Le Nobel de la paix en hommage aux dizaines de milliers de femmes tuées ou mutilées par les islamistes et les dictatures

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Deux belles figures de l’Humanité ont enfin été récompensées par le Nobel de la Paix. Leur combat contre la barbarie s’impose à nous . Malheureusement le  silence  règne sur ces guerres oubliées  et les coupables : islamistes et dictateurs.

Vous avez entendu parler du génocide rwandais de 1994 mais savez vous que depuis , dans l’est du Congo, la guerre et les massacres se perpétuent.

Il est hélas impossible de donner des chiffres précis sur l’occurrence des violences sexuelles dans les Kivus et l’Ituri, comme toujours quand il s’agit de viols et plus encore dans ce contexte. Cependant, toutes les organisations locales, humanitaires internationales ou onusiennes, s’accordent pour reconnaître une centaine de milliers de femmes violées dans l’Est de la RDC depuis 1996  Le rapport sur les violations des Droits de l’homme…, et les chiffres sont probablement minorés : les femmes décédées à la suite de ces violences, par exemple, ne sont pas comptabilisées. Par ailleurs, une part importante des victimes garde le silence. Enfin, et il faut d’autant moins l’oublier que le tabou sur la question est particulièrement prégnant, les violences sexuelles touchent également les hommes, qui n’ont qu’exceptionnellement le courage d’en parler, et seulement quand les répercussions physiologiques sont invalidantes. Les différents rapports signalent la concomitance des vagues de violences sexuelles et des combats ; dès le début de la seconde guerre du Congo, les journaux, les associations locales, les ONG internationales et les organismes onusiens se sont accordés pour dépeindre les violences sexuelles comme une arme de guerre. L’armée congolaise  du boucher Kbila participe elle aussi  à ces massacres et notre président Macron « rend hommage à l’action du Président Kabila pour l’unité et l’intégrité de la RDC »

Issu d’une longue lignée d’ancêtres kurdes, les yézidis ont toujours refusé de se convertir à l’islam, même sous l’Empire ottoman. Leur indépendance leur coûte cher : 73 pogroms et tentatives de génocide au cours de leur histoire. Les islamistes préfèrent encore les juifs aux yézidis, qu’ils appellent « adorateurs du diable » . Simplement parce qu’ils prient Dieu au soleil et vénèrent l’ange Paon, perçu comme Satan. Inspirée par le culte de Mithra mâtiné d’influences chrétiennes et soufies, le yézidisme n’a pas de livre, fonctionne encore en caste et vénère le cheikh Adi, un Levantin qui a considérablement renouvelé sa pratique au XIIe siècle.

 

Situé au nord de Mossoul, dans une zone contrôlée par les peshmergas, son temple sacré n’a pas été souillé par les djihadistes. C’est là que viennent se purifier les rescapées. Violées et converties de force à l’islam, elles y défilent pour redevenir yézidies.

Caroline Fourest :

« Aux siècles derniers, lorsque les femmes étaient violées par les troupes du califat ottoman, elles devaient en prime affronter le rejet de la communauté. Pas cette fois. Le chef spirituel des yézidis, Baba Cheikh, condamne ceux qui les blâmeraient. Un vrai progrès, qui ne guérit pas, mais évite d’ajouter l’enfer à l’enfer.

 

Le cauchemar a débuté il y a trois ans, presque jour pour jour, le 2 août 2014. Daech, qui venait de s’emparer de Mossoul, a envoyé ses sbires fondre sur Sinjar et ses villages alentour pour rafler des yézidis. Les peshmergas déployés autour des villages pour les protéger ont pris peur. Les villageois se sont trouvés nez à nez avec des hordes de djihadistes irakiens et étrangers. Après avoir rusé pour les dépouiller de tous leurs biens, les mercenaires du « califat » ont fait monter les hommes dans des camions pour les exécuter. On commence tout juste à retrouver leurs fosses communes.

 

 

Le sort des femmes yézidies est encore pire. Dans une société traditionnelle, la mort est plus douce que le viol. Les pervers du djihad ont commencé par séparer les vieilles des jeunes, les adultes des enfants, les mères des vierges, avant de les étiqueter et de les vendre comme des bêtes. Des images montrent des colonnes de femmes en voile intégral noir, les mains enchaînées. Les plus âgées étaient enfermées dans des caves pour servir d’épouses temporaires, à la chaîne. Quand on ne pompait pas leur sang pour transfuser les djihadistes blessés… Les plus jeunes étaient triées et vendues.

 

Les prix commençaient à 150 € pour une enfant de 9 ans et pouvaient grimper à plusieurs milliers de dollars.

« La première chose qu’ils ont faite, c’est de nous forcer à nous convertir à l’Islam », confiait-elle à l’AFP il y a deux ans. « Après, ils ont fait ce qu’ils ont voulu ».

 

Ambassadrice de l’ONU pour la dignité des victimes du trafic d’êtres humains depuis 2016, Nadia Murad, dont six frères et la mère ont été tués par l’EI, milite désormais pour que les persécutions commises contre les Yazidis soient considérées comme un génocide.

Céline Pina:

Un prix Nobel de la paix qui a du sens et qui envoie un vrai message politique.

 

Enfin un prix Nobel fort, ancré dans le réel, yeux ouverts face à la barbarie et qui récompense des personnes exceptionnelles. L’un répare le pire, l’autre l’a subi mais au lieu d’en rester brisée, se reconstruit en menant une lutte digne pour les droits humains.

 

Attribué à Denis Mukwege, ce gynécologue qui répare, au risque de sa vie, les femmes victimes de mutilations génitales et à Nadia Murad, jeune yézidi, autrement dit chrétienne dont le peuple est persécuté et génocidé et qui fut esclave de l’Etat Islamique, ce prix Nobel parle de la violence et du cynisme de notre monde actuel. Mais il le fait en nous redonnant de l’espoir et de la force car ceux qu’il récompense incarnent le courage de dire et d’agir alors même que les dictatures et les traditions religieuses qu’ils affrontent ne font aucun cas de la vie en général et présentent comme un exploit viril et un hommage à Dieu, le viol, la mutilation et le meurtre.

 

Dommage qu’en France, où dénoncer la recrudescence de l’oppression des femmes et combattre les mutilations génitales ne comporte aucun risque, on assiste souvent à la valorisation des laquais de l’islamisme et des tenants d’une lecture raciale de la société promouvant le voile comme une liberté ou la mutilation génitale comme un moyen de respecter sa culture d’origine, voire tentant de la valoriser en « circoncision feminine ».

 

Le courage de nos deux prix Nobel qui font un veritable travail politique et essaient de changer le monde offre un contraste saisissant avec nos politiques stipendiés qui ne prennent aucun risque car ils trouvent ce type de sujets touchy, ont peur qu’en regardant en face la persecution des yezidis ils doivent assumer la réalité d’un Islam peu tolérant sur ses terres (car daesch n’est pas seul à persécuter ce peuple) ou regarder en face le fait que les mutilations génitales sont culturellement revendiquées et témoignent de la même peur de la sexualité féminine dont le voile parle également.

 

Sauf que si le courage des uns est admirable et vaut bien un prix Nobel, la lâcheté des autres est inexcusable et explique le mépris que la majorité des politiques engendrent sur notre sol.

L’un gynécologue, l’autre victime, Denis Mukwege et Nadia Murad incarnent une cause planétaire qui dépasse le cadre des seuls conflits, comme en témoigne le raz-de-marée planétaire #MeToo déclenché il y a un an par des révélations de la presse.

 

À 25 ans, Nadia Murad a survécu aux pires heures traversées par son peuple, les Yézidis d’Irak, jusqu’à en devenir une porte-parole respectée et à décrocher le Nobel de la paix. Cette jeune fille au visage fin et pâle encadré par de longs cheveux bruns aurait pu couler des jours tranquilles dans son village de Kosho, près du bastion yézidi de Sinjar, une zone montagneuse coincée aux confins de l’Irak et de la Syrie. Mais la percée fulgurante des djihadistes du groupe État islamique (EI) en 2014 en a décidé autrement.

 

Un jour d’août, sur des pick-up surmontés de leur drapeau noir, ils ont fait irruption, tué des hommes, transformé en enfants-soldats les plus jeunes et condamné des milliers de femmes aux travaux forcés et à l’esclavage sexuel. Aujourd’hui encore, Nadia Murad – comme son amie Lamia Haji Bachar, avec laquelle elle a obtenu en 2016 le prix Sakharov du Parlement européen – n’a de cesse de répéter que plus de 3 000 Yézidies sont toujours portées disparues, probablement encore captives.

 

Le Dr Denis Mukwege est, quant à lui, connu pour travailler sans relâche et ne jamais se résigner à l’horreur. Il « répare » depuis des années les femmes violées victimes des guerres oubliées dans l’est de la République démocratique      du Congo. À deux mois et demi d’élections cruciales en RDC, les jurés du Nobel ont récompensé une voix parmi les plus sévères envers le régime du président Joseph Kabila, davantage entendue à l’étranger qu’au pays. Âgé de 63 ans, marié et père de cinq enfants, le Dr Mukwege aurait pu rester en France après ses études à Angers. Il a fait le choix de retourner dans son pays, et d’y rester aux heures les plus sombres.

il va découvrir une pathologie nouvelle qui va profondément marquer le restant de sa carrière : la destruction volontaire et planifiée des organes génitaux des femmes. Il fait connaître au monde la barbarie sexuelle dont les femmes sont victimes à l’Est de la République démocratique du Congo où le viol collectif est utilisé comme arme de guerre. Pour faire face à cette épidémie volontaire, il s’est spécialisé dans la prise en charge des femmes victimes de viols collectifs. Cette prise en charge des femmes victimes de violences sexuelles est générale. Elle concerne les domaines tant physique, psychique, économique que juridique. Sur le plan médical, il est reconnu comme l’un des spécialistes mondiaux du traitement des fistules

http://www.congoactuel.com/un-medecin-denonce-la-pratique-des-mutilations-genitales-feminines-dans-certaines-tribus-de-la-rdc/

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