Quand Jean Michel Blanquer recteur de Créteil payait les élèves pour assister aux cours

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Un élève de Créteil braque une prof  et de mauvais plaisants se souviennent d’un recteur  plutôt bienveillant pour les sauvageons .Un recteur qui selon les professeurs n’aimait pas les vagues…

 

 

Souvenez-vous : en 2009, le recteur de l’Académie de Créteil instaure dans trois lycées professionnels une « cagnotte » pour récompenser l’assiduité des élèves. La présence des élèves en classe leur permettait de récupérer de l’argent qui finançait un voyage scolaire ou des cours de conduite. Après plusieurs mois, une polémique nait sur le thème : les élèves sont payés pour assister aux cours. Le recteur était  Jean-Michel Blanquer

Le Monde dresse en 2009 le portrait de l' »hyper-recteur » de la difficile académie de Créteil, qu’il transforme en véritable laboratoire pédagogique. A l’époque, cet ami de Richard Descoings met en place des conventions avec Sciences Po pour aider des lycéens de ZEP à intégrer l’école parisienne.

Le projet de payer les enfants pour qu’ils se rendent à l’école, qui lui vaudra le désaveu de Nicolas Sarkozy.

http://www.europe1.fr/societe/violences-a-lecole-un-professeur-assure-navoir-recu-aucun-soutien-de-jean-michel-blanquer-lorsquil-etait-recteur-a-creteil-3785237

 

Rémy Destenave a occupé un poste de professeur de SVT pendant cinq années dans un collège classé REP, pour Réseau d’Éducation Prioritaire (ex-ZEP). Il a été délégué du personnel et assure n’avoir jamais rencontré le recteur durant ces années. Il dénonce la stratégie employée par l’académie de Créteil visant à « étouffer les faits pour ne pas faire de vague ». « L’académie nous a envoyé des gens qui sont venus nous faire culpabiliser pour nous dire que s’il y avait des soucis c’était de notre faute, c’est parce que nous n’avions pas de bonnes méthodes, ajoute-t-il

En mars et avril 2008, des enseignants de l’établissements avaient alerté en dénonçant un climat d’insécurité proche de « l’anarchie » dans ce collège sensible de Villejuif. « Les élèves ont un sentiment total d’impunité, confiait une enseignante au Parisien en avril 2008. Ils courent dans les couloirs, sèchent les cours, font irruption dans d’autres salles de classe, lancent des compas et des ciseaux sur les professeurs, cassent des vitres… Ils savent que les sanctions ne tombent pas toujours.

En 2009, trois enseignantes de ce collège classé en zone d’éducation prioritaire (ZEP) tirent à nouveau la sonnette d’alarme. « Il y a urgence, lâchent ces professeurs qui ont préféré garder l’anonymat. Ce sont les élèves qui font la loi au collège. » Depuis la rentrée de septembre, la liste des incidents déplorés au sein de l’établissement est longue : insultes et agressions sur des professeurs et des surveillants, matériels détériorés, bombes lacrymogènes dans les couloirs, déclenchement quotidien de l’alarme incendie, etc.

Pour ces trois enseignantes, une des explications à ce climat de violence provient du manque d’autorité de la hiérarchie. « La plupart de ces faits ne sont pas, ou peu, sanctionnés. Le mois dernier, des jeunes cagoulés ont fait irruption en plein cours et ont mis la salle à sac. Il n’y a même pas eu de dépôt de plainte », rapporte une des professeurs. Pour une de ses collègues, « les sanctions arrivent, mais souvent trop tard. Du coup, les adolescents, à qui on ne fixe pas de limites, se sentent tout permis ». « Nous avons peur pour les élèves, peur qu’un jour il y ait un blessé grave », dénoncent-elles.

Conséquence de ce contexte de travail : les arrêts maladie sont fréquents. « Il y a quelques jours, les cinq surveillants du collège ont tous été arrêtés », constate une enseignante. Le risque, selon elles, c’est que l’établissement se vide de ses élèves. Une mère de famille qui cherche à inscrire son enfant ailleurs explique son choix : « Les profs se prennent des claques de la part des élèves et mon fils a reçu des menaces de collégiens. Je ne veux pas que mon enfant aille en cours la peur au ventre. »

Si l’inspectrice reconnaît être informée d’un certain nombre d’incidents, celle-ci estime qu’« il ne faut pas pour autant exagérer la situation : ce sont les interprétations des professeurs ».

Pour le principal du collège, Bernard Savary, « tous les actes répréhensibles commis dans l’établissement sont sanctionnés ou punis ». Il constate, par ailleurs, de meilleurs résultats scolaires et se réjouit que l’établissement soit classé « collège expérimental ».

Jean Michel Blanquer , le recteur du « pas de vague »

Directeur adjoint du ministre de l’Education nationale Gilles de Robien en 2006 Jean Michel Blanquer  a une réforme à son tableau de chasse : la fin de la scolarisation avant 3 ans »,

Directeur général de l’enseignement scolaire (Dgesco), Jean-Michel Blanquer multiplie les initiatives pédagogiques  centrées sur les compétences plus que sur les savoirs.

lenivobaissePESSIN

Devenu ministre , il a sa solution pour les zones difficiles .

Les profs exerçant en éducation prioritaire, dans les écoles et collèges REP +, reçoivent  une prime annuelle de 1 000 euros à partir de la rentrée. Bonne  idée

Le ministre de l’Education a dit aussi réfléchir à une part de variable (en plus des 1 000 euros) versée dans les prochaines années pour récompenser une partie seulement de ces enseignants. Qui s’en chargera ? Et sur quelles bases ? On est en droit de s’interroger sur les critères objectifs qui présideraient à l’attribution de cette part variable de la prime à tel enseignant, telle équipe d’école et pas à telle autre .

Une prime pour le professeur qui ne fait pas de vague et se laisse chahuter sans rien dire ?

https://www.causeur.fr/blanquer-pas-vague-macron-ecole-155560

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