Et dans le trou à rats Parisien toujours rien ? Pas de malade ?

Il s’agit d’un segment télévisé de CNews mettant en vedette le Dr Pablo Goldschmidt , un virologue argentin, discutant de la situation de l’hantavirus en Argentine.
Il relativise fortement l’« alerte » médiatique autour du hantavirus (notamment l’incident sur le bateau Hondius). Selon lui, ce n’est pas une crise ni une urgence majeure, et la réaction disproportionnée sert surtout à créer la peur.Points clés de sa thèse :
- Contexte historique et épidémiologique : Les hantavirus existent depuis longtemps (fièvres hémorragiques en Europe dès 1930, épidémie en Corée 1950-53 avec 3000 morts, etc.). Ils circulent dans le monde entier (Europe, Asie, Amériques) avec des centaines de cas souvent peu médiatisés (ex. : Dobrava en Europe, cas au Missouri). Il y a de nombreuses variantes selon les rongeurs hôtes.
- Pas de pandémie : Un mort et quelques infectés sur un bateau ne justifient pas l’ampleur donnée à l’affaire, surtout quand on compare aux ~100 000–200 000 infections annuelles par hantavirus dans le monde qui passent inaperçues.
- Critique des médias et des « collègues » : Beaucoup se contentent de « copier-coller » sans analyse historique ni perspective globale, ce qui crée une panique inutile. Il se dit « extrêmement choqué » par l’importance et l’énergie dépensées sur ce sujet.
- Expérience en Argentine : Il évoque la maladie historique locale (« mal de los rastrojos » ou fièvre des moissons), liée aux rongeurs dans les silos à grains, avec une forte mortalité autrefois. La solution efficace a été le sérum de convalescents (plasma de personnes guéries), qui a fait chuter la mortalité presque à zéro — une approche qu’il avait déjà défendue en 2019.
En résumé, sa position est claire : gardons le calme, mettons les choses en perspective historique et épidémiologique, et arrêtons d’instrumentaliser chaque cas pour faire peur. Il met en avant la connaissance réelle des virus plutôt que l’hystérie médiatique.