
Le gouvernement se moque du monde : il annonce un plan de 120 milliards€ pour construire 2000 éoliennes en mer d’ici 2030, soit 11 Mds/an ! Une entreprise de destruction, et de renchérissement de l’électricité. Voilà une économie !il prévoit d’installer 2000 éoliennes en mer pour un coût de 120 milliards d’euros ! Quand ces éoliennes produiront, il faudra baisser la production des centrales nucléaires: aucun intérêt, 120 milliards de coût, 10 milliards par an !


Rémy Prud’homme, professeur des universités (émérite)
M. Barnier, qui s’efforce courageusement de faire rentrer des cercles dans des carrés, mérite notre respect, et même notre soutien. Mais cela ne doit pas nous empêcher de souligner les paradoxes ou les absurdités de son gouvernement dans certains domaines. M. Barnier lui-même a mis son action sous le signe de la sincérité et de la vérité. Le cas de l’écologie offre un bel exemple d’incohérence. D’un côté (le côté droit), le gouvernement se flatte de diminuer d’un demi-milliard d’euros le budget annuel du ministère de la Transition écologique. D’un autre côté (le côté gauche), au même moment, le même ministère planifie et affiche une augmentation de dépenses de 11 milliards par an pour des éoliennes en mer. Le mot de schizophrénie décrit assez bien cette contradiction.
D’un côté, donc, le ministère des Finances propose, pour le budget de 2025, ce qu’il appelle une diminution de 0,5 milliard du budget de la Transition écologique. En réalité, ce qui est proposé est une augmentation de 0,5 milliard, mais qui remplace une augmentation antérieurement prévue de 1 milliard. L’expression de « diminution » est donc un joli cas d’insincérité. Ou si l’on préfère d’hypocrisie – l’hommage que le vice rend à la vertu, comme disait La Rochefoucauld. La ficelle est si grosse qu’elle fait penser à Molière. Ce demi-milliard de différence donne d’ailleurs lieu à une scène elle-même moliéresque. La ministre monte sur ses grands chevaux et jure qu’elle démissionnera si on ne lui rend pas « son » demi-milliard. Le premier ministre ne cède pas. La ministre ne démissionne pas. On se croirait à la Commedia dell’arte, avec M. Barnier dans le rôle du Docteur, M. Saint Martin dans celui de Pantalon, et Mme Pannier-Rumacher en Colombine.
Dans le même temps, la ministre, ou plus exactement peut-être son administration, dévoilent au monde un grandiose plan de construction de plus de 2000 éoliennes en mer d’ici 2035. Le coût de cet investissement sera d’environ 90 milliards d’euros[1]. Il faut y ajouter le coût des modifications et agrandissements du réseau de transport engendrés par ces éoliennes en mer, que l’on peut estimer à près de 30 milliards[2]. Le projet annoncé a donc un coût d’investissement de 120 milliards (si les estimations de coûts ne sont pas dépassées, hypothèse optimiste !). A dépenser en 11 ans, soit environ 11 milliards par an. C’est un peu plus que le budget annuel du ministère de la Justice.
On pourrait ajouter que ces éoliennes sont totalement inutiles. Elles ne remplacent pas, comme au Royaume-Uni ou en Allemagne, des sources d’électricité carbonée, et ne contribuent en rien à la décarbonation de la France et du globe. L’électricité que ces éoliennes produiront est très coûteuse, et contribuera à l’augmentation des prix de l’électricité en France, pour les ménages et les industries. Pour une part (que l’on s’efforce de réduire mais qui reste majoritaire), ces éoliennes seront achetées et exploitées par des entreprises étrangères, et leurs bénéfices exportés. La production d’électricité des éoliennes dépend du vent, elle n’est pas pilotable. Lorsqu’il n’y aura pas de vent et une forte demande d’électricité, elles ne produiront pas assez, et il faudra faire appel à des centrales au gaz. Lorsqu’il y aura beaucoup de vent et peu de demande, elles produiront trop, et il faudra fermer en toute hâte des centrales nucléaires, ce qui est coûteux. Ne parlons pas de la pollution visuelle causée par 2000 éoliennes de 200 mètres de haut près des rivages français, ni des oiseaux de mer hachés menu par leurs pales.
Cependant, indépendamment de ces considérations sur l’inutilité ou même la nocivité d’un tel investissement, ce qui frappe ici c’est la contradiction entre le discours officiel sur les économies indispensables et le discours (non moins officiel) sur les dépenses grandioses. Et surtout que ces deux discours puissent être tenus en même temps, presque le même jour. Ce qui est certain, c’est ces discours ne seront pas mis en œuvre tous les deux simultanément. L’un des deux – ou les deux – restera lettre morte. Ce qui est fâcheux pour l’image et l’autorité de l’Etat. Le mot de schizophrénie n’est pas trop fort.
[1] Le parc d’éoliennes de Saint-Brieuc qui vient d’être connecté a une puissance de 0,5 GW et a coûté 2,5 milliards, ce qui met le GW à 5 milliards. Les 2200 éoliennes planifiées ont une puissance de 18 GW. Leur coût peut donc être estimé à 5*18, soit 90 milliards d’euros.
[2] RTE (le réseau de transport de l’électricité) estime à « 100 milliards les investissements dans les réseaux en cours des 15 prochaines années, dont au moins 40% destinés à l’offshore », soit 2,6 milliards par an pour les éoliennes, et 28,6 milliards pour les 11 années d’ici 2035.
Mouais. Si on prend le cas d’une éolienne terrestre de 1MW ayant un rendement de 20%, elle va produire l’énergie qui a été utilisée pour fabriquer son socle en 1 mois et demie. J’ai fait le calcul moi-même à partir de la base (béton, ferrailles). Elle est très rentable en elle-même. Maintenant, je ne parle pas de la difficulté de l’énergie intermittente, ni des surcoûts liés à la Mafia ou à la corruption.
C’est pareil avec le solaire. Un panneau seul coûte moins de 0,20E par watt et produit plus de 1Kwh par watt par an au centre de la France. Avec un Kwh de jour à 0,25E il aura produit son prix en électricité en 10 mois. Les onduleurs sont bon marché (700E pour 5Kw). 5Kw de panneaux produisent 5000Kwh d’électricité par an pour une valeur de 1250E et les 1700E de matériel seront vite rentabilisés. Mais ce qui va tuer la rentabilité c’est le prix de la pose faite par un voleur.
C’est très difficile, ce sujet des énergies renouvelables, car il y a à boire et à manger dedans.
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De plus les éoliennes en mer sont soumises à une usure considérable par rapport à la terre ferme. Le milieu marin est très corrosif et il n’est pas dit que ces éoliennes tiennent aussi longtemps que prévu. Bref remplacer des énergies pilotables par quelque chose que l’on ne peut prévoir relève de l’idiotie. Les allemands ont fait ce choix et doivent importer chaque hiver quand il n’y a plus de soleil ni de vent de l’énergie nucléaire de …..France. Cherchez l’erreur. C’est la même logique de destruction de l’économie au nom du climat. A ce rythme d’ici quelques années tout le monde se déplacera en vélo…….car il n’y aura plus assez d’électricité pour tout le monde.
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Il ne faut pas s’étonner car ils sont fous à lier.
C’est le cirque Pinder en permanence. Une baisse de la hausse reste une hausse et non une baisse. Au mieux une baise 😉
Comme les gens sont cons, ils gobent tout.
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Sans oublier les coûts d’entretiens, réparations, de sécurité, de destructions en fin de vie, d’usures par le sel marin et inévitablement à un moment donné d’accidents avec le trafic maritime.
Il n’y a bien que les ecolos pour faire croire que c’est écologique. Mais s’ils n’ont pas mieux à proposer, à quoi servirait un ministère de l’écologie?
L’écologie c’est une danseuse pour un gouvernement à la recherche d’électeurs!
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Ou alors les hauts fonctionnaires français sont corrompus et touchent des commissions chaque fois que les budgets de l’Etat sont en augmentation du fait de marchés publics inconsidérés !
P.S Il est entendu généralement par les voix autorisées que l’administration française est la meilleure au monde et la plus intègre qui soit ! Donc mon hypothèse est forcément fausse.
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les hauts fonctionnaires pratiquent les « portes tournantes » il ne s’agit donc pas de « corruption » mais d’avantage naturel à prendre le pognon qui vient vers eux comme un virus vient coller à un vulnérable dans un courant d’air
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