QUAND LES ECOLES FONT N’IMPORTE QUOI(suite) VOS REACTIONS

pere-noel

Beaucoup de lecteurs ( des  milliers ) via Linkedin et Facebook  pour les articles  posant la question du recrutement des écoles de commerce  via les admissions sur titre. Pas de réflexes corporatistes. Ce type de concours n’est pas contesté dans son principe . Le manque de sélectivité  fait cependant scandale  et le manque de sélectivité devient la règle  quand l’admission sur titre devient la règle.

 

Les recrutements  en première année sur filières sélectives (DUT, BTS….) ou sur titre  en deuxième année d’étrangers et d’étudiants titulaires d’un master  ne poseraient pas de problèmes majeurs.

Le recrutement de simples L3 directement en deuxième année scandalise  y compris les professeurs des écoles .

Il y a de nombreuses années,j’avais présidé des jurys  d’une école que je ne citerai pas et j’avais constaté et signalé le désastre de ce recrutement . En 2014 les L3 représentaient 57% du concours passerelle et entraient donc en deuxième année d’école

 

https://pgibertie.com/2017/07/26/les-ecoles-de-commerce-peuvent-elles-sans-risque-se-passer-des-prepas/

Un de mes anciens résume bien la situation et je partage ces propos:

 Je profite de ce samedi pour rebondir sur votre article au sujet du mode de recrutement (prépa/ passerelle) des écoles de commerce. J’ai étudié à GEM et j’ai pu constater les avantages/inconvénients de ce système de recrutement. En première année, GEM recrutait pour 3/4 en prépa et 1/4 via le concours Passerelle. Globalement, j’ai trouvé que les mélange prépa/ passerelle était plutôt positif, notamment dans les groupes de travail, les étudiants venant de Passerelle apportant un côté pratique et terrain que n’ont pas forcément les anciens étudiants de prépa. Du point de vue de la sélection, beaucoup d’étudiants de Passerelle ne connaissaient pas le système des écoles de commerce quelques mois avant de passer le concours et venaient d’horizons assez différents. J’ai trouvé que cette diversité était très appréciable. D’autres en revanche, venaient de milieux socio/professionels plus aisés et étaient au courant de la combine: si on ne veut pas une école du TOP5, à quoi bon s’éreinter pendant deux années en classes prépa alors qu’avec une préparation correcte (peu d’étudiants préparent sérieusement ce concours Passerelle), on peut intégrer très facilement GEM ou une Ecricome?

A ce ce titre, je rejoins tout à fait les critiques faites pas l’équipe ECE du lycée de Reims. En effet, pour beaucoup de prépa modestes, intégrer GEM, c’est comme intégrer HEC quand on vient d’une prépa sélective: c’est le meilleur résultat possible!

Là où le bas blesse encore plus, c’est la sélection Passerelle pour intégration en deuxième année d’école de commerce. Même à GEM, le niveau de sélection est TRES faible dans tous les domaines, en particulier en culture générale.

J’ai même rencontré une fille qui à la question « Quels journaux lisez-vous? » avait répondu le « 20 minutes » et avait intégré! Ma remarque peut paraître anecdotique mais elles est assez représentative du niveau de sélection. D’autre part, encore plus qu’en première année, beaucoup d’étudiants de milieux privilégies (type ND du Grandchamp), qui auraient dû faire une prépa, même modeste, réussissent avec énormément de facilité ces concours Passerelle. Ce concours ne répond selon moi à son objectif initial à savoir drainer des étudiants qui n’ont pas été sensibilisés au modèle prépa. Une fois le niveau de sélection étudié, la question qui se pose est la réussite à moyen-terme de chacun des étudiants.

En effet, ce qui compte, c’est ce que deviennent les étudiants entre le moment où ils intègrent l’école et le moment où ils la quittent. A ce titre, les nombreux stages effectués en entreprise et les expériences à l’étranger façonnent tous les étudiants et les font évoluer quelque soit leur bagage de départ. A ce titre, j’ai pu constater que l’évolution des étudiants venant de Passerelle était encore plus importante que ceux venant de prépa: à la fin de la scolarité, en plus de leurs expériences pratiques, beaucoup avaient acquis des codes sociaux (comportement, vestimentaires…) qu’ils n’avaient pas à leur entrée.

En conclusion, je pense qu’il faut garder ce concours Passerelle mais en limiter le nombre de places, en particulier en deuxième année. »

 

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