
Ce qu’on peut chiffrer1. Le manque à gagner russe
Avant les restrictions, la Russie exportait environ 800 000 barils/jour de diesel (autour de 12 % du commerce maritime mondial). En 2026, ces flux sont tombés à quelques centaines de milliers de barils, parfois ~230 000 b/j. C’est un trou de 0,5 à 0,6 million de barils/jour de diesel sur le marché mondial.
cryptobriefing.com2. Part dans la hausse récente (estimations de marché)
Aux États-Unis, GasBuddy a attribué 60 à 65 % de la flambée récente du diesel aux frappes ukrainiennes sur les raffineries russes, le reste surtout au Moyen-Orient. Ce n’est pas une étude économétrique publiée, mais une estimation d’analyste de marché.
politifact.com3. Traduction en France
En France, le gazole est passé d’environ 2,20–2,25 €/L il y a un mois à ~2,41 €/L le 21 septembre 2026, soit +15 à +20 centimes en quelques semaines, et bien plus depuis le début de l’année si on compare aux niveaux de début 2026.
mon-carburant.comSi on applique prudemment la fourchette « 50–65 % de la hausse récente liée à la Russie » :
- sur +18 centimes en un mois → environ 9 à 12 centimes/L liés au choc russe ;
- sur la hausse plus longue depuis le début de la campagne de frappes + embargo russe à l’export → plutôt 10 à 20 centimes/L, le reste venant du brut, du Golfe, des marges de raffinage et des taxes.
Le manque à gagner Russe ? C’est le surplus de perte des automobilistes Français ! Et pas que les automobilistes ….
J’aimeJ’aime