Des scientifiques intègres ont réfuté une autre étude biaisée qui prétend à l’efficacité du Gardasil à protéger des cancers du col de l’utérus

Je pensais que vous alliez présenter cela comme votre « preuve ». Saviez-vous qu’une réanalyse a été menée ? Il s’avère, Alex, que les choses ne sont pas aussi simples que vous le pensez. Savez-vous ce qu’ils ont découvert ?

La conclusion la plus souvent citée de l’étude, à savoir l’absence de cancers du col de l’utérus chez les femmes vaccinées entre 12 et 13 ans, est en réalité quasiment garantie par la conception même du programme, et non par l’efficacité du vaccin. Ils ont constaté que la probabilité a priori de ne trouver aucun cancer dans cette tranche d’âge était d’environ 0,5, indépendamment de l’efficacité du vaccin.

En effet, le programme de dépistage révisé de l’Écosse impliquait que les femmes de cette tranche d’âge avaient moins de 25 ans au moment de l’arrêt de la collecte des données et qu’il était donc statistiquement peu probable qu’un cancer du col de l’utérus leur ait été diagnostiqué, même sans vaccination.

Le cancer du col de l’utérus se développe généralement en 10 à 20 ans (comme vous le savez sans doute) suite à une infection par le VPH, et la période de suivi pour ce groupe était bien trop courte pour évaluer de manière significative la prévention du cancer.

De plus, Saidi et Jones ont constaté que les auteurs de l’étude avaient omis de déclarer un cas de cancer (un sarcome, patient n° 361758) dans la cohorte vaccinée de 12 à 13 ans, rendant ainsi l’affirmation « zéro cas » factuellement erronée. Ils ont également mis en évidence un problème fondamental d’intégrité des données : le nombre de participants analysés dépassait largement la population écossaise du même âge, selon le Registre national.

Les tableaux de données de l’étude confirment cette surestimation ; par exemple, la cohorte de naissance de 1988 indique 59 499 personnes « éligibles » dans le Système écossais de dépistage et de rappel du cancer du col de l’utérus (SCCRS), contre seulement 37 934 dans le Registre national, soit un surdénombrement de 57 %. Les auteurs ont reconnu cette anomalie dans leurs notes internes, mais n’ont fourni aucune explication claire, et cette divergence n’a jamais été résolue. Une analyse MedCheck portant directement sur les données écossaises a révélé un rapport des taux d’incidence (RTI) du cancer du col de l’utérus de 0,36 (IC à 95 % : 0,15–0,85) entre les femmes complètement vaccinées et celles incomplètement vaccinées.

Cet écart, bien trop important pour être expliqué par la seule vaccination, suggère fortement des différences de santé initiales entre les groupes. Une recherche portant sur 592 études de cohortes sur l’efficacité du vaccin contre le VPH n’a identifié aucune étude prenant en compte l’effet des personnes vaccinées en bonne santé, ce qui constitue un angle mort généralisé dans ce domaine, et non un problème propre à cette étude.

Par ailleurs, la comparaison entre femmes vaccinées et non vaccinées est fortement biaisée, car les groupes ne sont pas comparables. Saidi et Jones ont constaté une surreprésentation significative des femmes âgées et des femmes non dépistées dans la population non vaccinée, ce qui fausse considérablement les chiffres d’incidence du cancer à la hausse dans ce group

e. Il s’agit d’une étude observationnelle rétrospective de registre, sans groupe témoin randomisé, sans placebo et sans insu. L’ensemble de la chaîne de preuves repose sur la comparaison de données administratives provenant de groupes dont les différences en matière de comportement sanitaire, de statut socio-économique, d’antécédents de dépistage, d’antécédents sexuels et de statut tabagique ne sont soit pas mesurées, soit insuffisamment contrôlées.La revue Cochrane sur le vaccin contre le VPH n’a trouvé aucune preuve issue d’essais contrôlés randomisés (ECR) démontrant que la vaccination contre le VPH réduit l’incidence du cancer invasif du col de l’utérus.

AUCUNE PREUVE ISSUE D’ECR. De plus, l’étude a été menée par des chercheurs de Public Health Scotland et financée par l’infrastructure du NHS Scotland, institutions chargées de l’administration, de la promotion et de la défense du programme de vaccination contre le VPH. L’auteur principal, Tim Palmer, a déjà publié plusieurs articles vantant l’efficacité du vaccin contre le VPH en Écosse, ce qui témoigne d’un intérêt idéologique et institutionnel évident.

L’étude ne fait état d’aucun conflit d’intérêts lié à des financements externes, mais les conflits d’intérêts institutionnels, lorsque la mission professionnelle des auteurs coïncide avec le programme qu’ils évaluent, sont rarement divulgués ou examinés. Je sais que vous aimeriez que ce soit simple, mais ce n’est pas ainsi que fonctionnent les choses et les « preuves » sont fondamentalement erronées à bien des égards. Le titre à lui seul est absurde et doit être accueilli avec le plus grand scepticisme.

https://academic.oup.com/jnci/article/116/6/857/7577291#google_vignette

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About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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1 Response to Des scientifiques intègres ont réfuté une autre étude biaisée qui prétend à l’efficacité du Gardasil à protéger des cancers du col de l’utérus

  1. Avatar de Fémina Fémina dit :

    Au départ, cette piqouse était élaborée pour la gente féminine, mais alors…….pourquoi veut-on l’utiliser (à mauvais escient ) pour les garçons……Jusqu’à présent (quoique) ils sont dépourvus de l’organe concerné. Encore un moyen d’anéantir la procréation qui est bien visée dans le processus.

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