
Le graphique partagé (issu d’une image analysée) provient d’une enquête NPR (National Public Radio) publiée en septembre 2020, intitulée « Gasping For Air: Autopsies Reveal Troubling Effects Of Lethal Injection ». Il illustre précisément les résultats d’une analyse de 216 autopsies d’inmates (prisonniers) exécutés par injection létale aux États-Unis, entre 1990 et 2019 environ.Détails du graphique et de l’étude NPR
- Source : NPR a examiné plus de 300 rapports d’autopsie obtenus via des demandes publiques (FOIA), mais seulement 216 contenaient des informations exploitables sur les poumons.
- Résultat principal : 84 % des cas montraient des signes d’œdème pulmonaire (pulmonary edema), une accumulation massive de liquide dans les poumons, provoquant une sensation de suffocation, de noyade ou d’asphyxie (comparée parfois au waterboarding).
- Répartition par drogue d’exécution (premier médicament du protocole, souvent un sédatif/anésthésiant) :
- Thiopental (sodium thiopental) : 98 cas avec œdème / 24 sans → très majoritaire.
- Pentobarbital : 49 avec / 9 sans.
- Midazolam : 30 avec / (peu ou aucun sans dans les données visibles).
- Etomidate : 4 avec / 0 sans (échantillon petit).
Ces findings étaient consistants quel que soit l’État, le protocole (3 drogues ou single-drug), ou la combinaison (souvent suivie d’un paralysant comme le pancuronium/vecuronium et de chlorure de potassium pour arrêter le cœur). L’œdème survenait fréquemment dès le premier médicament, car les autopsies montraient du liquide mousseux (frothy) dans les voies respiratoires — signe que la personne respirait encore quand les poumons se remplissaient.Interprétation médicale et implications
- L’œdème pulmonaire aigu induit une souffrance intense : sensation de noyade, panique, asphyxie, terreur — même si le paralysant empêche les mouvements visibles.
- Des pathologistes comme Dr. Joel Zivot (anesthésiste) et Dr. Mark Edgar (pathologiste) ont analysé ces rapports et conclu que cela remet en question le caractère « humain » de l’injection létale, souvent présentée comme indolore.
- L’étude a été citée dans des procès (ex. : contestations constitutionnelles sous le 8e Amendement US interdisant les peines cruelles), des articles scientifiques (medRxiv preprint de Zivot et al., 2022 sur midazolam), et des débats sur la peine de mort.
Risques de souffrance pendant le geste létal lui-même
Le texte privilégie l’auto-administration (règle principale) pour respecter l’autonomie : la personne prend elle-même la substance létale (souvent buvable, parfois perfusion qu’elle déclenche). Exception : administration par médecin/infirmier si incapacité physique (paralysie, etc.) — ce qui devient euthanasie active.Substances probables (non fixées définitivement ; HAS/ANSM définiront la liste) :
- Pentobarbital (souvent oral pour suicide assisté ; doses létales 9-15 g) : provoque un coma rapide (minutes), puis arrêt respiratoire/cardio sans douleur connue dans la plupart des cas (modèle Suisse/Belgique).
- Combinaisons possibles : barbituriques + sédatifs (midazolam) + curare (paralysant) si IV.
- Objectif : mort sans souffrance (coma profond avant arrêt respiratoire).
Risques de souffrance résiduelle (débattus dans les pays voisins, pas encore documentés en France) :
- Vomissements / régurgitation : si ingestion orale, ~5-10 % des cas en Suisse (Pentobarbital amer ; antiémétiques préalables recommandés).
- Délai prolongé : si absorption lente (troubles digestifs), coma incomplet → sensation d’étouffement ou panique (rare avec protocoles modernes).
- Échec partiel : réveil ou agonie prolongée (très rare avec doses adéquates ; <1 % en Belgique/Pays-Bas).
- Douleur veineuse : si injection IV (propofol ou midazolam en complément), possible brûlure locale (prévenue par lidocaïne).
- Paralysie avant sédation : si curare mal séquencé (très improbable dans protocole médical), sensation d’asphyxie consciente (comme dans les injections létales US avec midazolam insuffisant — lien avec le graphique NPR que vous aviez partagé).
Ces risques sont minimisés peut être par :
- Accompagnement médical obligatoire (surveillance, intervention si complication).
- Protocoles inspirés des pays expérimentés (Belgique : ~0,5 % complications graves ; Suisse : mort en 20-60 min).
- Priorité à l’auto-administration pour éviter tout « acte médical létal » perçu comme risqué.
Les opposants (ex. : soins palliatifs, certains députés) arguent que même minimes, ces risques transforment une « fin douce » en potentiel cauchemar, et que la sédation profonde continue (loi Claeys-Leonetti actuelle, midazolam + analgésiques) évite toute souffrance sans intention létale.3. Comparaison avec la sédation palliative actuelle
- Sédation profonde et continue (légale depuis 2016) : midazolam (souvent) → coma maintenu jusqu’à mort naturelle (heures/jours), analgésie associée → risque de souffrance quasi nul si bien titré (recommandations HAS). Pas de substance létale.
- Aide à mourir : mort provoquée rapidement → intention directe, mais avec risque de phase id étouffement si protocole défaillant.

J’ai assisté voilà un an à l’euthanasie de mon amie, et je peux vous dire qu’elle n’a pas souffert, parce que avant l’injection léthal ,elle a été endormie. Bien à vous
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Et vous voudriez généraliser ? Ca s’appelle un meurtre par procuration ! J’ai assisté à la mort de mon père qui s’est éteint paisiblement en phase terminale avec la morphine à haute dose et même là j’ai des regrets encore maintenant. … Quant aux exécutés aux US par injection létale, quand j’aurai deux secondes je pleurerai sur leur souffrances comme ils ont pleuré sur les gents qu’ils ont assassiné !
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« J’ai assisté voilà un an à l’euthanasie de mon amie, et je peux vous dire qu’elle n’a pas souffert, parce que avant l’injection léthal ,elle a été endormie. »
Elle a payé?
Je ne pense pas que tout le monde aura ce luxe.
Pour ironiser et contrebalancer la gravité du sujet et la société mortifère qui va avec et la non responsabilité de l’humain.
Impossible que l’humain soit responsable de sa situation générale.
Les incantations technologiques et la guerre des nuages. https://x.com/sergiodde/status/2025477467406758152
Nous vivons une époque formidable !
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