Nous décrivons ici le cas unique d’une virologue de 50 ans, pratiquant l’auto-expérimentation, atteinte d’un cancer du sein localement récidivant

La virothérapie oncolytique intratumorale pourrait s’avérer prometteuse pour réduire le volume et le stade des tumeurs inopérables en vue d’une intervention chirurgicale réussie.

Nous décrivons ici le cas unique d’une virologue de 50 ans, pratiquant l’auto-expérimentation, atteinte d’un cancer du sein localement récidivant et infiltrant le muscle.

Après avoir reçu plusieurs injections intratumorales de préparations virales de qualité recherche, incluant d’abord une souche vaccinale contre la rougeole Edmonston-Zagreb (MeV), puis une souche Indiana du virus de la stomatite vésiculaire (VSV), toutes deux préparées dans son propre laboratoire, elle a pu bénéficier d’une résection tumorale simple et non invasive. La virothérapie intratumorale a été bien tolérée.

Des examens d’imagerie fréquents et des observations cliniques régulières, documentant la taille, la consistance et la mobilité de la tumeur injectée, démontrent que les deux composantes du protocole contenant le MeV et le VSV ont contribué à la réponse favorable globale.

Deux mois après le début des injections virales, la tumeur, réduite, n’envahissait plus la peau ni le muscle sous-jacent et a pu être excisée chirurgicalement. La tumeur excisée présentait une forte infiltration lymphocytaire, avec une augmentation des lymphocytes B CD20+, des lymphocytes T CD8+ et des macrophages. L’expression de PD-L1 a été détectée, contrairement au phénotype initial PD-L1-négatif. La patiente a suivi un traitement adjuvant par trastuzumab pendant un an et se porte bien, sans récidive, 45 mois après l’intervention chirurgicale.

Bien qu’il s’agisse d’un cas isolé, il encourage la prise en compte de la virothérapie oncolytique comme modalité de traitement néoadjuvant.

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Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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3 Responses to Nous décrivons ici le cas unique d’une virologue de 50 ans, pratiquant l’auto-expérimentation, atteinte d’un cancer du sein localement récidivant

  1. Avatar de practicallyc66ef89cd9 practicallyc66ef89cd9 dit :

    j’en avait entendu parlé mais que fait la « science » pour continuer cette thérapie ?

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  2. Avatar de elba elba dit :

    « La tumeur excisée présentait une forte infiltration lymphocytaire, avec une augmentation des lymphocytes B CD20+, des lymphocytes T CD8+ et des macrophages. L’expression de PD-L1 a été détectée, contrairement au phénotype initial PD-L1-négatif. La patiente a suivi un traitement adjuvant par trastuzumab pendant un an… »

    Cette partie est très obscure pour moi. Mais si ça fonctionne, c’est prometteur… Si l’on considère que la médecine cherche à GUERIR les malades. Là est la question.

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  3. Avatar de lepiaf18 lepiaf18 dit :

    J’aime bien quand on nous dit « virothérapie » mais qu’à la suite on vient nous parler de « souche vaccinale de la rougeole »…Puis j’aime encore mieux, quand on rajoute,
    « La patiente a suivi un traitement adjuvant par trastuzumab pendant un an et se porte bien, sans récidive, 45 mois après l’intervention chirurgicale. »

    Pour rappel: Le trastuzumab est un anticorps monoclonal spécifique destiné justement au traitement du problème rencontré !

    Par ailleurs, 45 mois après l’opération, certes, mais le traitement adjuvant ayant duré 1 an, la durée de rémission effective n’est pour l’instant que de 3 ans, du coup . Et rien n’est dit à propos de la durée deréapparition après le 1er cancer…

    En résumé, c’est comme d’habitude, ils ne cherchent pas la cause, mais traitent juste les conséquences… même si de ce côté ça fait de sérieux progrès.

    Une question quand même me turlupine; puisque ces « virus combinés » semblent générer quelques anticorps spécifiques, pourquoi donc ne sont-ils pas allés au fond des choses en essayant de trouver ce qui dans les ARN/ADN de ces « virus (ce sont des organisations biologiques moléculaires..) faisaient produire les bons anticorps.
    Et insidieusement le pourquoi qui aurait conduit cette « virologue » à choisir ces souches…
    Peut-être se gardent-ils la formule sous le coude… histoire de se faire un peu de fric au passage en revendant ça une fortune…

    Ça sent le publi-reportage à plein nez cette publication; même si à terme on peut être content pour la malade en question…

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