Union européenne : l’élargissement, c’est pour après les élections…

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L’Union européenne (UE) s’est engagée, mardi 26 juin à Luxembourg, à ouvrir un processus officiel d’adhésion de l’Albanie et de la Macédoine, cela ne se fera pas avant les élections européennes de mai 2019.

« Nous avons choisi une voie réaliste étant donné que les questions liées à l’élargissement sont délicates dans de nombreux pays », a affirmé Frans Timmermans, le premier vice-président de la Commission européenne. La décision officielle d’ouverture des négociations se fera sur la base d’une évaluation par la Commission et un entérinement, à la fin de 2019, par une conférence intergouvernementale qui devra se prononcer à l’unanimité des Vingt-Sept – le Royaume-Uni aura normalement quitté l’Union. C’est alors seulement que pourra être ouverte la négociation sur les trente-cinq chapitres de « l’acquis communautaire », le corpus qui contient les droits et les obligations des Etats membres.

Entre 2011 et 2017, près de 330 000 Albanais ont quitté le pays, soit près de 12% de la population. Beaucoup ont espéré obtenir l’asile au sein de l’Union européenne (UE). Et c’est en France qu’ils étaient les plus nombreux, devant les ressortissants de pays en guerre comme les Syriens ou les Afghans.

L’Albanie et la Macédoine ne sont pas les seuls sur le palier. L’Union européenne a démarré des pourparlers d’adhésion avec la Serbie début 2014 et avec le Monténégro en 2012. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker avait estimé en novembre 2017 penser que ces deux pays seraient membres de l’Union européenne « avant 2025 ». Mais de sérieux problèmes bloquent toujours la normalisation des relations entre la Serbie et le Kosovo, son ancienne province dont la déclaration d’indépendance unilatérale n’est pas reconnue par cinq pays membres de l’UE : l’Espagne, la Grèce, Chypre, la Slovaquie et la Roumanie.

 

Deux autres pays de l’ex-Yougoslavie sont concernés par la perspective d’une adhésion à l’UE : ce même Kosovo ainsi que la Bosnie-Herzegovine. « Des progrès sont encore nécessaires » pour ces deux-là, a expliqué Federica Mogherini. Un sommet européen avec les pays des Balkans occidentaux est d’ailleurs prévu le 17 mai prochain à Sofia, Bulgarie. Pour aider ces pays, la Commission européenne a élaboré une stratégie politico-économique dotée de financements ciblés. Six initiatives sont identifiées : sécurité et migrations, réconciliation, État de droit, transports et énergie, numérique ainsi que les relations de bon voisinage.

 

Et la Turquie dans tout ça ? Elle aussi aimerait bien s’inviter. « L’adhésion pleine à l’UE reste notre objectif stratégique », affirmait encore Recep Tayyip Erdogan, fin mars. Mais ça bloque toujours. Ankara « continue de s’éloigner à grands pas de l’Union européenne, en particulier dans les domaines de l’État de droit et des droits fondamentaux […] La Commission a invité à plusieurs reprises la Turquie à inverser en priorité cette tendance négative », a précisé Johannes Hahn, le monsieur intégration de l’UE.

 

Dans son rapport annuel sur les négociations d’adhésion, il réclame notamment la levée immédiate de l’état d’urgence, en vigueur dans le pays depuis le putsch manqué de juillet 2016. Sauf que dans le même temps, le Conseil turc de sécurité national s’est prononcé en faveur de sa prolongation pour trois mois. Une recommandation qui devrait être approuvée par le Parlement…

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