
Autrefois, pour les candidats de droite (et parfois au-delà), le passage obligé était le pèlerinage à Colombey-les-Deux-Églises, sur la tombe du général de Gaulle. Aujourd’hui, c’est Kiev.
- Colombey symbolisait l’héritage gaulliste : souveraineté nationale, indépendance vis-à-vis des blocs, « la France libre », etc. C’était un rituel quasi-obligatoire pour les prétendants à la présidentielle (surtout à droite) autour du 9 novembre, anniversaire de la mort du Général.
- Kiev est devenu le nouveau rite de passage : il faut aller montrer son soutien inconditionnel à l’Ukraine, à Zelensky, à l’OTAN et à la ligne atlantiste dominante. C’est le marqueur de sérieux international pour les candidats du centre et de la droite classique en 2026-2027.
Bruno Retailleau et Édouard Philippe viennent tous les deux de faire ce « pèlerinage à Kiev » à quelques jours d’intervalle. C’est très commenté dans les milieux souverainistes, qui y voient le signe d’un parti UMP LR vidé de sa substance (indépendance nationale) au profit d’un alignement euro-atlantiste.La formule circule beaucoup en ce moment :
« Avant, on allait à Colombey. Maintenant, on va à Kiev. »
C’est une critique de la transformation idéologique d’une partie de la droite française : on passe d’un hommage à la souveraineté gaullienne à un alignement stratégique sur Washington et Bruxelles via le conflit ukrainien.
Retailleau choisit l’Ukraine pour démarrer sa compagne , au moment où le régime célèbre le retour des cendres du criminel et collabo nazi Melnyk. Tristes symboles https://pgibertie.com/2026/05/22/retailleau-choisit-lukraine-pour-demarrer-sa-compagne-au-moment-ou-le-regime-celebre-le-retour-des-cendres-du-criminel-et-collabo-nazi-melnyk-tristes-symboles/ via
Heureusement ni l’un ni l’autre ne sont gaullistes
Édouard Philippe : Il a bien commencé sa carrière au RPR (Rassemblement pour la République) vers le milieu des années 1990 (1995-2002), avant de rejoindre l’UMP à sa création en 2002. Il était alors proche d’Alain Juppé.
Bruno Retailleau : Pas directement au RPR. Il était au Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers de 1994 à 2010 (plutôt souverainiste/droite conservatrice). Il n’a rejoint l’UMP qu’autour de 2010-2012, donc après la dissolution du RPR dans l’UMP. Il n’était pas issu des « vieux réseaux RPR » traditionnels (d’où certaines tensions internes aux Républicains).
Je lisais vers 20h des textes concernant le milieu Gaulliste et Giraudiste à Alger pendant la guerre : quel panier de crabes ! chacun dans sa petit chapelle et dieu pour tous !
Au fond les choses en politiques ne bougent jamais beaucoup c’est trahison en pagaille et fausses allégeances pour se partager le gâteau du pouvoir sur fond de lutte contre le vil occupant tantôt Allemand tantôt Russe !
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