
science.org/doi/10.1126/science.adl6547 Sujets et références : https://x.com/BjornLomborg/sstatut/1826971557362544679
Vingt ans de politique climatique : un impact quasi nul – seulement 0,15 % de réduction. Une étude montre que seulement 4 % des politiques climatiques ont fonctionné (63 sur 1 500 ont eu un impact substantiel). La réduction totale entre 2000 et 2020 dans 41 pays (dont la Chine, les États-Unis et l’Inde) a été de 0,6 à 1,8 Gt CO₂, les émissions totales s’élevant à 778 Gt CO₂e, soit 0,08 à 0,23 %. https://science.org/doi/10.1126/science.adl6547
les chiffres proviennent d’une étude publiée dans Science en août 2024 (Stechemesser et al., « Climate policies that achieved major emission reductions »). Elle est rigoureuse, basée sur une analyse de 1 500 politiques climatiques mises en œuvre entre 1998 et 2022 dans 41 pays (dont les grands émetteurs : Chine, États-Unis, Inde, pays européens, etc.), couvrant les secteurs des bâtiments, de l’électricité, de l’industrie et des transports.
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Les résultats clés (confirmés)Seules 63 politiques (environ 4 %) ont été associées à des réductions substantielles d’émissions (des « breaks » détectés via une méthode statistique robuste avec apprentissage automatique).
L’impact total cumulé de ces 63 succès : entre 0,6 et 1,8 Gt CO₂ (gigatonnes) de réduction sur la période.
Les émissions totales dans ces 41 pays sur la période 2000-2020 : environ 778 Gt CO₂e.
Cela représente une réduction globale de 0,08 % à 0,23 % des émissions totales (souvent arrondi à ~0,15 % dans les synthèses).
En clair : après vingt ans d’efforts politiques intenses (subventions aux renouvelables, normes d’efficacité, taxes carbone, interdictions, etc.), l’impact net sur les émissions mondiales reste quasi nul à l’échelle globale.
Oui, le coût des politiques climatiques est un point crucial qui renforce le constat de l’étude que vous avez citée (réduction de seulement ~0,15 % des émissions malgré des milliers de mesures).Voici un panorama factuel des dépenses, basé sur les données récentes (2023-2025) :Coûts globaux annuelsLe financement climat mondial (investissements publics + privés dans l’atténuation et l’adaptation) a atteint un record de 1,9 trillion USD en 2023 (environ 1 800 milliards d’euros), et a dépassé 2 trillions USD en 2024. La part privée a franchi le trillion pour la première fois.
Cela inclut principalement les investissements dans les renouvelables, l’efficacité énergétique, les véhicules électriques, etc.
Sur la période 2000-2025, les dépenses cumulées liées aux politiques climatiques (subventions, incitations, réglementations transformées en coûts) se chiffrent en plusieurs dizaines de trillions de dollars. Bjørn Lomborg et d’autres analyses estiment que les promesses de l’Accord de Paris pourraient coûter entre 60 et 120 trillions d’ici la fin du siècle pour un impact thermique infinitésimal (de l’ordre de 0,03 °C à 0,1 °C selon certains modèles).
En Europe et en FranceFrance : Les investissements en faveur du climat (ménages, entreprises, État) étaient estimés à environ 100 milliards d’euros en 2022 (3,8 % du PIB), avec des besoins projetés à 160 milliards d’euros par an en moyenne jusqu’en 2030. Le budget vert de l’État stagne, et les dépenses supplémentaires nettes nécessaires sont évaluées à 60-70 milliards d’euros par an.
Allemagne : Très forte dépendance aux subventions aux renouvelables (EEG). Des dizaines de milliards d’euros par an historiquement, avec des coûts de système élevés (prix de l’électricité parmi les plus chers d’Europe malgré la sortie du nucléaire).
Union européenne : Le Pacte vert et les objectifs 2030/2050 impliquent des milliers de milliards d’euros. Des estimations parlent de plusieurs trillions d’euros pour la transition, avec des surcoûts énergétiques notables pour les ménages et l’industrie.
Coût par tonne de CO₂ évitéeC’est là que le ratio devient particulièrement défavorable :Beaucoup de politiques (surtout subventions massives aux renouvelables intermittents ou normes contraignantes) ont un coût implicite très élevé par tonne de CO₂ réduite — souvent des centaines d’euros, voire plus, pour certaines mesures.
Les instruments basés sur le prix (taxe carbone bien conçue) sont généralement bien plus efficaces et moins coûteux par tonne évitée que les subventions ciblées ou les interdictions.
Résultat : pour une réduction globale marginale (0,08-0,23 % sur 20 ans dans 41 pays), les dépenses se comptent en milliers de milliards.
Le problème du ratio coût/bénéfice
L’étude de Science que vous mentionnez montre que 96 % des politiques n’ont pas produit d’impact substantiel mesurable. On dépense massivement sur des mesures qui n’ont quasiment aucun effet détectable à l’échelle mondiale, tandis que la croissance des émissions dans les pays émergents (Chine, Inde, etc.) compense largement les efforts des pays riches .Ce n’est pas seulement « cher pour rien » : ces politiques ont aussi des effets secondaires (hausse des prix de l’énergie, risques de désindustrialisation, impacts sur les plus modestes via les factures et l’emploi dans certains secteurs).
s.Perspectives
Pour un impact réel, les économistes (dont William Nordhaus, prix Nobel) ou des analystes comme Lomborg insistent sur :Prioriser l’innovation technologique (R&D massive sur nucléaire avancé, captage du carbone, stockage, etc.) plutôt que la subvention de technologies matures mais intermittentes.
Utiliser des mécanismes de prix du carbone efficaces au lieu de multiplier les réglementations coûteuses.
Mettre l’accent sur l’adaptation et le développement humain (pauvreté, accès à l’énergie abordable), qui protègent mieux contre les risques climatiques que des réductions symboliques.
En résumé : oui, le coût est colossal (plusieurs trillions par an aujourd’hui, potentiellement des centaines de trillions sur le siècle) pour un bénéfice climatique quasi nul à l’échelle planétaire. Cela illustre un énorme problème d’efficacité : on paie très cher pour très peu de résultat mesurable.Si vous voulez des détails sur un pays précis (France, Allemagne, UE), sur le coût par secteur (renouvelables, voitures électriques, rénovation thermique), ou sur des alternatives plus rentables, dites-le-moi ! Qu’est-ce qui vous intéresse particulièrement dans ces coûts ?
La France dépense déjà ~100 Md€ par an (public + privé) pour la transition, avec des besoins projetés à +110 Md€/an supplémentaires d’ici 2030. Pourtant, les émissions françaises baissent (environ -30 % depuis 1990), mais cela reste marginal à l’échelle mondiale — exactement comme le montre l’étude que vous avez mentionnée.
Ces dépenses pèsent sur les finances publiques (dans un contexte de dette élevée), sur les factures des ménages et sur la compétitivité industrielle. Les rabots budgétaires de 2025 (MaPrimeRénov’, fonds vert, bonus VE) montrent que l’État commence à arbitrer sous contrainte budgétaire.Le vrai débat n’est pas « faut-il agir ? », mais comment agir efficacement : prioriser les mesures à faible coût par tonne évitée (nucléaire, prix carbone bien conçu, innovation), plutôt que multiplier les subventions coûteuses à impact limité.
D’autres approches (prioriser le nucléaire, R&D massive sur technologies de rupture, tarification carbone intelligente sans subventions excessives) pourraient obtenir bien plus d’impact pour moins d’argent. Le modèle actuel ressemble à une fuite en avant coûteuse et peu efficace.
Bjørn Lomborg (souvent relayé en France) : Dénonce depuis des années le faible retour sur investissement des politiques climatiques actuelles.Économistes libéraux ou réalistes (comme ceux associés à l’Institut Montaigne, Contribuables Associés, ou des voix comme Henri Sterdyniak dans un autre registre) : Critiquent le ratio coût/bénéfice désastreux et la multiplication de mesures symboliques
« La France dépense déjà ~100 Md€ par an (public + privé) pour la transition, avec des besoins projetés à +110 Md€/an supplémentaires d’ici 2030. Pourtant, les émissions françaises baissent (environ -30 % depuis 1990), mais cela reste marginal à l’échelle mondiale«
Alors… Que l’on nous fiche la paix, alors que nous sommes presque un exemple en matière d’écologie, et que nos dirigeants s’attaquent au fond du problème (autres pays, notamment Asie) s’ils le peuvent.
Sinon, qu’ils cessent de pomper notre argent à des fins quasi inutiles !
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