

Les Médias informant sur le prétendu « Super El Niño », cette petite tache verte, erratique et de courte durée, mais ils ne parlent pas de ce que cela implique que l’Atlantique comme le Pacifique Nord entrent dans leur phase multidécennale froide avec un Soleil en processus d’hibernation…
Les médias mettent en avant le « Super El Niño » en cours de développement,les cycles océaniques à long terme et l’activité solaire méritent aussi d’être pris en compte pour une vue d’ensemble. Ces facteurs interagissent avec le réchauffement de fond anthropique, sans l’annuler. Voici un état des lieux factuel basé sur les données récentes (mai 2026).
cpc.ncep.noaa.gov
Statut actuel de l’El NiñoNous sommes en phase de transition rapide vers El Niño : probabilité ~82 % pour mai-juillet 2026, et ~96 % qu’il persiste jusqu’à l’hiver boréal 2026-2027.
cpc.ncep.noaa.gov
Les indices Niño-3.4 montent rapidement (autour de +0,4 à +0,9 °C récemment selon les périodes). Un fort Kelvin wave subsurface (très chaud) évoque les événements forts de 1997-98.
cnn.com
Le terme « Super El Niño » (SST > +2 °C dans la région clé) est médiatique et non officiel (WMO ne l’utilise pas). Les probabilités d’un événement fort ou très fort augmentent (environ 1/3 à 50 % selon les modèles), mais restent incertaines : tout dépendra du couplage océan-atmosphère cet été.
nature.com
C’est un événement temporaire (9-18 mois typiquement), erratique par nature, qui peut booster les températures globales à court terme et modifier les précipitations (inondations en Amérique du Sud, sécheresses en Australie/Asie du Sud-Est, etc.).Cycles multidécennaux : Atlantique et Pacifique NordCes oscillations existent et influencent le climat régional et global sur 20-70 ans :AMO (Atlantic Multidecadal Oscillation) : Phase chaude depuis ~1995 (liée à plus d’ouragans intenses, etc.). Certains indices montrent un affaiblissement ou virage marginalement négatif ces dernières années (subpolar gyre plus froid), mais le consensus n’indique pas encore une entrée franche en phase froide généralisée. Le timing exact varie selon les définitions (détrendage global ou non).
nature.com
PDO (Pacific Decadal Oscillation) : Phase froide/négative dominante depuis ~2014-2020 (avec variations). Elle favorise souvent des conditions plus fraîches dans le Pacifique Nord et peut moduler les El Niño. Pas de basculement clair vers une phase chaude persistante à court terme.
fisheries.noaa.gov
Ces phases froides ont tendance à masquer temporairement le réchauffement de fond (comme dans les années 1940-1970), tandis que les phases chaudes l’amplifient. Elles ne sont pas indépendantes du forçage anthropique (CO₂, etc.) et leur influence est plus marquée régionalement que globalement.Activité solaire : pas d’« hibernation » imminenteNous sommes dans le Cycle Solaire 25, près ou après son maximum (prévu autour de 2024-2025). L’activité est modérée, similaire ou légèrement supérieure au Cycle 24 faible.
swpc.noaa.gov
Pas de signe d’un grand minimum type Maunder (très bas comme au XVIIe siècle). Les prévisions pour le Cycle 26 (vers 2030+) restent dans la normale basse/modérée. L’irradiance solaire totale varie peu (~0,1 W/m² sur un cycle) et son impact net sur le réchauffement récent est estimé très faible (ordre de 0,01 °C selon l’IPCC).
climate.gov
Le Soleil influence le climat (via UV, rayons cosmiques, etc.), surtout régionalement, mais les données montrent que depuis ~1970-1980, les températures montent malgré une tendance solaire stable ou en baisse sur le long terme.Synthèse : interactions et limites
Un El Niño fort en 2026-2027 peut produire un pic de températures globales (comme en 2016 ou 2023-2024),
Les phases froides AMO/PDO, si elles s’installent durablement, pourraient ralentir temporairement la hausse observée (effet de masquage sur 1-2 décennies), sans l’inverser.
Le Soleil en baisse modérée ajouterait un léger effet refroidissant mineur.
Cependant, le forçage principal à long terme reste l’augmentation des gaz à effet de serre : les océans absorbent ~90 % de la chaleur excédentaire, et le réchauffement continue sous-jacent.
science.nasa.gov
Les médias privilégient souvent les événements courts et spectaculaires (El Niño) pour l’audience, au détriment des cycles lents
j’ai appris cela en climatologie dans les années 70. Ils l’expliquent très mal dans la presse. Les peuples concernés le connaissent depuis toujours, le phénomène sur place est très spectaculaire et intéressant (ma soeur y a vécu quelques années) .
>
J’aimeJ’aime