2005 le jeune Julien Pain défendait la liberté de presse et les blogs
Bien plus qu’une mine de conseils pratiques pour le blogueur occidental, ce guide est aussi une véritable arme contre les Etats où la presse est muselée
Parce qu’ils sont faciles à créer et à actualiser, les blogs apportent véritablement un nouveau support d’expression dans les pays où la presse est sous tutelle. C’est le moyen le plus simple pour les gens qui ne sont jamais entendus de faire passer une information indépendante. Nous sommes persuadés qu’il faut promouvoir ce support.
https://www.liberation.fr/medias/2005/09/22/un-outil-pour-dejouer-la-censure_533187/
2023: après avoir pourchassé la vérité, le Pain perdu justifie la censure pour notre bonheur

1939 dans un article à l’époque censuré, Albert Camus fait une leçon aux pains perdus de toutes les époques
Il est difficile aujourd’hui d’évoquer la liberté de la presse sans être taxé d’extravagance, accusé d’être Mata-Hari, de se voir convaincre d’être le neveu de Staline.
Pourtant cette liberté parmi d’autres n’est qu’un des visages de la liberté tout court et l’on comprendra notre obstination à la défendre si l’on veut bien admettre qu’il n’y a point d’autre façon de gagner réellement la guerre.
Certes, toute liberté a ses limites. Encore faut-il qu’elles soient librement reconnues. Sur les obstacles qui sont apportés aujourd’hui à la liberté de pensée, nous avons d’ailleurs dit tout ce que nous avons pu dire et nous dirons encore, et à satiété, tout ce qu’il nous sera possible de dire. En particulier, nous ne nous étonnerons jamais assez, le principe de la censure une fois imposé, que la reproduction des textes publiés en France et visés par les censeurs métropolitains soit interdite au Soir républicain (le journal, publié à Alger, dont Albert Camus était rédacteur en chef à l’époque), par exemple. Le fait qu’à cet égard un journal dépend de l’humeur ou de la compétence d’un homme démontre mieux qu’autre chose le degré d’inconscience où nous sommes parvenus.
Un des bons préceptes d’une philosophie digne de ce nom est de ne jamais se répandre en lamentations inutiles en face d’un état de fait qui ne peut plus être évité. La question en France n’est plus aujourd’hui de savoir comment préserver les libertés de la presse. Elle est de chercher comment, en face de la suppression de ces libertés, un journaliste peut rester libre. Le problème n’intéresse plus la collectivité. Il concerne l’individu.
Et justement ce qu’il nous plairait de définir ici, ce sont les conditions et les moyens par lesquels, au sein même de la guerre et de ses servitudes, la liberté peut être, non seulement préservée, mais encore manifestée. Ces moyens sont au nombre de quatre : la lucidité, le refus, l’ironie et l’obstination. La lucidité suppose la résistance aux entraînements de la haine et au culte de la fatalité. Dans le monde de notre expérience, il est certain que tout peut être évité. La guerre elle-même, qui est un phénomène humain, peut être à tous les moments évitée ou arrêtée par des moyens humains. Il suffit de connaître l’histoire des dernières années de la politique européenne pour être certains que la guerre, quelle qu’elle soit, a des causes évidentes. Cette vue claire des choses exclut la haine aveugle et le désespoir qui laisse faire. Un journaliste libre, en 1939, ne désespère pas et lutte pour ce qu’il croit vrai comme si son action pouvait influer sur le cours des événements. Il ne publie rien qui puisse exciter à la haine ou provoquer le désespoir. Tout cela est en son pouvoir.
En face de la marée montante de la bêtise, il est nécessaire également d’opposer quelques refus. Toutes les contraintes du monde ne feront pas qu’un esprit un peu propre accepte d’être malhonnête. Or, et pour peu qu’on connaisse le mécanisme des informations, il est facile de s’assurer de l’authenticité d’une nouvelle. C’est à cela qu’un journaliste libre doit donner toute son attention. Car, s’il ne peut dire tout ce qu’il pense, il lui est possible de ne pas dire ce qu’il ne pense pas ou qu’il croit faux. Et c’est ainsi qu’un journal libre se mesure autant à ce qu’il dit qu’à ce qu’il ne dit pas. Cette liberté toute négative est, de loin, la plus importante de toutes, si l’on sait la maintenir. Car elle prépare l’avènement de la vraie liberté. En conséquence, un journal indépendant donne l’origine de ses informations, aide le public à les évaluer, répudie le bourrage de crâne, supprime les invectives, pallie par des commentaires l’uniformisation des informationset, en bref, sert la vérité dans la mesure humaine de ses forces. Cette mesure, si relative qu’elle soit, lui permet du moins de refuser ce qu’aucune force au monde ne pourrait lui faire accepter : servir le mensonge.
Nous en venons ainsi à l’ironie. On peut poser en principe qu’un esprit qui a le goût et les moyens d’imposer la contrainte est imperméable à l’ironie. On ne voit pas Hitler, pour ne prendre qu’un exemple parmi d’autres, utiliser l’ironie socratique. Il reste donc que l’ironie demeure une arme sans précédent contre les trop puissants. Elle complète le refus en ce sens qu’elle permet, non plus de rejeter ce qui est faux, mais de dire souvent ce qui est vrai. Un journaliste libre, en 1939, ne se fait pas trop d’illusions sur l’intelligence de ceux qui l’oppriment. Il est pessimiste en ce qui regarde l’homme. Une vérité énoncée sur un ton dogmatique est censurée neuf fois sur dix. La même vérité dite plaisamment ne l’est que cinq fois sur dix. Cette disposition figure assez exactement les possibilités de l’intelligence humaine. Elle explique également que des journaux français comme Le Merle ou Le Canard enchaîné puissent publier régulièrement les courageux articles que l’on sait. Un journaliste libre, en 1939, est donc nécessairement ironique, encore que ce soit souvent à son corps défendant. Mais la vérité et la liberté sont des maîtresses exigeantes puisqu’elles ont peu d’amants.
Cette attitude d’esprit brièvement définie, il est évident qu’elle ne saurait se soutenir efficacement sans un minimum d’obstination. Bien des obstacles sont mis à la liberté d’expression. Ce ne sont pas les plus sévères qui peuvent décourager un esprit. Car les menaces, les suspensions, les poursuites obtiennent généralement en France l’effet contraire à celui qu’on se propose. Mais il faut convenir qu’il est des obstacles décourageants : la constance dans la sottise, la veulerie organisée, l’inintelligence agressive, et nous en passons. Là est le grand obstacle dont il faut triompher. L’obstination est ici vertu cardinale. Par un paradoxe curieux mais évident, elle se met alors au service de l’objectivité et de la tolérance.
Voici donc un ensemble de règles pour préserver la liberté jusqu’au sein de la servitude. Et après ?, dira-t-on. Après ? Ne soyons pas trop pressés. Si seulement chaque Français voulait bien maintenir dans sa sphère tout ce qu’il croit vrai et juste, s’il voulait aider pour sa faible part au maintien de la liberté, résister à l’abandon et faire connaître sa volonté, alors et alors seulement cette guerre serait gagnée, au sens profond du mot.
Oui, c’est souvent à son corps défendant qu’un esprit libre de ce siècle fait sentir son ironie. Que trouver de plaisant dans ce monde enflammé ? Mais la vertu de l’homme est de se maintenir en face de tout ce qui le nie. Personne ne veut recommencer dans vingt-cinq ans la double expérience de 1914 et de 1939. Il faut donc essayer une méthode encore toute nouvelle qui serait la justice et la générosité. Mais celles-ci ne s’expriment que dans des coeurs déjà libres et dans les esprits encore clairvoyants. Former ces coeurs et ces esprits, les réveiller plutôt, c’est la tâche à la fois modeste et ambitieuse qui revient à l’homme indépendant. Il faut s’y tenir sans voir plus avant. L’histoire tiendra ou ne tiendra pas compte de ces efforts. Mais ils auront été faits.
2023 Nous vivons une époque nauséabonde
https://twitter.com/i/status/1622729969846702082
Cette femme s’appelle Maria Leptin. Elle est la présidente du Conseil européen de la recherche. Elle a exhorté les gouvernements à cesser d’expliquer « la science » à leurs citoyens et à utiliser plutôt les organisations militaires et religieuses pour vacciner la population. C’est ce qu’elle a déclaré lors d’une conférence du Forum économique mondial (WEF).
Message de la CPAM : « Ne choisissez pas ! » 2 hommes déshumanisés de dos en noir crânes rasés sous chapeaux noirs rappelant la gestapo dans un espace restreint semblant contraindre 3 personnes vulnérables, une personne âgée, un adolescent et une femme enceinte. Cette photo donne un signal fort qui fait froid dans le dos !

Nouveau gag de
@Fnac Ma sœur est passée hier commander mon livre en magasin (on lui a donné un bon de retrait) Aujourd’hui elle reçoit un mail lui confirmant qu’elle a annulé sa commande! (évidemment c’est faux!) Ça vous est arrivé aussi?
·Un de mes contacts est passé à la
Annemasse et a découvert cachés au fond d’un rayon les livres de
(Pierre Chaillot) et Laurent Toubiana Les vendeurs ne les avaient jamais vus et semblaient très intéressés!
Somptueux texte de Albert Camus, en 1939 !
Alors, pour l’ironie que pratiquerait un Merle persifleur, voyez ceci qui, selon moi ne se démode pas et demeure (très) jouissif :
https://sentrais.eu/baffes/baffes-test-6.php
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Ah merci pour ce blog, je viens de trouver le film en grand Anne-Laure Bonel, je le fais passer a des amis qui ne savent pas ce qui se passe ou s’est passé là bas …
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Sachez également que toutes les vidéos.mp4 qui y sont proposées sont librement téléchargeables sur ordi d’un clic-droit/Enregistrer la vidéo sous …
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Un banquier italien annonce ..L’UE doit devenir un État, selon Mario Draghi :
https://www.euractiv.fr/section/institutions/news/lue-doit-devenir-un-etat-selon-mario-draghi/
Et puis oust les lois françaises, subsidiaires aux lois européennes depuis longtemps là ..Ca va être pire, nous redevenons un Saint-Empire Atlantiste
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Oui ! j’ai vu ça également.
Or, ce que les prétendants à la Présidence des États-Désunis d’Europe ne comprennent pas, c’est que cette Europe ne pourra exister qu’à la condition sine qua non de servir l’Empire US : énergiquement, industriellement, économiquement, militairement.
C’est-à-dire que l’Empire n’hésitera pas à mercenariser ses nouvelles guerres-et-conquêtes par le sang européen et la fortune européenne.
Et, dès lors que nous savons que l’intelligence stratégique de l’Empire est crétine et criminelle : apprenons vite à mourir pour une cause qui ne sera pas la nôtre ni celle de nos enfants …
Morituri te salutant
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Le SNU, devenant obligatoire pour tous les jeunes Français malgré l’assurance d’une expérimentation occasionnelle, a pour dessein caché de fournir à terme de la bonne chair-à-canon (gracieuse) pour l’Empire US !
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*Service National Universel
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