
Dans le diagramme « Un candidat à l’entourage éclectique » (cercle Glucksmann / Place publique pour 2027), le poids du monde de la santé et des écolos climatistes est réel mais spécialisé ; le soutien à l’Ukraineest en revanche plus central et structurant.Liberation
Monde de la santé
Deux figures nettes :
- Marguerite Cazeneuve (cercle extérieur) : présidente de la FNEHAD (hospitalisation à domicile), ex-numéro 2 de la CNAM, ancienne conseillère à l’Élysée/Matignon (gestion Covid, soins). Profil purement technico-administratif du système de santé. Elle est aussi l’épouse d’Aurélien Rousseau.
- Aurélien Rousseau (plus central, « responsable des élections ») : ancien ministre de la Santé et de la Prévention, DG de l’ARS Île-de-France pendant le Covid, directeur de cabinet d’Élisabeth Borne. Profil de haute administration sanitaire + politique (il a ensuite quitté la direction de campagne pour raisons de santé).
Poids : visible et crédible (expertise réelle venue d’anciens macronistes « repentis »), mais limité à ces deux profils. Ce n’est pas un bloc massif du cercle ; plutôt un apport technique sur les questions de protection sociale et de santé.
Écolos climatistes
Trois figures saillantes :
- Laurence Tubiana : économiste, ex-négociatrice principale de la COP21, architecte de l’Accord de Paris, CEO de la European Climate Foundation. Figure emblématique du climat.
- Yannick Jadot : sénateur écologiste, ex-candidat présidentiel EELV, rallié à Glucksmann et chargé de préparer un « état d’urgence écologique ».
- Aurore Lalucq (coprésidente Place publique) : économiste, passée par l’Institut Veblen (transition écologique), auteure sur le green deal et la transition sociale-écologique.
Poids : significatif. Ces profils ancrent la dimension écologique du projet (Place publique a toujours eu une composante société civile/écologie). Ce n’est pas le cœur exclusif du cercle (beaucoup d’élus PS classiques : Delga, Delafosse, Mayer-Rossignol, Vallaud, Ouizille, Houlié…), mais ils donnent du poids programmatique sur le climat et la transition.
Partisans de la guerre en Ukraine
C’est un fil rouge plus profond :
- Glucksmann lui-même : engagement historique (conseiller de Saakachvili en Géorgie, participation à l’Euromaïdan, ex-épouse Eka Zguladze vice-ministre de l’Intérieur en Ukraine). Position constante et dure contre Poutine / impérialisme russe.
- Cyrille Amoursky (« reporter de guerre ») : journaliste de terrain en Ukraine (né à Moscou, grandi en Ukraine), auteur de Ukraïna. Un peuple en guerre, très engagé pour le soutien à la résistance et la sécurité européenne.
- Yannick Jadot et Aurore Lalucq : tous deux très fermes (plus d’armes, « économie de guerre », soutien « indéfectible », critique des plans de « capitulation »). Jadot s’est éloigné du pacifisme traditionnel des Verts sur ce sujet.
- Alignement large des soutiens politiques (élus PS / Place publique) sur la ligne pro-Ukraine mainstream de la social-démocratie française.
Poids : élevé et identitaire. C’est une marque de fabrique de Glucksmann et de Place publique (pro-européen, atlantiste, anti-Poutine), plus structurante que les volets santé ou climat pure. Le diagramme reflète un cercle « éclectique » (élus locaux PS, journaliste Léa Salamé, banquier, chercheur CNRS en biologie du cancer, etc.) où l’Ukraine et l’Europe sont des axes politiques forts