

Ce n’est pas encore une baisse déjà constatée à la pompe en France, mais une mesure annoncée, que la Maison-Blanche présente comme un résultat de Trump.
Le 7 octobre, Sébastien Lecornu a annoncé la mise sur le marché de 10 millions de barils de gazole tirés des stocks stratégiques français (environ 20 % des réserves de gazole, estimées à 50 millions de barils). Objectif affiché : une baisse de 12 à 18 centimes par litre pendant environ trois mois (novembre à janvier), parce que ces volumes ont été achetés avant la flambée, autour de 0,28 € le litre hors taxes et distribution, contre environ 1,10 € sur le marché actuel. Sur un plein de 60 litres, cela représenterait de l’ordre de 7 à 11 €. Le prix moyen du gazole restait encore autour de 2,35-2,36 € le litre le 8 octobre, après un pic proche de 2,41 € fin septembre. L’effet dépend de la répercussion réelle par les distributeurs.
Cette opération française s’inscrit dans un accord du G7 du 2 octobre : mobilisation coordonnée d’environ 100 millions de barils de produits pétroliers des stocks stratégiques sur quatre mois. Le gouvernement français attribue la négociation de cet accord à Emmanuel Macron. La Maison-Blanche, dans une fiche du 5 octobre, écrit au contraire que « President Trump successfully negotiated with Europe to release 100 million barrels of refined diesel from its strategic reserves ». C’est ce cadrage américain qui alimente l’idée d’un « cadeau de Trump ».
Aux États-Unis, Trump a en plus signé le 5 octobre un décret qui autorise temporairement le diesel « teinté » (normalement réservé aux usages hors route, agricole ou chauffage, moins taxé) sur la route et reporte la taxe fédérale d’accise correspondante jusqu’à la fin de l’année. La Maison-Blanche estime que cela peut faire économiser plus de 100 dollars par plein à un routier américain. Elle évoque aussi un accord pétrolier avec le Venezuela annoncé en août.
En résumé : la baisse promise en France vient de la libération des stocks stratégiques nationaux, dans un cadre G7. Trump en revendique la paternité diplomatique côté américain ; Paris la présente comme une décision française après l’accord du G7. Ce n’est pas une baisse de taxes durable, et une opération similaire en mars avait eu un effet limi
Je crois que là les chiffes donnés sont « approximatifs !
D’après plusieurs sources les réserves stratégiques sont évaluées entre 16 et 18 millions de tonnes avec une répartition 40% pétrole brut et 60% GO.
Or un baril c’est 159 L de pétrole et ça pèse entre 120 et 140 kg, pour la matière selon le produit. Alors 10 millions de barils… ça ne fait que, 1,2 à 1,4 millions de tonnes de produit... soit… moins de 1% des réserves… qui sont en plus nettement supérieures à ce qui est demandé au niveau international… 118 jours au lieu de 90 !
Eh oui, nos journaleux confondent; normal les maths c’est pas leur truc !
En plus je suis prêt à parier que dans les cuves il y a encore du pétrole acheté moins cher que ce qu’il est actuellement… Chez moi on appelle ça de la spéculation… !
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