QUELLES LECONS TIRER DE LA GRIPPE ESPAGNOLE ? LE ROLE DE LA PRESSE EN 1920 ET EN 2020

Les historiens ont justement rappelé combien le choc de la grippe espagnole (1918 1919) pouvait être riche en enseignements pour aujourd’hui.

Les points communs sont nombreux ; un virus inconnu qui a tué en laissant place à des complications pulmonaires, une inertie des autorités sanitaires ,l’absurdité des mesures administratives, la mobilisation des médecins de terrains avec les molécules à leur disposition .

Des espoirs fous dans de nouveaux procédés de vaccination…

Les différences interpellent et portent surtout sur le rôle de la presse, elle se montra plutôt rassurante répondit surtout à la panique par l’humour. Point de chasse aux sorcières, elle se contenta de se moquer des boches plus malades que nous.

En ce temps là les autorités ne voulaient pas paralyser l’économie, la presse docile ne réclama jamais de confinement et se moqua des masques d’une manière plus positive qu’il n’y parait.

1°) Les faits : un virus inconnu qui a tué en laissant place à des infections bactériennes.

On n’avait pas encore découvert les virus. Ces derniers, cent fois plus petits que les bactéries. Aujourd’hui on connait encore mal les coronavirus et la covid tue par les complications pulmonaires…

 Le virus serait parti de Chine avant d’atteindre les États-Unis. elle aurait fait son apparition dans des camps militaires où 50 000 à 70 000 soldats américains en formation s’apprêtaient à rejoindre le front en Europe. Il y a donc tout lieu de penser que la grippe espagnole débarqua avec ces soldats dans les ports français

 En avril 1918, une première vague épidémique touche l’Europe et se répand rapidement, notamment sur le front

L’épidémie marque le pas en août, mais une seconde vague apparaît en septembre et octobre, celle-là bien plus mortelle que la première. Enfin, une troisième vague fait son apparition en février et mars 1919

Au tout début les explications se veulent encore rassurantes. Car la mortalité est faible en ce mois de mai, ce qui fait écrire à un médecin de Saint-Eusoye (182e compagnie des travailleurs italiens) : « Cette petite manifestation morbide mérite à peine le nom de foyer… »

Pourtant, les Services de santé de l’Armée sont rapidement débordés. À la mi-mai, c’est l’ensemble des Armées qui est touché par la grippe. Le pourcentage des soldats grippés est variable mais très élevé : 10 %, 50 %, voire même 75 % des unités sont frappées.

Il est vrai aussi que pendant cette première phase, qui s’étend d’avril à fin juin 1918, la maladie, même si elle se caractérise par une diffusion très importante et une très forte contagiosité, connaît une évolution brève et bénigne, et est rarement mortelle.

En juillet 1918, beaucoup en France pensent même que l’épidémie est en voie d’extinction, car le nombre de cas de grippe a diminué comme en témoignent les rapports du Service de santé des Armées. Ainsi, on croit avoir échappé au pire…

En réalité, si la grippe semble en voie de décroissance, les malades présentent de plus en plus de complications pulmonaires graves et mortelles. En mai, un grippé sur huit seulement présente des complications. En août, c’est un sur deux Archives du Service de santé des Armées du Val-de-Grâce,… !

La maladie défie tout pronostic. Un cas qui semblait bénin se transforme du jour au lendemain en cas grave avec une évolution fatale. Un responsable du secteur médical dans le sud de la France écrit : « Le plus souvent, brusquement, parfois après quelques jours de maladie, un individu jeune, vigoureux et jusque-là bien portant est atteint de fièvre et d’accident pulmonaire. (…) Quelques heures après la mort, le cadavre se violace, la face se bouffit, et presque toujours une spume [écume] rose et sanglante fait tissu par la bouche et les narines. L’autopsie montre des poumons gonflés, tuméfiés, d’une coloration noire, violet. » [[Archives du Service de santé des Armées du Val-de-Grâce,…

On sait que cette pandémie s’est singularisée par l’extrême pathogénicité du virus A (H1N1) mais aussi par l’âge de ses victimes : les personnes âgées et les jeunes enfants ont été relativement épargnés (du moins par la vague d’automne), et ce sont les 20-35 ans qui ont supporté tout le poids de la morbidité et de la mortalité.

Avec une mortalité de près de 4‰, la France a un peu moins souffert que l’Europe dans son ensemble. Le chiffre couramment avancé de 137 000 décès civils est sans nul doute sous-estimé. Nombre de décès sont dus aux surinfections bactériennes. À Toulon, par exemple, pleuropneumonies et pneumococcémies ont été fatales dans 10 % des cas. Or ces complications ne figurent pas dans les statistiques sous le chef de la grippe. La censure de guerre ne facilite pas non plus le décompte des victimes. Une estimation plus récente aboutit au chiffre de 240 000 décès civils et militaires pour l’automne de 1918 estimation sans doute plus proche de la réalité (la Grande-Bretagne a enregistré 225 000 décès, la Prusse 223 000).

La plupart des historiens s’accordent sur environ 50 millions de morts dont 240 000 en France.

La covid à ce jour a tué dans le monde 1 million de personnes er 50 000 en France.

les complications pulmonaires aux contemporains rappellent  celles de la peste pulmonaire.

Les esprits inquiets, écrit M. H. Violle à propos de l’épidémie qui sévit sur l’Europe entière, ont parlé de peste, ce qui est un bien gros mot. Et pourtant, cliniquement, les complications pulmonaires suraiguës de la grippe actuelle offrent réellement quelque analogie avec la peste pneumonique, telle que nous l’avons vue jadis en Mandchourie. Mai

A défaut de traiter la maladie s la cause est absolument différente. Disons que c’est une « maladie pestilentielle, et cela suffira. »

https://www.persee.fr/doc/pharm_0035-2349_1996_num_84_312_6212

Retenons que la mortalité est surtout provoquée par les complications pulmonaires. Les meilleurs médecins en ont conscience et à défaut de soigner la grippe, ils tenteront de soigner ses conséquences et à l’époque l’azithromycine n’existait pas.

https://www.trielmemoirehistoire.fr/lhistoire/sur-la-grande-histoire/652-la-grippe-espagnole-vue-par-la-presse

2 Comment la presse a-t-elle rendu compte de la pandémie ?

Nous partirons d’un excellent article de 2009 signé Françoise Bouron, une véritable historienne bien loin des récupérations actuelles .

https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2009-1-page-83.htm#pa12

Le cadre du fonctionnement de la presse est différent d’aujourd’hui, nous n’avons que la presse écrite, elle est soumise à la censure de guerre. Les journaux d’alors sont remplis de publicités, de « réclames « pour des potions en tout genre sorties de l’imagination de charlatans. Aujourd’hui les services des fraudes sévissent pour ce type de potions et la publicité sur les médicaments est très encadrée. Les pharmaciens sont particulièrement vigilants. La presse de 1918 publie des réclames mélangées à d’autres réclames sur des médications magiques. En aucun cas la comparaison de peut être faite avec une polémique médicale entre professeurs des universités les plus prestigieuses.

Les historiens des médias doivent prendre garde aux anachronismes  .

Une étude menée par un journaliste et un professeur certifiée de lettres me semble  générer de la confusion tant elle est à charge contre le Professeur Raoult et mélange tout , le charlatanisme de certains produits  et les effets de certains molécules utilisées à l’époque .

1920

Ainsi peut-on y lire les recommandations suivantes : « FAIT ETABLI : boire de l’alcool ne vous protège pas contre le Covid-19 et peut-être dangereux », « rien ne prouve que la consommation d’ail protège les gens contre le nouveau coronavirus », « Prendre un bain chaud n’empêche pas de contracter le Covid-19″ […] Par ailleurs, il peut être dangereux de prendre un bain très chaud à cause du risque de brûlure » ou encore « Non. L’huile de sésame ne tue pas le nouveau coronavirus. »

2020

La Farine tutélaire sucrée, lactée ou non lactée ». Ou encore la Fluatine fabriquée par les laboratoires des Phocéens : « On est certain d’éviter ou d’enrayer la grippe espagnole et toutes les maladies épidémiques – choléra, peste, typhoïde, variole, rougeole, scarlatine, etc.. Quant au puissant Rheastar, il guérit aussi bien la tuberculose que la grippe espagnole : «On peut aussi prendre les pilules Dupuis qui « chasseront la grippe et ses innombrables conséquences », les gouttes livoniennes qui soignent aussi les rhumes, la toux, les bronchites, la grippe, les catharres et l’asthme ou encore l’Elixir Bleu Hera.

Ils ont raison de comparer les recommandations farfelues d’aujourd’hui à celles d’hier, il est malhonnête de les mettre dans le même panier que ce que soutiennent deux prix Nobels et une kyrielle de scientifiques.

https://gallica.bnf.fr/blog/06052020/de-la-grippe-espagnole-au-covid-19-ces-remedes-qui-promettent-des-miracles?mode=desktop

 Plus amusant, nos jeunes chercheurs ont pris au sérieux les recommandations de rhum pour soigner la grippe, quitte à le comparer à l’hydroxychloroquine d’aujourd’hui… En ce temps là on riait volontiers de tout ce qui poussait à boire de l’alcool…

Nous reviendrons plus loin sur l’utilité des molécules utilisées par des MEDECINS, il y a un siècle…

-Les « contextes » aussi diffèrent radicalement, souligne le géographe Freddy Vinet, de l’Université Paul Valéry de Montpellier, qui a publié en 2018 une histoire de la grippe espagnole « La Grande Grippe » (éditions Vendémiaire). Une différence essentielle: la grippe espagnole s’est déroulée « à l’ombre médiatique » de la Première Guerre Mondiale, souligne-t-il. « La guerre occupait les grands titres des journaux. C’est l’inverse pour le coronavirus » .

https://www.geo.fr/histoire/peut-on-comparer-la-pandemie-de-coronavirus-avec-la-grippe-espagnole-de-1918-200240

De plus il faut faire la différence entre les « réclames » et les choix éditoriaux , il est assez rare que les « conseils «  dépassent le cadre  des dites réclames. Le 26 octobre, Le Petit Parisien publie la formule d’un traitement qui « marche ». Pour le fabriquer, il faut de nombreux ingrédients : aspirine, citrate de caféine, benzoate de soude… et des tisanes d’orge, de chiendent, de queues de cerises, sans compter de la teinture de cannelle, de la teinture de quinquina, du sirop d’écorce d’orange amère… Le prix de cette recette merveilleuse : 45 F ! Une fortune pour simplement faire tomber la fièvre.

La presse est docile et suit les directives officielles comme celle d’aujourd’hui.

Dans l’ensemble, les journaux critiquent peu la façon dont les autorités luttent contre la grippe . Parmi ces articles, il y a celui du Journal du 19 octobre, en page 1, qui accuse le gouvernement de se contenter de donner des conseils comme éviter les rassemblements, prendre des grogs au rhum, de l’aspirine et de la quinine, et appeler le médecin au premier malaise. Le Journal accuse les autorités de s’être contenté de placarder des affiches et de publier des circulaires mais de ne pas avoir lancé de lutte sérieuse. Le journaliste pense qu’il faut prendre des mesures plus fortes comme le licenciement des écoles, l’interdiction des rassemblements et un cordon sanitaire aux frontières et dans les ports. Et le journaliste conclut : « L’heure n’est pas aux demi-précautions. »

La presse  se contente le plus souvent de donner des conseils évidents de prophylaxie individuelle et collective : se laver les mains, éviter les lieux publics, isoler les malades… En attendant, comme l’écrivent explicitement plusieurs médecins, la découverte d’un traitement spécifique encore inconnu.

Lavez vous les mains et attendez il n’y a rien d’autre à faire….

La presse néglige l’épidémie et attend l’invention du remède miracle…

Les articles sur l’épidémie de grippe sont quasi inexistants jusqu’à la fin du mois de mai. Nous n’avons trouvé aucun article dans Le Petit Parisien, Le Matin et Le Journal, trois journaux à grand tirage. Et aucun article non plus dans Le Figaro, La Croix et L’Humanité.

Il faut dire que la France vit des moments décisifs pour l’issue de la guerre : le 21 mars, a débuté la première grande offensive allemande à l’ouest ; le 9 avril, l’armée allemande a lancé une seconde offensive contre l’armée britannique dans les Flandres ; et le 27 mai, les Allemands sont parvenus jusqu’à la Marne.

De plus, les Parisiens traversent des heures particulièrement pénibles. Depuis la fin du mois de janvier, ils sont la cible des gothas, les bombardiers allemands et, depuis mars, ils subissent les tirs de la Grosse Bertha, le « canon monstre » .

On comprend alors que, dans ces conditions, la grippe espagnole ne soit pas le premier souci des Français… et des journalistes.

Fin mai 1918, des renseignements alarmants arrivent d’Espagne. Le 28 mai, Le Journal s’en fait l’écho, mais en bas de la page 3 seulement. L’article relate que l’Espagne est touchée par une épidémie grippale. Une épidémie qui toucherait 30 % de la province de Madrid. Une épidémie qui ralentirait la vie du pays : théâtres et salles de spectacle presque déserts, service des tramways restreint suite à l’indisposition d’une partie du personnel. Même le roi d’Espagne Alphonse XIII aurait contracté la maladie en assistant à un office à la chapelle du palais en présence d’une foule nombreuse. Mais, ajoute le journaliste, la grippe présente un « caractère bénin ».

Et toujours rien dans les journaux sur l’épidémie de grippe en France. Comme si le pays était miraculeusement épargné. Ou comme si la censure était passée par là. Mais la consultation des archives de la censure montre qu’il n’en est rien.

Ainsi, dans Le Matin du 6 juillet 1918, on peut lire qu’en France, la grippe est bénigne, ce qui n’est pas le cas outre-Rhin : « Nos troupes, en particulier, y résistent merveilleusement. Mais de l’autre côté du front, les Boches semblent très touchés. Est-ce un symptôme de lassitude, de défaillance d’organismes dont la résistance s’épuise ? Quoi qu’il en soit, la grippe sévit en Allemagne avec intensité. »

.Elle a causé dans ce pays de grands ravages qui ont été soigneusement cachés », peut-on lire dans Le Petit Parisien du 7 juillet.

En août, alors que les cas compliqués de grippe se multiplient un peu partout, la presse n’est guère plus bavarde. Ainsi, dans La Croix du 4 août, on apprend que cette maladie a fait son apparition à Ratisbonne, à Nuremberg, à Passau, à Ingolstadt et dans le duché de Hesse, dans la banlieue de Dresde, et à Berlin. Et que parmi les malades, il y aurait le Kaiser lui-même ainsi que plusieurs membres de sa famille.

Le 13 novembre, deux jours après la signature de l’armistice, Le Journal titre : « La grippe est en déroute ainsi que les Boches. »

La Croix publie le bilan de la grippe : 6 millions de victimes dont 3 millions de morts en Inde. Le Journal revient sur les mesures à prendre en cas de grippe. Mais aucun journal ne fait le point sur le nombre de total de victimes de la grippe à Paris.

La pédagogie par l’humour

Le Matin donne un exemple troublant de ces bravades le 29 octobre 1918. page 2 la cession de rhum à la Ville de Paris par le ministère du ravitaillement, la page 4 offre des publicités pour des médicaments farfelus et au beau milieu une chanson ironise sur le manque d’hygiène des Français, les « cracheurs ».

Les premières véritables mesures d’hygiène, comme la désinfection de certains endroits collectifs, marquent aussi les esprits rieurs en cette fin du mois d’octobre 1918.

. Les gens ont besoin d’humour pour évacuer leurs soucis du quotidien et l’inquiétude devant une situation internationale complexe (comme l’avancée du ‘bolchevisme’). Les blagues se concentrent sur la victoire (et son corollaire la défaite des Empires centraux), et depuis l’automne sur le prix des aliments, la rareté du tabac, les transports qui fonctionnent mal …

Le Mercure de France du 1er septembre 1918 fait dans la dérision :

« Toutefois, voici un remède qui, parait-il, a été expérimenté maintes fois en Angleterre comme en Amérique. Il s’agit de renifler du jus d’oignons. Il paraît que tous ceux qui en ont usé ont été presque instantanément guéris. »

Dessin paru dans Le Monde illustré du 23 novembre 1918Avec Le Journal du 19 octobre 1918, c’est un véritable plaidoyer pour l’alcool dans les tranchées :

« … ne pourrait-on leur faire assez confiance [aux poilus], en ces temps de grippe espagnole, pour leur permettre, en permission et à l’intérieur, de trouver le rhum tant recommandé qui combat cette importune ? »

Et le même journal, dans ce même numéro, d’ajouter :

« Les grogs alcoolisés constituent un excellent préservatif contre les atteintes de la grippe : toutes facilités doivent être données, pendant l’épidémie, de s’en procurer en quantités raisonnables. »

En 1920 le confinement n’avait aucun sens…

Les peurs  génèrent le besoin de bouc -émissaires mais en 1920 la confiance en la science est encore présente P ;Bourdelay rappelle que

 « Le confinement est une construction politique  car il existe d’autres alternatives,. Il s’agit d’un système de gestion des épidémies instauré au XIVe siècle dans les grandes villes marchandes italiennes, lors de la grande peste ».

Cette construction politique disparait avec le 19ème siècle  avec les progrès permi par Pasteur, les espoirs liès à la vaccination et les changements économiques .

Il ne reste que le recours aux masques:

Sous couvert d’une connivence avec le public, les journaux satiriques permettent souvent d’apprivoiser, par le rire, la méfiance devant la nouveauté, ou en se moquant des ignorants ou des plus réfractaires aux changements, de pousser les lecteurs à admettre la novation. Quelques journaux tentent ainsi la pédagogie par l’étonnement ou le sourire. La presse généraliste, grâce aux photographies, montre la pratique du port du masque, en particulier aux États-Unis, pays venu récemment en aide à la France lors de la guerre. La presse satirique prend alors le relais. On en voit un exemple très probant avec un reportage de Marcel Coulaud, « Le masque contre la grippe« , paru dans L’Oeuvre le 28 février 1919, qu’il faut lire en intégralité. En effet, le journaliste raconte comment lui et un ami ont dû subir des propos peu amènes en se promenant dans Paris avec des masques et des écriteaux (« Le Boche est vaincu, mais la grippe ne l’est pas » ; « Masquez-vous les uns les autres… L’essayer c’est l’adopter »). Or ce reportage est cité par Le Rire, qui en noircit à dessein les péripéties, pour mieux se livrer, sous les dehors de l’humour à une véritable réflexion :

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:Agnès Sandras, « L’humour face aux épidémies – Partie I à IV. » in L’Histoire à la BnF

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