
Oui, il y a bien une affaire Pfizer (dite « Pfizergate ») qui entoure Ursula von der Leyen, mais la version du pot-de-vin de 760 millions de dollars à son mari via Orgenesis est une allégation non prouvée, issue d’une enquête indépendante très controversée.Voici les faits vérifiables, sans complot ni défense automatique :1. Les SMS effacés avec Albert Bourla : c’est réel et c’est un vrai scandale de transparenceEn avril 2021, le New York Times a révélé que von der Leyen avait négocié directement (appels + SMS) les contrats Pfizer/BioNTech avec le PDG Albert Bourla.
La Commission européenne a commandé jusqu’à 1,8 milliard de doses (valeur estimée à plus de 20-35 milliards € selon les tranches).
La Commission a admis ne pas retrouver ces SMS, qu’elle dit avoir supprimés pour des « raisons de sécurité ».
L’Ombudsman européen a parlé de « maladministration ». Des plaintes pénales ont été déposées en Belgique, l’EPPO (Parquet européen) et même un procureur allemand enquêtent encore sur corruption, destruction de preuves et mauvaise gestion.
C’est documenté, repris par la presse sérieuse (NYT, Politico, Euronews, etc.) et fait l’objet de procédures judiciaires en cours. Sur ce point, vous avez raison : c’est une opacité problématique.
- Le mari Heiko et Orgenesis : l’allégation du pot-de-vin de 760 M$Cette partie précise vient presque exclusivement de l’enquête en trois épisodes du journaliste roumain Adrian Onciu (fin 2021, publiée d’abord sur Facebook puis sur des sites comme Rost Online). Onciu note que Heiko Echter von der Leyen (médecin à Hanovre) a été nommé « Medical Director » / membre du board d’Orgenesis (biotech américaine de thérapie cellulaire et génique) en décembre 2020, juste au moment où les négociations vaccins s’accéléraient.
Il évoque un saut de salaire spectaculaire (de ~300 000 € à plus d’1 M$ selon lui) et parle d’une possible « commission de performance » de 760 millions de dollars (il l’écrit explicitement dans son texte). Il y voit un chantage ou une rémunération indirecte via Orgenesis, qu’il décrit comme « étroitement liée à Pfizer » (via des tests, Vanguard, etc.).
Orgenesis a bien reçu des subventions européennes (Horizon + projet italien),
Onciu a bien été censuré : son article a été retiré de Mediafax (agence roumaine où il travaillait) après deux jours. Il présente ça comme une preuve de pression, et c’est possible.
Elle est reprise dans les milieux anti-vax, souverainistes ou anti-von der Leyen (Orbán, certains comptes pro-Trump, sites alternatifs).
Trump et Orbán ont effectivement des munitions politiques sur Pfizergate (transparence, surcoût des doses, etc.), mais le « pot-de-vin de 760 M$ au mari » reste du domaine de l’accusation
En résumé : Les SMS effacés et le manque de transparence sont une affaire sérieuse, enquêtée par des instances judiciaires.
Le « plus gros pot-de-vin de l’histoire européenne » versé à Heiko via Orgenesis est une allégation forte d’Adrian Onciu
e président américain souhaiterait que l’ancien Premier ministre hongrois soit le prochain candidat à la présidence de la Commission européenne, actuellement occupée par Ursula von der Leyen, qui dirige une majorité de plus en plus fragile et a déjà survécu à une motion de censure, signe de profondes fractures au sein des institutions de l’UE.
Trump a plus d’un tour dans son sac pour discréditer von der Leyen, et parmi celles-ci, la plus sérieuse semble être celle liée à l’affaire Pfizer. Ursula, en plus d’avoir effacé plusieurs SMS échangés avec le PDG de Pfizer, Albert Bourla, aurait bénéficié d’un énorme pot-de-vin de 760 millions de dollars déguisé en « commission » versée par la multinationale pharmaceutique susmentionnée à son mari Heiko, embauché « providentiellement » par une société appelée Orgenesis, elle-même liée à Pfizer.
Il s’agit probablement du plus important pot-de-vin de l’histoire européenne, mais le seul journaliste à l’avoir révélé, le Roumain Adrian Onciu, a perdu son emploi pour cela, tandis que ses autres « collègues » des médias traditionnels sont trop occupés à accuser Moscou et Budapest de corruption pour regarder sous le tapis bruxellois, où pullulent pots-de-vin et commissions occultes pour les différents commissaires.
L’affaire Pfizer n’est cependant pas la seule arme dont disposent Trump et Orban.
L’ancien Premier ministre hongrois a lui-même constitué un dossier conséquent sur toutes les graves irrégularités financières impliquant Ursula von der Leyen et l’a présenté au Parlement européen en août dernier, évidemment sans que la presse n’en fasse état.
Orban s’est notamment concentré sur l’énorme somme du fonds de cohésion, qui s’élevait à 392 milliards d’euros, dont deux ont fini à l’ancienne université von der Leyen, où la présidente de la Commission européenne enseignait l’épidémiologie à la fin des années 1990.
Selon Orban, Von der Leyen s’est rendue coupable du détournement de fonds publics le plus classique, destinés non pas à des travaux et initiatives d’utilité quelconque, mais à des institutions de tous types, toujours liées à Von der Leyen elle-même et aux autres commissaires européens.
La même dynamique se serait produite avec le volet financement du programme NextGeneration EU, dans lequel quelque 5 milliards d’euros ont fini par atterrir dans diverses sociétés de conseil en Allemagne, une fois de plus liées au président de la Commission européenne, le plus généreux envers lui-même en matière de tels dons.
Il s’agit en réalité de la partie émergée d’un iceberg dont nous commençons à peine à apercevoir la pointe.
En dessous, il y a d’autres prêts, comme ceux du tristement célèbre PNRR, alloués à des contrats fantômes à des entreprises liées à divers partis politiques, sur lesquels, cependant, le pouvoir judiciaire ne semble pas avoir l’intention d’enquêter, car si une pièce du puzzle s’effondre, toutes les autres s’effondreraient en cascade.
L’euphorie qui règne à Bruxelles fera peut-être place à la perplexité lorsqu’il deviendra évident que rien n’a changé à Budapest, tandis qu’Orban est désormais libre de se présenter à la présidence de la Commission européenne, muni d’une valise pleine de documents qui révèlent les squelettes dans le placard d’Ursula von der Leyen.
Kirill Dmitriev, proche conseiller de Vladimir Poutine, semblait l’avoir compris lorsqu’il a commenté les résultats des élections hongroises, déclarant que ces résultats ne feraient qu’accélérer la chute de l’Union européenne, fragile et isolée.
À Moscou comme à Washington, tout le monde est parfaitement conscient de ce qui va se passer.
À Bruxelles, en revanche, on célébrait une mesure visant à donner un élan décisif au régime de l’UE.