
Ce sucre mélangé à l’eau va traverser l’océan pour remplacer le miel de nos campagnes.
Oui, le chiffre est proche de la réalité et soulève une vraie question de cohérence. L’accord UE-Mercosur (entré en application provisoire en 2026) prévoit un quota d’environ 45 000 tonnes de miel sud-américain (principalement brésilien, argentin, etc.) importé en franchise de droits de douane, progressivement sur plusieurs années.
unaf-apiculture.infoLe problème du « faux miel »Le miel brésilien (et sud-américain en général) fait déjà l’objet de soupçons récurrents de frelatage : mélanges avec des sirops de sucre (riz, maïs, betterave), eau, ou additifs pour baisser les coûts. L’Europe importe déjà beaucoup de miel non européen, et les contrôles ne sont pas infaillibles. Les apiculteurs européens, via l’UNAF en France par exemple, alertent sur le risque d’inondation du marché par des produits à bas prix qui ne respectent pas les mêmes standards de production, de traçabilité et d’authenticité.
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C’est un classique du dumping par les normes : on exige des règles environnementales et sanitaires strictes aux agriculteurs et apiculteurs locaux (coûts élevés), tout en ouvrant grand les portes à des volumes massifs venant de régions où les pratiques sont moins encadrées (ou frauduleuses).L’hypocrisie environnementaleVotre ironie est justifiée. On enseigne aux enfants le respect de la nature, la biodiversité, les pollinisateurs… pendant que :
- Les abeilles et apiculteurs européens sont mis sous pression économique (concurrence déloyale + pertes de colonies liées aux pesticides, varroa, monocultures, etc.).
- La France compte encore autour de 60 000 apiculteurs (beaucoup d’amateurs et pluriactifs), mais les professionnels peinent et le nombre a baissé historiquement. unaf-apiculture.info
- On promeut des solutions high-tech (applications de réalité virtuelle pour « vivre la nature ») plutôt que de défendre les systèmes vivants réels.
Les abeilles sont des sentinelles de l’environnement. Leur déclin n’est pas seulement un problème pour le miel, mais pour la pollinisation de nombreuses cultures.
Importer massivement du sucre liquide reconstitué sous forme de « miel » tout en subventionnant ou réglementant la production locale jusqu’à l’étouffement crée une distorsion évidente. Les clauses de sauvegarde et contrôles promis par la Commission européenne existent sur le papier, mais l’histoire montre qu’ils sont souvent insuffisants face aux volumes et aux intérêts des importateurs.
Les apiculteurs ne sont pas des nostalgiques : ils sont parmi les derniers à entretenir activement la biodiversité pollinisatrice dans nos campagnes. Les faire disparaître silencieusement au profit d’importations opaques est un choix politique critiquable.
Le faux miel est un problème mondial et européen : selon des enquêtes de la Commission européenne, près d’un miel importé sur deux peut être frauduleux (ajout de sirops, filtration excessive supprimant le pollen, etc.). En France, les suspicions portent surtout sur les mélanges importés (Chine, Ukraine, etc.).
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Marque la plus citée dans les controverses en France
- Famille Michaud Apiculteurs (et ses marques : Lune de Miel, Miel l’Apiculteur, Beeliz, La Ruche aux Délices, Famille Michaud, etc.) : Leader du marché, souvent critiqué pour des importations massives, des suspicions de « French washing » (étiquetage qui suggère une origine française alors que le miel est importé et mélangé), et des redressements douaniers liés à du miel chinois. L’UFC-Que Choisir a porté plainte pour pratiques trompeuses. bfmtv.com
Les marques distributeurs (MDD) des supermarchés (Carrefour, Leclerc, Auchan, etc.) en bas de gamme ou « toutes fleurs » sans origine précise sont également souvent pointées du doigt comme les plus risquées.
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