De nouvelles preuves remettent en question le discours « bénin et transitoire » sur la myocardite associée au vaccin à ARNm

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Dernière minute : De nouvelles preuves remettent en question le discours « bénin et transitoire » sur la myocardite associée au vaccin à ARNmUne étude publiée le 5 novembre 2025 dans l’ European Heart Journal apporte des données probantes à long terme sur des patients ayant développé une myocardite après une vaccination contre la COVID-19 par vaccin à ARNm. Ces travaux contredisent directement les affirmations répétées des autorités sanitaires et des partisans de la vaccination selon lesquelles ces cas sont toujours « bénins », « spontanément résolutifs » et sans risque à long terme. Au contraire, ils révèlent une dysfonction cardiaque persistante, notamment au niveau du ventricule gauche, plus de deux ans après la vaccination, ainsi que des symptômes persistants chez une proportion significative de patients.Principales conclusions de l’étudeCette étude de suivi prospective a porté sur 16 patients (âge moyen : 44 ans, 50 % de femmes) parmi les 46 patients ayant initialement reçu un diagnostic de myocardite associée à la vaccination. La durée médiane du suivi était de 2,4 ans (intervalle interquartile : 2,3–2,7) après leur hospitalisation initiale. Voici les résultats :

  • Altération de la fonction ventriculaire gauche (VG) :
    • Seulement 69 % des patients (11 sur 16) avaient une fraction d’éjection du ventricule gauche (FEVG) ≥ 50 % lors du suivi (moyenne : 50,1 % ± 8,9 %), contre 88 % à l’admission.
    • La déformation longitudinale globale moyenne (GLS), une mesure sensible de la fonction systolique, était de −12 % (±3,2 %) , bien en dessous de la plage normale de −18 % à −20 %. Ceci indique des contractions cardiaques plus faibles et un dysfonctionnement systolique infraclinique.
  • Fonction ventriculaire droite (VD) préservée :
    • Tous les patients ont montré une fonction ventriculaire droite normale (TAPSE moyen : 2,3 ± 0,6 cm), soulignant la spécificité du problème au côté gauche du cœur.
  • Persistance des symptômes malgré la récupération biochimique :
    • Les marqueurs inflammatoires (par exemple, la troponine I et la CRP) et le NT-proBNP se sont normalisés chez tous les patients.
    • Cependant, un tiers (33 %) a continué à présenter des symptômes :
      • 31 % ont signalé une fatigue persistante (échelle d’évaluation de la fatigue moyenne : 26 ± 9).
      • 31 % ont présenté des palpitations.
      • 25 % ont ressenti des douleurs thoraciques pendant l’effort.
    • Aucune congestion pulmonaire n’a été observée (nombre moyen de lignes B à l’échographie pulmonaire : 1 ± 2).
  • Autres observations :
    • L’indice de masse du VG était normal dans 81 % des cas (médiane : 111,7 g/m²).
    • La fonction diastolique a été préservée dans 88 % des cas selon les critères de l’American Society of Echocardiography.
    • Aucun problème valvulaire ni anomalie persistante à l’ECG.

Les auteurs concluent : « Nos résultats indiquent que plus de deux ans après une hospitalisation pour myocardite associée au vaccin contre la COVID-19, les patients présentent une altération de la fonction ventriculaire gauche, mais une fonction ventriculaire droite préservée. » Ils soulignent la nécessité d’ une surveillance cardiaque à long terme et d’une prise en charge optimisée, car ces observations suggèrent des risques sous-estimés.Pourquoi c’est important maintenantCette étude intervient dans un contexte de débats persistants sur la sécurité des vaccins à ARNm, notamment avec la poursuite des campagnes de rappel. Les assurances données par le passé – par exemple par les CDC et l’EMA – selon lesquelles les risques de myocardite sont « rares et bénins » avec une guérison complète en quelques semaines, reposaient sur des données à court terme (souvent inférieures à 6 mois). Ce suivi de plus de deux ans révèle une lacune : si la plupart des patients ne présentent pas d’insuffisance cardiaque aiguë, une atteinte ventriculaire gauche infraclinique pourrait accroître les risques à long terme d’arythmies, d’insuffisance cardiaque ou de diminution de la qualité de vie. La persistance des symptômes dans un tiers des cas est particulièrement préoccupante chez les personnes jeunes et actives (la cohorte étudiée ici étant majoritairement composée d’adultes en âge de travailler).

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About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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10 Responses to De nouvelles preuves remettent en question le discours « bénin et transitoire » sur la myocardite associée au vaccin à ARNm

  1. Avatar de practicallyc66ef89cd9 practicallyc66ef89cd9 dit :

    De mémoire, le Dr Michel de Lorgeril disait dans l’un de ses billets Info consacrés à la Covid, que le jeunes atteint de myocardites dues à la Vaxx covid à 30 ans seront des insuffisants cardiaques à 40 ans , il ne s’est pas trompé.

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    • Avatar de lesubversif lesubversif dit :

      big pharma va pouvoir se frotter les mains alors. Comme d’hab rien de nouveau sous le soleil.

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      • Avatar de lepiaf18 lepiaf18 dit :

        S’ils meurent, ça c’est moins sûr ! Un mort est le pire des malades, il me semble, ne peut plus rincer la gueule, ni aux toubibs, ni aux pharmaciens, ni à Big pharma. y’a ue l’État et ls PF qui y gagnent !

        Parce que selon où on est, un arrêt cardiaque, ça devient vite fatal par les temps qui courent et comptent tenu de la décrépitude des services hospitaliers en général !

        Et là, big Pharma, n’a apparemment pas anticipé … !

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  2. Avatar de geneadrey geneadrey dit :

    Merci M. Gibertie pour toutes ces infos parfaitement sourcées, que d’aucun traitent de Fake news. J’admire vos travaux de recherche précises et courageuses et vous souhaite de pouvoir continuer.

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  4. Avatar de maillotjf160240 maillotjf160240 dit :

    Mon ami canadien Gilbert m’écrit ce qui suit : Cher JFM,

     j’ai lu avec grand intérêt l’article émis par Patrice Gibertie 

    et je l’ai comparé à d’autres études scientifiques de la FDA et de l’association qui étudie, justement, la myocardite…..(the Myocarditis foundation ) publie chez Elsevier, ( Volume 339, pages 2191 a 2199 edition de Juin , 2022) un tres long article rétrospectif meta study regroupées  exhaustif sur plusieurs millions de personnes 

    Voici ce qui en découle et conclusion :

    1) L’incidence de la myocardite dans la population en général, est d’environ 6,1 cas par 100,000 personnes, surtout chez les personnes plus jeunes et immuno fragiles 

    2) l’incidence de la myocardite chez les personnes vaccinées de la Covid est d’environ 1 cas pour 100,000 surtout entre 25 et 30 ans et après avoir reçu la 2ème dose 

    3) L’incidence de la myocardite chez les personnes atteintes de la covid est d’environ 70 cas par 100,000

    je me demande pourquoi Patrice Gibertie ne mentionne pas cette étude….mais c’est vrai que des personnes vaccinées peuvent avoir la myocardite  mais c’est vrai aussi que des personnes jeunes et normales peuvent aussi avoir la myocardite et c’est vrai que si on est contre la vaccination on va se concentrer sur le fait que des patients vaccinés ont eu une myocardite …

    Bientôt on va étudier l’incidence des accidents de voiture chez les vaccinés et on va dire que les vaccins causent les accidents de voiture  ? c’est sur qu’on pourrait insinuer que c’est vrai en choisissant les bonnes données…..

    Merci Monsieur Gibertie d’éclairer ma lanterne Jeff : maillot.jf160240@gmail.com

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    • Avatar de Michel C Michel C dit :

      edition de Juin , 2022

      Tout est dit dans cette date. une étude moisie ne reflétant pas la réalité.

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    • Avatar de elektron elektron dit :

      Quid de ceux -nombreux- qui ont contracté le Covid en étant vaccinés ?

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      • Avatar de lepiaf18 lepiaf18 dit :

        Ben ça ressemble au covid (quoique je me demande toujours si ce truc existe vraiment !) mais c’est sans doute un empoisonnement dû au produit contenu dans les injections.

        Si on y regarde bien, pour beaucoup, c’est quand même dingue d’avoir traversé 2020 sans voir cette bestiole (alors qu’on nous la décrivait comme hyper hyper mortelle !), et d’ensuite se retrouver malade pour longtemps d’on ne sait trop quoi (vu que pour les sérologies en fait… y’en a pas ou tellement peu, ce qui me semble frappé au coin du bon sens, vont pas se tire une balle dans le pied quand même !) presque tous les 4 matins et en fonction parfois des doses absorbées…

        Tout est dans la dose disent beaucoup de médecins et pharmaciens; est-ce que ça ne vaut pas pour ces daubes ?

        Et vous n’avez pas lu, l’étude (et le billet) ne parle que des myocardites.
        La covid ça sous entend une infection par le (un) virus, dans ce que vous décrivez le virus n’existe quasiment plus; ce serait un effet indésirable de l’injection…

        Si on y regarde bien à part tout au début plus personne ne parle de virus, mais EXCLUSIVEMENT d’une « protéine » particulière (et particulièrement modifiée, a priori !).
        C’est fou ce qu’on arrive à faire désormais, puisque la majorité de la population (en l’absence de statistique fiable sur le sujet) croit encore que ce truc est un vaccin !

        Bientôt ils vont la mettre en vente libre dans des barres protéinées !
        Désolé si vous pensez que je n’ai pas de compassion, ais à un moment il faut savoir dire « STOP » !
        Les « contre-mesures » sont explicitées depuis plus de 3 ans désormais et la liste des effets indésirables est longue comme un jour sans pain et faut pas vraiment compter sur la médecine dite « moderne » pour faire avancer le schmilblick vu que ce sont eux en grande partie les responsables du marasme !
        Les « covid longs » ne sont sans doute que la persistance de certains de ces effets indésirables.

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    • Avatar de lepiaf18 lepiaf18 dit :

      @maillotjf160240;

      @Michel C vous fait une réponse apparemment frappée au coin du bon sens !

      N’avez-vous pas noté, dans la conclusion que vous recopiez les quelques incohérences notoires suivantes:
      -Patients Covidés (atteints du virus, même si ce n’est pas explicitement dit) : 70 cas /100 000 (on ne sait pas l’âge !)

      -Patients vaxx (2 doses) : 1 cas /100 000 (surtout pour la tranche 25-30 ans, tien donc !)

      -données courantes sans se focaliser sur covid: 6 cas/100 000

      Comme le dit Michel… la date de cette « étude » la discrédite, tout autant que la conclusion.

      Si on compare les 3 chiffres ci-dessus, la vaxx ARNm anti-Covid ferait chuter la mortalité dans un rapport 6 ? Les injections pourraient être dans ce cas.. salvatrices ? A tout le moins, compte tenu de l’ampleur du nombre de personnes injectées (65-67 % aux USA) le ratio devrait être à peu près le même chez les injectés qu’en population générale !
      Non mais, soit ils se foutent de nous, soit la traduction que vous présentez est… erronée !

      Bon ça se passe chez Elsevier !

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