MACRON /ECOLE DE COMMERCE : LA TRAHISON AMOUREUSE

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LA REFORME de l’apprentissage sera fatale aux formations les plus performantes               ( écoles et universités )et les plus ouvertes socialement

 

Emmanuel Macron agit vite, le secteur du crowfunding et tous ceux qui s’intéressent au financement des pme sont sidérés par l’impréparation de la suppression de l’ISF et l’absence de mesures d’accompagnement …

 

Nouvelle bombe à retardement, la réforme de l’apprentissage : elle menace directement les écoles de commerce et les formations en alternance post bac des Universités .

La CGE ajoute que les sommes en jeu correspondent en volume au montant des bourses des écoles, et que le gouvernement mettrait ainsi un frein à leur ouverture sociale. D’autres pointent le fait que la réforme du gouvernement porterait « un coup d’arrêt à l’évolution de l’apprentissage dans les écoles ». Ces dernières accueillent aujourd’hui 70.000 apprentis, soit 11 % de leurs étudiants, selon la CGE. Avec un objectif de 25 % en 2025.

 

Les écoles ont beaucoup souffert avec la remise en question de la césure.

CETTE PERIODE DURAIT TRADITONNELLEMENT UN AN ENTRE LA DEUXIEME ET LA TROISIEME ANNEE ET ELLE PRENAIT LA FORME D’UN STAGE

La loi sur les stages a changé la donne : un stage ne peut durer plus d’un semestre et il doit être précédé d’une période de formation de 200 heures.

PAS DE PROBLEME POUR FAIRE UNE CESURE DE SIX MOIS SANS FORMATION MAIS DOUZE MOIS C’EST ILLEGAL

Nombreuses sont les écoles qui prennent le risque de l’illégalité  ET QUI FONT FAIRE UN STAGE UNIQUE DE 12 MOIS !!!

La solution : six mois de stage et six mois d’échange académique

LES DIFFÉRENCES ENTRE LA FRACTION RÉGIONALE, LE QUOTA ET LE HORS-QUOTA (BARÈME)

La Conférence des grandes écoles rappelle que la réforme de l’apprentissage réalisée en 2014 a déjà réduit les recettes des écoles et impliqué une hausse d’environ 17 % des frais de scolarité dans ces établissements.

Suite à la réforme 2015, laTaxe d’Apprentissage correspond à 0,68% de la masse salariale brute de l’année N-1 de l’ entreprise. Cet impôt se décompose ensuite en trois parties :

  • La Fraction régionale pour l’apprentissage (51 %) qui bénéficie aux Conseils Régionaux.
  • Le Quota (26 %) à destination des Centre de Formation d’Apprentis. Les écoles qui disposent d’un CFA SONT PEU NOMBREUSES (essec  Edhec, Neoma, tbs) mais en partie protégées des effets de la réforme

La fraction « quota » est dédiée au financement des formations par apprentissage dans les CFA et les sections d’apprentissage.

Les entreprises qui emploient des apprentis doivent verser pour chacun d’eux un montant correspondant au coût de la formation qui est indiquée sur la liste publiée par le Préfet de région (ou à défaut de publication des coûts, au moins 3 000 euros au CFA d’inscription de l’apprenti, dans la limite du quota disponible.) Mais les sommes perçues au titre du quota peuvent se révéler insuffisantes Les formations en apprentissage peuvent toutefois bénéficier du hors quota, sous certaines conditions. Les entreprises peuvent accorder des subventions aux centres de formation d’apprentis et aux sections d’apprentissage au titre du hors quota : lorsque le montant déjà versé, au titre du concours obligatoire, est inférieur au coût de la formation suivie par le jeune,

  • Le Barème (23 %), également appelé Hors-Quota, en direction des formations hors apprentissage

https://youtu.be/wXBOp4w1Hg8

C’ est un complément essentiel au budget pour financer du matériels à visée pédagogique de qualité en vue de réaliser des actions de formation, Les frais de stages organisés en milieu professionnel dans le cadre de l’enseignement scolaire et universitaire

LES ECOLES QUI NE DISPOSENT PAS D’UN  CENTRE DE FORMATION POUR APPRENTIS (cfa) NE PEUVENT PERCEVOIR DE REVENUS DE LA TAXE EN DEHORS DU HORS QUOTA

Sans ce hors quota elles ne peuvent mettre en place de programme en apprentissage

Sont concernées : beaucoup d’écoles dont Grenoble et les masters universitaires (Dauphine…)

 

 

 

LE GOUVERNEMENT VEUT SUPPRIMER LE HORS QUOTA 
Avec la réforme de l’apprentissage, les écoles de management et d’ingénieurs redoutent de perdre 10 à 20 % de leur budget. Les frais de scolarité pourraient alors s’envoler, préviennent-elles.

C’est une piste de travail du gouvernement qui inquiète les grandes écoles : une part de la taxe d’apprentissage, qui leur est allouée, pourrait être supprimée. Cette part, appelée « hors quota », est versée par les entreprises pour financer des formations hors apprentissage ou pour compléter les coûts de formation en apprentissage. Ce « hors quota » représente 23 % des recettes de la taxe d’apprentissage, et une partie – de l’ordre de 130 millions d’euros – revient aux écoles de management et d’ingénieurs. Cela représente 10 à 20 % de leur budget, s’alarme la Conférence des grandes écoles (CGE).

Les écoles peuvent utiliser comme Grenoble ce hors quota pour former des apprentis mais d’autres la touchent et ne forment pas d’apprentis comme Lyon

La logique de la réforme, réservera totalité de la taxe à la formation d’apprentis ce qui est légitime mais concentrera ces formations en faveur de licences professionnelles en trois ans, ce qui l’est moins.

« Nous créerons ainsi une plus grande continuité entre l’enseignement dispensé dans les lycées professionnels et celui qui est proposé à l’université. Aujourd’hui, la licence professionnelle n’est proposée qu’en 3e année d’université. Demain, l’alternance pourra se faire sur les trois années de la licence professionnelle.

Nous agirons pour que l’alternance devienne la voie d’accès dominante aux emplois de qualification moyenne.

Nous instaurerons ainsi un quasi-monopole de l’alternance comme voie d’accès aux emplois de qualification moyenne. »

Loïck Roche (GEM) : «Avec la réforme de l’apprentissage, des grandes écoles pourraient disparaître»
« Cette part est essentielle pour la pérennisation des écoles de management. Car, d’ici trois à quatre ans, ces dernières ne toucheront plus d’argent public ni de subventions de qui que ce soit – villes, départements, régions, chambres de commerce, etc. Autrement dit, on ne pourra s’en sortir qu’avec les frais de scolarité et les actions faites avec les entreprises – les chaires, la formation continue, les fondations… et la taxe d’apprentissage. Si la réforme de l’apprentissage débouche sur la suppression du « hors quota » pour les écoles, il en manquera à l’arrivée…

 

Pour s’en sortir, il faudrait augmenter l’ensemble des frais de scolarité de 10 à 15 %, mais cela ne ferait que colmater une brèche, et n’augmenterait pas nos capacités à investir. En prenant l’argent aux grandes écoles pour le mettre ailleurs, on détruirait le système des grandes écoles de management, alors même qu’elles sont un des pans majeurs, avec l’université, de l’enseignement supérieur et de la notoriété de la France à l’international.

Il y a peu de secteurs où la France peut se prévaloir d’avoir des acteurs classés parmi les quatre ou cinq meilleurs mondiaux. Les écoles de management font partie des succès de la France. Et ces écoles n’offrent pas une vie dorée où on viendrait travailler à 12 heures et d’où on en repartirait, en Porsche, à 16 heures..

Chaque jour, on se bat pour poursuivre notre business, parce qu’on n’a pas d’argent, parce que ce que font les écoles françaises – sous-capitalisées par rapport à leurs concurrentes internationales – relève de l’exploit. On travaille avec des bouts de ficelle. Et la suppression du « hors quota » apparaît comme une menace, à un moment où les écoles n’ont jamais eu autant besoin d’argent – car mettre un peu d’intelligence artificielle et de réalité virtuelle dans nos enseignements pour faire face à la concurrence internationale coûte cher.

Les plus grosses s’en sortiraient, en augmentant leurs frais de scolarité ou en faisant appel à leur fondation. Celles qui trinqueraient seraient les écoles moyennes – celles qui sont situées au-delà de la cinquième place – qui n’ont pas les moyens d’augmenter de façon importante leurs frais de scolarité, car les étudiants ne seront pas prêts à les payer. Il leur faudrait alors prendre des mesures radicales qui, souvent, ne prennent pas soin du maintien de la qualité. Une suppression du « hors quota » serait une faute politique. »

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Des groupes multipartites seront mis en place et seront chargés des diagnostics sur les questions relatives au fonctionnement de l’apprentissage (parcours de l’apprenti, statut, organisation des centres de formation, organisation des diplômes et titres, mode de financement) et proposeront des orientations.

Autre point qui devrait figurer au menu des discussions : une meilleure orientation de la taxe d’apprentissage et des aides à l’apprentissage.

Pour la formation professionnelle comme pour l’apprentissage, la feuille de route présentée par le gouvernement laisse aux différentes parties prenantes trois mois pour achever leurs travaux.

Les écoles auront du mal à se faire entendre car les Think thanks macroniens sont à l’origine de la réforme , Terra Nova et l’Institut Montaigne.

Mais les deux think tanks publient mercredi une note en faveur du développement de l’apprentissage. Car même si tout le monde semble d’accord sur les bienfaits de ce mode de formation, cela fait trente ans qu’il ne décolle pas. Ce travail est signé par Jean-Pierre Boisivon, ex-directeur de l’Essec, et Henri Lachmann, président de Schneider Electric.

« Mais cela fait plus de vingt ans que le nombre d’apprentis stagne en France, alors que ce mode de formation est à l’origine du faible taux de chômage des jeunes en Allemagne (7% contre 25% chez nous). Nous avons 440 000 apprentis, les Allemands en ont 1 400 000. Notre retard est d’autant plus choquant que nos entreprises versent chaque année 3 milliards d’euros en faveur de l’apprentissage. Mais seul un tiers de cette somme va aux moins qualifiés. Le reste est «détourné en toute légalité au profit des universités et des grandes écoles» déplore un spécialiste de la question, Henri Lachmann, qui a conduit une grande mission sur ce sujet en 2005, restée sans suite »

http://www.liberation.fr/debats/2017/06/22/le-macronisme-sous-produit-de-nos-ecoles-de-commerce_157883

 

 

ILS L’ONT TANT AIME

Emmanuel Macron n’a pas fait d’école de commerce, pourtant il est souvent présenté comme le parfait produit de ces établissements

 

Emmanuel Macron jouant contre les écoles de commerce ? Une véritable trahison amoureuse compte tenu du soutien  sans faille du milieu au style du candidat devenu président…

http://www.20minutes.fr/elections/2058667-20170428-presidentielle-costard-cravate-start-up-tableur-excel-france-macron-ecole-commerce-geante

 « Le candidat d’En marche ! fait un carton chez les winners de demain. Selon le scrutin mené par la Fédération des Tribunes Étudiantes au sein des sept meilleures écoles de commerce de France avant le premier tour, Macron frôle la majorité absolue avec 49 % des voix, loin devant François Fillon et ses 26 %.

 EM, comme Emmanuel Macron, EM comme En Marche, soit. Mais surtout EM comme école de management. Et puis la révélation devant nos yeux ébahis, le jour du meeting à Bercy. Macron qui cite Diderot écrivant à sa maîtresse, et le public qui siffle avant d’entonner l’inénarrable, l’insupportable, le détestable, « Popolopopopo » sur l’air des White Stripes. Tout s’assemble dans notre cerveau :

  • Les « helpers » (pas les « volontaires », les « helpers ») qui sourient tout le temps et à tout le monde lors des rassemblements
  • Les discours à mi-chemin entre un cours de yoga et une conférence de chaire entrepreneuriale où on se tape sur le cœur à la fin comme dans le Loup de Wall Street
  • Les filles en tee-shirts rose de week-end d’intégration dans les tribunes
  • Les mecs en costard sans cravate qui se donnent l’air d’avoir créé trois start-up le matin avant de faire de l’entreprenariat social l’après-midi à son QG
  • Les goûts musicaux de chiotte calés sur la playlist des NRJ Music Awards 2011
  • Macron qui fait des likes sur Insta en faisant un bottleflip avec une pauvre bouteille d’eau (la semaine passée) »

Autre témoignage de cet amour passé, celui de  Patrick Fauconnier , Fondateur du magazine «Challenge»

« Depuis 1968, ces établissements forment des milliers de petits Macron, jeunes entreprenants, bilingues, ouverts sur la mondialisation.

Le triomphe d’Emmanuel Macron est significatif d’une évolution sociologique lente mais profonde, intervenue en France ces cinquante dernières années, liée à la formation des jeunes. Notre université est à la traîne des grandes universités étrangères, ce qui explique une bonne part de notre record de chômage des jeunes. En revanche, la France a musclé un réseau d’une cinquantaine d’écoles de management qui ont formé des bataillons de jeunes cadres et dirigeants adaptés à la mondialisation. Ces écoles ont quadruplé leurs effectifs en quelques décennies. Une école comme l’Edhec a presque autant d’étudiants que l’université Paris-Dauphine. Et ces écoles – les Français l’ignorent totalement – sont parmi les meilleures du monde. Ce sont des Anglo-Saxons qui le disent, à travers les palmarès établis chaque année par le célèbre Financial Times. Alors qu’il ne figure aucune université française dans les 100 premières mondiales du très respecté palmarès du Times, pour les masters en management, nous plaçons trois écoles de commerce dans les cinq meilleures mondiales du Financial Times. Aucun autre pays ne fait mieux.

Bien qu’il soit énarque, Emmanuel Macron est un peu le champion de ce qu’ont produit, depuis des décennies, ces écoles : des centaines de milliers de jeunes entreprenants, pragmatiques, bilingues, ouverts sur la mondialisation. Beaucoup se sont hélas expatriés, déçus par le marasme économique français. Mais ils ont contribué à modifier en profondeur la mentalité d’un pays réputé allergique à l’économie de marché. Optimistes, sans frontières, très nombreux à créer des entreprises, ils sont au cœur de l’essor de la «French Tech» et ont été un vecteur d’américanisation de la société française en faisant du pragmatisme une de leurs valeurs clés. »

https://www.citizencall.fr/blog/taxe-apprentissage-peur-grandes-ecoles/

 

https://fr.linkedin.com/pulse/fran%C3%A7ois-fillon-de-quelle-le%C3%A7on-es-tu-le-nom-loick-roche

 

 

 

 

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