Malheureusement Martin Levrier est macroniste mais il est pertinent et honnête .Martin Lévrier s’est opposé à la création d’un droit à l’« aide à mourir » (qui inclut le suicide assisté et l’euthanasie active) tel que proposé par l’Assemblée nationale.
Il a voté contre l’article clé (article 4) qui définissait les conditions d’accès au suicide assisté et à l’euthanasie
Il récidive avec une analyse pertinente de l’apprentissage en France

La question écrite n°1084 déposée par Martin Lévrier le 23 avril 2026 au Sénat constitue une critique assez vive et pertinente de certains effets concrets de la réforme de l’apprentissage issue de la loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » du 5 septembre 2018.
Les points forts de la critiqueLe sénateur (groupe macroniste RDPI) met le doigt sur des dysfonctionnements réels et documentés :Explosion du nombre de CFA : passage de moins de 1 000 à près de 3 500 structures. La « liberté d’installation » a effectivement dynamisé l’offre quantitative (810 000 entrées en apprentissage à la rentrée 2025 selon le ministre), mais sans garantie suffisante d’adéquation qualitative aux besoins locaux des bassins d’emploi.
Disparités d’insertion professionnelle : les écarts selon les filières et les organismes sont reconnus. Le ministre lui-même évoque des « coefficients d’insertion » pour les mesurer. Cela pose une vraie question d’efficacité et de responsabilité sur les fonds publics (plus de 10 milliards d’euros par an via France Compétences et les contributions des entreprises).
Risque de marché captif et d’effets pervers : certains CFA (souvent nouveaux et privés) recrutent massivement dans des filières saturées ou à faible valeur sur le marché du travail, en promettant des débouchés qui ne se matérialisent pas. Cela touche particulièrement des jeunes fragiles, parfois découragés durablement. Le sénateur parle explicitement de « structures peu scrupuleuses » qui profitent du système.
Ces constats rejoignent des analyses indépendantes (Céreq, rapports du Sénat, études sur France Compétences) qui montrent que la massification a bénéficié surtout au supérieur, que de nouveaux acteurs se sont positionnés rapidement sur des formations moins ancrées dans les besoins territoriaux, et que l’insertion reste très variable selon les certifications et les organismes.
Martin Lévrier fait partie des sénateurs qui ont soutenu et voté la réforme en 2018. La loi visait précisément à libéraliser le système, à favoriser la concurrence entre CFA, à simplifier la création d’offres et à augmenter les volumes d’apprentis — ce qui a fonctionné sur le plan quantitatif.
Aujourd’hui, il déplore des effets secondaires qui étaient pourtant prévisibles pour quiconque connaissait un minimum le fonctionnement des marchés de la formation professionnelle :Sans pilotage fort des branches professionnelles et des régions sur les besoins réels.
Sans mécanismes robustes de conditionnalité du financement aux résultats d’insertion.
Sans régulation suffisante de la « liberté d’installation ».
La certification Qualiopi porte sur les processus, pas sur l’adéquation économique des formations. C’était une faiblesse structurelle connue dès la conception de la réforme.Ce que cela révèle plus largementCette intervention illustre un phénomène fréquent dans les réformes « pro-marché » appliquées à des biens publics ou semi-publics comme la formation :La quantité augmente souvent plus vite que la qualité.
Des acteurs opportunistes captent la rente publique (ici les fonds de l’alternance).
Les externalités négatives (jeunes mal orientés, gaspillage de deniers publics, dévalorisation perçue de la filière) apparaissent avec retard.
Les promoteurs initiaux de la libéralisation reviennent ensuite demander plus de régulation ou de « modulation » des financements.
Le sénateur demande logiquement :Une meilleure articulation entre programmes des CFA et besoins locaux.
Un renforcement du rôle de France Compétences dans l’évaluation des certifications.
Des conséquences concrètes (conditionnalité, modulation) pour les organismes aux mauvais résultats structurels.
C’est une critique interne au camp macroniste, assez rare pour être notée. Elle arrive tard (près de 8 ans après la loi), mais elle est factuelle et évite le déni. Reste à voir si elle débouchera sur des mesures correctives sérieuses ou si elle restera une alerte sans suite, comme beaucoup de questions écrites au Sénat.En résumé : oui, c’est une critique pertinente. Elle pointe des dérives réelles d’une réforme qui a privilégié la quantité et la liberté d’entreprendre au détriment d’un pilotage suffisant de l’utilité sociale et économique. Le fait qu’elle vienne d’un de ses soutiens initiaux rend l’exercice d’autant plus intéressant — et un peu tardif.
Les critiques peuvent être pertinentes, le gouvernement et ses sbires n’en font qu’à leur tête. C’est une catastrophe.
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si on n’avait pas démolit l’industrie en France, on aurait des bassins d’emplois vers lesquels diriger les formations, on n’a plus que des « formations ‘ vers les métiers de la bouffe où les postulants se retrouvent dans des emplois de « services » qui ne conviennent pas à tout le monde, ou des formations aux métiers de la banque dans les quels celles-ci utilisent des jeunes qu’on habille d’un beau costume gris, on exploite leurs relations pour des « placements lucratifs » et quand celle-ci sont épuisées, on « réduit les personnel » … jusqu’au prochain recrutement.
Qui forme les métiers techniques comme les spécialistes en soudure pour la construction ou même simplement l’entretien des centrales nucléaires, dans l’aéronautique etc… ce n’est qu’un petit exemple.
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je précise, l’un de mes enfants est technicien supérieur, chargé de projet en industrie de construction métallique , il n’arrive pas à se seconder par des ouvriers qualifiés convenables, les jeunes n’ont retenu de leur « formations » quand s’est l’heure on s’arrête, tant pis si la mise en place demande un petit effort supplémentaire ..; Il désespère de se retrouver avec des « bourricots » non seulement incompétents mais fainéants. Au début de la cinquantaine il se languit la retraite et pourtant il aime son métier…
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Et là le troupeau de bourricots n’est pas prêt de ‘épuiser, malheureusement ! t rassure-vous ça n’atteint pas que le « classes supérieures », mon fils routier, ex militaire de carrière (mécanicien PL, niveau chef d’équipe Bac+ 2) fait le même constat et du côté des filles c’est la même chose, celle qui et militaire (Bac Pro commerce) peste sans arrêt contre les ramiers (homme ou femme) que’elle a sous ses ordres et qui ont du mal à sortir les mains des poches, à partir pou choper leur smartphone… et la 2è chef d’u n service réception/expédition dans une usine de traitements des métaux en RP peste contre le tas d’immigrés bons à rien qu’ils soient internes ou externes à l’entreprise (régulation de la flotte de camions au chargement/déchargement…
Et ça dure depuis plus de 25 ans; j’ai eu la même mésaventure dans les années 1990 (Guerre du Golfe), le caporal-chef charge de me seconder à sangler le camion avait disparu à la sonnerie (17h05 !) alors que je lui lançait une sangle. C’est le Lieutenant chef de service qui passait pas là qui l’a remplacé au pied levé quand il m’a entendu… gueuler !
Et ça c’est la génération des quadras actuels et de leurs progénitures…
Résultat on est pas sorti le cul des ronces…
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ha ha ha ! Mon gendre, chauffeur de camion remorque qui préfère conduire la nuit compte tenu qu’il dessert les grands magasins parfois située en pleine ville ( Nice par ex.)avait les mêmes problèmes sa boîte n’embauchait que des jeunes « d’origine diverses » qui cassaient les camions sans rien dire ( des camions en leasing) et c’était à lui de palier à l’incompétence et à la fainéantises de ceux-ci ( même pas ficus de faire le plein alors qu’il devait commencer à 23 heures selon les objectifs ou à minuit…) qu’il se cassait le moral a former selon les voeux de la direction ( elle même d’origine exotique ..;) Il en a eu marre et vient de changer de boîte apparemment plus sérieuse selon d’anciens collègues qui avaient changé aussi et qui l’ont recommandé; Espérons qu’il ne soit pas déçu…
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Eh, oui, et j’ai connu ça aussi, même dans le transport de passagers c’est la même chose… !
Un gros avantage, on choisit et son boulot (national, international ou régional journalier voire messageries) et son entreprise, en quelque sorte. En 16 ans, 3 ou 4 boîtes sans compter l’intérim et mon gamin doit en être à peu près au même score en un peu mois de temps. Pour l’instant et depuis son opération de la hanche il ne découche plus et a le semi à la maison… Bon se lève à 3 ou 4h du matin pour finir entre 16 et 17-18 en moyenne, mais pas de manutention, il fait du recyclage en vrac avec une semi automatique… Le pied !
Et camion quasi neuf volvo 500 ch boîte auto…
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Je ne vais pas développer le sujet, mais juste vous dire que je suis totalement d’accord avec vous, practically.
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