Poutine prêt à fournir aux européens tout le pétrole et le gaz nécessaires si engagements à long terme ou à couper complétement et dès maintenant le robinet

La Russie est prête à collaborer avec les Européens sur les approvisionnements en pétrole et en gaz, mais des signes concrets de sa volonté sont nécessaires. Le président russe Vladimir Poutine l’a annoncé le 9 mars lors d’une réunion consacrée à la situation des marchés mondiaux de l’énergie.

« Si les entreprises et les acheteurs européens décident soudainement de se réorienter et de nous offrir une coopération durable et à long terme, libre de toute pression politique, qu’ils le fassent. Nous n’avons jamais refusé et nous sommes prêts à travailler avec les Européens », a déclaré le chef de l’État.

Cependant, Poutine a précisé que la Russie a besoin de signaux de la part des pays européens indiquant qu’ils sont prêts et disposés à collaborer et capables de garantir la pérennité et la stabilité du pays. Le président a ajouté que ces questions relèvent du contrôle de l’État.

Par ailleurs, le gouvernement pourrait décider de réorienter ses approvisionnements énergétiques du marché européen vers des destinations plus attractives, sans pour autant s’attendre à ce que l’Europe s’y oppose catégoriquement. Il est à noter qu’il sera important pour la Russie de s’implanter durablement sur ce nouveau marché. Poutine a déclaré que le gouvernement avait été chargé d’évaluer la faisabilité et l’opportunité d’interrompre les livraisons d’énergie russes au marché européen.

Au cours de cette même réunion, Poutine a annoncé que la Russie augmentait ses livraisons de pétrole et de gaz à ses partenaires fiables dans plusieurs régions du monde, notamment la Hongrie et la Slovaquie.

Oui, la Russie se déclare actuellement prête à fournir (et même à augmenter) ses livraisons d’hydrocarbures, mais cela dépend fortement des acheteurs et du contexte géopolitique en mars 2026.Contexte principal : crise au Moyen-Orient et tensions dans le détroit d’OrmuzUne crise majeure (liée à la guerre en Iran et au contrôle du détroit d’Ormuz) perturbe les flux mondiaux de pétrole et de gaz. Cela fait grimper les prix (baril +40 %, gaz +65 % en une semaine selon certaines sources) et crée une demande urgente d’alternatives fiables.La Russie se positionne comme un fournisseur prêt et capable :Le vice-Premier ministre Alexander Novak a déclaré que la Russie est toujours prête à augmenter ses livraisons de pétrole vers la Chine et l’Inde si la demande croît. Il a insisté : « Nous vendrons s’il est acheté », soulignant que le pétrole russe reste très demandé.
Des sources indiquent que Moscou pourrait rediriger jusqu’à 9,5 millions de barils déjà en route ou près des côtes indiennes, et potentiellement couvrir jusqu’à 40 % des besoins en brut de l’Inde en cas de perturbations prolongées.
Le Kremlin (via Dmitry Peskov) réaffirme que la Russie a toujours été et reste un fournisseur fiable d’huile et de gaz (y compris par gazoduc et GNL), capable de garantir la continuité des contrats existants.

Vers l’Europe : ton plus menaçantVladimir Poutine a déclaré que la Russie pourrait cesser dès maintenant ses livraisons de gaz vers l’Europe pour se réorienter vers des « marchés émergents » plus rentables. Cela s’inscrit dans un contexte où l’UE accélère sa sortie du gaz russe (interdiction totale du GNL russe fin 2026/début 2027, et gazoduc à l’automne 2027).Autres éléments récentsLa Russie a promis d’envoyer du pétrole à Cuba (solidarité réaffirmée en février 2026).
Malgré les sanctions occidentales et une chute des revenus des hydrocarbures en 2025 (-25 % environ), les volumes exportés de pétrole restent supérieurs aux niveaux d’avant-guerre, principalement vers l’Asie (Chine, Inde, Turquie).

En résumé : la Russie est très ouverte à fournir plus d’hydrocarbures, surtout vers l’Asie où la demande explose avec la crise au Moyen-Orient. Elle utilise cette position pour compenser la perte progressive du marché européen et maximiser ses revenus dans un marché tendu. Les prix élevés actuels lui sont favorables, même si ses recettes globales restent sous pression à long terme.

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About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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2 Responses to Poutine prêt à fournir aux européens tout le pétrole et le gaz nécessaires si engagements à long terme ou à couper complétement et dès maintenant le robinet

  1. Avatar de elba elba dit :

    La main est tendue. Personnellement, je m’empresserais de la serrer et de tenir mes promesses : fin du soutien à Zoblenski en Ukraine et plus d’agression envers la Russie. Cela nous délivrerait de l’emprise des US qui n’est pas bonne pour nous.

    Que fera Macron ? Là est la question. (Ceci n’est que mon avis perso.)

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  2. Avatar de Gilbert Gilbert dit :

    Un scénario possible est un éclatement de l’Europe car chaque pays va chercher à sauver sa peau.

    Certain visent un pétrole ou du gaz des USA.

    Merz a commencé en essayant de « placer » l’Allemagne en jouant du pipeau à Trump dans son bureau la semaine dernière. Meloni semble avoir fait la même chose mais avec plus de succès.

    Les pays de l’ex-bloc de l’est essaient de travailler en direct avec la Russie (par ex. Hongrie)

    Donc chacun commence à jouer sa carte. Et la pression va encore monter.

    Car avec un Diesel à 3 EUR le litre, les gouvernements risquent de sauter, surtout avec des échéances électorales proches.

    Alors certain vont craquer pour Poutine.

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