« Le poisson pourrit par la tête ». La République aussi.

 

Le vrai hommage rendu au colonel Beltrame est la lucidité exprimée par le général Soubelet …
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Le général Bertrand Soubelet, ancien directeur des opérations de la gendarmerie nationale, auteur du best-seller « Tout ce qu’il ne faut pas dire » (1) — paru chez Plan le 24 mars 2016 : il y a deux ans, jour pour jour — a rendu un hommage vibrant par sa lucidité et sa vérité au colonel Arnaud Beltrame. Il a déclaré ce matin, sur le plateau de la chaine BFM TV, je cite :

« [Beltrame Arnaud] nous montre le chemin. Et le chemin c’est quoi ? C’est que nous ne devons plus subir. Parce que dans notre pays, je trouve que nous subissons la loi de la barbarie et puis de certains qui veulent nous imposer une idéologie politico-religieuse qui n’a rien à voir avec notre pays. Nous devons réagir et je pense que c’est un exemple que nous devons suivre. » Au sujet de la menace du terrorisme islamiste, il a dit :

« La menace terroriste n’est pas plus importante qu’il y a deux ou trois ans. Elle est constante. Elle prend diverses formes. Elle s’exprime de manière un peu différente. On est en train de se rendre compte qua dans nos villes, dans nos cités, nous avons un certains nombre de jeunes qui ont perdu les repères et qui sont le terreau de l’islamisme radical. C’en est l’illustration de ça hier et nous en aurons malheureusement, je crains, d’autres. Et nous devons mener cette réflexion de savoir pourquoi, dans notre pays, un certain nombre de nos jeunes ont envie de combattre notre démocratie et notre modèle de société. C’est ça le vrai sujet. Le vrai sujet, rajoute-t-il, c’est pourquoi avons-nous en notre sein des jeunes qui ont envie de détruire notre société ? Tant que nous n’aurons pas apporté cette réponse-là, nous aurons ce genre de comportements et je crains qu’il risque malheureusement d’être de plus en plus fréquent. » Fin de citation.

Le général Bertrand Soubelet dit les choses telles qu’elles se présentent dans notre réel dramatique. Son franc-parler, très lucide par ailleurs, tranche avec le creux cynique d’une partie de la classe politique qui, dans les coulisses et même face caméra, tisse des liens d’amitiés avec les agents barbus du totalitarisme islamiste et, « en même temps », verse des larmes de crocodiles, à chaque attentat, avec les familles de leurs victimes. Son franc-parler n’a jamais fait défaut. Souvenons-nous de la réaction épidermique d’un certain Alain Juppé — celui qui a rencontré les Frères musulmans en Égypte en 2011 (2), alors ministre des affaires étrangères, et qui a décoré de la « légion d’honneur » un frère musulman nommé Tariq Oubrou (3): celui qui a le pouvoir de nommer dans les prisons de la région bordelaise des aumôniers en majorité des Frères musulmans ! — Alain Juppé n’avait pas apprécié la lucidité de Bertrand Soubelet, en 2016, il avait dit : « Un militaire, c’est comme un ministre : ça ferme sa gueule ou ça s’en va » avant de le « regretter » (4). Maintenant, on est en droit de savoir qui devait, vraiment, « fermer sa gueule » ? La réponse est évidente.

Le général Bertrand Soubelet, en homme de terrain et vrai expert de la question sécuritaire, sait de quoi il parle. Certes Alain Juppé n’a été élu, heureusement, ni aux primaires de la droite ni à l’élection présidentielle : quoi qu’il a bel et bien rencontré « secrètement » Emmanuel Macron entre les deux tours comme le veut la vielle tradition de la vielle cuisine politicienne (5). Cependant, le fait est que ses proches fidèles sont, depuis bientôt un an, à la tête et au sein même du gouvernement actuel. Son « identité heureuse » se décline désormais en tout un programme politique en marche. Les islamistes ont droit de cité à l’ Élysée d’Emmanuel Macron qui fustige, devant un frère musulman de l’AKP d’Erdogan, entre autres, la « radicalisation de la laïcité » française (6). On attend toujours que l’on nous dévoile le nombre d’attentats commis sur le territoire national par ces « laïques radicaux » !

Toujours est-il qu’Alain Juppé n’est pas le seul à avoir fréquenté des islamistes de très près. Gérard Collomb, l’actuel ministre de l’Intérieur, est dans une constance remarquable. Au moins depuis sa présence en 2006 à l’inauguration de la mosquée frérosalafiste de Villeurbanne (7), il n’a pas coupé ses liens avec le frère musulman Azeddine Gaci (UOIF), un autre islamiste décoré de la légion d’honneur, en mars 2016, sur proposition de l’ex-ministre de l’Intérieur socialiste Bernard Cazeneuve (8). La question de général Bertrand Soubelet : « Pourquoi avons-nous en notre sein des jeunes qui ont envie de détruire notre société ? » trouve un début de réponse, sur le plan idéologique, dans ces fréquentations coupables entre des détenteurs de l’autorité politique et des idéologues de la rupture islamiste. « Le poisson pourrit par la tête ». La République aussi.
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Notes :
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(1)- https://www.amazon.fr/Tout-quil-faut-pas-dire/dp/2259249094
(2)- http://www.lefigaro.fr/…/97001-20110306FILWWW00168-juppe-ec…
(3)- http://www.lefigaro.fr/…/35004-20161124ARTFIG00175-ali-jupp…
(4)- http://www.lefigaro.fr/…/25002-20160512ARTFIG00083-juppe-re…
(5)- http://www.lepoint.fr/…/presidentielle-la-rencontre-secrete…
(6)- http://www.lefigaro.fr/…/97001-20110306FILWWW00168-juppe-ec…
(7)- https://www.saphirnews.com/Inauguration-de-la-mosquee-Othma…
(8)- https://www.lyonmag.com/…/legion-d-8217-honneur-de-paque

 

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