Voiture électrique :un désastre écologique

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Benjamin Griveau a beau mépriser les conducteurs de voiture diésel, aucun argument écologique  ne valide la politique de fiscalité punitive du pouvoir macronien.

Macron vous fait souffrir pour rien, pire  vous ne sauverez pas la planète, vous la polluez avec vos batteries au lithium

 

La voiture électrique sert cyniquement à délocaliser la pollution au détriment de régions et de populations éloignées.

 

Par ailleurs, les batteries des voitures électriques, utilisent du lithium dont l’extraction est cause de graves pollutions de l’environnement en particulier en Bolivie où est anéantie la vie paisible de populations indiennes installées depuis des siècles.

 

On peut donc conclure que la voiture électrique est tout aussi nocive pour l’environnement que la voiture thermique, et qu’elle permet en outre à des populations urbaines privilégiées de se déplacer en prétendant abusivement « ne pas polluer » et en reportant les conséquences sur des populations éloignées. C’est le comble du cynisme.

Tous les regards sont tournés vers le triangle ABC, pour Argentine, Bolivie et Chili, où se trouvent près de 85 % des réserves mondiales du minéral. Et chaque multinationale entend bien avoir sa part du gâteau. A ce petit jeu, l’Argentine rattrape à la hâte son retard sur ses deux voisins.

 

Contrairement à la Bolivie, le pays a largement ouvert ses portes aux compagnies étrangères. Dotées de technologies de pointe, celles-ci délaissent progressivement le sous-sol chilien pour la pureté du lithium argentin. Japonais, Australiens, mais aussi Français (voir encadré en bas de l’article), Sud-coréens, Canadiens, Américains, Polonais, Allemands et bientôt Turcs ou Indiens… Cette arrivée massive modifie de façon profonde l’environnement local.

A Olaroz, l’exploitation titanesque occupera dix-huit mille hectares pendant quarante années. Le tout pour un investissement de plus de 230 millions de dollars. Objectif : produire 17 500 tonnes de lithium par an.

Pour y arriver, « vingt-trois puits de deux cents mètres de profondeur viennent d’être creusés à dix kilomètres du site, détaille Germán Maclis, ingénieur en chef du projet. « Une fois pompées, les saumures – riches en lithium – sont acheminées vers de grands bassins d’évaporation. » Ces immenses bacs, de la taille de 700 terrains de football, « permettront de révéler le lithium qui sera transporté vers l’usine pour le transformer en carbonate de lithium, afin d’être exporté. »

Un processus « écologique » utilisant « le vent et le soleil », selon l’intéressé. « Nous n’avons rien à voir avec l’activité minière traditionnelle, connue pour sa pollution. »

Utilisé par les professionnels du lithium, l’argument de vente est bien rôdé. De son côté, l’étude d’impact environnemental fait état « d’éventuelles conséquences très limitées » qui se « résorberont après la fin de l’exploitation ».

L’or blanc, une industrie verte ? Pas vraiment à entendre Nelly Vargas, biologiste à l’université de San Salvador de Jujuy et responsable de plusieurs études d’impact des mines dans le nord argentin, dont celle du projet d’Olaroz.

Selon l’experte, l’industrie du lithium se révèle « un peu moins destructrice que les autres activités minières comme le plomb, le zinc ou l’étain par exemple ». Principal problème : la faiblesse d’un code minier national favorable à une extraction à tous crins. « Les enquêtes sont bâclées et la norme environnementale se révèle très insuffisante. »

Vigognes, flamants roses, lamas, souris mais aussi bactéries extrêmophiles – capables de vivre dans des conditions extrêmes – sont directement menacés. « L’inquiétude centrale, c’est l’eau », s’alarme Nelly Vargas. La spécialiste s’attend à un désastre écologique.

 

Les principaux déserts de sel de la région sont situés en tête du bassin de Pozuelos. « L’usage industriel et le rejet des effluents me préoccupent. Il y a un risque pur et simple de sécheresse dans une région où la situation s’avère déjà tendue. » Selon l’enquête d’impact, l’usine aurait un besoin de dix litres d’eau par seconde pour tenir les cadences de production fixées par les investisseurs.

 

 

 

Pour ne rien arranger, Sales de Jujuy va avoir de la compagnie. Les Canadiens de Lithium Americas corp et les Sud-coréens de Posco (propriétaire de Daewoo), avec le soutien de Jemse, entendent débuter la construction de leur complexe d’exploitation à la fin de l’année. « Ces deux sites concurrents, distants de seulement quelques kilomètres, devront travailler ensemble pour ne pas épuiser les ressources en eau », lâche, déjà désabusée, la biologiste.

Les communautés aborigènes de la région constituent déjà les premières victimes collatérales. « On a observé que l’eau se trouve partiellement salinisée », avance Silvana Morel, avocate écologiste et soutien juridique auprès des peuples indigènes. « C’est un drame pour eux, dépendants de l’agriculture et de la culture du sel. C’est tout un mode de vie qui est menacé. Les salares représentent également un lieu sacré, la Pachamama, qu’ils honorent chaque année au mois d’août. »

https://reporterre.net/Corruption-pollution-consommation-les-ravages-du-lithium-en-Argentine

 

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