
Emmanuel Macron a été très clair à plusieurs reprises :
- Il a déclaré que la hausse des prix du pétrole due à la crise au Moyen-Orient (guerre États-Unis/Israël-Iran et blocage du détroit d’Ormuz) « ne justifie en aucun cas » de lever ou d’assouplir les sanctions contre la Russie.
- Lors d’une conférence de presse avec Volodymyr Zelensky le 13 mars 2026 à Paris, Macron a insisté : « La hausse des prix du pétrole ne doit en aucun cas nous amener à revoir notre politique de sanctions envers la Russie. » Il a ajouté que la Russie ne devait pas espérer de « répit » grâce à la situation en Iran.
- Il a minimisé l’assouplissement américain en le qualifiant de « temporaire et limité », tout en réaffirmant que la France et l’Europe maintiendraient pleinement leurs sanctions.
Le gouvernement français est sur la même longueur d’onde :
- Benjamin Haddad (ministre délégué chargé de l’Europe) : « Ce n’est pas le moment de lever les sanctions contre la Russie. Au contraire, c’est le moment d’augmenter la pression » (début avril 2026). Il a notamment évoqué le 20e paquet de sanctions européennes et la lutte contre la « flotte fantôme » russe.
- Roland Lescure (ministre de l’Économie et des Finances) : Lors de la réunion des ministres des Finances du G7 à Washington (avril 2026), il a déclaré que « la Russie ne doit pas tirer profit de ce qui se passe en Iran » et que l’Ukraine ne doit pas devenir une « victime collatérale ».
Les États-Unis ont temporairement assoupli leurs sanctions sur le pétrole russe (via des waivers ou licences générales de l’OFAC) pour permettre la vente de cargaisons déjà chargées sur des pétroliers. L’objectif officiel était de stabiliser les prix mondiaux du pétrole, fortement perturbés par le conflit au Moyen-Orient (guerre États-Unis/Israël contre l’Iran et blocage partiel du détroit d’Ormuz). Ces mesures ont été prolongées d’un mois en avril 2026.
fr.euronews.com
L’UE a réagi très fermement et de manière unanime :Valdis Dombrovskis (commissaire européen à l’Économie) : « Nous devons maintenir une pression maximale sur la Russie. »
Ursula von der Leyen (présidente de la Commission) : « Ce n’est pas le moment d’assouplir les sanctions contre la Russie. »
António Costa (président du Conseil européen) : La décision américaine est « très préoccupante » car elle renforce les ressources de Moscou pour financer la guerre en Ukraine. Il a insisté sur le fait que toute mesure permettant à la Russie d’augmenter ses revenus pétroliers est problématique.
Friedrich Merz (chancelier allemand) : Il a qualifié l’assouplissement de « erreur » et d’« action wrong », quel que soit le motif (prix du pétrole ou non). Il a souligné que six des sept leaders du G7 (hors États-Unis) considéraient que ce n’était pas le bon signal à envoyer.
lesoir.be
D’autres responsables européens (dont Kaja Kallas, Haute représentante pour les affaires étrangères) ont parlé de « précédent dangereux » qui risque de remplir le « trésor de guerre » de Poutine et d’affaiblir le soutien à l’Ukraine à un moment critique.Position de l’UEL’Union européenne maintient sa politique de sanctions strictes contre la Russie (y compris le plafonnement du prix du pétrole russe, même si son application est imparfaite). Elle a prolongé son propre régime de sanctions et refuse de suivre l’approche américaine. Pour l’UE, la priorité reste de limiter les revenus pétroliers de Moscou afin de réduire sa capacité à poursuivre l’agression en Ukraine. Elle estime que les problèmes actuels de prix de l’énergie ne justifient pas un relâchement de la pression sur la Russie.En résumé :
Les États-Unis → ont opté pour un assouplissement temporaire (et l’ont prolongé) pour des raisons de marché énergétique.
L’UE (et le Royaume-Uni) → rejettent catégoriquement cet assouplissement et maintiennent une ligne dure.Cette divergence a créé des tensions visibles au sein du G7 et entre alliés transatlantiques. L’UE continue d’appeler à une application stricte des sanctions existantes et, pour certains, à leur renforcement.
: La Russie vient de couper l’oléoduc. Le transit de pétrole kazakh vers l’Allemagne via l’oléoduc Druzhba s’arrête le 1er mai. La branche nord. Celle qui alimente la raffinerie PCK à Schwedt. L’Allemagne pensait avoir échappé à la dépendance énergétique russe. Elle vient juste de troquer un maître pour un autre. Maintenant, Moscou débranche la prise.
Nos chefs d’états européens respectifs veulent nous affamer. D’une manière ET d’une autre (pas de pétrole russe, suppression progressive de notre agriculture et de notre industrie, lois liberticides concernant l’énergie, etc.)
La Russie vendra son gaz et son pétrole à l’Asie, voilà tout…
J’aimeAimé par 1 personne
On sait maintenant pourquoi la réaction russe sera violente le moment venu.
J’aimeAimé par 1 personne
A quand un référendum demandant aux français s’ils sont ou pas en faveur de reprendre vite des relations politiques, économiques et sociales normales avec la Russie ? En effet, autour de moi je ne ne vois jamais de Russophobes, mais plutôt des femmes et des hommes qui constatent que les Russes ne font que se battre pour éviter que leur pays soit entouré de pays qui possède des missiles nucléaires américains.
J’aimeAimé par 1 personne
par dessus tout, ces « sanctions » font une belle jambe à Poutine et renforcent la détermination de tous les Russes !
J’aimeAimé par 1 personne
Un referendum?…..! Dans une époque comme la nôtre où tout est trafiqué, je doute du résultat qui sera forcément faussé par notre gouverquiment et qui tournera la question à son avantage pour enfoncer le peuple. C’est quand le retour du coupe-chou qui doit rouiller dans les catacombes !
J’aimeJ’aime