EPI PHARE et le SCANDALE du Levothyrox

Les mauvaises habitudes ne se perdent jamais.

Et vous faites confiance aux études de Veran?

RELIRE CE BEL ARTICLE DE LIBE

https://www.liberation.fr/societe/sante/levothyrox-lincroyable-legerete-du-fabricant-et-des-autorites-20210601_THSW575WTFD57OL2VWW3IFTDQA/

Le résumé

Une expertise judiciaire, met en cause Merck et l’Agence du médicament lors de l’arrivée en 2017 de la nouvelle formule de ce médicament pour la thyroïde utilisé par plus de 3 millions de personnes en France. Elle a provoqué des milliers d’effets secondaires.

L’affaire du Levothyrox ? «Il n’y a aucun scandale», nous disait avec force, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn en septembre 2017. «C’est une crise liée à un défaut d’information et à un défaut d’accompagnement, qu’il faut entendre. La nouvelle formule est même beaucoup plus stable que la précédente.» Quant à Merck, le laboratoire répétait que la nouvelle formule était absolument substituable à l’ancienne. Et qu’en plus si la firme avait opéré ce changement, c’était à la demande des autorités sanitaires pour que le nouveau médicament soit encore plus stable… Propos définitifs, péremptoires.

Reprenons. Réalisée à la demande de la juge d’instruction, avec l’appui de l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT), cette expertise détaille l’affaire dite du Levothyrox, ce médicament utilisé par plus de 3 millions de personnes en France pour stabiliser leur taux de TSH, une hormone qui stimule la thyroïde.

«Les techniques d’analyse, utilisées par le laboratoire Merck, et validées par l’ANSM, ne permettaient pas de mettre en évidence des incompatibilités physico-chimiques des excipients nouveaux, mannitol et acide citrique, avec la levothyroxine.» Plus grave, «des techniques d’analyse thermique bien connues, permettaient de démontrer ces interactions physiques avec la LT4 et leur impact en tenue de dissolution, biodisponibilité et absorption intestinale.» Elles n’ont pas été faites. Il n’était donc pas possible d’affirmer, comme l’ont toujours dit Merck et l’ANSM, que la nouvelle formulation du Levothyrox est interchangeable avec l’ancienne pour tous les patients. «Rien ne garantissait que la substitution directe de l’ancienne formule par la nouvelle ne provoquerait aucun effet secondaire, quelle que soit la situation clinique du patient.» Bref, le changement de formule a été opéré sans aucune validation scientifique sérieuse. Et il est directement à l’origine des milliers d’effets secondaires qui n’ont rien à voir avec un quelconque effet nocebo .

Le docteur Philippe Sopenal. Cette nouvelle formule n’a jamais été auparavant testée sur le moindre malade, alors que l’on sait que pour la thyroïde la question du dosage est importante et délicate. Cette légèreté est incroyable.» Puis : «Avec les nouveaux excipients, le rapport nous montre bien des interactions multiples, et les impuretés qu’elles produisent n’ont même pas été explorées. Les experts notent que Merck n’a même pas tenu compte de certains résultats discordants entre l’ancienne formule et la nouvelle formule.» Enfin ce constat, accablant à ses yeux pour l’Agence : «Les experts montrent que l’ANSM a fermé les yeux sur ces manquements. Pourquoi ? On espère que l’enquête pénale le montrera. La prudence a minima de la part d’une Agence dite de sécurité sanitaire aurait voulu qu’elle fasse valider par ses laboratoires l’absence d’impact de ces modifications. Et non. Et que s’est-il passé ? L’ANSM n’a cessé de vanter la meilleure qualité et la plus grande stabilité de la nouvelle formule.»

On pourrait sourire de tant de laisser-faire. Et les erreurs dites de communication ont bon dos. Cette affaire, qui survient après le Mediator, laisse pantois. Comment se fait-il qu’en France en matière de médicaments les scandales se suivent ? Faut-il noter qu’au même moment le directeur de l’Agence était assis au banc des accusés lors du procès du Mediator ? «Au final, c’est un exemple caricatural de ces liens confus entre les Big pharma et les autorités sanitaires», conclut pour sa part le Dr Philippe Sopena. «L’Agence n’a pas joué son rôle. La ministre a soutenu l’Agence, et au final ce sont les malades qui trinquent. Quant aux grands médecins qui ont dit que tout cela n’était dû qu’à un effet nocebo, ils feraient bien de reconnaître leurs erreurs.»

VOICI LA POSITION D EPIPHARE c’est dans la tête des malades /

Étude de pharmaco-épidémiologie à partir des données du Système National des Données de Santé (SNDS) (étude de risque, interne EPI-PHARE).

EPI-PHARE a étudié les conséquences du passage à la nouvelle formule du Lévothyrox en France à partir des données du Système National des Données de Santé (SNDS, anciennement SNIIRAM), comprenant les données nationales exhaustives de remboursement de soins de ville (DCIR) et d’hospitalisation (PMSI) de l’ensemble des individus couverts par l’Assurance Maladie en France, quel que soit le régime de sécurité sociale.

Cette étude ne met pas en évidence d’augmentation de survenue de problèmes de santé graves (décès, hospitalisations, arrêts de travail d’au moins 7 jours) ou de consommation de médicaments utilisés pour traiter des symptômes somatiques tels que ceux notifiés en pharmacovigilance (antalgiques, corticoïdes/antihistaminiques, traitements de l’hypotension orthostatique, antimigraineux, antivertigineux, antidiarrhéiques) en lien avec le passage à la nouvelle formule du Lévothyrox en France.

Ces résultats ne fournissent pas d’argument en faveur d’une toxicité propre de la nouvelle formule du Lévothyrox. Ils reflètent plutôt les difficultés rencontrées par certains patients lors du changement de formule, comme cela a été rapporté à travers les notifications au dispositif de pharmacovigilance ou dans l’expression publique des patients portant notamment sur le manque d’information sur le changement de formulation.

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4 commentaires pour EPI PHARE et le SCANDALE du Levothyrox

  1. Ping : EPI PHARE et le SCANDALE du Levothyrox – Qui m'aime me suive…

  2. Carolyonne89 dit :

    Magnifique démonstration de la complicité des autorités sanitaires françaises avec les lobbings pharmaceutiques, je me rappelle très bien ce passage au nouveau Levothyrox, ou un excipient a été changé pour pénétrer le marché chinois, ces personnes ne supportant pas l’excipient d’origine. Les français ont été les cobayes non avertis avec des conséquences parfois sévères sur leur santé. Ayant de l’hypothyroïdie, j’ai été attentive à ce scandale sanitaire, même si, pour l’heure, je n’ai pas de traitement prescrit par mon médecin…une preuve de plus que la santé des patients, ils s’en moquent éperdument, pourvu qu’ils fassent toujours plus de fric avec la complicité des autorités sanitaires et des politiciens corrompus!! Les scandales se succèdent mais rien ne change pour autant. C’est honteux !

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  3. Paul-Emic dit :

    A reblogué ceci sur Politique émois et moiet a ajouté:
    Il y a quelques années, le scandale du Lévothyrox, déjà sous l’égide de Buzyn, pointait les insuffisances voire les compromissions de l’ANM et du ministère de la santé. . Trois ans après les mêmes travers se répètent à propos du vaccin, la folie et les morts en plus.

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  4. Didier LAIGLE dit :

    Ce dossier pénal ne met en évidence malheureusement que la partie visible de l’iceberg ! Merck a perdu sur le coup plus de 20 % de parts de marché, sans préjuger des pénalités finales. Ça c’est beaucoup plus intéressant. Nombre de patients ne savent encore pas ce qui s’est passé, les médecins étant à la peine, peu formés à l’endocrinologie.
    Mon épouse traitée depuis 1996 a galéré 6 mois avant de pouvoir trouver et le bon remplaçant et le bon dosage. Passée par l’Euthyrox (alors difficilement procurable en France, un comble) elle a fini par trouver bonheur chez Hennigs, avec en prime une baisse du dosage de 25 mg/jour.
    Ceci met en évidence à la fois les errements des médecins et le traitement aléatoire des essais de Merck. Epi-phare (émanation Publique, faut-il le rappeler !)n’étant là que pour donner caution à l’ANSM et au Ministère.
    Nous sommes en effet en plein dans la même façon de travailler que pour le Pb des Vaccins anti-covid. Les actions pénales se verront donc dans 4-5 ans ! Et contrairement peut-être à ce qu’on peut penser, ce seront les « handicapés » qui ligués en associations participeront à mettre à jour ce nouveau scandale.
    A moins qu’avec le battage médiatique et scientifique ça n’aille un peu plus vite ici ou là !

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