
Collectivités : s’aligner sur la moyenne des dépenses de fonctionnement par habitant = 7 à 8 Md€/an ; s’aligner sur les 10 % les plus économes = jusqu’à ~30 Md€. Plus récemment, l’iFRAP relaie aussi un potentiel de ~15 Md€ (personnel, achats, voirie). ifrap.org
1. 7 à 8 Md€/an — calcul iFRAP (2025)
Si chaque collectivité alignait ses dépenses de fonctionnement par habitant sur la moyenne de sa strate (régions entre elles, départements entre eux, etc.).Dont :
- personnel : 2,8 à 3,6 Md€
- EPCI : la plus grosse part (~4 Md€)
- communes : surtout via la masse salariale
C’est le scénario « modéré » de l’étude Société Civile n°266. L’iFRAP en déduit qu’il faudrait au moins 7 Md€ de contribution des collectivités dès 2026.
ifrap.org2. ~15 Md€ — pas un calcul iFRAP
L’iFRAP relaye une note du Haut-Commissariat à la stratégie et au plan (avril 2026) : 15,255 Md€ à l’horizon 2027-2030.Répartition :
- leviers discrétionnaires 9,4 Md€ (dont 5,4 masse salariale : 1,3 temps de travail + 4,1 effectifs ; achats jusqu’à 3 Md€/an)
- leviers pilotables 3,8 Md€ (aides sociales départements, transports régions, éclairage/rénovation)
- transversaux ~2 Md€ (numérique, écoles, voirie/écologie)
Surtout le bloc communal (7,4 à 11,7 Md€). Le Haut-Commissariat lui-même dit que ce n’est « pas à la hauteur des défis ».
ifrap.org3. ~30–32 Md€ — scénario extrême iFRAP
Même méthode que le 7–8 Md€, mais en alignant tout le monde sur les 10 % de collectivités les moins dépensières de leur catégorie.Dont personnel : 13 à 14 Md€. Les EPCI pèsent ~11 Md€. C’est un plafond théorique : ça suppose que la collectivité la plus chère se gère comme la plus serrée, à contraintes comparables.Limites (importantes)
- Budgets principaux seulement, souvent hors aides sociales des départements (RSA, APA, etc.).
- Comparaison par habitant : une collectivité « chère » peut avoir plus de pauvreté, de montagne, de tourisme ou d’équipements.
- Ce ne sont pas des économies déjà en caisse : il faudrait des pactes type Cahors, du non-remplacement, des fusions, des normes.
- Les pactes de Cahors, s’ils avaient été gardés depuis 2018, auraient selon l’iFRAP évité ~12 Md€ de dépenses en 2023 sur le seul échantillon suivi.
En une phrase : 7–8 Md€ = rattrapage vers la moyenne ; 15 Md€ = catalogue d’efficience 2027-2030 ; 30 Md€ = alignement sur les plus austères.
je trouve personnellement, dans ma petite commune, que les choses ne s’arrangent pas depuis qu’il y a la « communauté de communes ». A mon avis, les maires ne peuvent plus faire ce qu’ils voudraient dans leur propre commune, et les emplois administratifs ont été multipliés à cause de cela. De plus, la gestion des déchets ainsi que le nettoyage des rues qui étaient autrefois le travail des employés communaux, sont sous-traités. Si donc nous avons un souci avec cela, obligation nous est faite de nous adresser à la communauté de communes… Qui ne nous donne aucune réponse !
Bref ! Il y a des choses qui étaient « mieux avant » ! (Et peut-être plus économiques.)
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Quand il y aura une réforme électorale qui donnera plus de « pouvoir » aux oppositions municipales avec la proportionnelle par exemple, les majorités ne feraient pas n’importe quoi avec l’argent public. Mais avec 93 % des communes qui ne présentent aucune ou une seule liste et que rien ne bouge, il n’y a pas d’espoir de changer quoi que se soit. Les gabegies vont continuer, les rapports vont continer à s’accumuler, les articles des journaleux en mal de « scoop » vont continuer à s’écrire, etc …. Bref ce pays est tellement bloqué que rien, même une révolution, n’arrivera pas à le bouger.
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