
des scientifiques sud-coréens de l’KAIST (Korea Advanced Institute of Science and Technology) ont réalisé une avancée significative dans ce domaine, publiée fin 2024 et largement relayée en 2025-2026.Détails de la découverteÉquipe : Dirigée par le professeur Kwang-Hyun Cho (département de Bio et Brain Engineering).
Approche : Au lieu de tuer les cellules cancéreuses (comme avec la chimiothérapie ou la radiothérapie), ils ont développé une technologie pour reprogrammer les cellules cancéreuses en cellules normales ou quasi-normales, en ciblant des « interrupteurs moléculaires » (switches) dans le réseau génétique.
Méthode :Ils ont modélisé un « jumeau numérique » (digital twin) du réseau génétique des cellules du côlon.
Ils ont identifié un état de transition critique (critical transition) où les cellules normales deviennent instables avant de basculer irréversiblement vers le cancer.
En utilisant des outils de biologie des systèmes (framework REVERT ou BENEIN), ils ont repéré trois gènes régulateurs maîtres clés : MYB, HDAC2 et FOXA2.
En inhibant/supprimant ces gènes, les cellules cancéreuses du côlon (colorectal cancer) ont retrouvé des caractéristiques de cellules saines : arrêt de la prolifération incontrôlée, restauration de la différenciation normale (forme, fonction intestinale).
Preuves :Expériences in vitro (cellules en culture).
Études sur modèles animaux (souris).
Résultats publiés dans Advanced Science (décembre 2024, DOI: 10.1002/advs.202402132 et mise à jour février 2025 sur le switch moléculaire, DOI: 10.1002/advs.202412503).
Type de cancer : Principalement testé sur le cancer du côlon (colorectal), un des plus courants.
Les scientifiques de l’équipe KAIST (dirigée par le Pr. Kwang-Hyun Cho) ont identifié MYB, HDAC2 et FOXA2 comme les trois régulateurs maîtres (master regulators) clés dont l’inhibition simultanée permet de reprogrammer les cellules cancéreuses du côlon (colorectal cancer) en cellules normales ou quasi-normales (similaires aux entérocytes sains).Méthode d’inhibition utilisée dans l’étudeDans l’article publié dans Advanced Science (décembre 2024, DOI: 10.1002/advs.202402132, avec mises à jour en 2025) :
- Knockdown simultané (réduction ou suppression de l’expression) des trois gènes :
- Réalisé par des techniques expérimentales classiques en biologie moléculaire : siRNA (small interfering RNA) ou shRNA (short hairpin RNA) pour cibler et faire taire l’expression de MYB, HDAC2 et FOXA2.
- Cela a été validé in vitro (lignées cellulaires de cancer colorectal humain) et in vivo (modèles de xénogreffes chez la souris).
- Inhibition pharmacologique possible pour HDAC2 (déjà existante) :
- HDAC2 est une histone désacétylase ; des inhibiteurs d’HDAC (HDAC inhibitors, comme le vorinostat/SAHA, romidepsine, etc.) sont déjà approuvés pour certains cancers (lymphomes, myélome) et ont été testés dans l’étude pour réduire son activité.
- Pour MYB et FOXA2 (facteurs de transcription), l’inhibition directe est plus difficile ; pas d’inhibiteurs spécifiques cliniquement approuvés, donc knockdown génétique (siRNA/shRNA) a été privilégié en preuve de concept.
- Approche combinée : L’inhibition doit être simultanée des trois pour obtenir l’effet maximal (similarité ~0,97 avec l’état normal, bassin d’attraction 100 % vers le phénotype entérocyte différencié). Inhiber un seul ou deux est moins efficace.
Résultats observés
- Les cellules cancéreuses perdent leur prolifération incontrôlée, leur caractère souche-like et invasif.
- Elles restaurent la différenciation (forme, fonction intestinale normale), expriment des marqueurs comme KRT20, VDR, etc.
- Dans les modèles murins : tumeurs significativement plus petites, régression tumorale sans tuer massivement les cellules.
la médecine génomique fait son entrée en utilisant judicieusement le « digital twin » d’un individu atteint d’un cancer, avancée intéressante à suivre de près
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Nous ne sommes plus dans le domaine de la médecine, là; mais dans celui de la biologie moléculaire…
Quant à ce que vous appelez la « génomique » (c’est dingue comme cette branche de la science aime à se gargariser de termes alambiqués pour faire « savant »), celui de l’humain n’est en fait « décodé » (ce qui ne veut pas dire compris…) qu’à environ 9%…
Raison pour laquelle sans doute, les avancées sont si lente à propos des fonctionnements de l’immunité et conséquence directes sur la méconnaissance de la plupart des maladies auto-immunes…
Présentement, les scientifiques en question prennent bien soin de ne pas « transposer » leur « découverte », et donc de ne pas généraliser…
La meilleure façon de ne pas avoir à « soigner » un cancer n’est-elle pas d’essayer d’éviter d’en avoir un; par une hygiène de vie peut-être différente de ce que nous « propose » la vie moderne …
Il est faux de penser qu’il y a 2 ou 3 siècles les humains mourraient moins vieux, j’ai une palanquée de centenaires ou presque centenaires dans ma généalogie entre 1800 et 2000 qu’apparemment je ne retrouve pas au 20è siècle… par exemple; j’ai bien quelques idées sur les causes de ces différences…
Aux USA « l’espérance de vie », critère oh combien pernicieux et aux causes multiples, est en train de chuter et c’est déjà visible dans les statistiques…
Alors, la médecine moderne et tous ces termes qui au final ne signifient pas grand chose, côté avancées… j’ai des doutes.
J’ai encore les mots du Pr. Montagné en tête, mots prononcés au début de la farce Covid et avant son décès:
« Penons soin de vérifier que le remède ne soit pas pire que le mal » !
J’adore en fait ces « scientifiques » qui s’enthousiasment pour des avancées, qui n’en sont peut-être pas, juste pour continuer à avoir du fric pour bosser…
Ainsi va la recherche médicale en ce moment !
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