a été annulée. La chancelière a déclaré de son côté :
« Il y a deux manières de détruire l’Europe, de l’intérieur ou de l’extérieur. Le président Mélenchon m’a demandé de l’aider à la détruire de l’intérieur, maintenant il va essayer de le faire de l’extérieur. »

Sur les marchés financiers, le voyage à Berlin a déclenché une panique, bien plus violente que celle du 8 mai. Le taux d’intérêt sur la dette de la France est monté à 12%. Pour les particuliers et les entreprises, le crédit a grimpé à 15% ou plus. Evidemment personne n’est prêt à emprunter à de tels taux. Le président n’a pas tardé à réagir. Fin mai, il a dénoncé la guerre ouverte menée contre la France par « la finance qui pratique des taux usuriers » et il a commencé à parler de nationaliser les banques « comme Mitterrand ». Il n’en fallait pas plus pour que particuliers et entreprises commencent à retirer leur argent des banques, soit pour stocker des billets, soit pour les mettre en sécurité à l’étranger.

Le plan de relance de Mélenchon tient-il la route ?

Nationalisation des banques

Le projet de nationalisation des banques s’est retrouvé au cœur de la campagne des législatives. Marion Maréchal-Le Pen, qui a remplacé sa tante à la tête du FN, s’est dite favorable. Chevènement aussi. Le PS-HAM (Hamon, Aubry, Montebourg), désespéré de se voir laminé, n’a pas exclu l’idée. Le président avait promis la mise en place d’une Assemblée constituante pour mettre en place la VIe République. Les résultats des législatives, et l’absence d’une majorité de gouvernement, ont sérieusement remis en cause tous ces projets. Entre projets initiaux et paralysie, personne ne peut vraiment prévoir ce que ce gouvernement pourra accomplir.

Poutou, secrétaire général adjoint de l’Elysée

Avec l’arrivée des vacances, le secrétaire général adjoint de l’Elysée, Philippe Poutou, a lancé un appel au nationalisme ouvrier, mais ça n’a pas empêché de nombreux juillettistes de changer leurs projets pour partir dans les pays voisins, les voitures pleines de billets. On a vu de longues files de vacanciers devant les banques anglaises, espagnoles et italiennes. Face à cette hémorragie de retraits, environ 2% des dépôts par jour, les banques se sont rapidement retrouvées en pénurie de grosses coupures.

La Banque de France a demandé à la BCE des livraisons d’urgence, mais la demande a été refusée. Les banques ont alors commencé à rationner les retraits. Dans son discours à la garden-party du 14-Juillet, le président a annoncé qu’il instaurait un contrôle des changes, limitant à 1.000 euros par personne les sorties d’argent. Les files d’attente aux frontières se sont inexorablement allongées, suscitant des mouvements de colère.

Interdiction des licenciements

Privés d’argent, les consommateurs ont coupé dans leurs dépenses. Incapables d’emprunter, les entreprises ont suspendu leurs projets d’investissements productifs et ont commencé à licencier. Rares sont les CDD qui ont été renouvelés. A l’Elysée, on envisage d’interdire les licenciements et de transformer tous les CDD en CDI, mais pour cela il faut une loi et donc une majorité au Parlement.

Et en cette fin juillet, la crise s’est déplacée. Le Trésor doit emprunter, même à des taux punitifs, mais les prêteurs se font rares. Le président Mélenchon a demandé aux banques d’acheter les bons du Trésor, mais elles luttent pour leur survie. Il a exigé que la Banque de France prenne le relais, mais elle ne peut pas le faire tant que la France est dans la zone euro. Il a envoyé son ministre des Finances voir Wolfgang Schäuble à Berlin. Son conseil ? Demander un programme d’aide, comme la Grèce. Discrètement sollicitée, Christine Lagarde a donné la même réponse : il faut d’abord mettre en place un programme. Le président fera-t-il volte-face, comme Tsipras avant lui ?

Une sortie de la zone euro

Une solution, bien sûr, c’est de sortir de l’euro, au plus vite, pour retrouver le droit de faire tourner la planche à billets de la Banque de France. Mais sortir de l’euro est compliqué, beaucoup plus compliqué que prévu. Il faut du temps pour imprimer des billets et des pièces. Il faut une décision du Parlement, sauf à organiser un référendum mais les sondages ne sont pas rassurants. L’autre solution, c’est de répudier la dette publique, mais cela finirait de couler les banques françaises et l’Etat ne pourrait plus rien emprunter, même à des taux stratosphériques. Le candidat Mélenchon avait considéré que la dette publique n’est pas un problème. Il s’aperçoit maintenant que c’en est un. L’été sera long. La rentrée sera dure.

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